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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Un urbanisme de destruction massive</title>
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		<dc:creator>Saskia Mori</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Tel un rouleau compresseur l&#226;ch&#233; dans un bazar oriental, Eurom&#233;diterran&#233;e d&#233;ploie sur les quartiers portuaires de Marseille une des plus grandes op&#233;rations de r&#233;novation urbaine en Europe. Labellis&#233; Ecocit&#233;, son second volet &#8211; Euromed II &#8211; co&#251;tera 800 millions d'argent public, se financera en grande partie par la vente de terrains et devrait engendrer trois milliards de b&#233;n&#233;fices priv&#233;s. A&#239;e a&#239;e a&#239;e. Le m&#233;ga chantier euromed, qui concerne plus de 30 000 Marseillais, est compos&#233; de deux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tel un rouleau compresseur l&#226;ch&#233; dans un bazar oriental, Eurom&#233;diterran&#233;e d&#233;ploie sur les quartiers portuaires de Marseille une des plus grandes op&#233;rations de r&#233;novation urbaine en Europe. Labellis&#233; Ecocit&#233;, son second volet &#8211; Euromed II &#8211; co&#251;tera 800 millions d'argent public, se financera en grande partie par la vente de terrains et devrait engendrer trois milliards de b&#233;n&#233;fices priv&#233;s. A&#239;e a&#239;e a&#239;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le m&#233;ga chantier&lt;/strong&gt; euromed, qui concerne plus de 30 000 Marseillais, est compos&#233; de deux p&#233;rim&#232;tres. Le premier, de 310 hectares, a &#233;t&#233; circonscrit d&#232;s 1995 par une Op&#233;ration d'int&#233;r&#234;t national. Le second, de 170 hectares, en est une extension d&#233;cr&#233;t&#233;e en 2007 qui, entre 2011 et 2030, va plonger ses grosses pattes au c&#339;ur des quartiers Nord. Pour cela, la puissance publique se met en quatre pour s&#233;duire les investisseurs : les plans promettent espaces publics remodel&#233;s, parkings, tramway, &#233;coles, biblioth&#232;ques, parcs&#8230; La Ville bradera son parc immobilier et accompagnera l'op&#233;ration de montages m&#233;diatiques tel &#171; Marseille Provence 2013 capitale europ&#233;enne de la culture &#187;. Au quartier d'affaires de 600 000 m&#232;tres carr&#233;s de la premi&#232;re tranche s'ajouteront bient&#244;t 500 000 m&#232;tres carr&#233;s de bureaux sur Euromed II. On pr&#233;tend attirer des activit&#233;s &#233;conomiques high-tech et changer l'image de la ville pour &lt;i&gt;&#171; r&#233;affirmer son positionnement sur le march&#233; national et international &#187;&lt;/i&gt;. En finir avec l'image de ville pauvre est un objectif cher &#224; la municipalit&#233; Gaudin, dont la politique de &#171; reconqu&#234;te &#187; avance d&#233;lib&#233;r&#233;ment contre les pratiques, usages et commerces des diff&#233;rentes communaut&#233;s. Rationalit&#233;, ordre, esth&#233;tique, s&#233;curit&#233; sont les principes d'un projet immobilier qui contribue &#224; une production urbaine tr&#232;s &#233;loign&#233;e de la r&#233;alit&#233; locale : on ins&#232;re dans les quartiers des &#238;lots r&#233;sidentiels visant une client&#232;le aux revenus bien sup&#233;rieurs &#224; ceux des populations existantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi, alors que les milliers de bureaux d&#233;j&#224; construits peinent &#224; trouver acqu&#233;reur et que les quartiers r&#233;sidentiels n'attirent pas foule, Euromed poursuit-il sa fuite en avant ? Parce que si cette mutation urbaine et sociale prenait &#8211; ce qui est loin d'&#234;tre gagn&#233; &#8211;, le nouveau territoire convoit&#233; pourrait s'av&#233;rer bien plus juteux pour les investisseurs qu'Euromed I : alors que Bouygues, Nexity, Constructa et consorts n'ont pu croquer qu'un tiers du premier p&#233;rim&#232;tre, Euromed II livre la quasi-totalit&#233; des 170 hectares de l'extension &#224; l'app&#233;tit des promoteurs, notamment gr&#226;ce &#224; une population &#224; la densit&#233; et &#224; la capacit&#233; de r&#233;sistance suppos&#233;es plus faibles&#8230; Il ne s'agit pourtant pas ici d'une friche, mais d'un quartier bruissant de la vie de ses 3 000 habitants. Lieu de convivialit&#233; et de travail, le march&#233; aux puces &#8211; alimentaire, textile et articles de maison &#8211;, troisi&#232;me centre commercial de la ville irriguant l'ensemble des quartiers Nord, est devenu en vingt ans un symbole puissant de l'ing&#233;niosit&#233; populaire. Aux Crottes (du proven&#231;al &#171; crotos &#187;, &#171; cavit&#233;s &#187;) sont install&#233;es des activit&#233;s d'import-export en lien avec le port, ainsi que des grossistes en fournitures pour le BTP, et un secteur automobile florissant compos&#233; d'une myriade de garages et autres casses. Avec ses 700 entreprises et ses 5 000 emplois, le quartier est, au m&#234;me titre que la vall&#233;e de l'Huveaune, l'un des principaux centres &#233;conomiques de la ville. Cette zone au foncier bon march&#233; et bien desservie par deux autoroutes est m&#234;me strat&#233;gique pour le port, par le biais d'entreprises lui permettant &#171; d'accrocher &#187; la marchandise &#224; terre. Bien s&#251;r, avec un habitat d&#233;labr&#233; et des espaces publics inexistants, il devient de plus en plus difficile de vivre dans un quartier abandonn&#233; par les pouvoirs publics depuis plus de vingt ans. L'organisation des transports en commun entretient une coupure entre les quartiers Nord et le reste de la ville confinant &#224; l'apartheid. Mais l'identit&#233; industrielle du quartier a maintenu des loyers raisonnables, permettant &#224; une population pr&#233;caire de vivre &#224; proximit&#233; imm&#233;diate du centre. Ce foncier peu on&#233;reux constitue aussi le point d'ancrage d'activit&#233;s li&#233;es &#224; un port au destin fragile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, au lieu d'am&#233;liorer la coexistence de ces activit&#233;s avec les riverains, d'enrichir avec eux et pour eux leur cadre de vie, d'aider le port &#224; redresser la barre, Euromed pr&#233;f&#232;re la politique de la table rase et d&#233;clenche une v&#233;ritable guerre contre la r&#233;alit&#233; des quartiers. Au nom de la s&#233;curit&#233; et de l'hygi&#232;ne, on l&#226;che aujourd'hui la police contre la vente &#171; &#224; la sauvette &#187;, contre les Roms, contre les sans-papiers, afin de mettre au pas, de diviser les communaut&#233;s et pour, surtout, asphyxier le quartier. L'objectif est de lib&#233;rer deux millions de m&#232;tres carr&#233;s en rachetant au prix du march&#233; des terrains qu'on pr&#233;voit de revendre cinq fois plus cher. Cette sp&#233;culation &#233;hont&#233;e, au prix de la rel&#233;gation en p&#233;riph&#233;rie des activit&#233;s et des habitants actuels, a pour but d'implanter un quartier r&#233;sidentiel &#233;cologique et un parc de bureaux de plus de 500 000 m&#232;tres carr&#233;s. Pour changer radicalement l'image du territoire, les grands moyens seront employ&#233;s : transfert d'une gare de fret, d&#233;pollution des terrains, recouvrement d'une partie de l'autoroute, construction d'un parc de quatorze hectares, d'un &#171; p&#244;le multimodal &#187;, d'&#233;quipements m&#233;tropolitains et, en front de mer, des tours con&#231;ues par des architectes de renom&#8230; Exit le march&#233; aux puces et son r&#233;seau d'entraide populaire : un plus chic &#171; march&#233; des cinq continents &#187; prendra sa place entre h&#244;tels de luxe et un palais des congr&#232;s destin&#233; &#224; accueillir meetings de chefs d'entreprises et pompeuses manifestations culturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se gaver sur le dos des pauvres, les d&#233;placer impun&#233;ment par expulsion pure et simple ou par augmentation des loyers&#8230; D&#233;truire le tissu social existant et jouir du territoire &#224; sa guise, au b&#233;n&#233;fice d'investisseurs que l'on attire en bradant la ville&#8230; Attirer les classes montantes en leur faisant miroiter via des images de synth&#232;se un quartier pr&#234;t &#224; consommer&#8230; Voil&#224; le vrai visage d'Euromed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peuple de Marseille, r&#233;veille-toi et gronde !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Voir aussi &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/On-n-est-pas-des-euromerdes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; On n'est pas des euromerdes ! &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; On n'est pas des euromerdes ! &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/On-n-est-pas-des-euromerdes</link>
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		<dc:date>2011-12-12T06:11:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Arraitz</dc:creator>


		<dc:subject>C'est</dc:subject>
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&lt;p&gt;Tout le monde sur le pont ! Le 9 septembre, sur la place du quartier des Crottes, une assembl&#233;e ouverte a examin&#233; ce que, dans sa deuxi&#232;me phase, le projet urbanistique Eurom&#233;diterran&#233;e trame dans le dos des habitants. Au menu, r&#233;v&#233;lations gla&#231;antes, d&#233;bat chaud bouillant et couscous gratis. Une &#233;quipe de jeunes volontaires a dispos&#233; des chaises en plastique &#224; l'ombre du platane. Une sono est install&#233;e sur les marches de l'&#233;glise copte, dont la porte est mur&#233;e, tout comme celle de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/platane" rel="tag"&gt;platane&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tout le monde sur le pont ! Le 9 septembre, sur la place du quartier des Crottes, une assembl&#233;e ouverte a examin&#233; ce que, dans sa deuxi&#232;me phase, le projet urbanistique Eurom&#233;diterran&#233;e trame dans le dos des habitants. Au menu, r&#233;v&#233;lations gla&#231;antes, d&#233;bat chaud bouillant et couscous gratis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une &#233;quipe de jeunes volontaires a dispos&#233; des chaises en plastique &#224; l'ombre du platane. Une sono est install&#233;e sur les marches de l'&#233;glise copte, dont la porte est mur&#233;e, tout comme celle de l'ancien bar PMU. Devant une maison, une table est dress&#233;e, qui recevra tout &#224; l'heure les gamelles. Sur leurs scooters, des adolescents observent. Des retrait&#233;s, des m&#232;res de famille entour&#233;es de leur marmaille, des hommes de tous &#226;ges et encore plus de femmes prennent place. On se dit qu'en d&#233;mocratie, cette sc&#232;ne devrait se r&#233;p&#233;ter une fois par semaine dans chaque quartier de la ville. Ce soir, r&#233;union d'information pour jeter un peu de lumi&#232;re sur l'opacit&#233; des plans urbanistiques d'Eurom&#233;diterran&#233;e, qui veut &#171; reconqu&#233;rir &#187; les quartiers portuaires encore peupl&#233;s par la pl&#232;be. Quand les habitants &#8211; que les urbanistes nomment &#171; occupants &#187;&#8230; &#8211; apprennent ce qui leur pend au nez, certains ne font pas dans la dentelle, comme cette Gitane, outr&#233;e : &lt;i&gt;&#171; Ils veulent nous virer du quartier ? Mais je suis marseillaise, moi ! Qu'ils virent plut&#244;t tous ces sans-papiers qui nous envahissent ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ali, pr&#233;sident du comit&#233; d'int&#233;r&#234;t de quartier, prend le micro pour d&#233;noncer l'absence de consultation. &lt;i&gt;&#171; Euromed veut attirer 30 000 nouveaux habitants. Et nous l&#224;-dedans, qu'est-ce qu'on devient ? &#187;&lt;/i&gt; Ancien noyau villageois entrelard&#233; d'entrep&#244;ts, le coin est passablement d&#233;cati. &lt;i&gt;&#171; On est pour la r&#233;novation, mais pas sans nous ! &#187;&lt;/i&gt; Bruno souligne que les riverains et les activit&#233;s locales &#8211; march&#233; aux puces, garages, fret maritime&#8230; &#8211; sont class&#233;s par Euromed au chapitre des pertes. Vincent revient sur la r&#233;sistance des habitants de la rue de la R&#233;publique, qui fut le laboratoire des exactions d'Euromed : intimidations, sp&#233;culation, expulsions, &#233;radication des commerces de proximit&#233;&#8230;, pour offrir aujourd'hui une art&#232;re d&#233;serte comme vitrine de la &#171; redynamisation &#187; en cours. C'est ensuite au tour de Sarah, &#233;tudiante en urbanisme, de prendre la parole. Munie d'une maquette d'un m&#232;tre sur un m&#232;tre cinquante o&#249; les &#233;difices, d&#233;coup&#233;s dans du polystyr&#232;ne, sont coll&#233;s sur le plan avec de la bande Velcro, elle d&#233;taille les destructions programm&#233;es. Apr&#232;s avoir d&#233;clin&#233; le lieu et la date de chaque chantier &#224; venir, elle arrache les p&#226;t&#233;s de maisons, hangars et autres march&#233;s vou&#233;s &#224; la d&#233;molition, avant de les jeter n&#233;gligemment au sol, sous le nez de l'assistance m&#233;dus&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Mais c'est chez moi, l&#224; ! &#187;&lt;/i&gt;, s'exclame une dame, estomaqu&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Je suis propri&#233;taire, ils ont le droit de m'obliger &#224; vendre ? &#187;&lt;/i&gt;, interroge un cousin de Samia Ghali, s&#233;nateur maire du secteur et signataire du protocole Euromed. &lt;i&gt;&#171; Et mon garage, ma client&#232;le, mes amis, qu'est-ce qu'ils vont devenir ? &#187;&lt;/i&gt;, s'offusque un autre. L'assembl&#233;e s'&#233;chauffe. &lt;i&gt;&#171; C'est pas de l'intox, vos infos ? &#187;&lt;/i&gt; Sarah propose une visite group&#233;e des locaux d'Euromed, o&#249; l'on peut appr&#233;cier sur plan le champ de bataille. &lt;i&gt;&#171; Attendez que je finisse de donner le biberon &#224; mon petit-fils et je vais vous dire ma fa&#231;on de voir ! &#187;&lt;/i&gt;, tonne une mamie kabyle assise sur un banc. &lt;i&gt;&#171; Qu'ils viennent, on va leur mettre le feu &#187;&lt;/i&gt;, grogne un jeune sur son scooter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#171; On n'est pas oblig&#233;s de s'aimer, mais on ferait bien de s'unir ! &#187; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fatima, du comit&#233; inter-quartiers du Merlan, empoigne le micro pour assurer les Crottes du soutien des cit&#233;s des Flamants, de la Busserine et de Picon, menac&#233;es par les dynamiteurs de l'Agence nationale de la r&#233;novation urbaine (Anru). Strat&#233;gique, elle d&#233;crit comment l'urbanisme agit dans un souci de contr&#244;le policier de l'espace. &lt;i&gt;&#171; Aux Flamants, ils ont d'abord pris soin d'ouvrir deux acc&#232;s &#224; la cit&#233;, sans grand int&#233;r&#234;t pour les habitants, mais bien pratique pour les flics s'ils veulent venir nous massacrer. &#187;&lt;/i&gt; Grande brune originaire du Sahara alg&#233;rien et dot&#233;e d'un bel accent marseillais, elle s'adresse &#224; un groupe de femmes &#224; la langue bien pendue : &lt;i&gt;&#171; Tu es blonde aux yeux bleus et tu crois que tu ne vas pas valser ? Mais tu es blonde aux yeux bleus et tu es pauvre, alors tu valseras comme les autres ! &#187;&lt;/i&gt; Elle a entendu les remarques racistes et met le doigt dans la plaie : &lt;i&gt;&#171; On n'est pas oblig&#233;s de s'aimer, mais on ferait bien de s'unir ! &#187; &lt;/i&gt; En conclusion, elle invite les gens &#224; s'organiser et &#224; rejoindre leur coordination, qui envisage de bloquer le carrefour de Sainte-Marthe pour paralyser les quartiers Nord. &lt;i&gt;&#171; S'ils voient des pancartes de tous les quartiers touch&#233;s, il faudra bien qu'ils nous &#233;coutent. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois la s&#233;ance lev&#233;e, on bavarde autour du couscous. Un retrait&#233; des Messageries maritimes raconte que l'Agence nationale de l'habitat lui a propos&#233; un cr&#233;dit pour r&#233;former sa maisonnette du boulevard Oddo : &lt;i&gt;&#171; Une fois hypoth&#233;qu&#233;e, ils auraient eu beau jeu de me forcer &#224; la vendre. Je les ai envoy&#233;s balader ! &#187;&lt;/i&gt; Un chibani partage son eau pour nous sauver du soda : &lt;i&gt;&#171; Rien ne vaut l'eau fra&#238;che, sauf peut-&#234;tre un bon whisky pour f&#234;ter la fin du ramadan ! Moi, j'ai arr&#234;t&#233; d'aller &#224; la mosqu&#233;e le jour o&#249; je suis tomb&#233; sur l'imam du quartier dans une discoth&#232;que de l'Op&#233;ra ! &#187;&lt;/i&gt; L'humour et la col&#232;re de ceux qu'on prend trop souvent pour des cons se m&#233;langent &#224; merveille autour d'un repas concoct&#233; gr&#226;ce au b&#233;n&#233;volat des mamans et au soutien des commer&#231;ants du quartier.&lt;i&gt; &#171; Quand j'aurai fini de changer la couche du petit, je vous expliquerai comment on cuisine chez moi, r&#226;le la mamie kabyle. Y a pas id&#233;e de pr&#233;parer un couscous mouton ET poulet, wallah ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Voir aussi &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Un-urbanisme-de-destruction&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Un urbanisme de destruction massive &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Du fol &#233;t&#233; des communaut&#233;s au Grand Soir anarcho-punk</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Du-fol-ete-des-communautes-au</link>
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		<dc:date>2011-12-09T06:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#235;l Godin</dc:creator>


		<dc:subject>Cap sur l'utopie !</dc:subject>
		<dc:subject>Christian</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;ditions libertaires</dc:subject>
		<dc:subject>Osons l'utopie</dc:subject>
		<dc:subject>Christian Dupont</dc:subject>
		<dc:subject>Osons</dc:subject>
		<dc:subject>vaillantes &#201;ditions</dc:subject>
		<dc:subject>couillu Manifeste</dc:subject>
		<dc:subject>comp&#232;re Christian</dc:subject>
		<dc:subject>Christian s'int&#233;resse</dc:subject>
		<dc:subject>vie courante</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans Osons l'utopie ! que viennent de l&#226;cher dans la nature les vaillantes &#201;ditions libertaires, Christian Dupont, le frigousseur du couillu Manifeste pour une mort douce, libre et volontaire (m&#234;me &#233;diteur), reconstitue avec pas mal de verve la vie courante des communaut&#233;s rurales rebelles de France dans les ann&#233;es 1970. On en d&#233;nombrait alors pr&#232;s de 500, surtout dans les d&#233;partements du Sud. Nourri d'exp&#233;riences personnelles, le r&#233;cit du comp&#232;re Christian s'int&#233;resse &#224; celles qui, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no93-octobre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;93 (octobre 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Cap-sur-l-utopie" rel="tag"&gt;Cap sur l'utopie !&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Christian" rel="tag"&gt;Christian&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/editions-libertaires" rel="tag"&gt;&#233;ditions libertaires&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Osons-l-utopie" rel="tag"&gt;Osons l'utopie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Christian-Dupont" rel="tag"&gt;Christian Dupont&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Osons" rel="tag"&gt;Osons&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/vaillantes-Editions" rel="tag"&gt;vaillantes &#201;ditions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/couillu-Manifeste" rel="tag"&gt;couillu Manifeste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/compere-Christian" rel="tag"&gt;comp&#232;re Christian&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Christian-s-interesse" rel="tag"&gt;Christian s'int&#233;resse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/vie-courante" rel="tag"&gt;vie courante&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans &lt;a href=&#034;http://editions-libertaires.org/?p=159&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Osons l'utopie !&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; que viennent de l&#226;cher dans la nature les vaillantes &#201;ditions libertaires, Christian Dupont, le frigousseur du couillu &lt;a href=&#034;http://editions-libertaires.org/?p=54&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Manifeste pour une mort douce, libre et volontaire&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (m&#234;me &#233;diteur), reconstitue avec pas mal de verve la vie courante des communaut&#233;s rurales rebelles de France dans les ann&#233;es 1970.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On en d&#233;nombrait alors pr&#232;s de 500, surtout dans les d&#233;partements du Sud. Nourri d'exp&#233;riences personnelles, le r&#233;cit du comp&#232;re Christian s'int&#233;resse &#224; celles qui, refusant tout &#171; repli narcissique &#187; ou tout engluement dans le folklore baba, baignaient dans l'esprit h&#233;donisto-offensif &#171; tout, tout de suite &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; retenir : Un, l'absence de toute s&#233;gr&#233;gation classiste. Deux, la rupture farouche avec la &#171; bauge sociale &#187; (pouvoir hi&#233;rarchis&#233;, propri&#233;t&#233; priv&#233;e, famille &#171; binaire &#187;&#8230;). Trois, le go&#251;t des exp&#233;rimentations cors&#233;es. On peut toutefois regretter que Christian Dupont ignore les micro-communaut&#233;s de combat du jour de style Tarnac. Et qu'il finisse niguedouillement son r&#233;cit en appelant de tous ses v&#339;ux &#224; &lt;i&gt;&#171; l'esquisse d'une nouvelle institution nous garantissant le passage d'une soci&#233;t&#233; close &#224; une soci&#233;t&#233; ouverte &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme son titre l'indique, &lt;a href=&#034;http://www.finitude.fr/titres/viedanslesbois.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;La Vie dans les bois&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (Finitude) de Charles Lane pr&#244;ne en 1844, soit dix ans avant son aminche H.D. Thoreau, le retour &#224; une existence naturelle &#224; l'indienne narguant la sottise et la cupidit&#233; des hommes civilis&#233;s. Passant &#224; la pratique, Lane cofondera une ferme communautaire fourri&#233;riste, Fruitlands, d'o&#249; l'on bannissait la famille et le couple mais aussi le caf&#233;, le tabac, l'alcool et m&#234;me le th&#233;. L'une des deux seules nanas en sera exclue parce qu'on la soup&#231;onne d'avoir mang&#233;&#8230; un morceau de poisson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les utopistes en p&#233;tard de &lt;a href=&#034;http://territoirestemoins.com/Borderline.aspx&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Carabistouilles, fiction&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de L&#233;onard Taokao (Borderline) n'entendent mettre personne, eux, au r&#233;gime v&#233;g&#233;talien car il s'agit &lt;i&gt;&#171; d'anarchos-cocos-autonomes buveurs de bi&#232;res &#187;&lt;/i&gt; (sic !) marchant sur l'&#201;lys&#233;e en vue d'amorcer la R&#233;volution un soir d'&#233;lections o&#249; le taux d'abstention a d&#233;pass&#233; les 52 %. L'insurrection finit h&#233;las dans un bain de sang &lt;i&gt;&#171; tout comme&lt;/i&gt;, tient &#224; pr&#233;ciser l'auteur, &lt;i&gt;la Commune de Paris, la Catalogne libre, la R&#233;publique de Fiume, Libertalia et les autres &#238;lots pirates &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France devient alors &#171; une prison de plein air &#187; mais tout n'est pas foutu, les squats anarcho-punks du Nord-Est parisien organisent la r&#233;sistance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dix ans plus tard&#8230;</title>
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		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
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		<dc:subject>Total</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Le 21 septembre 2011, accompagn&#233; par quatre coll&#232;gues du syndicat de la bo&#238;te, je suis descendu &#224; Toulouse. Comm&#233;moration oblige, c'&#233;tait pour les dix ans de la catastrophe d'AZF. On s'est retrouv&#233;s au rond-point du 21 septembre, lieu &#233;minemment symbolique, o&#249; se rassemblent chaque ann&#233;e les associations des victimes de l'accident. &#201;taient &#233;galement pr&#233;sents la F&#233;d&#233;ration chimie de la CGT et ses trois cents militants venus de toutes les usines chimiques et raffineries de France. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no93-octobre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;93 (octobre 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/lieu" rel="tag"&gt;lieu&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/victimes" rel="tag"&gt;victimes&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/catastrophe-d-AZF" rel="tag"&gt;catastrophe d'AZF&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 21 septembre 2011, accompagn&#233; par quatre coll&#232;gues du syndicat de la bo&#238;te, je suis descendu &#224; Toulouse. Comm&#233;moration oblige, c'&#233;tait pour les dix ans de la catastrophe d'AZF. On s'est retrouv&#233;s au rond-point du 21 septembre, lieu &#233;minemment symbolique, o&#249; se rassemblent chaque ann&#233;e les associations des victimes de l'accident. &#201;taient &#233;galement pr&#233;sents la F&#233;d&#233;ration chimie de la CGT et ses trois cents militants venus de toutes les usines chimiques et raffineries de France. Impressionnant de voir ces gens, de Dunkerque ou de Marseille, venus dire que les salari&#233;s &#233;taient avec les victimes, puisque lorsqu'une usine saute, ils sont aux premi&#232;res loges. C'&#233;tait aussi pour dire que Total devait payer et que nous nous d&#233;marquions des propos de l'association des anciens d'AZF, ouvertement pro-patronale.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_217 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH501/93_efix-05082.png?1768650025' width='400' height='501' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Efix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au m&#234;me moment, &#224; quelques kilom&#232;tres de l&#224;, la mairie de Toulouse organisait un autre rassemblement, beaucoup plus m&#233;diatis&#233;, qui proposait de r&#233;concilier tout le monde, victimes, anciens salari&#233;s, et direction de Total dans le m&#234;me sac. Ce qui, pour nous, &#233;tait inconcevable. Comme l'avan&#231;ait l'Association des sinistr&#233;s du 21 septembre dans un tract : &#171; Il n'y aura pas d'arrangement &#187;, et l'on esp&#232;re que le proc&#232;s en appel pr&#233;vu en novembre rendra, enfin, justice &#224; toutes les victimes. Ce fut un grand moment de rencontres, d'explications, mais aussi de solidarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une semaine plus tard, en ce matin du 29 septembre, vers 8 h 45, St&#233;phane m'appelle au t&#233;l&#233;phone de l'usine : &lt;i&gt;&#171; Il y a le feu sur le compresseur de synth&#232;se ! &#187;&lt;/i&gt;. Dans cette situation, la consigne est de rejoindre la zone de repli, le temps que les premi&#232;res man&#339;uvres de s&#233;curit&#233; soient faites et que les pompiers interviennent. Je ne travaille plus directement sur ce lieu, mais je le connais bien pour y avoir boss&#233; plus de vingt ans. Donc je quitte mon cagibi et je me rends rapidement vers le bunker o&#249; se trouvent la salle de contr&#244;le et les bureaux. Sur le chemin, tout en surveillant sans cesse le lieu de l'incendie, j'entends une explosion et vois un &#233;norme panache de fum&#233;e noire&#8230; Vite ! Entrer dans le bunker ! Auparavant, j'aper&#231;ois des salari&#233;s d'entreprises sous-traitantes qui s'enfuient en courant vers leurs voitures, peut-&#234;tre avec raison. Un type, en haut d'une grue situ&#233;e pr&#232;s des lieux de l'explosion, bat le record de vitesse de descente. Par contre, d'autres, inconscients, restent dehors, les bras crois&#233;s, &#224; regarder &#231;a comme un feu d'artifice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le bunker, plus d'une cinquantaine de personnes s'entassent. Il y a beaucoup de stress, d'autant que cet atelier a connu des accidents graves, dont un que j'avais v&#233;cu de tr&#232;s pr&#232;s&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Pierre Levaray, Putain d'usine, L'Insomniaque, 2002.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, et que, derni&#232;rement, plusieurs incidents sur d'autres mat&#233;riels ont fichu la frousse &#224; plus d'un.
Les copains de la production en poste ce matin font les man&#339;uvres sur leurs &#233;crans. En regardant dehors par les baies vitr&#233;es, on voit de hautes flammes et diff&#233;rents panaches de fum&#233;e. On entend une deuxi&#232;me explosion, moins forte. Le probl&#232;me, dans cet atelier, c'est qu'on ignore si &#231;a va progresser ou pas, d'autant qu'il y a des caisses d'huile pas loin ainsi que des bidons charg&#233;s d'hydrog&#232;ne&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, les coll&#232;gues ont les choses bien en main et r&#233;ussissent &#224; baisser les pressions et arr&#234;ter les machines. De m&#234;me, l'&#233;quipe de s&#233;curit&#233; de l'usine vient &#224; bout de l'incendie avant m&#234;me que les soixante-dix pompiers de l'agglom&#233;ration n'interviennent. Par contre comme ils &#233;taient en premi&#232;re ligne, ils ont eu la peur de leur vie. Pendant un temps, il est question de salari&#233;s rest&#233;s sur les lieux. Il n'en est rien, tout le monde est sain et sauf. Lorsque tout se calme, on compte quatre personnes qui ont fait des malaises. Dont une qui, &#224; une minute pr&#232;s, se trouvait &#224; l'endroit exact de l'explosion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois encore, on n'est pas pass&#233; loin. &#192; l'heure o&#249; j'&#233;cris ces lignes, on n'a toujours pas les d&#233;tails exacts &#8211; sans doute une tuyauterie d'hydrog&#232;ne qui a l&#226;ch&#233; &#8211;, mais on sait que les d&#233;g&#226;ts sont tr&#232;s importants et qu'il y aura pour plusieurs mois de travaux. On se pose, une nouvelle fois, des questions sur l'avenir de l'atelier et du site.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Jean-Pierre Levaray, &lt;a href=&#034;http://insomniaqueediteur.org/spip/spip.php?article50&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Putain d'usine&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, L'Insomniaque, 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Mets pas de l'huile !</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Mets-pas-de-l-huile</link>
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		<dc:date>2011-12-07T06:44:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


		<dc:subject>Nono Kadaver</dc:subject>
		<dc:subject>Alain</dc:subject>
		<dc:subject>palme</dc:subject>
		<dc:subject>Narbonne</dc:subject>
		<dc:subject>Aude</dc:subject>
		<dc:subject>Sime Darby</dc:subject>
		<dc:subject>petit bourg</dc:subject>
		<dc:subject>bourg situ&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Sime</dc:subject>
		<dc:subject>Darby</dc:subject>
		<dc:subject>Palme prennent</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Parce que leur embarcad&#232;re est convoit&#233; par un g&#233;ant de l'huile de palme, des habitants de Port-la-Nouvelle montent au front. Port&#233; par un argumentaire bien huil&#233; et r&#233;tif aux graisseurs de patte, le comit&#233; No Palme tente d'alerter son monde&#8230; Port-la-Nouvelle, petit bourg situ&#233; &#224; une vingtaine de kilom&#232;tres de Narbonne (Aude). Les membres du comit&#233; No Palme prennent place dehors, &#224; la fra&#238;che, &#224; deux pas de la gare. &#192; quelques centaines de m&#232;tres, la chemin&#233;e de la cimenterie Lafarge (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no93-octobre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;93 (octobre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nono-Kadaver" rel="tag"&gt;Nono Kadaver&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Alain" rel="tag"&gt;Alain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/palme" rel="tag"&gt;palme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Narbonne" rel="tag"&gt;Narbonne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Aude" rel="tag"&gt;Aude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sime-Darby" rel="tag"&gt;Sime Darby&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/petit-bourg" rel="tag"&gt;petit bourg&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bourg-situe" rel="tag"&gt;bourg situ&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sime" rel="tag"&gt;Sime&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Darby" rel="tag"&gt;Darby&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Palme-prennent" rel="tag"&gt;Palme prennent&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Parce que leur embarcad&#232;re est convoit&#233; par un g&#233;ant de l'huile de palme, des habitants de Port-la-Nouvelle montent au front. Port&#233; par un argumentaire bien huil&#233; et r&#233;tif aux graisseurs de patte, le &lt;a href=&#034;http://nopalmepln.tumblr.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;comit&#233; No Palme&lt;/a&gt; tente d'alerter son monde&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Port-la-Nouvelle, petit bourg situ&#233; &#224; une vingtaine de kilom&#232;tres de Narbonne (Aude). Les membres du comit&#233; No Palme prennent place dehors, &#224; la fra&#238;che, &#224; deux pas de la gare. &#192; quelques centaines de m&#232;tres, la chemin&#233;e de la cimenterie Lafarge &#233;tire sa hampe gris&#226;tre. Alain : &lt;i&gt;&#171; On sait tr&#232;s peu de choses du projet. C'est dans la presse r&#233;gionale, au printemps dernier, que l'on en a appris les grandes lignes. &#187;&lt;/i&gt; Que voici : la multinationale malaisienne Sime Darby, leader mondial dans le secteur de l'huile de palme, a jet&#233; son d&#233;volu sur Port-la-Nouvelle pour y implanter sa seconde usine de transformation en Europe (la premi&#232;re &#233;tant pr&#232;s de Rotterdam). La raison : Sime Darby vient d'acqu&#233;rir plus de 200 000 hectares de terres au Lib&#233;ria et a besoin d'un site de raffinage en Europe du Sud. L'huile de palme a le vent en poupe, non seulement sur le march&#233; alimentaire, mais aussi dans le secteur &#233;nerg&#233;tique puisque l'Union europ&#233;enne a fix&#233; &#224; 10 % la part des agrocarburants &#224; atteindre en 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hosanna ! se sont &#233;cri&#233;s la r&#233;gion Languedoc-Roussillon &#8211; propri&#233;taire du port &#8211; et les &#233;lus locaux. Et tous de pousser &#224; la roue de ce faramineux projet. De l'industrie ! Des cr&#233;ations d'emplois ! Mais si l'affaire fait l'unanimit&#233; chez les &#233;diles, la pl&#232;be ne s'en laisse pas conter : refusant ce projet de tartuffe, elle a cr&#233;&#233; le comit&#233; No Palme &#8211; pour Nouvelles orientations pour des alternatives locales et m&#233;diterran&#233;ennes. Alain, toujours : &lt;i&gt;&#171; Sime Darby ne vient qu'&#224; condition que l'on proc&#232;de &#224; une extension du port. Le co&#251;t des travaux est de deux cent millions d'euros. Cet argent n'aurait-il pas pu &#234;tre mis ailleurs ? Dans la r&#233;implantation de mara&#238;chers, dans la p&#234;che artisanale, la conchyliculture, le d&#233;veloppement de circuits courts ?&#8230; &#187; &lt;/i&gt; De surcro&#238;t, cette expansion empi&#232;terait sur une zone c&#244;ti&#232;re riche en biodiversit&#233;. Sans parler de la hausse du trafic autoroutier, puisque le fonctionnement de l'usine implique le passage quotidien de trois cent quarante camions. Mais ces pr&#233;occupations sont s&#251;rement tr&#232;s &#233;loign&#233;es de celles des dirigeants de Sime Darby, &#224; la lumi&#232;re de leurs faits d'armes. En Indon&#233;sie et en Malaisie, cette firme a particip&#233; activement aux campagnes de d&#233;forestation sauvage afin de replanter des palmiers &#224; huile. Un exemple parmi d'autres : sur l'&#238;le de Sumatra, l'&#233;quivalent de &lt;i&gt;&#171; 400 terrains de football &#187;&lt;/i&gt; est ras&#233; quotidiennement&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde diplomatique, d&#233;cembre 2009.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Pour rassurer Sime Darby&lt;/i&gt;, poursuit Alain, &lt;i&gt;Bernard Ballester, le pr&#233;sident de la chambre de commerce et d'industrie, a d&#233;clar&#233; qu'&#224; Port-la-Nouvelle, &#8220;il n'y a pas de docker&#8221;. Ce qui veut dire : ici, vous serez tranquilles. Pourquoi Sime Darby n'a-t-elle pas choisi Marseille ? Parce qu'ici les types bossent quarante heures par semaine, dans une vraie pr&#233;carit&#233;. Et comme il n'y a pas de syndicat, il n'y a aucun risque de contestation. &#187;&lt;/i&gt; Et quand bien m&#234;me il y en aurait&#8230; &#192; l'origine, la prud'homie de p&#234;che&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les prud'homies de p&#234;che sont des organisations ayant comp&#233;tence (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#233;tait membre du comit&#233;, mais un &#233;lu aurait fait pression sur les p&#234;cheurs pour qu'ils la mettent en sourdine, promettant que les emplois cr&#233;&#233;s &#8211; une vingtaine selon les derni&#232;res estimations &#8211; leur seraient r&#233;serv&#233;s. Ce qui fait dire &#224; Paul, autre membre de No Palme : &lt;i&gt;&#171; Les p&#234;cheurs qui ont accept&#233; les cacahu&#232;tes de la mairie vont devenir les larbins de Sime Darby. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une raison bien plus explosive pousse &#224; s'opposer &#224; ce projet. Port-la-Nouvelle abrite en son sein quatre d&#233;p&#244;ts class&#233;s Seveso &#171; seuil haut &#187; (gaz liqu&#233;fi&#233;, p&#233;trole et alcool). Le port d&#233;pote chaque mois 1 500 tonnes de nitrate d'ammonium en provenance de Bayonne (Pyr&#233;n&#233;es-Atlantiques) et &#224; destination du Maghreb. Albert, autre opposant, a potass&#233; sa chimie : &lt;i&gt;&#171; Le nitrate d'ammonium est utilis&#233; comme engrais. Mais c'est aussi un explosif. Si tu le m&#233;langes avec un corps gras, de l'huile v&#233;g&#233;tale par exemple, tu d&#233;cuples ses capacit&#233;s d&#233;tonantes. Il n'est pas difficile d'imaginer la puissance qu'aurait une explosion aliment&#233;e par le stockage de milliers de tonnes d'ol&#233;agineux. Port-la-Nouvelle serait ray&#233;e de la carte. &#187;&lt;/i&gt; En octobre 2009, un silo de l'usine Lafarge a pris feu, mais le grand boum a &#233;t&#233; &#233;vit&#233; de peu. En juillet 2010, un camion transportant du GPL s'est enflamm&#233; &#224; son tour, a incendi&#233; plusieurs entrep&#244;ts et camions, et treize personnes ont &#233;t&#233; bless&#233;es. Puis, en mai 2011, un &#233;crou mal scell&#233; a provoqu&#233; la fuite de 3 500 tonnes de ciment d'un silo. Alain conclut : &lt;i&gt;&#171; &#192; Port-la-Nouvelle, deux trains acheminent chacun sept cent cinquante tonnes de nitrate d'ammonium par mois. Quatre cents ont suffi pour provoquer la catastrophe d'AZF. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/2009/12/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Monde diplomatique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, d&#233;cembre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les prud'homies de p&#234;che sont des organisations ayant comp&#233;tence r&#233;glementaire et juridictionnelle en mati&#232;re de p&#234;che c&#244;ti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un coup de morale dans l'eau</title>
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		<dc:date>2011-12-07T06:19:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Georges Broussaille</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Le 27 septembre, les parlementaires europ&#233;ens ont fait avancer la cause sacr&#233;e des droits de l'homme ! R&#233;unis en conclave, ils ont adopt&#233; par 567 voix contre 89 une r&#233;solution moralisant les exportations de produits &#171; susceptibles d'&#234;tre utilis&#233;s &#224; des fins civiles et militaires &#187;, dont les technologies de t&#233;l&#233;communication pouvant avoir &#171; une utilisation impliquant une violation des droits de l'homme, des principes d&#233;mocratiques ou de la libert&#233; d'expression &#187;. Les entreprises europ&#233;ennes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no93-octobre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;93 (octobre 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Billets" rel="tag"&gt;Billets&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/droits" rel="tag"&gt;droits&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/susceptibles-d-etre" rel="tag"&gt;susceptibles d'&#234;tre&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ben-Ali" rel="tag"&gt;Ben Ali&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/liberte-d-expression" rel="tag"&gt;libert&#233; d'expression&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 27 septembre, les parlementaires europ&#233;ens ont fait avancer la cause sacr&#233;e des droits de l'homme ! R&#233;unis en conclave, ils ont adopt&#233; par 567 voix contre 89 une r&#233;solution moralisant les exportations de produits &lt;i&gt;&#171; susceptibles d'&#234;tre utilis&#233;s &#224; des fins civiles et militaires &#187;&lt;/i&gt;, dont les technologies de t&#233;l&#233;communication pouvant avoir&lt;i&gt; &#171; une utilisation impliquant une violation des droits de l'homme, des principes d&#233;mocratiques ou de la libert&#233; d'expression &#187;&lt;/i&gt;. Les entreprises europ&#233;ennes ne pourront plus fourguer aux gouvernements peu sensibles aux sermons humanitaires des syst&#232;mes permettant de fliquer Internet et de mettre le nez dans les courriels des opposants. Cela aurait-il emp&#234;ch&#233; les soci&#233;t&#233;s fran&#231;aises Amesys et Thales de livrer ce type de mat&#233;riel &#224; la Libye en 2007 et 2008 ? L'on peut en douter&#8230; Si cette r&#233;solution est aussi efficace que le code europ&#233;en de bonne conduite relatif aux ventes d'armes de 1998, les dictateurs et leurs fournisseurs pourront continuer &#224; commercer tranquilles. Ce texte stipule qu'en mati&#232;re de transferts d'armement, les pays membres &lt;i&gt;&#171; ne d&#233;livreront pas d'autorisation d'exportation s'il existe un risque manifeste que le bien dont l'exportation est envisag&#233;e serve &#224; la r&#233;pression interne &#187;&lt;/i&gt;. Or, plusieurs d'entre eux ont vendu du mat&#233;riel militaire aux tyrans d&#233;chus Ben Ali, Moubarak et Kadhafi, qui n'ont pas h&#233;sit&#233; &#224; s'en servir quand le sirocco de la r&#233;volte s'est lev&#233;. Difficile de virer les marchands de canons du temple d&#233;mocratique tant que les bons Samaritains si&#233;geant &#224; Strasbourg ne pr&#233;voiront pas de sanction. L'enfer dictatorial est pav&#233; de bonnes r&#233;solutions sans lendemain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; Le peuple exige la justice sociale ! &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Le-peuple-exige-la-justice-sociale</link>
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		<dc:date>2011-12-05T06:25:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Warschawski</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Aurel</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Cet &#233;t&#233;, le ras-le-bol social a gagn&#233; les rives de la M&#233;diterran&#233;e orientale. Le gouvernement isra&#233;lien ne pouvant plus cacher son offensive n&#233;olib&#233;rale derri&#232;re les multiples conflits avec ses voisins, l'heure des comptes est venue. Le quatorze juillet 2011, les Isra&#233;liens n'ont pas pris la Bastille mais ils ont fait le premier pas de la plus grande mobilisation sociale jamais v&#233;cue par l'&#201;tat juif. Celle-ci a d&#233;but&#233;, sur le luxueux boulevard Rothschild &#224; Tel Aviv, avec une tente plant&#233;e (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no93-octobre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;93 (octobre 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Israeliens-n-ont" rel="tag"&gt;Isra&#233;liens n'ont&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cet &#233;t&#233;, le ras-le-bol social a gagn&#233; les rives de la M&#233;diterran&#233;e orientale. Le gouvernement isra&#233;lien ne pouvant plus cacher son offensive n&#233;olib&#233;rale derri&#232;re les multiples conflits avec ses voisins, l'heure des comptes est venue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le quatorze juillet 2011, les Isra&#233;liens n'ont pas pris la Bastille mais ils ont fait le premier pas de la plus grande mobilisation sociale jamais v&#233;cue par l'&#201;tat juif. Celle-ci a d&#233;but&#233;, sur le luxueux boulevard Rothschild &#224; Tel Aviv, avec une tente plant&#233;e par une jeune femme de 24 ans, Daphni Leef, pour protester contre l'impossibilit&#233; d'avoir acc&#232;s &#224; un logement pour quiconque n'est pas fils ou fille de millionnaire. En l'espace de quelques jours, des milliers de tentes sont apparues &#224; travers le pays, et des manifestations de plus en plus massives ont parcouru les grandes villes, pour finalement d&#233;boucher sur la gigantesque manifestation du 3 septembre, quand 400 000 personnes ont cri&#233; dans les rues de Tel Aviv &lt;i&gt;&#171; Le peuple exige la justice sociale ! &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; Non &#224; la politique de privatisation ! &#187;&lt;/i&gt; L'&#233;quivalent fran&#231;ais de 400 000 manifestants &#224; Tel Aviv serait environ quatre millions&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_215 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH536/93_aurel_israel-7d77a.png?1768651336' width='400' height='536' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Aurel
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Extraordinaire mouvement qui d&#233;marre sur la question du logement mais se d&#233;veloppe tr&#232;s rapidement sur une remise en question de l'ensemble du syst&#232;me n&#233;olib&#233;ral, reprenant les principaux slogans des forums sociaux : &#171; Le logement n'est pas une marchandise &#187;, &#171; La sant&#233; n'est pas une marchandise &#187;, &#171; L'&#233;ducation n'est pas une marchandise &#187;. Il faut dire que Benjamin Netanyahou a &#233;t&#233; le champion du monde incontest&#233; dans l'offensive n&#233;olib&#233;rale, la privatisation tous azimuts et le d&#233;mant&#232;lement des services publics. Dans la logique &#233;conomique et sociale de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan, Netanyahou a transform&#233; Isra&#235;l &#8211; un &#201;tat social des plus d&#233;velopp&#233;s &#8211; en royaume de la d&#233;r&#233;gulation et de la privatisation, ce en moins de deux d&#233;cennies.
&#171; Miracle &#233;conomique &#187;, dit-on, &#224; juste titre, de l'&#233;conomie isra&#233;lienne dont les indicateurs sont meilleurs que la moyenne europ&#233;enne, mais aussi pays d&#233;velopp&#233; o&#249; le foss&#233; entre riches et pauvres s'est consid&#233;rablement creus&#233;, l'un n'allant pas sans l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant que les effets de la politique &#233;conomique lib&#233;rale ne touchaient que les couches les plus pauvres, les protestations restaient isol&#233;es et atomis&#233;es. Ce n'est que lorsque la privatisation du patrimoine immobilier et du logement a touch&#233; les classes moyennes, de moins en moins capables de trouver un logement &#224; un prix abordable, que ces derni&#232;res ont cri&#233; &#171; Basta ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ni gauche, ni droite &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; mouvement social et pas politique &#187;&lt;/i&gt; se sont empress&#233;s de clarifier Daphni Leef et ses amis, ce qui a effectivement permis &#224; chaque isra&#233;lien, religieux ou la&#239;c, des grandes villes ou de la p&#233;riph&#233;rie, ashk&#233;naze ou s&#233;pharade, mais aussi juif ou arabe, d'y trouver sa place. Sauf que les choix budg&#233;taires sont toujours politiques. &lt;i&gt;&#171; On n'est pas la Suisse, ici ! &#187;&lt;/i&gt; s'est empress&#233; de dire le ministre de la d&#233;fense &#201;houd Barak du haut de son duplex perch&#233; au sommet de la tour la plus ch&#232;re de Tel Aviv. Pourtant m&#234;me dans son propre minist&#232;re, les cadres sup&#233;rieurs se sont imm&#233;diatement port&#233;s volontaires pour r&#233;duire le budget, craignant que les coupes indispensables pour financer les budgets sociaux ne soient impos&#233;es de l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, contrairement aux d&#233;clarations de Barak, tout le monde sait qu'il est imp&#233;ratif &#8211; et possible, sans toucher &#224; la s&#233;curit&#233; du pays &#8211; de r&#233;duire le budget de la d&#233;fense et de cesser d'investir des sommes colossales dans le projet de colonisation. C'est donc bien d'un choix politique qu'il s'agit, confirm&#233; par le refus d'augmenter le budget alors qu'Isra&#235;l a des r&#233;serves mon&#233;taires qui rendraient l'op&#233;ration tout &#224; fait possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tabou s&#233;curitaire avait &#233;t&#233; l&#233;g&#232;rement &#233;br&#233;ch&#233; quand la tentative du gouvernement d'instrumentaliser l'attentat d'Eilat, il y a un mois, avait fait long feu, les manifestants ayant exprim&#233; clairement et unanimement leur refus de suspendre la mobilisation pour raison de deuil national. Ceci dit, nous ne sommes pas &#224; l'abri d'un incident plus dramatique, voire d'une provocation sur le front libanais qui pourrait alors mettre un grand b&#233;mol &#224; la mobilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la manifestation du 3 septembre, le tour des commissions est venu : la commission Trachtenberg nomm&#233;e par le gouvernement et la commission Yona-Spivack mise en place par le mouvement. La premi&#232;re vient de remettre ses recommandations qui ne sont pas pour surprendre : augmentation des budgets sociaux, relance d'une politique de logements sociaux, augmentation de l'aide sociale aux plus pauvres, etc. La r&#233;action de Netanyahou ne surprend pas non plus : tr&#232;s bonnes propositions, a-t-il dit en substance, mais il n'y a pas d'argent&#8230; ce qui, comme on dit, est un gros mensonge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus int&#233;ressantes sont les suggestions de la commission alternative qui demande &#224; la fois d'augmenter les recettes budg&#233;taires et de r&#233;duire le budget du ministre de la D&#233;fense. Ces recommandations peuvent &#234;tre la base d'une reprise du mouvement, une fois pass&#233;es les f&#234;tes du nouvel an juif. Quoi qu'il en soit, l'ann&#233;e qui s'ouvre sera profond&#233;ment marqu&#233;e par les mobilisations des derniers mois et l'appel &#224; plus de justice sociale fait d&#233;sormais partie des aspirations de la grande majorit&#233; des Isra&#233;liens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Refuznik Tsahal !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Maliet</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Aurel</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>militaire</dc:subject>
		<dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject>
		<dc:subject>Indign&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>soci&#233;t&#233; isra&#233;lienne</dc:subject>
		<dc:subject>base militaire</dc:subject>
		<dc:subject>Sahar</dc:subject>
		<dc:subject>New Profile</dc:subject>
		<dc:subject>effectu&#233;e Sahar</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Deux mois de prison, et trois mois de d&#233;tention dans une base militaire. C'est la peine qu'a effectu&#233;e Sahar Vardi, 21 ans aujourd'hui, pour avoir refus&#233; de faire ses deux ans de service militaire en Isra&#235;l. &#171; Pour la soci&#233;t&#233; isra&#233;lienne, il n'y a aucune diff&#233;rence entre la paix et l'arm&#233;e &#187;, explique-t-elle &#224; CQFD. Mais pour elle, qui &#171; habite &#224; J&#233;rusalem, &#224; quinze kilom&#232;tres de villages palestiniens &#187;, qui a milit&#233; tr&#232;s t&#244;t contre l'occupation au sein des Anarchistes contre le mur et de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no93-octobre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;93 (octobre 2011)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_218 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH566/93-aurel-Pacifistes-israeliens-3df32.png?1768654340' width='400' height='566' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Aurel
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Deux mois de prison, et trois mois de d&#233;tention dans une base militaire. C'est la peine qu'a effectu&#233;e Sahar Vardi&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mi-septembre, Sahar Vardi et Idan Halili, elle aussi refuznik, ont fait une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, 21 ans aujourd'hui, pour avoir refus&#233; de faire ses deux ans de service militaire en Isra&#235;l. &lt;i&gt;&#171; Pour la soci&#233;t&#233; isra&#233;lienne, il n'y a aucune diff&#233;rence entre la paix et l'arm&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-elle &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;. Mais pour elle, qui &lt;i&gt;&#171; habite &#224; J&#233;rusalem, &#224; quinze kilom&#232;tres de villages palestiniens &#187;&lt;/i&gt;, qui a milit&#233; tr&#232;s t&#244;t contre l'occupation au sein des &lt;a href=&#034;http://www.awalls.org/qui_sommes_nous_francais&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Anarchistes contre le mur&lt;/a&gt; et de &lt;a href=&#034;http://www.newprofile.org/english/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;New Profile&lt;/a&gt; (association pacifiste et f&#233;ministe), qui se bat contre l'expulsion des Palestiniens et la destruction de leurs maisons, bref, qui s'est confront&#233;e physiquement &#224; la gent militaire, la contradiction ne fait pas de doute ! Si de nombreux jeunes Isra&#233;liens &#233;chappent en douce au service national &#8211; pour cause de mariage, convictions religieuses ou probl&#232;mes psychologiques &#8211;, Sahar a pr&#233;f&#233;r&#233; assumer publiquement son objection de conscience. &lt;i&gt;&#171; Aller en prison, c'&#233;tait faire conna&#238;tre notre cause, et esp&#233;rer avoir un &#233;cho dans la soci&#233;t&#233; isra&#233;lienne. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une question nous taraude : cet &#233;cho s'est-il r&#233;p&#233;t&#233; jusque dans les rangs des Indign&#233;s de Tel Aviv, qui tiennent le pav&#233; depuis cet &#233;t&#233; ? Abordent-ils le r&#244;le de l'arm&#233;e dans l'occupation et l'importance des budgets militaires dans leurs d&#233;bats ? &lt;i&gt;&#171; Ce mouvement est domin&#233; par la classe moyenne blanche, juive, ashk&#233;naze, une branche de la population qui est g&#233;n&#233;ralement tr&#232;s sioniste&lt;/i&gt;, r&#233;pond Sahar. &lt;i&gt;Mais il permet quelques prises de conscience : pour la premi&#232;re fois, certains se rendent compte que le gouvernement et les forces de l'ordre ne sont pas de leur c&#244;t&#233;. En Isra&#235;l, la s&#233;curit&#233;, c'est comme Dieu, tout passe apr&#232;s, m&#234;me les mouvements sociaux. S'il y a un attentat, on oublie la protestation et l'on se regroupe derri&#232;re le gouvernement. Or, pendant le mouvement des Indign&#233;s, il y a eu un attentat dans le Sud d'Israel, mais cela n'a pas calm&#233; les ardeurs protestataires. La s&#233;curit&#233;, ce n'est plus seulement se d&#233;fendre contre le terrorisme, c'est aussi avoir une maison, un abri, &#224; manger&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Et pour ce qui est du budget militaire ? &lt;i&gt;&#171; Sa r&#233;duction ne fait pas partie des revendications. Mais, dans une manif, un gars a offert sa m&#233;daille re&#231;ue &#224; la fin de la deuxi&#232;me guerre du Liban &#224; une des leaders du mouvement, Daphni Leef, en lui disant : &#8220;Vous en faites plus pour la soci&#233;t&#233; isra&#233;lienne que moi en combattant&#8221;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;largissant le cercle des responsabilit&#233;s et des possibilit&#233;s d'action, Sahar poursuit : &lt;i&gt;&#171; Comme les Indign&#233;s de Tel Aviv, la communaut&#233; internationale devrait tenir compte de ces aspects militaires. Il faut que vos gouvernements cessent d'intervenir politiquement et &#233;conomiquement en Isra&#235;l. Si ce soutien s'arr&#234;te, l'occupation ne sera plus viable. Prenons le cas des ventes d'armes : la France vient de passer commande de drones isra&#233;liens pour 350 millions d'euros ! Si l'on vend tant de mat&#233;riel militaire, c'est qu'il est fiable, test&#233; en conditions r&#233;elles par notre arm&#233;e. Ces drones qui vont &#233;quiper l'arm&#233;e fran&#231;aise, ils ont &#233;t&#233; utilis&#233;s lors de la guerre &#224; Gaza en 2008 et 2009. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Mi-septembre, Sahar Vardi et Idan Halili, elle aussi refuznik, ont fait une tourn&#233;e de conf&#233;rences en France, invit&#233;es par le &lt;a href=&#034;https://www.cot81.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Collectif tarnais de r&#233;flexion et d'action contre la militarisation de la soci&#233;t&#233; (COT)&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; En finir avec les divisions &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/En-finir-avec-les-divisions</link>
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		<dc:date>2011-12-05T06:18:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sarah Katz</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Hamas</dc:subject>
		<dc:subject>tissu associatif</dc:subject>
		<dc:subject>associatif d&#233;velopp&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;velopp&#233; suite</dc:subject>
		<dc:subject>engendr&#233; alors</dc:subject>
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		<dc:subject>l'espoir engendr&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Notre envoy&#233;e sp&#233;ciale &#224; Gaza a rencontr&#233; Leyla qui, le 15 mars dernier, participait &#224; la grande manifestation pour l'unit&#233; du peuple palestinien. Une plong&#233;e dans ce territoire exsangue o&#249; l'on vit sous la menace permanente d'attaques a&#233;riennes, et d'o&#249; il n'est pas simple de s'extirper ! Cinq ann&#233;es de politique rigoriste du Hamas et de blocus isra&#233;lien ne seront pas parvenues &#224; faire dispara&#238;tre le tissu associatif d&#233;velopp&#233; suite au retour d'Arafat en 1994, et &#224; l'espoir engendr&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no93-octobre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;93 (octobre 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Hamas" rel="tag"&gt;Hamas&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/tissu-associatif" rel="tag"&gt;tissu associatif&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/associatif-developpe" rel="tag"&gt;associatif d&#233;velopp&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/developpe-suite" rel="tag"&gt;d&#233;velopp&#233; suite&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/engendre-alors" rel="tag"&gt;engendr&#233; alors&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Fatah" rel="tag"&gt;Fatah&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/retour-d-Arafat" rel="tag"&gt;retour d'Arafat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-espoir-engendre" rel="tag"&gt;l'espoir engendr&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Notre envoy&#233;e sp&#233;ciale &#224; Gaza a rencontr&#233; Leyla qui, le 15 mars dernier, participait &#224; la grande manifestation pour l'unit&#233; du peuple palestinien. Une plong&#233;e dans ce territoire exsangue o&#249; l'on vit sous la menace permanente d'attaques a&#233;riennes, et d'o&#249; il n'est pas simple de s'extirper !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cinq ann&#233;es de politique rigoriste du Hamas et de blocus isra&#233;lien ne seront pas parvenues &#224; faire dispara&#238;tre le tissu associatif d&#233;velopp&#233; suite au retour d'Arafat en 1994, et &#224; l'espoir engendr&#233; alors. Leyla, trente ans, se souvient de l'affrontement arm&#233; entre le Fatah et le Hamas, et de la prise de contr&#244;le par ce dernier, en juin 2007. Elle en parle comme d'un cauchemar :&lt;i&gt; &#171; Apr&#232;s le clash, nous avons construit un mur entre notre maison et celle de nos voisins, o&#249; vivent des sympathisants du Hamas et dont le fils est actif dans les brigades Kasam, alors que notre famille est proche du Fatah. Dire que, quand nous &#233;tions enfants, nous dormions ensemble, mangions dans le m&#234;me plat ! Pendant la guerre de d&#233;cembre&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Guerre de Gaza, ou &#171; Op&#233;ration Plomb durci &#187; de d&#233;cembre 2008 &#224; janvier (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;i&gt;, mon voisin a &#233;t&#233; tu&#233; d&#232;s le premier raid. C'&#233;tait un fr&#232;re que je perdais, m&#234;me s'il &#233;tait du c&#244;t&#233; du Hamas. Je suis all&#233;e chez eux et nous avons pleur&#233; ensemble. J'avais oubli&#233; son appartenance politique. Tout ce qu'il y avait dans mon esprit, c'&#233;tait le souvenir que nous avions grandi ensemble... &#187;&lt;/i&gt; Malgr&#233; le Hamas, qui allie pouvoir autoritaire et tradition religieuse, des jeunes vont tenter de desserrer l'&#233;tau et d'organiser, le 15 mars 2011, une immense manifestation appelant &#224; l'union des Palestiniens contre l'occupation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leyla raconte : &lt;i&gt;&#171; Nous allions &#224; Gallery, un restaurant d'ext&#233;rieur. Nous nous montrions des photographies, des textes, des po&#233;sies. Nous discutions. Apr&#232;s les &#233;v&#232;nements de Tunisie et d'&#201;gypte, nous avons commenc&#233; &#224; penser que c'&#233;tait &#224; notre tour de faire notre propre r&#233;volution. Et qu'elle allait forc&#233;ment diff&#233;rer des autres. Elles ont appel&#233; &#224; chasser leur r&#233;gime et &#224; en finir avec la dictature. Nous, nous appelons &#224; construire notre r&#233;gime et &#224; construire la d&#233;mocratie palestinienne. Nous appelons &#224; refaire le lien entre Gaza et la Cisjordanie. Sur Facebook, Twitter, YouTube, nous disions par exemple : &#8220;Je veux en finir avec la division, rejoignez-moi le 15 mars sur la place du Soldat inconnu&#8221;. Ou encore : &#8221;Je suis Rhamis, je veux &#234;tre s&#251;r que mes enfants vivront un futur lumineux. Je serais le 15 mars dans la rue&#8221;. On s'&#233;tait dit que nous serions peut-&#234;tre 15 000, mais on a &#233;t&#233; plus de 200 000 ! &#187;&lt;/i&gt; Leyla ne se d&#233;courage pas, malgr&#233; les autorit&#233;s qui ne voient pas d'un tr&#232;s bon &#339;il leur mouvement : &lt;i&gt;&#171; Parce que j'appelle &#224; la fin de la division, que j'essaie de faire entendre ma voix contre les attaques sur les camps de r&#233;fugi&#233;s et le massacre en Syrie, j'ai &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;e, battue, ils ont tent&#233; de me kidnapper. C'est de cela dont je suis coupable ? Eh bien, d'accord ! je suis coupable parce que je veux que &#231;a change ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Gaza, en ce mois d'ao&#251;t, quelques boutiques de fruits et l&#233;gumes colorent l'espace urbain compos&#233; de hauts immeubles et d'un fouillis des petites constructions entass&#233;es, pendant que dans le ciel qui semble pourtant d&#233;gag&#233;, passe parfois un chasseur F16. Mais ce sont aux drones que tout le monde pense. Dans les maisons, leurs survols quasi invisibles d&#233;gradent quotidiennement la r&#233;ception des images et du son sur les t&#233;l&#233;viseurs. Probl&#232;me d&#233;risoire ? Pas dans cette mince bande de terre verrouill&#233;e (en moyenne dix kilom&#232;tres de large pour quarante de long), o&#249; l'on se soucie particuli&#232;rement de cette fen&#234;tre sur le monde. Depuis les airs, les voitures sont des cibles privil&#233;gi&#233;es, mais cela peut aussi bien tomber sur une maison. &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui je suis vivant, demain je peux &#234;tre &#224; c&#244;t&#233; d'une voiture qui explose &#187;&lt;/i&gt;, dit Ahmed, 25 ans. Le 19 ao&#251;t, sept personnes ont &#233;t&#233; tu&#233;es sur la route de Rafah au lendemain de la mort de huit Isra&#233;liens dans la r&#233;gion d'Eilat. &lt;i&gt;&#171; Dites au monde ! Et quoi, maintenant ? Quoi, maintenant ? &#187;&lt;/i&gt;, interroge en pleurs la s&#339;ur d'une jeune femme qui vient de perdre son mari, son fils, et son beau-fr&#232;re. Quelques heures auparavant, l'enfant de deux ans s'&#233;tait l&#233;g&#232;rement bless&#233;, et on l'avait amen&#233; &#224; l'h&#244;pital, bien coinc&#233; entre son p&#232;re et son oncle sur la moto familiale. Sur le chemin du retour, une bombe venue du ciel les a &#233;crabouill&#233;s. Il para&#238;t que l'oncle avait des id&#233;es politiques qui ne convenaient pas &#224; l'occupant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Descente au sud de Gaza o&#249;, depuis la chute de Moubarak, il est th&#233;oriquement plus simple de sortir. Mais le blocus n'est lev&#233; que de mani&#232;re intermittente, au gr&#233; des caprices des autorit&#233;s &#233;gyptiennes. Les Palestiniens doivent s'inscrire trois &#224; quatre mois &#224; l'avance aupr&#232;s de l'Administration qui leur d&#233;livre alors un num&#233;ro. Un jour, la convocation arrive, enjoignant le demandeur de se rendre dans un centre o&#249; sont regroup&#233;s les cars &#224; destination de l'&#201;gypte. Dans un gymnase, les gradins sont combles et les all&#233;es encombr&#233;es de bagages d&#232;s le petit matin. Pendant des heures, chacun attend que son nom soit hurl&#233; au micro. L'espoir flambe &#224; chaque nouvel appel, et les &#233;lus se dirigent difficilement vers le bus convoit&#233;. Le plus souvent, &#224; la nuit tomb&#233;e, le b&#226;timent ne s'est vid&#233; que de moiti&#233;. Apr&#232;s un court trajet jusqu'&#224; la fronti&#232;re, l'attente reprend. On se d&#233;gourdit les jambes, on s'assied dehors, on revient dans le car r&#244;ti par le soleil&#8230; &#192; mesure que le jour tombe, le moral d&#233;cline. Au bout de plusieurs heures, le car repart, les gens se congratulent. Les meilleurs jours, les formalit&#233;s de sortie se font sans douleur, sauf quand l'&#201;gypte d&#233;cide qu'elle ne laisse plus passer personne&#8230; Il faut une patience ! Mais, surtout, une bonne dose de dignit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Guerre de Gaza, ou &#171; Op&#233;ration Plomb durci &#187; de d&#233;cembre 2008 &#224; janvier 2009, qui a caus&#233; plus de 1 300 victimes palestiniennes dont plus de 410 enfants.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>DSK : ce sont ses amis qui en parlent le mieux</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Fontenelle</dc:creator>


		<dc:subject>Rage dedans</dc:subject>
		<dc:subject>L&#233;vy</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Bernard-Henri L&#233;vy (le fameux philosophe) l'a dit le tout premier : non seulement Dominique Strauss-Kahn (aka DSK), qui est son ami, n'a pas (du tout) agress&#233; Nafissatou Diallo, mais il n'a, plus math&#233;matiquement, pas (du tout) pu agresser Nafissatou Diallo, pour la simple mais bonne raison que DSK est depuis vingt-cinq ans son &#171; ami &#187;, &#224; lui, Bernard-Henri L&#233;vy, et que pendant ce cons&#233;quent laps de temps (vingt-cinq ans, &#231;a fait quand m&#234;me deux fois sept ans, plus huit ans, c'est pas rien), (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no93-octobre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;93 (octobre 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Rage-dedans" rel="tag"&gt;Rage dedans&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Levy" rel="tag"&gt;L&#233;vy&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/consequent-laps" rel="tag"&gt;cons&#233;quent laps&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bernard-Henri L&#233;vy (le fameux philosophe) l'a dit le tout premier : non seulement Dominique Strauss-Kahn (aka DSK), qui est son ami, n'a pas (du tout) agress&#233; Nafissatou Diallo, mais il n'a, plus math&#233;matiquement, pas (du tout) pu agresser Nafissatou Diallo, pour la simple mais bonne raison que DSK est depuis vingt-cinq ans son &#171; ami &#187;, &#224; lui, Bernard-Henri L&#233;vy, et que pendant ce cons&#233;quent laps de temps (vingt-cinq ans, &#231;a fait quand m&#234;me deux fois sept ans, plus huit ans, c'est pas rien), jamais (jamais, vous m'entendez ?) DSK ne lui a ne serait-ce que sugg&#233;r&#233;, f&#251;t-ce &#224; mots tr&#232;s couverts, f&#251;t-ce par de compliqu&#233;es circonlocutions, qu'il avait envie de forcer une femme de chambre de chez Sofitel &#8211; et alors vous, n'est-ce pas, je sais pas, mais moi, qui ai pour m&#233;tier de penser (et qui ne suis pas, vous me conc&#232;derez, du genre qui se laisse facilement berner), toute cette histoire du bonhomme qui se lancerait tout d'un coup dans l'agression galante sans avoir au moins pr&#233;venu quelques potes ? Vous m'excuserez, mais j'y crois juste pas : &#231;a tient pas la route une seconde.
Puis, 'tendez : vous pensez vraiment que si Dominique &#233;tait le &#171; monstre &#187; qu'a d'abord dit &#171; la justice am&#233;ricaine &#187; (avant de le blanchir), il serait mon ami ? Dites-moi : je suis qui, moi, au juste, pour que vous vous mettiez &#224; m'insulter ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Oui, monsieur (oui, monsieur) : je suis l'ami, aussi (et nonobstant), de Roman Polanski, et, oui, monsieur, Roman Polanski a en effet eu cette rapide aventure avec une tr&#232;s jeune femme de treize ans, qui n'&#233;tait, me dit-on, point compl&#232;tement consentante &#8211; et alors ? Non, monsieur : je ne crois pas qu'il y ait l&#224; le moindre rapport avec ce dont nous parlons aujourd'hui, fermez donc votre toute petite gueule avant que je ne vous la p&#232;te, mis&#233;rable enc***.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques mois plus tard, Ivan Leva&#239; (le fameux journaliste) le dit le tout second : DSK, qui est non seulement son &#171; ami &#187;, mais de surcro&#238;t le mari d'une femme qu'il conna&#238;t quand m&#234;me un peu, si vous permettez, puisqu'il a quand m&#234;me &#233;t&#233; mari&#233; avec elle pendant cinq fois deux, plus cinq ann&#233;es &#8211; Ivan Leva&#239;, disait-on, rel&#232;ve &#224; son tour que DSK n'a tout bonnement pas pu commettre l'ind&#233;licatesse dont l'accuse l'hideux &#171; tribunal de l'opinion &#187;, non tant parce qu'il est son camarade (quoique cela lui fasse &#233;galement un solide alibi), que parce que jamais (jamais, vous m'entendez) son &#233;pouse (qu'Ivan Leva&#239; conna&#238;t donc bien, pour avoir &#233;t&#233; lui-m&#234;me son mari pendant trois quinquennats) ne serait rest&#233;e son &#233;pouse, s'il avait seulement fait mine de vouloir entretenir des relations extraconjugales non consenties &#8211; je la connais un peu, elle a &#233;t&#233; ma moiti&#233; pendant quinze ans, et je peux vous garantir qu'elle n'est quand m&#234;me pas sotte &#224; ce point, qu'est-ce que vous croyez ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DSK, au fond : ce sont ses amis, qui en parlent le mieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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