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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#171; On va faire des trucs fous ! &#187;</title>
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		<dc:creator>Nicolas Arraitz</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Le 19 juin, la Chambre de commerce pr&#233;sentait les perspectives de Marseille Provence 2013 (MP 2013) aux entrepreneurs du cru. D&#233;guis&#233; en start-up, CQFD &#233;tait l&#224; et, l'espace d'un battement de paupi&#232;res, s'est laiss&#233; griser par un m&#233;ga-puissant Powerpoint con&#231;u pour taper dans l'&#339;il des potentiels m&#233;c&#232;nes. &#192; six mois de son lancement, l'ann&#233;e Capitale a toujours un faux air de r&#233;alit&#233; virtuelle. Gilles Brunschwig, directeur g&#233;n&#233;ral de Futur T&#233;l&#233;com, ouvre le bal et donne la parole &#224; Hugues (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 19 juin, la Chambre de commerce pr&#233;sentait les perspectives de Marseille Provence 2013 (MP 2013) aux entrepreneurs du cru. D&#233;guis&#233; en start-up, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; &#233;tait l&#224; et, l'espace d'un battement de paupi&#232;res, s'est laiss&#233; griser par un m&#233;ga-puissant Powerpoint con&#231;u pour taper dans l'&#339;il des potentiels m&#233;c&#232;nes. &#192; six mois de son lancement, l'ann&#233;e Capitale a toujours un faux air de r&#233;alit&#233; virtuelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Gilles Brunschwig, directeur g&#233;n&#233;ral de Futur T&#233;l&#233;com, ouvre le bal et donne la parole &#224; Hugues de Cibon, pass&#233; de la direction du marketing de l'&#233;tablissement public Eurom&#233;diterran&#233;e &#224; la direction du marketing et du m&#233;c&#233;nat de l'association Marseille-Provence 2013. Ce soir, c'est lui le grand ma&#238;tre du Powerpoint. Sur la premi&#232;re page, s'&#233;talent les logos des sponsors d&#233;j&#224; en piste : Air France, SNCF, Accor, Eurocopter, La Poste, EDF, Orange&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre gens s&#233;rieux, on parle d'abord argent : &lt;i&gt;&#171; MP 2013 dispose de quatre-vingt-onze millions de budget pour la programmation de quatre cents &#233;v&#233;nements, soixante expos, des centaines de concerts. Deux millions de touristes suppl&#233;mentaires sont attendus. Six cents millions de retomb&#233;es &#233;conomiques sont escompt&#233;es. Dix nouveaux lieux embl&#233;matiques sont construits ou en voie de l'&#234;tre. Comme avec le Guggenheim &#224; Bilbao, tout &#231;a va changer l'image de ce territoire. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s'y croirait d&#233;j&#224; si l'on n'&#233;tait pas venu jusqu'ici &#224; pied. Sur la rue de la R&#233;publique, on a bien vu les effets de la revitalisation : plus aucun commerce de proximit&#233;, des enseignes de semi-luxe sans client&#232;le malgr&#233; les campagnes publicitaires (&lt;i&gt;&#171; Je fais mon shopping en r&#233;publique &#187;&lt;/i&gt;) et la plupart des appartements r&#233;nov&#233;s toujours vides. Plus surprenant, l'&#233;tat actuel de la vitrine num&#233;ro un d'Euromed, les docks de La Joliette. Anciens entrep&#244;ts du port transform&#233;s en &#233;difice de prestige pour les entreprises high-tech cens&#233;es dynamiser la zone, on y avait install&#233;, de part et d'autre d'une passerelle de bois &#233;voquant l'embarcad&#232;re d'un port de plaisance et enjambant des plans d'eau artificiels, les open-spaces de diverses boites de conseil ou de t&#233;l&#233;phonie. Pour nourrir et d&#233;salt&#233;rer leurs salari&#233;s en costumes gris anthracite, restaurants et caf&#233;s avaient pris pied l&#224;. Aujourd'hui, plus rien. &#192; part l'espace d'exposition Euromed, o&#249; a lieu la r&#233;union, tout le rez-de-chauss&#233;e est &#224; l'abandon. Les loyers sont trop &#233;lev&#233;s, para&#238;t-il. Pour cacher le vide, on a tendu des stores sur les baies vitr&#233;es. Floqu&#233;s dessus, des mots : &#171; Urbain &#187;, &#171; Culture &#187;, &#171; D&#233;tente &#187;, &#171; Concept &#187;&#8230; &#192; c&#244;t&#233; des ascenseurs, les pendrillons annon&#231;ant les bo&#238;tes install&#233;es aux &#233;tages ont l'air d&#233;fraichi. On pense aux usines en carton-p&#226;te de Tintin au pays des soviets. Et c'est l&#224; que les patrons locaux ont &#233;t&#233; convi&#233;s &#224; d&#233;couvrir l'&#233;poustouflant programme de MP 2013, capitale europ&#233;enne de la culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; une trentaine de cadres et autres stagiaires mandat&#233;s, Hugues de Cibon envoie le bois : &lt;i&gt;&#171; Les capitales culturelles d'Avignon ou de Paris, personne ne s'en souvient. C'est avec Lille 2004 que les villes ont compris qu'il fallait se r&#233;approprier le label et en faire l'acc&#233;l&#233;rateur de transformations urbaines d&#233;j&#224; en cours. &#192; Lille, il y a eu neuf millions de visiteurs et quatre mille journalistes. En 2008, Liverpool a r&#233;colt&#233; quinze millions de visiteurs et neuf cents millions de retomb&#233;es &#233;conomiques, sans oublier l'impact m&#233;diatique. Ruhr 2010 a &#233;coul&#233; pour un million et demi de produits d&#233;riv&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; Dans la salle, les mandat&#233;s pianotent sur leur Ipad comme sur le&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_445 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH273/102aurel-04ec4.png?1768656592' width='400' height='273' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Aurel
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;clavier d'une caisse enregistreuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Avant, on inaugurait une ann&#233;e Capitale en invitant un musicien de renom que cinq cents privil&#233;gi&#233;s allaient &#233;couter et que le reste de la population d&#233;couvrait &#224; la t&#233;l&#233;. Depuis Lille, on sait que le succ&#232;s d&#233;pend de la participation des habitants. &#187;&lt;/i&gt; C'est marrant, Futur T&#233;l&#233;com n'appara&#238;t pas sur le Powerpoint. On y voit bien un Avenir T&#233;l&#233;com, mais&#8230; Brunschwig s'est-il emm&#234;l&#233; les pinceaux ? Sa bo&#238;te existe-t-elle vraiment&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Apr&#232;s l'avoir googlelis&#233;, CQFD peut affirmer que oui, FT existe, c'est une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; ? &lt;i&gt;&#171; Sur les places de Lille, on a fait danser les gens sur les places, tous v&#234;tus de blanc. &#192; Marseille, il y aura des bals inauguraux th&#233;matiques : baroque, &#233;lectro, musique du monde&#8230; Et afin d'unifier le territoire, qui va d'Arles &#224; Aubagne en passant par Aix-en-Provence, la patrouille de France sillonnera le ciel pour un ballet a&#233;rien. &#187;&lt;/i&gt; Pets supersoniques et l&#226;cher de gaz bleu-blanc-rouge garantis jusqu'au-del&#224; de l'horizon&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Dans un esprit participatif, les sir&#232;nes du port et de la ville seront actionn&#233;es et la population invit&#233;e &#224; poursuivre cette Grande Clameur &#224; l'unisson partout o&#249; elle se trouvera. &#187;&lt;/i&gt; Pressant le pas pour fuir le ridicule, de Cibon aligne ensuite les &#233;v&#233;nements les plus marquants : un ballet de pelles m&#233;caniques sur les plages du Prado, une procession d'artistes tristes puisant soudain des pigments de couleur dans leurs poches et en aspergeant le public &#233;bahi (&lt;i&gt;&#171; C'est une surprise, il ne faut pas le dire, et les pigments partent facilement au lavage &#187;&lt;/i&gt;), un circuit de grande randonn&#233;e balis&#233; par des plasticiens, une spectaculaire transhumance de chevaux de Camargue et de moutons, pour &lt;i&gt;&#171; une sorte de land art en encore plus &#233;ph&#233;m&#232;re &#187;&lt;/i&gt;, un village m&#233;diterran&#233;en en trompe-l'&#339;il sur la digue du Grand Large, Daniel Buren expos&#233; &#224; Istres, une grande parade nautique&#8230; Avec un clin d'&#339;il complice : &lt;i&gt;&#171; Le risque, c'est qu'en 2013, on n'ait plus le temps de travailler tellement on sera absorb&#233; par le spectacle ! &#187;&lt;/i&gt; Ce qui ne fait rire personne parmi les pr&#233;sents. &lt;i&gt;&#171; On va faire des trucs un peu fous ! &#187;&lt;/i&gt;, s'enflamme alors le bateleur. Une &lt;i&gt;&#171; Nuit industrielle &#187;&lt;/i&gt; &#224; Martigues, &lt;i&gt;&#171; o&#249; l'on s'appropriera les cuves de p&#233;trole pour des concerts et des illuminations &#187;&lt;/i&gt;. Avec&lt;i&gt; &#171; Ext&#233;rieur jour &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;(&#171; &#199;a, &#231;a va co&#251;ter tr&#232;s cher ! &#187;&lt;/i&gt;), la tour Saint-Jean couverte de leds projettera l'image d'une danseuse dont vous pourrez, via votre smartphone, acc&#233;l&#233;rer les mouvements depuis le quai d'en face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Orange d&#233;veloppe actuellement une application sp&#233;ciale 2013. C'est de la r&#233;alit&#233; amplifi&#233;e, pour une proximit&#233; imm&#233;diate des &#233;v&#233;nements &#187;&lt;/i&gt; &#8211; un GPS de la conso cul, si on comprend bien. Et toujours en mode participatif, les &lt;i&gt;&#171; quartiers cr&#233;atifs &#187;&lt;/i&gt; : dix zones promises &#224; des mutations urbaines seront investies par des artistes de terrain&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Luc Brisson lance par exemple son Bank of paradise au Plan d'Aou, o&#249; il (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, tout un dispositif est propos&#233; aux acteurs &#233;conomiques : partenariat officiel, partenariat grands projets, supporters&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; 94% des entreprises du territoire comptent moins de dix salari&#233;s. Nous (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, club des entreprises. Une chauffeuse de salle lance :&lt;i&gt; &#171; On peut s'abonner &#224; la newsletter pour mille euros ! &#187;&lt;/i&gt; Le s&#233;millant de Cibon insiste : &lt;i&gt;&#171; Nous pouvons organiser et labelliser vos f&#234;tes d'entreprises. &#187;&lt;/i&gt; Son comp&#232;re Brunschwig offre des r&#233;sidences d'artiste : &lt;i&gt;&#171; Futur T&#233;l&#233;com a h&#233;berg&#233; une artiste nomade&lt;/i&gt; ( &#8211;&lt;i&gt;&#8220;Comme tous les artistes aujourd'hui&#8221;&lt;/i&gt;, surench&#233;rit de Cibon), &lt;i&gt;elle a interview&#233; vingt-deux de nos salari&#233;s qui ont accept&#233; de lui parler de leur vie hors travail. Elle est ensuite partie dans ce qu'elle appelle une &#8220;d&#233;rive&#8221;cr&#233;ative &#224; travers des lieux aussi improbables que Gardanne ou le stade v&#233;lodrome. &#187;&lt;/i&gt; Se soul&#232;ve alors une imposante executive woman d'Hammerson, promoteur britannique qui a rachet&#233; le projet Terrasses du Port, pour regretter de ne pouvoir boucler le chantier avant 2013. &lt;i&gt;&#171; Une artiste est tout de m&#234;me en r&#233;sidence chez nous. &#187;&lt;/i&gt; Celle-ci se l&#232;ve et parle de son court m&#233;trage participatif, o&#249; l'on verra une m&#232;re de famille du quartier populaire de Saint-Lazare, &lt;i&gt;&#171; qui tourne le dos &#224; la mer &#187;&lt;/i&gt;, tomber amoureuse d'une femme cadre bossant &lt;i&gt;&#171; ici, sur la fa&#231;ade maritime &#187;&lt;/i&gt;. D&#233;sarmante m&#233;taphore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Cibon de conclure : &lt;i&gt;&#171; Maud, ma charg&#233;e de m&#233;c&#233;nat, est &#224; votre disposition, elle consacre 100 ou m&#234;me 150 % de son temps &#224; satisfaire nos partenaires. &#187;&lt;/i&gt; Assise au premier rang, Maud courbe par avance l'&#233;chine sur son agenda &#233;lectronique, mais personne ne se pr&#233;cipite. Derri&#232;re les petits-fours, les sourires et les images de synth&#232;se, on sent poindre l'inqui&#233;tude : et si cet &#233;norme coup de bluff faisait pschitt ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Apr&#232;s l'avoir googlelis&#233;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; peut affirmer que oui, FT existe, c'est une filiale de SFR.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Jean-Luc Brisson lance par exemple son Bank of paradise au Plan d'Aou, o&#249; il organise d&#233;j&#224; un atelier de fabrication de fausse monnaie avec les jeunes de la cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; 94% des entreprises du territoire comptent moins de dix salari&#233;s. Nous prenons en compte cette donn&#233;e. Mais cela ne les exclut pas. Nous avons cr&#233;&#233; la cat&#233;gorie &#8220;supporters&#8221; &#224; leur intention. Leur apport peut se faire en nature, en fonction de leur champ d'expertise. Une entreprise qui g&#232;re une carri&#232;re peut nous apporter deux tonnes de sable pour cr&#233;er une oasis. Nous sommes &#233;galement en contact avec plusieurs traiteurs. &#187;&lt;/i&gt; Propos de Hugues de Cibon recueillis par Beno&#238;t Gilles, &lt;i&gt;La Marseillaise&lt;/i&gt;, 22 avril 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Nous sommes la crise du capitalisme et nous devrions en &#234;tre fiers &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Nous-sommes-la-crise-du</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Nous-sommes-la-crise-du</guid>
		<dc:date>2012-10-10T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Bordier</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;mi</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>faire</dc:subject>
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		<dc:subject>crise</dc:subject>
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		<dc:subject>capital</dc:subject>
		<dc:subject>capitalisme</dc:subject>
		<dc:subject>devons</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il avait mis &#224; mal les dogmes de gauche dans son livre Changer le monde sans prendre le pouvoir, le sens de la r&#233;volution aujourd'hui (Syllepse-Lux, 2008) et ne s'&#233;tait pas fait que des amis parmi les repr&#233;sentants des partis d'extr&#234;me gauche et les militants professionnels. Aujourd'hui, John Holloway revient avec Crack Capitalism, 33 th&#232;ses contre le capital (Libertalia, 2012). On y gamberge dur, on y lit qu'il n'y a pas de petite r&#233;volte, que le capitalisme n'est pas qu'une forme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Remi" rel="tag"&gt;R&#233;mi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/temps" rel="tag"&gt;temps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/monde" rel="tag"&gt;monde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/travail" rel="tag"&gt;travail&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/capital" rel="tag"&gt;capital&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/capitalisme" rel="tag"&gt;capitalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/devons" rel="tag"&gt;devons&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il avait mis &#224; mal les dogmes de gauche dans son livre &lt;i&gt;Changer le monde sans prendre le pouvoir, le sens de la r&#233;volution aujourd'hui&lt;/i&gt; (Syllepse-Lux, 2008) et ne s'&#233;tait pas fait que des amis parmi les repr&#233;sentants des partis d'extr&#234;me gauche et les militants professionnels. Aujourd'hui, John Holloway revient avec &lt;a href=&#034;http://editionslibertalia.com/Crack-Capitalism.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Crack Capitalism, 33 th&#232;ses contre le capital&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (Libertalia, 2012). On y gamberge dur, on y lit qu'il n'y a pas de petite r&#233;volte, que le capitalisme n'est pas qu'une forme d'organisation &#233;conomique, que le temps de l'horloge ou l'identification de genre sont des formes propres &#224; la dynamique capitaliste, que la fin de ce syst&#232;me c'est ici et maintenant. Discussion avec un Irlandais install&#233; au Mexique, chercheur erroriste sans chapelle qui, en pensant le monde &#224; l'envers, remet les id&#233;es &#224; l'endroit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_438 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH374/97remiholloway-66d08.png?1768648921' width='400' height='374' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par R&#233;mi
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Vous avez &#233;crit et soutenu qu'il est n&#233;cessaire de &lt;i&gt;&#171; changer le monde sans prendre le pouvoir &#187;&lt;/i&gt;. Quel regard portez-vous sur les diff&#233;rentes &#233;lections qui se d&#233;roulent ou se sont d&#233;roul&#233;es en Europe ces derniers temps ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;John Holloway :&lt;/strong&gt; Je ne voudrais pas &#234;tre brusque, encore moins dans la premi&#232;re r&#233;ponse, mais je pense qu'il faut s'interroger sur la situation grecque. En France, c'est tr&#232;s bien que Nicolas Sarkozy soit parti, mais la victoire de Fran&#231;ois Hollande ne me fait pas sauter de joie. La Gr&#232;ce en revanche, soul&#232;ve des questions cruciales, autant dans la perspective &#233;tatiste qu'anti&#233;tatiste, puisque c'est une situation de craquement intense, une situation qui va droit dans le mur. Le capital nous force &#8211; nous, en Gr&#232;ce &#8211; &#224; nous mettre &#224; genoux, il nous dit : &lt;i&gt;&#171; Incline-toi, soumets-toi &#187;&lt;/i&gt;. Et courageusement nous lui r&#233;pondons : &lt;i&gt;&#171; Non, nous ne nous soumettons pas &#187;&lt;/i&gt;. C'est une parole courageuse, mais nous ne savons pas vraiment comment &#233;viter d'&#234;tre vaincus dans une telle situation. Si le parti Syriza avait gagn&#233; et form&#233; un gouvernement, ou s'il y arrive un jour, que pourrait-il faire ? Pourrait-il faire autre chose que ren&#233;gocier une restructuration du capital, comme l'ont fait les gouvernements de Cristina et Nestor Kirchner en Argentine, ou le gouvernement d'Evo Morales en Bolivie ? Ce serait certainement mieux que les vieux partis, tout comme les Kirchner ont &#233;t&#233; moins pire que Carlos Menem, et Evo meilleur que ses pr&#233;d&#233;cesseurs. Mais cela signifierait toujours se soumettre au capital. Notre seul chemin pour sortir de la crise capitaliste est de construire des modes de vie diff&#233;rents. C'est ce que de nombreux groupes et individus tentent de faire, par choix ou par n&#233;cessit&#233;, et c'est le chemin que nous devons emprunter, m&#234;me s'il est difficile d'en faire une vraie alternative. Si Syriza gouvernait la Gr&#232;ce, pourrait-il de quelque mani&#232;re que ce soit cr&#233;er une rupture avec le capitalisme, en s'alliant avec d'autres groupes radicaux ? Il est difficile de voir comment cela pourrait avoir lieu, m&#234;me si le bon c&#244;t&#233; de l'histoire est de nous forcer &#224; toujours tout repenser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans &lt;i&gt;Changer le monde sans prendre le pouvoir&lt;/i&gt;, vous d&#233;truisez une vieille hypoth&#232;se : il faudrait construire des organisations fortes et s'emparer du pouvoir pour changer radicalement la soci&#233;t&#233;. Que retenez-vous des discussions qu'il a soulev&#233;es ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une chose plus que toute autre : pour ceux et celles qui ne sont pas int&#233;ress&#233;s par la prise du pouvoir d'&#201;tat, reste l'interrogation : comment d&#233;truire le capitalisme ? C'est ce &#224; quoi j'essaie de r&#233;pondre dans ce nouveau livre. Et je ne peux bien s&#251;r pas&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_439 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH756/97remiholloway2-db8bc.png?1768648921' width='400' height='756' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par R&#233;mi
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;r&#233;pondre ! Mais j'esp&#232;re r&#233;ussir &#224; porter cette id&#233;e et ces questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous &#233;crivez que &lt;i&gt;Crack Capitalism&lt;/i&gt; est la fille de ce premier livre ? Faut-il conna&#238;tre la m&#232;re pour mieux rencontrer sa fille ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, je ne pense pas. Sans aucun doute, je l'ai &#233;crit comme un livre ind&#233;pendant. Mais je le vois tout de m&#234;me comme la fille de Changer le monde dans la mesure o&#249; il est le r&#233;sultat direct des discussions provoqu&#233;es par ce pr&#233;c&#233;dent livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous nous pr&#233;sentez le capitalisme comme une forme de coh&#233;sion sociale sans cesse contrari&#233;e par nos inadaptations et nos insoumissions : les br&#232;ches et les failles&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme est un syst&#232;me de domination. Il est fond&#233; sur notre subordination &#224; une dynamique que nous ne contr&#244;lons pas : la logique de l'argent, la logique du profit. Une br&#232;che est un espace ou un moment o&#249; nous n'ob&#233;issons pas, o&#249; nous refusons de nous soumettre &#224; cette dynamique et o&#249; nous agissons en fonction de ce que nous consid&#233;rons comme d&#233;sirable ou n&#233;cessaire. C'est un refus-et-cr&#233;ation, une dignit&#233;. Les br&#232;ches peuvent &#234;tre petites ou grandes, mais elles existent partout. Le soul&#232;vement zapatiste est une br&#232;che, belle et dramatique, un refus-et-cr&#233;ation immense. Mais je pense qu'un journal comme &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; peut aussi &#234;tre vu comme une br&#232;che, une marche dans la &#171; mauvaise &#187; direction. Et probablement, pour ceux et celles qui nous lisent en ce moment, l'effort de refus-et-cr&#233;ation est une part importante de la vie, une tentative toujours contradictoire. Et &#224; moins que ces lecteurs soient une sorte d'&#233;lite, nous devons nous demander comment le mouvement de refus-et-cr&#233;ation fait partie d'une exp&#233;rience commune de la vie dans la soci&#233;t&#233; capitaliste. En d'autres mots, la notion de br&#232;che bouge comme une question, c'est une invitation pour chacun &#224; observer et essayer de comprendre en quoi le monde est rempli de rebellions anticapitalistes. Si nous ne voyons pas que l'anticapitalisme est la chose la plus commune au monde, rien ne sert de r&#234;ver &#224; une r&#233;volution anticapitaliste. Elle ne serait qu'un autre tournant &#233;litiste dans les sch&#233;mas de la domination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi dites-vous que nous sommes responsables de la crise du capitalisme et qu'il faut s'en r&#233;jouir ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, le capitalisme n'est pas qu'un syst&#232;me de domination, c'est une dynamique de la domination qui s'intensifie toujours. Son fonctionnement demande une subordination toujours plus grande de nos vies &#224; sa logique. Si tu veux, cela peut &#234;tre exprim&#233; th&#233;oriquement comme la baisse tendancielle du taux de profit, ou, la d&#233;termination de la valeur par le temps de travail socialement n&#233;cessaire : la r&#232;gle du capital repose sur l'id&#233;e du &#171; plus-vite-plus-vite-plus-vite &#187;. Si le capital est en crise, cela ne peut &#234;tre que le r&#233;sultat du fait que nous n'intensifions pas notre subordination &#224; sa r&#232;gle &#224; un degr&#233; suffisant pour qu'il fonctionne correctement. Nous sommes la crise du capitalisme, nous sommes la crise du syst&#232;me qui nous m&#232;ne &#224; notre destruction. Nous sommes la crise du capitalisme et nous devrions en &#234;tre fiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment cette approche peut-elle nous servir &#224; changer le monde en ces temps de &#171; crise globale &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a que deux voies de sortie &#224; la crise. L'une est d'accepter les exigences du capital et s'incliner devant sa r&#232;gle, sachant qu'il en demandera encore plus, que la prochaine crise arrivera bient&#244;t et que la voie capitaliste est celle de l'autodestruction humaine. L'autre chemin est celui du refus de la dynamique capitaliste, de la construction de mani&#232;res de faire diff&#233;rentes, de diff&#233;rentes fa&#231;ons de se relier les uns aux autres. Nous faisons &#231;a tout le temps, les br&#232;ches, mais la question vraiment difficile est de savoir comment nos mani&#232;res de faire diff&#233;rentes ont la force de percer le capital. C'est ce qui se joue maintenant en Gr&#232;ce, et partout dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les textes th&#233;oriques trouvent peu de lecteurs. Selon vous, penser contre le capital, c'est d&#233;j&#224; une des br&#232;ches dont vous parlez ? Cela suffit-il &#224; envisager un changement radical ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Penser fait partie du mouvement contre le capital. Pour r&#233;sister et se rebeller, nous avons besoin de nous interroger sur nos pratiques et sur ce que nous faisons, et pour pouvoir penser nous avons besoin de r&#233;sister et de nous rebeller. Si l'on s&#233;pare&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_440 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH457/97remiholloway3-bae4a.png?1768648921' width='400' height='457' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par R&#233;mi
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;la th&#233;orie et la pratique, nous ne pensons ni n'agissons pas bien. Penser contre le capital peut &#234;tre une br&#232;che, et c'est &#233;videmment une part n&#233;cessaire de chaque br&#232;che. Mais non, je ne pense pas que cela soit suffisant. Le probl&#232;me r&#233;el est de savoir comment nous disons &#171; Non &#187; et cr&#233;ons les bases pour une forme diff&#233;rente d'organisation sociale. Il ne suffit pas de penser contre le capital car on ne peut vivre de la seule pens&#233;e. Il n'est pas non plus suffisant de faire tomber le gouvernement, nous devons en fait casser la dynamique du capital. Et nous devons partir du fait que nous ne savons pas comment le faire &#8211; c'est pourquoi penser est important. Si, au contraire, nous voulons simplement appliquer des mod&#232;les pr&#233;existants de r&#233;volution, alors nous n'avons probablement pas besoin de beaucoup penser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Crack Capitalism&lt;/i&gt; bouleverse les concepts sur son passage : le genre, les classes sociales, l'&#201;tat, la marchandise, l'argent&#8230; Il est aussi beaucoup question du temps. Proposez-vous de vivre hors du temps ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, au contraire, nous devons vivre &#224; temps, dans notre temps. Nous devons transformer le temps de l'horloge du capitalisme qui s'impose &#224; nous et nous domine en notre temps v&#233;cu, dans les rythmes de notre faire, en un pr&#233;sent qui r&#233;sonne avec les m&#233;moires et les d&#233;sirs du pass&#233; et qui s'&#233;tire dans le &#171; pas-encore &#187; d'un futur possible. La pens&#233;e r&#233;volutionnaire traditionnelle, ce qui est en soit d&#233;j&#224; un paradoxe, acceptait une s&#233;paration franche entre le pass&#233;, le pr&#233;sent et le futur : une s&#233;paration propre &#224; la pens&#233;e bourgeoise. Par cons&#233;quent, le mot &#171; r&#233;volution &#187; est presque ins&#233;parable du mot &#171; futur &#187; : nous r&#234;vons tous d'une r&#233;volution future. Que l'on se revendique anarchiste ou communiste, ou plus raisonnablement les deux &#224; la fois, nous imaginons &#224; quoi le monde ressemblerait apr&#232;s la r&#233;volution. Mais c'est un non-sens total. Si nous pensons la r&#233;volution comme un &#233;v&#233;nement futur, alors nous sommes oblig&#233;s de reproduire le capitalisme en l'attendant et, de la m&#234;me mani&#232;re, en reproduisant le capitalisme nous repoussons encore la r&#233;volution dans le futur. Une autre mani&#232;re de l'exprimer est en termes de verbes et de noms. La s&#233;paration nette entre le pass&#233;, le pr&#233;sent et le futur cr&#233;e une domination des noms, un monde domin&#233; &#224; chaque instant par un ordre des choses identifi&#233;es : le f&#233;odalisme, le capitalisme, le communisme, et ainsi de suite. Essayons de dissoudre la distinction entre pass&#233;, pr&#233;sent et futur, qui nous fige dans une place, en transformant les noms en verbes. On voit alors que le capitalisme est un processus constant qui capitalise la vie, qui mon&#233;tarise l'ensemble de nos interactions sociales. Or ce processus est une lutte contre son mouvement contraire, celui qui communise. L'id&#233;e d'un communisme futur est une absurdit&#233; qui nous emp&#234;che de percevoir que notre existence m&#234;me consiste &#224; communiser ici et maintenant. Nos vies sont d&#233;chir&#233;es, individuellement et collectivement, par l'affrontement antagoniste et in&#233;vitable entre le capitalisant/mon&#233;tarisant et le communisant, ou mieux les communisants, parce que communiser ne peut &#234;tre qu'exp&#233;rimental. Le mouvement qui communise se d&#233;place contre celui qui capitalise, le long des interstices que sont les br&#232;ches et les failles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pouvez-vous revenir sur le refus du travail, qui anime votre critique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense que le rejet du travail, en tant qu'activit&#233; qui nous est impos&#233;e de l'ext&#233;rieur, fait partie de nos exp&#233;riences quotidiennes. C'est s&#251;rement pourquoi les mouvements anticapitalistes disent de plus en plus ouvertement que la lutte contre le capital est une lutte contre le travail. Le communisme (quel que soit le nom qu'on veuille lui donner) ne serait pas fond&#233; sur l'&#233;mancipation du travail (comme les horribles exemples de la Russie ou de la Chine l'&#233;taient sans aucun doute) mais comme une &#233;mancipation contre le travail. Mais on ne peut pas aller bien loin en rejetant le travail sans d&#233;fendre une forme alternative d'activit&#233; &#224; sa place. Une activit&#233; que j'appelle le &#171; faire &#187;. Notre probl&#232;me est alors de trouver comment articuler la force du faire de telle sorte qu'elle d&#233;passe et brise la r&#232;gle du travail. Le futur du monde d&#233;pend de &#231;a. Je pense &#224; Fotis, un ami en Gr&#232;ce qui pendant des ann&#233;es a altern&#233; p&#233;riodes de ch&#244;mage et boulots pr&#233;caires, ce qui est une exp&#233;rience partag&#233;e par des millions de personnes en Europe et ailleurs dans le monde. C'est une forme de libert&#233; dans un sens, mais ce sont aussi de grandes frustrations et une vie de pauvret&#233; prolong&#233;e &#224; une &#233;poque o&#249; il n'y a rien d'attrayant dans la pauvret&#233;. Pense maintenant &#224; Franklin Roosevelt et son New Deal. Les gens admirent Roosevelt pour avoir adopt&#233; les politiques keyn&#233;siennes de d&#233;penses publiques et sauv&#233; les gens de la pauvret&#233; en les mettant au travail, &#224; construire des routes et autres travaux publics. Alors que la crise s'approfondit et continue, les gens attendront de plus en plus ce genre de solutions. &#201;videmment, ce n'est pas la voie &#224; suivre. D'abord parce que ce n'est probablement plus possible dans un monde o&#249; le capital est extr&#234;mement mobile, et que la base r&#233;elle de &#171; l'&#226;ge d'or &#187; keyn&#233;sien du capitalisme d'apr&#232;s-guerre &#233;tait le massacre de 50 millions de personnes pendant la&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_441 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH443/97remiholloway4-bfdab.png?1768648921' width='400' height='443' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par R&#233;mi
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Seconde Guerre mondiale. Deuxi&#232;mement, parce que mettre les gens au travail signifiait les int&#233;grer dans le travail capitaliste, pour reconstruire le capitalisme. Il ne suffit pas de dire que ce n'est pas la solution, et nous devons admettre qu'une r&#233;ponse comme celle de Roosevelt est attirante. En d'autres mots, quand nous critiquons le travail, nous devons reconna&#238;tre dans le m&#234;me temps les grandes frustrations v&#233;cues quand on en est exclu. Comment pouvons-nous &#234;tre anti-Roosevelt ou alter-Roosevelt ? Comment pouvons-nous partir de la frustration explosive du ch&#244;mage-pr&#233;carit&#233; qui se g&#233;n&#233;ralise et, par en bas, canaliser cette immense force explosive-cr&#233;ative en des mani&#232;res de faire diff&#233;rentes, en un faire qui casse la frustration-pauvret&#233;-isolement-d&#233;pression du ch&#244;mage et de la pr&#233;carit&#233; ? Bien s&#251;r, cela signifie saisir des moyens de production ici et maintenant, autant que possible, mais peut-&#234;tre aussi r&#233;inventer des moyens de production qui soient vraiment les n&#244;tres. C'est ce que nous faisons d&#233;j&#224;. Mais nous devons nous concentrer clairement sur la lutte pour un monde de faire-contre-le-travail, maintenant, comme la seule mat&#233;rialisation r&#233;elle d'un espoir pour les millions et les millions de gens vivant la m&#234;me vie que Fotis. C'est la cl&#233; du d&#233;passement en Gr&#232;ce, mais aussi partout dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Donc, plut&#244;t que de d&#233;truire le capitalisme, il ne faut pas le reproduire. Mais vous ne donnez pas de r&#233;ponses&#8230; C'est stimulant, mais aussi angoissant. Quelque chose &#224; ajouter, pour nous rassurer ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, bien s&#251;r que non ! Il n'y a aucun moyen de se rassurer. Mais je pense que transformer la question r&#233;volutionnaire de &lt;i&gt;&#171; comment d&#233;truirons-nous le capitalisme ? &#187;&lt;/i&gt; &#224; &lt;i&gt;&#171; comment pouvons-nous arr&#234;ter de fabriquer le capitalisme ? &#187;&lt;/i&gt; place le pouvoir de notre faire au centre. C'est bien nous qui cr&#233;ons ce syst&#232;me affreux, ici et maintenant. Que pouvons-nous faire pour cesser de le recr&#233;er demain et, &#224; la place, faire de nos vies quelque chose d'appr&#233;ciable ?&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis et traduits par Julien Bordier&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Des moments de r&#233;volution</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Des-moments-de-revolution</link>
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		<dc:date>2012-10-08T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


		<dc:subject>JMB</dc:subject>
		<dc:subject>CQFD</dc:subject>
		<dc:subject>politique</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
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		<dc:subject>Ben Ali</dc:subject>
		<dc:subject>moment r&#233;volutionnaire</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; Quand on voit ce qu'il se passe aujourd'hui, on peut se dire que ce n'&#233;tait pas la peine de virer les dictateurs &#187;, arrive-t-il d'entendre un an et demi apr&#232;s le d&#233;but des &#171; Printemps &#187; arabes. N'en d&#233;plaise aux z&#233;lateurs mystiques du grand soir dont le mot d'ordre serait &#171; tout sinon rien &#187;, deux chercheurs en sciences sociales reviennent pour CQFD sur les &#171; moments r&#233;volutionnaires &#187; qu'ont connus la Tunisie et la Libye. Amin Allal, chercheur &#224; l'Institut d'&#233;tudes politiques (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no102-juillet-aout-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;102 (juillet-ao&#251;t 2012)&lt;/a&gt;

/ 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/politique" rel="tag"&gt;politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Revolution" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Libye" rel="tag"&gt;Libye&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/regime" rel="tag"&gt;r&#233;gime&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/revolutionnaire" rel="tag"&gt;r&#233;volutionnaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Tunisie" rel="tag"&gt;Tunisie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/moment" rel="tag"&gt;moment&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ben-Ali" rel="tag"&gt;Ben Ali&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/moment-revolutionnaire" rel="tag"&gt;moment r&#233;volutionnaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Quand on voit ce qu'il se passe aujourd'hui, on peut se dire que ce n'&#233;tait pas la peine de virer les dictateurs &#187;&lt;/i&gt;, arrive-t-il d'entendre un an et demi apr&#232;s le d&#233;but des &#171; Printemps &#187; arabes. N'en d&#233;plaise aux z&#233;lateurs mystiques du grand soir dont le mot d'ordre serait &#171; tout sinon rien &#187;, deux chercheurs en sciences sociales reviennent pour &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; sur les &lt;i&gt;&#171; moments r&#233;volutionnaires &#187;&lt;/i&gt; qu'ont connus la Tunisie et la Libye. Amin Allal, chercheur &#224; l'Institut d'&#233;tudes politiques d'Aix-en-Provence, a observ&#233; les mouvements protestataires de 2008 &#224; Gafsa (Tunisie) et, en janvier 2011, a suivi des insurg&#233;s dans la banlieue populaire de Tunis. Arthur Quesnay, chercheur en science politique, &#233;tait en Libye depuis deux mois quand les combats se sont &#233;tendus &#224; tout le pays &#224; la fin de l'hiver dernier. Il s'est alors immerg&#233; au sein d'une unit&#233; combattante de Misrata. Entretien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Un an et demi apr&#232;s, peut-on parler de r&#233;volutions &#224; propos de la Libye et de la Tunisie ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amin Allal :&lt;/strong&gt; La Tunisie a-t-elle connu une &#171; vraie &#187; r&#233;volution ? Il me semble que la question est impossible &#224; trancher pour les sciences sociales. On a tout de m&#234;me une certitude, la situation tunisienne pr&#233;sente l'int&#233;r&#234;t d'&#233;carter le biais de l'avant-garde r&#233;volutionnaire. Contrairement &#224; ce qu'il a souvent &#233;t&#233; dit, la multitude de Tunisiens mobilis&#233;s contre le r&#233;gime de Ben Ali en janvier 2011 d&#233;borde largement les bases sociales des oppositions &#8211; tr&#232;s &#233;litaires &#8211; partisanes, syndicales ou associatives. Le soul&#232;vement populaire est d'abord le fait d'ouvriers journaliers, de jeunes ch&#244;meurs dipl&#244;m&#233;s ou non, de d&#233;brouillards de la &#171; g&#233;n&#233;ration Ben Ali &#187; qui n'&#233;taient pas organis&#233;s et qui vont parfois payer de leurs vies leur r&#233;volte. Des Tunisiens de la classe moyenne des centres urbains s'engagent aussi ne supportant plus la d&#233;rive pr&#233;tendument mafieuse et inculte des &#171; cliques &#187; au pouvoir. En d&#233;finitive, la force du soul&#232;vement r&#233;side justement dans le fait qu'il n'y ait pas de chef, pas de commandement, ni de coordination unifi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Arthur Quesnay :&lt;/strong&gt; J'ajouterai que dans le cas de la Libye, le rideau de la guerre civile, d&#233;partageant r&#233;volutionnaires et pro-Kadhafistes, n'est pas tomb&#233; d'un seul coup. La plupart des Libyens sont rest&#233;s dans une position attentiste tandis que la mobilisation contre le r&#233;gime s'est propag&#233;e progressivement dans le pays. Au-del&#224; du mythe d'un engagement dans une lutte contre l'oppression, les motivations des individus ont &#233;t&#233; d'abord d'ordre local. Chacun a eu ses objectifs et a ses b&#233;n&#233;fices &#224; d&#233;fendre une fois le conflit fini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais pourquoi ne parvenons-nous pas &#224; dire si ce sont des r&#233;volutions ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. A. :&lt;/strong&gt; Tout d'abord parce qu'on est le nez dans le guidon, trop proches de cette multitude d'&#233;v&#233;nements protestataires, insurrectionnels de diff&#233;rentes factures et ampleurs pour &#171; trancher &#187;. Il est pr&#233;f&#233;rable de parler de processus r&#233;volutionnaire, ce qui pr&#233;sente l'avantage de penser le lent et long d&#233;veloppement de ces dynamiques en n'excluant pas de possibles phases de restauration dictatoriale, une direction militaire ou polici&#232;re de l'&#201;tat&#8230; mais aussi des moments r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. Q. :&lt;/strong&gt; Parmi les acteurs de ladite &#171; R&#233;volution libyenne &#187;, il n'y a pas une d&#233;finition unique de ce qu'a &#233;t&#233; le moment r&#233;volutionnaire. Dans le Sud libyen &#224; la fronti&#232;re avec le Tchad et le Niger, les Toubous, population noire autochtone de la Libye, se sont r&#233;volt&#233;s contre le r&#233;gime pour mettre fin &#224; leur discrimination ethnique et revendiquer leur int&#233;gration &#233;conomique et politique. Mais les Toubous continuent d'&#234;tre pers&#233;cut&#233;s du fait de la persistance de la politique d'arabisation h&#233;rit&#233;e de l'ancien r&#233;gime. Pour eux rien n'a chang&#233; et cette r&#233;volution n'en est pas une.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre exemple est celui des villes de Zintan (situ&#233;e dans le Djebel Nefoussa) et Misrata, tr&#232;s actives dans la lib&#233;ration du pays. Toutes les deux cherchent &#224; peser de tout leur poids sur le processus de transition post-r&#233;volutionnaire. Minoritaires du point de vue d&#233;mographique, ces deux localit&#233;s ont pourtant r&#233;ussi gr&#226;ce &#224; la guerre &#224; devenir des acteurs politiques incontournables. Revendiquant la d&#233;fense de leurs acquis r&#233;volutionnaires, certaines milices de ces deux localit&#233;s n'h&#233;sitent pas &#224; occuper l'a&#233;roport international de Tripoli dans le cas de Zintan, ou &#224; bloquer les routes acc&#233;dant &#224; la capitale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. A. :&lt;/strong&gt; Il me semble qu'il est appropri&#233; de parler, en Tunisie aussi, de moment r&#233;volutionnaire concernant le soul&#232;vement populaire de l'hiver 2010-2011. C'est-&#224;-dire un moment au cours duquel le jaillissement de groupes importants de la population dans la rue va dicter l'agenda politique, d&#233;faire des gouvernements&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_435 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;9&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH398/97jmb-0eda3.png?1768657356' width='400' height='398' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par JMB
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;nationaux successifs, entra&#238;ner une rupture du commandement s&#233;curitaire (retrait de l'arm&#233;e), chasser des repr&#233;sentants des autorit&#233;s locales, des policiers et militants de l'ancien parti h&#233;g&#233;monique, le Rassemblement constitutionnel d&#233;mocratique (RCD), occuper et &#233;largir un espace public jusqu'ici prohib&#233;. Ce moment r&#233;volutionnaire s'&#233;tend de d&#233;but janvier &#224; f&#233;vrier 2011. Le &#171; reflux &#187; date du mois de f&#233;vrier 2011 au cours duquel la marginalisation progressive des mobilisations protestataires &#8211; ce qui ne veut pas dire la diminution de celles-ci puisqu'elles restent importantes &#8211; fait suite &#224; la r&#233;pression du rassemblement du 25 f&#233;vrier sur la place du Gouvernement (&lt;i&gt;El Kasbah 2&lt;/i&gt;)&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Kasbah 1 d&#233;signe le mouvement qui a rassembl&#233; devant le palais du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. La nomination du Premier ministre B&#233;ji Ca&#239;d Essebsi &#8211; ancien ministre de Habib Bourguiba &#8211; comme le souligne &#224; juste titre Sadri Khiari&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Membre de l'opposition tunisienne &#224; la fin des ann&#233;es 1970 et cofondateur en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, fera &lt;i&gt;&#171; rentrer la r&#233;volution dans le cadre de l'&#201;tat &#187;&lt;/i&gt;. &#192; partir de ce moment-l&#224;, la &lt;i&gt;&#171; transition d&#233;mocratique &#187;&lt;/i&gt; se met en marche. Le proc&#233;d&#233; &#233;cul&#233; fait porter l'attention progressivement sur l'organisation des &#233;lections pour un retour &#224; &lt;i&gt;&#171; l'ordre politique et moral &#187;&lt;/i&gt;. De la rue aux urnes donc, mais pour autant, les actions protestataires li&#233;es aux conditions de travail p&#233;nibles (gr&#232;ves non organis&#233;es pr&#233;alablement dans d'innombrables secteurs) mais aussi les actions contre le ch&#244;mage et plus fondamentalement les luttes pour une meilleure r&#233;partition des richesses dans une Tunisie dite de &#171; l'int&#233;rieur &#187; laiss&#233;e pour compte du d&#233;veloppement &#233;conomique continuent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On pourrait penser que la somme de &#171; moments r&#233;volutionnaires &#187; finit par faire une r&#233;volution, non ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. Q. :&lt;/strong&gt; En Libye, l'espace politique est tr&#232;s segment&#233;. Les Libyens semblent pourtant avoir choisi l'unit&#233; pour abattre le r&#233;gime et construire une transition politique viable. Durant le conflit, toute l'organisation des &#171; r&#233;volutionnaires &#187;, comme ils se d&#233;nomment eux-m&#234;mes, a &#233;t&#233; construite dans ce but. Les &#233;lections du 7 juillet sont un autre exemple pertinent de cette volont&#233; d'unit&#233;. Ces derni&#232;res sont auto-organis&#233;es au niveau local mais dans un seul but, &#233;lire une repr&#233;sentation nationale, preuve d'une tentative de la population de se d&#233;finir comme un seul corps.
Dans ce sens, il s'agit d'un mouvement r&#233;volutionnaire puisque chacun a conscience qu'il faut red&#233;finir radicalement les institutions et d&#233;cider d'une nouvelle redistribution sociale, politique et &#233;conomique. Mais encore une fois, ce moment r&#233;volutionnaire est in&#233;gal selon les r&#233;gions et ce n'est qu'avec le recul de l'histoire que nous pourrons parler ou non de r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. A. :&lt;/strong&gt; En d&#233;finitive, la question de la qualification de &#171; r&#233;volution &#187; ou pas est un enjeu tellement pr&#233;gnant pour les acteurs politiques, syndicaux, qu'ils soient proches de l'ancien r&#233;gime ou pas, qu'il est difficile de d&#233;m&#234;ler tout cela. Pour autant je pense aussi, comme le dit bien Arthur, qu'on doit s'atteler d'abord &#224; comprendre les perceptions, repr&#233;sentations et donc les luttes de sens que se livrent les multiples acteurs dans les diff&#233;rentes sc&#232;nes sociales et politiques arabes actuellement. Cela est une pr&#233;misse pour comprendre pourquoi les gens luttent vraiment, sont parfois enclins &#224; mettre leurs vies en p&#233;ril&#8230; Finalement, la question pertinente est simple dans son &#233;nonciation : comment des individus et des groupes de populations nombreux en viennent-ils &#224; un moment &#8211; souvent &#233;ph&#233;m&#232;re &#8211; &#224; se r&#233;volter malgr&#233; le co&#251;t &#233;lev&#233; de telles actions et quels effets cela a-t-il sur le gouvernement des gens et de l'&#233;conomie dans une p&#233;riode donn&#233;e ? Alors r&#233;volution ou pas en Tunisie ? Il nous faudrait s&#251;rement beaucoup plus de recul avant de pouvoir fournir une r&#233;ponse pertinente.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Kasbah 1&lt;/i&gt; d&#233;signe le mouvement qui a rassembl&#233; devant le palais du gouvernement, en janvier 2011, une dizaine de jours apr&#232;s la fuite de Ben Ali, des milliers de manifestants. Le 20 f&#233;vrier, la place, jusqu'alors occup&#233;e par l'arm&#233;e, est reprise par les manifestants qui montent un vaste campement et exigent le d&#233;part du Premier ministre et la liquidation totale du r&#233;gime Ben Ali. Les 25 et 26, la police attaque des manifestants. Le 27, le gouvernement d&#233;missionne. Ce mouvement prend le nom de &lt;i&gt;Kasbah 2&lt;/i&gt;. Cf &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Degagitude-et-tunisification'&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;87&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Membre de l'opposition tunisienne &#224; la fin des ann&#233;es 1970 et cofondateur en France du mouvement des Indig&#232;nes de la R&#233;publique en 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Nippon, ni con</title>
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		<dc:date>2012-10-05T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator> Momo Br&#252;cke</dc:creator>


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&lt;p&gt;Le 5 juillet dernier, une commission d'enqu&#234;te mandat&#233;e par le Parlement japonais a fait le point sur la catastrophe de Fukushima. Pour les rapporteurs, &#171; il est clair que cet accident est un d&#233;sastre cr&#233;&#233; par l'homme &#187;. Tout se passe comme si les d&#233;sastres nucl&#233;aires pouvaient &#234;tre &#8211; au-del&#224; des diff&#233;rents degr&#233;s de responsabilit&#233; qui n'int&#233;ressent, in fine, que les assureurs &#8211; autre chose qu'un d&#233;sastre cr&#233;&#233; par l'homme. Bien s&#251;r, ce rapport prend &#224; contre-pied celui mandat&#233; par Tepco, le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no102-juillet-aout-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;102 (juillet-ao&#251;t 2012)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/juillet-dernier" rel="tag"&gt;juillet dernier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/juillet" rel="tag"&gt;juillet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Fukushima" rel="tag"&gt;Fukushima&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/desastres-nucleaires" rel="tag"&gt;d&#233;sastres nucl&#233;aires&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 5 juillet dernier, une commission d'enqu&#234;te mandat&#233;e par le Parlement japonais a fait le point sur la catastrophe de Fukushima. Pour les rapporteurs, &lt;i&gt;&#171; il est clair que cet accident est un d&#233;sastre cr&#233;&#233; par l'homme &#187;&lt;/i&gt;. Tout se passe comme si les d&#233;sastres nucl&#233;aires pouvaient &#234;tre &#8211; au-del&#224; des diff&#233;rents degr&#233;s de responsabilit&#233; qui n'int&#233;ressent, in fine, que les assureurs &#8211; autre chose qu'un d&#233;sastre cr&#233;&#233; par l'homme. Bien s&#251;r, ce rapport prend &#224; contre-pied celui mandat&#233; par Tepco, le propri&#233;taire de la centrale, afin de se disculper. Mais dans un pays se trouvant dans une zone de subduction de quatre plaques tectoniques, vivant dans la crainte du big one &#224; l'ombre des rapports de la gestion du risque, qui pouvait sinc&#232;rement croire &#224; de telles inepties ? Ce rapport a donc cet infime m&#233;rite de dire, par voix d'expert, ce que tout le monde savait : que Tepco et le gouvernement racontaient des bobards et que le nucl&#233;aire est &#233;videmment un des nombreux d&#233;sastres, non seulement cr&#233;&#233;s, mais aussi revendiqu&#233;s, par certains hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre mensonge du gouvernement japonais le prouve. Celui du risque de p&#233;nurie &#233;nerg&#233;tique, qui n&#233;cessite, selon eux, le red&#233;marrage du r&#233;acteur 3 de la centrale nucl&#233;aire d'&#212;i, le 5 juillet, et celui du r&#233;acteur 4, le 18 juillet. Des chiffres douteux ont &#233;t&#233; avanc&#233;s par le gouvernement de Yoshihiko Noda&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;http://fukushima.over-blog.fr/artic....&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; pour justifier ce coup de force, avant toute r&#233;flexion publique sur la poursuite du nucl&#233;aire au Japon. Face &#224; ces &#171; bouffonneries &#187; gouvernementales, une occupation de la centrale a &#233;t&#233; tent&#233;e et, chose que l'on n'avait pas vue depuis des lustres au Japon, des dizaines de milliers de personnes se retrouvent, toutes les semaines, devant la r&#233;sidence du Premier ministre pour protester contre le red&#233;marrage des r&#233;acteurs. Proposant notamment &#224; Noda de laver l'affront fait au peuple par le hara-kiri. Sage proposition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://fukushima.over-blog.fr/article-redemarrage-d-oi-mensonges-et-opacite-generalises-107628434.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://fukushima.over-blog.fr/artic...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Copwatch ordinaire</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Copwatch-ordinaire</link>
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		<dc:date>2012-10-03T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


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		<dc:subject>d'un citoyen</dc:subject>

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&lt;p&gt;S'il arrive que des policiers filment des quidams, il n'est pas rare qu'ils ne supportent pas la r&#233;ciprocit&#233;. L'argument fallacieux du &#171; droit &#224; l'image &#187; peut se transformer, sous divers pr&#233;textes imaginaires, en garde &#224; vue. &#192; moins qu'&#224; l'occasion d'un proc&#232;s, les choses ne soient, d'une mani&#232;re &#233;ph&#233;m&#232;re, remise &#224; l'endroit&#8230; &#171; C'est quoi, ton origine ? &#187;, hurle un des policiers dans les oreilles d'un jeune qu'il vient de plaquer contre le mur. Ils sont une dizaine de flics, en ce 17 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un-citoyen" rel="tag"&gt;d'un citoyen&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;S'il arrive que des policiers filment des quidams, il n'est pas rare qu'ils ne supportent pas la r&#233;ciprocit&#233;. L'argument fallacieux du &#171; droit &#224; l'image &#187; peut se transformer, sous divers pr&#233;textes imaginaires, en garde &#224; vue. &#192; moins qu'&#224; l'occasion d'un proc&#232;s, les choses ne soient, d'une mani&#232;re &#233;ph&#233;m&#232;re, remise &#224; l'endroit&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est quoi, ton origine ? &#187;&lt;/i&gt;, hurle un des policiers dans les oreilles d'un jeune qu'il vient de plaquer contre le mur. Ils sont une dizaine de flics, en ce 17 mars 2012, &#224; proximit&#233; de la gare Saint-Charles, autour de ces deux jeunes hommes qui se font palper sans m&#233;nagement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les passants observant &#224; distance la situation, Michel Dantois, venu &#224; Marseille pour participer au Forum alternatif de l'eau, sort son appareil photo et commence &#224; d&#233;clencher. R&#233;action imm&#233;diate des fonctionnaires : &lt;i&gt;&#171; Arr&#234;tez tout de suite ! &#187;&lt;/i&gt; Mais le photographe de continuer. &lt;i&gt;&#171; Je savais que j'avais le droit de filmer l'action de policiers dans l'espace public &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-il, sans &#234;tre en mesure, sur le moment, d'&#233;noncer pr&#233;cis&#233;ment la saisine 2005-29 de la feue Commission nationale de d&#233;ontologie de la s&#233;curit&#233; qui rappelait &lt;i&gt;&#171; aux forces d'intervention [&#8230;] qu'elles doivent consid&#233;rer comme normale l'attention que des citoyens ou des groupes de citoyens peuvent porter &#224; leur mode d'action &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le courrier de Sarkozy, alors ministre de l'Int&#233;rieur, qui pr&#233;cisait en date du 17 juillet 2006 que &lt;i&gt;&#171; les policiers ne peuvent pas s'opposer &#224; ce que leurs interventions soient photographi&#233;es ou film&#233;es &#187;&lt;/i&gt;. Peu importe : une femme flic se rue sur Michel et tente de s'emparer de son appareil photo. Ce dernier r&#233;siste tout en protestant de la l&#233;galit&#233; de son geste. Aussit&#244;t un autre policier l'attrape par les cheveux et le pousse violemment contre le mur, avant d'&#234;tre rejoint par, semble-t-il, un grad&#233; qui menace de porter plainte pour &#171; droit &#224; l'image &#187; avant de dire &lt;i&gt;&#171; votre appareil, vous viendrez le r&#233;cup&#233;rer au commissariat demain matin. Si vous l'avez achet&#233; vous viendrez avec la facture [&#8230;] sinon ce n'est pas la peine. &#187;&lt;/i&gt; La situation aurait pu en rester l&#224; si un des policiers s'adressant &#224; la polici&#232;re ne lui avait demand&#233; : &lt;i&gt;&#171; Au fait, il t'a bouscul&#233;e, non ? &#187;&lt;/i&gt; Et la fonctionnaire de b&#233;gayer :&lt;i&gt; &#171; Euh, oui ! &#187;&lt;/i&gt; Direction le commissariat pour une garde &#224; vue humiliante de plus de vingt heures, sans m&#233;decin ni avocat, durant laquelle Michel refuse de se soumettre &#224; un pr&#233;l&#232;vement ADN, de laisser ses empreintes digitales et de se faire prendre en photo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la salle d'audience de la onzi&#232;me chambre correctionnelle du tribunal de Marseille, le 21 juin, le pr&#233;sident attaque directement : &lt;i&gt;&#171; Vous associez police et violence, c'est &#231;a ? &#187;&lt;/i&gt; Michel ne dit mot. C&#244;t&#233; partie civile, l'avocat de la polici&#232;re, certificat m&#233;dical en main, r&#233;clame les 1 000 euros de dommages et int&#233;r&#234;ts au titre de la d&#233;sormais trop classique proc&#233;dure en outrage et r&#233;bellion. Mais voil&#224; que le vice-procureur Benoit Vandermaesen prend la parole : &lt;i&gt;&#171; Je rappelle que la justice ne reconna&#238;t pas de valeur sup&#233;rieure au t&#233;moignage d'un agent asserment&#233; par rapport &#224; celle d'un citoyen quelconque. &#187;&lt;/i&gt; Il poursuit :&lt;i&gt; &#171; Nous ne disposons pour caract&#233;riser les violences dont il est accus&#233; &#8220;que&#8221; d'un certificat m&#233;dical et d'aucun t&#233;moignage des coll&#232;gues de la plaignante qui &#233;taient pourtant nombreux&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Quant au refus du fichage ADN, photo et empreintes, le magistrat, par ailleurs d&#233;l&#233;gu&#233; r&#233;gional adjoint du Syndicat de la magistrature, continue : &lt;i&gt;&#171; De plus, il est vrai que les fichiers tendent toujours &#224; s'&#233;tendre exag&#233;r&#233;ment bien au-del&#224; des cas bien pr&#233;cis pour lesquels ils &#233;taient pr&#233;vus au d&#233;part&#8230; Je demande la relaxe pour les faits de violence, et la dispense de peine pour le refus de fichage. En outre, je demande la restitution du mat&#233;riel saisi&#8230; &#187;&lt;/i&gt; D&#233;lib&#233;r&#233;, rendu du verdict. Michel est relax&#233; pour les faits de violence &#224; agent de police mais condamn&#233; &#224; 1 000 euros d'amende avec sursis pour son refus de fichage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quid de la fliquette ? Faux t&#233;moignage ? Poursuite pour proc&#233;dure abusive ? Accusation de complicit&#233; pour ses coreligionnaires qui l'ont incit&#233;e &#224; porter des accusations jug&#233;es fausses par le tribunal ? Quant au m&#233;decin ayant d&#233;livr&#233; une ITT de 24 heures pour des blessures ou l&#233;sions qui n'ont jamais exist&#233;, que risque-t-il ? Mais la justice a des limites : si la parole d'un flic n'est, a priori, pas sup&#233;rieure &#224; celle d'un citoyen lambda, comme se plaisait &#224; le rappeler le vice-procureur, reste que c'est plut&#244;t du c&#244;t&#233; de la polici&#232;re et de ses coll&#232;gues qu'elle aura finalement pench&#233;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'ennemi pas d'ici</title>
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		<dc:date>2012-10-01T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Maliet</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Les &#171; trotskistes anglais &#187;. C'est ainsi que, en 1998, le ministre de l'Int&#233;rieur Jean-Pierre Chev&#232;nement d&#233;nommait les militants soutenant les sans papiers qu'il faisait expulser. Le 24 juin dernier, les autorit&#233;s de La Manche ont, elles aussi, fait face &#224; des agitateurs qu'elles n'ont pas crus du cru : &#171; Lorsqu'on regarde les plaques d'immatriculation, on voit bien qu'elles ne sont pas de la r&#233;gion, mais de toutes les r&#233;gions de France, y compris de tr&#232;s loin, t&#233;moigne une repr&#233;sentante (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &lt;i&gt;&#171; trotskistes anglais &#187;&lt;/i&gt;. C'est ainsi que, en 1998, le ministre de l'Int&#233;rieur Jean-Pierre Chev&#232;nement d&#233;nommait les militants soutenant les sans papiers qu'il faisait expulser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 24 juin dernier, les autorit&#233;s de La Manche ont, elles aussi, fait face &#224; des agitateurs qu'elles n'ont pas crus du cru : &lt;i&gt;&#171; Lorsqu'on regarde les plaques d'immatriculation, on voit bien qu'elles ne sont pas de la r&#233;gion, mais de toutes les r&#233;gions de France, y compris de tr&#232;s loin,&lt;/i&gt; t&#233;moigne une repr&#233;sentante de la pr&#233;fecture sur France 3 Basse-Normandie. &lt;i&gt;[Ces] gens sont venus dans [le] but pr&#233;cis de [&#8230;] lutter, peut-&#234;tre pas contre la THT, mais contre l'ordre &#233;tabli. &#187;&lt;/i&gt; Elle fait r&#233;f&#233;rence ici aux trois jours de r&#233;sistance organis&#233;s les 22, 23 et 24 juin, &#224; Chefresne (Manche), contre une ligne tr&#232;s haute tension en cours de construction. Les affrontements champ&#234;tres entre manifestants et forces de l'ordre, bucoliques en diable mais sacr&#233;ment violents, se sont sold&#233;s par une interpellation et six bless&#233;s. D&#232;s lors, on s'interroge : pourquoi un habitant de Givet (Ardennes), par exemple, ne pourrait manifester ses convictions antinucl&#233;aires en Normandie &#8211; avec sa plaque d'immatriculation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus &#233;tonnant encore est le fait que ce reportage passe sous silence la mobilisation de la population locale contre le saccage de son environnement. Le 8 juin dernier, le conseil municipal du Chefresne a vot&#233; &#224; l'unanimit&#233; le boycott du scrutin du premier tour des &#233;lections l&#233;gislatives pour protester contre le trac&#233; de la ligne THT et le placement en garde &#224; vue du maire, Jean-Claude Bossard, lors d'un pr&#233;c&#233;dent rassemblement. &lt;i&gt;&#171; Le conseil municipal, r&#233;uni samedi soir, a d&#233;cid&#233; en bloc de d&#233;missionner apr&#232;s que les gendarmes ont d&#233;barqu&#233; dans l'apr&#232;s-midi chez tous les conseillers municipaux avec des ordres de r&#233;quisition &#187;&lt;/i&gt; pour que le vote puisse avoir lieu, a indiqu&#233; par la suite le maire du village. &#192; croire que ce premier magistrat et ses conseillers sont membres d'une obscure cinqui&#232;me colonne pilot&#233;e depuis l'&#233;tranger par des nostalgiques du chef de l'Arm&#233;e rouge&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mais qu'est ce qu'on va faire de... la dissuasion nucl&#233;aire fran&#231;aise</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Mais-qu-est-ce-qu-on-va-faire-de-682</link>
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		<dc:date>2012-09-28T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Iffik Le Guen</dc:creator>


		<dc:subject>Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230;</dc:subject>
		<dc:subject>Alors</dc:subject>
		<dc:subject>nucl&#233;aire</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Le 19 juin dernier, Michel Rocard d&#233;clarait sur BFMTV : &#171; C'est un serpent de mer. Tous les gouvernements depuis toujours et surtout tous les partis politiques qui font campagne disent toujours qu'il faut couper dans les d&#233;penses publiques, elles ne disent jamais dans lesquelles. Alors, je vais jouer les provocateurs. [&#8230;] On supprime la dissuasion nucl&#233;aire, 16 milliards d'euros par an qui ne servent absolument &#224; rien. &#187; Peu importe si, finalement, ce montant a &#233;t&#233; ensuite corrig&#233; par nombre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 19 juin dernier, Michel Rocard d&#233;clarait sur BFMTV : &lt;i&gt;&#171; C'est un serpent de mer. Tous les gouvernements depuis toujours et surtout tous les partis politiques qui font campagne disent toujours qu'il faut couper dans les d&#233;penses publiques, elles ne disent jamais dans lesquelles. Alors, je vais jouer les provocateurs. [&#8230;] On supprime la dissuasion nucl&#233;aire, 16 milliards d'euros par an qui ne servent absolument &#224; rien. &#187;&lt;/i&gt; Peu importe si, finalement, ce montant a &#233;t&#233; ensuite corrig&#233; par nombre d'experts patent&#233;s. Le d&#233;bat, tr&#232;s longtemps occult&#233;, &#233;tait lanc&#233;. Au point de forcer, d&#232;s le 4 juillet, le chef des arm&#233;es normal &#224; se faire h&#233;litreuiller sur Le Terrible, fleuron de la Royale en mati&#232;re d'atomisation de populations. Pour appuyer ce coup d'&#233;clat au large de Brest, le ministre de la D&#233;fense, Jean-Yves Le Drian, en visite au m&#234;me moment et au m&#234;me endroit sur un site d'assemblage de missiles intercontinentaux, affirmait : &lt;i&gt;&#171; Nous sommes dans le creuset de notre s&#233;curit&#233;. Nos sous-marins en sont les garants ultimes. Notre force de dissuasion nous permet de tenir notre rang international. &#187;&lt;/i&gt; Avant de lui-m&#234;me embarquer sur Le Triomphant, autre bijou de technologie nucl&#233;aire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un pan entier de l'h&#233;ritage gaulliste qui s'effrite, non sous les pernicieuses attaques d'&#233;colos ir&#233;nistes, mais du fait d'un p&#233;p&#232;re tranquille de la nomenklatura social-d&#233;mocrate. Paul Quil&#232;s, ancien ministre de la D&#233;fense de Fran&#231;ois Mitterrand, a profit&#233; du coming out de Rocard, dont le p&#232;re, rappelons-le, est consid&#233;r&#233; comme le fondateur du nucl&#233;aire fran&#231;ais, pour vanter les m&#233;rites de son dernier bouquin&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paul Quil&#232;s, Nucl&#233;aire, un mensonge fran&#231;ais &#8211; R&#233;flexions sur le d&#233;sarmement (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. L'argument principal des tenants de l'armement atomique est de pr&#233;senter ces beaux engins comme une assurance-vie contre les men&#233;es ouvertement hostiles de certains pays. Ils n'oseront attaquer de peur d'&#234;tre prestement renvoy&#233;s &#224; l'&#226;ge de pierre. Pourtant, alors que nous ne risquons rien, un bouclier antimissiles au co&#251;t astronomique est en passe d'&#234;tre d&#233;ploy&#233; en Europe sous l'&#233;gide du grand fr&#232;re am&#233;ricain. Le second argument met en avant le contexte de prolif&#233;ration nucl&#233;aire observable dans le monde actuel et pas seulement en Iran. Mais l'on se retrouve alors devant une sacr&#233;e contradiction : alors que l'armement atomique est cens&#233; nous garantir un monde sans conflits majeurs depuis Hiroshima et Nagasaki, pourquoi demander &#224; l'Inde, la Chine, le Pakistan, Isra&#235;l, la Cor&#233;e du Nord, le Br&#233;sil&#8230; de renoncer &#224; apporter leur pierre nucl&#233;aire &#224; cet &#233;difice de paix ? Le troisi&#232;me argument &#233;voqu&#233; par Jean-Yves Le Drian, qui reprend pour l'occasion une vieille antienne gaullienne, insiste sur la puissance que ces armes de destruction massive conf&#232;reraient &#224; la France sur l'&#233;chiquier international. L&#224; aussi, cela ne tient pas &#233;tant donn&#233; qu'on est mat en trois coups par l'Allemagne ou le Japon, deux nations priv&#233;es de tout arsenal en la mati&#232;re. Le dernier argument majeur sur la question pointe le fait qu'il s'agit d'une arme de non-emploi. Ce qui a eu comme effet pervers le d&#233;veloppement de toute une gamme de joujous non conventionnels, des armes thermobariques utilis&#233;es en Tch&#233;tch&#233;nie aux obus &#224; l'uranium appauvri balanc&#233;s pendant la guerre du Golfe, sans parler des mini-nukes dont Bush junior a lanc&#233; la production pour d&#233;loger les talibans de leurs grottes en Afghanistan.
Allez ! Gageons que la crise &#171; aidant &#187;, Fran&#231;ois Hollande finira par choisir la sauvegarde du mod&#232;le social fran&#231;ais au d&#233;triment de la &#171; grandeur &#187; atomique de la France&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Paul Quil&#232;s, &lt;a href=&#034;http://www.eclm.fr/ouvrage-354.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Nucl&#233;aire, un mensonge fran&#231;ais &#8211; R&#233;flexions sur le d&#233;sarmement nucl&#233;aire&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &#201;ditions Charles L&#233;opold Mayer, 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Daniel dans la fosse aux lions</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Daniel-dans-la-fosse-aux-lions</link>
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		<dc:date>2012-09-26T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Claude Leyraud</dc:creator>


		<dc:subject>Du c&#244;t&#233; de chez les rustiques</dc:subject>
		<dc:subject>Nardo</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>faire</dc:subject>
		<dc:subject>Daniel</dc:subject>
		<dc:subject>Provence-Alpes C&#244;te-d'Azur</dc:subject>
		<dc:subject>hectares d'un</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;gion Provence-Alpes</dc:subject>
		<dc:subject>plants</dc:subject>
		<dc:subject>Fusarium</dc:subject>
		<dc:subject>poivrons cultiv&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>d'un seul</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Frapp&#233; par une contamination de ses cultures, un gros producteur proven&#231;al d&#233;couvre le vrai visage du monde agro-industriel. Mais, comme beaucoup, au lieu de s'en prendre au syst&#232;me qui a caus&#233; sa perte, il va chercher des boucs &#233;missaires ailleurs&#8230; Les quelque 150 000 plants de poivrons cultiv&#233;s sur sept hectares d'un seul tenant faisaient de Daniel un des plus gros producteurs de la r&#233;gion Provence-Alpes C&#244;te-d'Azur. Et, pendant vingt ans, il s'en est fait, du fric ! Mais, en 2001, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Frapp&#233; par une contamination de ses cultures, un gros producteur proven&#231;al d&#233;couvre le vrai visage du monde agro-industriel. Mais, comme beaucoup, au lieu de s'en prendre au syst&#232;me qui a caus&#233; sa perte, il va chercher des boucs &#233;missaires ailleurs&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les quelque 150 000 plants de poivrons cultiv&#233;s sur sept hectares d'un seul tenant faisaient de Daniel un des plus gros producteurs de la r&#233;gion Provence-Alpes C&#244;te-d'Azur. Et, pendant vingt ans, il s'en est fait, du fric !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, en 2001, c'est la catastrophe : sa culture est enti&#232;rement fusill&#233;e par le Fusarium solani, un champignon pr&#233;sent dans le sol, pouvant devenir terriblement pathog&#232;ne. Juste retour des choses apr&#232;s une monoculture aussi insens&#233;e ! Sauf que l'&#233;pid&#233;mie ne s'est pas propag&#233;e par taches qui se rejoignent, elle a affect&#233; la totalit&#233; des plants simultan&#233;ment, et, &#231;a, c'est suspect. Toujours est-il que l'exploitation de Daniel ne s'en remettra pas : redressement judiciaire et liquidation s'encha&#238;nent, jusqu'&#224; la vente forc&#233;e de la maison d'habitation. Imaginez le jour de la vente aux ench&#232;res publiques : le prix de d&#233;part est fix&#233; &#224; la moiti&#233; de la valeur du bien, les agents immobiliers rappliquent, soup&#232;sent vos objets, votre vie. Heureusement, le liquidateur judiciaire expose la situation : il y a plusieurs enfants, dont un gravement diab&#233;tique, qui risquent de se retrouver &#224; la rue. Quant aux maisons voisines, elles sont habit&#233;es par les parents, le fr&#232;re, les amis de Daniel. C'est sans doute ce second &#233;l&#233;ment, rendant le bien invendable, qui &#171; humanise &#187; les agents immobiliers et les fait renoncer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a un gros rat, tapi dans l'ombre, qui surench&#233;rit de 1 000 euros et laisse br&#251;ler la bougie jusqu'au bout : un agriculteur du Nord qui s'offre maison et retraite au soleil du Midi. Daniel, r&#233;volt&#233;, n'entend pas se laisser faire, refuse de quitter les lieux, et assigne en justice le p&#233;pini&#233;riste qu'il soup&#231;onne de lui avoir livr&#233; des plants contamin&#233;s. Ce dernier, un poids lourd dans la profession, fait marcher ses relations&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_442 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH546/102nardo-e314c.png?1768660931' width='400' height='546' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Nardo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;pour se d&#233;fendre. C'est d'abord un technicien de la chambre d'agriculture qui fait valoir que les visites du contr&#244;le sanitaire n'ont rien r&#233;v&#233;l&#233; d'anormal. En r&#233;alit&#233;, ces visites ont eu lieu avant que les plants existent, et apr&#232;s leur d&#233;part des serres. Puis, comme Daniel s'obstine, la chambre demande une caution scientifique &#224; l'Institut national de recherche agronomique (Inra), qui pr&#233;tend que, de toute fa&#231;on, on ne peut d&#233;tecter la maladie du Fusarium sur les jeunes plants. Le p&#233;pini&#233;riste n'h&#233;site pas non plus &#224; faire signer, par des producteurs de poivrons qui sont ses clients, des attestations de non-contamination des plants ! Bien s&#251;r, le tribunal est impressionn&#233; et Daniel condamn&#233; en premi&#232;re instance puis en cour d'appel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2008, surprise ! Para&#238;t dans un grand quotidien r&#233;gional une interview du m&#234;me p&#233;pini&#233;riste se vantant de mettre sur le march&#233; un basilic r&#233;sistant au Fusarium, dont il d&#233;tient le brevet : &lt;i&gt;&#171; J'avais en main plusieurs plants d'esp&#232;ces diff&#233;rentes sur lesquels j'ai inocul&#233; le Fusarium. Seul l'Ocimum kilimandsharium a montr&#233; sa r&#233;sistance face au champignon. Apr&#232;s des ann&#233;es de recherche, c'est un r&#234;ve de jeunesse qui se r&#233;alise. &#187;&lt;/i&gt; Quand on veut se faire mousser, il arrive qu'on parle trop. Daniel ne sera pas long &#224; prouver que, pendant la p&#233;riode o&#249; il lui a vendu les plants, l'apprenti sorcier a d&#251; faire face &#224; une contamination g&#233;n&#233;ralis&#233;e des serres par le Fusarium : il fait saisir les factures montrant un achat massif de pesticides destin&#233;s &#224; le combattre. Voil&#224; des &#233;l&#233;ments nouveaux, cach&#233;s &#224; la justice, qui d&#233;cident la Cour de cassation &#224; relancer la proc&#233;dure : l'affaire sera rejug&#233;e &#224; l'automne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, Daniel, pour survivre, n'h&#233;site pas &#224; faire les sales boulots, comme nettoyer les fosses &#224; merde. Des broutilles quand on est amen&#233; &#224; descendre dans la fosse aux lions du capitalisme moderne. Il constate et d&#233;plore l'absence totale de solidarit&#233; entre paysans esclaves de l'agro-industrie. Il est devenu rebelle face &#224; l'ordre &#233;tabli, mais l'exprime de mani&#232;re irrationnelle : tous ceux qui se sont ligu&#233;s contre lui sont &#224; mettre dans le m&#234;me sac : &lt;i&gt;&#171; Tous des francs-ma&#231;ons, des juifs ! &#187;&lt;/i&gt;. Seul le Front national ne ferait pas partie du syst&#232;me ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le petit chef des pompiers</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Le-petit-chef-des-pompiers</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Le-petit-chef-des-pompiers</guid>
		<dc:date>2012-09-24T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>Efix</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>pompiers</dc:subject>
		<dc:subject>loi Bachelot</dc:subject>
		<dc:subject>dites Seveso</dc:subject>
		<dc:subject>secteur devenu</dc:subject>
		<dc:subject>devenu important</dc:subject>
		<dc:subject>l'accident d'AZF</dc:subject>
		<dc:subject>fallu prendre</dc:subject>
		<dc:subject>Seveso</dc:subject>
		<dc:subject>Bachelot</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le service s&#233;curit&#233; dans une bo&#238;te comme la mienne est un secteur devenu important depuis l'accident d'AZF et toutes les mesures qu'il a fallu prendre par la suite (loi Bachelot et applications des mesures dites Seveso). Cela s'est concr&#233;tis&#233; par une multiplication de proc&#233;dures qui ont transform&#233; l'usine en une administration sovi&#233;tique. Il faut d&#233;sormais remplir de plus en plus de documents qui doivent &#234;tre sign&#233;s et valid&#233;s par toute la hi&#233;rarchie, car il faut que chacun soit couvert. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/loi-Bachelot" rel="tag"&gt;loi Bachelot&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/dites-Seveso" rel="tag"&gt;dites Seveso&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/secteur-devenu" rel="tag"&gt;secteur devenu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/devenu-important" rel="tag"&gt;devenu important&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-accident-d-AZF" rel="tag"&gt;l'accident d'AZF&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fallu-prendre" rel="tag"&gt;fallu prendre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Seveso" rel="tag"&gt;Seveso&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bachelot" rel="tag"&gt;Bachelot&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le service s&#233;curit&#233; dans une bo&#238;te comme la mienne est un secteur devenu important depuis l'accident d'AZF et toutes les mesures qu'il a fallu prendre par la suite (loi Bachelot et applications des mesures dites Seveso). Cela s'est concr&#233;tis&#233; par une multiplication de proc&#233;dures qui ont transform&#233; l'usine en une administration sovi&#233;tique. Il faut d&#233;sormais remplir de plus en plus de documents qui doivent &#234;tre sign&#233;s et valid&#233;s par toute la hi&#233;rarchie, car il faut que chacun soit couvert. Cela entra&#238;ne un vrai retard dans les travaux de maintenance et de r&#233;paration. La direction actuelle s'est lanc&#233;e dans une v&#233;ritable course &#224; la s&#233;curit&#233; avec des &#171; r&#232;gles d'or &#187;, des campagnes de &#171; s&#233;curit&#233; active &#187;, des &#171; bonnes pratiques &#187;. Affiches et panneaux lumineux aux entr&#233;es de l'usine sont autant de rappels &#224; l'ordre : la s&#233;curit&#233; doit &#234;tre partout, tout le temps, dans nos usines. Sauf qu'il s'agit surtout de discours. Dans la vraie vie, la plupart des mesures sont difficilement applicables, par manque de personnel et de fric, et l'on se contente de parer au plus press&#233;, en retardant certains travaux par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il existe sur l'usine un service &#171; pompiers &#187;. Ce service, qui existe depuis plus de cinquante ans, a chang&#233;. Jadis c'&#233;taient d'anciens salari&#233;s de la fabrication ou des exp&#233;ditions qui constituaient les &#233;quipes post&#233;es jour et nuit. Le boulot &#233;tait relativement cool. Il fallait juste &#234;tre pr&#234;t &#224; intervenir au cas o&#249;, en jouant aux cartes, au ping-pong. Forc&#233;ment, cela n'a pas dur&#233; et, au fur et &#224; mesure, la direction s'est charg&#233;e de leur donner davantage de boulot tout en diminuant les effectifs : s'occuper des extincteurs, faire des rondes, remplir des papiers, surveiller des vannes de gaz et d'eau, former le personnel &#224; la s&#233;curit&#233;, suppl&#233;er au gardiennage, etc. Le profil des pompiers a &#233;galement chang&#233;. Au fur et &#224; mesure des d&#233;parts des&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_443 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH365/102efix-26605.png?1768656461' width='400' height='365' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Efix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;anciens, ce sont des jeunes, souvent sortis des Pompiers de Paris qui sont arriv&#233;s. Cheveux ras et esprit militaire. Moins de remise en cause et de revendications. Et, m&#234;me s'ils sont pour la plupart assez sympas, les plus &#224; gauche ont vot&#233; Nicolas Sarkozy aux pr&#233;sidentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il y a le &#171; chef pompiers &#187;. Dans le temps, je ne sais pas si c'est &#224; cause des responsabilit&#233;s, &#231;a picolait pas mal et le dernier chef de l'ancienne g&#233;n&#233;ration &#233;clusait sa bouteille de whisky quotidienne. Il n'a pas atteint la retraite. Le suivant &#233;tait carr&#233;ment encart&#233; au Front national et aimait bien la boisson aussi. Sauf que c'est lui qui a chang&#233; la mentalit&#233; du service jusqu'&#224; aujourd'hui. Celui-l&#224; maniait ses pompiers comme des soldats. Il n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; faire intervenir, sans m&#234;me attendre l'ordre de la direction, le camion avec lance &#224; incendie contre un campement de gitans, install&#233; la veille aux bornes de l'usine. Quand il est parti en retraite, tout le monde a pouss&#233; un ouf de soulagement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qu'on a en ce moment n'est pas mal non plus. Question look, il ferait penser &#224; un officier d&#233;but xx e si&#232;cle. La moustache fine et le doigt sur la couture du pantalon. C. veut que tout le monde l'aime, surtout ceux au-dessus de lui et fayotte comme ce n'est pas permis. &#192; la direction, ils en sont parfois g&#234;n&#233;s, tellement &#231;a se voit. C. dit qu'il faut toujours &lt;i&gt;&#171; se mettre en avant &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; &#234;tre volontaire &#187;&lt;/i&gt; tout en se soumettant &#224; la hi&#233;rarchie. Avec lui, rien ne doit d&#233;passer. C'est dire si &#231;a rigole dans son service lorsqu'il est l&#224;. Et puis voil&#224; qu'on lui a mis un adjoint, plut&#244;t de la vieille &#233;cole, qui fait son boulot mais qui ne la ram&#232;ne pas. C. est parti en guerre contre cet homme qui ne se plie pas &#224; sa volont&#233; : vexations, ordres et contre-ordres, d&#233;nonciation intempestive en haut lieu. Il a m&#234;me &#233;crit un courrier (que tout le monde a lu dans l'usine) &#224; cet adjoint dans lequel il pointe ses pr&#233;tendus manquements. Bref, du harc&#232;lement. Le coll&#232;gue se retrouve depuis en arr&#234;t maladie pour d&#233;pression. C. a gagn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme un petit coq de basse-cour, il marche en gonflant la poitrine. Il est le chef. Sauf que derri&#232;re, &#171; ses &#187; pompiers se marrent. Mais lui ne les voit pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les siphonn&#233;s d'Emma&#252;s</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Les-siphonnes-d-Emmaus</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Les-siphonnes-d-Emmaus</guid>
		<dc:date>2012-09-21T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#235;l Godin</dc:creator>


		<dc:subject>Cap sur l'utopie !</dc:subject>
		<dc:subject>L.L. de Mars</dc:subject>
		<dc:subject>Belle &#201;poque</dc:subject>
		<dc:subject>conseil g&#233;n&#233;ral</dc:subject>
		<dc:subject>travers</dc:subject>
		<dc:subject>conseils</dc:subject>
		<dc:subject>avez envie</dc:subject>
		<dc:subject>Yves Michel</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre Thom&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>mouvement Emma&#252;s</dc:subject>
		<dc:subject>Cr&#233;ateurs d'utopies</dc:subject>
		<dc:subject>Emma&#252;s</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si vous avez envie de vous shooter &#224; l'utopie, quelques conseils de lecture. Orchestr&#233; par un ex-PSU charg&#233; de mission aupr&#232;s du conseil g&#233;n&#233;ral du Rh&#244;ne (Pierre Thom&#233;), ce qui nous engagerait plut&#244;t &#224; jeter son livre &#224; la flotte, Cr&#233;ateurs d'utopies (&#233;d. Yves Michel) n'est effectivement pas tr&#232;s poilant. Mais il fourmille d'infos &#233;clairantes. La diff&#233;rence claire et nette comme balayette, par exemple, entre l'autogestion, fond&#233;e sur l'initiative populaire autonome, et la d&#233;mocratie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/conseils" rel="tag"&gt;conseils&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/avez-envie" rel="tag"&gt;avez envie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yves-Michel" rel="tag"&gt;Yves Michel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Pierre-Thome" rel="tag"&gt;Pierre Thom&#233;&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Createurs-d-utopies" rel="tag"&gt;Cr&#233;ateurs d'utopies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Emmaus" rel="tag"&gt;Emma&#252;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_444 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH512/102lldemarsgodin-5e2af.png?1768661875' width='400' height='512' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si vous avez envie de vous shooter &#224; l'utopie, quelques conseils de lecture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Orchestr&#233; par un ex-PSU charg&#233; de mission aupr&#232;s du conseil g&#233;n&#233;ral du Rh&#244;ne (Pierre Thom&#233;), ce qui nous engagerait plut&#244;t &#224; jeter son livre &#224; la flotte, &lt;a href=&#034;http://www.yvesmichel.org/webmaster/nouveautes-livres/createurs-dutopies-democratie-autogestion-economie-sociale-et-solidaire&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Cr&#233;ateurs d'utopies&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (&#233;d. Yves Michel) n'est effectivement pas tr&#232;s poilant. Mais il fourmille d'infos &#233;clairantes. La diff&#233;rence claire et nette comme balayette, par exemple, entre l'autogestion, fond&#233;e sur l'initiative populaire autonome, et la d&#233;mocratie participative, fond&#233;e sur l'initiative d'&#233;lus locaux veillant &#224; ce que les citoyens qu'ils invitent &#224; s'exprimer n'aient aucune vraie marge de man&#339;uvre. L'autogestion, l'ouvrage la raconte, un peu mollassement, &#224; travers les pr&#233;curseurs utopistes (Rabelais, Fourier, Cabet), &#224; travers les fr&#232;res ennemis anarchistes et marxistes, &#224; travers la Commune et les conseils ouvriers, &#224; travers les Canuts, les Lip, les Tanneurs, les femmes en lutte, les rebelles alg&#233;riens, le Larzac, Plogoff, mai 68, les Indign&#233;s et d&#233;sob&#233;issants d'aujourd'hui &lt;i&gt;&#171; bravant les pouvoirs institu&#233;s &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je m'appr&#234;tais &#224; transmuer en torche-cul &lt;a href=&#034;http://golias-editions.fr/article5064.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Quelle utopie pour le mouvement Emma&#252;s ?&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de Germain Sarhy, que m'ont exp&#233;di&#233; les &#233;ditions Golias, quand mon attention fut harponn&#233;e par le sous-titre du livre : &lt;i&gt;Emma&#252;s Lescar-Pau (1982-2012) : Histoire d'une p&#233;pini&#232;re d'alternatives&lt;/i&gt;. Et j'ai alors r&#233;alis&#233; que le mouvement Emma&#252;s international, ce n'&#233;tait pas seulement les chiffonniers scrofuleux de l'abb&#233; Pierre. Mais aussi un laboratoire d'altruistes souvent &lt;i&gt;&#171; insoumis et belliqueux &#187;&lt;/i&gt;, refusant en g&#233;n&#233;ral le mis&#233;rabilisme catho, guerroyant contre les normalit&#233;s-flics, construisant des &lt;i&gt;&#171; lieux de vie alternatifs &#187;&lt;/i&gt; sans permis de construire et pratiquant l'accueil inconditionnel &lt;i&gt;&#171; &#224; l'oppos&#233; de toute la politique actuelle en mati&#232;re d'immigration &#187;&lt;/i&gt; (un gros crachat multicolore en passant sur le Hortefeux hollandesque Manuel Valls !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux lectures autrement palpitantes : &lt;a href=&#034;http://www.payot-rivages.net/livre_Un-homme-de-temperament--David-Lodge_ean13_9782743622916.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Un homme de temp&#233;rament&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de David Lodge (Rivage) qui retrace les combats pour l'amour libre &#8211; et les esclandres qu'ils d&#233;clench&#232;rent dans le Londres de la Belle &#201;poque &#8211; de H. G. Wells, l'auteur de &lt;i&gt;La Guerre des mondes&lt;/i&gt; et d'&lt;i&gt;Une utopie moderne&lt;/i&gt; (1905). ce qui n'alla pas sans quelques esclandres dans le Londres de la Belle &#201;poque. L'utopie de Wells appara&#238;t trop &#233;litiste, h&#233;las, et trop cruchement platonicienne pour qu'on en pince pour elle. L'autre livre-cl&#233; pour l'&#233;t&#233;, c'est &lt;a href=&#034;http://courtcircuit-diffusion.com/Insurrection&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Insurrection&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de Paolo Pozzi (Nautilus), un reportage &#224; chaud, touchant en diable, sur les autonomes italiens de 1977 qui d&#233;siraient changer le monde tout de suite &lt;i&gt;&#171; et qui croyaient que le changer pouvait &#234;tre marrant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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