CQFD

Quelques chiffres


paru dans CQFD n°141 (mars 2016), rubrique , par l’équipe de CQFD
mis en ligne le 04/03/2016 - commentaires

« Quatre euros le CQFD, c’est un peu cher… », se plaint le copain. Soudain, le doute nous saisit : CQFD serait-il devenu un produit de luxe ? De fait, on partage évidemment le constat général de la cherté de la vie : Quatre euros, c’est en gros quatre baguettes, deux cafés sur une terrasse parisienne quelconque, un pack de six bières chez l’épicemar, deux heures d’Internet au cybercafé, 280 grammes de thon entier albacore au naturel en boîte, etc.

GIF Avec quatre euros, qu’est-ce qu’on a dans CQFD ? Vingt-quatre pages ; plus de 200 000 signes de texte ; près de trente articles petits et grands ; un dossier épais et nouveau chaque mois ; une vingtaine d’illustrations inédites ; des dizaines de contributeurs et contributrices bénévoles ; des heures de taf à écrire, maquetter, stresser, relire, rigoler, corriger, etc. Rassurez-vous, aucune contrainte ni souffrance, que du bonheur collectif ! Alors elle est où l’arnaque à quatre euros ? Ben on voit pas… C’est juste que sans pognon, y a pas d’oignon… Rappelons que le journal ne bénéficie d’aucune subvention et qu’aucun banquier – même suicidaire – ne voudrait nous couvrir. Après, on peut encore expliquer au poteau du début qu’il peut toujours profiter de l’abonnement hyper avantageux – onze numéros annuels de 22 euros pour les petits budgets à 40 euros en soutien (voir par ici) –, avant qu’il n’augmente lui aussi bientôt…

En fait, la remarque du copain sous-entendait peut-être autre chose : «  C’est un peu cher… pour ce que c’est ! » Vrai ! C’est que du papier après tout et ça tapissera à peine ton placard à balais (4,97 euros les dix mètres de papier peint en vinyle expansé). En ce cas, le meilleur moyen de ne pas nous soutenir, serait de ne pas nous acheter. Mais ce n’est pas l’option la plus originale, 99,99 % des braves gens de ce pays le font déjà…

L’équipe de CQFD

C’est avec tristesse que nous apprenons le décès de notre correspondant italien Fabio Cerquellini. Ciao l’ami.



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