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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>We hold The Rock !</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


		<dc:subject>Les vieux dossiers</dc:subject>
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		<dc:subject>Indiens d&#233;barquent</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;VINGT NOVEMBRE 1969, 2 heures du matin, baie de San Francisco. 80 Indiens d&#233;barquent sur l'&#238;le d'Alcatraz. Hommes, femmes, enfants. Les adultes sont &#233;tudiants &#224; l'UCLA, l'universit&#233; de Los Angeles. Une fois install&#233;s sur le rocher, ils proc&#232;dent &#224; l'&#233;lection d'un conseil charg&#233; de g&#233;rer les affaires de l'&#238;le. Les d&#233;cisions sont prises &#224; la majorit&#233; absolue. Chacun a un job : cuisine, enseignement, entretien, s&#233;curit&#233;. Un mois apr&#232;s, ils seront &#224; peu pr&#232;s 600 &#224; occuper l'&#238;le, repr&#233;sentant une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no-83-novembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176; 83 (novembre 2010)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VINGT NOVEMBRE 1969&lt;/strong&gt;, 2 heures du matin, baie de San
Francisco. 80 Indiens d&#233;barquent sur l'&#238;le d'Alcatraz.
Hommes, femmes, enfants. Les adultes sont &#233;tudiants &#224;
l'UCLA, l'universit&#233; de Los Angeles. Une fois install&#233;s sur le
rocher, ils proc&#232;dent &#224; l'&#233;lection d'un conseil charg&#233; de g&#233;rer les
affaires de l'&#238;le. Les d&#233;cisions sont prises &#224; la majorit&#233; absolue.
Chacun a un job : cuisine, enseignement, entretien, s&#233;curit&#233;. Un
mois apr&#232;s, ils seront &#224; peu pr&#232;s 600 &#224; occuper l'&#238;le, repr&#233;sentant une cinquantaine de tribus. D'o&#249; leur nom : Indians of All
Tribes (Indiens de toutes les tribus). But de l'occupation ? En
vertu d'un trait&#233; de 1868 conclu avec les Sioux qui leur donne le
droit de r&#233;clamer une terre f&#233;d&#233;rale inutilis&#233;e, les Indiens ont
l'intention de racheter le rocher d'Alcatraz... contre de la verrerie
et quelques chiffons rouge. Souvenir teint&#233; d'ironie de leurs
&#233;changes commerciaux pass&#233;s avec les visages p&#226;les. L'id&#233;e est
de faire de ce site tristement c&#233;l&#232;bre un centre culturel et une
universit&#233; pour les Indiens. Un programme de d&#233;pollution de la
baie est m&#234;me envisag&#233; ! &#192; cet &#233;gard, ils ont r&#233;dig&#233; un manifeste intitul&#233; &lt;i&gt;We hold The Rock&lt;/i&gt; (Nous tenons Le Rocher) dans
lequel les Peaux-Rouges d&#233;clinent les qualit&#233;s d'Alcatraz, v&#233;ritable r&#233;serve indienne :
&lt;i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; 1. Elle est &#233;loign&#233;e de tous services et n'est desservie par aucun
moyen de transport appropri&#233;.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; 2. Il n'y a pas d'eau courante.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; 3. Les services d'hygi&#232;ne sont d&#233;fectueux.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; 4. Il n'y a ni p&#233;trole ni minerai.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; 5. Il n'y a pas d'industrie, donc un ch&#244;mage &#233;lev&#233;.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; 6. Aucun service de sant&#233;.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; 7. Le sol est rocheux, impropre &#224; toute culture et il n'y a pas de gibier.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; 8. Il n'y a pas d'&#233;quipements scolaires.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; 9. Il y a toujours eu surpopulation dans l'&#238;le.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; 10. La population a toujours &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;e comme prisonni&#232;re
et tenue dans une totale d&#233;pendance des autres.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1963, date de la fermeture du c&#233;l&#232;bre p&#233;nitencier, le
rocher avait d&#233;j&#224; fait l'objet de deux tentatives de revendication territoriale par des Indiens. En 1964, une poign&#233;e de Sioux
avait tenu quatre heures sur le rocher avant de se faire d&#233;loger
par les gardes-c&#244;tes. Le 9 novembre 1969, Richard Oakes, militant mowak et 75 activistes occup&#232;rent l'&#238;le l'espace d'une nuit
avant de se retirer sous des pressions politiques.
Mais le 20 novembre 1969, ce fut la bonne ! L'occupation, toujours emmen&#233;e par Oakes, allait durer 19 mois et voir d&#233;filer
plus de 5 000 Indiens. Dans l'&#233;cole improvis&#233;e, on enseignait
les arts traditionnels : travail du cuir, sculpture, danse, confection de v&#234;tements. Le rocher avait sa radio, Alcatraz libre, incarn&#233;e par John Trudell, jeune v&#233;t&#233;ran du Vi&#234;t-Nam et futur pr&#233;sident de l'American Indian Mouvement (AIM). Nixon, emp&#234;tr&#233;
dans le bourbier vietnamien, dut jouer la montre et se refusa &#224;
toute intervention violente. C'est que l'occupation indienne
jouissait d'un fort &#233;lan de soutien et de sympathie au sein de la
population. Brando et Jane Fonda vinrent m&#234;me faire un tour
sur l'&#238;le. D&#233;but 70, les choses commenc&#232;rent &#224; se g&#226;ter. Les &#233;tudiants retournant dans leur fac, de nouvelles personnes d&#233;barqu&#232;rent sur l'&#238;le, des Indiens des r&#233;serves f&#233;d&#233;rales et des hippies venus fumer autre chose que le calumet de la paix. Suite
au d&#233;c&#232;s accidentel de sa fille, Oakes quitta l'&#238;le, ce qui favorisa
les querelles pour le leadership de l'occupation. Quelques mois
plus tard, l'administration Nixon fit couper l'alimentation en
&#233;lectricit&#233; et en eau potable. Un incendie &#233;clata sur l'&#238;le, d&#233;truisant plusieurs b&#226;timents historiques. Nixon accusa les Indiens
d'incurie, en retour ces derniers l'accus&#232;rent d'avoir infiltr&#233; leur
mouvement. La came et les dissensions commen&#231;aient &#224; pourrir le mouvement. D&#233;but 71, deux tankers se percut&#232;rent de
nuit dans la baie de San Francisco. On fit porter le chapeau aux
occupants de l'&#238;le dont le phare ne fonctionnait pas.
Fumisterie. Nixon cherchait un pr&#233;texte pour d&#233;gager le
rocher. Le 10 juin 1971, il fit donner l'assaut. Quand les troupes
d&#233;barqu&#232;rent, il ne restait plus qu'une quinzaine de personnes
sur l'&#238;le. Apr&#232;s cette occupation s'ouvrira une p&#233;riode de r&#233;pression f&#233;roce contre l'AIM avec le si&#232;ge de Wounded Knee et surtout l'affaire de Pine Ridge en 1975 pour laquelle Leonard Peltier
entame sa 34e ann&#233;e de taule.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Morceaux vol&#233;s du 83</title>
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		<dc:date>2010-12-13T15:40:50Z</dc:date>
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		<dc:subject>Morceaux vol&#233;s</dc:subject>
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		<dc:subject>quartiers</dc:subject>
		<dc:subject>Charlie Hebdo</dc:subject>
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		<dc:subject>voie ferr&#233;e</dc:subject>
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		<dc:subject>nouvelles villes</dc:subject>
		<dc:subject>patrie socialiste</dc:subject>
		<dc:subject>quartiers d'isolement</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Plan banlieue &#171; Pr&#232;s de la voie ferr&#233;e avait &#233;t&#233; trac&#233;e une autoroute et, dans les ann&#233;es 1970, on avait construit de nouvelles villes industrielles o&#249; &#233;taient venus s'installer des tas de gens, contraints de travailler pour contribuer au progr&#232;s de la &#8220;patrie socialiste&#8221;. Toutes ces villes &#233;taient pareilles ; elles &#233;taient form&#233;es de cinq ou six quartiers appel&#233;s microquartiers, et constituaient un paysage d'une tristesse noire. Les immeubles &#233;taient tous sur les m&#234;mes mod&#232;les : des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Charlie-Hebdo" rel="tag"&gt;Charlie Hebdo&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/venus-s-installer" rel="tag"&gt;venus s'installer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/nouvelles-villes" rel="tag"&gt;nouvelles villes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/patrie-socialiste" rel="tag"&gt;patrie socialiste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/quartiers-d-isolement" rel="tag"&gt;quartiers d'isolement&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Plan banlieue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Pr&#232;s de la voie ferr&#233;e avait &#233;t&#233; trac&#233;e une autoroute et, dans les ann&#233;es 1970, on avait construit de nouvelles villes industrielles o&#249; &#233;taient venus s'installer des tas de gens, contraints de travailler pour contribuer au progr&#232;s de la &#8220;patrie socialiste&#8221;. Toutes ces villes &#233;taient pareilles ; elles &#233;taient form&#233;es de cinq ou six quartiers appel&#233;s microquartiers, et constituaient un paysage d'une tristesse noire. Les immeubles &#233;taient tous sur les m&#234;mes mod&#232;les : des b&#226;tisses de neuf &#233;tages align&#233;es sur trois rang&#233;es avec des petits jardins &#224; l'avant o&#249; l'herbe ne poussait jamais et o&#249; les arbres ne survivaient pas plus d'une saison &#224; cause du manque de soleil. [&#8230;] Bref, dans notre ville, [ces quartiers &#233;taient] habit&#233;s par des mis&#233;rables et des d&#233;sesp&#233;r&#233;s : la plupart &#233;taient des voyous, le genre de type qu'en Sib&#233;rie on appelle des &#8220;marginaux&#8221;, c'est-&#224;-dire des d&#233;linquants d'une ignorance crasse, incapable de suivre les lois d'une vie criminelle honn&#234;te et digne. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicola&#239; Lilin, &lt;i&gt;Urkas ! Itin&#233;raire d'un parfait bandit sib&#233;rien&lt;/i&gt;, Deno&#235;l, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Il a chang&#233;, non ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il est vrai que le contraste peut appara&#238;tre quelque peu saisissant, entre le Val qui, devenu sous Sarkozy patron de France Inter, licencie en juin 2010 les humoristes St&#233;phane Guillon et Didier Porte, et le Val qui, patron de Charlie Hebdo, r&#233;digeait en 2007 de bouleversantes plaidoiries pour la libert&#233; d'expression, jurant que &#8220;tout ce qui pourrait pr&#234;ter &#224; controverse&#8221; pouvait et devait &#234;tre librement dit, et qui &#233;crivait par exemple : &#8220;&#192; chaque fois que l'on recule, &#224; chaque fois que l'on est prudent ou responsable &#224; l'int&#233;rieur de nos &#201;tats de droit, on perd l'estime de ceux qui nous font reculer, ils ne font que nous m&#233;priser car devant eux, nous pi&#233;tinons nos propres valeurs.&#8221; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Fontenelle, &lt;i&gt;M&#234;me pas dr&#244;le &#8211; Philippe Val, de Charlie Hebdo &#224; Sarkozy&lt;/i&gt;, Libertalia, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;
Guillotine lente&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; M&#233;diter l'ignominie des quartiers de haute s&#233;curit&#233;, d&#233;nonc&#233;s par Roger Knobelspiess dans son br&#251;lot, QHS, avant d'&#234;tre rebaptis&#233;s QI (quartiers d'isolement) par les socialos sous la houlette de Robert Badinter, garde des Sceaux. Comment oser pr&#233;tendre que les QI sont moins abjects que les QHS, les QSR (quartier de s&#233;curit&#233; renforc&#233;e) et les QPGS (quartier de plus grande s&#233;curit&#233;) ?
Ce grand humaniste, devenu saint la&#239;que depuis l'abolition de la peine de mort, a prolong&#233; la &#8220;mort blanche&#8221; des QHS par celle des quartiers d'isolement. Les mouvements de prisonniers ont d'ailleurs toujours inscrit la fermeture des QI en t&#234;te de leurs revendications. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis Beretti, &lt;i&gt;M&#234;me &#224; mon pire ennemi&#8230; &#8211; Souvenirs d'une parenth&#232;se : prison de Fresnes 1980-1985&lt;/i&gt;, L'Insomniaque, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;
Que vous sers-je ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je ne crois pas que la &#8220;dictature du prol&#233;tariat&#8221; puisse revivre dans les luttes de l'avenir. [&#8230;] En ce sens, la r&#233;volution prol&#233;tarienne n'est plus, &#224; mes yeux, notre fin : la r&#233;volution que nous entendons servir ne peut &#234;tre que socialiste, au sens humaniste du mot, et plus exactement socialisante, d&#233;mocratiquement, libertairement accomplie&#8230; En dehors de la Russie, la th&#233;orie bolchevik du Parti a compl&#232;tement &#233;chou&#233;. La centralisation, la discipline, l'id&#233;ologie gouvern&#233;e ne peuvent d&#233;sormais que nous inspirer une juste m&#233;fiance, quelque besoin que nous ayons d'organisations s&#233;rieuses&#8230; [&#8230;] Ce que le stalinisme a fait pour inculquer &#224; ses opprim&#233;s l'horreur et le d&#233;go&#251;t du socialisme est inimaginable : des courants de r&#233;action sont &#224; pr&#233;voir en Russie et plus encore chez les peuples non russes, surtout chez les musulmans de l'Asie centrale, depuis longtemps travaill&#233;s par les aspirations pan-islamiques. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Victor Serge, &#171; Trente ans apr&#232;s la R&#233;volution russe &#187; (Mexico, juillet 1947), in &lt;i&gt;La R&#233;volution prol&#233;tarienne&lt;/i&gt;, novembre 1947.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La France qui se l&#232;ve t&#244;t et qu'est pas contente </title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-France-qui-se-leve-tot-et-qu</link>
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		<dc:date>2010-12-13T07:44:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anna (Rennes), Antoine (Toulouse), Doryan (Paris), Fred (Bordeaux), G&#233;rard Lambert, Gilles Lucas, Guy (Toulouse), Guy David, Olivier Minot, Pascale (Al&#232;s), Steph (Dijon), TomJo</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>JMB</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>faire</dc:subject>
		<dc:subject>d'une</dc:subject>
		<dc:subject>qu'on</dc:subject>
		<dc:subject>mouvement</dc:subject>
		<dc:subject>salari&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>jeunes</dc:subject>
		<dc:subject>gr&#232;ve</dc:subject>
		<dc:subject>gr&#232;ve reconductible</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des heures, des semaines de blocages, de gr&#232;ves, de courses dans les rues, de manifestations, de rencontres, de d&#233;bats... Impossible de dresser la liste exhaustive de ce vaste mouvement &#224; mille visages, de cet esprit qui a souffl&#233; un vent de fra&#238;cheur et de chaleur sur cette vie qui depuis tant d'ann&#233;es &#233;tait domin&#233;e par la peur et l'isolement. Promenade, sans date, dans un pays o&#249; le temps s'est enfin acc&#233;l&#233;r&#233;... &#171; LA MANIFESTATION se finit sur la place de la Com&#233;die. En face du Grand (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/JMB" rel="tag"&gt;JMB&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-on" rel="tag"&gt;qu'on&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mouvement" rel="tag"&gt;mouvement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/salaries" rel="tag"&gt;salari&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jeunes" rel="tag"&gt;jeunes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/greve" rel="tag"&gt;gr&#232;ve&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/greve-reconductible" rel="tag"&gt;gr&#232;ve reconductible&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des heures, des semaines de blocages, de gr&#232;ves, de courses dans les rues, de manifestations, de rencontres, de d&#233;bats... Impossible de dresser la liste exhaustive de ce vaste mouvement &#224; mille visages, de cet esprit qui a souffl&#233; un vent de fra&#238;cheur et de chaleur sur cette vie qui depuis tant d'ann&#233;es &#233;tait domin&#233;e par la peur et l'isolement. Promenade, sans date, dans un pays o&#249; le temps s'est enfin acc&#233;l&#233;r&#233;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; LA MANIFESTATION se finit sur la place
de la Com&#233;die. En face du Grand
Th&#233;&#226;tre, aux balcons de l'h&#244;tel quatre &#233;toiles Le R&#233;gent, des spectateurs
en beaux costumes et cravates
regardent la foule qui &#224; son tour les
remarque. &#199;a siffle, &#231;a hue. Puis c'est la ru&#233;e vers
le palace. Les flics pr&#233;sents sont en panique. Les
CRS arrivent &#224; la rescousse. La foule n'insiste pas,
mais fait front et, poings lev&#233;s, chante
l'Internationale &#187;&lt;/i&gt;, raconte Fred de Bordeaux.
Partout en France, l'autocollant &#171; Je lutte de
classe &#187;, produit par l'association Ne pas plier, a
rencontr&#233; un succ&#232;s massif en ces mois de septembre et octobre de &#171; r&#234;ve g&#233;n&#233;ral &#187;, face &#224; l'accablement et au silence de ces derni&#232;res d'ann&#233;es. &lt;i&gt;&#171; Un incroyable sentiment de puissance&lt;/i&gt;, dit
Guy de Toulouse. &lt;i&gt;On a vu qu'on peut enfin r&#233;agir.
On s'est rendus compte qu'on sait le faire et, donc,
qu'on va pouvoir le refaire. Sur les blocages, dans
les manifs, dans les rencontres, on &#233;tait nombreux
&#224; parler du pass&#233;, de 68, de 95, du pr&#233;sent et du
futur. Les conversations tournaient et tournent
encore autour de toutes ces questions : comment
faire et comment continuer. &#187;&lt;/i&gt; Et Pascale d'Al&#232;s de
s'enthousiasmer : &lt;i&gt;&#171; C'est impressionnant de voir
cette capacit&#233; &#224; s'insurger ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Blocage tous azimuts !&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_17 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;9&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L373xH431/jmb1-ca9ee.png?1768649624' width='373' height='431' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par JMB
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une id&#233;e s'est diffus&#233;e lentement depuis une
dizaine d'ann&#233;es : bloquer l'&#233;conomie, paralyser
les flux. C'est l'esprit d'une &#233;poque qui s'exprime dans des milliers de gestes o&#249; l'initiative
n'a pas &#233;t&#233; la propri&#233;t&#233; exclusive des directions
syndicales. Ce mouvement &#224; mille visages semble, sans le formuler explicitement, s'&#234;tre d&#233;velopp&#233; comme un v&#233;ritable exercice de strat&#233;gie
appliqu&#233;e cherchant &#224; r&#233;soudre des questions
li&#233;es aux caract&#233;ristiques modernes de la discipline sociale.
Que faire face aux processus d'&#233;clatement du travail, de dispersion des unit&#233;s de production, de la
fabrication en flux tendu, de tout processus qui &#233;loigne et met en concurrence les salari&#233;s ? Est-il
possible face &#224; ces dispositifs d'envisager
aujourd'hui une gr&#232;ve qui porte des coups &#224; l'&#201;tat
et aux d&#233;cideurs ? Du Nord au Sud, d'Est en Ouest,
plusieurs milliers de personnes se sont lev&#233;es d&#232;s
l'aube pour se retrouver sur des blocages et soutenir et rencontrer les gr&#233;vistes. Un millier de personnes condamne, d&#232;s 4 heures du matin, la plateforme d'Eurocentre &#224; Castelnau d'Estr&#233;tefonds,
dans la banlieue toulousaine. Et Antoine de
raconter : &lt;i&gt;&#171; &#192; 3 heures matin, il y avait tellement
de monde qui partait sur un blocage qu'on s'est
retrouv&#233;s dans un bouchon. C'&#233;tait incroyable ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant quelques jours, c'est le quotidien gratuit
&lt;i&gt;20 minutes&lt;/i&gt; qui annoncent les actions du lendemain pendant que la radio associative &lt;a href=&#034;https://www.canalsud.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Canal Sud&lt;/a&gt;
ouvre ses antennes pour informer en permanence sur les actions en cours et diffuser la liste
des op&#233;rations &#224; venir. &#193; Marseille, c'est &#224; deux
heures et demie que les gens se sont retrouv&#233;s,
par le bouche-&#224;-oreille, devant la gare Saint-Charles pour rejoindre le piquet de la raffinerie
de Lavera. &lt;i&gt;&#171; Faut faire gaffe aux portables, aux
SMS et aux mails pour monter une action. Les
cond&#233;s sont &#224; l'agachon &#187;&lt;/i&gt;, dit un salari&#233; marseillais lors d'une occupation furtive de la Chambre
de Commerce suivie d'un jet de poubelles. &lt;i&gt;&#171; On
fait attention ! On a cr&#233;&#233; des r&#233;seaux de
confiance &#187;&lt;/i&gt;, rapporte Steph de Dijon, o&#249; apr&#232;s
nombre d'actions durant le mois d'octobre, la
zone industrielle de Longvic est &#224; nouveau bloqu&#233;e d&#233;but novembre d&#232;s 4h du matin. Il continue : &lt;i&gt;&#171; C'est de l&#224; que part la plus grande partie de
l'activit&#233; de la r&#233;gion. Toute la matin&#233;e, on a
stopp&#233; les trains qui transportent du p&#233;trole. &#187;&lt;/i&gt; &#192;
Lyon, les rencards sont annonc&#233;s dans des tracts
ou lors de manifs autour d'un mot d'ordre :
&lt;i&gt;&#171; Levez-vous de bonne heure ! &#187;&lt;/i&gt; Sur tout le territoire, des gr&#233;vistes, ch&#244;meurs, salari&#233;s, &#233;tudiants,
lyc&#233;ens, pr&#233;caires se retrouvent pour prendre, ici,
des initiatives ou faire masse, l&#224;, sur les barrages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme dans l'ex&#233;cution d'un plan qui court dans
les esprits, l'&#233;vidence du premier front a &#233;t&#233; de
bloquer le p&#233;trole : gr&#232;ves dans les raffineries,
blocages des d&#233;p&#244;ts d'essence. &lt;i&gt;&#171; Taper l&#224; o&#249; &#231;a
leur fait le plus mal ! &#187;&lt;/i&gt; semble &#234;tre la directive
&#233;vidente d'un &#233;tat-major sans leader et compos&#233;
de centaines de milliers de personnes. Nombre de
salari&#233;s savent o&#249; et comment intervenir pour
d&#233;sorganiser la machine. Les gars d'EDF coupent
le jus dans les rues et les b&#226;timents lors du blocage de la zone industrielle d'Eurocentre pr&#232;s de
Toulouse. Les convoyeurs de fonds lyonnais
emp&#234;chent l'entr&#233;e et la sortie des biffetons de
l'agence de la Banque de France, pendant qu'&#224;
quelques kilom&#232;tres un rassemblement d'&#233;tudiants, lyc&#233;ens et salari&#233;s interrompent tout trafic &#224; la Mouche, important &#233;changeur ferroviaire.
&lt;i&gt;&#171; Si on est expuls&#233;s des raffineries et d&#233;p&#244;ts de
p&#233;trole, on continuera en aval &#187;&lt;/i&gt; pr&#233;viennent des bloqueurs dijonnais
avant d'entraver la circulation des
camions. En r&#233;ponse &#224; l'expulsion et &#224; la r&#233;quisition des gr&#233;vistes de la raffinerie de Grandpuits,
des salari&#233;s de Donges, &#224; proximit&#233; de Saint-Nazaire, occupent une station-service Total et
distribuent gratuitement l'essence &#224; des usagers
prioritaires et &#224; des particuliers. &lt;i&gt;&#171; Foutre le bordel et le foutre partout ! &#187;&lt;/i&gt;, lance pendant une AG,
une instit' &#224; Marseille. &lt;i&gt;&#171; Et en cha&#238;nes ! &#187;&lt;/i&gt;, rajoute
Thomas de Lille. Gares, ronds-points strat&#233;giques,
&#233;tablissements publics, supermarch&#233;s, a&#233;roports... La liste est longue des lieux envahis dans
une multitude de villes et bourgades. Ailleurs, ce
sont les si&#232;ges locaux du MEDEF et de d&#233;put&#233;s
sarkozystes qui connaissent de joyeuses visites
d&#233;vastatrices.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;
Solidarit&#233; partout !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais comment arr&#234;ter l'activit&#233; de ce pays &lt;i&gt;&#171; o&#249;
quand il y a une gr&#232;ve plus personne ne s'en
aper&#231;oit &#187;&lt;/i&gt;, ainsi que le fanfaronnait en juillet
2008, le Nabot devant sa cour ? &lt;i&gt;&#171; Comment la
gr&#232;ve peut se r&#233;pandre, comment d&#233;velopper le
mouvement sans &#234;tre d&#233;pendant exclusivement
des syndicats, est au centre de toutes les discussions. &#187;&lt;/i&gt;, rapporte Anna de Rennes. Comment
riposter alors que les salaires stagnent depuis
des ann&#233;es, que la pr&#233;carit&#233; menace, que ceux
ayant encore un boulot vivent dans l'angoisse
de le perdre, qu'on s'inqui&#232;te pour les minots et
qu'on &lt;i&gt;&#171; s'est fait bien avoir avec les cr&#233;dits &#187;&lt;/i&gt;,
comme le dit un poubellier qui bloque le site des
Aygalades dans les quartiers nord de Marseille ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; c&#244;t&#233; des salari&#233;s qui ont arr&#234;t&#233; de travailler
pendant plusieurs jours, l'&#233;vidence pour des
milliers d'autres s'est r&#233;pandue de trouver une
m&#233;thode pour perdre le moins d'argent en provoquant le plus grand bordel possible. &#192;
Marseille, &#8211; et ce genre d'initiatives a &#233;t&#233; men&#233;
dans une multitude de situations &#8211; chacune des
cat&#233;gories composant un &#233;quipage se met en
gr&#232;ve : les &#233;boueurs ripeurs sont not&#233;s pr&#233;sents
alors que les chauffeurs sont en gr&#232;ve, le lendemain, c'est au tour du chef d'&#233;quipe puis &#224; nouveau des ripeurs et des chauffeurs. Le personnel
des cantines scolaires arr&#234;te le travail au
moment du service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est s&#251;r que les manifs ont un aspect positif.
C'est l'occasion de se compter... Mais, c'est insuffisant : l'ambiance est &#224; vouloir en faire plus &#187;&lt;/i&gt;, dit
Antoine de Toulouse. &lt;i&gt;&#171; 3 millions ou 800 000
manifestants ? &#187;&lt;/i&gt;, se sont amus&#233;s, pendant quelques semaines, m&#233;dias et polices avec cette
m&#234;me id&#233;e de noyer dans le grotesque le mouvement social en lan&#231;ant le soup&#231;on d'une ill&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique sur l'action des &#171; contestataires &#187;. Inspir&#233; des traits d'esprit qui circulaient en URSS contre les dirigeants, la plaisanterie &lt;i&gt;&#171; selon la police, Sarkozy mesure un m&#232;tre
quatre-vingt dix &#187;&lt;/i&gt;, a fait flor&#232;s. Au-del&#224; du d&#233;bat
scolastique sur la garantie d&#233;mocratique du
mouvement, comme en d'autres temps l'on
s'&#233;tripait pour savoir qui &#233;tait le meilleur chr&#233;tien, des centaines d'initiatives sont venues
indirectement r&#233;pondre &#224; cet encombrement
id&#233;ologique. Le syndicat Solidaire remet
5 000 euros aux gr&#233;vistes de la raffinerie des
Flandres &#224; proximit&#233; de Dunkerque. Une caisse
de solidarit&#233; recueille dans les manifs et sur les
march&#233;s lyonnais de quoi donner dix jours de
paie aux gr&#233;vistes de la raffinerie de Feyzin. Un
concert de rock a lieu sur le site. Des petits producteurs en AMAP apportent de la bouffe. &lt;i&gt;&#171; On
avait mis des palettes sur la route devant l'entr&#233;e
du d&#233;p&#244;t de p&#233;trole. Arrive un gars en voiture qui
semble super &#233;nerv&#233;. On essaye de discuter et on
comprend qu'il nous reproche de ne pas avoir
dress&#233; un barrage insuffisamment efficace et
qu'&#224; cause de cela il va devoir aller bosser. &#187;&lt;/i&gt;,
raconte Steph de Dijon. &#192; Rennes, ravitaill&#233; par
des producteurs locaux et des membres de la
Conf&#233;d&#233;ration Paysanne, un camion &#233;quip&#233;
d'une gazini&#232;re et de mat&#233;riel de cuisine tourne
sur les piquets et offre aux l&#232;ve-t&#244;t de quoi se
sustenter. Lors d'une manifestation, une caisse
de gr&#232;ve organis&#233;e par des ch&#244;meurs, des pr&#233;caires et des squatters recueille en deux heures
2 000 euros, pendant qu'ailleurs un blocage se
transforme en bal populaire aux sons de l'accord&#233;on amen&#233; par une conductrice de bus. &#192;
Virsac, au nord de Bordeaux, comme dans quantit&#233; d'autres endroits, les barri&#232;res autorouti&#232;res sont lev&#233;es. Apr&#232;s que les flics soient pass&#233;s, &#224;
l'aube, chercher chez eux les r&#233;quisitionn&#233;s de
la raffinerie de Donges, les salari&#233;s de la centrale thermique de Cordemais cessent, en solidarit&#233;, imm&#233;diatement le travail. Des comit&#233;s
de soutien aux gr&#233;vistes et aux personnes interpell&#233;es, poursuivies et condamn&#233;es, se forment
dans plusieurs villes, comme &#224; Lyon o&#249; la Caisse
de solidarit&#233; active rassemble argent, infos, avocats et diffuse des documents sur l'attitude &#224;
avoir en cas d'arrestation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les jeunes dans la bagarre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On peut &#234;tre grand quand on a dix-sept ans...
La jeunesse ne doit jamais s'avouer vaincue... &#187;&lt;/i&gt;,
avait d&#233;clam&#233; le Nabot en septembre 2006. Et
les lyc&#233;ens entassent poubelles et containers
devant leurs bahuts. &lt;i&gt;&#171; De vrais artistes, ces
lyc&#233;ens ! &#187;&lt;/i&gt;, s'exclame une prof d'Al&#232;s devant le
mur de pav&#233;s construit &#224; l'entr&#233;e du lyc&#233;e Jean-Baptiste Dumas. Deux jeunes filles de Vaulx-en-Velin, dans la banlieue lyonnaise, racontent au
micro de &lt;a href=&#034;https://www.radiocanut.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Radio Canut&lt;/a&gt;, alors qu'en arri&#232;re-plan
r&#233;sonnent les d&#233;tonations de flash-ball et lacrymos : &lt;i&gt;&#171; On se bat contre la r&#233;forme des retraites
parce qu'on n'a pas envie de devenir des vieux
tout aigris et mourir avant notre retraite. &#187;&lt;/i&gt; La
peur r&#233;currente qu'ont les pouvoirs vis-&#224;-vis de
la jeunesse convoque d&#232;s le d&#233;but la flicaille
devant les &#233;tablissements scolaires. Un jeune de
Montreuil qui pousse une poubelle re&#231;oit un tir
de flash-ball dans l'&#339;il. Les blocages et manifestations spontan&#233;es se transforment fr&#233;quemment en jets de projectiles sur le mobilier
urbain et les robocops dont on ne sait s'ils sont
l&#224; pour frapper les minots ou, parfois, les inciter
&#224; agir afin de faire la une du journal t&#233;l&#233;.
S&#233;rieux, les jeunes, et joueurs aussi. Cavalcades
dans les rues, quelques voitures retourn&#233;es pour
ralentir l'avanc&#233;e de l'ennemi casqu&#233;, arm&#233;,
bott&#233; et capara&#231;onn&#233;, s'autoriser ce qui est
interdit, faire scandale et faire du bruit. Au centre de
Lyon, les flics d&#233;ploient un dispositif hors
norme, avec h&#233;licopt&#232;re et GIPN, face &#224; une jeunesse bruyante et ludique. &lt;i&gt;&#171; On veut tout
niquer ! On veut se faire plaisir ! &#187;&lt;/i&gt;, l&#226;chent deux
jeunes interview&#233;s en pleine course par Radio
Canut. L'&#201;tat exp&#233;rimente sur la place Bellecour,
transform&#233;e en &#171; punishment park &#187;, la s&#233;questration &#224; ciel ouvert d'une manifestation. Des
centaines de jeunes restent, pendant une apr&#232;s-
midi et une partie de la soir&#233;e, encercl&#233;s par
des cohortes de policiers qui les arrosent r&#233;guli&#232;rement de lacrymos pendant que le ventilo
de la gendarmerie reste en vol stationnaire au-
dessus eux. Dans les villes, les bourgs et surtout
leurs banlieues, c'est contre les jeunes que la
police va d'abord violemment intervenir, avant
de se tourner contre les bloqueurs. Dans une rue
d'Al&#232;s, alors que s'ach&#232;ve une manifestation, un
robocop surgit de son car, se lance seul &#224; la poursuite d'un type &#226;g&#233; et le gaze avant de s'apercevoir qu'il s'est isol&#233; de ses coll&#232;gues. Un homme
l'interpelle : &lt;i&gt;&#171; Maintenant que tu es tout seul, tu
fais moins le gaillard ! &#187;&lt;/i&gt; Le larbin en uniforme
lui r&#233;pond en mettant la main sur son arme de
service : &lt;i&gt;&#171; Seul, moi ? J'ai quinze balles l&#224;-dedans, tu les veux ? &#187;&lt;/i&gt; Et cette fois, contre toute
attente ceux qu'on appelle les &#171; casseurs &#187; ne
restent pas partout isol&#233;s et stigmatis&#233;s. Dans
une rue de Toulouse, des bacqueux plaquent
deux jeunes qui ont &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;s en train de faire
des graffitis. Une des filles hurle : &lt;i&gt;&#171; Venez, venez,
il y a la police ! &#187; &lt;/i&gt; Une vingtaine de gars badg&#233;s
CGT sautent sur les types de la BAC, en claquent
quelques-uns et lib&#232;rent les jeunes. (La fille sera
arr&#234;t&#233;e le lendemain matin chez elle : elle avait
perdu son sac dans la m&#234;l&#233;e et fera 36 heures de
garde &#224; vue pour incitation &#224; la r&#233;bellion...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la capitale des C&#233;vennes, suite &#224; l'interpellation de plusieurs adolescents, une manifestation encercle le commissariat avant d'acclamer
leur prompte lib&#233;ration. Un salari&#233; en gr&#232;ve de
la raffinerie de Feyzin donne son point de vue
sur Radio Canut : &lt;i&gt;&#171; On parle des casseurs, mais il
faut &#234;tre clair. Qui c'est qui est n&#233; casseur dans ce
pays ? Ils ont un signe particulier sur leur carte
d'identit&#233; ? Les casseurs, &#231;a veut dire quoi ? Ce
sont des gens comme vous et moi. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les syndicats d&#233;bord&#233;s ?&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_18 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;9&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH370/jmb2-2f79f.png?1768657599' width='400' height='370' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par JMB
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au soir d'une des plus grandes manifestations
qui se soient d&#233;roul&#233;es &#224; travers tout le pays, Thibault
parade face &#224; Pujadas au journal de 20 h : &lt;i&gt;&#171; Vous
appelez &#224; la gr&#232;ve reconductible ? &#187;&lt;/i&gt;, demande
l'homme au scooter dor&#233;. &lt;i&gt;&#171; La CGT n'a pas &#224;
appeler &#224; la gr&#232;ve reconductible. Ce sont les salari&#233;s qui d&#233;cideront dans leurs assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;pond le patron du syndicat. Man&#339;uvre
destin&#233;e &#224; laisser les salari&#233;s seuls face &#224; eux-
m&#234;mes ou effet d'une pouss&#233;e de la base contre
laquelle il vaut mieux pour l'heure ne pas trop
visiblement s'opposer ? Sur un barrage, devant
un centre de collecte des d&#233;chets o&#249; flottent au
vent les drapeaux des syndicats CGT, FSU, CFDT
et Unsa, un poubellier marseillais explique :
&lt;i&gt;&#171; Se mettre en gr&#232;ve, ce n'est pas facile. On a peur
d'y aller seul, alors on attend que les autres y aillent pendant qu'eux attendent les autres, etc.
C'est un vrai probl&#232;me. Alors si le syndicat est l&#224;,
on y va. Il y a au moins une structure. &#187;&lt;/i&gt; &#192;
Donges, les gars de la raffinerie d&#233;cident entre
eux d'arr&#234;ter le boulot : &lt;i&gt;&#171; Faut bien que
quelqu'un commence ! &#187;&lt;/i&gt; Sur des dizaines de
lieux de blocages, les fanions et insignes syndicaux se m&#233;langent. &#192; Rennes, l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des cheminots est ouverte &#224; tous&lt;i&gt; &#171; C'est
aussi un acquis du mouvement pr&#233;c&#233;dent &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Anna. Gr&#232;ve reconductible, assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale interpro : de nouvelles expressions s'imposent. &#192; chacun selon ses r&#234;ves, ses m&#233;canismes
de pens&#233;e, son id&#233;ologie, son ext&#233;riorit&#233;, sa participation, d'y mettre un sens n&#233;gatif ou positif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici la gr&#232;ve reconductible est regard&#233;e comme
une faiblesse puisqu'elle peut sembler chaque
jour fragilis&#233;e. L&#224;, elle est plut&#244;t appr&#233;ci&#233;e
comme une &#233;bauche de ma&#238;trise, hors syndicat,
des choix des gr&#233;vistes eux-m&#234;mes. De la m&#234;me
mani&#232;re, les AG interpro peuvent prendre, sous
le m&#234;me nom, des visages diff&#233;rents : simple
chambre d'ex&#233;cution des d&#233;cisions conf&#233;d&#233;rales
qui tentent en sous-main de garder ou reprendre la ma&#238;trise du mouvement, ou lieu de rencontres, de d&#233;bats et d'actions men&#233;es par des salari&#233;s et autres participants syndiqu&#233;s ou non. &#192;
Rennes, une de ces Assembl&#233;es s'empare, en centre ville, d'un b&#226;timent aussit&#244;t nomm&#233;
&lt;a href=&#034;http://www.rennes-info.org/Maison-de-la-Greve-Rennes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Maison de la gr&#232;ve &#187;&lt;/a&gt; avec le projet d'y d&#233;battre,
de se coordonner, de donner des spectacles et des
concerts, de permettre &#224; diverses organisations et
associations, telles que Sud, le Mouvement des
ch&#244;meurs ou le DAL d'y tenir des permanences.
&lt;i&gt;&#171; L'interpro, avec des gens venus d'un grand nombre de secteurs diff&#233;rents, se cr&#233;e de fait dans le
mouvement &#187;&lt;/i&gt;, dit Anna.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Et maintenant ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Bien s&#251;r qu'il faut se battre contre cette r&#233;forme
des retraites, dit un salari&#233; de la p&#233;trochimie de la
r&#233;gion de Marseille. Mais c'est le r&#233;sultat de tout un
syst&#232;me &#233;conomique et social. C'est &#231;a qu'il faut
changer. &#187;&lt;/i&gt; Doryan, lyc&#233;en parisien, pr&#233;cise : &lt;i&gt;&#171; Au
d&#233;but, c'&#233;tait contre la r&#233;forme. Au bout d'une
semaine, c'&#233;tait contre le gouvernement. &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; Nique
Sarko ! Nique la police ! &#187;&lt;/i&gt;, s'enflamment deux jeunes lyonnais. Une pancarte toulousaine affirme :
&lt;i&gt;&#171; La r&#233;forme des retraites c'est la goutte qui fait
d&#233;border le vase. Sarko, sa politique s&#233;curitaire, ce
qui se passe &#224; propos de l'immigration, du travail,
de l'&#233;ducation, y en a marre ! &#187;&lt;/i&gt;, explose une
employ&#233;e territoriale de Vitrolles. Sur un blocage
rennais, conversation autour d'une femme qui
veut se lancer dans le fromage bio et d&#233;serter le
travail salari&#233;.&lt;i&gt; &#171; On n'a pas envie de travailler toute
notre vie ! &#187;&lt;/i&gt; revient sans cesse dans les conversations o&#249; se nouent de nouvelles rencontres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'angle d'une rue marseillaise, deux touristes
Am&#233;ricaines, femmes d'un certain &#226;ge aux cheveux bleus, regardent passer la manifestation.
Elles se bousculent joyeusement, se parlent &#224;
l'oreille, sourient, agitent leurs mains en guise de
salut au cort&#232;ge. &lt;i&gt;&#171; C'est vraiment extraordinaire
tous ces gens qui se battent. C'est merveilleux ! On
passe juste par Marseille et on voit &#231;a : &#231;a sera
notre plus beau souvenir. Nous, &#224; Seattle, on
conna&#238;t &#231;a aussi avec les grandes d&#233;monstrations
contre la guerre en Irak... But, d&#233;sol&#233;es, on doit aller
au mus&#233;e. Bonne chance pour tout le monde. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin octobre, d&#233;but novembre, les coups r&#233;p&#233;t&#233;s
des m&#233;dias et des politiques annon&#231;ant avec
impatience l'&#233;puisement du mouvement n'ont
pas tous port&#233; leurs fruits. L'agitation se poursuit
dans quantit&#233; d'endroits, avec barrages et blocages d&#233;pla&#231;ant des milliers de personnes. On
entend &lt;i&gt;&#171; C'est la d&#233;prime &#187;&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;&#171; Peut-&#234;tre que &#231;a
va repartir avec les lyc&#233;ens &#187;&lt;/i&gt;. D'autres, plus fatalistes, affirment que&lt;i&gt; &#171; maintenant que la loi est
pass&#233;e, on ne peut plus rien faire &#187;&lt;/i&gt; et se voient
r&#233;pondre &lt;i&gt;&#171; qu'on ne va pas en rester l&#224; parce que
la col&#232;re qu'on a vu l&#224;, et avec une aussi grande
force, ne peut pas en rester l&#224;. &#187;&lt;/i&gt; Il y en a qui ont
du mouron &#224; se faire...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En gr&#232;ve jusqu'&#224; la retraite</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>Efix</dc:subject>
		<dc:subject>d'une</dc:subject>
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		<dc:subject>Rouen</dc:subject>
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		<dc:subject>manifestants</dc:subject>
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		<dc:subject>Petroplus</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;videmment</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#201;VIDEMMENT, l'actualit&#233; est telle que je ne vous &#233;cris pas de l'int&#233;rieur de l'usine. Avec les coll&#232;gues, on a particip&#233; &#224; toutes les journ&#233;es d'actions contre la r&#233;forme des retraites, m&#234;me s'il n'a jamais &#233;t&#233; question de gr&#232;ve reconductible comme l'ont fait les copains de Total. Reste qu'on &#233;tait une bonne quinzaine &#224; participer quasi quotidiennement aux blocages des ponts, des entr&#233;es de la ville, des transports urbains et surtout du d&#233;p&#244;t de carburant, situ&#233; &#224; c&#244;t&#233; de la bo&#238;te. Le 27 (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no-83-novembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176; 83 (novembre 2010)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Je-vous-ecris-de-l-usine" rel="tag"&gt;Je vous &#233;cris de l'usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Efix" rel="tag"&gt;Efix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-une" rel="tag"&gt;d'une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/lutte" rel="tag"&gt;lutte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Rouen" rel="tag"&gt;Rouen&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/salaries" rel="tag"&gt;salari&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/s-est" rel="tag"&gt;s'est&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Evidemment" rel="tag"&gt;&#201;videmment&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;VIDEMMENT, l'actualit&#233; est telle que je ne vous
&#233;cris pas de l'int&#233;rieur de l'usine. Avec les coll&#232;gues, on a particip&#233; &#224; toutes les journ&#233;es
d'actions contre la r&#233;forme des retraites,
m&#234;me s'il n'a jamais &#233;t&#233; question de gr&#232;ve
reconductible comme l'ont fait les copains de Total. Reste
qu'on &#233;tait une bonne quinzaine &#224; participer quasi quotidiennement aux blocages des ponts, des entr&#233;es de la
ville, des transports urbains et surtout du d&#233;p&#244;t de carburant, situ&#233; &#224; c&#244;t&#233; de la bo&#238;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27 octobre, il a fallu se lever tr&#232;s t&#244;t car l'assembl&#233;e
g&#233;n&#233;rale intersyndicale des gr&#233;vistes et autres de l'agglom&#233;ration rouennaise avait d&#233;cid&#233; la veille d'une action
forte. Peut-&#234;tre un baroud d'honneur. On s'est rencard&#233;s
par texto et Internet, et l'on s'est retrouv&#233;s trois cents &#224;
4 h 45 devant les portes de la raffinerie P&#233;troplus de
Grand-Couronne, pr&#232;s de Rouen. Comme &#224; chaque fois, on
s'est r&#233;unis autour de palettes en flammes &#224; &#233;changer des
sourires, des signes amicaux et quelques mots. La lutte, &#231;a
sert aussi &#224; cr&#233;er des liens. Les raffineurs en sont &#224; leur
quinzi&#232;me jour de gr&#232;ve et ont besoin de soutien. On sait
pourtant que &#231;a risque de s'arr&#234;ter, d'autant que la CGT,
pourtant vindicative ici, a organis&#233; un r&#233;f&#233;rendum dont
l'objectif &#224; peine dissimul&#233; est de faire cesser le mouvement. Au cours de ce rassemblement, les salari&#233;s de
P&#233;troplus de quart du matin votent massivement en
faveur de la poursuite de la gr&#232;ve sous les applaudissements (mais pouvaient-ils faire autrement en notre
pr&#233;sence ?). Quelques-uns, requis pour la s&#233;curit&#233;, doivent quand m&#234;me rentrer dans l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, les manifestants quittent les lieux en cort&#232;ge de
voitures et, &#224; la vitesse de l'escargot, rejoignent les quais
de la Seine. Arriv&#233;s l&#224;, on part en manif en direction du
d&#233;p&#244;t de carburant &#171; Rubis &#187;. C'est un peu le symbole de
la lutte sur Rouen : on l'a occup&#233; pendant pr&#232;s d'une
semaine, en jouant au chat et &#224; la souris avec les flics.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L306xH373/levaray-d002a.png?1768652892' width='306' height='373' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Efix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D&#233;gag&#233;s quotidiennement, les lieux &#233;taient r&#233;occup&#233;s d&#232;s
leur d&#233;part. Sauf qu'au bout de cinq jours, ils ont compris la man&#339;uvre et post&#233; en permanence huit
camions remplis de robocops. Il est pr&#233;vu qu'on
&#171; aille au contact &#187; face &#224; un mur d'une centaine de
CRS. Un type du NPA, se prenant sans doute pour un
caporal de l'Arm&#233;e rouge, n'arr&#234;te pas de nous donner des ordres. Il aboie sans cesse : &lt;i&gt;&#171; Je veux voir des
rangs serr&#233;s et des manifestants en cha&#238;ne. &#187;&lt;/i&gt; On
l'&#233;coute &#224; peine. Selon une m&#233;thode &#233;prouv&#233;e, on
force le barrage en masse. &#201;changes de quelques
coups mais les lacrymos, balanc&#233;s en rafales, ont
vite fait de nous repousser vers le carrefour tout
proche. On stationne l&#224;, &#224; bloquer la circulation. De
toute fa&#231;on, on n'a rien pr&#233;vu de v&#233;ritablement
offensif pour r&#233;pliquer. M&#234;me les &#233;tudiants les plus
agit&#233;s n'ont que des &#339;ufs remplis de peinture et des
feux d'artifice. Autour d'un nouveau feu de palettes, les plus jeunes questionnent pour savoir comment c'&#233;tait quand les ouvriers se battaient vraiment contre la flicaille. Et nous de r&#233;pondre que les
derniers vrais affrontements remontent &#224; 1978, lors
de la fermeture des chantiers navals et d'une usine
m&#233;tallurgique. Une jeune fille dit qu'aujourd'hui,
c'&#233;tait un premier essai et que de voir les &#233;tudiants
aux c&#244;t&#233;s des salari&#233;s, c'&#233;tait d&#233;j&#224; pas mal.
Au bout d'une heure, alors que les cond&#233;s s'approchent pour nous encercler, nous quittons les lieux pour
bloquer quelques heures l'entr&#233;e du boulevard industriel, ou pour distribuer des tracts dans diff&#233;rents secteurs de l'agglo. L'apr&#232;s-midi, les salari&#233;s de P&#233;troplus
reprennent le travail mais, faute de brut, la raffinerie
ne peut pas d&#233;marrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, pour la septi&#232;me journ&#233;e nationale d'action, les rues de Rouen sont encore occup&#233;es par 40 000
manifestants. M&#234;me si &#231;a s'&#233;mousse, on est encore nombreux et &#233;nerv&#233;s. En fin de manif, environ 500 personnes
tentent d'atteindre le local du Medef. Ils sont vite chass&#233;s
par les charges polici&#232;res. Six personnes sont arr&#234;t&#233;es,
trois d'entre elles passeront en proc&#232;s le 10 janvier, a
priori pour avoir &#233;t&#233; en possession d'&#339;ufs (sic).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; je dois terminer l'article, le premier round
s'ach&#232;ve sans que la contestation soit &#233;teinte (le local du
Medef du Havre vient d'&#234;tre mur&#233; par des manifestants). Quoi qu'il en soit, ce mouvement laissera des traces. Nous n'avons pas pu aller vers la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale,
sans doute parce que l'atomisation du travail rend les
choses compliqu&#233;es, mais nous avons os&#233; des formes de
lutte qui laissent pr&#233;sager qu'on ne va pas s'arr&#234;ter l&#224;.
Le blocage de la circulation, des d&#233;p&#244;ts (m&#234;me s'il ne
durait que quelques heures) est une avanc&#233;e politique
vers un blocage total de l'&#233;conomie. On a assist&#233; &#224; une
radicalisation de la part de salari&#233;s qui n'ont pas eu
peur d'en d&#233;coudre avec les flics. C&#244;t&#233; syndical, les
bases, au niveau local, ont particip&#233; aux actions sans
tenir compte des secr&#233;taires et dirigeants conf&#233;d&#233;raux et nationaux. Il s'est tenu des AG quotidiennes
dans les locaux de la CGT (une premi&#232;re), etc. Il y a
aussi eu des choses rat&#233;es, comme ces militants NPA
qui, prenant des postes syndicaux &#224; la place d'anciens
du PC, reproduisent les m&#234;mes travers staliniens, mais
ce sera sans doute l'objet d'une autre chronique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cop&#233; n'y a pas coup&#233;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Cope-n-y-a-pas-coupe</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Cope-n-y-a-pas-coupe</guid>
		<dc:date>2010-12-12T08:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


		<dc:subject>octobre</dc:subject>
		<dc:subject>vendredi</dc:subject>
		<dc:subject>UMP</dc:subject>
		<dc:subject>l'Assembl&#233;e nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Daniel Mach</dc:subject>
		<dc:subject>Pollestres</dc:subject>
		<dc:subject>Mach s'offre</dc:subject>
		<dc:subject>umpique Daniel</dc:subject>
		<dc:subject>groupe UMP</dc:subject>
		<dc:subject>guest star</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;VENDREDI 22 OCTOBRE &#224; Pollestres Pyr&#233;n&#233;es-Orientales), le d&#233;put&#233;-maire umpique Daniel Mach s'offre, en guest star, l'infatu&#233; Jean-Fran&#231;ois Cop&#233; &#8211; pr&#233;sident du groupe UMP &#224; l'Assembl&#233;e nationale &#8211;, histoire de lancer sa rentr&#233;e parlementaire. Las, dehors, le comit&#233; d'accueil est sur le pied de guerre. Les braillards mobilis&#233;s contre la r&#233;forme des retraites se sont donn&#233; rendez-vous et les lazzis n'ont aucun mal &#224; se faufiler entre les deux &#233;paisses rang&#233;es de CRS et de gendarmes mobiles en (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no-83-novembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176; 83 (novembre 2010)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/octobre" rel="tag"&gt;octobre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/vendredi" rel="tag"&gt;vendredi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/UMP" rel="tag"&gt;UMP&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-Assemblee-nationale" rel="tag"&gt;l'Assembl&#233;e nationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Daniel-Mach" rel="tag"&gt;Daniel Mach&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Pollestres" rel="tag"&gt;Pollestres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mach-s-offre" rel="tag"&gt;Mach s'offre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/umpique-Daniel" rel="tag"&gt;umpique Daniel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/groupe-UMP" rel="tag"&gt;groupe UMP&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/guest-star" rel="tag"&gt;guest star&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VENDREDI 22 OCTOBRE&lt;/strong&gt; &#224; Pollestres
Pyr&#233;n&#233;es-Orientales), le d&#233;put&#233;-maire
umpique Daniel Mach s'offre, en guest
star, l'infatu&#233; Jean-Fran&#231;ois Cop&#233; &#8211; pr&#233;sident du groupe UMP &#224; l'Assembl&#233;e nationale &#8211;,
histoire de lancer sa rentr&#233;e parlementaire. Las,
dehors, le comit&#233; d'accueil est sur le pied de
guerre. Les braillards mobilis&#233;s contre la r&#233;forme
des retraites se sont donn&#233; rendez-vous et les
lazzis n'ont aucun mal &#224; se faufiler entre les deux
&#233;paisses rang&#233;es de CRS et de gendarmes mobiles
en tenue anti-&#233;meute. D&#232;s qu'un cravat&#233; ou une
emperlous&#233;e, d&#251;ment labellis&#233;(e) UMP, fait son
entr&#233;e, les cris fusent de la foule : &#171; Voleurs ! &#187;,
&#171; Escrocs ! &#187;. Les slogans des manifs sont repris
en ch&#339;ur dont le tube de la rentr&#233;e : &lt;i&gt;&#171; Pour les
riches, des couilles en or, pour les pauvres, des
nouilles encore ! &#187;&lt;/i&gt; Chez les rupins venus faire la
claque, la col&#232;re et la peur sont plus que palpables. Ces sornettes autour de la lutte des classes
seraient donc encore d'actualit&#233; ? Quand certains
des plus valeureux d&#233;cident de franchir la foule
gueularde pour rejoindre la salle, c'est l'&#233;meute.
Les manifestants se d&#233;placent en bloc, enserrent
le groupe d'invit&#233;s soudain pris au d&#233;pourvu. Cris,
menaces, insultes. Par moments &#231;a bouscule sec.
Des gamins du village profitent du chahut pour
se jeter dans la m&#234;l&#233;e. Un vieux bourgeois au
bord de la syncope se f&#226;che : &#171; Fascistes ! &#187; juste
avant de se casser la gueule sur un trottoir. Les
pandores interviennent, se muent en cordon de
s&#233;curit&#233;. Retranch&#233;s dans leur blockhaus, les
fid&#232;les UMP accueilleront leur chef de file en brandissant bien haut leur pancarte &#171; Stop gr&#232;ve &#187;
et Cop&#233; de rassurer ses brebis : &lt;i&gt;&#171; L'accueil que j'ai
pu voir et entendre, c'est de l'injure et des invectives, pas du dialogue. &#187;&lt;/i&gt; Pour une fois, Jean-Fran&#231;ois, on est bien d'accord.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faire face</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Faire-face</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Faire-face</guid>
		<dc:date>2010-12-11T08:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>Cardon</dc:subject>
		<dc:subject>France T&#233;l&#233;com</dc:subject>
		<dc:subject>CHAPEAU MELON</dc:subject>
		<dc:subject>MELON distribuant</dc:subject>
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		<dc:subject>nez rouges</dc:subject>
		<dc:subject>Action Graphique</dc:subject>
		<dc:subject>Cardon</dc:subject>
		<dc:subject>CHAPEAU</dc:subject>
		<dc:subject>MELON</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;DES HOMMES EN CHAPEAU MELON distribuant nez rouges et cotillons &#224; une rang&#233;e de ch&#244;meurs abattus, Mitterrand face &#224; une foule de sphinx en habits de prol&#233;taires, la grande faucheuse prenant chaque matin son service parmi les employ&#233;s de France T&#233;l&#233;com : les [&#233;ditions l'&#201;chapp&#233;e-&gt;http://www.lechappee.org font para&#238;tre, dans leur collection Action Graphique, Vu de dos &#8211; Trente ans de dessins plus que politiques, par Cardon. N&#233; en 1936, d'abord ouvrier &#224; l'arsenal de Lorient, Cardon pr&#233;f&#232;re (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no-83-novembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176; 83 (novembre 2010)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;DES HOMMES EN CHAPEAU MELON&lt;/strong&gt; distribuant nez rouges et
cotillons &#224; une rang&#233;e de ch&#244;meurs abattus,
Mitterrand face &#224; une foule de sphinx en habits de prol&#233;taires, la grande faucheuse prenant chaque matin
son service parmi les employ&#233;s de France T&#233;l&#233;com : les &lt;a href=&#034;http://www.lechappee.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions
l'&#201;chapp&#233;e&lt;/a&gt; font para&#238;tre, dans leur collection Action Graphique,
&lt;i&gt;Vu de dos &#8211; Trente ans de dessins plus que politiques&lt;/i&gt;, par Cardon.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L465xH371/cardon-b7a01.png?1768652120' width='465' height='371' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Cardon
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;N&#233; en 1936, d'abord ouvrier &#224; l'arsenal de Lorient, Cardon pr&#233;f&#232;re
rapidement le dessin au turbin et entame une longue carri&#232;re
dans la presse, de &lt;i&gt;Sin&#233; Massacre&lt;/i&gt; &#224; &lt;i&gt;France-Soir&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;du Fou qui parle&lt;/i&gt;
au &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;l'Huma Dimanche&lt;/i&gt; au&lt;i&gt; Canard Encha&#238;n&#233;&lt;/i&gt;. Chez
Cardon, la violence n'est pas symbolique, la richesse n'a rien
d'abstrait, le m&#233;pris est tout sauf inconscient : les bourgeois s'en
mettent plein les fouilles, le peuple s'en prend plein la tronche,
la lutte des classes c'est aujourd'hui comme hier. Une &#233;volution,
il y en a une, depuis le Giscard aristo de 1974 jusqu'au Sarkozy
d&#233;mago de 2010, mais c'est la m&#234;me esbroufe, le m&#234;me spectacle mis en sc&#232;ne par la classe dominante pour faire taire le peuple. Et Cardon refuse le spectacle, la photog&#233;nie, la repr&#233;sentation : il montre les coulisses, les trucages, les rat&#233;s. Ceux qui tiennent les ficelles, politiques, religieux, militaires et patrons, sont
l&#224; &lt;i&gt;de dos&lt;/i&gt;, donc : des hommes et des femmes sans visage qui
s'adressent au vide ou &#224; la foule. De
dos, ils sont vuln&#233;rables : des pantins
ridicules, de pi&#232;tres bonimenteurs. On
rit d'eux, on rit aussi de nous, de ce
qu'on supporte. &lt;i&gt;&#171; Quand un personnage est de dos, tu vois ce qu'il voit &#187;&lt;/i&gt;, dit
le dessinateur dans la pr&#233;face de Jean-Luc Porquet. En face, le peuple se tient
debout, souvent humili&#233;, parfois combatif, jamais dupe. Cardon trace
comme dans la pierre de vastes perspectives &#8211; g&#233;om&#233;triques, hachur&#233;es,
sans fond &#8211; o&#249; agit, sans but ni raison,
une humanit&#233; qui ne sait plus habiter
le monde, paum&#233;e entre ses vieilles
superstitions et sa modernit&#233; technocratique. Il dessine ce qui manque &#8211; et, en creux, tout ce qui pourrait venir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les anti-casseurs</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Les-anti-casseurs</link>
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		<dc:date>2010-12-10T09:36:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>Faux amis</dc:subject>
		<dc:subject>Foolz</dc:subject>
		<dc:subject>police</dc:subject>
		<dc:subject>Casseurs</dc:subject>
		<dc:subject>lyc&#233;ens</dc:subject>
		<dc:subject>L'instrumentalisation politico-m&#233;diatique</dc:subject>
		<dc:subject>longue histoire</dc:subject>
		<dc:subject>g&#233;n&#233;ration Mit'rrrand</dc:subject>
		<dc:subject>lyc&#233;ens d&#233;pouillait</dc:subject>
		<dc:subject>responsables syndicaux</dc:subject>
		<dc:subject>agressifs tandis</dc:subject>
		<dc:subject>L'instrumentalisation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'instrumentalisation politico-m&#233;diatique des &#171; casseurs &#187; a une longue histoire. En 1986, Pasqua les avait identifi&#233;s comme s'agissant de &#171; la g&#233;n&#233;ration Mit'rrrand &#187; ; en 1990, tandis que l'ivraie des lyc&#233;ens d&#233;pouillait le C&amp;A de la gare Montparnasse, le bon grain scandait : &#171; Lyc&#233;ens, pas casseurs ! &#187; ; en 2006, aux Invalides, ce sont les manifestants anti-CPE qui font les frais de bandes de racailleux extr&#234;mement agressifs tandis que les anti-&#233;meutes restent l'arme au pied, etc. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'instrumentalisation politico-m&#233;diatique des &#171; casseurs &#187;
a une longue histoire. En 1986, Pasqua les avait identifi&#233;s
comme s'agissant de &#171; la g&#233;n&#233;ration Mit'rrrand &#187; ; en 1990,
tandis que l'ivraie des lyc&#233;ens d&#233;pouillait le C&amp;A de la gare
Montparnasse, le bon grain scandait : &#171; Lyc&#233;ens, pas casseurs ! &#187; ; en 2006, aux Invalides, ce sont les manifestants
anti-CPE qui font les frais de bandes de racailleux extr&#234;mement agressifs tandis que les anti-&#233;meutes restent l'arme
au pied, etc. Sous ce fourre-tout s&#233;mantique, les &#171; casseurs &#187; sont devenus le barom&#232;tre m&#233;diatique, redout&#233; ou
esp&#233;r&#233;, du pourrissement du mouvement social. Lors des
derni&#232;res gr&#232;ves, M&#233;lenchon, le nouveau tribun du peuple,
a cru bon de donner un avis cat&#233;gorique sur le ph&#233;nom&#232;ne :&lt;i&gt; &#171; Ceux qui jettent des pierres , incendient, cassent des
vitrines sont des sarkozystes militants, ils n'ont pas leur carte
[...] mais la seule et unique personne &#224; qui ils rendent service,
c'est le (sic) pr&#233;sident Sarkozy. &#187;&lt;/i&gt; Puis d'insinuer que certains
pourraient &#234;tre des flics infiltr&#233;s, avant, plus tard, de conc&#233;der qu'il pourrait s'excuser s'il avait accus&#233; &#224; tort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la grotesque pol&#233;mique concernant les suppos&#233;es
infiltrations et provocations de la police dans les manifestations, un nouveau terrain d'accord s'est r&#233;v&#233;l&#233; entre hi&#233;rarques policiers et responsables syndicaux sur un ton
faussement scandalis&#233; : &lt;i&gt;&#171; Est-il imaginable que la police de
la R&#233;publique puisse faire des coups tordus ? &#187;&lt;/i&gt; Faut-il tomber de la lune pour ignorer que ces pratiques font bien partie de la panoplie du maintien de l'ordre. Cela a &#233;t&#233; d'ailleurs ent&#233;rin&#233;, apr&#232;s le vote de la loi Perben II, par l'article
706-81 du Code de proc&#233;dure p&#233;nale qui pr&#233;cise :
&lt;i&gt;&#171; L'infiltration consiste, pour un officier ou un agent de
police judiciaire, [...] &#224; surveiller des personnes suspect&#233;es de
commettre un crime ou un d&#233;lit en se faisant passer, aupr&#232;s
de ces personnes, comme un de leurs coauteurs, complices ou
receleurs. &#187; &lt;/i&gt; Les manifestants qui ont fait sortir des &#171; guised&#233;s &#187; (policiers en civil donc &#171; d&#233;guis&#233;s &#187;) du cort&#232;ge le 29
octobre &#224; Paris ne se sont pas tromp&#233;s de cible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il est alors tentant de verser dans le syllogisme
qui voudrait que puisque des flics joueraient les &#171; casseurs &#187;, tout &#233;meutier serait syst&#233;matiquement un flic.
Comme tous ne peuvent pas &#234;tre des cond&#233;s, qui sont
vraiment ces &#233;nerv&#233;s qui s'en prennent aux robocops
sur&#233;quip&#233;s, vandalisent le magnifique mobilier urbain et
fracassent quelques vitrines de commer&#231;ants ou de banque ? Selon notre enqu&#234;te, nous avons affaire &#224; un
ensemble composite de &#171; gremlins &#187; qui subissent en
premi&#232;re ligne l'apartheid social, auxquels s'ajoutent des
individus plus politis&#233;s et quelques quidams amateurs de
sports &#224; haut risque profitant de l'occasion pour se d&#233;fouler, un peu et pour une fois &#224; plusieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas besoin d'un master en sociologie, pour comprendre
que ces d&#233;bordements d'humeur r&#233;pondent &#224; une casse
sociale d'une plus grande envergure et finalement font
p&#226;le figure &#224; c&#244;t&#233; des moyens de coercition de l'&#201;tat ou de
l'&#233;conomie. D'ailleurs Sarko, garant de l'ordre, a pr&#233;venu :
&lt;i&gt;&#171; Ce ne sont pas les casseurs qui auront le dernier mot dans
une d&#233;mocratie, dans une R&#233;publique &#187;&lt;/i&gt;. En effet, le chiffre
des arrestations a encore battu les records et les condamnations continuent &#224; pleuvoir dru. Dans 95 % des cas
devant le tribunal de Nanterre, il s'agissait de coll&#233;giens
ou de lyc&#233;ens sans casier, de novices dans la contestation
qui doivent faire face seuls &#224; la machine r&#233;pressive. Pour
eux, aucun soutien des responsables syndicaux et des
politiciens de la gauche de la gauche, car, selon la doxa
d&#233;mocratique, ces jeunes rebelles n'auraient aucune l&#233;gitimit&#233;, &#224; la diff&#233;rence d'ouvriers, viticulteurs ou p&#234;cheurs
d&#233;sesp&#233;r&#233;s &#224; qui il arrive parfois de r&#233;agir avec les m&#234;mes
gestes. Mais dans notre monde parfait, la col&#232;re est une
maladie, sinon un crime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, dans ce cas, le dernier mot doit revenir &#224; un c&#233;l&#232;bre psychanalyste allemand&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Trouve l'auteur de cette citation et gagne un lance-pierre avec poign&#233;e (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;&#171; La question n'est pas de savoir
pourquoi des gens jettent des pierres sur la police,
mais plut&#244;t de savoir pourquoi il y en a si peu. &#187;&lt;/i&gt;
Si tant est que les choses puissent changer de
cette fa&#231;on, mais c'est une autre question...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L259xH366/foolz-3474c.png?1768659429' width='259' height='366' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Foolz
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Trouve l'auteur de cette citation et gagne un lance-pierre avec
poign&#233;e anatomique et repose-bras &#233;lastique tubulaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Forcer le march&#233; irakien</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Forcer-le-marche-irakien</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Forcer-le-marche-irakien</guid>
		<dc:date>2010-12-09T09:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Maliet</dc:creator>


		<dc:subject>Caritte</dc:subject>
		<dc:subject>Mais</dc:subject>
		<dc:subject>Total</dc:subject>
		<dc:subject>Info</dc:subject>
		<dc:subject>Saddam Hussein</dc:subject>
		<dc:subject>reprise</dc:subject>
		<dc:subject>moult m&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>para&#238;tre anecdotique</dc:subject>
		<dc:subject>compagnie Air-Azur</dc:subject>
		<dc:subject>Paris s'est</dc:subject>
		<dc:subject>Bagdad</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Officiellement termin&#233;e depuis belle lurette, la guerre en Irak devrait laisser la place &#224; la manne tant attendue de la reconstruction. Les entreprises-vautours sont dans la place, y compris les bo&#238;tes fran&#231;aises. Et entre elles aussi, la bataille fait rage. L&#8216;INFO, REPRISE par moult m&#233;dias, peut para&#238;tre anecdotique : pour la premi&#232;re fois depuis l'invasion du Kowe&#239;t par les troupes de Saddam Hussein en 1990, un appareil de la compagnie Air-Azur en provenance de Paris s'est pos&#233; &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Officiellement termin&#233;e depuis belle lurette, la guerre en Irak devrait laisser la place &#224; la manne tant attendue de la reconstruction. Les entreprises-vautours sont dans la place, y compris les bo&#238;tes fran&#231;aises. Et entre elles aussi, la bataille fait rage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#8216;INFO, REPRISE&lt;/strong&gt; par moult m&#233;dias, peut para&#238;tre anecdotique : pour la premi&#232;re fois depuis l'invasion du Kowe&#239;t par les troupes de Saddam Hussein en 1990, un appareil de la compagnie Air-Azur en provenance de Paris s'est pos&#233; &#224; Bagdad, dimanche 31 octobre. Pourquoi pas... Cela devient plus int&#233;ressant lorsqu'on apprend qu'Anne-Marie Idrac, notre obscure secr&#233;taire d'&#201;tat au commerce, &#233;tait &#224; bord de l'a&#233;ronef. Et tout s'&#233;claircit quand est pr&#233;cis&#233; que la Foire internationale de Bagdad, r&#233;unissant plus de 400 entreprises, dont une quarantaine sont fran&#231;aises &#8211; telles Alstom, Areva, GDF Suez, Lafarge, Renault, Sanofi-Aventis, Thales et Total &#8211;, se tenait du 1er au 10 novembre dernier. Bien s&#251;r, Anne-Marie Idrac n'avait point omis d'embarquer des repr&#233;sentants de ces bo&#238;tes dans ses bagages. La guerre, il y a ceux qui en p&#226;tissent, et ceux qui en profitent. Ou, du moins, tentent le coup...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L463xH264/irak-187f7.png?1768659172' width='463' height='264' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Caritte
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La boucherie irakienne &#233;tant officiellement termin&#233;e depuis le 1er mai 2003, il serait temps de s'occuper de la remise en &#233;tat du pays, m&#234;me si l'Hexagone n'a pas, comme en 1991, d&#233;p&#234;ch&#233; ses Mirage pilonner du civil irakien&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;95 000 ? 150 000 ? 665 000 ? Le nombre de morts civils depuis mars 2003 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Selon Ubifrance, l'Agence fran&#231;aise pour le d&#233;veloppement international des entreprises, cette reconstruction est &#233;valu&#233;e &#224; 600 milliards de dollars (445 milliards d'euros), et les perspectives de croissance sont de l'ordre de 7 %. De quoi faire r&#234;ver petits comme gros entrepreneurs ! &lt;i&gt;&#171; L'avenir appartient aux ambitieux et &#224; ceux qui se l&#232;vent t&#244;t !&lt;/i&gt; balance Boris Boillon, ambassadeur de France &#224; Bagdad &#224; une journaliste de France 24, histoire de stimuler les troupes. &lt;i&gt;Si nous ne sommes pas l&#224; aujourd'hui, ensuite il sera trop tard. &#187; &lt;/i&gt; C'est d'autant plus vrai que, comme l'assure au &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; Sami Al Araji, le pr&#233;sident de la Commission des investissements, l'Irak &lt;i&gt;&#171; sort
d'une &#233;conomie centralis&#233;e et s'engage r&#233;solument dans un syst&#232;me de march&#233; bas&#233; sur la comp&#233;tition &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une comp&#233;tition o&#249;, actuellement, nos entrepreneurs n'ont pas l'avantage : pour l'instant, la patrie des droits de l'homme repr&#233;sente &#224; peine plus de 1 % du march&#233; des exportations en Irak. M&#234;me Total, fer de lance de l'industrie fran&#231;aise, peine &#224; trouver sa place dans cette troisi&#232;me r&#233;serve de p&#233;trole mondiale derri&#232;re l'Arabie Saoudite
et l'Iran. Depuis 2009, Bagdad met aux ench&#232;res des &#171; contrats de service &#187; pour l'exploitation &#8211; et seulement l'exploitation, l'or noir &#233;tant un bien national &#8211; de grands gisements de p&#233;trole et de champs gaziers encore peu d&#233;velopp&#233;s. Total lorgnait sur le champ de Majnoon, mais sans succ&#232;s. Par la suite, l'entreprise de De Mergerie
s'est port&#233;e candidate pour l'acquisition de Qourna-ouest&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;50 000 soldats &#233;tats-uniens ont encore sur place pour former l'arm&#233;e irakienne.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, dans le sud du pays, mais il a &#233;t&#233; attribu&#233; &#224; un consortium russo-norv&#233;gien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le moment, Total n'aura remport&#233; qu'un champ beaucoup plus petit, celui d'Halfaya. M&#234;me mauvaise limonade pour le gaz : en octobre dernier, l'Irak a mis aux ench&#232;res trois champs gaziers afin de doubler sa production, mais Total a encore d&#251; s'incliner. Il y eut des campagnes plus glorieuses... Mais il faut bien reconna&#238;tre que la stabilit&#233; du pays n'est pas encore tout &#224; fait av&#233;r&#233;e, comme en t&#233;moignent les attentats coordonn&#233;s &#224; Bagdad le 2 novembre dernier, ainsi que la prise d'otages dans une
&#233;glise, le 31 octobre, faisant 58 morts. Cela laisse &#224; penser qu'il y a une sp&#233;cialit&#233; toute fran&#231;aise &#8211; la s&#233;curit&#233; &#8211; qui pourrait tirer partie de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, quand Barack Obama a retir&#233; ses troupes le 31 ao&#251;t dernier 2, il a bien
sp&#233;cifi&#233; qu'il souhaitait &#171; transmettre le t&#233;moin aux acteurs civils &#187;. Aux diplomates, bien s&#251;r, mais aussi aux anciens bidasses recycl&#233;s dans les entreprises de gros bras. Au moins quatre bo&#238;tes sont actuellement install&#233;es, ou en passe de l'&#234;tre, en Irak : AICS, G&#233;os, Anticip et Galllice. D&#233;but septembre, la soci&#233;t&#233; Gallice &#8211; fond&#233;e par Fr&#233;d&#233;ric Gallois, ancien patron du GIGN &#8211; a remport&#233; le march&#233; de s&#233;curisation du minist&#232;re des Affaires &#233;trang&#232;res irakien, &#224; deux pas de la zone verte, pour un montant de 500 000 dollars. Une premi&#232;re depuis des ann&#233;es, dans un secteur traditionnellement tenu par les Anglo-Saxons. Geos, qui s'est install&#233; cet &#233;t&#233; en Irak, pr&#233;voit 6 &#224; 8 millions d'euros de recettes dans les deux ans &#224; venir. &lt;i&gt;&#171; Nous voulons profiter du r&#233;engagement de la France, qui a amen&#233; de nombreuses soci&#233;t&#233;s &#224; s'int&#233;resser au march&#233; de la reconstruction &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;clarait r&#233;cemment le patron de la soci&#233;t&#233; Anticip &#224; un journaliste du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, tout compte fait, cela fait quand m&#234;me des petites sommes, alors que nos Rafale, petits bijoux de la technologie made in France &#224; 70 ou 90 millions d'euros pi&#232;ce, nous restent sur les bras !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;95 000 ? 150 000 ? 665 000 ? Le nombre de morts civils depuis mars 2003 varie suivant les &#233;tudes...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;50 000 soldats &#233;tats-uniens ont encore sur place pour former l'arm&#233;e irakienne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Pas de poste int&#233;rimaire</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aristide Bostan</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Le mercure est au maximum dans la salle du centre Baussenque, au Panier, en ce vendredi 5 novembre. Sous la banderole &#171; Facteur, c'est un m&#233;tier &#187;, les postiers en sont &#224; leur trenti&#232;me jour de gr&#232;ve contre la sous-traitance de la distribution du courrier &#224; Adecco. LE 7 OCTOBRE, une factrice du deuxi&#232;me arrondissement de Marseille, en CDD depuis le mois d'avril, a eu la d&#233;sagr&#233;able surprise de se faire remercier par la direction : non-renouvellement du contrat. Seulement quand ses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no-83-novembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176; 83 (novembre 2010)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Felder" rel="tag"&gt;Felder&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Alors" rel="tag"&gt;Alors&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/octobre" rel="tag"&gt;octobre&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Dotc" rel="tag"&gt;Dotc&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le mercure est au maximum dans la salle du centre Baussenque, au Panier, en ce vendredi 5 novembre. Sous la banderole &#171; Facteur, c'est un m&#233;tier &#187;, les postiers en sont &#224; leur trenti&#232;me jour de gr&#232;ve
contre la sous-traitance de la distribution du courrier &#224; Adecco.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE 7 OCTOBRE&lt;/strong&gt;, une factrice du deuxi&#232;me arrondissement de
Marseille, en CDD depuis le mois d'avril, a eu la d&#233;sagr&#233;able surprise de se faire remercier par la direction : non-renouvellement du contrat. Seulement quand ses coll&#232;gues
voient d&#233;bouler aussi sec un int&#233;rimaire pour la remplacer, la moutarde leur monte s&#233;v&#232;rement au nez. D&#232;s le lendemain matin,
d&#233;brayage dans tout l'arrondissement. Depuis, tous les jours &#224; 6 h 30,
les camarades facteurs font le piquet devant le centre de distribution de
la rue Mazenod, d'o&#249; part tout le courrier du deuxi&#232;me, dans l'attente
de rencontrer les chefs pour une explication.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH322/felder-88584.png?1768754960' width='500' height='322' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Felder
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un mois plus tard, alors qu'un huissier est employ&#233; &#224; plein temps pour
tenter de &#171; pi&#233;ger &#187; les gr&#233;vistes sur un plan juridique, la direction affiche son m&#233;pris tout en &#233;vitant soigneusement de prendre ses responsabilit&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Tout ce qu'on veut, c'est discuter &#187;&lt;/i&gt;,
explique un syndicaliste pr&#233;sent dans la salle.
La Direction op&#233;rationnelle territoriale courrier
(Dotc), planqu&#233;e &#224; Ch&#226;teau-Gombert loin du
vacarme du centre-ville, renvoie l'ascenseur vers
le centre Mazenod, ce qui a le don d'&#233;nerver
notre syndicaliste : &lt;i&gt;&#171; La Dotc ment &#224; la population et aux &#233;lus en disant que les centres de distribution peuvent n&#233;gocier, alors qu'ils n'ont
aucune marge de man&#339;uvre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un quidam &#224; l'&#226;ge avanc&#233; prend la parole, le
sourire en coin : &lt;i&gt;&#171; Les int&#233;rimaires j'ai rien contre,
mais c'est des petits jeunes qui font, un jour, le
plombier, le lendemain, le ma&#231;on et le jour d'apr&#232;s,
le facteur. On ne peut pas attendre que la distribution se fasse aussi bien... &#187;&lt;/i&gt; Un coll&#232;gue syn
diqu&#233; lui fait &#233;cho : &lt;i&gt;&#171; Il y a un roulement pas possible, je revois rarement les m&#234;mes t&#234;tes. &#187;&lt;/i&gt; Et
rajoute, amer : &lt;i&gt;&#171; En 34 ans de m&#233;tier, je n'ai jamais
vu autant de m&#233;pris de la part des directeurs. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 100 % de postiers en gr&#232;ve du deuxi&#232;me arrondissement (cadres compris !) ont donc de bonnes raisons d'&#234;tre bouillants. Depuis la directive
europ&#233;enne Mc Creevy de 2006, appelant &#224; ouvrir le march&#233; postal des
pays de l'Union europ&#233;enne &#224; la concurrence, la v&#233;n&#233;rable organisation semble &#234;tre &#224; l'avant-garde d'une pr&#233;carit&#233; g&#233;n&#233;ralis&#233;e, construite
sur les cendres du service public. Localement, il semble que les huiles
de Ch&#226;teau-Gombert soient de plus d&#233;termin&#233;es &#224; en finir avec ces dangereux agitateurs du deuxi&#232;me arrondissement. Pas de quoi cependant
d&#233;monter les gr&#233;vistes qui, forts d'une mobilisation couronn&#233;e de succ&#232;s en 2006 &#8211; le centre Mazenod avait alors &#233;t&#233; le premier en France &#224;
refuser cat&#233;goriquement l'emploi d'int&#233;rimaires &#8211; comptent bien faire
plier une seconde fois une direction autiste et aux ordres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Esclave, un m&#233;tier d'avenir ?</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Esclave-un-metier-d-avenir</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Esclave-un-metier-d-avenir</guid>
		<dc:date>2010-12-07T08:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie Nenn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Roy</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;La crise aidant, on h&#233;site moins &#224; exploiter son prochain, surtout s'il est vuln&#233;rable. L'esclavage contemporain est un ph&#233;nom&#232;ne qui traverse tous les milieux et toutes les classes sociales. Avec, toujours, la redoutable volont&#233; d'humilier l'autre. T&#233;moignages . &#171; JE SUIS SEULE, PERDUE DANS LE D&#201;SERT, sans aucun chemin &#224; suivre. Ou alors au milieu de la mer, j'ai froid, et l'horizon est vide. &#187; D'une voix h&#233;sitante, Mirana raconte les cauchemars qui la hantent. Pendant un an, de mars (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no-83-novembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176; 83 (novembre 2010)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jour" rel="tag"&gt;jour&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/D-une-voix" rel="tag"&gt;D'une voix&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise aidant, on h&#233;site moins &#224; exploiter son prochain, surtout s'il est vuln&#233;rable. L'esclavage contemporain est un ph&#233;nom&#232;ne qui traverse tous les milieux et toutes les classes sociales. Avec, toujours, la redoutable volont&#233; d'humilier l'autre. T&#233;moignages
.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; JE SUIS SEULE, PERDUE DANS LE D&#201;SERT, sans aucun chemin &#224; suivre. Ou alors au milieu de la mer, j'ai froid, et l'horizon est vide. &#187;&lt;/i&gt; D'une voix h&#233;sitante, Mirana&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; raconte les cauchemars qui la hantent. Pendant un an, de mars 2008 &#224; janvier 2009, cette jeune Malgache, venue comme fille au pair, a &#233;t&#233; l'esclave d'une riche famille anglaise du Var. Lev&#233;e &#224; 6 h, couch&#233;e &#224; 22 h, emp&#234;ch&#233;e de se laver, de t&#233;l&#233;phoner &#224; sa famille, de recevoir du courrier, priv&#233;e de contacts ext&#233;rieurs, humili&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout avait pourtant commenc&#233; comme un
conte de f&#233;es. Depuis Madagascar, Mirana
s'inscrit sur un site web : aupairworld.net. Elle
veut continuer ses &#233;tudes de commerce en
France. Tr&#232;s vite, une famille la contacte avec &#224;
la cl&#233; un contrat en or : six heures de travail par
jour, deux jours de cong&#233;s par semaine, des
cours de fran&#231;ais pay&#233;s en plus de l'indemnit&#233;
l&#233;gale et quinze jours de cong&#233;s en Angleterre. Ses nouveaux patrons paient m&#234;me le billet d'avion. Les trois premiers mois &#224; l'essai se passent bien : la maison et son parc sont superbes, il y a m&#234;me une piscine. Certes, elle n'a qu'un jour de cong&#233; au lieu des deux pr&#233;vus, l'indemnit&#233; ne lui est pas vers&#233;e et les cours de fran&#231;ais tardent &#224; d&#233;marrer, mais on lui demande poliment d'&#234;tre patiente. Cependant, peu &#224; peu, &#231;a d&#233;g&#233;n&#232;re. La chambre de Mirana ne ferme pas &#224; cl&#233; : un jour, elle constate la disparition de son passeport. Elle n'a toujours pas de carte de s&#233;jour. Les enfants l'espionnent et rendent compte de ses moindres faits et gestes &#224; leurs parents. Remarques d&#233;sobligeantes et menaces se succ&#232;dent. On lui supprime son jour de cong&#233; : &lt;i&gt;&#171; Tu ne travailles pas assez, l'ancienne fille au pair &#233;tait plus courageuse &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; Tu es n&#233;e dans un pays pauvre, tu n'as pas ta place ici, tes dipl&#244;mes ne seront jamais
reconnus &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; Si tu parles &#224; quelqu'un, je
t'embarque directement &#224; l'a&#233;roport et je
te renvoie chez toi, je suis h&#244;tesse de l'air, je
peux acheter un billet tout de suite &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_13 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;9&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L318xH337/esclavage-66414.png?1768656494' width='318' height='337' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Roy
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mirana ne peut pas rentrer Madagascar sans avoir &#171; r&#233;ussi &#187; et elle
n'ose rien dire &#224; ses parents. &lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait un
chantage permanent. J'essayais toujours
de trouver une solution amiable, mais ils
disaient toujours non. Je me sentais coupable de tout, d'&#234;tre venue, de rester. Je
me sentais redevable, car ils avaient pay&#233;
mon billet. D&#233;poser plainte ? J'aurais eu
l'impression de les trahir. &#187;&lt;/i&gt; Un jour pourtant, Mirana se confie aux membres de
l'&#233;glise adventiste qu'elle fr&#233;quente. Sa
&#171; lib&#233;ration &#187; est organis&#233;e avec l'aide
des autorit&#233;s et elle est prise en charge
par l'association &lt;a href=&#034;http://www.esclavage-stop.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Esclavage tol&#233;rance z&#233;ro (ETZ)&lt;/a&gt;&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'association ETZ &#171; prend en charge globalement toutes les victimes de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, bas&#233;e &#224; Marseille. Avec la crise, l'esclavage est devenu une
tendance lourde : les signalements ont doubl&#233; depuis l'ann&#233;e derni&#232;re, environ deux cents &#224; ETZ, qui pourtant n'en re&#231;oit que 10 %. La tr&#232;s grande majorit&#233; des victimes sont des femmes et elles viennent &#224; 60 % d'Afrique, surtout du Maghreb. Un tiers d'entre elles sont arriv&#233;es mineures. Le recrutement est aussi bien intrafamilial que par Internet, ou par annonce directement en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hitesh Patel, lui, a &#233;t&#233; exploit&#233; par un
compatriote. En 2002, il arrive en France avec un visa touriste. Il trouve du travail dans un restaurant indien de Manosque, au noir, &#233;videmment. &lt;i&gt;&#171; Je devais &#234;tre pay&#233; 500 euros par mois,
nourri et log&#233;. Le patron m'avait dit qu'avec cet argent, il allait m'acheter un titre de s&#233;jour en Espagne. Puis il m'a dit que l'interm&#233;diaire l'avait arnaqu&#233;, qu'il avait vol&#233; mon passeport. J'&#233;tais coinc&#233;, j'avais peur. Je travaillais sept jours sur sept, midi et soir. Je n'avais droit qu'&#224; une douche par semaine, alors que je travaillais en cuisine. Pour &#233;conomiser l'&#233;lectricit&#233;, le patron refusait qu'on branche la hotte aspirante. Plusieurs fois, j'ai fait des malaises &#224; cause des gaz br&#251;l&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; En 2005, un contr&#244;le de l'inspection du travail met fin &#224; son calvaire. Hitesh porte plainte aux prud'hommes et obtient une carte de s&#233;jour temporaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Aujourd'hui, il travaille &#224; Emma&#252;s et attend son proc&#232;s au p&#233;nal, pour travail dissimul&#233;. &lt;i&gt;&#171; Bien que la notion de traite des &#234;tres humains ait &#233;t&#233; introduite dans le Code p&#233;nal en 2003, elle n'a jamais &#233;t&#233; utilis&#233;e lors d'un proc&#232;s. Les faits sont toujours requalifi&#233;s en travail dissimul&#233;, maltraitance ou aide au s&#233;jour irr&#233;gulier. D'ailleurs, la traite n'est qu'un d&#233;lit, m&#234;me pas un crime &#187;&lt;/i&gt;, explique Nagham Hriech, directrice d'ETZ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mirana aussi a fini par d&#233;poser plainte et l'enqu&#234;te est en cours. Elle est toujours accompagn&#233;e par l'association et a repris une formation en droit. &lt;i&gt;&#171; C'est important pour moi qu'il y ait un proc&#232;s et que je sois reconnue victime, sinon, je n'arriverai pas &#224; tourner la page. J'avance, j'ai un boulot, je commence &#224; avoir des amis, mais c'est dur. Le soir surtout... M&#234;me pour des petites choses, j'ai peur de dire oui, j'ai peur de dire non. Parfois, je ne sais plus comment me comporter avec les autres. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'association ETZ &lt;i&gt;&#171; prend en charge globalement toutes les victimes de la traite des &#234;tres humains sous toutes ses formes (servitudes &#233;conomiques diverses, prostitution,mendicit&#233; contrainte,mariages forc&#233;s,esclavage
domestique...) dans une optique de reconstruction de l'identit&#233; de la personne et de sa dignit&#233;. Cette prise en charge est sociale, m&#233;dico-psychologique, juridique et administrative. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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