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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Afghan connection</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


		<dc:subject>Histoires de saute-fronti&#232;res</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Alain Tarrius, universitaire sp&#233;cialiste des flux de l'&#233;conomie souterraine, revient pour CQFD sur le commerce clandestin aliment&#233; par des dizaines de milliers d'Afghans. Cette mondialisation bis assurant la survie de populations enti&#232;res est aujourd'hui r&#233;cup&#233;r&#233;e par les r&#233;seaux mafieux &#224; la t&#234;te du trafic d'opium. Analyse. ILS SONT A PEU PRES 65 000 chaque ann&#233;e &#224; quitter l'Afghanistan pour venir se fournir en mat&#233;riel &#233;lectronique en G&#233;orgie ou dans les ports turcs de la mer Noire. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alain Tarrius, universitaire sp&#233;cialiste des flux de l'&#233;conomie souterraine, revient pour &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; sur le commerce clandestin aliment&#233; par des dizaines de milliers d'Afghans. Cette mondialisation bis assurant la survie de populations enti&#232;res est aujourd'hui r&#233;cup&#233;r&#233;e par les r&#233;seaux mafieux &#224; la t&#234;te du trafic d'opium. Analyse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;ILS SONT A PEU PRES 65 000 chaque ann&#233;e &#224; quitter l'Afghanistan pour venir se fournir en mat&#233;riel &#233;lectronique en G&#233;orgie ou dans les ports turcs de la mer Noire. Ordinateurs, appareils photos, montres, CD, autant de produits fabriqu&#233;s dans le Sud-Est asiatique et pass&#233;s par Duba&#239; ou Kowe&#239;t City. Avec leurs paquets sur le dos, les trabendistes afghans vont transiter jusqu'en Bulgarie o&#249; ils vont fourguer leur matos &#224; d'autres relais commerciaux turcs, polonais ou bulgares &#224; des prix entre 40 et 50 % inf&#233;rieurs &#224; ceux du march&#233;. Se dessine ainsi un commerce du poor to poor, revers clandestin de notre bienheureuse mondialisation, qui permet aux populations les plus pauvres d'avoir acc&#232;s &#224; des biens dont elles auraient &#233;t&#233; exclues par les r&#232;gles classiques du march&#233; international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui sont ces transmigrants afghans ? Alain Tarrius r&#233;pond : &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part ce sont des Baloutches, habitant entre Erat (pr&#232;s de l'Iran) et des provinces iraniennes. Ils disent qu'ils sont afghans quand ils traversent l'Iran parce que les Iraniens ne veulent pas laisser passer d'Iraniens baloutches. Quand ils arrivent en Turquie, tous disent qu'ils sont iraniens parce qu'ils n'y a pas besoin de visa pour traverser la Turquie. Et donc leur visa touristique, valable 3 mois dans toute l'Europe, d&#233;marre d&#232;s lors qu'ils se pr&#233;sentent &#224; la fronti&#232;re bulgare. Ils n'ont pas besoin de plus de temps que &#231;a pour &#233;couler la marchandise et puis ils s'en retournent. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transmigration. Un nouveau type de migration qui n'a plus rien &#224; voir avec les flux de populations plus ou moins organis&#233;s &#224; l'&#232;re coloniale ou fordiste. Celle concernant les Afghans, on la doit en grande partie &#224; la guerre contre le terrorisme d&#233;clench&#233;e en 2001. Confirmation par Tarrius : &lt;i&gt;&#171; Avec l'amplification et l'enlisement de la guerre, le trafic est devenu &#233;norme, notamment la voie passant par Duba&#239;, l'Azerba&#239;djan et la G&#233;orgie. Juste pour donner une id&#233;e : le passage de produits &#233;lectroniques via Duba&#239; par les transmigrants est &#233;valu&#233; &#224; six milliards de dollars. Faut voir les avions cargos qui portent la marchandise de Kowe&#239;t City &#224; Bakou. Et puis en observant ces nouveaux r&#233;seaux de circulation, on remarque des choses &#233;tranges : entre autres, comme par hasard, la banque HSBC qui s'installe partout o&#249; il y a des trafics&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Challenge du transmigrant : transporter des marchandises d&#233;tax&#233;es en &#233;vitant les dispositifs frontaliers cens&#233;s les contr&#244;ler. Alors, invisibles, les caravanes baloutches ? Peut-&#234;tre mais pas pour tout le monde. &lt;i&gt;&#171; Pour &#234;tre plus pr&#233;cis, ils ne sont pas invisibles mais invisibilis&#233;s&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Tarrius. &lt;i&gt;De la m&#234;me mani&#232;re que sont rendues invisibles les juteuses pratiques douani&#232;res (polici&#232;res, consulaires, commerciales) &#224; leur &#233;gard. Il y a des pays o&#249; les flics revendent des visas authentiques permettant de traverser l'Europe ou des autorisations vis&#233;es par le Consulat g&#233;n&#233;ral fran&#231;ais de rejoindre la Grande-Bretagne ! Qu'est-ce que cela prouve si ce n'est une porosit&#233; transfrontali&#232;re organis&#233;e par les &#201;tats ? Au final, ce sont des populations pour lesquelles on n'a aucune statistique, les autorit&#233;s ne se prononcent pas car ces gens rentrent par une fronti&#232;re et sortent par l'autre, autant que possible en &#233;tant ill&#233;gaux. Comment les politiques peuvent-ils r&#233;cup&#233;rer &#231;a, id&#233;ologiquement ? Ce n'est pas tr&#232;s bon, &#231;a serait m&#234;me un probl&#232;me emmerdant, surtout pour le FN, et &#231;a ne sert pas beaucoup Sarko. Eux, leur int&#233;r&#234;t c'est plut&#244;t de nous montrer des migrants mis&#233;rables, vivant dans des cabanes, histoire de dire aux populations : regardez le danger dont il faut vous sauver, plut&#244;t que des transmigrants autonomes et circulant de chez-eux &#224; chez-eux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement, ces Afghans-l&#224; n'ont rien &#224; voir avec ceux, mis&#233;rables et traqu&#233;s, que l'on a l'habitude de voir, par exemple, dans le bourbier calaisien. L&#224;, on parle de types qui partent en sachant qu'ils vont revenir au pays avec, pour certains, un petit pactole de 20 000 euros. Sauf que les remous de la crise &#233;conomique ont aussi affect&#233; ces trabendistes. Nombre d'Afghans se retrouvent d&#233;sormais oblig&#233;s de s'employer dans la culture du pavot en Turquie ou en G&#233;orgie pour arriver &#224; financer leur voyage &#224; cause des effets pervers de la r&#233;gulation du syst&#232;me financier. &lt;i&gt;&#171; Depuis l'accord Sarkozy/Gordon Brown sur la &#8220;moralisation&#8221; &lt;/i&gt; [du capitalisme]&lt;i&gt; de 2008, explique Tarrius, les banques leur refusent les 40 % de fric n&#233;cessaires &#224; l'achat des produits &#233;lectroniques, du coup les Afghans ont &#233;t&#233; oblig&#233;s de se tourner vers les mafias italo-turques pour avoir le pognon. L'int&#233;r&#234;t pour les mafias, c'est qu'avec ce proc&#233;d&#233; elles blanchissent leur argent. C&#244;t&#233; Afghans, la contrepartie c'est qu'ils doivent accepter de bosser aux pavots : plantation des graines, s&#233;lection des plants, &#8220;saignage&#8221; et r&#233;colte de l'opium, et ce tous les 3 mois pendant neuf mois. C'est ainsi que sous couvert de &#8220;moralisation&#8221;, environ soixante mille Afghans transmigrants du commerce se trouvent otages-complices des r&#233;seaux dits &#8220;criminels&#8221; turco-italiens. Alors qu'auparavant leur trafic relevait de d&#233;lits douaniers (amendes), d&#233;sormais ils rel&#232;vent de crimes, p&#233;nalement r&#233;prim&#233;s par la prison. Merci Sarko, le purificateur ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Peur sur le bourg</title>
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		<dc:date>2010-11-27T18:16:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


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&lt;p&gt;La France a peur ! Y compris dans certains bourgs ne d&#233;passant pas les 1 700 &#226;mes qui ont fait le choix de la technologie s&#233;curitaire pour rassurer les braves gens. CQFD a rencontr&#233; le maire d'un de ces villages, bien d&#233;cid&#233; &#224; relever, chez lui, le d&#233;fi de la guerre contre la d&#233;linquance. HAVRE DE PAIX, cette petite commune gardoise nomm&#233;e Vers-Pont-du-Gard, pos&#233;e au milieu des vignes &#224; c&#244;t&#233; de l'historique pont &#233;ponyme ? Bien au contraire ! &#192; la nuit tomb&#233;e, des voitures circulent dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La France a peur ! Y compris dans certains bourgs ne d&#233;passant pas les 1 700 &#226;mes qui ont fait le choix de la technologie s&#233;curitaire pour rassurer les braves gens. &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a rencontr&#233; le maire d'un de ces villages, bien d&#233;cid&#233; &#224; relever, chez lui, le d&#233;fi de la guerre contre la d&#233;linquance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;HAVRE DE PAIX, cette petite commune gardoise nomm&#233;e Vers-Pont-du-Gard, pos&#233;e au milieu des vignes &#224; c&#244;t&#233; de l'historique pont &#233;ponyme ? Bien au contraire ! &#192; la nuit tomb&#233;e, des voitures circulent dans le village, des jeunes se retrouvent sur la place de l'ancien march&#233; alors m&#234;me qu'ordinateurs et t&#233;l&#233;visions ne sont pas en panne. On apprend que le stade a subi des d&#233;gradations : grilles d&#233;plac&#233;es, bancs ab&#238;m&#233;s et buvette vandalis&#233;e alors qu'il n'y avait pas de rencontre sportive. Des panneaux de circulation ont &#233;t&#233; renvers&#233;s par quelques suppos&#233;s d&#233;linquants qui ne seraient autres que des chasseurs rentr&#233;s bredouilles. Les villages fran&#231;ais avaient connu, apr&#232;s le 11-septembre, les joies du plan Vigipirate avec mise en place de barri&#232;res-Vauban devant les &#233;coles et les mairies. Las, le temps a pass&#233; et c'est contre les &#171; trublions &#187; des d&#233;sertiques villages-mus&#233;es que les autorit&#233;s se retournent afin de prot&#233;ger les populations des terribles menaces qui p&#232;sent sur elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, puisqu'on en parle partout, que les m&#233;dias s'en repaissent, que &#231;a excite les Sarkozy, les hi&#233;rarques de la maison poulaga et les industriels de la s&#233;curit&#233; et que la pr&#233;fecture le conseille avec insistance, le rem&#232;de s'impose d'&#233;vidence : la municipalit&#233; a d&#233;cid&#233; d'installer un syst&#232;me de vid&#233;osurveillance. Plus exactement de &#171; vid&#233;oprotection &#187;, expression que Monsieur le Maire reprend complaisamment, en parfaite harmonie avec l'acrobatie s&#233;mantique des r&#233;dacteurs de la loi Loppsi 2&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la s&#233;curit&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;&#171; Les cam&#233;ras seront orient&#233;es de mani&#232;re &#224; ne pas pouvoir filmer les entr&#233;es des maisons &lt;/i&gt; &#187;, s'empresse de pr&#233;ciser Marc Poulon, le premier magistrat. Il poursuit : &lt;i&gt;&#171; Je ne sais pas si on va r&#233;gler le probl&#232;me de la d&#233;linquance. On va le d&#233;placer ailleurs&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Puis, comme &#224; regret : &lt;i&gt;&#171; J'ai l'impression que l'on revient au Moyen &#194;ge en cr&#233;ant des forteresses partout. Les cam&#233;ras sont des forteresses symboliques&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Il se reprend : &lt;i&gt;&#171; Trop de libert&#233;s est la m&#232;re des d&#233;bordements. Les parents n'&#233;duquent pas leurs enfants&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Avant de se d&#233;soler : &lt;i&gt;&#171; Avec le temps, on a l'impression que l'on ne peut plus rien faire&#8230; Il y a toujours eu des bagarres dans les f&#234;tes de village ! Nos anciens sont prolixes pour raconter ces bousculades. Aujourd'hui, nombreux sont ceux qui voudraient que l'on supprime ces f&#234;tes&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Et d'ajouter, pensif : &lt;i&gt;&#171; Il ne faut pas oublier qu'on a tous fait des conneries quand on &#233;tait jeunes. Il faut bien que conneries se fassent, quand m&#234;me ! &#187;&lt;/i&gt; Si la municipalit&#233; met une salle &#224; la disposition des associations locales, le village ne dispose ni de centre de loisirs ni de logements sociaux. Quant &#224; fournir aux jeunes un lieu pour se retrouver ? &lt;i&gt;&#171; Si on les laisse seuls, &#231;a va &#234;tre intenable. Il faudrait un &#233;ducateur. On n'a pas les moyens de le payer. Et puis, il est s&#251;r que les voisins viendraient rapidement &#224; se plaindre du bruit&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Pas d'argent donc pour les jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, pour l'installation de la vid&#233;osurveillance, l'&#201;tat peut, en piochant dans le Fonds Interminist&#233;riel de pr&#233;vention de la d&#233;linquance, accorder des subventions couvrant jusqu'&#224; 80% du montant total pour les petites communes&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En 2010, cette aide a &#233;t&#233; multipli&#233;e par trois par rapport &#224; 2009.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;&#171; C'est la volont&#233; politique de l'&#201;tat&#8230; et de Sarkozy &#187;&lt;/i&gt;, continue Marc Poulon. Et ce sont les gendarmes qui se font les VRP de proximit&#233; de ces dispositifs en affirmant &lt;i&gt;&#171; qu'ils font baisser de 30 % les actes de d&#233;linquance &#187;&lt;/i&gt;, au moment m&#234;me o&#249; le gouvernement britannique, r&#233;f&#233;rence en la mati&#232;re, se propose de r&#233;duire massivement ces syst&#232;mes et o&#249; un rapport de la cour des comptes de Rh&#244;ne-Alpes affirme &lt;i&gt;&#171; qu'il est pour le moins hasardeux de faire un lien entre la vid&#233;osurveillance et la baisse de la d&#233;linquance. &#187;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; L'impact de la vid&#233;osurveillance sur la d&#233;linquance constat&#233;e par la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qu'importe ! Les tergiversations morales de Monsieur le Maire sont de pure forme car son choix est fait au nom de son devoir qui est &lt;i&gt;&#171; de prot&#233;ger la vie des gens&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, laquelle risque d'&#234;tre mise en p&#233;ril par quelques d&#233;gradations de mobiliers urbains ou les retrouvailles nocturnes de jeunes sauvageons. &lt;i&gt;&#171; Je suis oblig&#233; de suivre la demande g&#233;n&#233;rale&#8230; Il faut que j'aille dans ce sens&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, semble g&#233;mir M. Poulon. Soumission &#224; l'air du temps orchestr&#233; par les pouvoirs en guerre permanente contre ce qu'ils ne ma&#238;trisent pas, plut&#244;t ! Et le maire de Vers-Pont-du-Gard de pr&#233;dire que&lt;i&gt; &#171; de toute fa&#231;on, ceux qui veulent se livrer &#224; des d&#233;gradations pourront toujours se mettre des cagoules et masquer leurs plaques d'immatriculation&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant le retour des Grandes Compagnies qui mirent le pays &#224; feu et &#224; sang au XV e si&#232;cle, le maire reconna&#238;t qu'&lt;i&gt;&#171; il fait quand m&#234;me bon vivre &#187;&lt;/i&gt; dans son village. Un &#171; bon vivre &#187; confirm&#233; par la pr&#233;sence-panique des cam&#233;ras&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En 2010, cette aide a &#233;t&#233; multipli&#233;e par trois par rapport &#224; 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; L'impact de la vid&#233;osurveillance sur la d&#233;linquance constat&#233;e par la police nationale &#224; Lyon est de l'ordre de 1 % &#187;&lt;/i&gt;, selon Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Br&#232;ves du 81</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Breves-du-81</link>
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		<dc:date>2010-11-11T17:38:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>En bref</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>police</dc:subject>
		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;but septembre</dc:subject>
		<dc:subject>Conte tzigane</dc:subject>
		<dc:subject>musicien roumain</dc:subject>
		<dc:subject>histoire vraie</dc:subject>
		<dc:subject>contexte sordide</dc:subject>
		<dc:subject>jolie histoire</dc:subject>
		<dc:subject>France d&#233;but</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Conte tzigane &gt; Dans ce contexte sordide de chasse aux Roms, voici une jolie histoire vraie : Florin, musicien roumain, avec sa femme et ses six enfants, partis en Roumanie quand la traque a &#233;t&#233; sonn&#233;e, rentrent en France d&#233;but septembre. Un chauffeur de minibus les d&#233;pose &#224; Nancy o&#249; ils montent sans billet dans le TGV. &#192; Lyon, le contr&#244;leur est intraitable : &#171; J'appelle la police, descendez, m'en fous de vos enfants, police, que vous ayez pas d'argent, police &#187;&#8230; Et l&#224;, miracle dans le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conte tzigane &gt;&lt;/strong&gt; Dans ce contexte sordide de chasse aux Roms, voici une jolie histoire vraie : Florin, musicien roumain, avec sa femme et ses six enfants, partis en Roumanie quand la traque a &#233;t&#233; sonn&#233;e, rentrent en France d&#233;but septembre. Un chauffeur de minibus les d&#233;pose &#224; Nancy o&#249; ils montent sans billet dans le TGV. &#192; Lyon, le contr&#244;leur est intraitable : &lt;i&gt;&#171; J'appelle la police, descendez, m'en fous de vos enfants, police, que vous ayez pas d'argent, police &#187;&lt;/i&gt;&#8230; Et l&#224;, miracle dans le wagon, les passagers se mobilisent. 278 euros sont collect&#233;s pour payer les billets. Le contr&#244;leur la met alors en sourdine et, de Lyon &#224; Arles, Florin et son accord&#233;on r&#233;galent les voyageurs, qui se mettent &#224; danser ! Un peu de joie et de po&#233;sie, &#231;a se fait rare pour les bouches aux dents d'or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Crise du logement &gt;&lt;/strong&gt; Hortefeuer Brice se les t&#226;te, mais &#231;a le d&#233;mange. Maire ou pas maire de Vichy ? &#199;a serait la classe, non ? Probl&#232;me : o&#249; loger le QG pour la campagne &#233;lectorale ? L'h&#244;tel du Parc, l&#224; o&#249; s&#233;vissaient les historiques m&#233;chants du temps de l'Occupation &#8211; vous savez, ceusses qui r&#233;digeaient moult d&#233;crets exp&#233;ditifs (et exp&#233;diteurs) &#224; propos des &#233;trangers &#8211;, n'existe plus. Et pas un bail de cet &#233;difice, devenu anonyme r&#233;sidence de luxe, ne devrait arriver &#224; &#233;ch&#233;ance dans les mois &#224; venir. Ach Fichtre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rosbifs 1 - Froggies 0 &gt;&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&#171; Nous ne pensons pas qu'un tel syst&#232;me rassemblant les donn&#233;es personnelles des 11 millions d'enfants du pays, dont plus de 90 % n'auront jamais l'occasion de rencontrer les services de l'enfance, soit la meilleure fa&#231;on de les prot&#233;ger. &#187;&lt;/i&gt;. Tim Loughton, ministre de l'&#201;ducation britannique, a ainsi annonc&#233; cet &#233;t&#233; la destruction de ContactPoint, l'&#233;quivalent de notre Base El&#232;ves : ce serait inefficace, trop co&#251;teux, d&#233;mesur&#233;, non confidentiel et in&#233;galitaire, rien que &#231;a&#8230; Pendant ce temps, l'ex&#233;cutif franchouillard sort sa Loppsi 2, brandit son Hadopi et commet maints roulements de biscoteaux. Mais ici, bien s&#251;r, c'est au nom de l'efficacit&#233;, des &#233;conomies, de la justice, du respect de la vie priv&#233;e et de l'&#233;galit&#233;. Faut pas confondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T'es o&#249; ? &gt;&lt;/strong&gt; Les ultra fins limiers de la Direction nationale de l'anti-terrorisme ont mis six mois pour fignoler leur rapport d&#233;signant Andreas Coupat et Gudrun L&#233;vy comme responsables des terrifiants sabotages sur une ligne TGV en novembre 2008. Preuve irr&#233;futable que les deux pr&#233;sum&#233;s terroristes &#233;taient &#171; op&#233;rationnels &#187; ce soir-l&#224; : les antennes locales attestent d'un intense trafic t&#233;l&#233;phonique entre les hommes (et femmes) des services de police. C'est dire. Avec les 250 000 hommes (et femmes) que comptent les forces de l'ordre en France et qui se causent forc&#233;ment au t&#233;l&#233;phone, &#231;a fait un sacr&#233; stock d'&#233;l&#233;ments &#224; charge contre les quidams.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Poulets en libert&#233; &gt;&lt;/strong&gt; R&#233;capitulons. Zyed et Bouna, morts &#233;lectrocut&#233;s par crainte de la police, en 2005 &#224; Clichy-sous-Bois : non-lieu requis pour les deux flics. Ali Ziri, mort lors d'un contr&#244;le d'identit&#233; en 2009 &#224; Argenteuil : pas l'ombre d'une instruction visant les cond&#233;s mais, en revanche, Arezki Kerfali, qui accompagnait Ziri ce soir-l&#224;, attend son proc&#232;s pour outrage. Hakim Ajimi, mort d'une cl&#233; d'&#233;tranglement lors de son arrestation en 2008 &#224; Grasse : simple statut de t&#233;moins assist&#233;s pour les h&#233;ros de la BAC, puis non- lieu ; et depuis l'appel, un maigre espoir de mise en examen des baqueux. Luigi Duquenet, mort par balles lors d'une course- poursuite en 2010 : vers une mise en examen du gendarme. Encore un effort, mesdames et messieurs les magistrats&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; la Pr&#233;f ! &gt;&lt;/strong&gt; Les pr&#233;fets chasseurs de primes d'efficacit&#233; auront de riantes perspectives pour arrondir leurs fins de mois difficiles : en plus de bouter les sans-papiers et les Roms hors de nos fronti&#232;res, ils pourraient d&#233;sormais, gr&#226;ce au projet de loi Loppsi 2, faire &#233;vacuer en 48 heures toute occupation &#171; illicite &#187; et &#171; en r&#233;union &#187; d'un terrain, sur simple mise en demeure, sans jugement et sans relogement. Allez, caravaniers, habitants de bidonvilles, amoureux des yourtes et autres espaces collectifs, zou ! Hiver ou pas, droit au logement opposable ou non, tous dehors ! En m&#234;me temps, une fois qu'on sera tous &#224; la rue, on n'aura plus qu'&#224; prendre d'assaut les pr&#233;fectures. En r&#233;union et de fa&#231;on illicite, naturellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bilan carbonis&#233; &gt;&lt;/strong&gt; On allait voir ce qu'on allait voir. En septembre 2007, la France se portait, avec fanfares et trompettes, &#224; l'avant-garde d'une r&#233;volution &#233;cologique et lan&#231;ait son Grenelle de l'environnement. Trois ans plus tard, rapporte l'association Agir pour l'environnement, les projets de taxes sur les poids-lourds et autres relances du fret non-routier ont &#233;t&#233; abandonn&#233;es. En revanche, pr&#232;s de 880 kilom&#232;tres de nouvelles routes et autoroutes sont pr&#233;vus, et 290 autres d&#233;clar&#233;s &#171; d'utilit&#233; publique &#187;. Ce ne sont pas les soci&#233;t&#233;s d'autoroutes, dont les b&#233;n&#233;fices ne se sont jamais aussi bien port&#233;s, qui vont contester cette &#171; utilit&#233; publique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Compte l&#224;-dessus &gt;&lt;/strong&gt; Mardi 7 septembre. Deux fois plus que la derni&#232;re ! Non, moinsse. Mais 200 000, quand m&#234;me. N'importe quoi, 37 000. Alors 2 millions, c'est s&#251;r ! Bon, allez, je te le fais &#224; 800 000, mais c'est mon dernier mot. Et puis basta ! L'important, c'est de se faire compter. Et d'en causer apr&#232;s. En 1995, Jupp&#233;, le Premier ministre de l'&#233;poque, avait d&#233;clar&#233;, face aux gr&#232;ves contre la r&#233;forme de la S&#233;cu et de la retraite des fonctionnaires : &lt;i&gt;&#171; Si deux millions de personnes descendent dans la rue, mon gouvernement n'y r&#233;sisterait pas. &#187;&lt;/i&gt; Depuis, ce Jupp&#233;thon a fait flor&#232;s. &lt;i&gt;&#171; Marche, petit peuple, marche ! Un, deux, trois, en rangs par dix, comme des moutons&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Une technique d'endormissement dont l'efficacit&#233; a fait jusqu'&#224; pr&#233;sent ses preuves.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Chien m&#233;chant du 81</title>
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		<dc:subject>Chien m&#233;chant</dc:subject>
		<dc:subject>Foolz</dc:subject>

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Chien-mechant-7" rel="tag"&gt;Chien m&#233;chant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Foolz" rel="tag"&gt;Foolz&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_370 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L202xH279/81_foolz_retraites-5b47b.png?1768662915' width='202' height='279' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Foolz
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La chronique judiciaire o&#249; l'on s'interroge sur la conscience</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-chronique-judiciaire-ou-l-on-s</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


		<dc:subject>Chronique judiciaire</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>qu'il</dc:subject>
		<dc:subject>policiers</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>Chien</dc:subject>
		<dc:subject>madame</dc:subject>
		<dc:subject>pr&#233;sidente</dc:subject>
		<dc:subject>comparutions imm&#233;diates</dc:subject>
		<dc:subject>viennent perquisitionner</dc:subject>
		<dc:subject>policiers viennent</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;MARSEILLE , comparutions imm&#233;diates &#8211; &#171; Monsieur A., vous semblez &#234;tre l'organisateur du r&#233;seau, et c'est donc &#224; ce titre que les policiers viennent perquisitionner chez vous. Ils ne trouvent rien, mais l'attitude du chien montre nettement qu'il y a eu des produits stup&#233;fiants, puisqu'il marque l'arr&#234;t pr&#232;s de votre lit. Sous votre matelas, les policiers trouvent une cl&#233; magn&#233;tique. &#187; Trois jeunes gars sont jug&#233;s, M., A. et R., pour trafic de cannabis. A. r&#233;pond sur un ton blas&#233;, s&#251;r de lui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no81-septembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;81 (septembre 2010)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-il" rel="tag"&gt;qu'il&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/policiers" rel="tag"&gt;policiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Chien" rel="tag"&gt;Chien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/madame" rel="tag"&gt;madame&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/presidente" rel="tag"&gt;pr&#233;sidente&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/comparutions-immediates" rel="tag"&gt;comparutions imm&#233;diates&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/viennent-perquisitionner" rel="tag"&gt;viennent perquisitionner&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/policiers-viennent" rel="tag"&gt;policiers viennent&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;MARSEILLE , comparutions imm&#233;diates &#8211; &lt;i&gt;&#171; Monsieur A., vous semblez &#234;tre l'organisateur du r&#233;seau, et c'est donc &#224; ce titre que les policiers viennent perquisitionner chez vous. Ils ne trouvent rien, mais l'attitude du chien montre nettement qu'il y a eu des produits stup&#233;fiants, puisqu'il marque l'arr&#234;t pr&#232;s de votre lit. Sous votre matelas, les policiers trouvent une cl&#233; magn&#233;tique. &#187;&lt;/i&gt; Trois jeunes gars sont jug&#233;s, M., A. et R., pour trafic de cannabis. A. r&#233;pond sur un ton blas&#233;, s&#251;r de lui : &lt;i&gt;&#171; D&#233;j&#224;, le chien, il s'est arr&#234;t&#233; l&#224; o&#249; dort mon chat. &#8211; Ah je vous arr&#234;te tout de suite ! Ce n'est pas un chien d&#233;tecteur de chats, mais d&#233;tecteur de stup&#233;fiants. &#8211; Et la cl&#233; me servait dans un b&#226;timent o&#249; j'allais avant, mais elle ne me sert plus &#224; rien. &#8211; Si elle vous servait &#224; une activit&#233; honn&#234;te, pourquoi &#233;tait-elle sous le matelas ? Les policiers pr&#233;cisent &#233;galement qu'&#224; l'ext&#233;rieur de votre appartement, il y a un compteur &#233;lectrique dans lequel ils trouvent de la r&#233;sine de cannabis. &#8211; C'est pas chez moi. &#8211; Oui mais c'est &#224; proximit&#233; imm&#233;diate de votre appartement. &lt;/i&gt; &#187; Le procureur regarde A. avec d&#233;go&#251;t : &lt;i&gt;&#171; Il nous prend pour des imb&#233;ciles, ce trafiquant de stup&#233;fiants, il pense qu'il va s'en sortir comme &#231;a. Eh ben non ! &#199;a fait quand m&#234;me beaucoup de co&#239;ncidences plus que troublantes. &#187;&lt;/i&gt; L'avocat de A. fait des phrases : &lt;i&gt;&#171; Dans cette famille, le patriarche est parti, il n'y a plus de commandement direct. Qui est rest&#233; ? Eh bien essentiellement des gar&#231;ons, avec naturellement une ou deux filles. La maman est dans la salle, elle est venue par sympathie pour son fils. Le chien, on ne va pas remettre en doute ses capacit&#233;s, il a d&#251; voir quelque chose, mais ce quelque chose n'apporte pas la preuve que c'est A. le meneur. &#187;&lt;/i&gt; L'avocate de R. plaide en regardant son client d'un air &#233;tonn&#233; : &lt;i&gt;&#171; J'ai tent&#233; de le comprendre et je ne l'ai pas tr&#232;s bien compris, d'autant que vous nous avez rappel&#233;, Madame la Pr&#233;sidente, avec beaucoup d'indignation que je partage, qu'il a une maman qui s'occupe de lui. Je dirais qu'au fond de cet &#234;tre, il n'y a pas que du mauvais. Je lui ai fait passer cinq bonnes minutes tr&#232;s tr&#232;s dures, et je crois qu'il a compris la gravit&#233; de ce qu'il a fait. &lt;/i&gt; &#187; L'avocat de M. cl&#244;t le dossier : &lt;i&gt;&#171; Comme disait ma cons&#339;ur, on a affaire &#224; de jeunes gar&#231;ons, on ne sait pas s'ils sont conscients ou pas. &#187;&lt;/i&gt; Suivent deux affaires trait&#233;es rapidement : S., &#224; peine majeur, accus&#233; d'un vol &#224; l'arrach&#233; rat&#233;, qui a du mal &#224; se concentrer sur son proc&#232;s parce qu'il ne peut pas d&#233;tacher les yeux d'une jeune fille venue le soutenir. Ils s'envoient des sourires. La pr&#233;sidente s'agace : &lt;i&gt;&#171; Je ne sais pas &#224; qui tu t'int&#233;resses l&#224;-bas, mais c'est ici que &#231;a se passe. &#187;&lt;/i&gt; Puis vient T., tout jeune lui aussi, l'air perdu. On lui reproche d'avoir frapp&#233; sa compagne. Il r&#233;pond &#224; c&#244;t&#233; des questions, il dit : &lt;i&gt;&#171; J'ai des soucis avec la femme du syndic qui m'a dit qu'elle savait tout sur moi, que j'&#233;tais un enfant maltrait&#233;, que j'avais un gros casier judiciaire, mais j'ai laiss&#233; couler. &lt;/i&gt; &#187; La pr&#233;sidente l'observe et demande autour d'elle s'il ne faudrait pas une expertise psychiatrique. L'avocat de T. annonce : &lt;i&gt;&#171; Je signale qu'un maintien en d&#233;tention serait catastrophique. &#187;&lt;/i&gt; La salle est &#233;vacu&#233;e pour les d&#233;lib&#233;r&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Monsieur T., votre proc&#232;s est report&#233; en octobre, jusque- l&#224; vous &#234;tes maintenu en d&#233;tention. On dira &#224; M. le Procureur de faire attention &#224; votre &#233;tat de sant&#233;. &#187;&lt;/i&gt; T. pleure, il quitte le box sans attendre la suite, en criant : &lt;i&gt;&#171; Je suis fini ! C'est un complot ! Je serai plus l&#224; quand vous plaiderez ma cause ! &#187;&lt;/i&gt; La pr&#233;sidente chuchote : &lt;i&gt;&#171; Demandez une surveillance particuli&#232;re en raison de propos suicidaires. &#187;&lt;/i&gt; S. s'avance, prend six mois ferme. Constern&#233; puis furieux, il regarde la jeune fille dans le public, ils se crient des rendez-vous au parloir pendant que les policiers l'emm&#232;nent. La pr&#233;sidente annonce ensuite six mois fermes pour R., deux ans ferme pour A. et pour M. six mois avec sursis. Un fr&#232;re de A. quitte la salle en hurlant : &lt;i&gt;&#171; Allez tous vous faire enculer ! &#187;&lt;/i&gt; La pr&#233;sidente hurle aussit&#244;t : &lt;i&gt;&#171; Arr&#234;tez cet homme ! &#187;&lt;/i&gt; Des policiers sautent par-dessus le muret du box. La m&#232;re de A., affol&#233;e, crie : &lt;i&gt;&#171; C'est &#224; moi qu'il parlait, madame, je vous jure, laissez-moi parler &#224; la dame, madame, je vous en supplie, vous prenez ma vie ! &#187;&lt;/i&gt; Elle s'effondre, se rel&#232;ve, retombe, sa robe se d&#233;fait, sa fille tente de couvrir la poitrine nue de la m&#232;re. A. observe, fou de rage, depuis le box, il tape du poing sur le muret, les policiers le serrent. La pr&#233;sidente crie : &lt;i&gt;&#171; Taisez-vous, madame ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'ombre de Vinci plane sur Notre-Dame des Landes</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emma Piqueray</dc:creator>


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		<dc:subject>Camp Climat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; vingt kilom&#232;tres au nord de Nantes, le projet d'a&#233;roport du Grand Ouest se pr&#233;cise. Le 30 juillet dernier, Vinci, le g&#233;ant fran&#231;ais du BTP, a &#233;t&#233; d&#233;sign&#233; concessionnaire par l'&#201;tat pour une dur&#233;e de cinquante-cinq ans. Les premiers concern&#233;s s'organisent. DEPUIS qu'une poign&#233;e d'experts en am&#233;nagement du territoire a d&#233;cr&#233;t&#233; &#224; la fin des ann&#233;es 60 que Notre-Dame-des-Landes ne deviendrait rien de moins qu'un nouveau &#171; Rotterdam a&#233;rien &#187; pour l'Europe, les habitants des communes alentour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no81-septembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;81 (septembre 2010)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; vingt kilom&#232;tres au nord de Nantes, le projet d'a&#233;roport du Grand Ouest se pr&#233;cise. Le 30 juillet dernier, Vinci, le g&#233;ant fran&#231;ais du BTP, a &#233;t&#233; d&#233;sign&#233; concessionnaire par l'&#201;tat pour une dur&#233;e de cinquante-cinq ans. Les premiers concern&#233;s s'organisent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;DEPUIS qu'une poign&#233;e d'experts en am&#233;nagement du territoire a d&#233;cr&#233;t&#233; &#224; la fin des ann&#233;es 60 que Notre-Dame-des-Landes ne deviendrait rien de moins qu'un nouveau &#171; Rotterdam a&#233;rien &#187; pour l'Europe, les habitants des communes alentour n'ont pas cess&#233; de s'opposer &#224; cet a&#233;roport. Et pour cause, il voudrait chasser des dizaines d'habitants,une centaine de paysans,et offrir pr&#232;s de 2 000 hectares de terres agricoles au tarmac. &lt;i&gt;&#171; Sans compter toutes les infrastructures qui iront avec l'a&#233;roport : les routes, les ronds-points, les transport en commun, les h&#244;tels, les grandes surfaces, etc. &#187;&lt;/i&gt;, s'inqui&#232;te Claude, un membre du collectif des Habitants qui r&#233;sistent. Les premiers vis&#233;s sont d'autant plus d&#233;termin&#233;s que la ville de Nantes, administr&#233;e par Jean-Marc Ayrault, maire et d&#233;put&#233; PS, dispose d&#233;j&#224; d'un a&#233;roport. Comment alors justifier un tel projet ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arguments ont chang&#233; avec le temps : s&#233;curit&#233;, environnement, co&#251;t, besoin face &#224; l'affluence, standing, tourisme, d&#233;veloppe- ment strat&#233;gique&#8230; Certains disparaissent, d'autres apparaissent selon la p&#233;riode politique ou la mode du moment. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but, il fallait absolument construire cet a&#233;roport pour pouvoir accueillir le Concorde. Puis pour d&#233;lester les a&#233;roports parisiens. Puis parce que l'a&#233;roport de Nantes &#233;tait satur&#233;. Et aujourd'hui pour d'imp&#233;ratives raisons de s&#233;curit&#233; ! &#187;&lt;/i&gt;, explique Claude Colas de l'Acipa (Association citoyenne intercommunale des populations concern&#233;es par le projet d'a&#233;roport). Au probl&#232;me de s&#233;curit&#233; mis en avant ces derni&#232;res ann&#233;es, l'Acipa propose un rem&#232;de : une piste perpendiculaire &#224; la pr&#233;c&#233;dente qui per- mettrait aux avions de ne plus survoler la ville. Mais cela n'est pas suffisant pour une &#233;lite locale gagn&#233;e par le m&#234;me enthousiasme b&#233;tonneur. Son r&#234;ve ? Un nouvel a&#233;roport, garanti HQE (haute qualit&#233; environnementale), qui permettrait de redessiner une grande m&#233;galopole Rennes-Nantes-Saint-Nazaire, attirer les &#171; classes cr&#233;atives &#187;, de nouveaux investisseurs et permettre ainsi le d&#233;veloppement de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et rien ne semble entamer cet enthousiasme. Pas m&#234;me la crise. Pour l'ouverture programm&#233;e en 2017, Jean-Fran&#231;ois Gendron, le pr&#233;sident de la chambre de commerce et d'industrie, attend de 3,5 &#224; 4 millions de passagers. Un pronostic surprenant lorsque l'on sait, par ailleurs, que l'a&#233;roport de Nantes-Atlantique a accueilli 2,65 millions de voyageurs en 2009, soit 3 % de moins par rapport &#224; l'ann&#233;e 2008. Face &#224; cet acharnement,la r&#233;sistance ne faiblit pas. Loin de l&#224;. La d&#233;signation de Vinci a provoqu&#233; une large vague de soutien.&lt;i&gt; &#171; On savait qu'un appel d'offres avait &#233;t&#233; lanc&#233;, mais le concessionnaire ne devait &#234;tre d&#233;finitivement choisi qu'&#224; la fin de l'ann&#233;e et apr&#232;s la validation du Conseil d'&#201;tat. L&#224;, les choses s'acc&#233;l&#232;rent de leur c&#244;t&#233; comme du n&#244;tre &#187;&lt;/i&gt;, raconte Allison, une opposante au projet. Mi-juillet,cinq maisons occup&#233;es de la ZAD (zone d'am&#233;nagement diff&#233;r&#233;) re&#231;oivent une menace de proc&#233;dure d'expulsion. &lt;i&gt;&#171; Le conseil g&#233;n&#233;ral a certainement voulu faire place nette avant l'annonce officielle de d&#233;signation de Vinci &#187;&lt;/i&gt;, explique une habitante. Somm&#233;s de partir avant le 31 juillet,ils d&#233;cident de riposter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de pr&#233;parer leurs valises, les habitants ont pr&#233;f&#233;r&#233; occuper le conseil g&#233;n&#233;ral de Loire-Atlantique. Leur mot d'ordre : &lt;i&gt;&#171; Non &#224; l'a&#233;roport, ni ici, ni ailleurs ! &#187;&lt;/i&gt;. &#192; ce slogan entonn&#233; pendant plusieurs heures dans les locaux de l'administration, ils ajoutent : &lt;i&gt;&#171; Au-del&#224; d'une r&#233;sistance aux expulsions des lieux que nous habitons,animons,faisons vivre,nous nous opposons &#224; un projet qui pr&#233;tend apporter le progr&#232;s, alors qu'on cr&#233;e un d&#233;sert de b&#233;ton en forme d'autel &#224; la croissance, &#224; la productivit&#233;, &#224; la vitesse. &#187;&lt;/i&gt; Arriv&#233;s pour la plupart &#224; la suite du Camp Climat de l'&#233;t&#233; 2009, les habitants ne comptent pas se laisser d&#233;loger si facilement : &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui on compte treize lieux occup&#233;s sur la ZAD dont douze depuis l'appel du Camp Climat. On s'organise pour r&#233;sister aux &#233;ventuelles poursuites judiciaires et aux expulsions.On est d&#233;cid&#233;s &#224; rester. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain de l'occupation, une premi&#232;re assembl&#233;e populaire se tient dans le bourg de Notre-Dame-des-Landes. &lt;i&gt;&#171; On &#233;tait une centaine : il y avait des gens des bourgs concern&#233;s, des gens de la ZAD, de Nantes et de Bretagne &#187;&lt;/i&gt;, &#233;num&#232;re Julien. Encourag&#233;s par cette mobilisation spontan&#233;e, une dizaine de comit&#233;s locaux se mettent en place avec pour mission de faire circuler une p&#233;tition contre les expulsions, d'informer sur la situation,de soutenir les habitants menac&#233;s d'expulsion, de poursuivre les assembl&#233;es populaires et de pr&#233;parer des actions&#8230; L'ombre de Vinci a beau planer, la r&#233;sistance est bien enracin&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Canada : l'arm&#233;e squatte la r&#233;cr&#233;</title>
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		<dc:creator>Georges Broussaille</dc:creator>


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		<dc:subject>boucherie mondiale</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;AU CANADA, l'ogre militariste a besoin de chair fra&#238;che pour faire la guerre en Afghanistan. En 2006, l'arm&#233;e a lanc&#233; sa plus grosse campagne de recrutement depuis la seconde boucherie mondiale, avec l'espoir d'augmenter ses effectifs de 20 % en cinq ans. Quand il faut remplir sa besace de recrues, le braconnage dans les classes et les cours de r&#233;cr&#233; est un grand classique. Le gibier enfantin et adolescent est plus facile &#224; pi&#233;ger, moins capable de se d&#233;fendre, c'est la proie id&#233;ale. Du coup (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/militariste" rel="tag"&gt;militariste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;AU CANADA, l'ogre militariste a besoin de chair fra&#238;che pour faire la guerre en Afghanistan. En 2006, l'arm&#233;e a lanc&#233; sa plus grosse campagne de recrutement depuis la seconde boucherie mondiale, avec l'espoir d'augmenter ses effectifs de 20 % en cinq ans. Quand il faut remplir sa besace de recrues, le braconnage dans les classes et les cours de r&#233;cr&#233; est un grand classique. Le gibier enfantin et adolescent est plus facile &#224; pi&#233;ger, moins capable de se d&#233;fendre, c'est la proie id&#233;ale. Du coup les recruteurs ont intensifi&#233; leur racolage dans les &#233;tablissements scolaires du coll&#232;ge &#224; la fac. La marine a m&#234;me obtenu le privil&#232;ge de pouvoir commencer le bourrage de cr&#226;ne d&#232;s la maternelle : troufions en uniforme dans les classes, projections vid&#233;o, visites de bases, distributions d'objets promotionnels, &#233;criture de lettres aux pioupious sur le front. &#192; partir de 12 ans, les plus format&#233;s sont enr&#244;l&#233;s dans les classes pr&#233;pa de l'&#233;cole du crime : le corps des cadets. Un organisme paramilitaire o&#249; l'on apprend, &#224; 13 ans, &#224; tirer &#224; la carabine &#224; plomb, et &#224; 14 ans, &#224; balles r&#233;elles. Bref, tout ce qui est n&#233;cessaire pour civiliser un Pashtoun r&#233;calcitrant. Mais parfois le gibier se rebiffe. Dans tout le pays, des petits poucets lyc&#233;ens et &#233;tudiants ont ripost&#233; en lan&#231;ant &#171; l'Op&#233;ration objection &#187; (&lt;a href=&#034;https://www.antirecrutement.info&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.antirecrutement.info&lt;/a&gt;). Au Qu&#233;bec, une coalition d'enseignants et d'&#233;tudiants sonne la charge au cri de &#171; Faites l'&#233;cole, pas la guerre &#187;. &#192; l'image de l'exp&#233;dition afghane, la campagne de recrutement qui devait &#234;tre fra&#238;che et joyeuse tourne &#224; la guerre de tranch&#233;es.Manquerait plus que les soldats canadiens se mutinent et fassent l'arm&#233;e buissonni&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>30 ans d'utopie rurale</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/30-ans-d-utopie-rurale</link>
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		<dc:date>2010-11-05T17:48:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Arraitz</dc:creator>


		<dc:subject>Ma cabane pas au Canada</dc:subject>
		<dc:subject>ici</dc:subject>
		<dc:subject>village abandonn&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>fallait parcourir</dc:subject>
		<dc:subject>d'une heure</dc:subject>
		<dc:subject>abandonn&#233; lors</dc:subject>
		<dc:subject>grand exode</dc:subject>
		<dc:subject>exode rural</dc:subject>
		<dc:subject>atteindre Lakabe</dc:subject>
		<dc:subject>peine carrossable</dc:subject>
		<dc:subject>Lakabe</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Hameau perdu dans les contreforts pyr&#233;n&#233;ens de Navarre, Lakabe a f&#234;t&#233; ses 30 ans d'occupation en mars 2010. Une occupation rurale qui a port&#233; ses fruits puisque aujourd'hui pas moins de sept villages de la vall&#233;e, squatt&#233;s &#224; leur tour, multiplient, chacun &#224; leur mani&#232;re, de prometteuses exp&#233;rimentations sociales. Dans le temps, il fallait parcourir une piste &#224; peine carrossable durant pr&#232;s d'une heure pour atteindre Lakabe, village abandonn&#233; lors du grand exode rural des ann&#233;es 60. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no81-septembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;81 (septembre 2010)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ma-cabane-pas-au-Canada" rel="tag"&gt;Ma cabane pas au Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ici" rel="tag"&gt;ici&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/village-abandonne" rel="tag"&gt;village abandonn&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fallait-parcourir" rel="tag"&gt;fallait parcourir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-une-heure" rel="tag"&gt;d'une heure&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/abandonne-lors" rel="tag"&gt;abandonn&#233; lors&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/grand-exode" rel="tag"&gt;grand exode&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/exode-rural" rel="tag"&gt;exode rural&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/atteindre-Lakabe" rel="tag"&gt;atteindre Lakabe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/peine-carrossable" rel="tag"&gt;peine carrossable&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lakabe" rel="tag"&gt;Lakabe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Hameau perdu dans les contreforts pyr&#233;n&#233;ens de Navarre, Lakabe a f&#234;t&#233; ses 30 ans d'occupation en mars 2010. Une occupation rurale qui a port&#233; ses fruits puisque aujourd'hui pas moins de sept villages de la vall&#233;e, squatt&#233;s &#224; leur tour, multiplient, chacun &#224; leur mani&#232;re, de prometteuses exp&#233;rimentations sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le temps, il fallait parcourir une piste &#224; peine carrossable durant pr&#232;s d'une heure pour atteindre Lakabe, village abandonn&#233; lors du grand exode rural des ann&#233;es 60. Aujourd'hui, &#224; cause du barrage d'Itoiz, qui a englouti le fond de la vall&#233;e, une route toute neuve passe deux cents m&#232;tres en contrebas. Peu utilis&#233;e, c'est &#224; peine si elle alt&#232;re le calme r&#233;gnant dans les parages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Notre but n'a jamais &#233;t&#233; d'imiter le style de vie des anciens habitants, qui &#233;tait rude&lt;/i&gt;, explique Alfre, &lt;i&gt;un des fondateurs du nouveau Lakabe. Nous aimons vivre bien et nous invitons le voisinage &#224; nos f&#234;tes. &#187;&lt;/i&gt; Un petit tunnel, taill&#233; dans le buis, m&#232;ne &#224; un groupe de maisons de pierre restaur&#233;es avec go&#251;t. &lt;i&gt;&#171; Ayant appris sur le tas, nous avons acquis une telle r&#233;putation de ma&#231;ons et de charpentiers qu'on nous appelait de toute la r&#233;gion pour retaper de vieilles baraques. Mais nous avons arr&#234;t&#233;, car nous ne sommes pas venus ici pour retomber dans le salariat ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une quarantaine de personnes vivent ici dans un syst&#232;me communautaire ouvert et flexible, qui vise simplement l'autosuffisance. Chacun apporte ses comp&#233;tences et ses envies sans trop se prendre la t&#234;te avec les horaires et les tours de r&#244;le. Potagers et vergers c&#244;toient les maisons, dispers&#233;es &#224; flanc de colline. Les pins plant&#233;s par le gouvernement ont &#233;t&#233; peu &#224; peu remplac&#233;s par des ch&#234;nes et des pommiers. L&#226;ch&#233;s dans le maquis ou en enclos, vaches, poules, cochons,moutons et chevaux mat&#233;rialisent le conte de la laiti&#232;re. Une &#233;olienne pas du tout industrielle, associ&#233;e &#224; quelques panneaux solaires, fournit le jus n&#233;cessaire &#224; la vie locale. Une station-service bricol&#233;e est dissimul&#233;e dans des fourr&#233;s, selon la technique &#171; roule ma poule &#187;. &lt;i&gt;&#171; On ne peut pas vivre ici sans bagnole. Et nous n'avons jamais renonc&#233; aux voyages et &#224; la curiosit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, clarifie Ill&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les besoins en argent liquide sont couverts par la vente de pain. Une des maisons est parfois lou&#233;e pour des s&#233;minaires, o&#249; l'on cause du coop&#233;rativisme agricole ou des questions de genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les repas du midi sont pris en commun dans le r&#233;fectoire ou sur une esplanade orn&#233;e d'un globe futuriste.Le soir, les &#171; familles &#187; affinitaires se replient sur leurs p&#233;nates. Chaque ferme porte un nom propre, comme le veut la tradition locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un Gaztetxe (&#171; maison des jeunes &#187; en basque) est en voie de construction. La rel&#232;ve g&#233;n&#233;rationnelle semble assur&#233;e et l'inventivit&#233; originelle n'a pas d&#233;cru. Ill&#233; est n&#233;e ici, dans les premi&#232;res ann&#233;es de l'installation. Il y a un an et demi, elle a accouch&#233; de Demba, 1 &#232;re pousse de la 3e g&#233;n&#233;ration. Parmi les nouveaux arrivants, Luis, le p&#232;re de Demba, &#233;tait &#233;ducateur dans un centre de d&#233;sintox pour ados proche de Lakabe. Un &#171; lieu de vie &#187; ferm&#233; o&#249; la r&#233;habilitation des drogu&#233;s passait par le travail de la terre. La contrainte ne faisant pas le poids face &#224; la libre exp&#233;rimentation, Luis a fugu&#233;, et avec lui quelques-uns des jeunes pensionnaires du Patriarche. L'une d'entre eux, Inma, est m&#234;me rest&#233;e ici, sans renier ses go&#251;ts musicaux et ses attitudes de gamine des cit&#233;s. Sa pr&#233;sence est la preuve que l'aventure a de beaux jours devant elle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Tirs &#224; balles virtuelles</title>
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		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#171; Tout le monde sait tr&#232;s bien que l'ins&#233;curit&#233; augmente, il n'y a qu'&#224; &#233;couter la radio et regarder la t&#233;l&#233;&#8230; &#187; fait partie du langage commun. Apr&#232;s les voitures br&#251;l&#233;es, voici le temps des armes &#224; feu dans les quartiers. Mensonges, intox et guerres d'int&#233;r&#234;ts entre les clans au pouvoir. &#171; MOI, JE VOUS LE DIS ! Dans les cit&#233;s, ils ont des armes, des &#8220;kalachs&#8221;, des gros calibres. Ils ont des grenades et m&#234;me des lance- roquettes&#8230; &#187;. Il parle haut et fort, dans ce train qui file vers (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Tout le monde sait tr&#232;s bien que l'ins&#233;curit&#233; augmente, il n'y a qu'&#224; &#233;couter la radio et regarder la t&#233;l&#233;&#8230; &#187;&lt;/i&gt; fait partie du langage commun. Apr&#232;s les voitures br&#251;l&#233;es, voici le temps des armes &#224; feu dans les quartiers. Mensonges, intox et guerres d'int&#233;r&#234;ts entre les clans au pouvoir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; MOI, JE VOUS LE DIS ! Dans les cit&#233;s, ils ont des armes, des &#8220;kalachs&#8221;, des gros calibres. Ils ont des grenades et m&#234;me des lance- roquettes&#8230; &#187;&lt;/i&gt;. Il parle haut et fort, dans ce train qui file vers B&#233;ziers, ce type coinc&#233; dans sa banquette et dont les chairs fermes d&#233;bordent des accoudoirs. L'animal est taill&#233; en V. En V comme victoire ? Non, en V comme vache. C'est un flic : un flic en tee-shirt et en balade qui va rejoindre sa petite femme. Il reprend son souffle. Son regard tournant s'arr&#234;te sur son voisin qui lui l&#226;che en pleine face :&lt;i&gt; &#171; Je n'en crois pas un mot ! &#187;&lt;/i&gt; Silence et p&#226;leur du molosse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Armes en banlieue &#187;, &#171; Trafic d'armes dans les cit&#233;s &#187;&lt;/i&gt;&#8230; C'est &#224; qui des journaux, t&#233;l&#233; et radio, r&#233;ussira &#224; se faire la meilleure place sur le march&#233; de l'info&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fantasme m&#233;diatique r&#233;current, le th&#232;me des armes en banlieue a fait l'objet (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. En 2002 et 2003, ils avaient saliv&#233; devant les d&#233;clarations des Cheney et autres Colin Powell sur les &#171; armes de destruction massive &#187;, afin de justifier l'intervention en Irak. Toutes proportions gard&#233;es,les m&#233;dias, ici, rejouent,&#224; propos des banlieues et &#171; des violences urbaines &#187;, le m&#234;me sc&#233;nario. Pendant tout l'&#233;t&#233;, les tirs contre la police dans les banlieues ont d&#233;ton&#233;, dans les m&#233;dias,&#224; une fr&#233;quence exponentielle. Jusqu'&#224; devenir une rubrique en tant que telle compos&#233;e d'amalgames extravagants et confus. Dans sa livraison du 6 ao&#251;t, &lt;i&gt;Le Parisien&lt;/i&gt; informe la populace : sous l'intertitre &#171; armes de 22 long rifle &#187;, l'article ne parle que d'une mis&#233;rable &#233;ventuelle petite arme dont les projectiles n'ont fait aucun bless&#233;&#8230; pour poursuivre par un conditionnel employ&#233; par le tr&#232;s droitier et m&#233;diatique syndicat Alliance qui pr&#233;tend que &lt;i&gt;&#171; le v&#233;hicule de police aurait &#233;t&#233; impact&#233; deux fois&#8230; &#187; &lt;/i&gt; Dans le m&#234;me papier, le journaleux poursuit : &#224; Villiers-le-Bel, des Uteq (Unit&#233;s territoriales de quartier) en train de faire un contr&#244;le, encore et toujours, pr&#233;tendent avoir eu affaire &#224; une quinzaine d'individus arm&#233;s. De nouveau, Alliance affirme que les bleus ont essuy&#233; des coups de feu et qu'ils ont ripost&#233; &#224; coups de flash-ball, encore et toujours, sans qu'il n'y ait de bless&#233;s ni d'un c&#244;t&#233;, ni de l'autre&#8230; ! Quant aux impacts de plombs relev&#233;s sur le domicile d'un policier habitant &#224; Villefontaine dans l'Is&#232;re, peu importe les pr&#233;cisions du procureur de la R&#233;publique, &lt;i&gt;&#171; aucun &#233;l&#233;ment ne permet de faire de lien avec les &#233;v&#232;nements r&#233;cents survenus &#224; Grenoble [&#8230;] et le fonctionnaire de police concern&#233; ne travaille pas sur le d&#233;partement de l'Is&#232;re&#8230; &lt;/i&gt; &#187;, la chose est dite : la flicaille est pr&#234;te pour la guerre au nom de la l&#233;gitime d&#233;fense, pendant qu'id&#233;ologues et industriels de la s&#233;curit&#233; se frottent les mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2006, quelques m&#233;dias s'&#233;taient vaguement interrog&#233;s sur le fait que la publication sensationnaliste des &lt;i&gt;&#171; incidents dans les quartiers sensibles &#187;&lt;/i&gt; risquerait d'alimenter &lt;i&gt;&#171; le t&#233;l&#233;thon des casseurs. &#187;&lt;/i&gt; De fait, la surexposition actuelle des tirs r&#233;els et suppos&#233;s contre la police ne poursuit-elle pas l'objectif d'une tr&#232;s b&#233;n&#233;fique &#233;mulation ? &lt;i&gt;&#171; Le retour de l'image de l'arme est le signe d'un travail en profondeur de certains clans d'id&#233;ologues s&#233;curitaires dans les m&#233;dias&lt;/i&gt;, analyse pour &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Mathieu Rigouste, auteur de &lt;a href=&#034;http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L_ennemi_interieur-9782707169150.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;L'ennemi int&#233;rieur&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;ditions La D&#233;couverte, 2009.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;Leurs buts : faire investir dans les mat&#233;riels et techniques de s&#233;curit&#233; et marchander leurs &#8220;expertises&#8221; aupr&#232;s de certaines fractions de la bourgeoisie. La m&#233;diatisation mystifi&#233;e du casseur-tireur offre une vitrine &#224; ce march&#233; que le bloc de pouvoir doit quand m&#234;me manier avec prudence : la strat&#233;gie de la tension provoqu&#233;e dans les quartiers par les polices de harc&#232;lement et de traque (BAC, Uteq), comporte de nombreux risques de d&#233;bordements comme en 2005 o&#249; les forces de police ont &#233;t&#233; plus d'une fois mises &#224; mal. Aujourd'hui, on pourrait dire que, chez les producteurs du contr&#244;le et de la discipline sociale, deux tendances s'affrontent, tout en fonctionnant ensemble : des provocateurs militaristes qui veulent aller &#224; l'affrontement et des technocrates qui tentent de manipuler la d&#233;stabilisation pour tirer profit de la r&#233;pression &#187;&lt;/i&gt;. Moment de ce conflit entre fractions au pouvoir men&#233; sur le dos des &#171; quartiers sensibles &#187;, un rapport, pr&#233;sent&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale le 22 juin 2010 par les d&#233;put&#233;s Claude Bodin (UMP) et Bruno Le Roux (PS), pr&#233;cise : &lt;i&gt;&#171; M. Herv&#233; Niel, sous-directeur des services territoriaux du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, a indiqu&#233; [qu'] on ne pouvait accr&#233;diter l'id&#233;e d'une augmentation de l'usage des armes &#224; feu. D'apr&#232;s ses informations, les services sur place s'aper&#231;oivent que les armes dont on signale la circulation en banlieue sont souvent les m&#234;mes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que les pandores puissent, et notamment dans les quartiers pauvres, recevoir quelques coups d'escopettes ne ressort pas d'une nouveaut&#233; extraordinaire.Que des habitants de ces quartiers puissent poss&#233;der des armes,tout comme la masse des chasseurs et autres collectionneurs&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mis en place en septembre 2004, le fichier Agrippa a recens&#233; plus de 3 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, n'est pas une information effarante, sauf si ce qui est gravement inqui&#233;tant chez les premiers ne l'est pas chez les seconds. Mais o&#249; sont, lors des &#233;meutes et autres guet-apens antiflics, les gros calibres et autres &#171; kalachs &#187; dont parlent &#224; l'envi marchands d'infos et syndicalistes policiers, tous z&#233;l&#233;s citoyens de ce pays, troisi&#232;me vendeur d'armes au monde ? Dans les mains de certains &#171; d&#233;linquants &#187;&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Selon l'expos&#233; de M. Herv&#233; Niel, les services de police observent que les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; toujours en comp&#233;tition entre eux et avec des flics de plus en plus surarm&#233;s. Quant aux fr&#233;quents coups de feu tir&#233;s depuis des gros calibres dans les banlieues, il s'agit bien plut&#244;t des tirs de flash-ball dont la pr&#233;tendue &#171; l&#233;talit&#233; att&#233;nu&#233;e &#187; permet un usage sans r&#233;serve&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Fantasme m&#233;diatique r&#233;current, le th&#232;me des armes en banlieue a fait l'objet d'un c&#233;l&#232;bre reportage bidonn&#233; dans les ann&#233;es 90 (acteurs, arsenal factice) et, plus r&#233;cemment, on peut recenser les propos de l'expert en criminologie toutes cha&#238;nes confondues, Xavier Raufer : &lt;i&gt;&#171; Quand on a mal regard&#233; leur petite s&#339;ur, ils sont capables d'aller chercher un fusil d'assaut &#187;&lt;/i&gt; ou encore ceux de la journaliste police de TF1, Mich&#232;le Fines, dans le JT du 19 juin dernier : &lt;i&gt;&#171; On ne compte plus les morts. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#201;ditions La D&#233;couverte, 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Mis en place en septembre 2004, le fichier Agrippa a recens&#233; plus de 3 millions d'armes : deux tiers d&#233;clar&#233;es et le dernier tiers soumises &#224; autorisation. L'Observatoire des transferts d'armement avance le chiffre de 20 millions d'armes en France, &#233;valuation prenant en compte les armes de collectionneurs, celles non d&#233;clar&#233;es et les ill&#233;gales&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; Selon l'expos&#233; de M. Herv&#233; Niel, les services de police observent que les armes sont souvent mises &#224; la disposition d'un groupe. Les d&#233;linquants acteurs d'un trafic font volontiers savoir qu'ils poss&#232;dent des armes &#8211; ce qui n'est pas n&#233;cessairement v&#233;rifi&#233; &#8211; et exhibent celles qui se trouvent en leur possession, ce qui renforce l'impression d'une multiplication des armes circulant dans les quartiers sensibles. &#187;&lt;/i&gt; Rapport d'information n&#176;2642 aupr&#232;s de l'Assembl&#233;e Nationale &#8211; 22 juin 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La bataille de Cassanyes n'aura pas lieu</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-bataille-de-Cassanyes-n-aura</link>
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		<dc:date>2010-11-02T17:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Perpignan</dc:subject>
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		<dc:subject>Cassanyes</dc:subject>
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		<dc:subject>Caudeville</dc:subject>

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&lt;p&gt;L'expression est devenue leitmotiv ici bas : Perpignan est un laboratoire du sarkozysme. Quand il n'est pas surfliqu&#233; et gentrifi&#233;, le territoire urbain sans cesse red&#233;coup&#233;, est promis &#224; la ghetto&#239;sation, comme le dernier march&#233; populaire de la vieille ville. La place Cassanyes, dans le quartier Saint-Jacques, est le coeur de Perpignan, c'est le centre originel de la ville. Jadis lieu privil&#233;gi&#233; de la vie bourgeoise, le quartier a vu arriver, &#224; la fin des ann&#233;es trente, les premi&#232;res (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/place-Cassanyes" rel="tag"&gt;place Cassanyes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Caudeville" rel="tag"&gt;Caudeville&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'expression est devenue leitmotiv ici bas : Perpignan est un laboratoire du sarkozysme. Quand il n'est pas surfliqu&#233; et gentrifi&#233;, le territoire urbain sans cesse red&#233;coup&#233;, est promis &#224; la ghetto&#239;sation, comme le dernier march&#233; populaire de la vieille ville.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La place Cassanyes, dans le quartier Saint-Jacques, est le coeur de Perpignan, c'est le centre originel de la ville. Jadis lieu privil&#233;gi&#233; de la vie bourgeoise, le quartier a vu arriver, &#224; la fin des ann&#233;es trente, les premi&#232;res populations gitanes pouss&#233;es &#224; la s&#233;dentarisation, ph&#233;nom&#232;ne qui s'est accentu&#233; &#224; partir d'avril 1940 avec le d&#233;cret-loi d'assignation &#224; r&#233;sidence pris par le gouvernement d'une IIIe R&#233;publique finissante. C'est l&#224; aussi que s'installent les travailleurs immigr&#233;s maghr&#233;bins dans les ann&#233;es 60, cr&#233;ant leurs propres commerces. Le 15 septembre prochain, les bulldozers de la mairie viendront abattre les cinq cabanes qui abritaient depuis une quarantaine d'ann&#233;es les commer&#231;ants de la place Cassanyes. Cinq &#233;choppes en dur au milieu des &#233;tals nomades. Cassanyes le march&#233; populaire de Perpignan. Cassanyes la bigarr&#233;e, la gitane, l'arabe. L'entach&#233;e aussi : c'est &#224; quelques m&#232;tres d'ici que le premier meurtre pr&#233;c&#233;dant les &#233;meutes de 2005 avait eu lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est o&#249; le probl&#232;me avec ces baraques ? Nicolas Caudeville, journaliste,animateur de deux blogs politiques et culturels&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;http://l.archipel.contre-attaque.ov... et http://loeildupharynx.over-blog.com.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, habitant du quartier, d&#233;crypte : &lt;i&gt;&#171; Ce sont des commerces de qualit&#233; par rapport &#224; ce qui se vend sur le march&#233;, les fruits et l&#233;gumes viennent de jardins attenants ; pour la viande, c'est le seul boucher o&#249; l'on peut acheter du porc, &#231;a attire donc une client&#232;le diff&#233;rente, plus bourgeoise, mais aussi de vieilles dames qui habitent encore le quartier et qui ne vont pas aller &#224; Auchan &#224; cheval ou en bus. &#187;&lt;/i&gt; La mixit&#233;. Ce fameux vivre ensemble. On y est ! Sauf que les termes en sont tellement galvaud&#233;s par nos fins politiciens qu'on ne sait plus tr&#232;s bien &#224; quoi ils renvoient. Peut-&#234;tre &#224; Cassanyes comme le juge notre interlocuteur : &lt;i&gt;&#171; La vraie mixit&#233; sociale est &#224; Cassanyes et pas ailleurs. Ici c'est pas cher, les choses sont &#224; un euro, c'est un endroit sympathique o&#249; l'on boit le th&#233; &#224; la menthe et le caf&#233;. Un vrai endroit de vie contrairement aux autres quartiers de la ville. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part les cabanes devaient &#234;tre ras&#233;es et reconstruites. Question d'insalubrit&#233; et de v&#233;tust&#233;. Enfin un d&#233;but de r&#233;habilitation ! Les commer&#231;ants &#233;taient plut&#244;t pour. Et puis la nouvelle mairie est arriv&#233;e en la personne de Jean-Marc Pujol, maire tr&#232;s droitier et qui se d&#233;finit ais&#233;ment comme &lt;i&gt;&#171; anticommuniste primaire &#187;&lt;/i&gt;. Et de reconstruction, il n'a plus &#233;t&#233; question. Trop cher. Et puis il para&#238;t que les cabanes g&#226;chent la perspective. La vue quoi ! Toujours aussi &#224; l'&#233;coute, la mairie a trouv&#233; la solution pour les commer&#231;ants d&#233;gag&#233;s : achetez-vous un camion frigorifique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cas atypique &#224; Perpignan, alors que partout on d&#233;loge les pas-de-chez-nous des centres-villes, histoire de mettre en &#339;uvre cette fameuse gentrification, ici on expulse des Fran&#231;ais bon teint &#224; peine plus ais&#233;s que la basse populace. Deux raisons expliquent cela : historiquement, Perpignan a rat&#233; le coche des grands relookings urbains en pr&#233;f&#233;rant construire un grand ensemble en p&#233;riph&#233;rie (Le Moulin &#224; Vent) pour accueillir des milliers de pieds-noirs en 1962. Du coup, une partie du vieux centre est rest&#233; en l'&#233;tat. C'est-&#224;-dire &#224; l'abandon. Second point r&#233;dhibitoire : les Gitans sont propri&#233;taires de leur habitat. &lt;i&gt;&#171; Faire du quartier Saint-Jacques un quartier bobo, ils en r&#234;vent ! Mais ils ne peuvent pas virer les Gitans comme &#231;a, ils sont coinc&#233;s. &#201;videmment y a la drogue, le sida. Mais c'est pas assez rapide. Va bien falloir qu'ils interviennent&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, ajoute N. Caudeville. Pour l'heure, on communautarise. Cassanyes aux Arabes et aux Gitans. Les autres, du moins ceux qui ont encore un peu d'oseille, iront faire leurs emplettes ailleurs. Pr&#232;s de la future gare TGV par exemple, o&#249; se cr&#233;e un immense complexe commercial. &lt;i&gt;&#171; Le projet de la gare veut d&#233;centrer totalement la ville, le nouveau centre doit &#234;tre l&#224;-bas. C'est pour &#231;a qu'ils veulent &#233;touffer toute l'ancienne ville &#187;&lt;/i&gt;, poursuit N. Caudeville. Ici comme ailleurs, c'est le territoire urbain qu'on red&#233;finit. Des lieux de vie que l'on gomme &#224; grands coups de dalles b&#233;tonn&#233;es sans arbre ni banc comme cela a &#233;t&#233; fait place de la R&#233;publique. La r&#233;sistance est plut&#244;t timor&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Cassanyes, apr&#232;s des tentatives de r&#233;sistance p&#233;titionnaire, les commer&#231;ants des cabanes sont devenus fatalistes. Chez leurs pairs d'origine maghr&#233;bine, la discr&#233;tion est de mise. D'abord pour ne pas se faire mal voir de la mairie et puis certains ne voient pas d'un si mauvais &#339;il le fait de se retrouver entre eux. Une attitude qui pourrait s'av&#233;rer funeste si on se rappelle de la strat&#233;gie des autorit&#233;s de P&#233;tain qui tent&#232;rent de jouer les Gitans contre les Juifs en 1942 avant de se retourner contre les premiers. Et N. Caudeville de conclure : &lt;i&gt;&#171; Le symbole ici c'est une volont&#233; des diff&#233;rents pouvoirs de liquider le populaire. Et qui dit populaire dit socialisation. Si cette socialisation dispara&#238;t, la d&#233;linquance va augmenter. C'est m&#233;canique. Mais les pouvoirs s'en branlent. Que les pauvres s'entretuent, au fond ils s'en foutent. C'est plus leur probl&#232;me. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://l.archipel.contre-attaque.ov...&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://loeildupharynx.over-blog.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://loeildupharynx.over-blog.com&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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