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paru dans CQFD n°99 (avril 2012), rubrique
mis en ligne le 14/04/2012 - commentaires

Les articles sont mis en ligne au fil de l’eau après la parution du CQFD d’ensuite. D’ici-là, tu as tout le temps d’aller saluer ton kiosquier ou de t’abonner...

« Le sport est un urbanisme de combat » >Dossier. Tony Blair l’avait promis, les conservateurs l’ont fait. L’organisation des Jeux olympiques de Londres a accéléré le nettoyage des quartiers populaires de l’East End et l’éclosion, autour des stades et autres installations sportives, de zones urbaines vouées à la consommation et aux classes sociales à gros pouvoir d’achat. Dans les quartiers, beaucoup voient d’un mauvais œil l’effacement de leur convivialité et de leur mémoire historique. Reportage.

« Grèce : Les JO creusent la dette » > Les propos de Jacques Rogge, président du Comité international olympique, seront bien insuffisants pour éroder l’enthousiasme sportif. « On peut franchement dire que les Jeux de 2004 [à Athènes] ont joué un rôle. Si vous regardez la dette extérieure de la Grèce, deux à trois pour cent peuvent être attribués aux Jeux », a-t-il déclaré dans la capitale hellénique le 27 décembre 2011.

« Gaffe à la charge de l’Éléphant » > Ne comptez pas sur une multinationale pour vous encourager à monter une coopérative ouvrière. Surtout si elle a en projet de délocaliser votre usine vers des contrées au dumping social plus sexy. Mais faut-il vraiment demander la permission ? Chez Fralib, on se demande.

« Dieu est un pilote de Rafale » > « Nous ne sommes pas Dieu, nous ne sommes pas tout-puissants », s’emportait Rony Brauman en mars 2011 après que les premiers missiles occidentaux furent canardés sur la Libye pour, selon la résolution 1976 de l’ONU, « protéger les populations civiles ». L’ex-taulier de Médecins sans frontières se trompait. Tel un Dieu odieux, nous avons engendré tout un monde.

« Mal vivre tue » > Fin mars, en Italie, deux maçons criblés de dettes se sont immolés par le feu, l’un à Bologne, l’autre à Vérone. En Grèce, dans ce pays qui en deux ans a vu doubler le nombre de suicides alors que le taux y était jusqu’alors le plus bas d’Europe, une pratique se répand : celle de s’enfermer dans sa voiture et de se précipiter dans un bassin portuaire. Le 5 avril au matin, sur la place Syngtama d’Athènes, un homme s’est tiré une balle dans la tête.

« Des villes en jeu » > Courir, sauter, franchir des murs, utiliser les reliefs, les immeubles, les obstacles, le mobilier urbain, à l’instar des héros du film Yamakasi, cela s’appelle faire du parkour. Ceux qui pratiquent ce genre d’activité s’autodéfinissent comme des traceurs. CQFD a donné la parole à l’un d’entre eux.

« Non létale, mon œil ! » > Le 27 décembre 2007, quelques centaines d’étudiants manifestent contre la loi LRU dans les rues de Nantes. Arrivés devant le rectorat, après que certains d’entre eux ont réussi à écarter le grillage d’enceinte, ils pénètrent dans le parc qui entoure le bâtiment administratif. Le commissaire Monard, directeur départemental de la sécurité publique, envoie ses troupes composées de gendarmes mobiles, de flics cagoulés des Compagnies départementales d’intervention et de cow-boys de la Bac. Ils encerclent les manifestants et les repoussent à l’extérieur par un portail. Deux ou trois projectiles seraient alors partis depuis les rangs étudiants. Aussitôt, des policiers tirent des balles en caoutchouc à travers les grilles. Deux jeunes sont touchés en pleine tête. Un troisième perdra un œil.

« La tête dans le micro-ondes » > Le populo est peut-être accro à son portable, mais qu’on lui plante une antenne relais au fond de son jardin, et le v’là qu’il s’inquiète et voit rouge. Quasi prêt à mener la fronde pour éviter de se manger un trop plein d’ondes.

« Mais qu’est-ce qu’on va faire de... Lorànt Deutsch » > Lunettes sur le nez, sweet à capuche, sourire sympathique, le p’tit gars Lorànt Deutsch affiche le style cool du type sorti du ruisseau, flâneur amoureux de Paris, ville à laquelle il dédicace son Métronome – L’Histoire de France au rythme du métro parisien (Éditions Michel Lafon, 2009). Encensé par les médias, ce bouquin s’est écoulé à un million cinq cent mille exemplaires, et va être adapté en documentaire pour France 5.

« Un petit Fukushima-sur-Manche ? » > Le 6 avril 2012, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a publié un communiqué de presse tout à fait rassurant à propos de la situation concernant la centrale nucléaire de Penly, en Seine-Maritime. « [Ce matin] vers 7 heures, l’ASN a eu confirmation par EDF qu’il n’y avait plus de fuite dans la pompe primaire numéro un du réacteur numéro deux. Cet incident survenu sur la pompe n’a pas eu de conséquence sur l’environnement. L’ASN a provisoirement classé cet événement au niveau un sur l’échelle INES. »

« Pied-rouge, “idiot utile” ? » > Jeunes français militants, engagés à gauche, ils ont rejoint l’Algérie à partir de 1962 pour aider le nouveau pays à se construire. Avant de plier bagage quelques années plus tard, désenchantés. On les appelle les pieds-rouges, et CQFD a rencontré l’un d’eux.

« L’ennemi est à l’intérieur » > Vaste programme ! Le 4 avril, le juge Thierry Fragnoli a été, à sa demande, dessaisi de « l’affaire Tarnac », au prétexte de « ramener de la sérénité dans ce dossier ». Non pas parce que, visiblement, l’instruction cède le délire tragique au ridicule : bidouillages des enquêteurs, exagération des faits, absence de preuves, manipulations malodorantes entre services de police, surenchères narcissiques d’hommes d’État et de fonctionnaires désireux de gagner des points de carrière… Mais parce que le juge anti-terroriste n’en pouvait plus, selon ses dires, de ces « campagnes de presse relayant des attaques personnelles ». Le pôvre !

« “Tenon” bon » > Chronique Les entrailles de Mademoiselle. Samedi 31 mars dernier, devant l’hôpital Tenon à Paris, des anti-IVG revêtus de robes rouges psalmodient des prières en latin et brandissent des crucifix ou des images de fœtus. Sur le trottoir d’en face, des passants attroupés regardent le groupe d’illuminés se livrer à leurs étranges rituels. Une habitante du quartier se plaint : « Ils sont là tout le temps, on n’en peut plus ! »

« À Barbès, un rêve part en fumée » > Ahmed et Medhi, clandestins tunisiens, racontent leur histoire de vendeurs de clopes à la sauvette. Entre envie de « faire son trou à Paris » et rêves brûlés se dessine l’impasse d’une vie faite de galères quotidiennes, sur fond de chasse aux pauvres… Bienvenue à Barbès !

« Laurent Joffrin se foutrait-il ? » > Chronique Rage dedans. Dans Le Nouvel Observateur (rires), cette semaine, le taulier, Laurent Joffrin, pique une monstrueuse colère contre « l’hebdomadaire mondialement connu The Economist », qui a eu, quelques jours plus tôt, l’à peine croyable effronterie de narrer que « la France » est à son avis « dans le déni des réalités économiques les plus élémentaires », et de lui dispenser une sévère leçon de capitalisme, du style, maintenant, les mangeurs de grenouilles, faut vous réduire la dépense publique, ou sinon vous allez finir comme des putains de Grec(que)s.

« Un infini chagrin » > Chronique Je vous écris de l’usine. Contrairement à la plupart des anciens de l’usine qui n’aspirent qu’à partir en retraite, il y a quelques énergumènes qui s’y refusent obstinément. C’est comme s’ils voulaient mourir sur scène, du moins dans l’atelier ou le bureau. Il y a toujours eu quelques cadres dirigeants qui se sentaient tellement indispensables qu’ils ne voulaient pas partir. Parce qu’ils avaient une pseudo-mission à terminer, pour ne pas laisser la place à un jeune loup aux dents longues, ou pour qu’on ne découvre pas des secrets qui auraient fait tache sur leur CV, même de retraité.

« Mitterrand et l’Algérie » > Les vieux dossiers. En ce temps-là, la prison située dans la partie haute de la casbah d’Alger s’appelait Barberousse, souvenir du célèbre corsaire à la botte de l’empire ottoman. On imagine l’effroi qu’un tel nom pouvait provoquer chez les prisonniers... En cette nuit du 19 juin 1956, Abdelkader Ferradj et Mohamed Ben Zabana marinent eux aussi sûrement dans l’effroi : au premières lueurs de l’aube, ce seront les deux premiers militants du Front de libération nationale (FLN) à être guillotinés. Leur exécution a été actée deux semaines auparavant par la chancellerie française. Le ministre de la Justice, un certain François Mitterrand, a refusé le recours en grâce des deux condamnés.

« Enhardir les esprits ! » > Chronique Cap sur l’utopie ! J’ai devant moi deux livres se flattant d’appeler au dépassement du capitalisme et de la logique productiviste. Survolons-les cauteleusement.

« Dans ta face » > Sardon, d’abord, c’est Vincent : rien à voir avec l’Internationale sardonique qui regroupait les bouffeurs de journalistes aux ordres et qui animait feus PLPL et le Plan B. Vincent Sardon, donc, petit-fils d’anarchiste espagnol et co-inventeur du fanzine Ego comme X. Rien à voir ? Quoique.

« L’action sociale, c’est nous ! » > Ils sont une petite dizaine à occuper deux mille mètres carrés habitables, avec un grand jardin, à quelques encablures du centre-ville de Marseille. Que demande le peuple ! De ne pas se faire expulser par le centre communal d’action sociale. Car, justement, ils en font, du social.

« Le Fric trop puissant » > À Marseille, les autorités sont sur les dents. Un mystérieux groupuscule d’encagoulés est sur le point de frapper un grand coup. Certains experts ont cru déceler la marque d’Al-Qaïda, d’autres la main de mafias corse ou serbo-croate… CQFD est entré en contact avec la cellule de propagande du Front des réfractaires à l’intoxication par la culture (Fric). Romanquête.



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