Au sommaire du n°257 (en kiosque)
Hors dossier, l’un de nos journalistes a pu vivre la victoire de la Liste étudiante en Serbie, il raconte cette folle journée. CQFD a pu s’entretenir avec la journaliste Celia Izoard, qui enquête depuis des années sur les projets écocides des mines de lithium.
Quelques articles seront mis en ligne au cours du mois. Les autres seront archivés sur notre site progressivement, après la parution du prochain numéro. Ce qui vous laisse tout le temps d’aller saluer votre marchand de journaux ou de vous abonner...
En couverture : « Que jeunesse se fâche » par Mia Thuault
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– SOS d’un journal en détresse - C’est désormais le rituel de la fin de l’année. Un peu comme la préparation du summer body, mais version hivernale, sans suer en poussant de la fonte ni regarder d’affreuses vidéos de Tibo Inshape. Bref, à votre bon cœur, on y retourne. CQFD lance sa campagne de dons. Cette fois-ci : objectif 50 000 euros. Eh oui, le Chien rouge rêve d’une niche habitable !
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Que jeunesse se fâche
– « Maintenant, on veut tenir le plus longtemps possible et rester forts » - En quelques semaines, les lycéen·nes ont lancé un mouvement historique, embarquant étudiant·es, travailleur·euses et bien d’autres dans leur sillage. Quatre d’entre elleux reviennent pour CQFD sur ce mois d’octobre marqué par la lutte, la solidarité, mais aussi par un nouveau degré de répression policière.
– Échec scolaire : Cette fois on y croit ? - Loïc est prof d’histoire et de français, contractuel, dans un lycée pro des quartiers Nord de Marseille. Chaque mois, il raconte ses tribulations au sein d’une institution toute pétée. Entre sa classe et la salle des profs, face à sa hiérarchie ou devant ses élèves, il se demande : où est-ce qu’on s’est planté ? En octobre, journal d’une jeune révolte.
– Lycéens de tous les quartiers : unissez-vous ! - On aime ce soulèvement. Sa joie, sa créativité, sa détermination. Depuis le début du mouvement, les minots ressuscitent une espérance que notre camp semblait avoir perdu. Mais à Marseille, les lycéens des quartiers populaires, pourtant les premiers à bloquer, se font rares dans les manifs et les AG du centre-ville.
– Un peuple qui ne se tient pas sage - « Emmanuel Macron, on va tout casser chez toi, la la la la… » Et la ritournelle inoffensive de se réaliser par une délicieuse journée d’octobre. Un moment d’allégresse que les tenants de l’ordre entendent bien faire expier aux « barbares » de tous poils.
– Le juteux business du maintien de l’ordre - Outre les centaines de blessés, parfois graves, côté manifestants, le coût financier de l’équipement pour les opérations de maintien de l’ordre est faramineux. Derrière les grenades se cachent des entreprises dont les profits bénéficient des mains et des yeux arrachés.
– Les nouveaux chiots de garde se rebiffent - Rares sont les blocus en écoles de journalisme. Mais durant ce mois d’octobre 2026 nos jeunes confrères sont entrés dans la danse. Si certain·es rêvent déjà du Grand soir, ce mouvement révèle surtout les failles d’une corporation malade, plutôt qu’une grande révolution des médias à venir.
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Actualités d’ici & d’ailleurs
– Serbie : fin des partis ? Vive l’auto-organisation ! - Le 25 octobre dernier, la Liste étudiante a gagné les élections législatives anticipées en Serbie. Sans leader, le mouvement qui dure depuis deux ans a réussi le tour de force de rassembler au-delà des divisions idéologiques, mais fait face à de nombreux défis. Reportage dans les rues d’un pays qui reprend espoir.
– « Détruire une langue, c’est détruire un peuple » - Les langues maternelles sont un enjeu politique, culturel et idéologique majeur au sein des États-nations. Au Rojava, l’enseignement en kurde est aujourd’hui menacé par le processus d’intégration à l’État syrien. Nûrcan, enseignante à Kobané, témoigne des luttes passées et présentes pour préserver sa langue maternelle, transmettre sa culture et défendre le pluralisme face aux politiques d’uniformisation.
– À Marseille, pas de paie, pas de paix - « Tout travail mérite salaire. » C’est ce saint poncif – d’origine biblique, merci Jésus – que les membres du collectif BTP autonome1 de Marseille ont décidé de défendre, jeudi 15 octobre, en se rendant dans les locaux de l’entreprise Alpha Service. Drapeaux, détermination et maîtrise du droit du travail étaient au rendez-vous.
– « S’opposer aux nouveaux projets industriels, c’est la responsabilité des pays riches » - Le projet de mine de lithium dans l’Allier cristallise à lui seul tous les enjeux du capitalisme minier français, à l’heure de la faillite hydrique mondiale et de la militarisation généralisée au service du pillage des ressources. La journaliste Celia Izoard enquête depuis de nombreuses années pour rendre compte de la ruée contemporaine vers le précieux métal. Entretien.
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Côté chroniques
– Aux armes, jeunes citoyens - Obligatoire pour tous les jeunes Français, la Journée Défense et Citoyenneté est utilisée comme mode de recrutement par l’armée française avec une vraie gamification des armes. Lou, élève de terminale, retrace pour CQFD ce jour passé sous les drapeaux.
– Peine perdue | Une cellule à soi - Luno intervient bénévolement en prison. Il livre ici un regard oblique sur la taule et ses rouages par quelqu’un qui y passe, mais n’y dort pas. Ce mois-ci : faut-il lutter contre la surpopulation ?
– La Sellette | Une poubelle et des ballons - En comparution immédiate, on traite à la chaîne la petite délinquance urbaine, on entend souvent les mots « vol » et « stupéfiants », on ne parle pas toujours français et on finit la plupart du temps en prison. Une justice expéditive dont cette chronique livre un instantané.
– Politique fiction | Et si… Raphaël Glucksmann remportait l’élection présidentielle ? - La rédaction de CQFD du futur a glissé à notre insu une chronique dans ces pages. Et que ne nous apprend-elle pas ? En 2027, la gauche a raflé la présidentielle ! La gauche, oui, mais quelle gauche ? Pendant la campagne, nos doubles postélections font durer le suspense et déroulent chaque mois les horizons possibles. Scénario deux : un an après avoir élu celui qui voulait un cap clair.
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Côté culture
– Bolloré et les histoires d’humour - Évictions, censures, licenciements : des plateaux de Canal+ aux studios de France Inter en passant par les couloirs de France Télévisions, le documentaire Fini de rire ! de Off Investigation retrace le processus de silenciation à l’œuvre dans le domaine de l’humour politique. En salle depuis le 23 septembre, des cinémas l’ont même déprogrammé.
– Coiffer les murs - C’est l’histoire d’un jeune Marocain qui a trop fantasmé l’autre côté de la Méditerranée. Qui a galéré dans Paris. Qui était un coiffeur d’élite dénué d’horizons capillaires. Qui s’est accroché au gré des rencontres, des squats, des nuits glaciales sans logis. Qui un temps a fini par dégoupiller, trop de voix dans sa tête. Qui a trouvé des semblables, sa rédemption. Un Coiffeur mal béni (Lux, 2026) mais diablement vivant.
– « J’ai toujours attendu la mort de ma mère » - Dans Faire la peau (éditions P.O.L.), Louise Chennevière explore de long en large la toxicité d’une relation mère-fille dans une adresse longue et directe, – à la façon dont Kafka s’adressait à son père au début du siècle dernier – et s’attaque à la figure maternelle, considérée comme un outil de perpétuation de la domination patriarcale.
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Et aussi...
– L’édito – Alors la zone, ça dit quoi ?
– Ça brûle ! – Action, réaction !
– L’animal du mois – Le porc-épic à crête
– Abonnement - ()
Cet article fantastique est fini. On espère qu’il vous a plu.
Nous, c’est CQFD, plusieurs fois élu « meilleur journal marseillais du Monde » par des jurys férocement impartiaux. Plus de vingt ans qu’on existe et qu’on aboie dans les kiosques en totale indépendance. Le hic, c’est qu’on fonctionne avec une économie de bouts de ficelle et que la situation financière des journaux pirates de notre genre est chaque jour plus difficile : la vente de journaux papier n’a pas exactement le vent en poupe… tout en n’ayant pas encore atteint le stade ô combien stylé du vintage. Bref, si vous souhaitez que ce journal puisse continuer à exister et que vous rêvez par la même occas’ de booster votre karma libertaire, on a besoin de vous : abonnez-vous, abonnez vos tatas et vos canaris, achetez nous en kiosque, diffusez-nous en manif, cafés, bibliothèque ou en librairie, faites notre pub sur la toile, partagez nos posts insta, répercutez-nous, faites nous des dons, achetez nos t-shirts, nos livres, ou simplement envoyez nous des bisous de soutien car la bise souffle, froide et pernicieuse.
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Cet article a été publié dans
CQFD n°257 (novembre 2026)
Depuis la fin du mois de septembre, la jeunesse du pays se mobilise pour protester contre les conditions d’enseignements. Les lycéen·nes des banlieues, des quartiers les plus défavorisés, ont été les premiers, suivis rapidement par leurs camarades des centres-villes. CQFD leur laisse la parole : iels racontent l’envie de vouloir étudier dans de meilleures conditions mais aussi la violence de la répression policière. Et surtout, iels nous expliquent l’inégale représentation des jeunes des lycées excentrés lors des AG. Une révolte qui a entraîné un mouvement plus large : on s’émeut de cette joie née de la convergence des luttes. Tandis que les étudiant·es journalistes s’indignent de la place laissée aux revendications, questionnant leur avenir au sein du système médiatique dominant.
Hors dossier, l’un de nos journalistes a pu vivre la victoire de la Liste étudiante en Serbie, il raconte cette folle journée. CQFD a pu s’entretenir avec la journaliste Celia Izoard, qui enquête depuis des années sur les projets écocides des mines de lithium.
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