CQFD Mensuel de critique et d'expérimentation sociales, en kiosque le premier vendredi du mois (4 €)

Le gars nous annonce ça l’air de rien, entre la troisième dose de vaccin et une énième loi sur la sécurité intérieure. Comme une anodine mention « corn flakes » griffonnée au milieu de la liste des courses, entre « beurre » et « moutarde ». Sauf qu’on parle d’une décision qui aura encore des implications radioactives dans plus de 100 000 ans.


Numérisation des données médicales, objets connectés, téléconsultations... l’univers de la « e-santé » s’impose à grande vitesse, aussi bien dans le monde hospitalier que chez les patients. Ses promesses ? Faire avancer la recherche, rendre aux individus le pouvoir sur leur corps ou encore pallier l’effondrement annoncé du système de soins. Pas franchement convaincue par le tout numérique, la rédaction de CQFD s’est penchée sur l’envers du décor de la santé de demain.


15 % des grossesses se soldent par une fausse couche. Si l’événement est souvent banal du point de vue physiologique, il l’est parfois moins pour le moral des premières concernées. Tout près de nous, des femmes le vivent ou l’ont vécu. Une amie, une mère, une collègue. Certaines font face à la douleur de la perte, au deuil à entamer. Parce que ces souffrances sont encore trop souvent passées sous silence, les femmes qui témoignent ici ont pris la parole pour briser le tabou.


Romancier contempteur de toutes les dominations, Jean Meckert voit ses œuvres rééditées, et c’est une bonne nouvelle. Viennent de paraître un recueil de reportages, Chez les anarchistes (éd. Joseph K.), et un roman, La Ville de plomb (éd. Joëlle Losfeld).


Sur la pauvreté en France, Emmanuel Macron et le Secours catholique ne sont pas d’accord. Mais qui donc croire ?


Toujours peu porté sur les réjouissances, notre jovial camarade Chien Noir a vu cet été se télescoper deux actualités brûlantes : l’Europe en feu des suites du réchauffement climatique et l’arrivée surmédiatisée d’un footballeur-star au PSG. Il en a tiré ce texte.


Longtemps marginale en France, la sépulture en caveau à étages (enfeu) se développe un peu partout, sous la pression de l’explosion du prix du foncier. Plus ou moins admise culturellement, cette pratique promet aux cimetières un avenir vertical triomphant, et surtout low cost.


Des émeutes de 2005 au mouvement des Gilets jaunes, de la mort de Rémi Fraisse à la gestion policière de la crise sanitaire, l’État n’a cessé de s’enfoncer dans la brutalité. Engagé dans des collectifs de mutilés et chercheur en sciences sociales, Pierre Douillard-Lefèvre vient de publier une saisissante radiographie de ce durcissement durable du maintien de l’ordre. Paru en septembre chez Grevis, Nous sommes en guerre – Terreur d’État et militarisation de la police tente également d’esquisser des pistes de résistance. Entretien.


Le 6 septembre 2021, six prisonniers palestiniens s’évadent de la taule de Gilboa, dans le nord d’Israël, après avoir creusé un tunnel à l’aide de cuillères. Parmi eux, une célébrité : Zakaria Zubeidi. L’homme vient de Jénine et c’est dans le soulèvement des camps que s’est forgée son histoire.


La pauvreté et l’isolement se poursuivent jusque dans la tombe. De nombreuses personnes en grande précarité ou à la rue sont ainsi privées de funérailles décentes. Une situation qui n’émeut pas grand monde en dehors d’une poignée d’associations. De Rennes à Paris en passant par Marseille, leurs membres se démènent pour organiser des cérémonies dignes pour celles et ceux dont l’existence a été volée par la galère.


En couverture : « Santé connectée : Allô, écran, bobo », de Aurélien Godin

Quelques articles seront mis en ligne au cours du mois. Les autres seront archivés sur notre site progressivement, après la parution du prochain numéro. Ce qui vous laisse tout le temps d’aller saluer votre marchand de journaux ou de vous abonner...

Actualités d’ici & d’ailleurs

- Exilés (...)



Le 27 mai dernier, dans un discours très médiatisé prononcé à Kigali, un président de la République reconnaissait enfin une « responsabilité accablante » de la France dans le génocide des Tutsis en 1994. Emmanuel Macron faisait alors sienne la formule du rapport Duclert, rendu public deux mois plus tôt. Dans le même temps pourtant, il refusait de présenter des excuses et rejetait l’idée d’une complicité française. Pour les rescapés, pour tous ceux et celles qui ont combattu pour mettre en lumière le rôle de l’État français dans cette tragédie, ces mots, si tardifs, apparaissent tout à la fois essentiels et insuffisants. Surtout, ils doivent maintenant se traduire en actes, particulièrement sur le terrain judiciaire.





@CQFDjournal sur Twitter CQFD Mensuel sur Facebook @CQFD sur SeenThis
S'abonner au journal papier par carte bancaire
Articles en ligne à prix libre

Don Paypal






Spip ø Squelette ø Ce site ø Suivre la vie du site RSS 2.0 ø Naviguer en https ø Soutenir CQFD ø Contacts ø Affichage classique