ça brûle

Recherches dans l’au-delà

Pauvre secrétaire de rédaction ! Elle ne sait plus à quel saint se vouer. Après le tragique départ de sa binôme, impossible de recruter sa nouvelle moitié. À cause des atermoiements de l’État sur l’adoption de son budget, le monde associatif (dont CQFD) est en déroute : France travail a suspendu toutes les demandes de contrats aidés qui, comme chacun sait, sont le cœur battant du précariat. Et comme si cela ne suffisait pas, le gardien du coffre, Vé, lui a enjoint d’aller à nouveau à la pêche aux abonné·es, avant que notre feuille de chou ne sombre définitivement dans la dèche.

C’en est trop. Reniant tout matérialisme historique, notre secrétaire de rédaction se rend au Salon des arts divinatoires de Marseille (reportage à venir !). Là, au milieu des allées de gris-gris, de pendules et d’attrape-rêves, une diseuse de bonne aventure lui fait signe d’approcher. Après tout, pourquoi pas ? Il n’y a pas de mal à se renseigner ! Et Gaëlle de vider son sac : la guerre en Iran, le fascisme rampant, ce cornichon de Payan, la pernicieuse loi Yadan… Puis finalement : « Dites-moi juste si je vais avoir une promotion. » Terrible recul individualiste vous en conviendrez, mais ô combien compréhensible pour cette figure de proue sacrificielle de la bataille culturelle marseillo-mondiale. La devineresse tire une carte : « Vous serez augmentée. » Hourra  ! La justice cosmique existe ! Puis une seconde carte : « Mais de peu. » Ah. Quant à savoir si CQFD va couler, la professionnelle est formelle : la chute est assurée… Mais pas avant cinq ou six ans. Et Vé de revenir à la charge : « Pour ça, faudrait encore décrocher 200 abonnés supplémentaires ! » Alors, si vous êtes sensibles aux vibrations astrales, cher·es 200 abonné·es supplémentaires, entendez nos prières !

Cet article fantastique est fini. On espère qu’il vous a plu.

Nous, c’est CQFD, plusieurs fois élu « meilleur journal marseillais du Monde » par des jurys férocement impartiaux. Plus de vingt ans qu’on existe et qu’on aboie dans les kiosques en totale indépendance. Le hic, c’est qu’on fonctionne avec une économie de bouts de ficelle et que la situation financière des journaux pirates de notre genre est chaque jour plus difficile : la vente de journaux papier n’a pas exactement le vent en poupe… tout en n’ayant pas encore atteint le stade ô combien stylé du vintage. Bref, si vous souhaitez que ce journal puisse continuer à exister et que vous rêvez par la même occas’ de booster votre karma libertaire, on a besoin de vous : abonnez-vous, abonnez vos tatas et vos canaris, achetez nous en kiosque, diffusez-nous en manif, cafés, bibliothèque ou en librairie, faites notre pub sur la toile, partagez nos posts insta, répercutez-nous, faites nous des dons, achetez nos t-shirts, nos livres, ou simplement envoyez nous des bisous de soutien car la bise souffle, froide et pernicieuse.

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CQFD n°252 (mai 2026)

En cette ère de hausse des prix de l’énergie, où résonnent divers appels à l’électrification, au nucléaire, CQFD s’est pris la tête sur les meilleures et pires façons de faire tourner la machine. Jean-Baptiste Fressoz nous rappelle que le renouvelable n’enterre pas le fossile, Sébastien Navarro nous parle des déchets nucléaire à Malvési. Hors numéro, répression administrative : en Europe, où fleurissent les hubs de re-migration ; et plus spécifiquement au pays de l’amour, pour les internationaux qui souhaitent officialiser leur union. On parle aussi du projet de méga-canal dans les Hauts de France, et du décolonialisme difficile en Haïti.

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Paru dans CQFD n°252 (mai 2026)
Dans la rubrique Ça brûle !

Mis en ligne le 30.05.2026