Alliance de la chèvre et du chou

Classe paysanne : unie mais à quel prix ?

Cet hiver, le secteur agricole s’est mobilisé contre la gestion de l’épidémie de dermatose et le traité du Mercosur. L’occasion de voir marcher côte à côte des militants de la Confédération paysanne et de la Coordination rurale. Alliance bancale ou solidarité de classe bienvenue ? On est allé le leur demander.

Une trentaine d’engins agricoles bloquent l’étroit pont à la sortie de Port-Saint-Louis-du-Rhône, en pleine Camargue. Dans le froid de cette matinée de janvier, les automobilistes sortent de leurs véhicules, arrêtés sur la petite route départementale. « Bravo les gars, lâchez rien !  » lance l’un d’entre eux, en attendant que le cortège redémarre, escorté par un peloton de gendarmerie. Les agriculteurs sont venus protester contre l’abattage de leurs troupeaux et la signature du traité de libre-échange avec le Mercosur. De l’autre côté, les camions de CRS et véhicules blindés, les fameux Centaures, sont à l’affût, prêts à faire évacuer la route. « C’est complètement disproportionné », se plaint un agriculteur de Tarascon, arrivé sur place à 5 heures du matin.

De la répression policière, des blocages et des slogans contre la mondialisation : à première vue, CQFD était dans sa zone de confort. Sauf que... pas vraiment. Les drapeaux tricolores, les stickers jaunes et noirs et autres « JORDAN 2027 » écris à la craie sur un tracteur rappellent que l’action est organisée par la Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole de France et proche du Rassemblement national (RN). Et pour rajouter de la confusion à la confusion, on a aussi vu, ces dernières semaines, l’arbre sur fond jaune des camarades syndiqués de la Confédération paysanne flotter sur les blocages au côté des bonnets, jaunes eux aussi, de la CR. Mais qu’est-ce que la Conf’ est venue faire dans cette galère ?

Une mobilisation nodulaire contagieuse

« Le mouvement agricole de cet hiver s’est vraiment enflammé avec l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) », analyse Stéphane Galais, porte-parole national de la Conf’. La DNC est une maladie virale des bovins, très contagieuse. Pour la contenir, le gouvernement a fait le choix de procéder à l’abattage systématique des troupeaux dans lesquels un cas aurait été détecté. Deux syndicats agricoles protestent contre cette gestion de l’épidémie à laquelle ils opposent un abattage partiel assorti d’une vaccination : la CR et la Conf’. Un simple « concours de circonstances, justifie Stéphane Galais. Concrètement, on s’est retrouvé, les deux syndicats, dans les mêmes fermes où les services vétérinaires allaient procéder à l’abattage total.  »

à la Conf’, beaucoup expliquent ne pas vouloir juger le positionnement de territoires qui ne sont pas les leurs, et dont ils ne connaissent pas l’historique des luttes

Il semble que ce soit lors de ces premiers abattages, qu’une spontanéité dépassant le cadre strictement syndical se soit créée. « Dans les départements avec des cheptels à sauver, on ne se pose pas la question des orientations syndicales, explique Thomas Barthout, porte-parole de la Conf 86 (Vienne). On va soutenir les éleveurs en difficulté, syndiqués de la Conf’, de la CR, non-syndiqués, représentants politiques…  » Même son de cloche du côté de Caroline Lecanuet présidente de la CR 13 (Bouches-du-Rhône) : « Il y a des dynamiques d’urgence qui sont supra-syndicales. On est tous d’accord pour défendre notre outil de travail. Devant l’abattage de son troupeau, un adhérent de la CR ou de la Conf ’ a le même problème. Même les membres de la FNSEA y sont allés, quitte à se retrouver en porte-à-faux avec leur syndicat.  »

Le consensus s’est étendu, dans la foulée, au mouvement de protestation contre le Mercosur, alors même que les directions syndicales restent prudentes sur un investissement conjoint. Stéphane Galais rappelle les « fractures idéologiques énormes  » : «  À aucun moment la Conf’ nationale n’a appelé à converger avec la CR. » Idem pour la CR, qui publiait en 2023, dans la foulée des mobilisations contre les mégabassines, un communiqué au vitriol dans lequel elle écrivait : «  La Confédération paysanne ne représente pas le monde paysan, mais travaille à sa destruction.  » Mais, côté écolos et antifas, le message ne semble pas si clair, ou trop tardif. En décembre, un texte1, dénonçant une ligne politique naïve, voire confusionniste, de la part de la Conf’, se met à circuler sur des réseaux d’information autonomes.

D’un côté, une mobilisation populaire qui réunit des individus mais aussi des organisations qui ne sont pas toutes acquises aux thèses de gauche ? De l’autre, des syndicats qui hésitent sur la marche à suivre ? La dynamique n’est pas sans rappeler un certain nombre de précédents mouvements populaires en France... Des Gilets jaunes aux Antivax.

La Coordination rurale : le confusionnisme sauce paysanne

Alliance avec le diable ou mouvement spontané et populaire ? Une grande partie du flou tient au caractère confusionniste de la CR. Sur leur site internet, rien n’indique directement une quelconque adhésion à la droite réactionnaire. Dans leur section « Qui sommes-nous », les quatre valeurs mises en avant sont « la solidarité, l’indépendance, l’appartisanisme et la responsabilité ». Sur le papier, un discours somme toute assez classique pour un syndicat. Fondée en 1991 sous la forme d’un mouvement, la CR naît historiquement d’une contestation de la Politique agricole commune européenne (PAC), rappelle Christian Croizet, ancien porte-parole de la Conf 47 (Lot-et-Garonne)  : « Face à la passivité de la FNSEA, une coordination s’est créée dans le sud-ouest avec des militants de la Confédération paysanne, du Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef) proche des communistes, des dissidents de la FNSEA et des paysans non syndiqués. » Mais les déclarations répétées d’appartisanisme et d’apolitisme2 des dirigeants successifs de la CR ont de plus en plus de mal à cacher la misère : l’effritement, voire l’hémorragie, des idées et des militants de gauche au sein du mouvement (devenu syndicat en 1994), le fait glisser toujours plus vers la droite. Caroline Lecanuet, continue néanmoins de s’en défendre. Pour elle, la présence importante de sympathisants d’extrême droite serait contextuelle : «  Le monde agricole est plutôt marqué à droite, voire à l’extrême droite, c’est un fait. Donc c’est logique qu’on ait des membres d’extrême droite ! Mais ça n’empêche pas qu’on ait des sympathisants républicains ou de gauche.  » Sur le site de la CR, on continue notre lecture du «  Qui sommes-nous  » : « Des positions bâties non sur une idéologie ou un programme partisan, mais sur le bon sens. » Autrement dit, « ni de droite ni de gauche  » ? Le bingo du confusionisme par excellence.

Thomas Barthout, de la Conf 86, analyse la popularité de la CR parmi les agriculteurs : « On est face à un milieu agricole qui est fortement en difficulté. Chacun cherche à trouver de la ressource et de la force pour sauver sa ferme. La Coordination rurale propose des actions fortes qui répondent au désarroi dans lequel sont beaucoup d’agriculteurs. Beaucoup s’y reconnaissent, car ils y perçoivent un soutien concret dans la manière dont ce syndicat agit. » Une recette qui marche, opine Stéphane Galais : « L’adhésion d’un agriculteur à la CR est rarement basée sur des idées xénophobes mais plutôt par rejet des institutions, de l’État, des syndicats historiques responsables de n’avoir pas agi... La CR apporte souvent des réponses simplistes à des problèmes complexes en désignant par exemple des hommes de paille comme les écolos ou les bobos parisiens. La même recette que le RN finalement.  » D’ailleurs, même si les données manquent sur le sujet, l’implantation géographique de la CR ne semble pas se faire au hasard, selon Stéphane Galais : « Elle fait des gros scores dans les zones intermédiaires comme le Sud-Ouest [les zones agricoles les moins fertiles, entre deux massifs montagneux, ndlr]. Ces zones, plus petites, sont très vulnérables quand on est face à un marché dérégulé. Tout le contraire des zones avec des sols très profonds, propices à la culture des céréales à grande échelle, comme le bassin parisien.  »

Si on veut bien croire que les adhérents de la CR sont plus divers qu’on ne l’imagine, de l’autre côté du manche syndical, les cadres, eux, sont explicitement réacs. Les derniers dirigeants, Véronique Le Floch et Bertrand Venteau (président en exercice) ne cachent plus leurs sympathies explicites pour le RN. En 2024, sur France Inter, la première saluait le programme agricole du RN, tandis que le second promettait, lors de son discours d’intronisation, de «  faire la peau aux écolos  ». Venteau n’hésite par ailleurs jamais à réinvestir le répertoire des expressions et actions des Chemises vertes, le comité de défense des paysans des années 1930 connu pour sa tendance fasciste. Quant à l’un de ses mentors, Serge Bousquet-Cassagne, il appelait la députée écologiste Marine Tondelier sur son téléphone personnel en 2023, pour lui lancer, menaçant : « Ma poule, tu t’es encore échappée. Je vais t’attraper et te plumer… »

« Devant l’abattage de son troupeau, un adhérent de la CR ou de la Conf ’ a le même problème »

Enfin, plusieurs cadres du syndicat ont multiplié les passerelles avec des partis d’extrême droite. Dans la vague de députés RN élus en juin 2022, on compte par exemple Christophe Barthès, ancien vice-président de la CR de l’Aude. Philippe Loiseau, militant historique du syndicat, est, quant à lui, devenu député européen et conseiller de Marine Le Pen sur les questions agricoles. Plus obscur encore, l’actuelle vice-présidente de la CR, Sophie Lenaerts, a été aperçue aux universités d’été 2024 de l’Action française, tandis que Richard Roudier, président la Coordination dans le Gard dans les années 2010, a fondé la Ligue du Midi, groupe identitaire investi dans la campagne d’Éric Zemmour en 2022. Bref un apartisanisme avec un goût nettement rance.

Et outre les coups de boutoir répétés, il règne, parmi les têtes pensantes de la CR, un libéralisme de bon aloi cristallisé par le slogan « Qu’on nous foute la paix !  ». «  Ils veulent un agriculteur seul aux manettes, sans aucun droit de regard de la société sur la façon de produire, par exemple sur la question des pesticides, explique Thomas Barthout. C’est assez gonflé quand on pense à l’étendue des aides publiques accordées à leur secteur !  »

Dans la gauche paysanne, une stratégie en ordre dispersé

Dans la Vienne, la question des mégabassines concentre les dissensions entre les sections de la Conf’ et de la CR. Des militants antibassines sont fréquemment attaqués par des membres de la Coordination, qui n’hésitent pas à employer la violence physique et les menaces de mort. Suite à l’organisation d’un rassemblement déguisé contre les mégabassines à l’occasion d’Halloween, la CR 86 avait mis sur pied un contre-rassemblement présenté comme une « grande chasse des anti-bassines d’Halloween ». Sur les flyers, un petit cercueil… « S’il doit y avoir des échanges musclés, il y aura des échanges musclés » déclarait le président de la CR86 au journal Vert3. Pas étonnant que pour Thomas Barthout, militant de la Conf’ dans la Vienne, il soit hors de question de s’afficher avec eux : «  Ça reste un syndicat dans le repli identitaire, corporatiste, libéral, prônant un protectionnisme national. Je n’ai pas milité au Scalp [Section carrément anti-Le Pen, ndlr] pendant des années pour me retrouver sur des barrages avec une orga de fachos qui prône des valeurs identitaires.  » S’il reste respectueux des choix des autres sections locales, la confusion entre les deux syndicats dans l’opinion publique l’inquiète : la Conf’ pourrait devenir, aux yeux du grand public, responsable des actions de la CR, qu’elle n’a ni commises ni approuvées. Mais au-delà de la com’, Thomas Barthout doute de la stratégie qui consiste à laisser le rapprochement se faire : « Le prosélytisme de gauche, certains y vont à fond, mais ça n’a pas porté beaucoup de fruits jusqu’à maintenant. » Et de fait, c’est effectivement la CR qui a principalement bénéficié des retombées politiques des mobilisations de 2024 contre le Mercosur : aux élections agricoles qui ont suivies, en janvier 2025, la CR a remporté la présidence de 10 chambres d’agriculture contre 3 en 2019, là où la Conf’ en a gagné seulement 4 contre 2 en 2019. Le tout sur fond de détricotage des normes environnementales, pour le plus grand plaisir de la CR.

Face à la CR, nombreux sont les militants de gauche à penser qu’il faut occuper le terrain et diffuser un discours émancipateur

« À la Conf’, les sections locales sont souveraines  », répètent inlassablement tous les membres de la Conf’ que nous avons interrogés. Beaucoup expliquent ne pas vouloir juger le positionnement de territoires qui ne sont pas les leurs, et dont ils ne connaissent pas l’historique des luttes, les équipes en place, ni le contexte politique. En effet, dans nombre de départements, les membres des différents syndicats se retrouvent dans les mêmes institutions. Chambres d’agriculture, commissions Safer, CDOA, CDEPNAF4 et autres obscurs acronymes... « Je siège dans une assemblée qui a pour vocation de trouver des solutions pour les paysans du département dans un contexte d’une infinie complexité, rétorquait Emmanuel Aze, élu de la Conf’ à la chambre du Lot-et-Garonne, dans un article publié par Reporterre en mars 2023. Mon mandat n’aurait pas le moindre sens si je l’assumais en cherchant la fracture systématique plutôt que le dialogue. Aucune forme de guerre civile parmi la population n’améliorera ni le sort des paysans ni la situation écologique à laquelle nous devons faire face, par définition, collectivement.  » Cette coopération institutionnelle peut aller de la simple coexistence jusqu’à des tentatives d’influence par un travail de long terme, se réjouit Romain Henry ancien porte-parole de la Conf 37 (Indre-et-Loire) : « Si on parle d’économie politique, là, on peut avoir des terrains de discussion. La première motion de la chambre d’agriculture d’Indre-et-Loire qui a été proposée au vote par la Coordination rurale, c’était sur les prix minimum garantis et la souveraineté alimentaire, deux notions introduites par la Conf’ !  »

Face à la CR, nombreux sont les militants de gauche à penser qu’il faut occuper le terrain et diffuser un discours émancipateur, en particulier auprès d’individus les moins politisés. Elsa, du Syndicat du travail de la terre et de l’environnement (STTE, une section de la CNT), défend les mobilisations au contact : « Chez les ouvriers agricoles, il y a plein de gens sensibles aux discours d’extrême droite. Il faut leur parler ! Parce que si on fait comme s’ils n’existaient pas, ils vont juste se renforcer dans leurs délires. » Il y a même une certaine humilité à adopter selon Martin, arboriculteur dans l’Aveyron : « Les agriculteurs en méthode conventionnelle se prennent beaucoup de mépris dans la gueule. On leur dit : “vous violez la terre !” Mais en leur lâchant ça, on les enferme dans une identité d’ennemie de l’écologie ! Au même moment, la CR ou le RN leur parlent de fierté agricole, et ça marche ! » Martin rappelle qu’à la sortie de la guerre, les agriculteurs ont été poussés à adopter la modernité : «  Aujourd’hui, ils sont hyper dépendants et on leur remet sur le dos la responsabilité du modèle productiviste... Il y a une forme de mépris de classe dans cette façon de rejeter la responsabilité sur les agriculteurs plutôt que sur nos choix de société. » Pour lui, ce n’est pas le marché du bio ou de la vente directe qui changera la donne vue la saturation actuelle du secteur. « La consommation est massivement transférée sur les supermarchés depuis les années 1960, c’est ancré dans l’organisation de notre société. Donc si on veut changer la production, c’est toute la chaîne qu’il faut repenser. »

Tout repenser, à commencer peut-être par la répartition du pouvoir dans un secteur où la FNSEA règne encore en maître. Grâce à un système de cogestion et de prime au gagnant dans les chambres agricoles, ce syndicat de grands patrons tient toujours 84 présidences de chambres sur 102. Tout repenser « avec une place pour les salariés et ouvriers agricoles », rappelle Elsa du STTE. Alors qu’ils réalisent plus de 44 % du travail déclaré du secteur, les salariés restent pourtant presque exclus des institutions en raison d’un très faible taux de syndicalisation. Alors aux amis, qui pensent qu’il vaut « mieux être un cochon qu’un fasciste  », on y souscrit de bon cœur. Mais sans mobilisation réelle et massive dans la porcherie, le cochon un peu trop puriste risque de finir comme les autres : à l’abattoir.

Malo Toquet

Cet article fantastique est fini. On espère qu’il vous a plu.

Nous, c’est CQFD, plusieurs fois élu « meilleur journal marseillais du Monde » par des jurys férocement impartiaux. Plus de vingt ans qu’on existe et qu’on aboie dans les kiosques en totale indépendance. Le hic, c’est qu’on fonctionne avec une économie de bouts de ficelle et que la situation financière des journaux pirates de notre genre est chaque jour plus difficile : la vente de journaux papier n’a pas exactement le vent en poupe… tout en n’ayant pas encore atteint le stade ô combien stylé du vintage. Bref, si vous souhaitez que ce journal puisse continuer à exister et que vous rêvez par la même occas’ de booster votre karma libertaire, on a besoin de vous : abonnez-vous, abonnez vos tatas et vos canaris, achetez nous en kiosque, diffusez-nous en manif, cafés, bibliothèque ou en librairie, faites notre pub sur la toile, partagez nos posts insta, répercutez-nous, faites nous des dons, achetez nos t-shirts, nos livres, ou simplement envoyez nous des bisous de soutien car la bise souffle, froide et pernicieuse.

Tout cela se passe ici : ABONNEMENT et ici : PAGE HELLO ASSO.
Merci mille fois pour votre soutien !


1 Voir « La Confédération paysanne main dans la main avec l’extrême droite », sur le site de Paris-lutte.info (13/01/2026).

2 Sur son site, la CR a publié un communiqué intitulé « Un fois pour toutes, la CR est apolitique ! »

3 Lire « “Traquons les anti-bassines” : dans la Vienne, le syndicat agricole Coordination rurale veut en découdre avec les militants écolos », Vert (30/10/2025).

4 Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural, Commission départementale d’orientation de l’agriculture, Commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers... Sans déc’, vous lisez vraiment les notes de bas de page ?

Facebook  Twitter  Mastodon  Email   Imprimer
Écrire un commentaire

Cet article a été publié dans

CQFD n°249 (février 2026)

Cet hiver, les agriculteurs ont été nombreux à se mobiliser pour tenter de faire entendre leurs voix contre la gestion de l’épidémie de dermatose et le traité du Mercosur. On vous a concocté un dossier spécial agriculture : on y évoque l’entente surprenante entre la Confédération paysanne et la Coordination rurale, puis on s’est entretenu avec Morgan Ody, coordinatrice générale de La Via Campesina, qui nous donne son ressenti après la suspension du traité de libre-échange avec le Mercosur après 26 ans de contestation. Hors dossier, on vous parle du projet bien polluant et loin d’être démocratique des JO d’hiver 2030, qui se doivent se dérouler dans les Alpes. On prend des nouvelles de la situation au Venezuela après l’enlèvement de Nicolàs Maduro et on discute de Tête dans le mur, le bouquin gonzo d’Emilien Bernard, l’un de nos journalistes qui a remonté la frontière murée entre les US et le Mexique.

Trouver un point de vente
Je veux m'abonner
Faire un don