Depuis deux décennies, les habitants de Bure doivent cohabiter avec le projet de poubelle nucléaire porté par l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs. Parfois venus de loin, des militants se sont installés dans les environs pour organiser la lutte. Mais cette opposition n’a pas toujours bonne presse et le village subit l’omniprésence policière. C’est dans ce climat délétère que Lisette a passé son adolescence.
CQFD a souvent salué les exploits de princes et princesses de la belle, toutes et tous en lutte acharnée contre l’enfer carcéral. Ici, le récit va suivre la geste hors du commun de militants révolutionnaires dans le Pérou de la fin des années 1980. Leur mission ? Creuser un tunnel de plus de 300 mètres pour libérer leurs camarades détenus dans une prison de haute sécurité.
En ces temps de course à l’apocalypse, rien ne vaut un bon gueuleton bestial. Et c’est bien ce que vous propose l’un des membres de CQFD, qui vient d’auto-éditer un récit lyrico-chelou entrecoupé de collages préhistoriques, Méchouis. On vous en propose la préface exclusive.
Présentée comme une solution à la crise écologique, la notion de « communs » connaît aujourd’hui un notable regain d’attention. Dans la vallée d’Ossau, en Béarn (Pyrénées-Atlantiques), certains alpages sont encore gérés de manière collective, basant leur fonctionnement sur des formes très anciennes de droits d’usage.
Lorsque Israël bombarde Gaza, ce sont surtout les zones urbaines qui sont pilonnées. Les terres agricoles, elles, demeurent en permanence à portée de fusil et de tank. Essentiellement localisées à l’est de la bande de Gaza, elles y sont longées par la barrière de séparation, qui s’est imposée jusqu’au milieu des champs. L’occupant a nommé ce poumon vert « zone tampon » et décrété le secteur no man’s land. Vent debout contre l’accaparement de leurs terres, les paysans gazaouis maintiennent coûte que coûte les champs en culture. Une lutte de longue haleine que nous raconte Sarah Katz, membre d’une ONG palestinienne et convaincue que la solidarité internationale a un rôle à jouer.
D’une jeunesse en HLM à Montreuil (Seine-Saint-Denis), un parcours scolaire en pointillés et pas mal de galères, le graffeur Crapule2000 a su extirper de la couleur pour éclabousser les murs d’Île-de-France et d’ailleurs, et si possible en hauteur. Confinement ou pas, sa came c’est de courir sur les toits et descendre en rappel éclater à coups d’aérosol les façades des quartiers bourgeois. Rencontre.
Ambitieuse, l’équipe fondatrice de CQFD rêvait de « niquer le Monde diplo’ ». Dix-huit ans et 200 numéros plus tard, on attend encore l’explosion des ventes... mais on est toujours là, déterminés à ne rien lâcher. Au fait, « CQFD », ça veut dire quoi ?
Une belle manif et des prises de paroles incisives. Une palanquée de tracteurs en colère. Des actions de blocage contre l’agriculture industrielle et son monde. Des montgolfières antifascistes. Des militants de tous horizons, issus des luttes pour le climat, des braises encore vives de Notre-Dame-des-Landes ou de l’agriculture paysanne... Sûr, le week-end organisé par le collectif informel des Soulèvements de la Terre les 19, 20 et 21 juin derniers avait de quoi requinquer le plus pessimiste des militants anticapitalistes. Et c’était d’autant plus salvateur que le lieu choisi, Saint-Colomban (Loire-Atlantique) croule littéralement sous les assauts des bétonneurs de tous crins et des partisans de l’agriculture intensive. Retour sur un élan qui ne demande qu’à faire tache d’huile.
Le 27 mai dernier, dans un discours très médiatisé prononcé à Kigali, un président de la République reconnaissait enfin une « responsabilité accablante » de la France dans le génocide des Tutsis en 1994. Emmanuel Macron faisait alors sienne la formule du rapport Duclert, rendu public deux mois plus tôt. Dans le même temps pourtant, il refusait de présenter des excuses et rejetait l’idée d’une complicité française. Pour les rescapés, pour tous ceux et celles qui ont combattu pour mettre en lumière le rôle de l’État français dans cette tragédie, ces mots, si tardifs, apparaissent tout à la fois essentiels et insuffisants. Surtout, ils doivent maintenant se traduire en actes, particulièrement sur le terrain judiciaire.

Au sein des luttes pour la défense des terres, une constante : la présence massive de femmes. Et parmi elles, des écoféministes considérant qu’il existe un lien tangible entre domination patriarcale et accaparement des terres. Autrement dit : on n’aurait pas « affaire à des phénomènes sans aucun rapport, mais plutôt à deux aspects d’un seul et même système », comme l’explique Jeanne Burgart Goutal, philosophe et autrice d’Être écoféministe – Théories et pratiques, un bouquin paru en 2020 à L’Échappée.
Au sommaire du n° 200 (en kiosque)En couverture : « Le vieux monde au compost ! », par Émilie Séto
Quelques articles seront mis en ligne au cours du mois. Les autres seront archivés sur notre site progressivement, après la parution du prochain numéro. Ce qui vous laisse tout le temps d’aller saluer votre marchand de (...)

État d’urgence technologique. Voilà le titre aussi parlant qu’alarmant du dernier ouvrage du journaliste Olivier Tesquet. Il y décrit comment la surveillance généralisée a étendu son emprise à la faveur de la pandémie, avec d’étranges acteurs aux manettes. Zoom, en sa compagnie, sur cinq entreprises méconnues du grand public qui propagent le germe du flicage technologique à vitesse grand V(irus).
