CQFD

Le courrier des lecteurs du n°131


paru dans CQFD n°131 (avril 2015), rubrique , illustré par
mis en ligne le 16/05/2015 - commentaires

Retour vers le monde de merdes

Cher CQFD,

Suite à l’article sur le traitement des déchets (CQFD n°129, février 2015), je vous écris pour que vous vous penchiez de plus près sur la tarification des poubelles à l’individu. Je voulais déjà vous parler de ce qui se passe chez nous sur le plateau du Haut-Lignon en Haute-Loire. Votre article et la référence aux « poubelles à puce » me poussent à le faire.

Ici un collectif de lutte contre ce système s’est mis en place depuis des années, et ce collectif – et autres opposants – sont plus proches des questions de recyclage et d’écologie que Plastic Omnium qui a su mettre son entreprise sur le territoire grâce à des pots-de-vin et autres magouilles. Du coup, lorsque vous dites que cette tarification contourne «  le racket par les industriels du secteur », je pense qu’il vous manque des informations. De plus, je ne sais pas si les Alsaciens sont mieux éduqués que les Auvergnats, mais nous voyons déjà les travers de l’individualisation du ramassage des déchets : on met les poubelles chez les voisins, on fait ses propres incinérateurs (en extérieur, pour le plastique notamment), les touristes mettent leurs déchets dans la forêt ou sur les communes voisines mais pas chez nous (ou à travers des démarches rocambolesques).

De plus, je ne vois pas comment à travers les idées que nous partageons nous pouvons accepter la gestion au cas par cas des foyers et non d’une manière collective le problème des ordures ménagères. Dans ce cas, un riche peut consommer et jeter comme il veut et pourquoi pas se donner bonne conscience en triant s’il est bien éduqué, tandis qu’on fera raquer le pauvre en lui imposant un système sans lui en expliquer les fondements et en ne contredisant jamais les surplus d’emballages et autres déchets inutiles. On prend le problème à l’envers.

En outre, si le sujet vous intéresse la commune de Tence est doublement intéressante car nombre d’habitants ne se plient pas encore à ce système et notre centre d’enfouissement des déchets pose de nombreux problèmes de dysfonctionnement. Nous sommes ainsi, en milieu rural et soi-disant préservé, confrontés de plein fouet à ce délicat sujet de ce « monde de merdes » que vous avez choisi d’aborder dans votre numéro de février.

Cordialement, en espérant vous avoir donné envie de vous pencher sur notre espace.

Daniel

Sur les murs

Par Elodie Laquille et Jean-Baptiste Legars. {PNG}

Toilettes d’un bar marseillais, 2015.



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