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Extrêmes droites

A lire : La haine présentable


paru dans CQFD n°124 (juillet-aout-septembre 2014), par Christophe Goby
mis en ligne le 21/10/2014 - commentaires

Si le Front national a été disséqué sous toutes les coutures d’un imper façon Gestapo, d’autres factieux nauséabonds restent moins connus. L’ambition de la revue Agone est d’expliquer ce que pensent les loufoques et barjots tels que Soral et d’autres plus installés comme les aristos des Belles Demeures de France ou du Club de l’horloge, des types pas forcément à l’heure mais toujours au cadran d’une Nouvelle Droite prônant l’alliance bleu blanc rouge, du centre au Front national. Derrière les Belles Demeures, l’on trouve une fondation créée, entre autres, par Maryvonne de Saint-Pulgent qui lui permet de conserver son château tout en ne payant pas trop d’impôts au nom de la sauvegarde du patrimoine historique de la France éternelle.

Entre membres de feue l’UDF – un moment tentés par les discours et les pratiques de l’extrême droite comme Alain Madelin ou Charles Millon, ce dernier poussant le vice ou la cohérence jusqu’à s’allier avec le FN à Lyon – et Européens sauce blanche, découvrez toutes les facettes de ces encostarisés qui se voient aux premières places d’une Europe remise « au pas de l’oie » à grands coups de bottes dans le visage.

D’emblée, on s’intéressera à un article en sous-marin chez les Jeunesses identitaires dont la formation est conforme à l’image que l’on peut se faire d’un mouvement de jeunesse fâcheux : amateurs de gros rouge qui tache et de soupe au cochon, ces jeunes aux dents longues ont un effectif assez restreint, limité à quelques villes où ils peuvent faire du dégât comme à Clermont-Ferrand en janvier 2014. Stéphanie Chauveau a de son côté accompli un travail remarquable autour du pitre Soral qui tend à démontrer le côté spectaculaire du personnage, cette folie égocentrique au cœur des idées totalitaires. De Soral, agitateur machiste à Ciel mon mardi, jusqu’à Soral président d’Egalité et Réconciliation à Ce soir ou jamais, en passant par Soral écrivain chez Ardisson, elle dresse même un plateau statistique des casquettes du clown antisémite dans ses représentations télévisées. Evelyne Pieiller revient sur la relation entre l’œuvre et l’écrivain autour du cas Céline : Mais dis-moi Céline, peut-on lire la prose d’une pourriture ? Plus près de nous, Thierry Discepolo se pose la même question autour du cas « Mohamed » Millet, cet écrivain dégagé de la maison Gallimard, qui encensait le style d’Anders Breivik, le nazi norvégien à la gâchette lourde qui fit une omelette avec 77 jeunes socialistes en 2011. Ou comment l’édition française se serre les coudes autour d’un des siens. Agone se pose donc en revue combattante contre les beaux quartiers de l’extrême droite qui sentent la nausée mais qui se parfument en Dior.

« Les beaux quartiers de l’extrême droite », Revue Agone 54, 2014.

Mini dossier : Extrêmes droites

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Par Christophe Goby


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