CQFD

En kiosque à partir du vendredi 06 février.

Les articles sont mis en ligne au fil de l’eau après la parution du CQFD d’ensuite. D’ici-là, tu as tout le temps d’aller saluer ton kiosquier ou de t’abonner...

CQFD parle dans le poste radio au cours de l’émission "Presse Libérée" tous les deuxièmes mardis du mois de 11h30 à 13h en direct sur Radio Galère, rediffusé tous les deuxièmes vendredis du mois de 12h30 à 14h sur Radio Zinzine.. Pour écouter ou ré-écouter la première émission, c’est par ici !

En Une : "Sans titre" de Stéphane Trapier. Voir CQFD n°128, page 10, l’interview de Trapier et Ristorcelli "Retrouver ce néant au cœur de l’image".

Les dossiers de CQFD

La marche Kurde Alors que Kobané, ville symbole de la résistance kurde contre Daesh est enfin libérée, la justice française vient de condamner des militants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) chargés de collecter des fonds pour la lutte contre ces mêmes ennemis de la France. Nous proposons ici un nouvel éclairage sur le PKK, à travers un entretien avec le chercheur Olivier Grojean, spécialiste des mobilisations et du transnational à l’université d’Aix-Marseille, et des extraits des reportages exceptionnels du photographe Yann Renoult parmi les combattants et combattantes kurdes.

Déchets : un monde de merdes Enquêter sur les déchets, c’est s’aventurer, à rebours des vitrines bien entretenues des temples de la marchandise, sur le versant obscur de l’activité de nos sociétés. En France, 355 millions de tonnes de déchets sont produites chaque année, selon le dernier recensement disponible. Qu’on se rassure  : seuls 3 % de ces montagnes de déchets sont dangereux  ! Soit tout de même 10,65 millions de tonnes… C’est justement au projet d’incinérateur très controversé de Fos-sur-Mer que l’anthropologue Tobias Girard a consacré sa thèse. Après une quarantaine de procédures, l’incinérateur a finalement été construit et mis en route en 2010. Petite rétrospective.

L’enfer est pavé de bons incinérateurs «  Pas d’incinérateur à la Combaude, mettez-le à Chamalières  ! » L’incinérateur de Clermont-Ferrand a pourtant bien ouvert ses portes en 2013, après trente ans de lutte. Un an après, une grève des salariés de trois semaines donnait un autre ton au refus de cette monstruosité.

De qui Charlie est-il le nom ? Après l’effroi et le dégoût des tueries qui ont touché la rédaction de Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, retour sur les choses sidérantes vues et entendues depuis.

Par Aurel. {JPEG}

Les articles

Joué-lès-Tours : Cinquième colonne à la une Peu avant Noël dernier, une série d’actes violents, près de Tours, à Dijon et Nantes, ont failli gâcher la grande fête commerciale annuelle. L’argument djihadiste était brandi par les argousins comme par les journaleux. Les copains du site La Rotative proposent ici de revenir sur le drame controversé de Joué-lès-Tours.

THT : Lignes sous tension Le 13 décembre, Le Dauphiné libéré s’effraie  : « La France peut-elle encore mener à bien des grands travaux ? » Après Notre-Dame-des-Landes, Sivens et Roybon, des contestations de lignes électriques à très haute tension (THT) révèlent la stratégie commerciale d’EDF et l’entourloupe de la « transition énergétique ».

Cause animale : Hallali sur le halal Alors qu’à paris, le 28 janvier dernier, le Parlement a reconnu – au grand dam de la FNSEA et de l’UMP – aux animaux la qualité symbolique « d’êtres vivants doués de sensibilité », à Saint-Martial-le-Vieux, dans la Creuse, l’industrie de la viande compte exploiter une ferme d’engraissement pour un millier de veaux par an.

Royaume-Uni : Schiste fucking Alors que le gouvernement écossais a ordonné fin janvier un moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique, le Premier ministre britannique David Cameron semble déterminé à poursuivre sa ruée vers ce shale gas, nouvelle énergie « miracle ». La résistance s’organise, décidée à faire reculer une meute d’industriels déjà bien installés.

Pegida : Au « world café » des patriotes Les « patriotes » sont dans la rue ? Les néo-nazis se lâchent ? Les Dupont-Lajoie saxons font des heures sup’ ? Pas de panique  ! Invitons tous ces braves gens à venir papoter tranquillou autour d’une tasse de café...

Économie : Marx in the City Au lendemain du crash financier de 2008, des voix dissonantes ont surgi de là où on ne les attendait pas vraiment  : des étudiants en économie qui conseilleront les élites de demain. Intoxication au thé vert ? Overdose de pudding ?

Musique : « Le cri d’émancipation, “Debout et libre”, c’est ce que je recherche dans la poésie » Il est l’un des artistes les plus doués de sa génération. Ivre de révolte, de sombre beauté et de mots acérés. Jusqu’à l’ivresse, au vertige. Un funambule. Marc Nammour, chanteur de (...)



Par Lasserpe. {JPEG}



Quand on lui demandait comment il allait, Guy balançait  : « Mal  ! » Puis il rigolait. Une vigoureuse poignée de main – à laquelle il manquait un doigt depuis une altercation avec un voisin irascible –, avant de compter les invendus de CQFD. « J’ai rien branlé ce mois-ci  ! » Mais en vérité il en écoulait une grosse douzaine sur les marchés d’Arles et de Marseille. Sauf une fois quand, après que son camion eut versé, son miel avait poissé nos pages. Il insista pour nous rembourser. Nos journaux en dépôt, on lui achetait ses pots, des fois. « Oui, c’est cher  ! », clamait une affichette pour rabattre le caquet aux habitués des prix discounts trop oublieux de la valeur des vraies bonnes choses. Avec cet ours-là, l’œil et le cheveu toujours en pétard, s’il faisait beau, faisait trop chaud ! Un râleur. Guy était surtout un vrai bon copain pour CQFD et Le Ravi, pour ses collègues du marché, pour les aficionados de miels dorés et de pâte de coings maison.

C’était aussi un bagarreur qui avait, après une grève de la faim, fait cracher des indemnités aux autorités après la grande crue du Rhône. Et un tendre contrarié  : la disparition des abeilles le minait par dessus tout. Il se demandait comment il pourrait décemment leur survivre. En ce début d’année grelotant, sur le retour du marché, Guy a cassé sa pipe. ça nous fait foutrement mal.

L’équipe de CQFD

Crédits : Association Cours Julien. {JPEG}




Une nouvelle ZAD s’est nichée à Roybon, dans les Chambaran, entre Grenoble et Romans-sur-Isère. Son objectif  : empêcher la construction d’un Center Parcs qui bétonnerait une zone humide. Las, travaillés par des promesses d’emplois, la plupart des habitants du village se liguent violemment contre ces opposants « même pas de chez nous ».

« Bonjour  ! Permis de conduire et papiers SVP. Ouvrez-moi votre coffre.  » Sur cette petite route forestière des confins de la Drôme et de l’Isère, nous nous croyions complètement seuls au milieu des châtaigniers. « Vous allez à la ZAD ? » Nous serions bien venus là pour du tourisme mais la multinationale Pierre et Vacances en a décidé autrement. Un kilomètre après le barrage de gendarmerie, voilà la maison forestière de la Marquise, rebaptisée « MaquiZAD » par les occupants du lieu, zadistes comme au Testet ou à Notre-Dame-des-Landes.

Photo D.R. {JPEG}

Ils sont là depuis le 30 novembre et la première manif-occupation, pour empêcher la construction d’un village vacances. Un « Center Parcs » où quelque 5 000 personnes viendraient barboter dans une bulle tropicale chauffée à 29° toute l’année. Le coût de cette villégiature de rêve  ? Une zone humide sur 120 hectares dont 90 déforestés, un véritable « château d’eau » qui alimente nappes phréatiques et rivières de la région, 37 espèces protégées. Une paille !

Nils nous accueille à la (...)


Chaque premier vendredi du mois, l’équipe de CQFD vous donne rendez-vous autour d’un verre (de vin ou de Bière de la Plaine) pour fêter comme il se doit la parution d’un nouveau numéro.

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Pour le numéro 130 qui sera en kiosque le vendredi 06 mars, l’apéro change d’adresse ! Les brasseurs de la Plaine nous invitent dans leur nouveau bar/resto’ !

On se retrouvera donc à la Piccoline-Bistrot de la Bière de la Plaine au 59 rue des Trois Frères Barthélémy, à partir de 19h00.

Qu’on se le dise !

Une de Thierry Guitard. {PNG}


Stéphane Trapier et Jacques Ristorcelli viennent de sortir aux éditions Matière, deux ovnis littéraires, respectivement Tarzan contre la vie chère et Les écrans. Des œuvres bien différentes mais qui jouent sur un décalage entre image et histoire. Entretien croisé.

CQFD  : Succession d’anachronismes déquillant les balises de nos temps modernes dans Tarzan contre la vie chère, frise anarchique et catastrophique sur le tsunami nippon de 2011 dans Les Écrans, vos œuvres procèdent par un découplage entre dessin et narration. En combinant plusieurs niveaux de lecture, vous obligez le lecteur, tour à tour amusé et déconcerté, à une certaine vigilance. Quelques mots sur votre démarche ?

JPEG Jacques Ristorcelli  : Je ne suis pas un auteur de bédé dans le sens classique du terme. Outre le collage, j’utilise l’image et le texte à la manière des peintres pop  : c’est une matière première que je vais travailler et articuler. Pour Les Écrans, je m’étais fixé pour point de départ un jeu d’improvisation basé sur deux pages contenant quatre cases sans trop savoir ce qui allait suivre. L’idée était de revenir à l’origine de la bédé, une sorte d’hommage aux petites bédés Pulp populaires. Le lecteur a le choix. Il peut « lire » les dessins d’une traite comme un flux, une sorte de série de catastrophes. Il (...)


Par Rémi. {JPEG}

Beaucoup ont découvert Alexandre Grothendieck à l’occasion de l’hommage médiatique, écologiste et présidentiel qui vient de lui être rendu suite à son décès le 13 novembre dernier. La France s’enorgueillit de la disparition de ce « génie national » – omettant de mentionner que celui-ci resta longtemps, et délibérément, apatride. La « communauté mathématique » salue l’un de ses plus éminents représentants – se gardant bien d’évoquer les raisons de son retrait de la recherche au début des années 1970. C’est que la situation n’a guère changé et qu’il serait de mauvais ton de rappeler que notre génie démissionna avec fracas de son institut de recherche pour cause de financements militaires  ! Inutile que les chercheurs ­s’inquiètent de la profonde collusion entre l’entreprise scientifique et les pouvoirs militaires et industriels. Mieux vaut semer l’oubli que de petits Grothendieck…

Il est fort tentant de tisser un parallèle entre la célébration de cette disparition et les analyses de Robert Jaulin, grand ami du (...)


L’industrie ? Liquidée. L’agriculture ? Moribonde. Ne nous reste plus qu’à vendre notre quotidien en souriant ostensiblement. Devenir le parc d’attractions du monde. Dans le Luberon, en juillet dernier, un faux marché provençal a été organisé pour près de 250 touristes chinois.

« Il y avait même des faux joueurs de pétanque  ! » Ils avaient vu les choses en grand, en ce samedi 19 juillet 2014, pour accueillir ces 200 à 250 touristes Chinois en goguette dans le Luberon. En effet, quoi de plus vrai qu’un faux marché provençal pour faire découvrir charme et convivialité légendaires de nos régions ? Embauchez une ribambelle de « marchands », et vous offrez au touriste avide d’authenticité une bonne grosse louche de culture locale. Ah, cette joie de vivre si spontanée, si communicative, ces belles chemises aux motifs originaux en diable, ce petit accent sublimant le chant des cigales…

Un spectacle.

Tout était en toc.

Par Berth. {JPEG}

Il faut bien avouer que quatre ou cinq bus de Noiches déboulant sur la place du marché, ça peut faire tache. Pis encore  : il se pourrait qu’ils soient mal accueillis par certains villageois. Or, les Chinois, ça se chouchoute. Selon une étude de la Direction générale de la compétitivité de l’industrie et des services (DGCIS) et de la Banque de France, le nombre de touristes venant de la République (...)


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Manifestation spontanée, désordonnée et vulgaire, vaguement transgressive, le graffitivre rampe autour de nous depuis 4 000 avant J.-C.

Ce n’est pas l’œuvre de ceux qui se livrent à la subversion par des jeux de mots, qui sont animés par la poésie, l’humour décalé ou qui font montre de leurs talents artistiques. Car anonyme, gratuit et drôle, ce sabotage mural tient surtout de l’échange différé entre une personne avinée et un passant avisé. 

« Existent encore de vrais mais ils sont rares / Salam à ceux qui savent. »

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GRAFFITIVRE a le plaisir d’annoncer sa participation à une conférence de « graffitologie » (et ouais ça existe) le samedi 21 mars 2015 à la mairie du 11eme arrondissement de Paris. Plus d’infos à venir sur leur tumblr. Tenez-vous prêts !

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