CQFD

En kiosque à partir du vendredi 03 juillet.

Les articles sont mis en ligne au fil de l’eau après la parution du CQFD d’ensuite. D’ici-là, tu as tout le temps d’aller saluer ton kiosquier ou de t’abonner...

CQFD parle dans le poste radio au cours de l’émission "Presse Libérée" tous les deuxièmes mardis du mois de 11h30 à 13h en direct sur Radio Galère, rediffusé tous les deuxièmes vendredis du mois de 12h30 à 14h sur Radio Zinzine..

Et aussi sur Canal Sud !

En Une : "Qui pleure qui rit" par Remi.

Supplément été 2015

Pour ce numéro 134, CQFD a concocté un supplément de 32 pages pour vous faire passer un été tout en Bédés, nouvelles, rencontres, utopies et rêveries... A bouquiner à la plage, sur votre canapé, dans la salle d’attente du Pôle emploi ou en secret sur votre lieu de travail saisonnier...

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Le dossier : A bas les caricatures ?

"L’âge d’or du dessin de presse est loin derrière nous" Guillaume Doizy consacre une partie de son temps à réfléchir à l’histoire de la caricature et du dessin de presse. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages et de nombreux articles sur le sujet. Il a fondé le site caricaturesetcaricature.com en 2007, ainsi que l’agence iconographique Caricadoc. Entretien.

« Après la Révolution,c’est devenu “Touche pas à ma religion” » Tawfiq Omrane est un caricaturiste tunisien. Il publie régulièrement dans CQFD, mais aussi dans Al Jomhourya, Sawt Echaab (hebdo du parti ouvrier), ou en ligne sur The Dissident et Sept-Info (Suisse) et au sein du Doha Centre for Media Freedom. En France, Le Monde (via Cartooning for Peace, dont il est membre), Le Un et Moyen-Orient ont déjà accueilli son travail. Entretien.

S’abandonner à l’inconnu L. L. de Mars, l’un des premiers à utiliser la Licence Art Libre et à se lancer dans le Web artistique avec le site le-terrier.net, est un esthète à facettes qui a les boules. RMIste fervent, RSAste convaincu, il envoie régulièrement ses dessins à CQFD depuis sa Bretagne natale. Il nous livre ici un texte à charge sur la caricature. Point de vue.

Par Pirikk. {JPEG}

Les articles

Bretagne : Un nouvel eldorado minier ? Depuis plusieurs mois, la Bretagne est la proie de sociétés minières avec la bénédiction des services de l’État. Plusieurs demandes de permis ont été accordées, d’autres sont en cours tandis que l’opposition s’organise.

Arles : Rencontres roms de la photo Sur le quai de la Gabelle, quartier de Trinquetaille, en face du vieil Arles touristique, une vingtaine de familles roms sont menacées d’expulsion. La rumeur dit que c’est pour faire de la place aux Rencontres internationales de la photographie (RIP) – qui s’en défendent. Pris dans un imbroglio culturel, politique.

Perpignan : Gitan va la cruche à l’eau Perpignan (P.-O.) est une des dernières villes de France à concentrer dans son cœur historique des quartiers populaires. À Saint-Jacques, entre effondrement d’immeubles et violences interethniques, survit une communauté gitane. Petite virée dans le township catalan.

Colombie : Des bâtons contre des fusils Au sud-ouest de la Colombie, les Nasas réoccupent depuis plusieurs mois des terres promises par l’État, à la suite de plusieurs massacres perpétrés contre la communauté indigène. Mais les riches propriétaires terriens, de mèche avec les forces de police et les groupes paramilitaires, tentent d’expulser par une violence

Drôle d’impression à la Villa Méditerranée La journée mondiale des réfugiés au cœur de l’institution marseillaise ?

Antiterrorisme : La traque des « pas-Charlie » Le lundi 12 janvier au journal de France 2, la journaliste de service public, Nathalie St-Cricq avait tonné  : « Il ne faut pas faire preuve d’angélisme. C’est justement ceux qui “ne sont pas Charlie” qu’il faut repérer […] ce sont eux que nous devons repérer, traiter, intégrer ou réintégrer dans la communauté nationale. »

Contraception : ça vous tente les gars ? L‘idée, ici, n’est évidemment pas d’aller dans le sens des malthusienNEs et des discours sur le « contrôle des naissances », mais, plutôt, de s’arrêter sur cet enjeu majeur du système patriarcal  : la contraception et ses déclinaisons masculines méconnues.

Autoprod : Bass Koutur, Une machine à découdre La pétroleuse, en voilà un album qui porte bien son nom. Un mélange explosif entre un prince du dub et une fée des mots. C’est la rencontre entre Junior Cony et Sista Chance, et le tout forme Bass Koutur.

Cinéma : Loi du marché, impasse totale Sorti en salle en juin 2015, La Loi du marché de Stéphane Brizé retrace en quelques tranches de vie le parcours de Thierry, chômeur puis vigile dans un supermarché. La sociologue Marlène Benquet l’a vu ; sous la fiction, un seul paradigme  : le contrôle social.

Fada Pride : « Au nom du psy, du fric et du sain d’esprit » Un drôle d’équipage déambulant sur (...)



Par Charmag. {JPEG}



Les dix numéros de la saison 2014-2015 de CQFD ont été rythmés par les avis de décès – notons avec regret que, depuis le 23 juin dernier, aucun Johnny ne fera plus mal à Magali Noël – et les avis de fâcherie… voire les avis de fâcherie à mort.

Eric Hélard, affectueusement surnommé le Schtroumpf, ne se réabonnera plus. Après trois mois de coma, le meilleur tromboniste à coulisse de la scène punk marseillaise, fauché le 2 juin à l’âge de 52 ans, a finalement rejoint Joe Strummer. Après le copain Gilbert, du Cira, c’est une autre figure de la rue Consolat qui se carapate. Pendant plusieurs années, il participa à l’animation du centre social autogéré Le Seul problème, sis au 46. A l’époque où nous faisions l’expédition nous-mêmes, il venait immanquablement au local donner le coup de main pour plier le journal.

Eric luttait comme il respirait, toujours au côté des gueux contre l’exploitation et toutes les oppressions. Des opérations de transport gratuit dans le métro marseillais à celles de récupération de marchandises à ouf dans les supermarchés, il n’avait jamais peur de se mesurer à des vigiles trois fois gros comme lui. Et ce ne sont que quelques exemples de ses multiples engagements. L’État et le capital se frottent les mains, ils croient avoir perdu un ennemi acharné, mais ils se trompent, Schtroumpf’s not dead !

Sinon, vous tenez entre les mains le fameux numéro double de l’été qui dure deux mois. Ce qui veut dire que nous allons prendre des vacances bien méritées pour revenir en pleine forme en septembre avec des nouveautés et probablement une nouvelle politique numérique draconienne… On se retrouve à la rentrée  !

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Stéphane avait demandé, la semaine précédente, s’il serait possible d’organiser son pot de départ dans les locaux du syndicat. C’est une demande rare, surtout de la part d’un non-militant, mais pourquoi pas ? Il est donc arrivé le jour dit, avec ses bouteilles de whisky, pastis et champagne ainsi qu’avec force biscuits et autres cochonneries qu’on s’empiffre à l’apéro. Ce n’est pas trop par idéologie qu’il a choisi cet endroit. C’est davantage parce que ce local, placé quelque peu en retrait de l’usine, peut constituer un îlot de résistance face aux interdictions de picoler dans la boîte.

Par Efix. {JPEG}

Les copains et collègues de Stéphane arrivent par petites vagues et on se retrouve à une quinzaine. Parmi les présents, certains viennent pour la première fois dans un local syndical mais ils ne font pas de difficultés. On sent d’ailleurs une certaine reconnaissance d’être là. Comme un acte de minuscule rébellion. Ça parle beaucoup. Dans ces moments-là, les blagues et vannes de toutes sortes fusent et Stéphane, « avé » son accent toulousain, (...)


Cannes, Cannes… Pendant que la Croisette se passionne aux côtés de Fleur Pellerin pour le film La loi du marché (voir CQFD n°134, actuellement en kiosque), qui, non content de célébrer l’honneur des chômeurs de longue durée reprend à son compte le fameux « plutôt chômeur que contrôleur » [1], le gouvernement Valls a décidé d’en faire aussitôt un remake avec le Medef et Rebsamen dans les rôles du patron voyou et du DRH sadique. Entre 2013 et 2014 a eu lieu une « expérimentation » longtemps gardée secrète dans trois régions françaises  : Paca, Basse-Normandie et Poitou-Charentes. Il s’agissait pour Pôle emploi de mettre en place des équipes d’agents n’ayant pas de contact direct avec les allocataires mais dédiés au « contrôle de la recherche d’emploi ». Ceux-ci n’avaient qu’un seul but  : débusquer des chômeurs à radier. Ils ont donc surveillé en priorité les chômeurs statistiquement à risque de ne « pas rechercher d’emploi »  : les mères célibataires, les personnes non diplômées… En fait, la plupart des personnes (...)


Le must de l’économie dérégulée ? Le « zero hour contract » (contrat « zéro heure ») britannique, qui prive 700 000 salariés britanniques de la garantie d’une durée minimale de travail. Le mythe de la flexibilité, répété à l’envi par les élites politiques, entretient une régression sociale que le nouveau gouvernement Cameron soutient avec une poigne de fer. Zéro… pointé !

« Ce mois-ci, je dois choisir entre payer mon loyer et ma facture d’eau. » La ligne téléphonique pourrie qui vous relie à Fran, 25 ans, a au moins laissé sa colère intacte. C’est que la serveuse d’un de ces innombrables bars du quartier étudiant de Manchester, nord-ouest de l’Angleterre, est enchaînée depuis six mois à son contrat zéro heure, sans garantie de salaire fixe. Six mois de négociations permanentes avec son patron « pour demander plus d’heures » et voir s’évanouir, au bout du compte, la vie promise aux « gens qui travaillent dur » par les élites politiques de tous bords. Au XIXe siècle, les dockers londoniens attendaient chaque matin qu’un contremaître les fasse décharger les marchandises ; Fran, elle, attend chaque semaine le coup de fil qui l’enverra au turbin. « Il me faut entre 20 et 30 heures par semaine pour tenir, ajoute-t-elle. En dessous, ça devient quasi impossible. C’est très stressant, je me bats chaque semaine avec mon manager pour arriver, à la fin du mois, à payer mon loyer. »

Par Rémy Cattelain. {JPEG}

Encadré par la loi sur (...)


Le thé et les infusions des ex-Fralib « éveillent les consciences et réveillent les papilles ». Et humectent aussi les yeux. En ce 26 mai, sur le site de leur usine de Gémenos (Bouches-du-Rhône), les coopérateurs de la Société coopérative ouvrière provençale – Thé et infusions (Scop-Ti) ont dévoilé les noms des produits que l’on trouvera en rayon dès cet automne  : « 1 336 », et « Scop Ti » pour la gamme bio.

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« 1 336 », c’est le nombre de jours de lutte qu’il aura fallu aux salariés de Fralib pour faire plier leur ex-propriétaire, la multinationale Unilever. En septembre 2010, cette dernière annonçait la délocalisation en Pologne du site de Gémenos. Le 26 mai 2014, après avoir mis à mal trois plans sociaux, les Fralib signaient un protocole de fin de conflit. Et récupéraient leur usine en Scop.

Alors, au moment de relancer les machines, les larmes coulent. De joie, pour être restés maîtres de leur vie, collectivement, pendant toutes ces années de lutte. Mais « on pense aussi aux copains qui nous ont quittés, aux familles qui se sont (...)


« Que faut-il faire pour que vous parliez de nous ? Casser des vitrines ? » Ainsi nous houspillait Omar García lors d’une conférence de presse tenue à Marseille au début du mois dernier. Omar a survécu au massacre des étudiants d’Ayotzinapa, à Iguala, État du Guerrero, le 26 septembre 2014. Six dézingués par la police municipale, et 43 disparus, aux mains d’un narco-cartel selon la version officielle. Le 22 mai 2015, à Tanhuato, État du Michoacán, 42 présumés narco-trafiquants ont été abattus par la gendarmerie, qui invoque un affrontement armé – mais les proches des victimes disent avoir constaté des traces de coups ou des tirs dans la nuque lors de leur visite à la morgue. Il y a un an, une tuerie similaire avait eu lieu dans une ferme de Tlatlaya, État de Mexico. Début mai, la police de l’État de Baja-California est brutalement intervenue à San Quintín contre des ouvriers agricoles en grève, à la demande du patron. Depuis une dizaine d’années, on compte les morts violentes par dizaines de milliers, et presque autant de personnes (...)


Même s’il a été nommé ubuesquement chevalier de l’Ordre national du mérite, j’ai envie de faire des risettes à Marcel Nuss, l’auteur de En dépit du bon sens - Autobiographie d’un têtard à tuba (Éditions de L’Éveil), qui, atteint d’une amyotrophie spinale carabinée nécessitant une assistance non-stop, exige pour lui et ses pareils le droit à l’utopie sexuelle immédiate. Pour mettre en branle son Association pour la promotion de l’accompagnement sexuel (Appas), marrainée par Brigitte Lahaie et quelques escort-girls volcaniques, il n’y va pas en effet de main morte  : il dénonce le règne de la maltraitance médicale et administrative. Il fustige l’impéritie et le fauxculisme de tous les politiciens. Il démontre avec ses petits camarades « handignés » que jusqu’ici toutes les politiques du handicap (la délégation de gestes de soins, etc.), ça a été de la couille molle. Il multiple les opérations commando en fauteuil roulant électrique contre le puritanisme répressif des pouvoirs publics, bloquant tantôt la circulation, prenant (...)



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