CQFD

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Par Etienne Savoye. {JPEG}

Les kiosques des gares ferment les uns après les autre, mais la plupart des autres marchands de journaux restent ouverts : ils ne sont pas concernés par l’obligation de fermeture qui a touché tant d’autres commerces.

CQFD reste donc disponible un peu partout en France. La liste des marchands de journaux qui nous distribuent est à retrouver ici.

Cela dit, si pour cause de confinement vous ne pouvez/souhaitez pas vous déplacer mais que vous avez quand même envie de lire le dernier CQFD, vous pouvez exceptionnellement vous le procurer à prix libre au format PDF.

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Par Soulcié {JPEG}



Le dossier du numéro en kiosque
L’armée vend du rêve, elle reste un cauchemar

paru dans CQFD n°185 (mars 2020), par l’équipe de CQFD, illustré par , illustré par

Violences sexuelles contre les soldates, brimades des petits chefs, ennui des patrouilles Sentinelle… Loin de l’aventure promise par les recruteurs, la réalité militaire nourrit la désillusion de nombreux jeunes engagés. Alors qu’au Mali, les civils ont appris à se méfier des troupes françaises, les adolescents de l’Hexagone seront bientôt contraints de passer deux semaines sous l’uniforme. De quoi revitaliser l’antimilitarisme ? Radioscopie, sur onze pages, de ce que l’armée française fait vivre aux gens.

Partout, les mêmes affiches. Des boulevards des centres-villes aux arrêts de bus des quartiers populaires, l’armée française fait sa propagande. Un jeune militaire, une arme et un slogan fumeux : « Je veux être le nouveau souffle après la tempête » ; « Je veux aller de l’avant pour que la liberté ne recule jamais » ; « Je veux plus qu’un métier, je veux une autre vie ».

Oui, l’armée recrute. En baisse depuis des années, les effectifs sont repartis à la hausse dans la foulée des attentats de 2015. Plus de 200 000 militaires au total aujourd’hui. Mais l’armée peine à séduire : 1,3 candidat par poste de militaire du rang en 2018 [1]. Dans ces conditions, aucune sélection n’est possible : combien de branquignols dans la troupe ?

Peu importe. Il en faut des troufions, pour patrouiller sur le parvis des gares, le fusil en bandoulière, le regard dans le vide. Opération Vigipirate, opération Sentinelle : en confiant ces missions à des bidasses plutôt qu’à des policiers ou des gendarmes, l’État économise chaque année près de 900 millions d’euros [2]. Autre avantage : un militaire, ça ne se syndique pas, ça ne manifeste pas, ça ferme sa gueule. Mais ça n’en pense pas moins : « Quand on fait du Sentinelle, on s’emmerde tellement  !, confie un sous-officier de l’armée de terre. S’il y a un attentat, les gens sont sympas pendant trois jours. Ils nous saluent, nous félicitent, nous apportent le café. Après, ils ne nous regardent plus. On redevient du mobilier urbain, comme des lampadaires. »

Les jeunes recrues n’avaient pas signé pour ça. On leur avait vendu de l’aventure, du voyage : « J’ai choisi les grands espaces, pas l’open-space », mentait ainsi une réclame. « Ils ne te disent pas que tu vas passer ton temps à récurer l’escalier de la caserne avec les ongles pendant que tes chefs te disent que (...)




Centre hospitalier de la Timone à Marseille. Quatre bâtiments, plus de 5 000 agents tous métiers et statuts confondus, un millier de lits. Un colosse régional, national et européen aux pieds d’argile en ces temps de crise sanitaire. Greg y exerce la profession d’infirmier et le mandat de syndicaliste CGT. Il ne décolère plus.

« Aujourd’hui, même les plus tièdes, qui disaient comprendre les arguments du gouvernement et de la direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) sur la nécessité des économies budgétaires ne veulent plus repartir comme avant. Sur le plan sanitaire, tout évolue trop vite et aucun décompte précis n’est disponible. (...)


Jeunes, prenez garde à vous !
On dirait le SNU

paru dans CQFD n°185 (mars 2020), par Nicolas de La Casinière, illustré par

Sonnez tambour, résonnez clairons : le service militaire fait son grand retour, sous une forme aseptisée. D’ici quelques années, garçons et filles de 16 ans seront notamment obligés de passer au moins quinze jours sous l’uniforme, encadrés par des militaires. L’objectif de ce Service national universel ? Inculquer au forceps les « valeurs de la République ».

Photo Yohanne Lamoulère {JPEG}

Au garde-à-vous sous le cagnard, sur les marches de la mairie d’Évreux, les cadets et cadettes du SNU (Service national universel) tombent comme des mouches. Un, deux, trois... vingt-six malaises en une heure et demie de cérémonie. Les symptômes : hyperventilation, stress et autres crises de tétanie. Voici mis hors-service le quart des (...)


Nouvelle-Calédonie / Kanaky
Voyage au bout de l’indépendance

paru dans CQFD n°183 (janvier 2020), par Benoît Godin, illustré par

Bien que située aux antipodes de l’Hexagone, la Nouvelle-Calédonie demeure une « possession » française, pour reprendre le terme officiel de 1853. Mais pour combien de temps encore ? Fin 2018, un premier référendum a montré que la revendication indépendantiste était toujours bien vivante, portée par l’immense majorité des Kanak, peuple premier de l’archipel, mais aussi par une part grandissante des autres communautés. En France métropolitaine, leur combat peine à retrouver visibilité et soutien, alors même qu’un second vote se tiendra en septembre. Et que l’indépendance paraît plus accessible que jamais. Analyse (anticoloniale) de situation, nourrie d’échanges avec le sociologue kanak Jone Passa.

Par Gautier Ducatez {JPEG}

Rembobinons : au référendum du 4 novembre 2018, le oui à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie obtenait plus de 43 % des voix [1]. Le score peut paraître faiblard, mais les treize points d’écart face au non ne correspondaient qu’à 18 000 voix – une différence qui, en définitive, plaçait l’indépendance à seulement (...)


Régions kurdes occupées par l’Iran
Au Rojhelat, l’écologie comme espace de contestation

paru dans CQFD n°180 (octobre 2019), par Loez, illustré par

Dans le nord-ouest de l’Iran, le gouvernement islamique a bridé le développement des régions kurdes, peuplées d’environ 7 millions de personnes. Le chômage y est endémique. La gestion coloniale de la marge [1] kurde par l’État central iranien a également un impact direct sur l’environnement. L’écologie est devenue l’un des rares espaces publics, ouverts, de contestation possible, là où toutes opposition et velléité d’autonomie sont réduites au silence et où les militant·es sont contraint·es de se cacher. Mais le gouvernement des mollahs n’est pas dupe et les écologistes kurdes payent aussi un lourd tribut à leur lutte. Rencontre en juillet 2019 avec un membre d’une association écologiste de la région de Hewraman.

Maintenues dans une précarité forcée, les régions kurdes connaissent un très important chômage. Une des seules possibilités de travail est de faire "kolbar", c'est-à-dire de transporter à travers la montagne des marchandises sur son dos, au prix de risques élevés, notamment de se faire assassiner par les gardes-frontières / Photo Loez {JPEG}

Début 2019, dix militant·es écologistes kurdes ont été arrêté·es en Iran sous un prétexte fallacieux. En septembre, Erfan Rashidi, activiste écologiste de la ville de Paveh, a été condamné à un an de prison pour « propagande contre l’État ». Alors, pour des raisons de sécurité, on ne dévoilera pas l’identité de (...)


Lettre ouverte par temps couvert
Martine Vassal est-elle un cas grave ?

paru dans De l’autre côté du papier, par BLeD

Non, la pandémie du coronavirus ne nous rend pas tous égaux devant la mort, ni dans nos conditions de survie pendant la durée de ce grand enfermement. Martine Vassal, candidate-héritière LR à la mairie de Marseille, n’est pas logée à la même enseigne que, par exemple, mon vieux père. C’est pourquoi j’ai eu envie de lui dire deux mots.

D.R. {JPEG}

Madame Vassal,

J’ai appris par la presse que vous aviez été testée positive au Covid-19. Avec vous, votre directrice de campagne, la députée Valérie Boyer – ainsi que votre colistier Yves Moraine et le député Guy Teissier. Vous avez immédiatement été placée en observation pour cinq jours à l’Institut hospitalier universitaire (...)


Dans leur livre La Guerre invisible, Leïla Miñano et Julia Pascual racontaient en 2014 les violences sexuelles et le sexisme subis par les femmes engagées dans l’armée. Six ans après leur enquête, la donne a-t-elle changé ? Début de réponse avec Leïla Miñano.

Par Pole Ka {JPEG}

« Sur le terrain, il n’y a plus d’hommes ou de femmes, il n’y a que des soldats [1] ». Question féminisation des armées, la communication du ministère est bien rodée : l’opération est un franc succès. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : de 7,7 % en 1997, la part des femmes au sein des troupes est passée à 15,5 % [2] en 2018. (...)


Le chanteur et compositeur portugais José Mário Branco nous a quittés le 19 novembre dernier, laissant une œuvre musicale richissime dans un monde aux antipodes de celui dont il rêvait.

Né à Porto en 1942, José Mário Branco s’affirma, très jeune, comme militant antifasciste. S’opposant au régime dictatorial de Salazar et aux guerres coloniales portugaises, il fut contraint de se réfugier en France. C’est donc en tant qu’exilé qu’il participa aux agitations de Mai-68, avant d’enregistrer ses premières chansons (...)


À Clermont-Ferrand, le Conseil départemental a exclu d’une exposition artistique une œuvre faisant référence à Wissam El Yamni, passé de vie à trépas après avoir été interpellé par la police.

Par Thierry Toth {JPEG}

Le 1er janvier 2012, Wissam El Yamni fête le Nouvel An sur un parking du quartier populaire de la Gauthière, à Clermont-Ferrand. Cette nuit-là, une voiture de police est visée par des cailloux. Wissam est arrêté et sévèrement malmené : il tombe dans le coma et décède quelques jours plus tard. Huit ans après, alors que (...)


Un film documentaire en accès libre
Dans la fosse aux hyènes

paru dans CQFD n°185 (mars 2020), par Emilien Bernard

Le documentaire En Política rappelle qu’en Espagne comme ailleurs, se frotter au monde politicien est toujours synonyme de chute, même avec les meilleures intentions du monde. Censé sortir en salles le 18 mars, le film est finalement disponible en ligne pendant quelques jours.

C’est fascinant. Comme dans un documentaire animalier où les bébés gazelles s’approchent des hyènes, on a envie de leur dire : « Oh les choupis, faites gaffe, vous allez vous faire dévorer vivants. » Mais eux y croient. Ils ont raison, en un sens : pourquoi refuser de penser que ça pourrait marcher ? Sauf que non. Renouveler la politique (...)



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