Chien affamé

SOS d’un journal en détresse

C’est désormais le rituel de la fin de l’année. Un peu comme la préparation du summer body, mais version hivernale, sans suer en poussant de la fonte ni regarder d’affreuses vidéos de Tibo Inshape. Bref, à votre bon cœur, on y retourne. CQFD lance sa campagne de dons. Cette fois-ci : objectif 50 000 euros. Eh oui, le Chien rouge rêve d’une niche habitable !

La France à Macron, c’est bientôt fini. Dans quelques mois, un nouveau dieu de l’Olympe fera son entrée à l’Élysée et succèdera à Jupiter. Mais au fin fond de notre rédaction, l’hiver se fait sentir et les réserves s’amaigrissent (si tant est qu’elles aient déjà existé). Après avoir griffonné tout l’été, le Chien rouge devenu cigale compte sur quelques camarades fourmis pour renflouer les caisses de son cher journal. Vous connaissez le refrain. Désormais, tous les médias indépendants demandent à leur lectorat de devenir le mécène qu’ils n’ont pas. Et CQFD ne fait pas exception. L’an dernier, on a réussi à se remettre à flot, mais imprimer un journal est une activité de moins en moins rentable, si ce n’est déficitaire. Alors c’est reparti : pendant trois mois, on vous bassinera pour que vous sortiez chéquier et CB. Dès ce 1er novembre, on lance notre nouvelle campagne de dons.

Aboyez avec nous !

Lecteurs et lectrices, vous le savez : CQFD ne survit que grâce aux abonnements, ventes et dons. Aucun Bolloré ou Saadé en embuscade. Pas une publicité, même pas pour le merchandising de la CGT. On est droit dans nos bottes (et pas celles dont on entend le bruit ces derniers temps). Pas question de laisser les kiosques se faire entièrement coloniser par des publications en carton, aux idées nauséabondes. Et les rangs de la presse papier indépendante sont de plus en plus clairsemés. Mais en bons chiens méchants, on s’accroche.

D’ailleurs, ces douze derniers mois ont été bien occupés : les joyeux drilles de la rédac se sont démenés pour sortir votre impertinent canard préféré. Vous n’avez pas pu passer à côté de nos bangers de l’année. En décembre 2025 : En mai 2026, on s’est lâchés avec , pendant les débats sur la loi Ripost qui criminalise ce qui fait la bôôôté de l’humanité : la musique et la danse libre. On a organisé des soirées pour blablater de nos articles, et on est même passés plusieurs fois à la radio (coucou les camarades de radio Galère).

Cette année a aussi été l’année de la vidéo à CQFD, grâce à l’exceptionnel Paul Vidéo et son camarade Lucas Film, qui ont mis tous leurs efforts à produire des séquences pour les réseaux sociaux. De quoi buzzer et amener le public numérique à se tourner vers la presse papier indé. Et oui, après 23 ans d’existence, on ne mérite pas encore d’être mis au rebut : on s’active à fond pour que la Gen Z rejoigne le camp de nos fidèles lecteur·ices.

Aujourd’hui, CQFD fait vivre trois salariés et deux indépendant·es. Nos deux secrétaires de rédaction et notre administrateur cumulent deux mois de salaire de retard, tandis que pour le graphiste et la chargée du numérique, c’est quatre mois de factures non payées. Néanmoins, l’état de nos finances sont moins catastrophiques que l’année dernière au même moment.

Pourquoi ? Grâce à vous. Oui, on sait aussi être niais. Grâce à votre soutien lors de la campagne de l’année dernière, le Chien rouge a eu du beurre dans sa gamelle. On avait osé vous demander 30 000 euros. Et c’est 40 000 euros qui étaient miraculeusement tombés dans nos caisses. On aimerait pouvoir de nouveau atteindre cette somme. Sans mentir, on espère que l’on dépassera une nouvelle fois notre objectif pour atteindre 50 000 euros. Pas sûr que ce soit la dernière fois qu’on tende la main vers vous, mais votre soutien nous permettra de garder la tête hors de l’eau une année de plus. Et surtout, on garde en ligne de mire un rêve : rémunérer nos merveilleux pigistes et nos illustrateurs de talent.

Cassez la tirelire, comment aider le Chien rouge ? Plusieurs options :

L’originale

Depuis quelques semaines, CQFD a enfin mis en place les dons défiscalisés ! Si vous en avez marre de constater que l’argent de vos impôts sert à armer la police, vous pouvez désormais le donner au journal. On saura bien l’employer c’est promis. 66 % de votre don pourra être déduit de vos impôts. Donc si vous donnez 100 euros, vous ne payez en réalité que 44 euros. Une occas’ qui ne se refuse pas ! Ça se passe ici : donorbox.org/cqfd.

La sauve-qui-peut

Si vous ne payez pas d’impôts (frères et sœurs galérien·nes), vous pouvez nous faire des dons directement sur notre HelloAsso : helloasso.com/associations/rire-cqfd/boutiques/abonnements-et-boutique-de-cqfd

Le classico

Vous pouvez nous envoyer un chèque à notre adresse : BP 70054, 13192 Marseille cedex 20.

Le « pas de côté »

On a aussi de magnifiques t-shirts en vente mais le truc qui marche le mieux : c’est de prendre un abonnement. Il nous en faudrait 200 de plus pour être à l’équilibre cette année. On y croit, on en rêve, à vous de jouer. Avec Noël qui arrive, n’hésitez pas à abonner toute votre famille, ou à commander un abonnement au père Noël.

La rédaction

Cet article fantastique est fini. On espère qu’il vous a plu.

Nous, c’est CQFD, plusieurs fois élu « meilleur journal marseillais du Monde » par des jurys férocement impartiaux. Plus de vingt ans qu’on existe et qu’on aboie dans les kiosques en totale indépendance. Le hic, c’est qu’on fonctionne avec une économie de bouts de ficelle et que la situation financière des journaux pirates de notre genre est chaque jour plus difficile : la vente de journaux papier n’a pas exactement le vent en poupe… tout en n’ayant pas encore atteint le stade ô combien stylé du vintage. Bref, si vous souhaitez que ce journal puisse continuer à exister et que vous rêvez par la même occas’ de booster votre karma libertaire, on a besoin de vous : abonnez-vous, abonnez vos tatas et vos canaris, achetez nous en kiosque, diffusez-nous en manif, cafés, bibliothèque ou en librairie, faites notre pub sur la toile, partagez nos posts insta, répercutez-nous, faites nous des dons, achetez nos t-shirts, nos livres, ou simplement envoyez nous des bisous de soutien car la bise souffle, froide et pernicieuse.

Tout cela se passe ici : et ici : .
Merci mille fois pour votre soutien !

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CQFD n°257 (novembre 2026)

Depuis la fin du mois de septembre, la jeunesse du pays se mobilise pour protester contre les conditions d’enseignements. Les lycéen·nes des banlieues, des quartiers les plus défavorisés, ont été les premiers, suivis rapidement par leurs camarades des centres-villes. CQFD leur laisse la parole : iels racontent l’envie de vouloir étudier dans de meilleures conditions mais aussi la violence de la répression policière. Et surtout, iels nous expliquent l’inégale représentation des jeunes des lycées excentrés lors des AG. Une révolte qui a entraîné un mouvement plus large : on s’émeut de cette joie née de la convergence des luttes. Tandis que les étudiant·es journalistes s’indignent de la place laissée aux revendications, questionnant leur avenir au sein du système médiatique dominant.

Hors dossier, l’un de nos journalistes a pu vivre la victoire de la Liste étudiante en Serbie, il raconte cette folle journée. CQFD a pu s’entretenir avec la journaliste Celia Izoard, qui enquête depuis des années sur les projets écocides des mines de lithium.

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