Les brèves du n°166

Par Bobika.

Tout le monde déteste la police, même la police

Début mai, grosse baston dans les rues du rupins XVIIe arrondissement de Paris : des flics municipaux s’emboucanent avec des agents verbalisateurs de la mairie pour d’obscures raisons. Malgré la teneur fort réjouissante de ce consanguin festival de gnons, la rédaction tient à rappeler que les combats de coq sont interdits en France métropolitaine.

Container de la guerre

Par Lasserpe.

Mutiler pour mieux stagner

Nouvelle vague d’expulsions sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes et nouvelle vague de blessés, dont certains très graves. Cette fois, un opposant a perdu sa main, arrachée par une grenade offensive. Le karma du sieur Collomb et de ses tristes supplétifs doit désormais ressembler à une immense tumeur plus sombre qu’un trou noir. En attendant, la Zad tient et c’est pas prêt de changer. À défaut d’être sur place, le Chien rouge salue ces irréductibles, d’un « wouf ! » plein de respect.

Par Bobika.

Française hypocrisie

Les premiers résultats de Parcoursup, le machin à trier les élèves de terminale et leurs vœux de persévérer dans l’enseignement supérieur, sont tombés. La moitié d’entre eux restent sur le carreau : réponses négatives et allongement sans fin de la file d’attente. En particulier, pour les impétrants issus de filières techno, pro et/ou d’un établissement peu coté. Le gouvernement français nous a donc pondu un algorithme national, assorti de ses algorithmes locaux, afin d’aggraver les turpitudes sélectives d’un système éducatif déjà classé parmi les plus inégalitaires au monde. Les Britanniques n’ont pas eu ces pudeurs. En 1998, le Labour a introduit les frais d’entrée à l’université. Vingt ans plus tard, les universités publiques de sa Royal Highness sont les plus chères du monde : plus de 10 000 € en moyenne l’année. Go on Mister Macron, point de couardise ! Lâchez vos Managers Boys et qu’on en finisse avec ce good old modèle républicain !

Le train de son mépris n’a pas de wagon-bar

Par Soulcié.

Migrant, mi-homme

Paris, XVIIIe arrondissement, samedi 27 mai, un jeune homme s’élance pour gravir les cinq étages qui le séparent d’une petite fille suspendue dans le vide. Il est Malien et sans-papiers. Deux jours plus tard, il est reçu par Macron lui-même qui le félicite et lui octroie, bon prince en même temps que maître généreux, la naturalisation et un emploi chez les sapeurs-pompiers.

Belgique, autoroute E42, dans la nuit du 16 au 17 mai, une camionnette transportant une trentaine de Kurdes irakiens est prise en chasse par quatre véhicules de police. Un coup de feu claque. La balle, qui frôle le conducteur, traverse la joue de Mawda, deux ans, assise avec ses parents sur le siège passager. Pendant que le corps de la petite fille est emportée par l’ambulance, le père et la mère de Mawda sont menottés et jetés en cellule. Au même moment, plusieurs occupants de la camionnette sont laissés libres de s’évanouir dans la nature. Quelques jours plus tard, Theo Francken, membre du N-VA, le parti (très) nationaliste flamand, et secrétaire d’État à l’Asile (sic), refuse d’accorder la moindre régularisation, au moins durant le temps de l’enquête. Bart De Wever, le président du N-VA, enfonce, quant à lui, le dernier clou dans le cercueil de Mawda. « Ils ont déjà été expulsés d’Allemagne et d’Angleterre. Et ici, ils ont été sortis d’un camion réfrigéré. Aussi tragique que soit la mort de cet enfant, vous devez aussi oser prendre en compte la responsabilité des parents. »

Les dents de l’amère

Par Bobika.

Cet article fantastique est fini. On espère qu’il vous a plu.

Nous, c’est CQFD, plusieurs fois élu « meilleur journal marseillais du Monde » par des jurys férocement impartiaux. Plus de vingt ans qu’on existe et qu’on aboie dans les kiosques en totale indépendance. Le hic, c’est qu’on fonctionne avec une économie de bouts de ficelle et que la situation financière des journaux pirates de notre genre est chaque jour plus difficile : la vente de journaux papier n’a pas exactement le vent en poupe… tout en n’ayant pas encore atteint le stade ô combien stylé du vintage. Bref, si vous souhaitez que ce journal puisse continuer à exister et que vous rêvez par la même occas’ de booster votre karma libertaire, on a besoin de vous : abonnez-vous, abonnez vos tatas et vos canaris, achetez nous en kiosque, diffusez-nous en manif, cafés, bibliothèque ou en librairie, faites notre pub sur la toile, partagez nos posts insta, répercutez-nous, faites nous des dons, achetez nos t-shirts, nos livres, ou simplement envoyez nous des bisous de soutien car la bise souffle, froide et pernicieuse.

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