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Indépendance party


paru dans CQFD n°120 (mars 2014), rubrique , par l’équipe de CQFD, illustré par
mis en ligne le 15/03/2014 - commentaires

Nos compères et néanmoins confrères du Ravi, mensuel d’enquête et satire en Paca, sont à l’initiative d’un « Appel pour une presse pas pareille » : «  A l’écart des autoroutes de l’information, loin des grands groupes financiers, existe sur des chemins de traverse une “presse pas pareille”. Éditée par des associations, des coopératives ou de petites entreprises contrôlées par leurs salariés, elle renoue avec les fondamentaux d’un métier ailleurs souvent oubliés : l’irrévérence, l’enquête, le goût du débat. » L’objet de l’Appel se veut concret : obtenir la reconnaissance d’un statut à la presse indépendante, non marchande, qui lui ferait accéder aux « aides publiques à la presse » à l’instar du «  fond de soutien à l’expression radiophonique  » (FSER) que l’État octroie aux stations non commerciales, ce qui leur a permis de survivre. « Car les subventions publiques à la presse profitent massivement et avant tout aux plus gros !, rappellent nos amis du fada de la crèche. En 2012, le groupe Le Monde (aujourd’hui propriété d’actionnaires privés) a empoché plus de 32 millions d’euros, le Crédit mutuel, Lagardère, Amaury, ont bénéficié chacun de plus de 18 millions. La presse TV n’est pas oubliée : presque 7 millions pour Télé 7 jours, 5 millions pour Télé star… La presse quotidienne régionale et ses riches propriétaires touchent large également : 2,2 millions pour La Provence » Et pourtant les plans sociaux se multiplient dans la presse : L’équipe, Libé (voir l’article Médias dans ce numéro), Courrier international, Le Monde… L’argent public ne suffit pas à mutualiser l’ensemble des pertes enregistrées par les tycoons de la presse !

CQFD avait été invité à signer cet Appel en compagnie de Cassandre, Politis, Golias, Regards. La proposition a fait l’objet d’une discussion dans nos rangs, notamment sur la nécessité réelle de permettre à la presse indépendante de survivre dans un circuit de distribution asphyxiant pour les petits titres. Au final, le Chien rouge demeure réticent à jouer la carte de la « reconnaissance institutionnelle » évoquée dans l’Appel. Toutefois, nous souhaitons bonne chance à l’initiative du Ravi.

L’urgence pour nous, est encore de s’assurer des moyens de notre indépendance. Et, camarades lecteurs, votre soutien constituera notre seule ressource. Alors abonnez-vous, faites connaître le canard, abonnez vos ami-e-s, commandez des anciens exemplaires et distribuez-les autour de vous.

Et l’avenir sera radieux…

Sur les murs

Par Elodie Laquille et Jean-Baptiste Legars. Marseille 2014. {JPEG}



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