<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_rubrique=17&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1779602680</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Tuer la vie dans l'&#339;uf</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Tuer-la-vie-dans-l-oeuf</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Tuer-la-vie-dans-l-oeuf</guid>
		<dc:date>2012-02-13T06:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nardo, Ra&#250;l Guill&#233;n</dc:creator>


		<dc:subject>Nardo</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>CQFD</dc:subject>
		<dc:subject>B&#234;tes</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Louis</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;leveurs</dc:subject>
		<dc:subject>lait</dc:subject>
		<dc:subject>brebis</dc:subject>
		<dc:subject>g&#233;n&#233;tique</dc:subject>
		<dc:subject>s&#233;lection</dc:subject>
		<dc:subject>Danielle Meurot</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Pour les agriculteurs, ressemer sa propre r&#233;colte sera interdit ou tax&#233; &#187;, titrait Le Monde du 29 novembre 2011. Dans le meilleur des mondes, l'&#233;tape suivante serait d'interdire aux &#233;leveurs l'&#233;change de gam&#232;tes m&#226;les non certifi&#233;s&#8230; Et nous vivons dans le meilleur des mondes ! Rencontre avec un &#233;leveur ovin &#8211; premier article d'une enqu&#234;te en trois volets. Le mois dernier, CQFD vous promettait un papier sur &#171; l'interdiction des m&#226;les reproducteurs dans les fermes &#187;. Entretemps, on s'est (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no95-decembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;95 (d&#233;cembre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nardo-59" rel="tag"&gt;Nardo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Betes" rel="tag"&gt;B&#234;tes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jean-Louis" rel="tag"&gt;Jean-Louis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/eleveurs" rel="tag"&gt;&#233;leveurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/lait" rel="tag"&gt;lait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/brebis" rel="tag"&gt;brebis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/genetique" rel="tag"&gt;g&#233;n&#233;tique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/selection" rel="tag"&gt;s&#233;lection&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Danielle-Meurot" rel="tag"&gt;Danielle Meurot&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Pour les agriculteurs, ressemer sa propre r&#233;colte sera interdit ou tax&#233; &#187;, titrait &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; du 29 novembre 2011. Dans le meilleur des mondes, l'&#233;tape suivante serait d'interdire aux &#233;leveurs l'&#233;change de gam&#232;tes m&#226;les non certifi&#233;s&#8230; Et nous vivons dans le meilleur des mondes ! Rencontre avec un &#233;leveur ovin &#8211; premier article d'une enqu&#234;te en trois volets.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mois dernier&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; vous promettait un papier sur&lt;i&gt; &#171; l'interdiction des m&#226;les reproducteurs dans les fermes &#187;&lt;/i&gt;. Entretemps, on s'est rendu compte que ce n'&#233;tait pas &#233;crit. Pas encore. Pas en ces termes. Ce qui est &#233;crit depuis 2007 dans le Code rural et de la p&#234;che maritime que Jean-Louis Meurot a sorti de ses archives et pos&#233; sur la table de sa cuisine, c'est &#231;a : &lt;i&gt;&#171; Art. L. 653-6. &#8211; &#192; compter du 1er janvier 2015, le mat&#233;riel g&#233;n&#233;tique support de la voie m&#226;le acquis par les &#233;leveurs de ruminants est soumis &#224; obligation de certification, qu'il s'agisse de semence ou d'animaux reproducteurs. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Louis et Danielle Meurot &#233;l&#232;vent une centaine de brebis Lacaune &#224; Vach&#232;res-en-Quint, un hameau en cul-de-sac &#224; quinze kilom&#232;tres de Die, dans la Dr&#244;me. Les maisons sont regroup&#233;es au bout du chemin, ramass&#233;es les unes sur les autres comme pour se tenir chaud. Alentour, des bergeries, des pr&#233;s, des collines bois&#233;es ou non qui annoncent le Vercors. Au rez-de-chauss&#233;e de la ferme se trouve la fromagerie, &#224; l'&#233;tage l'habitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ne sont pas venus ici pour devenir propri&#233;taires d'une &#171; exploitation agricole &#187; ou &#171; producteurs &#187;, mais bien &lt;i&gt;&#171; pour faire de l'&#233;levage &#187;&lt;/i&gt;, explique Danielle. &lt;i&gt;&#171; Le fromage, c'est le moyen d'en vivre. Les for&#234;ts autour, si on les p&#226;ture pas, elles vont gagner sur le village. On se rend pas compte de ce que &#231;a veut dire vivre ici, si on n'exploite pas. &#187;&lt;/i&gt;
&#192; cette heure, ledit troupeau est au pr&#233;. Avec Jean-Louis, on va voir les b&#234;tes rest&#233;es en bergerie : quelques brebis sur le point d'agneler qu'il examine en leur soulevant la queue, une autre qui vient de mettre bas, trois b&#233;liers en service achet&#233;s dans un centre de s&#233;lection dans l'Aveyron et deux jeunes m&#226;les, des &#171; non conformes &#187; aux standards de la race qu'il vient de ramener du Calvados : &lt;i&gt;&#171; Ils viennent de chez un copain. Leur p&#232;re est un b&#233;lier non conforme aussi. Ils ont les onglons noirs, ce qui est un signe de rusticit&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Le cahier des charges de la race Lacaune stipule&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_247 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH543/95jean-louis_encre-4bc0e.jpg?1779603908' width='400' height='543' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Nardo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;que les b&#234;tes n'ont pas de cornes, pas de laine sur la t&#234;te, les pieds blancs, pas de taches. Les b&#234;tes non-conformes co&#251;tent moins cher. Elles ont aussi des r&#233;surgences de caract&#233;ristiques anciennes qui int&#233;ressent quelques &#233;leveurs &#224; contre-courant, comme Jean-Louis. &lt;i&gt;&#171; On tient compte des capacit&#233;s d'adaptation au milieu, pour avoir des troupeaux plus rustiques et moins de recours &#224; la m&#233;dication. On verra ce qu'ils donnent : il faut les faire reproduire, puis observer le rendement de leur descendance femelle. C'est un travail au long cours. &#187;&lt;/i&gt; Lorsqu'ils seront matures, il faudra les parquer avec des brebis identifi&#233;es par collier de couleur, pour s'assurer des lign&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rusticit&#233; n'est pas un objectif prioritaire dans les centres de s&#233;lection, qui sont pilot&#233;s par le dispositif d'am&#233;lioration g&#233;n&#233;tique des animaux d'&#233;levage, en place depuis 1966. &#171; &lt;i&gt; &#199;a pourrait changer, mais pour l'instant la tendance est de faire un maximum de lait avec de forts taux de prot&#233;ines et de mati&#232;re grasse, donc plus facilement fromageable. &#187; &lt;/i&gt; Qu'est-ce qu'on peut redire &#224; &#231;a ? Plus de lait, moins de travail&#8230; Jean-Louis n'est pas pass&#233;iste. &lt;i&gt;&#171; Le progr&#232;s g&#233;n&#233;tique dans cette race laiti&#232;re permet une augmentation de la production de lait de 2 % par an. Alors des &#233;leveurs cherchent &#224; avoir uniquement des b&#234;tes jeunes, car plus les b&#234;tes sont jeunes, plus tu profites de ce gain g&#233;n&#233;tique : pour une alimentation semblable, en dix ans, tu fais 20 % de lait en plus. Les &#233;leveurs fixent un niveau de production annuelle, et celles qui sont en dessous partent. &#187;&lt;/i&gt; C'est que dans ces troupeaux, &lt;i&gt;&#171; il n'y a pas l'&#233;preuve du temps, regrette-t-il. Il y a peu ou pas de brebis de 6, 7 ou 8 ans. Une b&#234;te qui a 7 ou 8 ans, qui continue &#224; faire des agneaux et du lait, c'est qu'elle est pass&#233;e &#224; travers le froid, la s&#233;cheresse, sans &#234;tre malade, c'est une bonne brebis. Ses qualit&#233;s, globalement, sont h&#233;ritables. C'est comme &#231;a qu'on progresse sur la rusticit&#233;. L'enjeu pour nous, c'est de rep&#233;rer ces bonnes brebis et de garder des descendants m&#226;les. En travaillant dans le m&#234;me esprit dans plusieurs troupeaux, on peut les &#233;changer, ce qui est n&#233;cessaire pour &#233;viter la consanguinit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article L.653-6 aux contours flous et sans d&#233;cret d'application, Jean-Louis le sent saum&#226;tre : &lt;i&gt;&#171; Si le minist&#232;re pond des d&#233;crets, il va d&#233;finir ce qu'est un m&#226;le certifi&#233;. Donc la s&#233;lection qui sera appliqu&#233;e dans les diff&#233;rentes races suivra tr&#232;s probablement un sch&#233;ma obligatoire, et de toute fa&#231;on on devra se fournir en &#8220;voie male&#8221; chez des &#233;leveurs certifi&#233;s, qui seront des &#233;leveurs sp&#233;cialistes de la s&#233;lection. &#187;&lt;/i&gt; Bref, on interdira aux &#233;leveurs de ruminants &#8211; bovin, ovins, caprins &#8211; la s&#233;lection par la voie m&#226;le, la plus rapide : un b&#233;lier a math&#233;matiquement plus de descendance qu'une brebis, donc les am&#233;liorations se r&#233;percuteront &#224; plus large &#233;chelle. Leur restera la voie femelle, qui de toute fa&#231;on int&#233;resse peu les centres de s&#233;lection. &lt;i&gt;&#171; Ce qui est grave, c'est qu'on d&#233;poss&#232;de les &#233;leveurs et les bergers de leur capacit&#233; &#224; cr&#233;er leur propre s&#233;lection et &#224; en &#234;tre les responsables. Ce que nous voulons c'est rester ma&#238;tres de notre travail et pouvoir donner les impulsions et les orientations qui conviennent &#224; nos choix. C'est comme si on for&#231;ait les gens &#224; acheter leurs l&#233;gumes chez Casino plut&#244;t que chez leur voisin. &#187;&lt;/i&gt; La comparaison est l&#233;gitime : longtemps g&#233;r&#233;e par des coop&#233;ratives d'&#233;leveurs avec un monopole de zone, la s&#233;lection animale est d&#233;sormais ouverte &#224; la concurrence et donc aux grands groupes semenciers. La certification des m&#226;les reproducteurs n'est qu'un pas de plus dans l'industrialisation du monde agricole, en m&#234;me temps que le bouclage d&#233;finitif d'un cercle infernal. Pour mesurer la port&#233;e de ce point final, il faut le consid&#233;rer comme un aboutissement : peu d'&#233;leveurs percevront la disparition d&#233;finitive d'un choix qui &#233;tait devenu de plus en plus difficile. Pourtant, il s'agit bien d'avoir le choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'autre bergerie, une brebis se remet d'une blessure &#224; la patte : elle b&#234;le &#224; fendre l'&#226;me quand on arrive. &lt;i&gt;&#171; Toute seule, elle se languit. C'est gr&#233;gaire, ces bestioles. Mais l&#224;, elle va mieux. &#187;&lt;/i&gt; Jean-Louis lui donne du sainfoin. &lt;i&gt;&#171; &#199;a, c'est du g&#226;teau, pour elle ! &#187;&lt;/i&gt; Le berger stagiaire ne va pas tarder &#224; rentrer les b&#234;tes. On retourne &#224; la fromagerie avec Danielle. &lt;i&gt;&#171; Tu vois les pots en verre pour les yaourts ? J'ai pas la machine pour les st&#233;riliser, &#231;a veut dire qu'ils m'obligent &#224; en acheter chaque fois des neufs. Quand ils arrivent en palette, ils sont pleins de poussi&#232;re noire, je suis bien oblig&#233;e de les laver ! Ceux que les clients me ram&#232;nent au march&#233; sont propres, eux&#8230; &#187;&lt;/i&gt; C'est la m&#234;me histoire attrap&#233;e par un autre bout. Pots de yaourt. Puces RFID. G&#233;n&#233;tique. &lt;i&gt;&#171; Ce qu'ils veulent, c'est nous rendre d&#233;pendants &#224; tous les points de vue. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mois prochain, suite de cette enqu&#234;te : Le dispositif d'am&#233;lioration g&#233;n&#233;tique de l'&#233;levage fran&#231;ais : interview de l'auteur de l'amendement qui a cr&#233;e l'article L653-6.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Abandon et fraude nourrici&#232;re</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Abandon-et-fraude-nourriciere</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Abandon-et-fraude-nourriciere</guid>
		<dc:date>2012-02-10T06:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Momo Br&#252;cke</dc:creator>


		<dc:subject>Les vieux dossiers</dc:subject>
		<dc:subject>enfants</dc:subject>
		<dc:subject>si&#232;cle</dc:subject>
		<dc:subject>XIXe si&#232;cle</dc:subject>
		<dc:subject>pays occidentaux</dc:subject>
		<dc:subject>violentes transformations</dc:subject>
		<dc:subject>transformations &#233;conomiques</dc:subject>
		<dc:subject>radicalement chang&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>paysage social</dc:subject>
		<dc:subject>enfants trouv&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>m&#232;res</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les violentes transformations &#233;conomiques du XIXe si&#232;cle ont radicalement chang&#233; le paysage social des pays occidentaux. L'exode rural qui les accompagne a introduit un nombre consid&#233;rable de &#171; sauvages &#187; dans les cit&#233;s. Face &#224; cette d&#233;sorganisation sociale sans &#233;quivalent, les classes dirigeantes, effray&#233;es, ont essay&#233; &#224; la fin du si&#232;cle de recr&#233;er une morale, un lien social que leurs r&#233;volutions technologiques successives &#233;taient en train d'an&#233;antir. L'id&#233;e d'une solidarit&#233; organis&#233;e par (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no95-decembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;95 (d&#233;cembre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Les-vieux-dossiers" rel="tag"&gt;Les vieux dossiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/enfants" rel="tag"&gt;enfants&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/siecle" rel="tag"&gt;si&#232;cle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/XIXe-siecle" rel="tag"&gt;XIXe si&#232;cle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/pays-occidentaux" rel="tag"&gt;pays occidentaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/violentes-transformations" rel="tag"&gt;violentes transformations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/transformations-economiques" rel="tag"&gt;transformations &#233;conomiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/radicalement-change" rel="tag"&gt;radicalement chang&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/paysage-social" rel="tag"&gt;paysage social&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/enfants-trouves" rel="tag"&gt;enfants trouv&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/meres" rel="tag"&gt;m&#232;res&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les violentes transformations&lt;/strong&gt; &#233;conomiques du XIXe si&#232;cle ont radicalement chang&#233; le paysage social des pays occidentaux. L'exode rural qui les accompagne a introduit un nombre consid&#233;rable de &#171; sauvages &#187; dans les cit&#233;s. Face &#224; cette d&#233;sorganisation sociale sans &#233;quivalent, les classes dirigeantes, effray&#233;es, ont essay&#233; &#224; la fin du si&#232;cle de recr&#233;er une morale, un lien social que leurs r&#233;volutions technologiques successives &#233;taient en train d'an&#233;antir. L'id&#233;e d'une solidarit&#233; organis&#233;e par l'&#201;tat, d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233;e en 1789, ressurgit. Celle-ci va s'appuyer sur une Administration obsessionnelle qui n'aura de cesse de distinguer les m&#233;ritants des &#171; parasites &#187;. En voici un exemple, &#224; travers une petite histoire des enfants trouv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au XVIIIe si&#232;cle, la mort hantait le perron des &#233;glises dans des bassins en marbre ou en pierres, dans des couchettes de bois recouvertes de paille &#8211; humbles berceaux o&#249; l'on d&#233;posait les enfants que les familles ne pouvaient pas assumer. Le nouveau-n&#233; abandonn&#233; l&#224; p&#233;rissait de l'action funeste de l'air et des intemp&#233;ries avant que quiconque ne vienne le recueillir. Pratique anonyme de l'abandon que ne permettaient pas les hospices, o&#249; on laissait l'enfant au vu et au su de tous. Afin de rem&#233;dier &#224; ces &#171; morts honteuses &#187;, un d&#233;cret imp&#233;rial &#171; concernant les enfants trouv&#233;s ou abandonn&#233;s et les orphelins pauvres &#187; est promulgu&#233; en 1811. Il impose la g&#233;n&#233;ralisation, dans chaque hospice, d'un dispositif technique, le &#171; tour &#187; : cylindre en bois vertical, tournant sur lui-m&#234;me, ferm&#233; d'un c&#244;t&#233; et creux de l'autre. On d&#233;pose ainsi l'enfant en toute discr&#233;tion, sans aucun contact avec le personnel de l'hospice. Lamartine en parlait comme d'une &lt;i&gt;&#171; ing&#233;nieuse invention de la charit&#233; chr&#233;tienne, qui a des mains pour recevoir, et qui n'a point d'yeux pour voir, point de bouche pour r&#233;v&#233;ler ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J.-F. Terme, J.-B. Montfalcon, Histoire des enfants trouv&#233;s, Paris, Paulin, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; Les femmes qui nourrissaient les enfants des hospices recevaient un salaire, et avec cette anonymisation de l'abandon, un usage populaire important se d&#233;veloppe tout au long du xix e si&#232;cle. De nombreuses m&#232;res parviennent, par divers contacts, &#224; suivre la trace de leur enfant et &#224; le r&#233;cup&#233;rer tout en se faisant payer en tant que nourrice. Ce ph&#233;nom&#232;ne se r&#233;pand si intens&#233;ment que l'Administration d&#233;cide de s'en pr&#233;occuper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re digue pr&#233;ventive arriva du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur en 1827 pour emp&#234;cher toute connivence entre les &#171; messagers &#187; et les nourrices. Car c'est l'arrangement avec les messagers (responsables du transfert des enfants de l'hospice aux nourrices) qui permettaient aux m&#232;res de r&#233;cup&#233;rer leurs enfants. La circulaire pr&#233;conise l'&#233;change des enfants d'un hospice avec celui d'un autre d&#233;partement. &#192; certains endroits, &#224; l'annonce de cette mesure, des m&#232;res viennent rechercher leurs enfants &#224; l'hospice, tandis que le nombre d'abandons baisse. La lourdeur logistique et financi&#232;re de l'op&#233;ration met rapidement un terme &#224; cette mesure. Une id&#233;e germe alors chez les administrateurs de l'assistance publique : mettre en place des bureaux ouverts, au lieu des &#171; tours &#187;. Apr&#232;s une gestion aveugle des entr&#233;es et des sorties des enfants, un patient travail de consignation des enfants d&#233;pos&#233;s dans les hospices est amorc&#233;. Les bureaux ouverts ne feront pas d'autre publicit&#233; que l'inscription muette sur un registre (consigner le nom des personnes venant d&#233;poser les nouveau-n&#233;s, et celui de la m&#232;re). Cette mesure permit de r&#233;duire le nombre d'usages &#171; frauduleux &#187; qu'avait introduit le &#171; tour &#187;, et d'organiser un syst&#232;me de secours aux familles les plus d&#233;munies : apr&#232;s enqu&#234;te administrative, les m&#232;res peuvent recevoir une aide financi&#232;re pour au moins un an. Pour conjurer la fraude, on passe d'un syst&#232;me d'assistance &#171; aveugle &#187; qui s'exerce dans des lieux sp&#233;cialis&#233;s, &#224; une aide financi&#232;re et m&#233;dicale accord&#233;e directement aux familles. La question se pose alors de savoir &#224; qui l'attribuer. Cette mesure ne va pas sans un contr&#244;le individualis&#233; et entra&#238;ne une immixtion de l'&#201;tat dans les foyers. D&#232;s lors que cette aide est institu&#233;e, elle est en droit de s'&#233;tendre &#224; toutes les m&#232;res en grande difficult&#233; &#8211; qui n'avaient pour autant pas toutes recours &#224; l'abandon d'enfants. Mise en place chaotique de ce qui donnera naissance, au d&#233;but du XXe si&#232;cle, aux allocations familiales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;J.-F. Terme, J.-B. Montfalcon, &lt;i&gt;Histoire des enfants trouv&#233;s&lt;/i&gt;, Paris, Paulin, 1840. Voir aussi Jacques Donzelot, &lt;i&gt;La Police des familles&lt;/i&gt;, Paris, Les &#201;ditions de Minuit, coll. &#171; Critique &#187;, 1980.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Train Castor et gu&#233;rilla champ&#234;tre</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Train-Castor-et-guerilla-champetre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Train-Castor-et-guerilla-champetre</guid>
		<dc:date>2012-02-09T06:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emma Piqueray</dc:creator>


		<dc:subject>faire</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;chets</dc:subject>
		<dc:subject>nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>souvent l'occasion</dc:subject>
		<dc:subject>l'occasion d'assister</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;guli&#232;rement Valognes</dc:subject>
		<dc:subject>Valognes</dc:subject>
		<dc:subject>l'industrie nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>Cotentin voit</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Valognes, on n'a pas souvent l'occasion d'assister &#224; un tel chambardement. Pourtant, chaque semaine depuis l'installation de l'usine de retraitement des d&#233;chets radioactifs &#224; La Hague, cette petite ville du Cotentin voit passer au moins un train de d&#233;chets. Ce trafic de mati&#232;res radioactives irradie r&#233;guli&#232;rement Valognes et le reste de la France sans jamais (ou presque) faire de vague. Pourtant, la Criirad est formelle : &#171; Trente minutes &#224; proximit&#233; d'un tel convoi suffisent &#224; atteindre (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no95-decembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;95 (d&#233;cembre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/France" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/dechets" rel="tag"&gt;d&#233;chets&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/nucleaire-597" rel="tag"&gt;nucl&#233;aire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/souvent-l-occasion" rel="tag"&gt;souvent l'occasion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-occasion-d-assister" rel="tag"&gt;l'occasion d'assister&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/regulierement-Valognes" rel="tag"&gt;r&#233;guli&#232;rement Valognes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Valognes" rel="tag"&gt;Valognes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-industrie-nucleaire" rel="tag"&gt;l'industrie nucl&#233;aire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Cotentin-voit" rel="tag"&gt;Cotentin voit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Valognes, on n'a pas souvent l'occasion d'assister &#224; un tel chambardement. Pourtant, chaque semaine depuis l'installation de l'usine de retraitement des d&#233;chets radioactifs &#224; La Hague, cette petite ville du Cotentin voit passer au moins un train de d&#233;chets. Ce trafic de mati&#232;res radioactives irradie r&#233;guli&#232;rement Valognes et le reste de la France sans jamais (ou presque) faire de vague. Pourtant, la &lt;a href=&#034;http://www.criirad.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Criirad&lt;/a&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Commission de recherche et d'information ind&#233;pendantes sur la radioactivit&#233;.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; est formelle : &lt;i&gt;&#171; Trente minutes &#224; proximit&#233; d'un tel convoi suffisent &#224; atteindre la limite de la dose annuelle pour le public ! &#187;&lt;/i&gt; Mais du c&#244;t&#233; de chez Areva, on fait tout pour rester le plus discret possible sur le transport de ces d&#233;chets, maillon faible de l'industrie nucl&#233;aire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le collectif &lt;a href=&#034;http://valognesstopcastor.noblogs.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Stop-Castor&lt;/a&gt; a donc d&#233;cid&#233;, le mercredi 23 novembre dernier, de percer la chape de plomb qui p&#232;se sur ces &#171; Tchernobyl roulants &#187; : &lt;i&gt;&#171; Les d&#233;chets sont le symbole de l'incapacit&#233; &#224; g&#233;rer durablement et v&#233;ritablement les cons&#233;quences du grand d&#233;lire nucl&#233;aire. Leurs transports sont leur mani&#232;re de faire diversion. D&#233;placer pour cr&#233;er l'illusion de savoir qu'en faire, &#8220;retraiter&#8221; pour &#034;recycler&#034; en partie &#224; des fins militaires, enfouir pour camoufler, et surtout, brasser du vent face &#224; l'impossibilit&#233; de g&#233;rer l'ing&#233;rable. &#187;&lt;/i&gt; Alert&#233; du d&#233;part d'un convoi transportant plus de cent tonnes de d&#233;chets hautement radioactifs &#224; destination de l'Allemagne, le collectif a appel&#233; &#224; un large rassemblement pour tenter de perturber ce convoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;unies en une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale bigarr&#233;e &#8211; des habitants du bled, des collectifs de pr&#233;caires, des militants du r&#233;seau Sortir du nucl&#233;aire, quelques indign&#233;s, des syndicalistes de SUD ou de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne et d'autres encore venus des quatre coins de la France &#8211; pr&#232;s de trois cents personnes se sont accord&#233;es sur les diff&#233;rentes strat&#233;gies de blocage des voies. Finalement, craignant un d&#233;part anticip&#233; du train, c'est dans une certaine improvisation que le camp s'&#233;branle, &#224; six heures du matin, pour une marche au flambeau en direction des voies. Quelques kilom&#232;tres plus loin, les gendarmes interviennent sans faire de d&#233;tail. Les coups de matraque pleuvent et le paisible bocage est bient&#244;t &#233;cras&#233; sous une &#233;paisse fum&#233;e de gaz lacrymog&#232;ne. Plusieurs heures de gu&#233;rilla champ&#234;tre qui permettent aux plus ardents d'acc&#233;der aux rails le temps de quelques d&#233;ballastages et autres menus sabotages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux alentours, les habitants rencontr&#233;s se montrent plut&#244;t favorables au rassemblement en d&#233;pit de la propagande des journaux locaux sur l'attachement des Normands aux emplois g&#233;n&#233;r&#233;s par le nucl&#233;aire. Un b&#251;cheron laisse les manifestants s'abriter sur son terrain. Une voisine apporte des litres de caf&#233; aux campeurs rest&#233;s en retrait o&#249; &#224; ceux venus se replier. Un paysan, qui voit ses vaches asphyxi&#233;es par les lacrymog&#232;nes et ses talus endommag&#233;s par les anti-nucl&#233;aires en fuite, hausse les &#233;paules, sans col&#232;re aucune, en disant que c'est normal qu'il y ait du d&#233;g&#226;t dans de telles circonstances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De retour au campement, le moral est au beau fixe, certains parlent m&#234;me d'un renouveau du mouvement anti-nucl&#233;aire fran&#231;ais. Il y a bien eu plusieurs personnes arr&#234;t&#233;es, poursuivies ou bless&#233;es. Mais, pour la premi&#232;re fois depuis des ann&#233;es en France, un rassemblement anti-nucl&#233;aire public et populaire a pu atteindre son objectif : celui d'enrayer, ne serait-ce que pour quelques heures, le train-train de l'industrie nucl&#233;aire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi donner envie &#224; ce nouveau collectif et &#224; tous ceux r&#233;unis en Normandie &#224; cette occasion de poursuivre cette dynamique en s'int&#233;ressant de plus pr&#232;s aux lignes THT en cours de construction &#8211; des lignes &#224; tr&#232;s haute tension qui permettront au futur r&#233;acteur EPR de Flamanville d'&#234;tre connect&#233; au r&#233;seau &#233;lectrique fran&#231;ais &#8211;, mais aussi &#224; la lutte autour de Bure, site choisi par les industriels du nucl&#233;aire pour enfouir tous les d&#233;chets &#224; vie longue produit par les centrales depuis cinquante ans&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Commission de recherche et d'information ind&#233;pendantes sur la radioactivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sous l'aile de la Camarde</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Sous-l-aile-de-la-Camarde</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Sous-l-aile-de-la-Camarde</guid>
		<dc:date>2012-02-08T05:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Maliet</dc:creator>


		<dc:subject>Nardo</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>morts</dc:subject>
		<dc:subject>Libye</dc:subject>
		<dc:subject>L&#233;vy</dc:subject>
		<dc:subject>Bernard-Henri L&#233;vy</dc:subject>
		<dc:subject>Mouammar Kadhafi</dc:subject>
		<dc:subject>manifestants d&#233;sarm&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Benghazi</dc:subject>
		<dc:subject>Sukho&#239;</dc:subject>
		<dc:subject>qu'ils mitraillent</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s huit mois de guerre et de &#171; protection des civils &#187;, quel est le bilan humain de l'op&#233;ration libyenne ? Heu&#8230; Il semblerait que ce soit le cadet des soucis de la &#171; communaut&#233; internationale &#187;. Mouammar Kadhafi enterr&#233;, c'est termin&#233;, tout baigne ! Il y a ces avions de chasse libyens, ces &#171; Sukho&#239; &#187; que Bernard-Henri L&#233;vy (BHL) pr&#233;tend avoir vus &#224; la t&#233;l&#233;vision le 23 f&#233;vrier 2011, &#171; descendant en piqu&#233; sur la foule des manifestants d&#233;sarm&#233;s et qu'ils mitraillent &#187;. Il y a aussi le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no95-decembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;95 (d&#233;cembre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nardo-59" rel="tag"&gt;Nardo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/morts" rel="tag"&gt;morts&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Libye" rel="tag"&gt;Libye&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Levy" rel="tag"&gt;L&#233;vy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bernard-Henri-Levy" rel="tag"&gt;Bernard-Henri L&#233;vy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mouammar-Kadhafi" rel="tag"&gt;Mouammar Kadhafi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/manifestants-desarmes" rel="tag"&gt;manifestants d&#233;sarm&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Benghazi" rel="tag"&gt;Benghazi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sukhoi" rel="tag"&gt;Sukho&#239;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-ils-mitraillent" rel="tag"&gt;qu'ils mitraillent&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s huit mois de guerre et de &#171; protection des civils &#187;, quel est le bilan humain de l'op&#233;ration libyenne ? Heu&#8230; Il semblerait que ce soit le cadet des soucis de la &#171; communaut&#233; internationale &#187;. Mouammar Kadhafi enterr&#233;, c'est termin&#233;, tout baigne !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a ces avions de chasse&lt;/strong&gt; libyens, ces &#171; Sukho&#239; &#187;&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Bernard-Henri a une vue de lynx pour reconna&#238;tre un Sukho&#239;, avion de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; que Bernard-Henri L&#233;vy (BHL) pr&#233;tend avoir vus &#224; la t&#233;l&#233;vision le 23 f&#233;vrier 2011, &lt;i&gt;&#171; descendant en piqu&#233; sur la foule des manifestants d&#233;sarm&#233;s et qu'ils mitraillent &#187;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bernard-Henri L&#233;vy, La Guerre sans l'aimer, Grasset, 2011.&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Il y a aussi le nombre de victimes avanc&#233; par la Ligue libyenne des droits de l'homme, le 2 mars dernier, lors d'une conf&#233;rence de presse &#224; Paris : six mille morts, dont trois mille &#224; Tripoli et deux mille &#224; Benghazi. Et puis, on se souvient de ces fameuses colonnes de chars kadhafistes en route pour mater Benghazi la rebelle. Tout cela promettait de bien beaux massacres&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_250 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH422/95_nardo_Libye-35351.jpg?1779603560' width='400' height='422' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Nardo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais le 17 mars 2011, le Conseil de s&#233;curit&#233; de l'Organisation des Nations unies a mis le hol&#224;. Dans sa r&#233;solution 1973, il a autoris&#233; la cr&#233;ation d'une zone d'exclusion a&#233;rienne au-dessus de la Libye et la mise en &#339;uvre de toutes les mesures n&#233;cessaires, sauf le d&#233;ploiement d'une force d'occupation &#233;trang&#232;re &#8211; jur&#233;, pfft ! &#8211;, en vue de prot&#233;ger les populations civiles. Il fallait &#233;viter un bain de sang. Et qu'a-t-on obtenu ? N'est-il pas l'heure, apr&#232;s le d&#233;c&#232;s peu rago&#251;tant de Mouammar Kadhafi le 20 octobre dernier et la lib&#233;ration de la Libye d&#233;cr&#233;t&#233;e par le Conseil national de transition (CNT) trois jours plus tard, d'&#233;tablir un premier bilan humain ? Combien cela co&#251;te de vies, la noble mission de &lt;i&gt;&#171; prot&#233;ger des civils &#187;&lt;/i&gt; ?
Les chiffres avanc&#233;s avant l'intervention militaire de la &#171; communaut&#233; internationale &#187; ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; comment&#233;s et critiqu&#233;s. En juin dernier, apr&#232;s trois mois pass&#233; en Libye, Donatella Rovera, membre d'Amnesty International, assurait que &lt;i&gt;&#171; le nombre de morts a &#233;t&#233; grandement exag&#233;r&#233;. [&#8230;] On parlait de deux mille morts &#224; Benghazi. Or la r&#233;pression a fait dans cette ville de cent &#224; cent dix morts. &#187;&lt;/i&gt; Ce qui &#233;tait d&#233;j&#224; &#233;norme, mais peut-&#234;tre point suffisamment &#233;mouvant&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au bilan global, apr&#232;s huit mois de guerre, le CNT estimerait &#224; plus de trente mille le nombre de victimes. Un beau massacre, pour &#233;viter une boucherie&#8230; Mais l'information est &#224; prendre avec prudence, &#233;tant donn&#233; la situation chaotique du pays. Car il faut bien admettre qu'il n'est gu&#232;re ais&#233; de d&#233;goter des donn&#233;es fiables. Contact&#233; par CQFD fin novembre, le responsable de la commission Libye d'Amnesty International France, Alain Mot, conc&#232;de : &lt;i&gt;&#171; Nous sommes assez embarrass&#233;s pour vous r&#233;pondre, nous n'avons rien de tangible. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre que, en s'int&#233;ressant &#224; une ville en particulier, on obtiendrait plus de r&#233;sultats ? Syrte, la ville natale de Mouammar Kadhafi, a &#233;t&#233; le lieu de tr&#232;s violents affrontements en septembre et octobre derniers entre rebelles, aviation de l'Otan et forces pro-Kadhafi. Sur cent mille habitants, 90 % auraient pu fuir avant les combats. Mais qu'en est-il des dix mille restants ? &lt;i&gt;&#171; Nous savons par ou&#239;-dire certaines choses, notamment que les civils de Syrte auraient eu &#224; subir des exactions de la part des forces du CNT&lt;/i&gt;, poursuit le responsable d'Amnesty. &lt;i&gt;Mais nous ne pouvons pas vous r&#233;pondre de fa&#231;on s&#251;re. Je pense que nous en saurons peut-&#234;tre un peu plus long un jour. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ou&#239;-dire ? Il y a effectivement cette d&#233;p&#234;che de l'AFP, dat&#233;e du 30 octobre, et titr&#233;e &#171; Libye : chaque jour, Mohammed ramasse les cadavres dans les ruines de Syrte &#187;. On peut y lire que&lt;i&gt; &#171; le parfum lourd et douce&#226;tre de la putr&#233;faction plane avec insistance sur la cit&#233; totalement d&#233;vast&#233;e par des semaines de bombardements et de combats de rue. Pas un jour sans la d&#233;couverte de dizaines de morts enterr&#233;s &#224; la h&#226;te dans un jardin, pris dans les d&#233;combres de b&#226;timents effondr&#233;s ou pourrissant en plein air. Des civils et des combattants, tu&#233;s lors d'affrontements ou de bombardements ou encore ex&#233;cut&#233;s par l'un ou l'autre camp. &#187; &lt;/i&gt; Fichtre ! Si BHL avait su, il serait intervenu prestement &#224; la t&#234;te de nouvelles brigades internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Bastian, le journaliste de l'AFP auteur de cet article, revient pour &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; sur son s&#233;jour &#224; Syrte : &lt;i&gt;&#171; Quand j'y &#233;tais, c'&#233;tait une ville ravag&#233;e, d&#233;truite, dans un &#233;tat hallucinant, il n'y avait plus un b&#226;timent intact. Avec l'association Human rights watch, pendant plusieurs jours, nous avons compt&#233; les cadavres. Ceux que l'on trouvait facilement, car il existe s&#251;rement des fosses communes cach&#233;es qui appara&#238;tront plus tard. Tous les jours, on en trouvait des tas. Dans les deux sens du terme : beaucoup, et empil&#233;s&#8230; &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se souvient de ces cinquante-trois corps &#8211; apparemment des partisans de Kadhafi &#8211; retrouv&#233;s dans un h&#244;tel abandonn&#233; de la ville. &lt;i&gt;&#171; Certaines victimes avaient les mains ligot&#233;es derri&#232;re le dos quand elles ont &#233;t&#233; abattues &#187;&lt;/i&gt;, a pr&#233;cis&#233; par ailleurs le directeur de la division Urgences &#224; Human rights watch. &lt;i&gt;&#171; Les cadavres que j'ai vus &#233;taient souvent tu&#233;s par balles&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Marc Bastian. &lt;i&gt;Cependant, un jour, pr&#232;s d'un immeuble effondr&#233;, une ONG libyenne m'a affirm&#233; que c'&#233;tait le r&#233;sultat d'un bombardement de l'Otan, et qu'il y avait une cinquantaine de cadavres en-dessous. &#192; l'odeur, il est s&#251;r qu'il y avait bien plus d'un ou deux morts. Et autour, il y avait trois ou quatre impacts de bombes de l'Otan, des crat&#232;res de dix m&#232;tres de diam&#232;tre. Mais est-ce que l'immeuble lui-m&#234;me a &#233;t&#233; frapp&#233; par l'Otan, je ne peux le garantir, je n'ai pu enqu&#234;ter davantage. Ce qui est s&#251;r, c'est que la ville a &#233;t&#233; s&#233;v&#232;rement bombard&#233;e, et les rebelles y ont vol&#233;, pill&#233;, ex&#233;cut&#233;. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s nous avoir enfum&#233; avec des chiffres bidons pour justifier leur intervention, les lib&#233;rateurs de la Libye sont maintenant avares de d&#233;tails sur les dommages collat&#233;raux de la guerre &#171; juste &#187; et les m&#233;thodes exp&#233;ditives de leurs alli&#233;s libyens. Comme dit le gars d'Amnesty : &lt;i&gt;&#171; Nous en saurons peut-&#234;tre un peu plus long un jour. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le Bernard-Henri a une vue de lynx pour reconna&#238;tre un Sukho&#239;, avion de chasse de fabrication russe, d'un Mirage construit dans les usines fran&#231;aises. L'arm&#233;e de Mouammar Kadhafi poss&#233;dait les deux types de zincs.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Bernard-Henri L&#233;vy, &lt;i&gt;La Guerre sans l'aimer&lt;/i&gt;, Grasset, 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; C'est compliqu&#233; ! &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/C-est-complique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/C-est-complique</guid>
		<dc:date>2012-02-07T06:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>Faux amis</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>monde</dc:subject>
		<dc:subject>n'est</dc:subject>
		<dc:subject>c'est compliqu&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>n'est simple</dc:subject>
		<dc:subject>pays d&#233;velopp&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>complexit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>compliqu&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;velopp&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Warren Buffet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Rien n'est simple. Et tout est compliqu&#233;. Et r&#233;ciproquement. Quand, le 1er d&#233;cembre, &#224; Toulon, le tandem Sarkozy-Guaino nous brosse un tableau synth&#233;tique des &#233;volutions du monde depuis quelques d&#233;cennies : &#171; La globalisation financi&#232;re s'est install&#233;e pour compenser artificiellement les ravages que la mondialisation sans r&#232;gle provoquait dans les &#233;conomies des pays d&#233;velopp&#233;s [afin] que les exc&#233;dents des uns puissent financer les d&#233;ficits des autres, [&#8230;] pour que l'endettement puisse (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no95-decembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;95 (d&#233;cembre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Faux-amis" rel="tag"&gt;Faux amis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/monde" rel="tag"&gt;monde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/n-est" rel="tag"&gt;n'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/c-est-complique-885" rel="tag"&gt;c'est compliqu&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/n-est-simple" rel="tag"&gt;n'est simple&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/pays-developpes" rel="tag"&gt;pays d&#233;velopp&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/complexite" rel="tag"&gt;complexit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/complique" rel="tag"&gt;compliqu&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/developpes" rel="tag"&gt;d&#233;velopp&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Warren-Buffet" rel="tag"&gt;Warren Buffet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rien n'est simple. Et tout est compliqu&#233;. Et r&#233;ciproquement. Quand, le 1er d&#233;cembre, &#224; Toulon, le tandem Sarkozy-Guaino nous brosse un tableau synth&#233;tique des &#233;volutions du monde depuis quelques d&#233;cennies : &lt;i&gt;&#171; La globalisation financi&#232;re s'est install&#233;e pour compenser artificiellement les ravages que la mondialisation sans r&#232;gle provoquait dans les &#233;conomies des pays d&#233;velopp&#233;s [afin] que les exc&#233;dents des uns puissent financer les d&#233;ficits des autres, [&#8230;] pour que l'endettement puisse compenser la baisse inacceptable du niveau de vie des m&#233;nages dans les pays d&#233;velopp&#233;s [et] pour financer un mod&#232;le social qui croulait sous les d&#233;ficits &#187;&lt;/i&gt;, on ne peut douter un instant que la complexit&#233; de ces &#233;volutions nous contraignent aux politiques d'aust&#233;rit&#233; actuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par o&#249; le prendre, ce monde ? Qui en fabrique les rouages ? Comment en d&#233;m&#234;ler les fils ? O&#249; sont les failles de ce bloc monolithique g&#233;n&#233;rant une dynamique &#224; laquelle l'on ne peut que s'adapter ? &lt;i&gt;&#171; Vous ne pouvez pas comprendre, les questions sont tellement complexes &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;p&#232;tent, &#224; l'envi, hommes politiques, dirigeants d'entreprises et de banques, gens de pouvoir et m&#233;dias aux ordres. La complexit&#233; de l'organisation moderne des soci&#233;t&#233;s ne serait-elle pas l'&#233;cran de fum&#233;e qui garantit le pouvoir des puissants tout en imposant le silence &#224; ceux qui le subissent ? Et pourtant, ce labyrinthe dont, seules, les autorit&#233;s d&#233;tiennent les plans, s'av&#232;re souvent d'une banalit&#233; d&#233;concertante. C'est s&#251;r que si l'on &#233;coute le milliardaire &#233;tats-unien Warren Buffet &#8211; &lt;i&gt;&#171; Il y a une lutte des classes, bien s&#251;r, mais c'est ma classe, la classe des riches qui m&#232;ne la lutte. Et nous gagnons &#187;&lt;/i&gt; &#8211; les choses sont beaucoup plus limpides. N&#233;anmoins, cet &#233;claircissement-l&#224;, peut rester &#224; son tour sans effet. Car, &lt;i&gt;&#171; C'est compliqu&#233; ! &#187;&lt;/i&gt; ou bien &#171; C'est bien plus compliqu&#233; que &#231;a ! &#187; ou encore &lt;i&gt;&#171; C'est pas si simple ! &#187;&lt;/i&gt; On peut prendre, alors, un air p&#233;n&#233;tr&#233;. Se frotter le menton ou l'appuyer dans sa main. Regarder vers le lointain. Manifester de l'agacement. Hausser les &#233;paules, et &#233;ventuellement soupirer en levant les yeux au ciel. &#201;mettre un l&#233;ger ricanement r&#233;ussit fr&#233;quemment &#224; d&#233;stabiliser l'interlocuteur. Ce verdict p&#233;remptoire demande le silence en prenant l'apparence hautaine d'une r&#233;flexion approfondie. Et voil&#224; l'adversaire du &#171; simplisme &#187; qui, en voulant &#233;clairer les esprits sommaires, d&#233;marre une logorrh&#233;e rh&#233;torique o&#249; plus personne ne reconna&#238;t les siens, y compris le conf&#233;rencier lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sortir de ce d&#233;dale, pourrait-on alors se tourner vers les professionnels de la r&#233;flexion ? Edgar Morin, peut-&#234;tre ? Ne lui a-t-il pas fallu vingt-sept ans pour sortir six livres qui pr&#233;tendent expliquer sa pens&#233;e complexe de la complexit&#233; de la r&#233;alit&#233;&#8230; forc&#233;ment complexe ? Assez d&#233;cevant en fait puisque le r&#233;sultat de son remue-m&#233;ninges serait : il faut r&#233;fl&#233;chir &#224; ce qu'on dit avant de se prononcer, et savoir &#233;valuer les retomb&#233;es de nos actions. Tel Sisyphe, nous voil&#224; donc condamn&#233;s &#224; rouler &#233;ternellement le rocher de la complexit&#233; du monde pour le plus grand int&#233;r&#234;t de ceux qui en vivent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; la barbe de la d&#233;mocratie</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/A-la-barbe-de-la-democratie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/A-la-barbe-de-la-democratie</guid>
		<dc:date>2012-02-06T06:23:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas, Mina Zapatero</dc:creator>


		<dc:subject>JMB</dc:subject>
		<dc:subject>CQFD</dc:subject>
		<dc:subject>place</dc:subject>
		<dc:subject>lors</dc:subject>
		<dc:subject>Fr&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;lections</dc:subject>
		<dc:subject>musulmans</dc:subject>
		<dc:subject>Fr&#232;res musulmans</dc:subject>
		<dc:subject>CSFA</dc:subject>
		<dc:subject>islamistes</dc:subject>
		<dc:subject>bless&#233;s lors</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Rencontr&#233; fin octobre au Caire, Ayman a particip&#233; d&#233;but 2011 aux manifestations de la place Tahrir qui ont conduit &#224; la chute de Hosni Moubarak. En novembre, il &#233;tait &#224; nouveau au front pour exiger le d&#233;part du Conseil supr&#234;me des forces arm&#233;es. Ing&#233;nieur, ath&#233;e, ce vaillant r&#233;volutionnaire nous livre son regard sur la situation politique &#233;gyptienne &#224; l'heure o&#249; les islamistes d&#233;crochent la majorit&#233; des si&#232;ges au sein du nouveau Parlement. CQFD : Que s'est-il pass&#233; le 18 novembre et les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no95-decembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;95 (d&#233;cembre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/JMB" rel="tag"&gt;JMB&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/place" rel="tag"&gt;place&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/lors" rel="tag"&gt;lors&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Freres" rel="tag"&gt;Fr&#232;res&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/elections" rel="tag"&gt;&#233;lections&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/musulmans" rel="tag"&gt;musulmans&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Freres-musulmans" rel="tag"&gt;Fr&#232;res musulmans&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CSFA" rel="tag"&gt;CSFA&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/islamistes" rel="tag"&gt;islamistes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/blesses-lors" rel="tag"&gt;bless&#233;s lors&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Rencontr&#233; fin octobre au Caire, Ayman a particip&#233; d&#233;but 2011 aux manifestations de la place Tahrir qui ont conduit &#224; la chute de Hosni Moubarak. En novembre, il &#233;tait &#224; nouveau au front pour exiger le d&#233;part du Conseil supr&#234;me des forces arm&#233;es. Ing&#233;nieur, ath&#233;e, ce vaillant r&#233;volutionnaire nous livre son regard sur la situation politique &#233;gyptienne &#224; l'heure o&#249; les islamistes d&#233;crochent la majorit&#233; des si&#232;ges au sein du nouveau Parlement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Que s'est-il pass&#233; le 18 novembre et les jours suivants, lors de cette nouvelle occupation de Tahrir ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ayman :&lt;/strong&gt; Au soir du 18, il y avait environ deux cents personnes r&#233;unies sur la place : des gens bless&#233;s lors des manifestations de janvier et f&#233;vrier, ainsi que des parents de jeunes d&#233;c&#233;d&#233;s. Ils faisaient un sit-in car ils n'avaient pas re&#231;u d'aides du gouvernement. La police est intervenue tr&#232;s brutalement, et beaucoup ont &#233;t&#233; bless&#233;s. En r&#233;action, de nombreuses manifestations ont &#233;clat&#233;, m&#234;me dans des villes o&#249; il n'y en avait pas eu, ou tr&#232;s peu, jusqu'alors. La police a &#233;t&#233; tr&#232;s violente, et a commenc&#233; &#224; tirer. Des vid&#233;os montrant des cadavres jet&#233;s sur des tas d'ordures ont provoqu&#233; une grande col&#232;re et, sur la place, la foule a grossi. Les gens venaient de partout, du Caire et de province. Pendant les cinq jours d'affrontements rue Mohammed-Mahmoud, la moiti&#233; des personnes qui se battaient contre la police &#233;tait des supporters de football. Des mecs tr&#232;s durs, qui ont &#233;t&#233; de tous les combats. Pendant ces journ&#233;es, la lutte a &#233;t&#233; beaucoup plus intense que lors de la chute de Moubarak. Il y avait beaucoup plus de col&#232;re et, surtout, beaucoup plus de monde. On voulait tous le d&#233;part imm&#233;diat du Conseil supr&#234;me des forces arm&#233;es (CSFA). Mais reste le probl&#232;me de savoir quoi inventer &#224; la place&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Outre une r&#233;pression sauvage, quelle a &#233;t&#233; la r&#233;action du CSFA ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant les &#233;lections, le CSFA et la presse n'ont cess&#233; de r&#233;p&#233;ter que la majorit&#233; des &#201;gyptiens &#233;tait contre les r&#233;volutionnaires. Ils esp&#232;rent que ces &#233;lections vont officiellement discr&#233;diter la rue. Mais il ne faut pas oublier qu'en janvier et f&#233;vrier, nous &#233;tions d&#233;j&#224; minoritaires par rapport &#224; l'ensemble de la population &#233;gyptienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment va le moral, apr&#232;s le r&#233;sultat des &#233;lections ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victoire des Fr&#232;res musulmans et des Salafistes n'est pas la fin du monde. &#199;a ne fait finalement que 60 % du Parlement&#8230; Le CSFA l'a dit et redit : ce Parlement n'a aucun pouvoir, ni celui de former un gouvernement, ni celui de lui &#244;ter sa confiance. Le seul dont il dispose est de choisir vingt personnes qui r&#233;digeront une nouvelle constitution.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_246 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;9&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH420/95_JMB_Egypte-51882.jpg?1779603237' width='400' height='420' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par JMB
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce sont donc les islamistes qui vont &#233;crire la nouvelle constitution ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est inqui&#233;tant, ce n'est pas qu'ils soient musulmans, c'est qu'ils aient la charia en t&#234;te. Mais il faut comprendre qu'il y a beaucoup de charias diff&#233;rentes, chacun a la sienne. C'est juste un empilement de lois dont chacun pr&#233;tend qu'elles viennent du Coran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel regard portes-tu sur ces islamistes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quiconque r&#233;fl&#233;chit au d&#233;veloppement d'une soci&#233;t&#233; vous dira que pour mettre fin &#224; la pauvret&#233;, il faut que les femmes soient autonomes. Ces islamistes [Fr&#232;res musulmans et Salafistes, ndlr] sont la lie de la culture islamique. Ils ne pensent qu'&#224; une seule chose : le sexe. Dans ce pays, o&#249; 40 % de la population est analphab&#232;te, o&#249; le taux de personnes atteintes de l'h&#233;patite C est le plus important au monde, sans parler des millions de personnes vivant sous le seuil de pauvret&#233;, de quoi parlent les islamistes ? Des bikinis ! Une probl&#233;matique vraiment prioritaire, comme on peut l'imaginer&#8230; Ensuite, nous ne sommes pas un pays musulman. Il y a des musulmans, des chr&#233;tiens, des juifs, qui m&#234;me s'il y en a que huit sont &#233;galement l&#224;. Et des ath&#233;es, aussi. On ne peut pas cr&#233;er une soci&#233;t&#233; moderne en imposant une croyance, m&#234;me si elle est majoritaire. On ne peut pas raisonner avec des gens qui portent la tenue islamiste du xive si&#232;cle et dont le programme &#233;conomique tient du lib&#233;ralisme le plus radical, avec leur argent venu des pays du Golfe et leur business avec les Chinois. Cela dit, pendant ces journ&#233;es de novembre, j'ai pu constater que de tr&#232;s nombreux Fr&#232;res musulmans et Salafistes n'ob&#233;issaient plus &#224; leurs directions qui avaient appel&#233; &#224; cesser les manifestations. Beaucoup de jeunes Fr&#232;res ont d&#233;missionn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont, selon toi, les solutions &#224; cette situation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous allons profiter des avantages que nous offre la d&#233;mocratie m&#234;me si, pour l'instant, elle joue contre nous ! Il ne faut pas oublier que ces &#233;lections se sont tenues rapidement apr&#232;s la chute de Moubarak. La plupart des partis lib&#233;raux &#8211; au sens politique, pas &#233;conomique &#8211;, se sont form&#233;s en &#224; peine deux mois, alors que les Fr&#232;res musulmans sont en place depuis plus de huit ans !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Restes-tu optimiste malgr&#233; tout ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les choses vont quand m&#234;me dans la bonne direction. On sait maintenant que les &#201;gyptiens ne laisseront plus personne manipuler les &#233;lections. Nous aurons probablement de nombreux revers, mais nous sommes sur la bonne voie m&#234;me si, aujourd'hui, il y a des frileux et des inquiets qui ne voient rien qu'autre que de demander au CSFA de prot&#233;ger l'&#201;gypte des islamistes. De toute fa&#231;on, &#224; la diff&#233;rence du CSFA qui ne sera chass&#233; que par la force, les islamistes devront partir par les &#233;lections. En fin de compte, bien s&#251;r, la d&#233;mocratie n'est pas la m&#233;thode infaillible : c'est un moindre mal, h&#233;las, et tant mieux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que se passe-t-il depuis les &#233;lections ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a &#233;norm&#233;ment de gr&#232;ves et de manifestations, partout. Ce n'est pas tr&#232;s visible, mais le pays est toujours en &#233;bullition. Si le CSFA fait encore une grossi&#232;re erreur, la place Tahrir va s&#251;rement se remplir &#224; nouveau. Et peut-&#234;tre que cette fois, il n'y aura pas de retour possible&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Biblioth&#232;que en luttes</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Bibliotheque-en-luttes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Bibliotheque-en-luttes</guid>
		<dc:date>2012-02-03T06:42:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


		<dc:subject>Ma cabane pas au Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Claude Guillon</dc:subject>
		<dc:subject>F&#233;d&#233;ration anarchiste</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution inconnue</dc:subject>
		<dc:subject>L'Encylop&#233;die anarchiste</dc:subject>
		<dc:subject>quotidiens fran&#231;ais</dc:subject>
		<dc:subject>bulletins int&#233;rieurs</dc:subject>
		<dc:subject>mode d'emploi</dc:subject>
		<dc:subject>bon paquet</dc:subject>
		<dc:subject>aspect cach&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>petits volumes</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Jargon libre, &#171; biblioth&#232;que de consultation &#187;, a ouvert ses portes en octobre 2011 apr&#232;s qu'Hellyette Bess, ancienne d'Action directe (AD), eut pass&#233; l'&#233;t&#233; &#224; abattre les cloisons &#224; la masse, &#224; monter les &#233;tag&#232;res et &#224; rafistoler les vieux bouquins avec quelques amis. Qu'ont en commun une th&#232;se sur &#171; la Fraction arm&#233;e rouge &#224; travers les quotidiens fran&#231;ais &#187; ; une &#233;dition originale de la R&#233;volution inconnue de Voline ; un tas de Crapouillots de 1937 ; un bon paquet de &#171; bulletins (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no95-decembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;95 (d&#233;cembre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ma-cabane-pas-au-Canada" rel="tag"&gt;Ma cabane pas au Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Claude-Guillon" rel="tag"&gt;Claude Guillon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Federation-anarchiste" rel="tag"&gt;F&#233;d&#233;ration anarchiste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Revolution-inconnue" rel="tag"&gt;R&#233;volution inconnue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-Encylopedie-anarchiste" rel="tag"&gt;L'Encylop&#233;die anarchiste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/quotidiens-francais" rel="tag"&gt;quotidiens fran&#231;ais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bulletins-interieurs" rel="tag"&gt;bulletins int&#233;rieurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mode-d-emploi" rel="tag"&gt;mode d'emploi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bon-paquet" rel="tag"&gt;bon paquet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/aspect-cache" rel="tag"&gt;aspect cach&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/petits-volumes" rel="tag"&gt;petits volumes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Jargon libre, &#171; biblioth&#232;que de consultation &#187;, a ouvert ses portes en octobre 2011 apr&#232;s qu'Hellyette Bess, ancienne d'Action directe (AD), eut pass&#233; l'&#233;t&#233; &#224; abattre les cloisons &#224; la masse, &#224; monter les &#233;tag&#232;res et &#224; rafistoler les vieux bouquins avec quelques amis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'ont en commun&lt;/strong&gt; une th&#232;se sur &#171; la Fraction arm&#233;e rouge &#224; travers les quotidiens fran&#231;ais &#187; ; une &#233;dition originale de la &lt;i&gt;R&#233;volution inconnue&lt;/i&gt; de Voline ; un tas de &lt;i&gt;Crapouillots&lt;/i&gt; de 1937 ; un bon paquet de &#171; bulletins int&#233;rieurs de la F&#233;d&#233;ration anarchiste &#187; ; le &lt;i&gt;Suicide, mode d'emploi&lt;/i&gt; de Claude Guillon ; une brochure intitul&#233;e &lt;i&gt;Un aspect cach&#233; des PTT : travailler dans les &#233;gouts en 1976&lt;/i&gt; ; ou encore &lt;i&gt;L'Encylop&#233;die anarchiste&lt;/i&gt;, &#233;dit&#233;e en petits volumes, &lt;i&gt;&#171; jusqu'&#224; P &#187;&lt;/i&gt; ? Le fait de causer social et politique, de raconter l'histoire depuis un autre point de vue, et d'&#234;tre &#224; peu pr&#232;s introuvables, sauf dans un petit local au 32, rue Henri-Chevreau dans le XXe arrondissement de Paris. &#171; Lieu d'archives, d'&#233;tudes et de conspirations &#187;, annonce une affiche &#224; l'entr&#233;e : &lt;i&gt;&#171; Ce sont des livres sur la lutte&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Hellyette. &lt;i&gt;Il y a l'anarchisme, le marxisme, le monde ouvrier, l'antimilitarisme, l'antireligion, l'antipsychiatrie, la lutte arm&#233;e, le situationnisme, mais aussi de la philo, des romans, de la po&#233;sie. Au sous-sol, ce sont des archives, des journaux, des revues, des brochures, des tracts. Tout &#231;a vient de ma biblioth&#232;que personnelle, de dons et quelques livres de l'ancienne librairie. &#187;&lt;/i&gt; Car avant de rena&#238;tre de ses cendres sous forme de biblioth&#232;que, le Jargon libre &#233;tait, de 1974 &#224; 1984, une librairie associative g&#233;r&#233;e par une quinzaine d'ex-&#171; Jeunes libertaires &#187; &#8211; &lt;i&gt;&#171; on voulait garder les initiales JL. &#187;&lt;/i&gt; Une librairie sans salari&#233;s, qui a tenu aux Gobelins jusqu'&#224; l'arrestation d'Hellyette pour son appartenance &#224; AD. &lt;i&gt;&#171; Quand je suis sortie de prison, j'ai essay&#233; de relancer la librairie, &#231;a n'a pas march&#233;, donc j'ai voulu monter une biblioth&#232;que. &#187;&lt;/i&gt; Des amis mettent leurs lieux &#224; disposition dans les ann&#233;es 1990 et 2000 : les &#233;ditions l'Insomniaque, la revue &lt;i&gt;Tiqqun&lt;/i&gt;, la Parole errante d'Armand Gatti. Les solutions restent pr&#233;caires, et la biblioth&#232;que migre jusqu'&#224; M&#233;nilmontant, dans un local commercial &#224; huit cent cinquante euros par mois de loyer. &lt;i&gt;&#171; C'est compl&#232;tement auto-financ&#233;. Il y a des copains qui donnent du fric, la Fraction a d&#233;j&#224; fait deux concerts pour nous, et puis on tente d'arriver &#224; ce que les gens financent le projet en tant que tel &#187;&lt;/i&gt;, via une cotisation de dix euros par mois. Qui permettra aussi d'investir dans une photocopieuse. Le Jargon libre se veut r&#233;solument ouvert sur le quartier : &lt;i&gt;&#171; L'id&#233;e c'est que les gens y trouvent un lieu de convivialit&#233; et de repos, qu'ils puissent &#224; la fois lire et discuter. &#187;&lt;/i&gt; On peut passer tous les jours, sauf le dimanche, de 14 heures &#224; 20 heures &#8211; et un peu plus tard certains soirs : se met en place un calendrier de rencontres autour des livres, avec leurs auteur-e-s ou d'autres intervenant-e-s&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'agenda du Jargon libre est annonc&#233; sur http://paris.indymedia.org.&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;&#171; Il faut que &#231;a se transmette. C'est quand m&#234;me une richesse du mouvement, tout &#231;a &#187;&lt;/i&gt;, conclut Hellyette en regardant les rayonnages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'agenda du Jargon libre est annonc&#233; sur &lt;a href=&#034;http://paris.indymedia.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://paris.indymedia.org&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les muslims deviennent vraiment flippants</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Les-muslims-deviennent-vraiment</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Les-muslims-deviennent-vraiment</guid>
		<dc:date>2012-02-02T06:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Fontenelle</dc:creator>


		<dc:subject>Rage dedans</dc:subject>
		<dc:subject>noforum</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>qu'on</dc:subject>
		<dc:subject>qu'ils</dc:subject>
		<dc:subject>qu'elle</dc:subject>
		<dc:subject>n'ont</dc:subject>
		<dc:subject>t'as</dc:subject>
		<dc:subject>muslims</dc:subject>
		<dc:subject>gens-l&#224;</dc:subject>
		<dc:subject>t'as point</dc:subject>
		<dc:subject>pauvres tordus</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;T'as vu &#231;a, les muslims ? T'as vu ces pauvres tordus, comme ils n'ont plus aucune limite ? &#199;a m'&#233;tonne (tr&#232;s) moyen, note : &#231;a fait quand m&#234;me plein d'ann&#233;es (pour peu qu'on ait dans ce laps de temps lu, ne serait-ce qu'une fois, L'Express) qu'on sait que ces gens-l&#224; sont dangereux, et que ces gens-l&#224; sont nos ennemis, et que ces gens-l&#224; sont des fomenteurs de massacres, la presse nous a pr&#233;venu(e)s, personne pourra dire qu'on savait pas. Mais l&#224;, quand m&#234;me : ils deviennent carr&#233;ment (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no95-decembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;95 (d&#233;cembre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Rage-dedans" rel="tag"&gt;Rage dedans&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/noforum" rel="tag"&gt;noforum&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-on" rel="tag"&gt;qu'on&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-ils" rel="tag"&gt;qu'ils&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-elle" rel="tag"&gt;qu'elle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/n-ont" rel="tag"&gt;n'ont&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/t-as" rel="tag"&gt;t'as&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/muslims" rel="tag"&gt;muslims&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/gens-la" rel="tag"&gt;gens-l&#224;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/t-as-point" rel="tag"&gt;t'as point&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/pauvres-tordus" rel="tag"&gt;pauvres tordus&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;T'as vu &#231;a, les muslims ? T'as vu ces pauvres tordus, comme ils n'ont plus aucune limite ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a m'&#233;tonne (tr&#232;s) moyen, note : &#231;a fait quand m&#234;me plein d'ann&#233;es (pour peu qu'on ait dans ce laps de temps lu, ne serait-ce qu'une fois, &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;) qu'on sait que ces gens-l&#224; sont dangereux, et que ces gens-l&#224; sont nos ennemis, et que ces gens-l&#224; sont des fomenteurs de massacres, la presse nous a pr&#233;venu(e)s, personne pourra dire qu'on savait pas.
Mais l&#224;, quand m&#234;me : ils deviennent carr&#233;ment hyperflippants, depuis quelques mois &#8211; les muslims.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;t&#233; dernier, rappelle-toi : l'un de ces tar&#233;s sommitaux a tranquillement extermin&#233; plusieurs dizaines de Norv&#233;gien(ne)s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, tout r&#233;cemment : on a d&#233;couvert que trois de ses monstrueux coreligionnaires avaient but&#233; plein de Turcs en Allemagne (et qu'ils avaient, dans le meilleur des cas, b&#233;n&#233;fici&#233; d'une rare pusillanimit&#233; de la Polizei indig&#232;ne, qu'&#233;tait semble-t-il pas sp&#233;cialement press&#233;e de les stopper, genre comme s'ils n'en avaient au fond pas grand-chose &#224; foutre, certain(e)s keuf(fe)s allemand(e)s, qu'on assassine des Ottomans).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez nous ? Pareil &#8211; ou presque : &#231;a devient terrible. Nos muslims, pour l'instant, n'ont cette ann&#233;e flingu&#233; personne, mais si t'as point not&#233; qu'ils font partout monter la pression, et qu'ils deviennent gravement violents, faut que t'ailles fissa te faire changer la vue : t'as un grave probl&#232;me d'audition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rexemple : &#231;a fait maintenant plus d'un mois que ces abominables fanatiques foutent un bordel monstre &#224; l'entour de plusieurs th&#233;&#226;tres fran&#231;ousques, au gla&#231;ant motif qu'on y joue des pi&#232;ces &#171; impies &#187; &#8211; on r&#234;ve, non ? (Est-ce qu'on r&#234;ve, ou pas, s&#233;rieux ?)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l&#224; ? Juste l&#224; ? Juste quand je vais pour &#233;crire ce fogliettone ? Mon journal (du soir) de r&#233;f&#233;rence m'apprend que ces malades menacent &#8211; toute misogynie dehors &#8211; Sophia Aram, chroniqueuse &#224; France Inter, dont ils n'ont pas aim&#233; du tout qu'elle use de son droit d'exprimer qu'ils sont d'apr&#232;s elle des &#171; gros cons &#187;, et qui se d&#233;place d&#233;sormais sous protection polici&#232;re &#8211; et qu'ils font chier itou, et pour la m&#234;me raison, l'humoriste Mathieu Madenian.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais&#8230; Attends !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au temps pour moi, suis-je ballot : c'est pas du tout des musulman(e)s, qui se livrent &#224; ces vilenies &#8211; je m'ai tromp&#233;, ce sont des faf(fe)s, des bien-blanch(e)s-bien-de-chez-nous, chr&#233;tien(ne)s comme point n'est permis &#8211; des antiquement souch&#233;(e)s (comme on les appelle dans les fonds des vall&#233;es alpines o&#249; certaines coutumes font sens).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, dis ? Maint'nant qu'j'y pense : tu crois que c'est pour &#231;a, que la presse en parle si peu &#8211; et qu'elle fait jamais (nonobstant qu'ils se multiplient), &#224; la fin de synth&#233;tiser tous ces vari&#233;s crimes &amp; d&#233;lits, de ces ventrus dossiers qu'elle sait pourtant si bien forger quand c'est pour grogner que les muslims sont dangereux, et que les muslims sont nos ennemis ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Histoires de coulage</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Histoires-de-coulage</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Histoires-de-coulage</guid>
		<dc:date>2012-02-01T06:19:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>Efix</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>CQFD</dc:subject>
		<dc:subject>ann&#233;es</dc:subject>
		<dc:subject>n'est</dc:subject>
		<dc:subject>l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>n'a</dc:subject>
		<dc:subject>Septembre</dc:subject>
		<dc:subject>Direction</dc:subject>
		<dc:subject>derni&#232;res ann&#233;es</dc:subject>
		<dc:subject>sujet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avant d'entrer dans le vif du sujet, quelques mots sur la situation de l'usine apr&#232;s l'incident du 29 septembre (cf. CQFD n&#176;93). Certains ateliers viennent tout juste de red&#233;marrer mais l'atelier d'ammoniac, lieu de l'incendie, ne d&#233;marrera (peut-&#234;tre) que d'ici f&#233;vrier-mars. Pendant les deux derniers mois, on a eu le droit de la part de la direction et de l'encadrement &#224; une intense propagande contre les inspecteurs du travail et l'administration qui &#171; bloquaient l'usine et voulaient la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no95-decembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;95 (d&#233;cembre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Je-vous-ecris-de-l-usine" rel="tag"&gt;Je vous &#233;cris de l'usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Efix" rel="tag"&gt;Efix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/annees" rel="tag"&gt;ann&#233;es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/n-est" rel="tag"&gt;n'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-usine" rel="tag"&gt;l'usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/n-a" rel="tag"&gt;n'a&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Septembre" rel="tag"&gt;Septembre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Direction" rel="tag"&gt;Direction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/dernieres-annees" rel="tag"&gt;derni&#232;res ann&#233;es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/sujet" rel="tag"&gt;sujet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avant d'entrer&lt;/strong&gt; dans le vif du sujet, quelques mots sur la situation de l'usine apr&#232;s l'incident du 29 septembre (cf. &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Dix-ans-plus-tard&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;93&lt;/a&gt;). Certains ateliers viennent tout juste de red&#233;marrer mais l'atelier d'ammoniac, lieu de l'incendie, ne d&#233;marrera (peut-&#234;tre) que d'ici f&#233;vrier-mars. Pendant les deux derniers mois, on a eu le droit de la part de la direction et de l'encadrement &#224; une intense propagande contre les inspecteurs du travail et l'administration qui &lt;i&gt;&#171; bloquaient l'usine et voulaient la fermer &#187;&lt;/i&gt;. Faut dire qu'avec tous les incidents qu'on a v&#233;cus ces derni&#232;res ann&#233;es, une plus grande surveillance de l'Administration para&#238;t pourtant normale.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_242 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH419/95Efix-755bc.png?1779602831' width='400' height='419' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Efix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bref. Ce n'est pas de &#231;a dont je voulais vous causer. Comme dans la plupart des usines et sur nombre de chantiers, les vols de m&#233;taux se sont multipli&#233;s ces derni&#232;res ann&#233;es. C'est m&#234;me devenu assez grave dans certains cas. Premiers accus&#233;s : les gens du voyage. Pourtant ce n'est pas aussi simple. Je ne sais pas si certains coll&#232;gues pratiquent &#8211; ce n'est pas une chose que l'on crie sur tous les toits &#8211; mais on sait qu'il y a des entreprises sous-traitantes impliqu&#233;es. D'autant que les patrons de ces bo&#238;tes laissent faire leurs employ&#233;s parce que ce n'est pas leur matos et que les salari&#233;s am&#233;liorent leurs fins de mois sans que &#231;a leur co&#251;te. Du donnant-donnant, quoi. Du coup les gardiens doivent fliquer davantage les sorties de camionnettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La l&#233;gislation a chang&#233; &#233;galement, et c'est devenu plus compliqu&#233; aujourd'hui de magouiller avec le cuivre ou l'inox. D&#233;sormais, le ferrailleur n'a plus le droit de payer en liquide pour du m&#233;tal re&#231;u, et toute personne qui vient &#224; titre individuel ne peut en vendre que trois fois par an. Mais vu les cours qui s'envolent sur le march&#233; mondial, les salaires en berne et les coups bas sur les prestations sociales, les retraites et autres, ce n'est pas demain la veille que ce trafic s'arr&#234;tera. Derni&#232;rement, lors d'un arr&#234;t d'atelier pour r&#233;novation, de nouvelles vannes ont &#233;t&#233; install&#233;es. Le lendemain matin, avant le red&#233;marrage, les coll&#232;gues faisaient une tourn&#233;e de v&#233;rification et ont retrouv&#233; toutes ces vannes&#8230; d&#233;mont&#233;es ! Les boulons en inox qui les maintenaient s'&#233;taient envol&#233;s. &#199;a n'a pas fait rire tout le monde. Autre cas, celui de ce type sur un chantier isol&#233;, dont le boulot est d'installer des &#233;chafaudages. Il dit avoir trouv&#233; par terre des boulons en inox qui tra&#238;naient (quinze kilos !), les avoir mis dans un sac, qu'il a jet&#233; derri&#232;re le mur d'enceinte de l'usine. Ce qui est b&#234;te pour lui, c'est que deux gardiens passaient &#224; ce moment-l&#224;. Le d&#233;fendre n'a pas &#233;t&#233; facile. La direction de l'usine a demand&#233; qu'il soit licenci&#233; de sa bo&#238;te. &lt;i&gt;&#171; Vous vous rendez compte, l'inox co&#251;te cinq euros le kilo &#187;&lt;/i&gt;, s'est offusqu&#233;e la DRH. Mouais, pas faramineux comme r&#233;cup'&#8230; Le type s'est juste retrouv&#233; interdit sur cette usine et n'a pas &#233;t&#233; vir&#233;. Content pour lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il y a ces salari&#233;s d'une soci&#233;t&#233; de nettoyage industriel charg&#233;s d'assainir le sol d'un hangar d'engrais ferm&#233; depuis des ann&#233;es. C'est tr&#232;s pollu&#233; par des dizaines d'ann&#233;es d'accumulations de nitrates, phosphates et autres. Ils doivent aussi &#233;liminer, avec l'accord de la direction, quelques poutres rouill&#233;es. Sauf qu'&#224; quelques dizaines de m&#232;tres de leur chantier, il y a un dr&#244;le de stockage de ferraille &#233;galement rouill&#233;e, et qui semble abandonn&#233;. Qui s'inqui&#232;tera de la disparition de ces quelques poutrelles suppl&#233;mentaires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le week-end suivant, ils vont chez un ferrailleur situ&#233; &#224; quatre-vingts kilom&#232;tres du site, histoire d'&#234;tre plus tranquilles pour la transaction. Ils avancent le camion et son chargement sous le portique et c'est l&#224; qu'une alarme retentit. Ils se regardent. &lt;i&gt;&#171; Merde&lt;/i&gt;, dit l'un d'eux. &lt;i&gt;C'est quoi cette connerie ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patron de l'entreprise de r&#233;cup&#233;ration appelle aussit&#244;t les flics. C'est la proc&#233;dure, et il ne veut pas d'ennui. Apr&#232;s enqu&#234;te rapide, les poutrelles tax&#233;es par la fine &#233;quipe avaient &#233;t&#233; d&#233;mont&#233;es sur un ancien atelier de fabrication d'acide phosphorique. Le phosphate qui servait &#224; la fabrication contenait de faibles particules d'uranium qui s'&#233;taient accumul&#233;es au fil des ann&#233;es dans les structures m&#233;talliques (et sans doutes chez ceux qui y bossaient). La direction affirmant ne jamais avoir trouv&#233; d'entreprise susceptible de d&#233;polluer ces poutres, s'&#233;tait content&#233;e de les entasser dans un coin de l'usine. En ce qui concerne les pieds nickel&#233;s de la bo&#238;te de nettoyage, ils ont &#233;t&#233; vir&#233;s, et risquent une grosse amende.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; D&#233;sormais, le Mahorais sera respect&#233; ! &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Desormais-le-Mahorais-sera</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Desormais-le-Mahorais-sera</guid>
		<dc:date>2012-01-31T06:14:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martin Alric</dc:creator>


		<dc:subject>Camille</dc:subject>
		<dc:subject>mouvement</dc:subject>
		<dc:subject>n'a</dc:subject>
		<dc:subject>jours</dc:subject>
		<dc:subject>Sa&#239;d</dc:subject>
		<dc:subject>l'&#238;le</dc:subject>
		<dc:subject>Mayotte</dc:subject>
		<dc:subject>c'&#233;tait devenu</dc:subject>
		<dc:subject>Sa&#239;d Toumbou</dc:subject>
		<dc:subject>Boinali Sa&#239;d</dc:subject>
		<dc:subject>Mla&#239;li Condro</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une r&#233;volution sur l'&#238;le de l'archipel des Comores ? Plut&#244;t un vaste mouvement social contre l'augmentation des prix, cons&#233;quence du rattachement &#224; la France. Mais la m&#233;tropole, &#233;chaud&#233;e par l'exemple antillais, a d&#233;ploy&#233; de gros moyens pour r&#233;tablir l'ordre. Au fil des jours &#224; Mayotte, c'&#233;tait devenu la r&#233;f&#233;rence. Pour certains m&#234;me, un record &#224; battre. Las, le &#171; score &#187; de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale antillaise, qui avait dur&#233; quarante-quatre jours en 2009, n'a pas &#233;t&#233; atteint. Les Mahorais ont (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no95-decembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;95 (d&#233;cembre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Camille" rel="tag"&gt;Camille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mouvement" rel="tag"&gt;mouvement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/n-a" rel="tag"&gt;n'a&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jours" rel="tag"&gt;jours&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Said" rel="tag"&gt;Sa&#239;d&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-ile" rel="tag"&gt;l'&#238;le&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mayotte" rel="tag"&gt;Mayotte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/c-etait-devenu" rel="tag"&gt;c'&#233;tait devenu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Said-Toumbou" rel="tag"&gt;Sa&#239;d Toumbou&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Boinali-Said" rel="tag"&gt;Boinali Sa&#239;d&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mlaili-Condro" rel="tag"&gt;Mla&#239;li Condro&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une r&#233;volution sur l'&#238;le de l'archipel des Comores ? Plut&#244;t un vaste mouvement social contre l'augmentation des prix, cons&#233;quence du rattachement &#224; la France. Mais la m&#233;tropole, &#233;chaud&#233;e par l'exemple antillais, a d&#233;ploy&#233; de gros moyens pour r&#233;tablir l'ordre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_249 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH442/95_camille_mayotte-0a76b.jpg?1779603073' width='400' height='442' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Camille
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au fil des jours&lt;/strong&gt; &#224; Mayotte, c'&#233;tait devenu la r&#233;f&#233;rence. Pour certains m&#234;me, un record &#224; battre. Las, le &#171; score &#187; de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale antillaise, qui avait dur&#233; quarante-quatre jours en 2009, n'a pas &#233;t&#233; atteint. Les Mahorais ont tenu un jour de moins. Apr&#232;s quarante-trois jours d'une mobilisation sociale &#171; contre la vie ch&#232;re &#187; sans pr&#233;c&#233;dent dans cette &#238;le de l'archipel des Comores qui est devenue le 101e d&#233;partement fran&#231;ais en avril dernier, les syndicalistes ont d&#233;cr&#233;t&#233; la suspension du mouvement avant m&#234;me qu'un accord ne soit trouv&#233; entre l'intersyndicale et les associations de consommateurs d'un c&#244;t&#233;, le patronat de l'autre. Ce dernier a bien consenti &#224; baisser le prix d'une dizaine de produits dits &#171; de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; &#187;, mais les leaders du mouvement attendaient plus. Les manifestants les plus radicaux aussi. &lt;i&gt;&#171; Tout &#231;a pour &#231;a ! &#187;&lt;/i&gt; se d&#233;solait l'un d'eux le 9 novembre, au lendemain de la &#171; capitulation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 27 septembre, jour de la premi&#232;re manifestation qui a vite d&#233;g&#233;n&#233;r&#233; en bataille de rue avec les forces de l'ordre venues en masse, les trois principales centrales syndicales de l'&#238;le et plusieurs associations de consommateurs, soutenues par une grande majorit&#233; de la population et des &#233;lus, revendiquaient la baisse des prix de produits tels que le riz, les ailes de poulet (ce qu'on appelle sur l'&#238;le des mabawas), l'huile, les sardines, le gaz, le sable&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme en Guadeloupe et en Martinique, le conflit a &#233;t&#233; dur. Pendant plusieurs semaines, les entreprises et les administrations ont tourn&#233; au ralenti, les routes ont &#233;t&#233; barr&#233;es, des carcasses de voitures incendi&#233;es, des vols annul&#233;s, des magasins pill&#233;s. Un manifestant, vite qualifi&#233; de &#171; martyr &#187;, est mort dans des conditions qui restent &#224; &#233;lucider. Alors que l'Administration parle d'un arr&#234;t cardiaque, des &#233;lus locaux ont accus&#233; les forces de l'ordre. Plusieurs autres ont &#233;t&#233; bless&#233;s et un enfant de neuf ans, touch&#233; au visage par un tir de Flash-Ball, a perdu un &#339;il. Plusieurs &#233;lus ont d&#233;nonc&#233; cette r&#233;pression aveugle de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La comparaison avec les Antilles s'arr&#234;te l&#224;. Un des leaders du mouvement, Ansoir Abdou, &#224; la t&#234;te du Collectif des citoyens perdus cr&#233;&#233; en 2009 pour protester contre la vie ch&#232;re, a bien invit&#233; le porte-parole du LKP, &#201;lie Domota. Mais ce dernier a d&#233;clin&#233;. Il a eu beau d&#233;clarer, dans L'Humanit&#233;, que &lt;i&gt;&#171; les similitudes [entre les deux conflits] sont r&#233;elles &#187;&lt;/i&gt;, il a aussi rappel&#233; que &lt;i&gt;&#171; les probl&#232;mes ne sont pas tout &#224; fait identiques &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale diff&#233;rence ? Les revendications. Celles du LKP (cent quarante-neuf en tout) devaient aboutir &#224; une r&#233;volution &#233;conomique &#8211; et peut-&#234;tre politique. &#192; Mayotte, il s'agissait avant tout d'obtenir, &#224; force de n&#233;gociations d'&#233;piciers, des baisses de prix. Jamais il n'a &#233;t&#233; question de remettre en cause la soci&#233;t&#233; de consommation dans laquelle l'&#238;le a &#233;t&#233; engag&#233;e il y a une quinzaine d'ann&#233;es, ou de mettre fin &#224; la d&#233;pendance de l'&#238;le vis-&#224;-vis de la m&#233;tropole. Encore moins de mettre &#224; bas les dogmes politiques et &#233;conomiques (&lt;i&gt;&#171; Seul le statut de d&#233;partement pourra permettre le d&#233;veloppement. &#187;&lt;/i&gt;) rab&#226;ch&#233;s depuis cinq d&#233;cennies par les &#233;lites locales. &lt;i&gt;&#171; Pour l'instant, nous n'en sommes pas l&#224;&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Boinali Sa&#239;d Toumbou, le porte-parole du mouvement. &lt;i&gt;La soci&#233;t&#233; mahoraise n'est pas encore pr&#234;te &#224; affronter l'inconnu. &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; Aux Antilles, ils avaient un vrai programme de soci&#233;t&#233;&lt;/i&gt;, ajoute Mla&#239;li Condro, un linguiste et fin observateur de ses contemporains. &lt;i&gt;Ils proposaient quelque chose de nouveau. Nous, nous ne r&#233;clamons que de nouvelles aides, sans imaginer un avenir dans lequel nous serions les acteurs de notre propre vie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, les germes de la r&#233;volte sont bien l&#224;. Depuis une quinzaine d'ann&#233;es, Mayotte subit des mutations socio-&#233;conomiques destructrices. En sept ans, le salaire minimum a doubl&#233; &#8211; il repr&#233;sente aujourd'hui 80 % du Smig m&#233;tropolitain &#8211; mais les besoins ont, eux, d&#233;cupl&#233;. &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, celui qui n'a pas sa voiture et ses deux t&#233;l&#233;phones portables est un rat&#233; &#187;&lt;/i&gt;, ironise Ibrahim, un enseignant. L'activit&#233; &#233;conomique ne suit pas. Sur deux cent mille habitants, on compte &#224; peine trente-cinq mille actifs. L'administration n'embauche plus et le priv&#233;, domin&#233; par une caste venue de l'ext&#233;rieur et qui n'a aucun int&#233;r&#234;t &#224; redistribuer les richesses, cr&#233;e peu d'emplois. Les in&#233;galit&#233;s sont de plus en plus criantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Avec la d&#233;partementalisation, on a cass&#233; le lien de solidarit&#233; qui permettait aux plus d&#233;munis de s'en sortir &lt;/i&gt;, explique Sa&#239;d Omar Oili, l'ancien pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral. &lt;i&gt;Et on attend toujours que la solidarit&#233; nationale entre en vigueur. &#187;&lt;/i&gt; Seuls quatre revenus sociaux ont &#233;t&#233; mis en place ces derni&#232;res ann&#233;es (sur vingt-deux). L'indemnisation des ch&#244;meurs est quasi inexistante. Et le RSA, qui entrera en vigueur le 1er janvier, ne repr&#233;sentera que 25 % du niveau m&#233;tropolitain&#8230;
Malgr&#233; tout, ce mouvement est &#224; graver dans les m&#233;moires. &lt;i&gt;&#171; C'est la premi&#232;re fois que les Mahorais osent &#224; ce point affronter l'autorit&#233; de l'&#201;tat et des patrons &#187;&lt;/i&gt;, analyse Mla&#239;li Condro. Pour Boinali Sa&#239;d Toumbou, &lt;i&gt;&#171; d&#233;sormais, le Mahorais sera respect&#233; &#187;&lt;/i&gt;. C'est un d&#233;but.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
