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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#192; Dunkerque, les masqueloures n'ont pas vu le Bronx</title>
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		<dc:date>2014-06-13T03:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Julien Brygo</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
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		<dc:subject>semblent souffrir</dc:subject>
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		<dc:subject>Dunkerque</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Veille des Trois Joyeuses 2014, dans un bar branchouille de la plage de Malo-les-Bains, &#224; Dunkerque. Un copiste de La Voix du Nord, joyau du Parti local de la Presse et de l'Argent (PLPA), sirote une bi&#232;re en terrasse. Et pr&#233;dit une apocalypse carnavalesque. Ses petits yeux bleus semblent souffrir de la lumi&#232;re et de l'ambiance carnavalesque qui pr&#233;vaudra le lendemain : &#171; &#192; Saint-Pol-sur-Mer (commune figurant dans la liste des vingt villes les plus pauvres de France), c'&#233;tait chaud ! Des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no121-avril-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;121 (avril 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Julien-Brygo-138" rel="tag"&gt;Julien Brygo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/carnaval" rel="tag"&gt;carnaval&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/c-etait-chaud" rel="tag"&gt;c'&#233;tait chaud&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/commune-figurant" rel="tag"&gt;commune figurant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/petits-yeux" rel="tag"&gt;petits yeux&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Veille des Trois Joyeuses 2014, dans un bar branchouille de la plage de Malo-les-Bains, &#224; Dunkerque. Un copiste de &lt;i&gt;La Voix du Nord&lt;/i&gt;, joyau du Parti local de la Presse et de l'Argent (PLPA), sirote une bi&#232;re en terrasse. Et pr&#233;dit une apocalypse carnavalesque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ses petits yeux bleus semblent souffrir de la lumi&#232;re et de l'ambiance carnavalesque qui pr&#233;vaudra le lendemain : &#171; &lt;i&gt;&#192; Saint-Pol-sur-Mer&lt;/i&gt; (commune figurant dans la liste des vingt villes les plus pauvres de France)&lt;i&gt;, c'&#233;tait chaud ! Des jeunes ont sorti des battes de base-ball, un gars a sorti sa carabine. C'est de plus en plus dangereux. Il va y avoir beaucoup de policiers demain, en civil, mais aussi en uniforme. C'est oblig&#233;, hein&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1064 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH255/p11-petite-synthe_4-7c337.jpg?1768657035' width='400' height='255' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Julien Brygo.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les shots de Jagermeister&#174; nous remontent au collet. Qui sont ces &#171; &lt;i&gt;casseurs&lt;/i&gt; &#187; dont parle son journal ? Une moue. &#171; &lt;i&gt; Bah, on sait pas trop. Y a un journaliste du bureau qui a tent&#233; de passer du temps avec eux, mais je ne sais pas o&#249; &#231;a en est.&lt;/i&gt; &#187; Qu'un journaliste local ose passer plus de dix minutes avec un pauvre nous paraissait d&#233;j&#224; fort suspect. Peu importe. R&#233;mi et moi, pas encore d&#233;guis&#233;s, pas encore peinturlur&#233;s ni m&#234;me pint&#233;s, on flippait. &#192; mort. Et d&#232;s le lendemain, 11 heures p&#233;tantes, on s'est jet&#233;s dans le carnaval, bien d&#233;cid&#233;s &#224; croiser ces &#171; &lt;i&gt;bandes de casseurs&lt;/i&gt; &#187; qui s'en prennent aux carnavaleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Dunkerque, chaque ann&#233;e, ce sont pr&#232;s de quatre mois de festoyades (de d&#233;but janvier &#224; mi-avril), &#171; &lt;i&gt;un d&#233;fil&#233; de haute-biture&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon l'expression d'Ondine Millot, dans un article de Lib&#233;ration.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187; o&#249; les autochtones, berc&#233;s par l'id&#233;e enchanteresse selon laquelle un monde parfait est un monde sans classes sociales, s'adonnent &#224; c&#339;ur joie aux plaisirs de la rencontre inopin&#233;e, de la trinquerie en chapelle d'inconnus&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Faire chapelle &#187;, c'est ouvrir son logis et rassasier les carnavaleux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; ou de la d&#233;ambulation post-digestive avec comme unique boussole un grand p&#233;pin. Diss&#233;quez un estomac de carnavaleux vers 17 heures, vous y trouverez du pudding, de la soupe &#224; l'oignon, du Potsche Vleesch &#8211; viande en gel&#233;e &#8211; et des frites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette ann&#233;e, il a une boule dans le ventre. Ni gel&#233;e, ni confite. Une boule que son journal pr&#233;f&#233;r&#233;, &lt;i&gt;La Voix du Nord&lt;/i&gt;, a r&#233;ussi, en deux articles, &#224; lui visser au corps, &#224; lui et &#224; ses dizaines de milliers de camarades grim&#233;s : les &#171; &lt;i&gt;bandes de casseurs&lt;/i&gt; &#187;. D&#232;s dimanche matin, on entend un peu partout et dans les caf&#233;s qui longent le parcours de la bande les gens qui causent des &#171; &lt;i&gt;15 000 euros de d&#233;g&#226;ts&lt;/i&gt; &#187; contre DK'Bus (groupe V&#233;olia Environnement) en casse de mobilier urbain &#224; Bray-Dunes, des battes de base-ball qui menaceraient les masqueloures et les marcheurs du soir, qui pour le coup auraient remplac&#233; leurs lampes torches par des carabines de foire. Certains pronostiquent m&#234;me le niveau de violence qui s'emparera des Trois Joyeuses (Dunkerque, Citadelle, Rosenda&#235;l). Bagarres ? Coups de couteau dans le dos ? Embrasement g&#233;n&#233;ral ? Combats de tranch&#233;es ? Le cru 2014, ce serait un mix entre le Chicago des ann&#233;es sombres, le Bronx des ann&#233;es fastes et les favelas de Rio, o&#249; r&#232;gnent douceur de vivre et oisivet&#233; insouciante. Des dizaines de chapelles ont &#233;t&#233; annul&#233;es. Des tracts anonymes ont circul&#233; dans les bo&#238;tes aux lettres de Dunkerque pour faire interdire l'alcool &#224; l'avant-bande de la mairie de Dunkerque. Des renforts de police ont &#233;t&#233; appel&#233;s, des vigiles plac&#233;s &#224; l'entr&#233;e de chaque bar du centre-ville. Ambiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fallait les lire les articles de &lt;i&gt;La Voix&lt;/i&gt;. De vrais r&#233;cits &#224; la &#171; 24 heures chrono &#187;, &lt;i&gt;made in&lt;/i&gt; Police nationale. Extraits : &#171; &lt;i&gt;Vers 17 h 30, place Carnot, le parcours des p&#234;cheurs a d&#251; &#234;tre d&#233;vi&#233;. Cela parce qu'un groupe d'individus occupant l'entr&#233;e d'un hall d'immeuble, arm&#233;s de battes de base-ball et de bombes lacrymog&#232;nes, pr&#234;ts &#224; en d&#233;coudre, commen&#231;ait &#224; provoquer les carnavaleux. La police nationale et la police municipale ont bien tent&#233; de les interpeller, mais les perturbateurs ont r&#233;ussi &#224; prendre la fuite, abandonnant leurs armes sur place. Peu de temps apr&#232;s, les policiers ont &#233;t&#233; alert&#233;s qu'un homme arm&#233; d'une carabine &#224; plombs r&#244;dait aux abords de la bande.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Des attroupements gu&#232;re rassurants dans une ambiance patibulaire ont acc&#233;l&#233;r&#233; la fin des festivit&#233;s&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Vers 21 h 30, rue Etienne-Dolet, une quinzaine d'individus ont renvers&#233; une voiturette en la soulevant. Lorsque les policiers sont arriv&#233;s sur les lieux de l'incident, ils ont essuy&#233; des jets de pierre, oblig&#233;s d'utiliser leurs bombes lacrymog&#232;nes pour disperser leurs agresseurs.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Dunkerquois : toujours plus de violences &#224; l'encontre des bandes de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187; Des policiers oblig&#233;s de se d&#233;fendre, des bandes de casseurs, des halls d'immeubles, &#231;a ne vous rappelle rien ? &#192; Saint-Pol-sur-Mer, carnaval ou pas, le quotidien des habitants est fait de ch&#244;mage, d'apartheid social et de mis&#232;re ordinaire. Que le maire mette en place des couvre-feux pour les mineurs, comme ce fut le cas en 2009, et c'est tout le d&#233;sarroi d'une jeunesse abandonn&#233;e &#224; elle-m&#234;me qui explose &#224; la gueule des habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'envoy&#233; sp&#233;cial de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; &#224; Dunkerque le confirme : &#224; part un d&#233;but de baston (vite calm&#233;) apr&#232;s le rigodon final de la bande de Dunkerque, rien. Nada. Que dalle. Pas de casseurs, pas de bandits encarabin&#233;s, pas de malfrats &#171; &lt;i&gt;pr&#234;ts &#224; en d&#233;coudre&lt;/i&gt; &#187;. &lt;i&gt;La Voix du Nord&lt;/i&gt; nous avait encore bien eus. Plusieurs dizaines de milliers de personnes, la plupart charg&#233;es en geni&#232;vre et en houblon&#8230; et un seul d&#233;but de baston. De quoi faire la une de &lt;i&gt;La Voix du Nord&lt;/i&gt;, certes, mais pas de quoi inqui&#233;ter un habitu&#233; des lieux. On les a cherch&#233;s, pourtant, les &#171; d'jeuns &#187; engag&#233;s dans un safari anti-carnavaleux. Mais rien. Que des masqueloures joyeux, enivr&#233;s par le soleil qui br&#251;lait leur maquillage chimique &#8211; et leur peau avec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En p&#233;riode de carnaval, le carnavaleux atteint souvent le quintal &#8211; poids qu'il perd en eau lors du rigodon final. Ce qui lui suffit &#224; &#233;crabouiller de sa carcasse n'importe quel picheloure qui viendrait &#224; lui chauffer les oreilles. Alors on les a suivis, les dr&#244;les d'oiseaux. On s'est br&#251;l&#233; la peau et m&#234;me ce qu'il y a en-dessous. Et on a chant&#233;, jusqu'au bout des Trois Joyeuses : &#171; &lt;i&gt;Si t'es sur le tr&#244;ne, qu'tu finis pas&lt;/i&gt; La Voix du Nord,&lt;i&gt; tu fais vite un bon cac et tu files tout deyors. La la la&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite du dossier Carnaval&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Marseille-ne-fete-rien-dans-la-rue&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marseille&lt;/a&gt; : ne f&#234;te rien dans la rue !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais, Carnaval est &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Plus-que-jamais-Carnaval-est-une&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une h&#233;r&#233;sie&lt;/a&gt; : interview d'Al&#232;ssi dell'Umbria.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Montpellier-Comment-interdire-ce&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Montpellier&lt;/a&gt; : Comment interdire ce qui l'est d&#233;j&#224; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Polices-et-politiques-contre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Polices et politiques&lt;/a&gt; contre Carnaval en deux rounds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Commissariat-et-musee-contre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Commissariat et mus&#233;e&lt;/a&gt; contre Carnaval en deux rounds.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Selon l'expression d'Ondine Millot, dans un article de &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Faire chapelle &#187;, c'est ouvrir son logis et rassasier les carnavaleux (m&#234;me inconnus) qui tapent &#224; la porte.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Dunkerquois : toujours plus de violences &#224; l'encontre des bandes de carnaval &#187;, &lt;i&gt;La Voix du Nord&lt;/i&gt;, 25/02/2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Montpellier : Comment interdire ce qui l'est d&#233;j&#224; ?</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Des pailhassous parmi d'autres</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Benoit Guillaume</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
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		<dc:subject>carnaval</dc:subject>
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		<dc:subject>interdire Carnaval</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Chaque mardi gras depuis 20 ans, un simple rendez-vous est donn&#233; &#224; 19 h sur la place embl&#233;matique du vieux-centre de Montpellier, le Peyrou. Longtemps organis&#233; par la mairie ou un comit&#233; carnavalesque, le carnaval de Montpellier s'est fait &#233;tudiant dans les ann&#233;es 1980. 1990, c'est l'ann&#233;e o&#249; le d&#233;funt G.Fr&#234;che, le proconsul de Septimanie, a prononc&#233; sa mise &#224; mort apr&#232;s une nuit passablement agit&#233;e. Mais c'&#233;tait sans compter les groupes poss&#233;d&#233;s de l'esprit de Carnaval... Faisant fi (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no121-avril-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;121 (avril 2014)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chaque mardi gras depuis 20 ans, un simple rendez-vous est donn&#233; &#224; 19 h sur la place embl&#233;matique du vieux-centre de Montpellier, le Peyrou.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Longtemps organis&#233; par la mairie ou un comit&#233; carnavalesque, le carnaval de Montpellier s'est fait &#233;tudiant dans les ann&#233;es 1980. 1990, c'est l'ann&#233;e o&#249; le d&#233;funt G.Fr&#234;che, le proconsul de Septimanie, a prononc&#233; sa mise &#224; mort apr&#232;s une nuit passablement agit&#233;e. Mais c'&#233;tait sans compter les groupes poss&#233;d&#233;s de l'esprit de Carnaval...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1063 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH627/p10-bgcarnaval010-72638.jpg?1768657584' width='400' height='627' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Beno&#238;t Guillaume.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Faisant fi des troubles &#224; l'ordre public, vitrines cass&#233;es et fa&#231;ades barbouill&#233;es, Carnaval est r&#233;apparu en 1995. Et m&#234;me &lt;i&gt;Midi Libre&lt;/i&gt; s'&#233;tait enthousiasm&#233; pour &#171; &lt;i&gt;le d&#233;lirant cirque ambulant du carnaval des anarchistes. Une cohorte d'hurluberlus grim&#233;s et d&#233;guis&#233;s, qui parcourent les rues de la ville au son des tam-tams et de la fanfare, voil&#224; enfin un mardi gras digne d'int&#233;r&#234;t &#224; Montpellier.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Vivement l'ann&#233;e prochaine.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans l'&#233;dition du 02/03/1995.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187; &#171; Alternatif &#187; ou encore qualifi&#233; de &#171; carnaval des anarchistes &#187;, des &#171; squatteurs &#187;, des &#171; autonomes &#187; ou des &#171; gueux &#187;, aucune &#233;tiquette ne r&#233;ussira toutefois &#224; le sortir de son cycle mill&#233;naire ni &#224; d&#233;l&#233;gitimer ses praticiens en les r&#233;duisant &#224; un mouvement social discr&#233;ditant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce carnaval qui perdure encore aujourd'hui. Qui ne se soumet ni au mod&#232;le &#171; costazur&#233;en &#187; de Nice la t&#233;l&#233;g&#233;nique ni au rituel ancestral initiatique ni au carnaval &#171; pour enfants &#187;, en spiderman ou princesse, men&#233; par les fossoyeurs de l'animation socioculturelle dans les &#233;coles de la R&#233;publique. Son ind&#233;pendance, il l'affirme contre toute complaisance, que ce soit vis-&#224;-vis des institutions &#171; subventionneuses &#187; ou de ceux qui voudraient le r&#233;duire &#224; une manif contestataire ; il la justifie sans autorisation officielle ; il l'&#171; organise &#187; avec la gratuit&#233; &#224; tous les &#233;tages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un char &#224; l'effigie de Pasqua tir&#233; par un pailhassa&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pailhassa : costume traditionnel du Languedoc fait de superposition de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; sous le regard m&#233;dus&#233; d'un flic illustre la diversit&#233; du carnaval montpelli&#233;rain : m&#233;lange de certains rituels et de contestation, sur une base de renversement des valeurs et d'occupation de l'espace public. Carnaval n'attend pas qu'on lui remette les clefs de la ville, il les prend et les conchie.
Bien s&#251;r, au d&#233;but, existait un &#171; Kollectif Karnaval &#187; mais ce collectif avait comme objectif premier sa dissolution rapide et d&#233;finitive. En effet, quel sens aurait une f&#234;te qui se d&#233;clare libre, gratuite, inorganis&#233;e, incontr&#244;l&#233;e, subversive et populaire, si elle conservait une t&#234;te ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, la tradition a op&#233;r&#233;, et, chaque ann&#233;e, des centaines de personnes s'emparent du mardi gras laissant au calendrier le soin de fixer le rendez-vous &#224; la catharsis. Pendant neuf ans, ils se sont vus &#171; tol&#233;r&#233;s &#187; dans le vieux-centre, non sans quelques confiscations de chars ou barrages des municipaux. Les forces de l'ordre se tenant assez loin du d&#233;sordre, encadrant m&#234;me le passa-carri&#232;ra&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Passa-carri&#232;ra : genre de d&#233;fil&#233;, de cort&#232;ge populaire.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. On compte au moins 2 000 personnes en 2004, ann&#233;e o&#249; le pr&#233;fet de Sarkozy, fra&#238;chement d&#233;barqu&#233;, lance le rod&#233;o avec ses pailhassas version robocop, tabassages, BAC en civil provocatrice. Premi&#232;res vitrines bris&#233;es depuis 1995, comparutions imm&#233;diates &#224; l'aveugle, peines de prison ferme&#8230; Fin d'une &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, on alterne entre relative tol&#233;rance et r&#233;pression f&#233;roce. Cette ann&#233;e les personnes arr&#234;t&#233;es ont &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;es sans poursuite. Les derniers proc&#232;s, en 2011, n'ont pas donn&#233; lieu &#224; de la prison ferme et les amendes ont &#233;t&#233; prises en charge par un comit&#233; de soutien encore actif aujourd'hui sous forme de collectif anti-r&#233;pression. Les autorit&#233;s auraient pu s'en douter : comme en 2004, taper trop fort sur le carnaval oblige &#224; s'organiser. Et pour la flicaille et pour les carnavaliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car l'absence de d&#233;cision et de concertation pourrait &#234;tre la sp&#233;cificit&#233; du carnaval de Montpellier : l'inorganisation la plus pure. On br&#251;le les chars l&#224; o&#249; &#231;a tombe, cette ann&#233;e un char &#171; chiott'sec &#187; &#224; porteurs a &#233;t&#233; br&#251;l&#233; sur une place bourgeoise aux pieds des traditionnels palmiers montpelli&#233;rains et des touristes install&#233;s aux tables des restaurants, tout simplement parce qu'il s'&#233;tait cass&#233; l&#224; et devenait intransportable. Tout s'est pass&#233; autour de cet incident, on a farandol&#233; au son des grailles&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Graille : hautbois traditionnel languedocien.&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;, autour des b&#251;chers dans une rue en pente, devant les caf&#233;s. Ce qui n'emp&#234;che pas Carnaval de se pr&#233;parer, mais les choses ne sont pas forc&#233;ment coordonn&#233;es, ni connues par tout le monde. Une chose est s&#251;re : la musique est l'indispensable moteur du charivari, qu'elle emprunte au registre traditionnel ou exotique, voire aux deux, c'est elle qui m&#232;ne la danse. Les grailles et les cuivres c&#244;toient les batucadas et s'y m&#233;langent sans qu'aucun ne s'y perde, tous y gagnent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes oui, Carnaval ne passe pas inaper&#231;u, il ne chausse pas les patins de grand-m&#232;re avant d'entrer par effraction dans le centre-ville et il donne du travail aux vitriers et peintres. Carnaval a accouch&#233; d'une tradition d'affichage sauvage qui ne s'est jamais d&#233;mentie malgr&#233; une cr&#233;ativit&#233; plut&#244;t d&#233;cri&#233;e dans cette ville polic&#233;e. Mais, surtout, au-del&#224; de quelques menues traces laiss&#233;es, c'est la musique, les cris, les rires, le bruit, les danses et les chars qui marquent, qui restent en m&#233;moire des carnavaliers et des habitants du centre-ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e, la &lt;i&gt;Gazette de Montpellier&lt;/i&gt; titre : &#171; Faut-il interdire Carnaval ? &#187;, le journaliste se faisant le porte-voix du pr&#233;sident de la CCI et de l'adjoint &#224; la s&#233;curit&#233; de la mairie... Mais comment interdire ce qui l'est d&#233;j&#224; ? Le cycle continue...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite du dossier Carnaval&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Marseille-ne-fete-rien-dans-la-rue&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marseille&lt;/a&gt; : ne f&#234;te rien dans la rue !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais, Carnaval est &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Plus-que-jamais-Carnaval-est-une&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une h&#233;r&#233;sie&lt;/a&gt; : interview d'Al&#232;ssi dell'Umbria.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Polices-et-politiques-contre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Polices et politiques&lt;/a&gt; contre Carnaval en deux rounds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Commissariat-et-musee-contre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Commissariat et mus&#233;e&lt;/a&gt; contre Carnaval en deux rounds.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Dans l'&#233;dition du 02/03/1995.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pailhassa : costume traditionnel du Languedoc fait de superposition de morceaux de chiffons qui d&#233;signe m&#233;tonymiquement le participant au carnaval.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Passa-carri&#232;ra : genre de d&#233;fil&#233;, de cort&#232;ge populaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Graille : hautbois traditionnel languedocien.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Polices et politiques contre Carnaval en deux rounds</title>
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		<dc:date>2014-06-11T02:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe Goby, Nicolas Arraitz, Sonia Retamero</dc:creator>


		<dc:subject>Bruegel l'Ancien</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Charivari saint-affricain &#192; Saint-Affrique, dans l'Aveyron, un carnaval des enfants sauvages se r&#233;invente depuis trois ans. Et cette ann&#233;e, des forces antagoniques se sont affront&#233;es &#224; la nuit tombante. Ce carnaval n'est ni d&#233;clar&#233;, ni autoris&#233;. Samedi 29 mars, il s'est d&#233;sordonn&#233; dans une longue d&#233;ambulation avec &#224; la cl&#233; jugement du caramentrant et b&#251;cher, comme veut la tradition. L&#224;, nous d&#233;crit un membre du collectif des enfants sauvages &#171; c'&#233;tait la &#8220;f&#233;e &#233;lectricit&#233;&#8221;, avec sa t&#234;te (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no121-avril-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;121 (avril 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/carnaval-n-est" rel="tag"&gt;carnaval n'est&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Charivari saint-affricain&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; Saint-Affrique, dans l'Aveyron, un carnaval des enfants sauvages se r&#233;invente depuis trois ans. Et cette ann&#233;e, des forces antagoniques se sont affront&#233;es &#224; la nuit tombante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce carnaval n'est ni d&#233;clar&#233;, ni autoris&#233;. Samedi 29 mars, il s'est d&#233;sordonn&#233; dans une longue d&#233;ambulation avec &#224; la cl&#233; jugement du caramentrant et b&#251;cher, comme veut la tradition. L&#224;, nous d&#233;crit un membre du collectif des enfants sauvages &#171; &lt;i&gt;c'&#233;tait la &#8220;f&#233;e &#233;lectricit&#233;&#8221;, avec sa t&#234;te de sorci&#232;re, une chemin&#233;e de centrale nucl&#233;aire sur la t&#234;te et chevauchant une &#233;olienne. Plus de 600 &#233;oliennes sont en instance de construction par ici et une rude bataille est amorc&#233;e pour emp&#234;cher ce projet d&#233;lirant.&lt;/i&gt; &#187; La procession, dans cet entre-deux tours d'&#233;lections municipales, souille la permanence PS avec un m&#233;lange &#224; l'aspect excr&#233;mentiel, qui s'av&#232;re &#234;tre du cacao, de l'argile et du sable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perception et la mairie font les frais de la m&#234;me farce. Le soir venu, une provocation entra&#238;ne quelques carnavaliers dans la mairie, o&#249; ils se retrouvent enferm&#233;s. Une porte entrebaill&#233;e et, par magie, &#171; &lt;i&gt;Carnaval ouvre un espace de libert&#233;, celui-ci se peuple ensuite naturellement des &#233;motions de son &#233;poque&lt;/i&gt; &#187;, raconteront-ils. Solidaires, les autres rappliquent pour les d&#233;livrer. S'ensuit une rixe digne de Romans 1580&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur cette &#233;meute m&#233;morable dans la Dr&#244;me, voir Emmanuel Leroy-Ladurie, Le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; entre enfants sauvages et une milice municipale escort&#233;e par la gendarmerie. Alain Fauconnier, maire au nom pr&#233;destin&#233; pour la chasse aux passereaux, fait aussi le coup de poing. &#171; &lt;i&gt; Il joue admirablement bien son personnage. Il est dans son r&#244;le les autres jours de l'ann&#233;e aussi&lt;/i&gt; &#187;, reconnaissent les carnavaliers, qui ont re&#231;u des d&#233;charges de Taser. Le maire r&#233;agit dans&lt;i&gt; La D&#233;p&#234;che du Midi&lt;/i&gt; : &#171; &lt;i&gt;On peut s'amuser, mais il est intol&#233;rable qu'une bande de voyous rentre dans la mairie. F&#233;licitations aux jeunes citoyens saint-affricains qui sont venus la prot&#233;ger pour que le scrutin ait lieu aujourd'hui, parce que l'objectif de l'intrusion &#233;tait certainement de s'emparer des urnes. Au conseil municipal, dimanche prochain, il faudra &#234;tre tr&#232;s clair sur ceux qui ont voulu discr&#233;diter une ville la veille d'une &#233;lection.&lt;/i&gt; &#187; La parole est donc au peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christophe Goby&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Cadix : &lt;i&gt;&#161; Viva el Carnaval chiquito !&lt;/i&gt;&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1065 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH429/p11-pieter_bruegel-3fdbe.jpg?1768650805' width='400' height='429' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Pieter Bruegel.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le carnaval de Cadix, tr&#232;s populaire et peu touristique &#8211; on y fait la mis&#232;re aux non-d&#233;guis&#233;s ! &#8211;, existe depuis la fin du XVe si&#232;cle. On dit que ce sont des marchands et navigateurs g&#234;nois, v&#233;nitiens ou florentins qui apport&#232;rent cette tradition dans leurs bagages. Ils invitaient dans leurs palais la bonne soci&#233;t&#233; locale &#224; se travestir et &#224; c&#233;l&#233;brer l'orgiaque combat entre Don Carnal et Do&#241;a Cuaresma (Sieur Charnel et Dame Car&#234;me). Le petit peuple, qui assistait &#224; ces agapes depuis la rue, s'empara de la f&#234;te et la transf&#233;ra &#224; l'air libre o&#249;, depuis, il revendique avec enthousiasme son d&#233;sir de jouissance. Certains connaisseurs affirment que l'identit&#233; particuli&#232;re de ce carnaval vient en fait du Mezzogiorno, le chant des &lt;i&gt;chirigotas&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;coros&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;cuartetos&lt;/i&gt; et autres &lt;i&gt;comparsas&lt;/i&gt; rappelant la truculence des op&#233;rettes et du th&#233;&#226;tre de rue napolitains, o&#249; finesse des mots d'esprit et grossi&#232;ret&#233; des invectives font bon m&#233;nage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces groupes vocaux r&#233;p&#232;tent toute l'ann&#233;e dans l'arri&#232;re-salle d'un bar ou le si&#232;ge d'une association taurine. Ils d&#233;tournent des chansons &#224; succ&#232;s en y greffant des paroles satiriques de leur cru, dans une joyeuse parodie de la vie politique et des traits de caract&#232;re locaux, pleine de sarcasmes et de critique sociale. Au XVIIIe si&#232;cle, les autorit&#233;s tent&#232;rent de juguler cette &#171; &lt;i&gt;Fiesta Grande&lt;/i&gt; &#187; trop pa&#239;enne, et Franco l'interdira pendant les quarante ans de sa triste dictature, mais les habitants de Cadix ont su contourner les prohibitions, au besoin en se donnant rendez-vous dans les bars pour s'y d&#233;guiser, boire et chanter jusqu'&#224; point d'heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un concours de la meilleure chorale &#8211; d&#251;ment grim&#233;e, comme cette &lt;i&gt;chirigota&lt;/i&gt; engonc&#233;e dans une poche de placenta g&#233;ante, o&#249; douze f&#339;tus entonnaient &#171; &lt;i&gt;Moi je ne sors pas d'ici !&lt;/i&gt; &#187; &#8211; se tient chaque ann&#233;e au th&#233;&#226;tre de Falla, en pr&#233;sence des notables. Le public du poulailler ne se prive pas de chambrer les bourgeois, les banquiers et les politiques pr&#233;sents, de sorte que le spectacle se d&#233;roule autant dans les trav&#233;es que sur sc&#232;ne &#8211; l'ind&#233;boulonnable Te&#243;fila Mart&#237;nez, maire de Cadix originaire de Santander, se fait r&#233;guli&#232;rement traiter de &#171; &lt;i&gt;sorci&#232;re du Nord&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela dure officiellement dix jours, mais le &#171; &lt;i&gt;Carnaval de los jartibles&lt;/i&gt; &#187; (&#171; infatigables &#187;, &#171; p&#233;nibles &#187;), ou &lt;i&gt;Carnaval chiquito&lt;/i&gt;, occupe encore les rues jusqu'au troisi&#232;me week-end, et c'est l&#224;, sur les places et dans les caf&#233;s, que la gouaille et la cr&#233;ativit&#233; populaires explosent au grand jour. Loin de l'&#233;l&#233;gance des mascarades v&#233;nitiennes, les d&#233;guisements de Cadix sont bricol&#233;s &#224; la maison et riches en d&#233;lires surr&#233;alistes. Chaque carnavalier se transforme en acteur d&#233;vergond&#233;, incarnant la caricature qu'il s'est choisie, lan&#231;ant &#224; la vol&#233;e des piques et des saillies rarement innocentes. Cette autod&#233;rision s'exprime d'ailleurs tout au long de l'ann&#233;e au comptoir des tavernes, sur le port, sur les march&#233;s. &#171; &lt;i&gt;J'en ai trouv&#233; un ! J'en ai trouv&#233; un ! J'ai couru le dire &#224; mon p&#232;re, &#224; ma m&#232;re, &#224; mes voisins, mais personne ne m'a cru : j'ai crois&#233; un mec avec un CDI !&lt;/i&gt; &#187; Cadix, qui d&#233;tient le record europ&#233;en de ch&#244;mage, se moque de la crise qui la frappe depuis bient&#244;t toujours, annon&#231;ant le slogan du mois de mai 2011 : &#171; &lt;i&gt;C'est pas une crise, c'est une arnaque !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2013, les flics, suppos&#233;ment appel&#233;s par un riverain grincheux, ont matraqu&#233; les participants au &lt;i&gt;carnaval chiquito&lt;/i&gt; et d&#233;tenu quatre d'entre eux. Le lendemain, un communiqu&#233; exigeait la lib&#233;ration des enchrist&#233;s tout en d&#233;plorant le &#171; &lt;i&gt;manque de bol&lt;/i&gt; &#187; : &#171; &lt;i&gt;Avoir bu et chant&#233; sous le balcon du seul individu en ville qui doit se lever le matin pour aller bosser !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sonia Retamero et Nicolas Arraitz.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite du dossier Carnaval&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Marseille-ne-fete-rien-dans-la-rue&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marseille&lt;/a&gt; : ne f&#234;te rien dans la rue !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais, Carnaval est &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Plus-que-jamais-Carnaval-est-une&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une h&#233;r&#233;sie&lt;/a&gt; : interview d'Al&#232;ssi dell'Umbria.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Commissariat-et-musee-contre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Commissariat et mus&#233;e&lt;/a&gt; contre Carnaval en deux rounds.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sur cette &#233;meute m&#233;morable dans la Dr&#244;me, voir Emmanuel Leroy-Ladurie, &lt;i&gt;Le Carnaval de Romans&lt;/i&gt;, Gallimard, 1979.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Commissariat et mus&#233;e contre Carnaval en deux rounds</title>
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		<dc:date>2014-06-10T03:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jeanne Carratala, Professeur Proutska&#239;a</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Benoit Guillaume</dc:subject>
		<dc:subject>d'un</dc:subject>
		<dc:subject>policiers</dc:subject>
		<dc:subject>center</dc:subject>
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		<dc:subject>Canebi&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>nuit tomb&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>carnavaliers</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;16 mars, &#224; la nuit tomb&#233;e L'arriv&#233;e sur La Canebi&#232;re est encore festive, mais plus on s'approche du commissariat, plus la tension est palpable. La musique fait chalouper, tandis que certains crient et r&#233;clament la lib&#233;ration de leurs camarades. Les renforts policiers tardent &#224; se rapatrier depuis La Plaine. La Canebi&#232;re est bloqu&#233;e. Au milieu de la voie, deux bus patientent. Le tram est &#233;galement &#224; l'arr&#234;t. Le conducteur pose son menton au creux de sa main et regarde les carnavaliers qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no121-avril-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;121 (avril 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/center" rel="tag"&gt;center&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mars" rel="tag"&gt;mars&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rue" rel="tag"&gt;rue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/musee" rel="tag"&gt;mus&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Canebiere" rel="tag"&gt;Canebi&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/nuit-tombee" rel="tag"&gt;nuit tomb&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/carnavaliers" rel="tag"&gt;carnavaliers&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;16 mars, &#224; la nuit tomb&#233;e&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1061 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH278/p08-bgcarnaval007-10b3e.jpg?1768665948' width='400' height='278' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Beno&#238;t Guillaume.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e sur La Canebi&#232;re est encore festive, mais plus on s'approche du commissariat, plus la tension est palpable. La musique fait chalouper, tandis que certains crient et r&#233;clament la lib&#233;ration de leurs camarades. Les renforts policiers tardent &#224; se rapatrier depuis La Plaine. La Canebi&#232;re est bloqu&#233;e. Au milieu de la voie, deux bus patientent. Le tram est &#233;galement &#224; l'arr&#234;t. Le conducteur pose son menton au creux de sa main et regarde les carnavaliers qui animent la rue de leurs danses. Deux automobilistes et les passagers d'un car priv&#233; engueulent les bloqueurs. Le dialogue est tendu, mais rien ne bouge. &#171; &lt;i&gt;C'est la faute aux flics ! On faisait carnaval, ils ont attaqu&#233; ! &lt;/i&gt; &#187; Les automobilistes repartent bredouilles, tandis que le chauffeur du car descend parler aux policiers, en ayant pris soin d'enfermer ses clients qui, tels des b&#234;tes encag&#233;es, provoquent les carnavaliers en montrant leurs fesses aux fen&#234;tres. Deux poubelles sont renvers&#233;es. Un homme s'avance et enflamme un premier conteneur. Des policiers en civil attaquent. Vitesse, pr&#233;cision et violence. Technique rod&#233;e : frappe chirurgicale, couloir sanitaire. D'un mouvement brusque, ils avalent un carnavalier, le d&#233;vorent de coups pendant que les escadrons profitent de la surprise pour avantager leurs positions. Cinq personnes de plus sont arr&#234;t&#233;es. Les poubelles fondent. La musique s'est tue. Les m&#233;dias parleront de &#171; &lt;i&gt;gu&#233;rilla urbaine&lt;/i&gt; &#187; et oublieront Carnaval, son histoire et sa parole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeanne Carratala&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;MuCEM : &#224; l'endroit de l'envers&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1062 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH356/p08-bgcarnaval-cqfd001-2c6f8.jpg?1768660339' width='400' height='356' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Beno&#238;t Guillaume.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Printemps 2013, apr&#232;s cinq ans de silence, arrive dans ma bo&#238;te aux lettres un contrat de cession de droits d'auteur en provenance du MuCEM. &#201;ternel &#233;tudiant en ethnographie, j'avais eu l'insigne honneur de me faire rembourser un billet &lt;i&gt;low-cost&lt;/i&gt; &#224; destination d'un terrain d'&#233;tude carnavalesque. Six semaines de recherche, des dons d'objets, des films, des photographies&#8230; Ce courrier raviva en moi le sentiment de l'exploit&#233;, toujours reconnaissant du plus petit int&#233;r&#234;t que l'institution peut porter &#224; son travail. Apr&#232;s moult d&#233;sillusions et col&#232;res, j'&#233;tais tout de m&#234;me impatient de d&#233;couvrir l'exposition &#171; Le monde &#224; l'envers &#8211; Carnavals et mascarades d'Europe et de M&#233;diterran&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que l'expo allait bien pouvoir montrer d'un fait social qui n'est qu'exp&#233;rience ? Les confr&#232;res carnavaliers de La Plaine marseillaise m'avaient charri&#233; en insinuant que je collaborais &#224; une c&#233;l&#233;bration mortif&#232;re. Le jour de l'inauguration, j'arrivais devant le mus&#233;e, o&#249; un groupe manifestait son soutien aux inculp&#233;s du carnaval moisissant aux Baumettes. Carnaval aurait d&#233;sormais droit de cit&#233; au mus&#233;e mais pas dans la rue ? Si on ne peut accuser le MuCEM d'enterrer Carnaval (ce serait lui donner trop de pouvoir), on peut en revanche lui reprocher de se d&#233;solidariser du vrai. Une fois de plus, les ethnologues pay&#233;s pour r&#233;aliser cette exposition ont jou&#233; aux autruches, la t&#234;te plong&#233;e dans des plateaux d'hu&#238;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MuCEM tente en vain de mettre Carnaval dans ses murs, peut-&#234;tre parce qu'il a besoin de Carnaval, mais Carnaval n'a pas besoin d'un mus&#233;e pour &#234;tre l&#233;gitime. Sa place reste dans la rue et il s'autol&#233;gitime en faisant usage de la tradition, une notion &#224; laquelle certains sont r&#233;fractaires parce qu'assimil&#233;e au cours du XXe si&#232;cle aux id&#233;ologies r&#233;actionnaires. Pourtant, et on me l'avait fait comprendre &#224; Nice dans les ann&#233;es 1990, la tradition a cette force autol&#233;gitimante : &#171; &lt;i&gt;Mais enfin, monsieur l'agent, nous sommes l&#224; &#224; telle heure parce que c'est tel jour et que chaque ann&#233;e nous sommes l&#224; de cette fa&#231;on !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fin d'exposition, je red&#233;couvris les costumes que m'avaient confi&#233; les indig&#232;nes &#233;tudi&#233;s : au d&#233;part sans grande valeur esth&#233;tique et finalement d&#233;contextualis&#233;s, ces objets se retrouvaient l&#224; d&#233;pouill&#233;s de tout leur sens et r&#233;duits &#224; des faire-valoir de l'exotisme mal assum&#233; du mus&#233;e. J'eus soudain envie de l&#226;cher une caisse. Feu le professeur Gaignebet&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Gaignebet, folkloriste fran&#231;ais (1938-2012) sp&#233;cialiste de Rabelais, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; en aurait s&#251;rement fait autant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Professeur Proutska&#239;a, ethnographe p&#233;tomane.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite du dossier Carnaval&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Marseille-ne-fete-rien-dans-la-rue&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marseille&lt;/a&gt; : ne f&#234;te rien dans la rue !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais, Carnaval est &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Plus-que-jamais-Carnaval-est-une&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une h&#233;r&#233;sie&lt;/a&gt; : interview d'Al&#232;ssi dell'Umbria.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Claude Gaignebet, folkloriste fran&#231;ais (1938-2012) sp&#233;cialiste de Rabelais, du carnaval et du pet.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Marseille : ne f&#234;te rien dans la rue !</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Marseille-ne-fete-rien-dans-la-rue</link>
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		<dc:date>2014-06-09T03:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Arraitz</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Benoit Guillaume</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;En plein cirque &#233;lectoral, le carnaval de La Plaine et de Noailles est soudain pass&#233; de f&#234;te ind&#233;pendante de quartier au statut peu enviable d'affaire d'&#201;tat. Pompiers, flics, presse et juges se sont acharn&#233;s, pendant que le MuCEM pr&#233;tend le taxidermiser. Franchement, jusqu'au dernier moment, on a bien cru que ce carnaval n'aurait pas lieu. Ind&#233;pendant, sans subventions ni autorisation l&#233;gale, il ne d&#233;pend que d'&#233;nergies individuelles se mettant en branle quand elles se trouvent et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no121-avril-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;121 (avril 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Benoit-Guillaume" rel="tag"&gt;Benoit Guillaume&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Arnau-Bach" rel="tag"&gt;Arnau Bach&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Stephanos-Mangriotis-136" rel="tag"&gt;Stephanos Mangriotis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/lieu" rel="tag"&gt;lieu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Noailles" rel="tag"&gt;Noailles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/carnaval" rel="tag"&gt;carnaval&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CRS" rel="tag"&gt;CRS&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/puis" rel="tag"&gt;puis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/carnavals" rel="tag"&gt;carnavals&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/carnavaliers" rel="tag"&gt;carnavaliers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Caramentrant" rel="tag"&gt;Caramentrant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/carnaval-n-aurait" rel="tag"&gt;carnaval n'aurait&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En plein cirque &#233;lectoral, le carnaval de La Plaine et de Noailles est soudain pass&#233; de f&#234;te ind&#233;pendante de quartier au statut peu enviable d'affaire d'&#201;tat. Pompiers, flics, presse et juges se sont acharn&#233;s, pendant que le MuCEM pr&#233;tend le taxidermiser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1058 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;42&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/p07-carnavalhd001-6e6be.jpg?1768650805' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Stephanos Mangriotis/Dekadrage.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Franchement, jusqu'au dernier moment, on a bien cru que ce carnaval n'aurait pas lieu. Ind&#233;pendant, sans subventions ni autorisation l&#233;gale, il ne d&#233;pend que d'&#233;nergies individuelles se mettant en branle quand elles se trouvent et s'associent. Et cette ann&#233;e, apr&#232;s quinze ans d'existence, la paresse semblait vouloir gagner la partie&#8230; Seulement voil&#224; : en 2013, en pleine &#171; ann&#233;e culturelle &#187;, l'escorte polici&#232;re s'&#233;tait faite &#233;crasante et, malgr&#233; tout, Carnaval avait triomph&#233; pour mourir de sa belle mort, dans les flammes du Caramentrant. Ne pas le faire rena&#238;tre de ses cendres en 2014 n'allait-il pas laisser croire &#224; la mar&#233;chauss&#233;e que nous c&#233;dions &#224; son coup de pression ? Pas bon, &#231;a ! Trois semaines avant l'&#233;ch&#233;ance, une petite &#233;quipe de farauds s'est donc attel&#233;e &#224; construire le char Caramentrant dans un hangar du quartier de Noailles, dans le ventre de Marseille l'affam&#233;e mal fam&#233;e. Et, au gr&#233; d'ap&#233;ros inhabituellement constructifs, Caramentrant prendra finalement l'aspect d'un paquebot de croisi&#232;re, avec &#224; sa poupe l'H&#244;tel-Dieu transform&#233; en h&#244;tel cinq &#233;toiles, bien que sa taille et sa silhouette &#233;voquent plut&#244;t une barquette de p&#234;cheur &#8211; comme un saisissant portrait de la schizophr&#233;nie locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce coup-ci, malgr&#233; l'improvisation, le cort&#232;ge a eu un franc succ&#232;s, avec ses pr&#232;s de cinq cents participants, presque tous d&#233;guis&#233;s. &#192; mi-pente de la rue d'Aubagne, la jonction entre carnavaliers de La Plaine et ceux de Noailles s'est effectu&#233;e &#224; grands renforts de jets de farine, color&#233;e ou pas, puis de quelques &#339;ufs volants&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est &#224; l'occasion d'un de ces gestes de bienvenue que la premi&#232;re (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&#8230; Les enfants s'en donnaient &#224; c&#339;ur joie et tout le monde blanchissait &#224; vue d'&#339;il, pour que personne ne reste b&#234;tement spectateur&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sans doute sensible &#224; l'esprit carnavalier qui veut que personne ne reste en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Et, surprise, un couple de motards ouvrait la voie &#224; ce d&#233;fil&#233; non autoris&#233;, comme s'il s'agissait d'un cort&#232;ge minist&#233;riel&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juch&#233;s sur un transfo &#233;lectrique, &#224; l'ombre du buste d'Hom&#232;re, une bande d'enfants sauvages, dont un pr&#233;-ado v&#234;tu de peaux de b&#234;te, ont brandi un drapeau noir au-dessus du nuage blanc et ocre qui recouvrait la foule : &#171; &lt;i&gt;Vive la libert&#233; !&lt;/i&gt; &#187; fut leur cri de ralliement. Un gang de squelettes dansaient sous les yeux ravis des gamins. Des affiches &#233;lectorales vivantes promettaient une &#171; &lt;i&gt;ville blonde platine&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;sans mistral&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;sans habitants&lt;/i&gt; &#187;, recevant moult suffrages farineux en pleine poire. Un Neptune &#224; trogne vermeille cherchait sa mer perdue la veille. Un d&#233;mon cornu mitraillait les gens avec une cam&#233;ra en carton. Une mari&#233;e &#224; t&#234;te de brebis ne se souvenait plus o&#249; elle avait gar&#233; ses amours. Et la ville s'en trouvait enchant&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2013, les CRS avaient tent&#233; de bloquer le d&#233;part du Caramentrant de la place, la BAC avait failli faire d&#233;g&#233;n&#233;rer le cort&#232;ge dans les ruelles de Noailles en alpaguant deux enfarineurs, et une commissaire en uniforme avait tent&#233; d'interdire le feu de joie final. Mais gr&#226;ce &#224; une belle intelligence collective, ces provocations avaient &#233;t&#233; d&#233;samorc&#233;es et la f&#234;te avait bien eu lieu. Certains, du c&#244;t&#233; de l'ordre, l'avaient v&#233;cu comme une humiliation. En 2014, il fallait que &#231;a finisse mal et les pompiers, les CRS, la BAC, puis les journaux et les juges allaient faire en sorte que. &#192; tout prix, m&#234;me en gazant des enfants, en matraquant des passantes, puis en calomniant et en condamnant des carnavaliers en comparution imm&#233;diate &#224; deux mois de prison ferme, assortis de plusieurs mois de sursis, sur la seule foi de t&#233;moignages policiers, pour avoir jet&#233; une canette d'aluminium ou renvers&#233; un conteneur &#224; ordures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce 16 mars 2014, revenu sur la place, le traditionnel proc&#232;s du Caramentrant se d&#233;roula comme il se doit, entre joutes oratoires du proc' et de l'avoc' et chahut sans nom de la foule en d&#233;lire. Le sort du Caramentrant, qui symbolise les menaces pesant sur la cit&#233;, fut vite scell&#233; : &#171; &lt;i&gt;Qu'on le br&#251;le !&lt;/i&gt; &#187; Et on le br&#251;la. Chant des chorales, plainte d'une cornemuse, transe des tambourins, farandole des carnavaliers. Au cr&#233;puscule, le regard des bambins, des parents et de la mari&#233;e se perdait au c&#339;ur des flammes, dans un songe &#224; la fois lointain et ardent o&#249; semblait se consumer tout le malheur du monde. Tout ? Non, car une centurie de f&#233;lons se pr&#233;parait &#224; noyer la f&#234;te dans la violence et la d&#233;solation. Au lieu d'attendre un quart d'heure de plus que le b&#251;cher s'&#233;teigne tout seul, les CRS, sans crier gare, ont tent&#233; d'ouvrir le passage aux pompiers. Dans la bousculade qui s'ensuivit, la lance &#224; incendie fut taillad&#233;e, provoquant un geyser fa&#231;on eau d'artifice. Les flics, qui n'attendaient qu'une occasion, charg&#232;rent. Matraquage, protestations, enfants en pleurs, nuage de gaz lacrymo, grenade assourdissante. Les chaises du bar voisin et un madrier rougeoyant z&#233;br&#232;rent l'air du soir. Un temps, la farandole reprit autour du feu sauv&#233; des eaux. Puis quelqu'un cria qu'un carnavalier venait d'&#234;tre arr&#234;t&#233; et transf&#233;r&#233; au commissariat de Noailles&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1060 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH253/p09-bgcarnaval009-c6d26.jpg?1768658198' width='500' height='253' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Beno&#238;t Guillaume.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Par l'acharnement r&#233;pressif d&#233;cha&#238;n&#233; contre elle, une simple f&#234;te de quartier devient un enjeu strat&#233;gique. Ce qui met au d&#233;fi les carnavaliers, s'ils ne veulent pas voir leur joyeux charivari englouti par la parano&#239;a m&#233;diatico-polici&#232;re &#8211; l'an prochain, on pourrait brandir des kalachs en carton ! &#8211;, de d&#233;velopper une vraie r&#233;flexion collective, sans jamais perdre de vue l'essentiel : le plaisir de pr&#233;parer et de vivre ce moment de libert&#233;. La pr&#233;fecture veut r&#233;duire Carnaval &#224; une manif d&#233;guis&#233;e pour mieux l'isoler. L'affrontement a clairement &#233;t&#233; voulu par la police. Repousser le premier assaut et retarder l'extinction du feu de joie &#233;tait l&#233;gitime, mais descendre au commissariat pour &#171; &lt;i&gt;exiger la lib&#233;ration de nos camarades&lt;/i&gt; &#187; fut sans doute une erreur. C'&#233;tait aller au combat sur un terrain d&#233;favorable, dans un rituel impos&#233; o&#249; les carnavaliers avaient tout &#224; perdre &#8211; cinq d&#233;tenus de plus apr&#232;s deux heures de blocage. Ce qui a permis &#224; &lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt; de mettre en sc&#232;ne une inversion radicale de la r&#233;alit&#233; : une foule avin&#233;e agressant des forces de l'ordre sur la d&#233;fensive. Dans un pays o&#249; l'espace public est de moins en moins public et l'&#201;tat de plus en plus omnipr&#233;sent, on oublie trop qu'il n'y a rien de plus subversif que de prendre l'initiative en ignorant le pouvoir, au lieu de toujours se d&#233;finir par rapport &#224; lui. Il y aura dix fois plus de participants aux r&#233;unions de soutien aux inculp&#233;s qu'&#224; la construction du Caramentrant. Tant mieux, si les m&#234;mes &#233;nergies sont toujours l&#224; pour pr&#233;parer, fabriquer et s'amuser l'ann&#233;e prochaine !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ironie du calendrier, une exposition sur les carnavals a &#233;t&#233; inaugur&#233; une semaine plus tard au MuCEM. On y c&#233;l&#232;bre &#171; &lt;i&gt; le rire, la d&#233;rision, la transgression&lt;/i&gt; &#187;, et le carnaval de La Plaine, matraqu&#233; et menac&#233; au-dehors, a sa place dans le mus&#233;e&#8230; Si Carnaval est symboliquement le triomphe momentan&#233; d'un renversement du monde, d'une subversion du r&#233;el, l'institution mus&#233;ale, en l'empaillant et en le sanctifiant, op&#232;re une deuxi&#232;me inversion. C'est donc bien une remise &#224; l'endroit, une mise au pas et finalement un enterrement de cette f&#234;te sauvage que, main dans la main, nous ont programm&#233;s le pr&#233;fet et le commissaire d'exposition.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1059 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/p08-after-2f15c.jpg?1768658198' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo d'Arnau Bach.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;fi, entend-on au fil des bavardages, c'est de faire vivre et grandir le carnaval dans l'imaginaire de la ville. Renforcer les liens avec les quartiers&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La f&#234;te du Panier, vitrine client&#233;laire du cacique Gu&#233;rini, vient d'&#234;tre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, les associations, les voisins, les enfants &#8211; on pourrait construire un Caramentrant des minots avec les minots. Tisser des liens avec d'autres carnavals, pr&#233;voir une conf&#233;rence de presse &#171; internationale &#187; une semaine avant l'&#233;dition 2015. Inviter des chorales et des fanfares d'autres r&#233;gions. F&#234;ter la lib&#233;ration des d&#233;tenus par un repas de bienvenue o&#249; serait publiquement expos&#233;e la version des carnavaliers sur la journ&#233;e du 16 mars. Organiser des causeries gesticul&#233;es et des projections de films sur les traditions carnavalesques &#224; travers le monde et l'histoire. Multiplier les ateliers de construction de chars, de masques, d'instruments, de chants&#8230; Imaginer des m&#233;canismes d'autod&#233;fense pour les carnavals &#224; venir, en s'inspirant de l'intelligence collective qui a permis, en 2013, de d&#233;jouer les pi&#232;ges tendus. &lt;i&gt;A l'an que ven, Carnavas !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite du dossier Carnaval&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais, Carnaval est &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Plus-que-jamais-Carnaval-est-une&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une h&#233;r&#233;sie&lt;/a&gt; : interview d'Al&#232;ssi dell'Umbria.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;C'est &#224; l'occasion d'un de ces gestes de bienvenue que la premi&#232;re arrestation a eu lieu. Pour avoir tach&#233; le pantalon d'un flic en civil, un jeune est all&#233; dormir aux Baumettes dans l'attente de son proc&#232;s, le 15 avril dernier.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sans doute sensible &#224; l'esprit carnavalier qui veut que personne ne reste en marge, la Brigade anti-criminalit&#233; mourait d'envie de devenir actrice, &#224; sa mani&#232;re et dans son propre r&#244;le, bien s&#251;r.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La f&#234;te du Panier, vitrine client&#233;laire du cacique Gu&#233;rini, vient d'&#234;tre supprim&#233;e. Elle sera peut-&#234;tre r&#233;invent&#233;e, sans subventions, par les habitants du quartier qui se l'&#233;taient largement appropri&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pour rire du pire</title>
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&lt;p&gt;Parti SimplicisteHaute &#201;cole du CrimeDes villes du Sud... jusqu'&#224; Bruxelles...Y a plus de pause caf&#233; !Sugar LamyClin d'&#339;il de Tunisie : Bient&#244;t l'&#233;t&#233; !&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no121-avril-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;121 (avril 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Chien-mechant-7" rel="tag"&gt;Chien m&#233;chant&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Parti Simpliciste&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1052 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH308/actu-berth-pacteresponsabilite-05862.jpg?1768659280' width='400' height='308' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Berth.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Haute &#201;cole du Crime&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1053 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH387/actu-cqfd_ecolecommerce-beda3.jpg?1768659280' width='400' height='387' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par L.L. de Mars.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des villes du Sud... jusqu'&#224; Bruxelles...&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1054 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH463/actu-fn-119-9-2-0daea.jpg?1768659280' width='400' height='463' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Lasserpe.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Y a plus de pause caf&#233; !&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1055 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH533/actu-non-qualifie_s-2-49355.jpg?1768659280' width='400' height='533' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Pirikk.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sugar Lamy&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1056 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH516/actu-sugar-d6a7d.jpg?1768659280' width='400' height='516' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Charmag.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Clin d'&#339;il de Tunisie : Bient&#244;t l'&#233;t&#233; !&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1057 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH377/actu-tawfiq-cqfd-04-2014-41648.jpg?1768659280' width='500' height='377' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Tawfiq Omrane.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Il serait vain de croire qu'on peut construire sans r&#233;sister et st&#233;rile de r&#233;sister sans construire &#187;</title>
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		<dc:date>2014-06-05T03:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> J&#233;r&#244;me Baschet, Tristan Vebens</dc:creator>


		<dc:subject>Beatriz Aurora</dc:subject>
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		<dc:subject>sans</dc:subject>
		<dc:subject>capitalisme</dc:subject>
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		<dc:subject>lib&#233;r&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>espace lib&#233;r&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>espaces</dc:subject>
		<dc:subject>espace</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avec Adieux au capitalisme &#8211; Autonomie, soci&#233;t&#233; du bien-vivre et multiplicit&#233; des mondes (La D&#233;couverte, 2014), J&#233;r&#244;me Baschet concentre un &#233;tat des lieux tr&#232;s stimulant de la critique sociale actuelle. L'auteur, connu comme chroniqueur de l'&#233;pop&#233;e zapatiste du Chiapas (voirCQFD n&#176;118), est aussi historien du Moyen &#194;ge. On pourrait chercher un lien entre ces deux activit&#233;s en reprenant ce que disait Gustav Landauer : &#171; La forme du Moyen &#194;ge, ce n'&#233;tait pas l'&#201;tat, mais la soci&#233;t&#233;, une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no121-avril-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;121 (avril 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Beatriz-Aurora" rel="tag"&gt;Beatriz Aurora&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/espaces-11213" rel="tag"&gt;espaces&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/espace" rel="tag"&gt;espace&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec &lt;i&gt;Adieux au capitalisme &#8211; Autonomie, soci&#233;t&#233; du bien-vivre et multiplicit&#233; des mondes&lt;/i&gt; (La D&#233;couverte, 2014), &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Jerome-Baschet&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;J&#233;r&#244;me Baschet&lt;/a&gt; concentre un &#233;tat des lieux tr&#232;s stimulant de la critique sociale actuelle. L'auteur, connu comme chroniqueur de l'&#233;pop&#233;e zapatiste du Chiapas (voir&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/On-n-a-pas-a-demander-la&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;118&lt;/a&gt;), est aussi historien du Moyen &#194;ge. On pourrait chercher un lien entre ces deux activit&#233;s en reprenant ce que disait Gustav Landauer : &#171; &lt;i&gt; La forme du Moyen &#194;ge, ce n'&#233;tait pas l'&#201;tat, mais la soci&#233;t&#233;, une soci&#233;t&#233; de soci&#233;t&#233;s&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gustav Landauer, La R&#233;volution, Champ libre, 1974. Gustav Landauer (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187; &#224; quoi fait &#233;cho le &#171; &lt;i&gt;monde o&#249; de nombreux mondes aient leur place&lt;/i&gt; &#187; de l'aspiration zapatiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de rester dans la sid&#233;ration devant l'avalanche du pire ou dans l'attente d'un effondrement qui est peut-&#234;tre d&#233;j&#224; l&#224;, J&#233;r&#244;me Baschet pense que &#171; &lt;i&gt;tant que la croyance (ou simplement la sensation) qu'il n'y a pas d'autre forme sociale viable demeurera in&#233;branl&#233;e, tant que n'aura pas commenc&#233; &#224; prendre consistance la possibilit&#233; d'une organisation non capitaliste de la vie, la plupart d'entre nous continueront de se r&#233;signer &#224; l'&#233;tat de fait ou de promouvoir des arrangements limit&#233;s au sein du d&#233;sastre.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entretien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1050 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH354/p14-bea-01_1_-05d03.jpg?1768989769' width='500' height='354' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Beatriz Aurora.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Qu'est-ce qui conduit le m&#233;di&#233;viste que vous &#234;tes &#224; se pencher sur la question zapatiste et de la fin du capitalisme ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J&#233;r&#244;me Baschet :&lt;/strong&gt; Je suis all&#233; pour la premi&#232;re fois au Chiapas en 1995 et je vis &#224; San Cristobal de Las Casas depuis 1997. Je suppose que si j'avais &#233;t&#233; prof de math ou correcteur de presse, je me serais int&#233;ress&#233; tout autant &#224; l'exp&#233;rience zapatiste. Mais c'est vrai aussi que l'historien a beaucoup &#224; apprendre des zapatistes, qui con&#231;oivent leur lutte comme une r&#233;bellion de la m&#233;moire, contre l'oubli et contre le pr&#233;sent perp&#233;tuel qui domine &#224; l'&#226;ge n&#233;olib&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la lutte zapatiste se d&#233;finit comme anticapitaliste et je partage cette perspective, qui est aussi celle de la &#171; Sexta &#187;, le r&#233;seau plan&#233;taire que l'EZLN appelle &#224; cr&#233;er. Or, &#234;tre anticapitaliste n'a pas de sens si l'on n'envisage pas s&#233;rieusement la possibilit&#233; d'un monde post-capitaliste et, donc, si l'on ne commence pas &#224; rouvrir la r&#233;flexion sur un tel futur. Tout en prenant largement appui sur une exp&#233;rience pr&#233;sente, concr&#232;te et tangible, celle des zapatistes, mon livre lance quelques propositions et voudrait &#234;tre un appel &#224; intensifier la discussion collective sur les mondes non capitalistes que nous voulons, et cela dans une perspective non &#233;tatique, non productiviste et non eurocentrique. Donner plus de consistance &#224; ces possibles hors du capitalisme est un puissant moyen pour vaincre la r&#233;signation ou le d&#233;senchantement, et une source d'&#233;nergie pour nous mettre en mouvement ou acc&#233;l&#233;rer le pas dans la construction, d&#232;s maintenant, d'autres r&#233;alit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous appelez de vos v&#339;ux &#224; la fin de la domination culturelle bas&#233;e sur &#171; &lt;i&gt;les valeurs particuli&#232;res de l'Occident&lt;/i&gt; &#187;, &#224; laquelle devaient se rallier toutes les autres cultures. Ce faisant vous repoussez ce &#171; &lt;i&gt;multiculturalisme qui c&#233;l&#232;bre les diff&#233;rences&lt;/i&gt; &#187; et voudrait figer les cultures dans un face-&#224;-face. Jusqu'o&#249; une culture dans son interaction avec d'autres peut se transformer sans craindre de se perdre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut &#233;videmment en finir avec le faux universalisme europ&#233;en, qui n'est que l'universalisation de valeurs particuli&#232;res, propres &#224; l'Occident. Pour cela, on peut distinguer entre un multiculturalisme syst&#233;mique, qui fait un usage fonctionnel, voire marchandis&#233; des diff&#233;rences et une v&#233;ritable interculturalit&#233; entendue comme dimension n&#233;cessaire d'un projet d'&#233;mancipation radical. Les zapatistes luttent pour &#171; &lt;i&gt;un monde dans lequel il y ait place pour de nombreux mondes&lt;/i&gt; &#187;. Le monde postcapitaliste ne saurait &#234;tre un univers unifi&#233;, soumis &#224; un projet homog&#232;ne. Il suppose au contraire une lib&#233;ration de la multiplicit&#233;. Il est &#233;vident, par exemple, que les Indiens amazoniens, les urbains europ&#233;ens ou les ruraux d'Asie du Sud-Est ne feront pas les m&#234;mes choix de vie et n'auront pas la m&#234;me id&#233;e de ce qu'est le bien-vivre. Il est indispensable non seulement de respecter cette diversit&#233;, mais aussi d'&#234;tre en mesure de surmonter les difficult&#233;s, voire les risques de tensions ou de conflits, qui peuvent en d&#233;couler. Cela ne peut se faire sans une capacit&#233; de compr&#233;hension des autres cultures, sans une disposition &#224; l'&#233;coute, &#224; la relativisation de soi et au dialogue, engag&#233; sur un plan de stricte &#233;galit&#233;. C'est exactement cela que l'on peut nommer interculturalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La ZAD de Notre-Dame-des-Landes, bourgeon quasi zapatiste, pourrait-elle figurer dans ce que vous appelez les &#171; &lt;i&gt;espaces lib&#233;r&#233;s&lt;/i&gt; &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r ! NDDL est tr&#232;s clairement un exemple d'espace lib&#233;r&#233;. Parler d'espaces lib&#233;r&#233;s ne suppose pas qu'ils soient enti&#232;rement soustraits &#224; la domination des logiques capitalistes. Ils ne sont que partiellement lib&#233;r&#233;s et demeurent en butte &#224; la r&#233;pression, aux contraintes syst&#233;miques qui bloquent leur extension et les minent de l'int&#233;rieur. M&#234;me les zapatistes, qui ont sans doute cr&#233;&#233; l'un des &#171; espaces lib&#233;r&#233;s &#187; les plus amples et les plus radicaux que l'on puisse conna&#238;tre aujourd'hui ont bien conscience qu'ils ne sont pas sortis du capitalisme et qu'ils sont au contraire assi&#233;g&#233;s par les pouvoirs qui le servent et par les r&#232;gles &#233;conomiques qui le caract&#233;risent. Un espace lib&#233;r&#233; est donc n&#233;cessairement &#224; la fois un espace de construction et un espace de combat, qui r&#233;siste pour ne pas &#234;tre r&#233;absorb&#233; par la synth&#232;se capitaliste et qui lutte pour s'&#233;tendre. Il serait vain de croire qu'on peut construire sans r&#233;sister, et st&#233;rile de r&#233;sister sans construire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre synth&#232;se essaie de d&#233;jouer &#224; la fois le fantasme du Grand Soir et l'autre, sym&#233;trique, des &#171; petits pas &#187;. Cependant vous prenez un peu le lecteur &#224; contre-pied en &#233;crivant &#171; &lt;i&gt;qu'il est possible d'&#233;tendre la port&#233;e de la notion d'autonomie, pour en faire le principe d'une autre organisation collective g&#233;n&#233;ralis&#233;e, qui n'aurait plus &#224; se dissocier d'un syst&#232;me dominant hostile&lt;/i&gt; &#187;. Qu'entendez-vous par l&#224; ? La coexistence du pouvoir et du non-pouvoir, sur le mod&#232;le du statu quo du Chiapas ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expression que vous soulignez se r&#233;f&#232;re &#224; la perspective centrale du livre : (re)commencer &#224; penser collectivement une organisation sociale post-capitaliste. L'un des chapitres est consacr&#233; &#224; l'autonomie, entendue comme forme d'organisation politique non &#233;tatique. J'analyse ainsi l'exp&#233;rience zapatiste et notamment ses Conseils de bon gouvernement, qui fonctionnent avec des charges &#233;lectives, r&#233;vocables, rotatives, sans r&#233;mun&#233;ration ni avantages mat&#233;riels. Il s'agit ainsi d'&#233;liminer la s&#233;paration entre gouvernants et gouvern&#233;s, ce qui suppose d'inventer en permanence des m&#233;canismes pour lutter contre le risque que cette c&#233;sure se r&#233;introduise. En m&#234;me temps, l'autonomie zapatiste est con&#231;ue comme un espace qui se soustrait aux normes dominantes du capitalisme et de l'&#233;tat, et qui doit, pour cela, leur r&#233;sister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si on se projette dans un monde enti&#232;rement lib&#233;r&#233; de la tyrannie capitaliste, cette n&#233;cessit&#233; de se soustraire et de r&#233;sister &#224; un environnement hostile dispara&#238;t. Et on peut alors penser et mettre en pratique l'autonomie pour elle-m&#234;me, comme forme politique g&#233;n&#233;ralis&#233;e. Les entit&#233;s locales (communes ou autres) gardent la pr&#233;&#233;minence, restent le cadre des choix de vie essentiels et des d&#233;cisions relatives &#224; l'organisation de la vie collective. Mais elles peuvent se coordonner au niveau r&#233;gional, comme le font les Conseils de bon gouvernement zapatistes, mais aussi &#224; des niveaux plus larges, pour traiter des quelques questions qui ne peuvent l'&#234;tre qu'&#224; ces &#233;chelles, notamment les questions &#233;cologiques, ou d'autres touchant par exemple &#224; un r&#233;&#233;quilibrage des ressources. Bien entendu, &#233;viter les d&#233;rives de la d&#233;l&#233;gation de pouvoir est de plus en plus difficile &#224; mesure qu'on s'&#233;loigne du cadre de vie local ; mais si on reste dans une logique conf&#233;d&#233;rale de construction du bas vers le haut, la difficult&#233; n'est pas insurmontable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous &#234;tes tr&#232;s sceptique sur les potentialit&#233;s de &#171; &lt;i&gt;la d&#233;sertion subreptice des formes d'ali&#233;nation capitaliste&lt;/i&gt; &#187;. Selon vous, le risque est grand que des pratiques et relations non capitalistes au sein du syst&#232;me capitaliste soient r&#233;duites &#224; n'&#234;tre que &#171; &lt;i&gt;des adjuvants dont celui-ci a besoin pour se reproduire&lt;/i&gt; &#187;. Mais vous revendiquez ailleurs de &#171; &lt;i&gt;d&#233;gager de nouveaux espaces lib&#233;r&#233;s&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;Aucune &#233;chelle si modeste soit-elle, ne saurait &#234;tre d&#233;pr&#233;ci&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, &#233;crivez-vous. Qu'est-ce qui fait la diff&#233;rence entre un &#171; &lt;i&gt;espace lib&#233;r&#233; modeste&lt;/i&gt; &#187; d'un &#171; &lt;i&gt;adjuvant&lt;/i&gt; &#187; du syst&#232;me ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1051 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH512/p15-bea-fd723.jpg?1768657581' width='400' height='512' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Beatriz Aurora.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Ni Grand Soir ni petits pas, disiez-vous, fort justement. On ne peut s'en remettre ni &#224; l'attente du basculement de la r&#233;volution, ni aux choix de d&#233;sertion des individus ou des micro-collectifs. Il faut aller au-del&#224; de ces deux sc&#233;narios. Il s'agit de construire d&#232;s maintenant dans les luttes, les r&#233;sistances, la vie des collectifs, mais aussi dans les choix individuels consistant &#224; d&#233;faire, dans la mesure du possible, l'emprise que le capitalisme exerce sur nous, &#224; travers le travail, la consommation et la production concurrentielle des subjectivit&#233;s. C'est fondamental, car cela permet notamment d'amplifier l'exp&#233;rimentation d'autres mani&#232;res d'&#234;tre et d'autres relations avec autrui. Travailler &#224; nous d&#233;barrasser des ego comp&#233;titifs, de la vanit&#233; d'avoir raison contre tous les autres et de tant d'attitudes qui r&#233;duisent notre capacit&#233; &#224; agir de mani&#232;re coop&#233;rative est vital pour la suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, il a toujours exist&#233; des espaces de vie non enti&#232;rement domin&#233;s pas les logiques capitalistes ; ils sont m&#234;me n&#233;cessaires &#224; la reproduction du capitalisme. Multiplier les micro-espaces lib&#233;r&#233;s sans qu'ils restent ou redeviennent des adjuvants du syst&#232;me est une question cruciale. Il me semble que la diff&#233;rence ne tient pas vraiment &#224; une question d'&#233;chelle, mais plut&#244;t &#224; la nature du processus. Il s'agit de savoir si on inscrit ou non ces espaces lib&#233;r&#233;s dans une dynamique anticapitaliste. Si oui, ils n'ont de sens qu'&#224; assumer un rapport conflictuel avec ce qui les entoure, notamment parce qu'ils cherchent &#224; cro&#238;tre contre ce qui les environne. Sinon, ils peuvent en effet n'&#234;tre que de petits &#238;lots pour essayer de se prot&#233;ger un tant soit peu du d&#233;sastre g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intensifier la discussion sur les mondes non capitalistes que nous voulons peut aussi servir &#224; cela : inscrire certaines pratiques dans une dynamique plus clairement anticapitaliste. Reposer la question du futur, c'est donc aussi changer le sens de l'action pr&#233;sente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Illustrations&lt;/strong&gt; de &lt;a href=&#034;http://www.beatrizaurora.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Beatriz Aurora&lt;/a&gt;, artiste n&#233;e au Chili de parents r&#233;publicains exil&#233;s. Apr&#232;s le coup d'&#201;tat de Pinochet, gr&#226;ce &#224; la solidarit&#233; internationale, elle s'installe au Mexique. La plus part de ses tableaux r&#233;cents illustrent les diff&#233;rents aspects de la lutte des zapatistes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Gustav Landauer,&lt;i&gt; La R&#233;volution&lt;/i&gt;, Champ libre, 1974. Gustav Landauer (1870-1919) &#233;tait un r&#233;volutionnaire anarchiste allemand.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>AureaSocial : fleur de tous les possibles</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/AureaSocial-fleur-de-tous-les</link>
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		<dc:date>2014-06-03T02:30:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;L'Espagne &#224; terre &#233;conomiquement, quelques centaines d'utopistes occupent un immeuble &#224; Barcelone esp&#233;rant en faire le point de d&#233;ploiement de structures autog&#233;r&#233;es : les coop&#233;ratives int&#233;grales. Conjuguant imagination et lucidit&#233; politique, ils exp&#233;rimentent et posent les jalons de nouveaux rapports humains. Quand on passe devant la fa&#231;ade de l'immeuble sis au 262 de la rue Sardenya, &#224; Barcelone, on ne se doute pas de ce qu'on va trouver &#224; l'int&#233;rieur. &#192; quelques encablures, l'inachev&#233;e (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no121-avril-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;121 (avril 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-immeuble-sis" rel="tag"&gt;l'immeuble sis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Espagne &#224; terre &#233;conomiquement, quelques centaines d'utopistes occupent un immeuble &#224; Barcelone esp&#233;rant en faire le point de d&#233;ploiement de structures autog&#233;r&#233;es : les coop&#233;ratives int&#233;grales. Conjuguant imagination et lucidit&#233; politique, ils exp&#233;rimentent et posent les jalons de nouveaux rapports humains.&lt;a href=&#034;#nb7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Avec l'aide de Nectar pour la traduction.&#034; id=&#034;nh7-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand on passe devant la fa&#231;ade de l'immeuble sis au 262 de la rue Sardenya, &#224; Barcelone, on ne se doute pas de ce qu'on va trouver &#224; l'int&#233;rieur. &#192; quelques encablures, l'inachev&#233;e Sagrada Fam&#237;lia, basilique au baroque d&#233;jant&#233; imagin&#233;e par l'architecte Antoni Gaudi, &#233;lance ses fl&#232;ches vers un ciel plomb&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1048 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH341/p16-bertoyas-d76ca.jpg?1768652129' width='400' height='341' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Bertoyas.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On entre dans l'immeuble de la coop&#233;rative. En ce samedi 29 mars, l'endroit est ferm&#233; au &#171; public &#187; ; seuls quelques militants s'y activent. En semaine la donne est diff&#233;rente. &#171; &lt;i&gt;Il y a des jours o&#249; il y a six, sept activit&#233;s ici ; des centaines de personnes viennent chaque semaine&lt;/i&gt;, indique Jos&#233;, militant anar d'origine andalouse. &lt;i&gt;On peut dire que &#231;a commence &#224; prendre une certaine ampleur. AureaSocial est le point de d&#233;part, le c&#339;ur de toute la Coop&#233;rative int&#233;grale catalane (CIC). &#192; partir d'ici, le r&#233;seau s'&#233;tend jusqu'&#224; l'ensemble de la p&#233;ninsule ib&#233;rique.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le hall d'entr&#233;e, on est saisi par le design aseptis&#233; des lieux. &#171; &lt;i&gt;Le propri&#233;taire de l'immeuble voulait en faire un centre th&#233;rapeutique alternatif&lt;/i&gt;, explique Ana.&lt;i&gt; Entre les travaux de r&#233;novation et le prix d'achat du b&#226;timent, l'homme a d&#233;pens&#233; quatre millions d'euros.&lt;/i&gt; &#187; Incapable de faire face &#224; ses dettes, l'homme &#233;tait sur le point de voir les banquiers faire main-basse sur son bien. La suite vire au romanesque. Nous sommes en 2011, depuis le 15 mai (15-M), les &#171; indign&#233;s &#187; espagnols occupent la Puerta del Sol &#224; Madrid et accessoirement le devant de la sc&#232;ne mondiale contestataire. Le Catalan &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Vers-une-internationale-des&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Enric Duran&lt;/a&gt;&lt;a href=&#034;#nb7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Enric vit dans la clandestinit&#233; depuis un an, estimant que les conditions (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; , apr&#232;s avoir d&#233;lest&#233; en douceur une quarantaine de banques d'environ 500 000 euros entre 2006 et 2008, porte le projet de mettre sur pied une coop&#233;rative int&#233;grale, espace autogestionnaire voulu comme une transition post-capitaliste. Sortir les gens du carcan &#233;tatique et des griffes des banquiers, tisser entre eux un nouveau maillage &#233;conomico-social solidaire, le d&#233;fi est de taille. Le propri&#233;taire de l'immeuble a vent du projet et pr&#233;f&#232;re alors louer le b&#226;timent &#224; une poign&#233;e d'utopistes plut&#244;t que de le voir confisqu&#233; par les banques. On passe sur les in&#233;vitables p&#233;rip&#233;ties judiciaires. Le 19 mars 2014, le juge de premi&#232;re instance a fini par confirmer la l&#233;galit&#233; du contrat de location. Petite victoire, temps de r&#233;pit. Jusqu'&#224; la suite : l'immeuble a &#233;t&#233; mis en vente pour un montant de 600 000 euros et la CIC a lanc&#233; un processus d'acquisition collective par le biais d'une &#233;mission de bons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au rez-de-chauss&#233;e, Ana s'arr&#234;te devant une fleur. Une grande fleur en papier m&#226;ch&#233; coll&#233;e au mur et orn&#233;e de p&#233;tales multicolores. Si on veut comprendre la coop&#233;rative int&#233;grale, si on veut cerner les arrogantes ambitions du peuple d'AureaSocial, alors il faut comprendre la fleur. Prenez un humain de nos soci&#233;t&#233;s contemporaines, isolez l'ensemble des activit&#233;s et besoins qui segmentent sa vie et vous approcherez la cosmogonie de la fleur. Sant&#233;, &#233;ducation, alimentation, communication, v&#234;tements, num&#233;rique, r&#233;habilitations d'appartement, vie collective, etc. Tout y est. Ana : &#171; &lt;i&gt;Quand on a con&#231;u le logo d'AureaSocial, on a choisi une fleur dont chaque p&#233;tale repr&#233;senterait un domaine d'intervention de la coop&#233;rative. Au centre, nous avons le c&#339;ur : l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale qui se r&#233;unit mensuellement et fonctionne de mani&#232;re horizontale. Nous sommes &#224; peu pr&#232;s 2 000 adh&#233;rents. C'est au cours de cette assembl&#233;e que se prennent les d&#233;cisions d'ordre g&#233;n&#233;ral qui vont aller irriguer les diff&#233;rents p&#233;tales. Ici, il y a la banque &#233;thique. L&#224;, ce sont les bureaux li&#233;s &#224; la sant&#233; dont nous avons aussi une vision &#8220;int&#233;grale&#8221;, c'est-&#224;-dire surtout pr&#233;ventive. On essaie de faire en sorte que les gens g&#232;rent eux-m&#234;mes leur sant&#233;. L&#224;, c'est le bureau o&#249; s'&#233;labore le manuel de d&#233;sob&#233;issance &#233;conomique. &lt;/i&gt; &#187; Extrait de la version 2013 de l'opuscule : &#171; &lt;i&gt;Actuellement, beaucoup de personnes sont en situation d'insolvabilit&#233;, certaines par choix id&#233;ologique, la majorit&#233; subissant cet &#233;tat. Au moment o&#249; nous sommes des millions de mauvais payeurs, c'est en nous regroupant en tant que d&#233;biteurs que nous pourrons cesser d'&#234;tre mal vus.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Nous pr&#233;senterons ici l'insolvabilit&#233; comme un outil de transformation sociale. Si tu veux en &#234;tre, voici ce qu'il te faut savoir&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1049 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH300/p16-aureasocial_-8f1e3.jpg?1768652128' width='400' height='300' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'immeuble d'AureaSocial s'&#233;tale sur 2 500 m&#232;tres carr&#233;s. Un labyrinthe aux allures de ruche. Des bureaux partout, o&#249; se pense et s'&#233;labore une mise en pratique concr&#232;te des id&#233;es port&#233;es par la CIC. Ceux qui s'impliquent dans la coop&#233;rative int&#233;grale ne font que &#231;a. L'engagement, on nous le fait comprendre, est lui-m&#234;me int&#233;gral tant sont vastes les chantiers en cours. Avant de rejoindre la coop&#233;rative, Ana enseignait le graphisme : &#171; &lt;i&gt;J'ai connu la coop&#233;rative int&#233;grale &#224; travers Enric Duran, il y a trois ans. Le personnage m'a plu, notamment son action d'exproprier les banques. &#192; l'&#233;poque, il m'a expliqu&#233; le processus de la coop&#233;rative. Ce qui m'a convaincu, c'est de m'impliquer dans un mouvement constructif qui nous sortait de la simple protestation. Je suis venue ici il y a un an et demi et peu de temps apr&#232;s, j'ai rejoint la commission communication. Gr&#226;ce &#224; mes connaissances graphiques, j'ai pu travailler sur le &lt;a href=&#034;http://www.cooperativaintegral.cat/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site web&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. &#187; On passe devant la cuisine, puis la cr&#232;che o&#249; les parents peuvent laisser leurs enfants le temps de leur participation aux diff&#233;rentes activit&#233;s. Rigoureuse utilisation de l'espace, comme si rien n'avait &#233;t&#233; laiss&#233; au hasard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le toit, une terrasse. Les potagers pr&#233;sents ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s lors d'une journ&#233;e sur la permaculture. &#171; &lt;i&gt;Notre but est de tendre vers la souverainet&#233; alimentaire&lt;/i&gt; &#187;, ass&#232;ne notre guide sur le ton de la d&#233;sarmante &#233;vidence. En quelques mots : une production locale, de pr&#233;f&#233;rence biologique, avec des circuits courts, le tout coordonn&#233; par le CAC (Central de Abastecimiento Catalana &#8211; centre de ravitaillement catalan). La t&#234;te prise dans un certain tournis, on regarde la fa&#231;ade des immeubles qui entourent la terrasse d'AureaSocial : les voisins du 262, rue de la Sardenya ont-ils conscience de l'ampleur de ce qui s'exp&#233;rimente ici ? On redescend. Premier &#233;tage. Kapo, hackeur de son &#233;tat, et Daniel, ancien &#233;tudiant en sciences politiques, nous rejoignent. On croyait avoir fait le tour de la question. Pas tout &#224; fait. Reste &#224; aborder la question du nerf de la guerre. L'argent. Sur le site de la coop&#233;rative, il est question d'une banque &#233;thique. C'est quoi &#231;a ? &#171; &lt;i&gt;Un oxymore !&lt;/i&gt; &#187;, plaisante Ana.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Daniel a quitt&#233; Grenade pour rejoindre la coop&#233;rative barcelonaise : &#171; &lt;i&gt;Une banque peut &#234;tre &#233;thique dans la mesure o&#249; elle fonctionne sans int&#233;r&#234;ts. Depuis le 15-M, on a mis en place une structure qui collecte l'&#233;pargne pour financer des projets sociaux. La banque &#233;thique part du principe que les gens ne doivent pas payer pour qu'on conserve leur argent, de m&#234;me lorsque quelqu'un demande un pr&#234;t pour un projet, il n'a pas &#224; payer d'int&#233;r&#234;ts.&lt;/i&gt; &#187; Nom de l'Ovni : CASX [prononcer Cash] pour Cooperativa d'Autofinan&#231;ament Social en Xarxa (R&#233;seau de coop&#233;ratives d'autofinancement social). Sur la table tra&#238;nent quelques exemplaires de &lt;i&gt;Rebelaos !&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Rebellez-vous !&lt;/i&gt;), journal gratuit tir&#233; &#224; 500 000 exemplaires. &#192; la page 18 de ce br&#251;lot sont d&#233;taill&#233;s la logique et le fonctionnement de la CASX et notamment comment les fonds r&#233;cup&#233;r&#233;s servent &#224; faire tourner des projets en cours quand d'autres viendront financer de nouvelles initiatives d'autogestion. &#171; &lt;i&gt;Tout le monde peut pr&#233;senter un projet ou participer &#224; l'&#233;valuation du projet dans la commission &#233;conomique&lt;/i&gt;, poursuit Daniel.&lt;i&gt; L'assembl&#233;e est ouverte. En d&#233;but de r&#233;union, on dit combien d'argent il reste, combien a &#233;t&#233; investi, combien de projets sont en cours. On fournit toute information sur l'argent d&#233;tenu par les adh&#233;rents. On a m&#234;me des gens qui viennent nous voir car ils sont surendett&#233;s et rejet&#233;s par les banques traditionnelles.&lt;/i&gt; &#187; Mettant les points sur les derniers i, Ana conclut : &#171; &lt;i&gt;Notre objectif est de cr&#233;er un syst&#232;me compl&#232;tement en marge du syst&#232;me capitaliste.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'autre bout de la table, Kapo sort de son mutisme et nous taquine : &#171; &lt;i&gt;Vous connaissez bitcoin ?&lt;/i&gt; &#187; N'&#233;tant plus &#224; &#231;a pr&#232;s, on laisse le hackeur d&#233;tailler par le menu cet &#233;ni&#232;me projet sur lequel il travaille. &#171; &lt;i&gt; Bitcoin est un syst&#232;me de monnaie virtuelle qui permet de faire des transactions sur Internet sans passer par les banques. Les transactions se font sans interm&#233;diaire. Ce qui nous int&#233;resse au niveau de la coop&#233;rative, c'est le fait que personne ne peut avoir le contr&#244;le du r&#233;seau. C'est l'ensemble des participants qui constituent le service&lt;/i&gt;. &#187; Si actuellement cette crypto-monnaie est plut&#244;t l'apanage de la mouvance &#171; libertarienne &#187;, quelques cerveaux de la CIC voient dans cette monnaie &#171; horizontale &#187; une nouvelle br&#232;che dans laquelle phosphorer. On quitte l'immeuble d'AureaSocial sur un &#233;trange nuage, qui jure avec ce fatalisme ambiant que d'aucuns voudraient couler en chape de plomb sur la vieille Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus tard, une &#233;ni&#232;me et monstrueuse manifestation contre la r&#233;gression sociale part de la place de Catalogne. H&#233;licopt&#232;re en maraude, flics en tenue anti-&#233;meute, fumig&#232;nes : le d&#233;cor est plant&#233;. Perch&#233; sur le balcon de l'h&#244;tel quatre &#233;toiles Gran Hotel Havana, un couple de bourgeois regarde cet interminable d&#233;fil&#233;. Avant de se calfeutrer derri&#232;re le double-vitrage de leur fen&#234;tre. Il est une classe pour laquelle il ne se passe rien &#224; Barcelone.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Derni&#232;re (mauvaise) nouvelle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'embl&#233;matique squat barcelonais &lt;a href=&#034;http://gimenologues.org/spip.php?article605&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Can Vies&lt;/a&gt; a &#233;t&#233; violemment expuls&#233; le 26 mai dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est construit, vaillamment et patiemment par certains et certaines praticiens utopistes d'un c&#244;t&#233;, est attaqu&#233;, combattu et peut &#234;tre abattu par la force polici&#232;re de l'autre. Mais &#224; AureaSocial comme &#224; Can Vies, &#224; Notre Dame des Landes et ailleurs&lt;a href=&#034;#nb7-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme, &#224; notre petite &#233;chelle, chez nous &#224; CQFD.&#034; id=&#034;nh7-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, ils n'ont pas dit leurs derniers mots.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb7-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Avec l'aide de Nectar pour la traduction.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Enric vit dans la clandestinit&#233; depuis un an, estimant que les conditions impos&#233;es lors de son proc&#232;s ne lui permettait pas d'organiser sa d&#233;fense. Sur les 39 banques qu'il a escroqu&#233;es, huit ont port&#233; plainte et r&#233;clament jusqu'&#224; trente mille euros de d&#233;dommagements. Huit ans de prison ont &#233;t&#233; requis.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Comme, &#224; notre petite &#233;chelle, chez nous &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#192; la reconqu&#234;te des usages interdits</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/A-la-reconquete-des-usages</link>
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		<dc:date>2014-05-30T02:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#235;l Godin</dc:creator>


		<dc:subject>Cap sur l'utopie !</dc:subject>
		<dc:subject>Francis</dc:subject>
		<dc:subject>black bloc</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;mocratie</dc:subject>
		<dc:subject>science politique</dc:subject>
		<dc:subject>Francis Dupuis-D&#233;ri</dc:subject>
		<dc:subject>collet mont&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>mont&#233; unif'</dc:subject>
		<dc:subject>chouagamment d&#233;crit</dc:subject>
		<dc:subject>mouvance black</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quoique prof de science politique dans la tr&#232;s collet mont&#233; unif' du Qu&#233;bec, Francis Dupuis-D&#233;ri est un gniasse &#224; la coule qui a fort chouagamment d&#233;crit la mouvance black bloc (&#233;d. Lux et ACL). Son &#233;tude D&#233;mocratie. Histoire politique d'un mot (Lux) est claire et nette comme balayette. Elle rappelle que si, depuis la Gr&#232;ce antique, le terme d&#233;mocratie a d&#233;fini un &#171; r&#233;gime politique o&#249; le peuple se gouverne seul, sans autorit&#233; supr&#234;me qui puisse le contraindre &#224; l'ob&#233;issance &#187;, les p&#232;res (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no121-avril-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;121 (avril 2014)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quoique prof de science politique dans la tr&#232;s collet mont&#233; unif' du Qu&#233;bec, Francis Dupuis-D&#233;ri est un gniasse &#224; la coule qui a fort chouagamment d&#233;crit la mouvance black bloc (&#233;d. Lux et ACL). Son &#233;tude &lt;i&gt;D&#233;mocratie. Histoire politique d'un mot&lt;/i&gt; (Lux) est claire et nette comme balayette. Elle rappelle que si, depuis la Gr&#232;ce antique, le terme d&#233;mocratie a d&#233;fini un &#171; &lt;i&gt; r&#233;gime politique o&#249; le peuple se gouverne seul, sans autorit&#233; supr&#234;me qui puisse le contraindre &#224; l'ob&#233;issance&lt;/i&gt; &#187;, les p&#232;res fondateurs de la d&#233;mocratie moderne aux States et en France consid&#233;raient, eux, la d&#233;mocratie comme &#171; &lt;i&gt; le plus grand des fl&#233;aux&lt;/i&gt; &#187; en l'associant &#224; l'anarchie et au socialisme insurrectionnel. R&#233;cup&#233;rant ce mot repoussoir, l'&#233;lite politique lui attribue au milieu du XIXe si&#232;cle un sens nouveau : il d&#233;signe d&#233;sormais le r&#233;gime &#233;lectoral lib&#233;ral, appel&#233; jusqu'alors r&#233;publique, ayant besoin de l'aval du &#171; peuple souverain &#187; pour se construire une l&#233;gitimit&#233; et accro&#238;tre son pouvoir. Et Dupuis-D&#233;ri d'expliquer lumineusement, sans jamais &#234;tre barbant, pourquoi nos &#201;tats d&#233;mocratiques ont si peur de la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait qu'apr&#232;s &#171; soyez d&#233;mocrates ! &#187;, l'autre grande injonction du n&#233;o-lib&#233;ralisme anthropophage, c'est &#224; pr&#233;sent &#171; soyez autonomes ! &#187;. Autrement dit : &#171; Adaptez-vous gluamment en ne misant que sur vous ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passant &#224; la contre-attaque, la revue &lt;i&gt;Offensive&lt;/i&gt;, via les &#233;ditions L'&#201;chapp&#233;e, publie le manifeste &lt;i&gt;Construire l'autonomie&lt;/i&gt; qui entend &#171; &lt;i&gt; construire l'utopie ici et maintenant&lt;/i&gt; &#187;. Comment ? En se r&#233;appropriant le travail vivant, le commerce, l'&#233;ducation, la m&#233;decine, la ruralit&#233;&#8230; Mais peut-on se r&#233;approprier tout &#231;a positivement (c'est-&#224;-dire ludiquement, cocassement, jouissivement) si on ne se r&#233;approprie pas d'abord ses r&#234;ves ? Cet &#233;loge militant de &#171; &lt;i&gt;l'autonomie r&#233;elle, &#233;panouissante, porteuse de libert&#233;&lt;/i&gt; &#187;, des pratiques solidaires, des vaillantes r&#233;sistances n'&#233;chappe pas toujours au boyscoutisme baba-raplapla. Heureusement, l'ensemble est couronn&#233; par un appel couillu d'Igor et Baraka &#224; la gu&#233;rilla contre les l&#233;gislations liberticides : &#171; &lt;i&gt; Toute l&#233;gislation a un seuil de tol&#233;rance. Apprendre &#224; jouer avec le seuil et faire na&#238;tre les complicit&#233;s qui passent outre la loi permet de reconqu&#233;rir les usages interdits. Transgresser la loi peut contribuer &#224; la rendre obsol&#232;te.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sois d&#233;mocrate ! Sois autonome ! Sois autog&#233;r&#233; ! L'ouvrage collectif &lt;i&gt;De l'autogestion, th&#233;ories et pratiques&lt;/i&gt; analyse de quelle mani&#232;re le concept autogestionnaire a &#233;t&#233; &#224; son tour vampiris&#233; par les structures institutionnelles, qu'elles soient &#233;tatiques, patronales ou syndicales. Face au r&#233;formisme visqueux et &#224; &#171; &lt;i&gt;l'impossible capitalisme vert&lt;/i&gt; &#187;, la bande de la CNT-RP, qui orchestre le panorama, sugg&#232;re, en se r&#233;f&#233;rant &#224; Rosa Luxembourg, qu'on place ici et l&#224;, &#224; l'usage surtout des nouveaux insurg&#233;s, des &#171; poteaux indicateurs &#187;. Des bons poteaux fort fr&#233;quentables en l'occurrence : le nouveau monde amoureux de Fourier, le conseillisme sans centralisme bureaucratique ni parti d'Anton Pannekoek, le makhnovisme, la F&#233;d&#233;ration des barricades permanentes de Bakounine, les collectivisations anarchistes de la guerre d'Espagne, les &#233;coles populaires canaques, les communaut&#233;s zapatistes, ainsi que les coop&#233;ratives &#171; hors normes &#187; telles l'imprimerie 34 de Toulouse ou le local B17 de Nantes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le changement&#8230; c'est jamais !</title>
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		<dc:date>2014-05-29T03:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


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&lt;p&gt;Le 17 avril dernier, les Alg&#233;riens &#233;taient invit&#233;s &#224; &#171; &#233;lire &#187; leur pr&#233;sident dans un exercice de d&#233;mocratie orient&#233;e &#224; la Poutine. Comme pr&#233;vu, le gagnant fut le vieillard malade Bouteflika. Pour un &#233;clairage plein c&#339;ur, CQFD a discut&#233; &#224; b&#226;tons rompus avec Kamar Idir, photographe alg&#233;rien et animateur de l'&#233;mission Harragas sur Radio Gal&#232;re Pour aller vers une Alg&#233;rie r&#233;publicaine, la&#239;que, diverse... Avec la libert&#233; de culte, de conscience... Mais ce n'est pas du tout ce qu'il s'est pass&#233;. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un-bistro" rel="tag"&gt;d'un bistro&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 17 avril dernier, les Alg&#233;riens &#233;taient invit&#233;s &#224; &#171; &#233;lire &#187; leur pr&#233;sident dans un exercice de d&#233;mocratie orient&#233;e &#224; la Poutine. Comme pr&#233;vu, le gagnant fut le vieillard malade Bouteflika. Pour un &#233;clairage plein c&#339;ur, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a discut&#233; &#224; b&#226;tons rompus avec Kamar Idir, photographe alg&#233;rien et animateur de l'&#233;mission Harragas&lt;a href=&#034;#nb8-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Tous les jeudis de 16 &#224; 18 heures.&#034; id=&#034;nh8-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; sur &lt;a href=&#034;http://www.radiogalere.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Radio Gal&#232;re&lt;/a&gt;, qui vit depuis une quinzaine d'ann&#233;es dans la cit&#233; phoc&#233;enne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la terrasse d'un bistro, Kamar, Alg&#233;rien de Kabylie, se marre en parlant de son pays, l'Alg&#233;rie. Mais dans son &#339;il, il y a une pointe de tristesse. Avec une verve toute m&#233;diterran&#233;enne, les phrases s'encha&#238;nent &#224; toute vitesse, sautant du coq &#224; l'&#226;ne &#224; chaque ponctuation. Les &#233;lections d'avril ? &#171; &lt;i&gt;Ce qui int&#233;resse les Alg&#233;riens, c'est comment sortir de l&#224;.&lt;/i&gt; &#187; L&#224;, c'est quoi, l&#224; ? &#171; &lt;i&gt; L&#224;, c'est un groupe de gens, les &#8220;Casquettes&#8221;, qui s'accaparent l'&#233;conomie et la politique depuis l'Ind&#233;pendance.&lt;/i&gt; &#187; Les Casquettes, ce sont les militaires qui tirent les ficelles en coulisse depuis l'Ind&#233;pendance. &#171; &lt;i&gt;Les politiques, le pr&#233;sident, les policiers, les affaires&#8230; tout &#231;a, c'est sous le contr&#244;le des Casquettes. Et ils font en sorte que rien ne change vraiment.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1046 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH480/p13-boutef2-7bc15.jpg?1768658985' width='400' height='480' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Charmag.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et il pr&#233;cise : &#171; &lt;i&gt;Depuis 62, en Alg&#233;rie, c'est un certain nationalisme qui est &#224; l'&#339;uvre. Les militaires visent &#224; formater une mentalit&#233;. Pour eux, c'est comme si la finalit&#233; &#233;tait de sortir de la colonisation. Mais, avoir l'ind&#233;pendance, ce n'est que le d&#233;but d'un processus.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Pour aller vers une Alg&#233;rie r&#233;publicaine, la&#239;que, diverse... Avec la libert&#233; de culte, de conscience... Mais ce n'est pas du tout ce qu'il s'est pass&#233;. En fait, pour les militaires, l'Ind&#233;pendance c'est la fin de tout le processus.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on lui demande de d&#233;crire la situation de l'Alg&#233;rie aujourd'hui, Kamar s'&#233;nerve presque. &#171; &lt;i&gt;Un pays o&#249; tout est triste : femmes voil&#233;es partout,&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;impossible de se promener avec une nana ou siroter une bi&#232;re tranquille. Avant tu pouvais faire tout &#231;a, enfin, un peu plus. Jusque dans les ann&#233;es 1980. Tout ne va pas si mal, hein ! Je veux dire, les gens ont des logements, &#224; manger&#8230; Et des voitures ! On voit partout des concessionnaires ! Mais la culture ? Les th&#233;&#226;tres ? En ruines, pas entretenus. Le th&#233;&#226;tre de Kateb Yacine ? Disparu ! Les lieux de formation ? Ils sont ferm&#233;s. En fait, on ne produit plus rien sur place, on importe presque tout. Et c'est pay&#233; par le p&#233;trole, le gaz, les mati&#232;res premi&#232;res&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, 97 % du volume des exportations concernent gaz et p&#233;trole. L'envol&#233;e des cours depuis 1973 et le premier choc p&#233;trolier (dont la nationalisation du p&#233;trole alg&#233;rien marqua le d&#233;but) repr&#233;sente une v&#233;ritable manne financi&#232;re&#8230; Manne que se partagent all&#232;grement les Casquettes et qui sert &#224; irriguer tous les r&#233;seaux client&#233;listes. &#171; &lt;i&gt;Tout le monde, finalement, est corrompu. Depuis tout en haut jusque tout en bas. Alors, comme tout le monde bouffe, on ne se r&#233;volte pas. &#199;a fait que le peuple s'en fout de la politique.&lt;/i&gt; [&#8230;]&lt;i&gt; Sauf dans les stades ! Faut regarder le championnat de foot alg&#233;rien ! On voit, on entend des choses, des slogans. C'est tr&#232;s dr&#244;le, tr&#232;s fort, tr&#232;s impertinent ! Rien &#224; voir avec les &#233;lections.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; Les &#233;lections du 17 avril, c'est un bal masqu&#233;&lt;/i&gt;, balance Kamar en rigolant apr&#232;s une pause. &lt;i&gt;C'est du virtuel, voil&#224;. Quoi qu'il en soit, &#231;a restera dans le s&#233;rail. Quand tu regardes les d&#233;bats, les discours, c'est comme un th&#233;&#226;tre. &#199;a pourrait &#234;tre dr&#244;le ! Les candidats disent tous les m&#234;mes choses : &#8220;Au nom de Dieu mis&#233;ricordieux&#8230;&#8221; puis &#8220;si je suis &#233;lu vous aurez tout... blablabla&#8230;&#8221; C'est comme des marabouts... Comme si par des formules magiques ils allaient tout arranger.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1047 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH374/actu-boute_flika-2-e9b1a.jpg?1768669461' width='400' height='374' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par R&#233;my Cattelain.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Puis le rire se fait grin&#231;ant quand soudain Kamar se met &#224; parler des h&#244;pitaux. &#171; &lt;i&gt; Les h&#244;pitaux, ce sont de vrai abattoirs, sales, mal g&#233;r&#233;s. Certains parlent de moderniser, de faire des ponts, des tours, des grands travaux&#8230; Au lieu de construire des h&#244;pitaux, des &#233;coles, de faire venir des profs pour remplacer ceux qui ont &#233;t&#233; assassin&#233;s pendant la guerre civile par les islamistes&#8230; Ce n'est pas avec les ponts et les tours qu'on va sauver l'Alg&#233;rie ! Mais avec l'&#233;ducation, la sant&#233;, la libert&#233;. Maintenant dans les &#233;coles on pr&#234;che la religion, on parle de l'enfer, de comment laver les corps avant l'enterrement. C'est n'importe quoi ! A mon &#233;poque on lisait des versets du Coran &#224; l'&#233;cole, d'accord, mais c'est tout. Tout le probl&#232;me est l&#224; : ils ont compris qu'il ne fallait pas instruire le peuple. C'est bien qu'ils ont peur de nous. Alors chaque g&#233;n&#233;ration est sacrifi&#233;e. D&#233;truire l'&#233;cole, les vestiges anciens, les traces du pass&#233;, la culture du peuple&#8230; Tout remplacer par la religion et le nationalisme alg&#233;rien. Tiens, par exemple, en ce moment y a un conflit &#224; Gharda&#239;a entre les populations mozabites et arabes. Les m&#233;dias, le gouvernement n'ont pas cess&#233; de jeter de l'huile sur le feu en disant que les Mozabites n'&#233;taient pas de vrais Alg&#233;riens. R&#233;sultat, il y a eu des affrontements, des morts. Apr&#232;s, &#233;videmment, il y a toujours un ministre qui va faire le beau, l&#224;-bas, pour rassurer et promettre la s&#233;curit&#233;, comme un sauveur.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233; de la M&#233;diterran&#233;e aussi, la s&#233;curit&#233; est visiblement l'un des th&#232;mes phares de la campagne. Et avec une certaine vision des printemps arabes. &#171; &lt;i&gt;Les politiciens alg&#233;riens montrent les voisins : la Tunisie, la Lybie et disent : &#8220;Vous voyez le bordel ? Vous voyez la crise chez eux ? Le ch&#244;mage, le manque de pain ? Alors surtout restez bien tranquilles, sinon &#231;a va vous arriver &#224; vous aussi.&#8221; Ils disent &#231;a au lieu de les aider ! La Tunisie, c'est un &#8220;pays fr&#232;re&#8221; qui nous a beaucoup aid&#233;s pendant la guerre d'Ind&#233;pendance. Aujourd'hui, les Tunisiens ont de gros soucis &#233;conomiques et pourtant ils viennent de voter la libert&#233; de culte et d'expression dans leur Constitution. &#199;a pourrait &#234;tre un mod&#232;le pour notre pays. En Alg&#233;rie, on a l'argent mais pas de libert&#233;. C'est aussi pour &#231;a que les jeunes ne pensent qu'&#224; partir. &lt;/i&gt; Harraga ! &lt;i&gt;C'est le nom du jeune qui quitte son pays et c'est aussi le nom de notre &#233;mission.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Kamar d'embrayer sur cette &#233;mission qu'il anime depuis 15 ans : &#171; &lt;i&gt;A la radio, on fait parler les gens, sans censure. Et puis on picole pas mal aussi ! On veut que ce soit tr&#232;s d&#233;mocratique. Parfois, ce sont des intellectuels et on &#233;coute &#231;a comme des enfants. Parfois, ce sont des gens qui ont tellement besoin de parler ! Comme cette femme qui travaillait &#224; l'ambassade d'Alg&#233;rie &#224; Rome et qui a vid&#233; son sac, en pleurant. La parole est libre. Parfois, on se fait insulter, mais la plupart du temps les gens sont vraiment contents de pouvoir dire tout ce qu'ils pensent.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On demande &#224; Kamar s'il r&#234;ve qu'un jour l'Alg&#233;rie soit aussi libre que sur son antenne. Avec la m&#234;me pointe de tristesse, il r&#233;pond : &#171; &lt;i&gt;Les Alg&#233;riens r&#234;vent. Il ne leur reste que &#231;a.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb8-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh8-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Tous les jeudis de 16 &#224; 18 heures.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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