CQFD Mensuel de critique et d'expérimentation sociales, en kiosque le premier vendredi du mois (4 €)

Jeudi 14 janvier 2021, la Direction de la sécurité civile et des risques majeurs de la Ville de Toulouse est venu constater que Mix’Art Myrys n’était pas aux normes – sous un toit en amiante loué et mis à disposition par la mairie depuis quinze ans, amusant – puis a fait ordonner sa fermeture administrative. L’histoire d’une municipalité qui décide de s’amputer définitivement de son bras gauche.


On connaît tous l’expression « apporter des oranges en prison ». Elle apparaît aujourd’hui bien incongrue : si dans le passé les prisonnier·es ont pu dépendre des colis alimentaires de leurs proches, c’est à présent surtout des sacs de linge qui sont amenés lors des parloirs. Ironie de l’histoire, la couleur orange est aujourd’hui associée aux prisons en raison de la teinte des uniformes dont ont été affublés certains prisonniers de guerre à Guantánamo. De la commercialisation de déguisements de prisonnier·es aux défilés de mode entre les murs, en passant par la mode « Made in Prison », détricotons les liens qui se sont tissés entre l’industrie textile et les prisons !


Entretien avec l’anthropologue Dorothée Dussy
Inceste : silence, on écrabouille

paru dans CQFD n°199 (juin 2021), par Mathilde Offroy

Souvent relégué au rang de fait divers sordide, longtemps protégé par un silence de plomb, l’inceste est pour l’anthropologue Dorothée Dussy le Berceau des dominations, titre de l’enquête percutante qu’elle a consacrée au sujet.


Conseiller municipal à Sotteville-lès-Rouen, obédience France insoumise, Alexis Vernier nous a proposé de publier ce texte sur un livreur Uber Eats fauché dans l’indifférence générale, Chahi. Comme il est poignant et s’attaque à une question qui nous tient à cœur, hop, le voilà.


Mise à mort d’une usine
Après l’abattoir

paru dans CQFD n°199 (juin 2021), par Tiphaine Guéret

Fin 2013, l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau (Finistère) fermait ses portes, laissant sur le carreau 889 salariés. Comment réinventer sa vie après plus de quinze ans d’usine et huit mois de lutte pour conserver son emploi ? C’est la question que le réalisateur Philippe Guilloux a posée, cinq ans plus tard, à sept anciens salariés.


Entretien avec le sociologue Ugo Palheta
« Le fascisme a muté »

paru dans CQFD n°199 (juin 2021), par Emilien Bernard

Dans La Possibilité du fascisme – France, la trajectoire du désastre, publié en 2018 à La Découverte, Ugo Palheta dressait un tableau alarmant de la situation politique hexagonale, sonnant l’alerte brune. Depuis, c’est peu de dire que les choses ont empiré. Entretien.


Que se passe-t-il quand les usines s’en vont ? Que deviennent les villes, les gens, les liens ? Pour répondre à ces questions, les six membres du collectif Rosa Bonheur ont arpenté pendant quatre ans un ancien bastion de l’industrie textile : Roubaix. Dans leur livre La Ville vue d’en bas, ces chercheurs en sciences sociales racontent la précarité, la débrouille, la nostalgie et les solidarités des anciens ouvriers ; mais aussi la lutte des classes pour l’espace urbain.


Créés en 1935 sur l’une des terres maraîchères les plus vastes d’Île-de-France, les jardins ouvriers des Vertus s’étalent sur 26 000 m2. Aujourd’hui, 4 000 m2 sont menacés de disparaître sous le béton pour faire place à une piscine d’entraînement, un spa et un solarium, dans le cadre des Jeux olympiques de Paris 2024. Le 23 mai dernier, le Collectif de défense des jardins des Vertus lançait un appel à l’occupation des lieux.


Introduction au dossier « Après l’usine »
Quand l’usine a fermé, que reste-t-il ?

paru dans CQFD n°199 (juin 2021), par l’équipe de CQFD

Ce texte est l’introduction du dossier publié dans le numéro 199 de CQFD. Il y est question d’usines en carafe, de territoires sinistrés et d’anciens ouvriers qui luttent mais parfois sombrent.



En couverture : « Dirty dancing ! », par Etienne Savoye

Quelques articles seront mis en ligne au cours du mois. Les autres seront archivés sur notre site progressivement, après la parution du prochain numéro. Ce qui vous laisse tout le temps d’aller saluer votre marchand de journaux ou de (...)

État d’urgence technologique. Voilà le titre aussi parlant qu’alarmant du dernier ouvrage du journaliste Olivier Tesquet. Il y décrit comment la surveillance généralisée a étendu son emprise à la faveur de la pandémie, avec d’étranges acteurs aux manettes. Zoom, en sa compagnie, sur cinq entreprises méconnues du grand public qui propagent le germe du flicage technologique à vitesse grand V(irus).










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