Sacrée époque
« Le New Age c’est la religion de notre temps »
Au début du siècle dernier, Émile Durkheim écrivait : « Les anciens dieux vieillissent ou meurent, et d’autres ne sont pas nés. »1 Au XXIe siècle, tout porte à croire que les nouveaux sont arrivés ! Ils viennent de partout : d’Inde, du Japon, d’Amazonie, du Gabon, du Tibet… Et se mêlent joyeusement dans un grand melting pot religieux : le New Age. Cette culture hippie que l’on croyait coincée dans le vortex psychédélique des années 1970 semble avoir quitté les communautés alternatives et les chemins initiatiques de l’Orient pour intégrer notre quotidien. Elle se retrouve désormais sur ce paquet de riz ou cette bouteille de jus de fruits que vous croisez dans les rayons des supermarchés et dont l’étiquette promet « de vous purifier de l’intérieur, presque de vous laver de vos souillures morales, d’entrer en contact avec la nature, si ce n’est même de sauver la planète ». C’est le constat dressé par le sociologue et philosophe des religions Raphaël Liogier dans Souci de soi, conscience du monde (Armand Colin, 2012). Est-ce à dire que les nouveaux dieux ont balayé les anciens ? Le packaging est nouveau mais le produit reste le même, nous a répondu le philosophe. On l’a rencontré un jour de juin brûlant, aux abords de la plage des Catalans. Il nous a expliqué comment le New Age a imprégné l’ordre néolibéral, et comment il est devenu la religiosité de notre temps. Entretien.
Quelle différence faites-vous entre spiritualité et religion ?
« La spiritualité est souvent comprise comme un rejet des institutions prétendant encadrer le rapport au sacré. Ceux qui s’en réclament puisent généralement dans des traditions lointaines, supposément plus authentiques. Le bouddhisme, par exemple, séduit par son image de sagesse sans dogme et sa pratique tournée vers l’expérience directe.
« Je considère que la distinction entre religion instituée et spiritualité libre est piégeuse »
Même si toutes les enquêtes que j’ai pu mener sur les monastères tibétains montrent que ces principes cohabitent très bien avec des formes d’autorité, parfois même fortes.
Pour ma part, je considère que cette distinction entre religion instituée et spiritualité libre est piégeuse. D’abord parce que les courants qui se disent spirituels ont aussi leurs institutions ! Le mouvement de Maharishi Mahesh Yogi2, par exemple, s’est fait connaître pour ses séances de “méditation transcendantale”. Aujourd’hui, la marque est déposée à l’INPI et elle s’est constituée en un vaste réseau de centres de médecine ayurvédique3 et d’écoles.
Par ailleurs, les grandes narrations religieuses ne restent jamais confinées aux institutions qui les portent officiellement. Une Église qui n’aurait aucun écho dans son époque risquerait de se marginaliser. Aussi, les religions travaillent toujours l’imaginaire collectif bien au-delà des communautés de fidèles, des lieux de culte et des textes sacrés. Elles se marchandisent, se psychologisent… On ne manque pas d’exemples de produits culturels inspirés des thèmes spirituels ! Et depuis les années 1990, on a même vu se multiplier les salons consacrés au bien-être et à la spiritualité en Europe et en Amérique du Nord [voir encadré]. Ces vastes foires promeuvent toute une camelote du bonheur, allant du simple gri-gri au stage de bien-être. »
Toutefois, dans les grands monothéismes, les fidèles s’engagent dans un culte unique et leur foi est exclusive. À l’inverse, les pratiques spirituelles sont multiples et chacun semble pouvoir y faire son marché. N’est-ce pas là une véritable incompatibilité ?
« On parle effectivement de religion “à la carte” pour désigner cette manière contemporaine de composer librement son univers de croyances et de pratiques. Un nomadisme religieux, spirituel, culturel qui est l’un des traits caractéristiques du New Age. Ce mouvement repose sur l’idée qu’une vérité universelle traverserait l’ensemble des sociétés humaines et que chaque culture, chaque religion, chaque sagesse historique en aurait conservé une trace. Dans cette vision, il n’y a donc pas d’oppositions irréductibles entre les différentes traditions, puisqu’aucune d’entre elles ne détient, à elle seule, la totalité de la vérité.
« En réalité, le religieux se transforme, se reformule dans une langue nouvelle. »
Ainsi défini, on sent bien le fond commun entre le New Age et les religions monothéistes. Il s’agit toujours de postuler l’existence d’une vérité supérieure qui donnerait sens au monde et à l’existence humaine. Mais là où les monothéismes prétendent entretenir un rapport privilégié avec cette vérité, le New Age, lui, affirme que celle-ci se trouve dans chaque tradition humaine.
On présente parfois les croyances New Age comme le dernier soubresaut du religieux avant son effondrement définitif. Ou au contraire, comme la marque de son retour triomphal. Mais à mon sens, ce qui se joue-là relève moins d’une extinction ou d’une résurgence que d’une recomposition : en réalité, le religieux se transforme, se reformule dans une langue nouvelle. »
En ce sens vous affirmez que le New Age est particulièrement en phase avec notre époque. Qu’est-ce qui, en lui, répond si précisément aux sensibilités et aux attentes d’aujourd’hui ?
« Le New Age était initialement porté par des communautés marginales qui prônaient un retour à la nature contre la société industrielle et consumériste. Mais cette marginalité tenait davantage à un mode de vie qu’à une position sociale : beaucoup de ceux qui la composaient étaient issus des classes favorisées du Nord et étaient passés par les meilleures universités. Dans les années 1980-1990, cette génération est arrivée à maturité professionnelle et a donc réintégré le monde social. Elle est naturellement allée vers les milieux culturels et politiques, mais aussi au cœur de la machine économique, dans la nouvelle économie créative – informatique, internet, médias, publicité. La Silicon Valley est devenue un des foyers majeurs du passage de la spiritualité visant la “création de soi”, propre à la contre-culture bohémienne de la baie de San Francisco, à la “créativité entrepreneuriale”.
En épousant toutes les aspirations fondamentales de la modernité – la figure du soi voyageur, toujours en mouvement, en quête d’expériences nouvelles, d’autonomie, de créativité, de performance et d’épanouissement personnel –, le New Age est ainsi devenu la religion de notre temps. »
Concrètement, sur quels types de croyances repose-t-il ?
« On peut faire remonter la première matrice à l’Europe des Lumières, au XVIIIe siècle. C’est là que l’on commence à concevoir l’autonomie du sujet et l’universalité de l’humanité. Puis, le mouvement romantique du XIXe siècle a fait émerger trois grands motifs : une nature magnifiée, investie d’une profondeur presque sacrée ; une science exaltée, porteuse de promesses illimitées ; et, une tradition idéalisée, conçue comme la dépositaire d’une sagesse ancienne, oubliée de la modernité.
Ces thèmes forment le décor intellectuel et symbolique dans lequel s’est développé le New Age des années 1970 à aujourd’hui. On peut par exemple citer le mouvement raëlien, pour qui le progrès scientifique représente l’une des voies principales du salut de l’humanité en permettant, grâce au clonage, d’accéder à la vie éternelle.
« Le spiritualisme est le décor symbolique dans lequel peuvent se déployer des projets aussi bien émancipateurs que réactionnaires »
Les traditions anciennes sont, quant à elles, réinterprétées à travers des catégories comme celle de “néochamanisme”, un concept si vaste qu’il englobe aujourd’hui toutes formes de religiosité perçues comme “premières”. Enfin, la nature occupe une place centrale dans certaines pratiques alimentaires ou médicinales. Le reiki, méthode de soin d’origine japonaise, prétend ainsi soulager les souffrances et favoriser l’apaisement mental en agissant sur le “souffle vital” qui circulerait dans la nature, mais aussi dans nos corps.
L’influence de ces trois thèmes imprègne toute la culture des sociétés industrielles avancées. Il suffit d’observer la manière dont les publicités mettent en scène des produits à la croisée de la science, qui garantit son efficacité ; de la nature, qui rassure sur son innocuité ; et de la tradition, qui lui confère l’autorité d’un savoir éprouvé par le temps. »
On remarque un attrait particulier pour les sagesses orientales. Comment l’expliquez-vous ?
« L’éloignement constitue sans doute l’un des ressorts essentiels de la fascination exercée par les sagesses orientales. Les traditions les plus proches de nous, celles dans lesquelles nous avons grandi, on ne les supporte plus. À l’inverse, plus une tradition paraît lointaine, plus elle semble extraordinaire. Cette distance favorise également une grande liberté d’interprétation ! Lorsqu’une tradition demeure mal connue, chacun peut plus aisément y projeter ses propres attentes et ses représentations.
Mais la popularité de ces sagesses repose aussi sur le fait qu’on les suppose enfouies dans un passé immémorial. Les religions dites “premières” sont ainsi perçues comme plus proches des origines de l’humanité. C’est ce qui explique la fascination contemporaine pour le chamanisme, auquel est associée l’image d’une religion plus authentique, opposée à la rigidité des grands monothéismes. On prête à cette tradition un caractère polythéiste en raison de la multiplicité des esprits ; une dimension écologique, liée aux animaux, aux éléments et aux forces naturelles ; une conception immanente du sacré, enracinée dans la terre et le vivant ; enfin, une forte dimension corporelle, puisque l’expérience spirituelle passe par la transe et l’extase. Ainsi, le chamanisme cesse d’être rapporté à des contextes culturels précis – la Sibérie et la Mongolie en l’occurrence –, et devient une catégorie appliquée à des traditions extrêmement diverses. On parle de chamanisme aborigène, sioux, navajo ou encore celte. »
Une fascination qui vire souvent à l’exotisation…
« Tout à fait. Je parle d’ailleurs d’une “hypertrophie” de l’autre, le préfixe “hyper” signifiant en grec “plus que”. L’autre n’est plus perçu pour ce qu’il est, mais pour davantage que ce qu’il est : il est une figure idéale, chargée de tous les mystères ou les vertus que l’on souhaite lui attribuer.
« Pour bénéficier des revenus liés au tourisme, les communautés en viennent à s’auto-exotiser, à produire elles-mêmes l’image folklorisée que l’on se fait d’elles »
On le contraint, de ce fait, à excéder sa propre identité pour correspondre à l’image que l’on projette sur lui. Et s’il ne se conforme pas, on le soupçonne d’être inauthentique, de ne pas être suffisamment fidèle à sa culture.
Cette hypertrophie de l’autre n’est pas sans conséquences ! Dans la mesure où les voyageurs détiennent les ressources économiques, ils disposent aussi d’un pouvoir considérable sur les populations qu’ils rencontrent. Pour bénéficier des revenus liés au tourisme, les communautés en viennent à s’auto-exotiser, c’est-à-dire à produire elles-mêmes l’image folklorisée que l’on se fait d’elles. »
Donc le New Age, c’est un truc de riches blancs ?
« Je dirais qu’il y a une division mondiale du travail religieux. D’abord, il y a le spiritualisme, qui est le système de croyances hégémonique. Il concerne surtout les individus fortement dotés en capital économique et symbolique, qui privilégient des pratiques individualisées de bien-être et de transformation de soi : régimes alimentaires, yoga, méditation, développement personnel, etc. Ce modèle se rencontre principalement dans les sociétés du Nord, mais aussi parmi les classes aisées du Sud. Dans les pays musulmans, par exemple, il peut prendre la forme d’un néosoufisme4.
Deux autres polarités se définissent par rapport au spiritualisme. La première, que l’on peut qualifier de “charismatique”, regroupe les mouvements pentecôtiste ou évangélique, particulièrement présents au sein des populations modestes du Nord et dans les pays du Sud. Faute de pouvoir accéder pleinement au modèle individualisé du bien-être, les fidèles trouvent dans l’intensité émotionnelle de la communion avec le groupe une autre forme d’accomplissement. La seconde polarité se développe parmi des groupes qui se sentent dépossédés, insuffisamment reconnus ou marqués par des traumatismes historiques, comme la colonisation. Typiquement, le fondamentalisme constitue une réponse identitaire à un ordre dominant auquel on ne parvient pas à s’intégrer.
Mais ces deux polarités tendent elles aussi à se “New Agiser” ! Puisque le spiritualisme est largement porté par des Blancs occidentaux, qui occupent une position dominante dans l’ordre économique et symbolique mondial, il finit par “travailler” toutes les autres croyances. Le mouvement charismatique, par exemple, accorde une importance aux guérisons, aux émotions et à l’expérience mystique. Même certains groupes fondamentalistes comme Daech reprennent des motifs New Age : valorisation d’une alimentation pure, critique de la société industrielle et consumériste, exaltation d’un mode de vie supposément authentique, etc. »
Vous l’avez dit, dans les années 1970, le New Age sonne d’abord comme une promesse de rupture avec l’ordre établi. Pourtant, il a depuis été largement absorbé par le capitalisme et, plus troublant encore, certains de ses courants semblent être franchement réactionnaires. Comment l’expliquez-vous ?
« Le spiritualisme est le décor symbolique dans lequel peuvent se déployer des projets aussi bien émancipateurs que réactionnaires. Le “féminin sacré”, par exemple : en associant les femmes à l’intuition, au soin, au lien au corps, à la nature et aux cycles, ce courant semble vouloir réhabiliter des qualités longtemps dévalorisées. Mais c’est en réalité une vision essentialiste des rôles de genre dans laquelle les femmes sont moins libérées qu’assignées, reconduites à une nature supposée éternelle. De même, la célébration de la nature peut nourrir des projets émancipateurs comme des idéologies autoritaires.
« Le New Age n’est pas un programme politique, c’est un décor »
Déjà dans l’Allemagne nazie, le slogan “Blut und Boden” (“sang et sol”) rattachait le peuple allemand supposé “aryen” à une terre, à la paysannerie et à un ordre naturel présenté comme sain. La société était alors pensée comme un organisme qu’il fallait protéger contre des éléments jugés étrangers ou “dégénérés”.
Cela peut paraître surprenant qu’une culture valorisant la nature, l’écologie ou le bien-être, puisse glisser à ce point à droite. Mais c’est là tout l’enjeu : le New Age n’est pas un programme politique, c’est un décor, un répertoire de thèmes spirituels, esthétiques et culturels, une scène. Et sur cette scène peuvent se jouer des scénarios très différents : émancipateurs ou réactionnaires. »
Marché aux miracles
Au printemps dernier, les murs de Marseille se sont recouverts d’affiches annonçant l’organisation d’un Salon du bien-être et des arts divinatoires. Avec un dossier sur le New Age dans les tuyaux, CQFD ne pouvait décemment pas laisser passer une occasion aussi providentielle ! Aller zou : on pose ce livre de Bakounine, on ouvre grand ses chakras et on part, le cœur pur, découvrir ce que la prometteuse expression « arts divinatoires » peut bien signifier.
Sur place, le bric-à-brac insolite qui s’entasse sur les étals des exposants nous tourne un peu la tête. Sans grande conviction, on s’approche d’un stand de talismans protecteurs et tripote quelques pierres sacrées. Comme dans n’importe quel marché, les exposants harponnent les passants et proposent des démonstrations gratuites. Les pendules partent à 15 euros l’unité et les jeux de tarot à 25 euros. Dans l’allée des médiums, on se laisse tirer les cartes comme on goûterait à une tapenade d’olive verte : « Votre journal coulera, augure une diseuse de bonaventure à qui on a demandé de lire l’avenir de CQFD. Mais pas avant cinq ou six ans ! » Foutue Cassandre…
On dévie vers un espace aménagé pour accueillir des mini conférences. Au programme, des ateliers aux intitulés baroques : « Bob Lazar et les soucoupes volantes », « La vie après la vie : séance contact défunts », « Booster sa vie personnelle ou professionnelle par les cinq éléments de la médecine traditionnelle chinoise »… Un homme tente d’expliquer à un auditoire distrait comment débarrasser son habitat des mauvaises ondes : « On ne vous dira pas ça ici, mais la sauge, ça ne sert à rien ! » assure-t-il, expert. On lui demande s’il intervient chez les professionnels. « Tout à fait, j’ai déjà fait une boucherie par exemple. Le plus incroyable, c’est qu’ensuite, elle a doublé son chiffre d’affaires ! » Exactement ce qu’il faut à CQFD ! L’enthousiasme retombe toutefois lorsqu’il annonce 500 euros pour « nettoyer » nos locaux « sur photo ». Les énergies voyageraient-elles en pièce jointe ? On est moyennement convaincus. D’autant que quand on se confie sur la santé économique du journal, il nous gratifie d’un conseil douteux : « Vous avez pensé à mettre de la pub ? »
On commence à saturer, mais la conférence suivante vient de démarrer. Un homme enturbanné débite à vitesse grand V : « Ne pas avoir peur, ne pas se mentir, croire en soi et avoir la foi ! Demandez à l’univers et vous recevrez ! Débarrassez-vous de vos blocages ! » On hésite : c’est peut-être une parodie ? « Vous, madame, que voulez-vous ? » lance-t-il en pointant du doigt une spectatrice intimidée. Elle bredouille qu’elle essaie d’avoir un enfant depuis quatre ans. Le prophète se redresse, triomphant : « Elle veut des enfants, mais ça fait quatre ans qu’elle n’y arrive pas ? Elle nous ment, on ne met pas quatre ans à avoir des enfants si on demande assez fort à l’univers ! » Aller, c’en est trop pour nous. L’univers comprendra qu’on a eu quelques blocages. Dans le métro du retour, on reprend notre lecture anarchiste : « Si Dieu existait, il faudrait l’abolir. » Bakounine est notre prophète.
Cet article fantastique est fini. On espère qu’il vous a plu.
Nous, c’est CQFD, plusieurs fois élu « meilleur journal marseillais du Monde » par des jurys férocement impartiaux. Plus de vingt ans qu’on existe et qu’on aboie dans les kiosques en totale indépendance. Le hic, c’est qu’on fonctionne avec une économie de bouts de ficelle et que la situation financière des journaux pirates de notre genre est chaque jour plus difficile : la vente de journaux papier n’a pas exactement le vent en poupe… tout en n’ayant pas encore atteint le stade ô combien stylé du vintage. Bref, si vous souhaitez que ce journal puisse continuer à exister et que vous rêvez par la même occas’ de booster votre karma libertaire, on a besoin de vous : abonnez-vous, abonnez vos tatas et vos canaris, achetez nous en kiosque, diffusez-nous en manif, cafés, bibliothèque ou en librairie, faites notre pub sur la toile, partagez nos posts insta, répercutez-nous, faites nous des dons, achetez nos t-shirts, nos livres, ou simplement envoyez nous des bisous de soutien car la bise souffle, froide et pernicieuse.
Tout cela se passe ici : ABONNEMENT et ici : PAGE HELLO ASSO.
Merci mille fois pour votre soutien !
1 Les Formes élémentaires de la vie religieuse, 1912.
2 Gourou indien.
3 Médecine traditionnelle originaire d’Inde.
4 Le soufisme est un courant mystique de l’Islam. Le néosoufisme détache certaines pratiques de leur contexte islamique pour les associer à d’autres traditions spirituelles.
Cet article a été publié dans
CQFD n°254 (juillet-août 2026)
Depuis plusieurs années, le New Age s’est infiltré partout : du yoga à la naturopathie en passant par la lithothérapie et le chamanisme. Les nouvelles croyances alternatives prennent de plus en plus de place et s’inscrivent sans aucun mal dans l’économie capitaliste qui ravage actuellement la planète et rejoint même les idéologies les plus rances. CQFD a plongé dans un vrai trou de lapin. Au fil d’un long entretien, le philosophe Raphaël Liogier décrypte ces spiritualités contemporaines. L’une de nos journalistes est allée à la rencontre des Brigandes, un clan sectaire qui prépare la guerre idéologie, puis a failli embarquer pour une autre planète aux côtés des membres d’Alliances célestes, tandis qu’une autre s’est improvisé gourou de secte dans le métavers. On n’a pas oublié de vous concocter un test de personnalité, un jeu et un horoscope, évidemment !
Hors dossier, CQFD s’est intéressé à la grande fuite des données numérique en France, à la fermeture des camping municipaux au profit du privé et la révolution des flamants roses, qui défie le pouvoir du premier ministre d’Albanie, Edi Rama.
Trouver un point de venteJe veux m'abonner
Faire un don
Paru dans CQFD n°254 (juillet-août 2026)
Dans la rubrique Le dossier
Par
Illustré par Jeremy Boulard Le Fur
Mis en ligne le 11.07.2026
Dans CQFD n°254 (juillet-août 2026)
Derniers articles de Gaëlle Desnos




