<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_rubrique=13&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1779602680</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; La ville est &#224; nous ! &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-ville-est-a-nous</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/La-ville-est-a-nous</guid>
		<dc:date>2011-10-17T05:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier Cyran</dc:creator>


		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>squat</dc:subject>
		<dc:subject>film</dc:subject>
		<dc:subject>Christophe</dc:subject>
		<dc:subject>squats</dc:subject>
		<dc:subject>Christophe Coello</dc:subject>
		<dc:subject>proposition faite</dc:subject>
		<dc:subject>Squat n'est</dc:subject>
		<dc:subject>propre vie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Montrer &#224; des squatteurs un film qui s'appelle Squat, c'est prendre le risque d'un retour de pied de biche dans les gencives. S&#251;rement que les jardiniers trouveraient &#224; redire &#224; un documentaire sur le jardinage&#8230; Attention, Squat n'est pas vraiment un film sur les squatteurs : c'est une proposition faite &#224; chacun de se r&#233;approprier la ville et sa propre vie. De 2003 &#224; 2011, Christophe Coello a film&#233; de l'int&#233;rieur les actions de Miles de Viviendas (&#171; des milliers de logements &#187;), un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no91-juillet-aout-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;91 (juillet-ao&#251;t 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/France" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/squat" rel="tag"&gt;squat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/film" rel="tag"&gt;film&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Christophe" rel="tag"&gt;Christophe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/squats" rel="tag"&gt;squats&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Christophe-Coello" rel="tag"&gt;Christophe Coello&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/proposition-faite" rel="tag"&gt;proposition faite&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Squat-n-est" rel="tag"&gt;Squat n'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/propre-vie" rel="tag"&gt;propre vie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Montrer &#224; des squatteurs un film qui s'appelle &lt;a href=&#034;http://squat-lefilm.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Squat&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, c'est prendre le risque d'un retour de pied de biche dans les gencives. S&#251;rement que les jardiniers trouveraient &#224; redire &#224; un documentaire sur le jardinage&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Attention&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Squat&lt;/i&gt; n'est pas vraiment un film sur les squatteurs : c'est une proposition faite &#224; chacun de se r&#233;approprier la ville et sa propre vie. De 2003 &#224; 2011, Christophe Coello a film&#233; de l'int&#233;rieur les actions de Miles de Viviendas (&lt;i&gt;&#171; des milliers de logements &#187;&lt;/i&gt;), un collectif barcelonais qui revitalise les p&#226;t&#233;s de maisons vid&#233;s par la sp&#233;culation immobili&#232;re et stimule joyeusement la r&#233;sistance du quartier contre les promoteurs et les pelleteuses. &lt;i&gt;Squat&lt;/i&gt; ne sortira dans les salles fran&#231;aises que d&#233;but novembre &#8211; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; en reparlera &#8211;, mais d&#233;j&#224; la question se pose aux chanceux qui l'ont vu : comment ce film libre et lib&#233;rateur, issu d'une aventure qui n'a que peu d'&#233;quivalents en France, sera-t-il re&#231;u par les squatteurs de chez nous ? Entre les squats d'&#171; artistes &#187; o&#249; s'encanaille boboland, les toits de fortune pour gal&#233;riens traqu&#233;s et les regroupements de punks &#224; chiens pas toujours port&#233;s sur l'organisation politique, la belle exp&#233;rience montr&#233;e par Christophe Coello ne risque-t-elle pas d'agir comme une provocation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se faire une id&#233;e, des copains du r&#233;alisateur ont propos&#233; d&#233;but juillet une projection &#224; la Miroiterie, un squat parisien vieux de huit ans o&#249; se concentrent les hauts et les bas de la vie alternative made in France : l'enthousiasme qui s'&#233;puise, la force collective menac&#233;e par les strat&#233;gies individuelles ou mercantiles, les portes ouvertes &#224; tout le monde par o&#249; l'&#233;nergie d'en d&#233;coudre ne p&#233;n&#232;tre plus gu&#232;re, un espace vou&#233; &#224; l'invention o&#249; il faut enfiler une tenue de cosmonaute pour s'aventurer dans les chiottes. Mais on est loin de Jeudi Noir et de son amour des cam&#233;ras de t&#233;l&#233;vision. Pas de gros bras non plus devant la grille les soirs de concerts (gratuits), contrairement &#224; d'autres squats parisiens&#8230; Et les permanents qui animent encore le lieu ne se font pas prier pour visionner &lt;i&gt;Squat&lt;/i&gt; en avant-premi&#232;re. Un drap tendu sur le mur de la cour, le vid&#233;o-projecteur descendu de l'atelier, le canap&#233; d&#233;fonc&#233; pris d'assaut, et hop, c'est parti !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Recueillement muet devant les images d'une intrusion all&#232;gre dans un appartement couvert de fientes de pigeons. &#201;tonnement devant la qualit&#233; des discussions internes au groupe.&lt;i&gt; &#171; Ils savent discuter, eux ! &#199;a gueule, c'est bien. En France, on ne sait plus gueuler &#187;&lt;/i&gt;, observe Z., un des fondateurs de la Miroiterie, qui ne veut pas que l'on divulgue son pr&#233;nom. &lt;i&gt;&#171; Ce que dit le mec du film : &#8220;Le pauvre honn&#234;te est pire que le riche voleur&#8221;, c'est vrai. Nous, on est des gentils pauvres &#187;&lt;/i&gt;, l&#226;che Xavier. &#192; l'&#233;cran, un squatteur rappelle en r&#233;union que faire la vaisselle est l'affaire de tous. Sa&#239;d s'esclaffe : &lt;i&gt;&#171; Nous, &#231;a fait longtemps qu'on n'a m&#234;me plus de vaisselle ! &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est bizarre&lt;/i&gt;, commente Chris, un Anglais qui a roul&#233; sa bosse dans divers squats d'Europe. &lt;i&gt;Y a pas de junkies dans ce film, pas d'alcoolos, pas de dingues ni de paum&#233;s&#8230; C'est facile comme &#231;a. En m&#234;me temps, ils ont raison. Les seuls squats qui fonctionnent, ce sont ceux qui s'organisent &#224; fond et qui n'acceptent pas tout le monde. &#187;&lt;/i&gt; &#192; l'&#233;cran, l'ancien poste de la Guardia Civil r&#233;am&#233;nag&#233; en QG de lutte s'effondre sous une charge de bulldozer. Chris : &lt;i&gt;&#171; &#199;a me rappelle Pampelune en 2004, quand ils ont envoy&#233; un engin de d&#233;molition pour casser un squat qui tournait depuis dix ans : la boule a d&#233;fonc&#233; les murs alors qu'il y avait des gens sur le toit. Pendant trois jours, des habitants de la ville se sont battus contre les flics aux c&#244;t&#233;s des squatteurs. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est un film d'utilit&#233; publique, &#231;a donne envie de se souder et de bouger &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie Xavier, tandis que Z. r&#233;fl&#233;chit &#224; voix haute : &lt;i&gt;&#171; Je dors sur des canap&#233;s depuis 2004 et je sais que je ne veux plus jamais vivre dans un monde r&#233;gi par un bail de location. Ce film, il me dit : &#8220;Vas-y, continue d'ouvrir des squats !&#8221; Dans leur quartier, on ne voit pas de bobos, mais des vieux qui se battent. &#199;a nous parle de la soci&#233;t&#233; plus que des squats, &#231;a nous dit que &#231;a n'a pas de sens de vivre &#8220;normalement&#8221;. C'est un film d'insurg&#233;s qui te remonte les bretelles. En m&#234;me temps, c'est presque trop beau pour &#234;tre vrai. En sept ans de squats, je n'ai jamais rien v&#233;cu qui ressemble &#224; &#231;a. &#187;&lt;/i&gt; &#192; suivre&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tuez-les tous, Dieu reconna&#238;tra les sains</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Tuez-les-tous-Dieu-reconnaitra-les</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Tuez-les-tous-Dieu-reconnaitra-les</guid>
		<dc:date>2011-10-11T05:34:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Scheffer</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>revue Pratiques</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;decine utopique</dc:subject>
		<dc:subject>sciences humaines</dc:subject>
		<dc:subject>espace d'expression</dc:subject>
		<dc:subject>bord &#233;changent</dc:subject>
		<dc:subject>gueule d'une</dc:subject>
		<dc:subject>d'une mani&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>revue Prescrire</dc:subject>
		<dc:subject>domaine m&#233;dical</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;decine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le domaine m&#233;dical, la revue Pratiques, les cahiers de la m&#233;decine utopique fait le lien entre la m&#233;decine et les sciences humaines en proposant, depuis 1975, un espace d'expression o&#249; des personnes de tout bord &#233;changent leurs analyses, doutes, coups de gueule d'une mani&#232;re tr&#232;s stimulante et f&#233;conde. La revue Prescrire r&#233;alise quant &#224; elle une expertise ind&#233;pendante sur le m&#233;dicament depuis 1981. Elle a d&#233;montr&#233; sa pertinence et la justesse de ses mises en garde et pr&#233;dictions &#224; plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no91-juillet-aout-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;91 (juillet-ao&#251;t 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/revue-Pratiques" rel="tag"&gt;revue Pratiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/medecine-utopique" rel="tag"&gt;m&#233;decine utopique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/sciences-humaines" rel="tag"&gt;sciences humaines&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/espace-d-expression" rel="tag"&gt;espace d'expression&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bord-echangent" rel="tag"&gt;bord &#233;changent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/gueule-d-une" rel="tag"&gt;gueule d'une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-une-maniere" rel="tag"&gt;d'une mani&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/revue-Prescrire" rel="tag"&gt;revue Prescrire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/domaine-medical" rel="tag"&gt;domaine m&#233;dical&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/medecine" rel="tag"&gt;m&#233;decine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le domaine m&#233;dical, la revue &lt;a href=&#034;https://www.pratiques.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Pratiques, les cahiers de la m&#233;decine utopique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; fait le lien entre la m&#233;decine et les sciences humaines en proposant, depuis 1975, un espace d'expression o&#249; des personnes de tout bord &#233;changent leurs analyses, doutes, coups de gueule d'une mani&#232;re tr&#232;s stimulante et f&#233;conde. La revue &lt;a href=&#034;https://www.prescrire.org/fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Prescrire&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; r&#233;alise quant &#224; elle une expertise ind&#233;pendante sur le m&#233;dicament depuis 1981. Elle a d&#233;montr&#233; sa pertinence et la justesse de ses mises en garde et pr&#233;dictions &#224; plus d'un titre et, par contraste, l'incurie de la presse m&#233;dicale financ&#233;e par les labos dans sa grande majorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association du Formindep, contraction de &#171; Formation m&#233;dicale ind&#233;pendante &#187;, par rapport &#224; l'influence des labos pharmaceutiques bien s&#251;r, existe depuis 2004 et a derni&#232;rement contraint la Haute autorit&#233; de sant&#233; (HAS), la plus haute administration publique fran&#231;aise, &#224; retirer deux de ses recommandations concernant Alzheimer et le diab&#232;te, gr&#226;ce &#224; deux recours devant le Conseil d'&#201;tat. Elle a d&#233;montr&#233; que la HAS n'avait pas respect&#233; les proc&#233;dures de son propre code de d&#233;ontologie dans l'&#233;laboration de ces rapports sur lesquels se base l'ensemble du corps m&#233;dical. Le site du &lt;a href=&#034;https://www.formindep.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Formindep&lt;/a&gt; est une vraie mine d'or. &#192; noter aussi le collectif &lt;a href=&#034;http://massiliasantesystem.com/index.php/Accueil&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Massilia sant&#233; system&lt;/a&gt;, qui regroupe des soignants s'inscrivant eux aussi dans une d&#233;marche critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui touche &#224; la di&#233;t&#233;tique et &#224; la nutrition, l'&lt;a href=&#034;https://www.adnc.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Association de di&#233;t&#233;tique et nutrition critiques&lt;/a&gt; a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en septembre dernier en s'inspirant des organismes cit&#233;s ci-dessus et du Formindep en particulier, apr&#232;s avoir constat&#233; le manque de contre-pouvoirs effectifs. Elle a r&#233;alis&#233; un premier colloque sur le th&#232;me : &#171; Nutrition, int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques et pouvoir politique : quelle &#233;ducation critique ? &#187;, les 27 et 28 mai derniers &#224; Paris. Le contenu des d&#233;bats sera bient&#244;t mis en ligne, et elle compte bien ne pas s'arr&#234;ter l&#224; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voir aussi &lt;a href='https://cqfd-journal.org/La-sante-tue' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; La sant&#233; tue &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La sant&#233; tue</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-sante-tue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/La-sante-tue</guid>
		<dc:date>2011-10-11T05:31:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Scheffer</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Caroline Sury</dc:subject>
		<dc:subject>faire</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>industriels</dc:subject>
		<dc:subject>rapport</dc:subject>
		<dc:subject>sant&#233; publique</dc:subject>
		<dc:subject>Xavier Bertrand</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; Xavier</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;tudes</dc:subject>
		<dc:subject>l'agence publique</dc:subject>
		<dc:subject>visiteurs m&#233;dicaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avec l'affaire M&#233;diator, on assiste &#224; un d&#233;ballage en r&#232;gle des vicissitudes du syst&#232;me de sant&#233; fran&#231;ais qui met sur la sellette la d&#233;pendance des agences publiques face aux requins de l'industrie pharmaceutique comme de l'agroalimentaire. Paul Scheffer, pr&#233;sident de l'Association de di&#233;t&#233;tique et nutrition critiques, nous plonge ici dans les arcanes des lobbies du m&#233;doc et de la mal-bouffe. On savait que la France &#233;tait championne du monde de consommation de m&#233;dicaments. Ce que l'on (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no91-juillet-aout-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;91 (juillet-ao&#251;t 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Caroline-Sury" rel="tag"&gt;Caroline Sury&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sante" rel="tag"&gt;Sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/industriels" rel="tag"&gt;industriels&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rapport" rel="tag"&gt;rapport&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/sante-publique" rel="tag"&gt;sant&#233; publique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Xavier-Bertrand" rel="tag"&gt;Xavier Bertrand&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sante-Xavier" rel="tag"&gt;Sant&#233; Xavier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/etudes" rel="tag"&gt;&#233;tudes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-agence-publique" rel="tag"&gt;l'agence publique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/visiteurs-medicaux" rel="tag"&gt;visiteurs m&#233;dicaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec l'affaire M&#233;diator, on assiste &#224; un d&#233;ballage en r&#232;gle des vicissitudes du syst&#232;me de sant&#233; fran&#231;ais qui met sur la sellette la d&#233;pendance des agences publiques face aux requins de l'industrie pharmaceutique comme de l'agroalimentaire. Paul Scheffer, pr&#233;sident de l'Association de di&#233;t&#233;tique et nutrition critiques, nous plonge ici dans les arcanes des lobbies du m&#233;doc et de la mal-bouffe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On savait&lt;/strong&gt; que la France &#233;tait championne du monde de consommation de m&#233;dicaments. Ce que l'on sait moins, c'est que les labos consacrent 20 000 euros par an et par m&#233;decin pour orienter leurs prescriptions par l'entremise de quelque 23 000 visiteurs m&#233;dicaux sillonnant m&#233;thodiquement tout le territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et suite aux deux derniers rapports de l'Inspection g&#233;n&#233;rale des affaires sociales (IGAS), difficile de pr&#233;tendre encore que tout va pour le mieux dans le paysage de la sant&#233; publique. D'o&#249; la d&#233;claration du ministre de la Sant&#233; Xavier Bertrand pr&#233;tendant qu'il fallait remettre les choses &#224; plat et m&#234;me en finir avec les visiteurs m&#233;dicaux&#8230; Pourtant, ces derniers refourguaient jusqu'alors avec succ&#232;s leur camelote aux toubibs sous couvert d'&#171; information m&#233;dicale &#187; sans que cela n'&#233;meuve grand monde en haut lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s les 500 &#224; 2 000 morts&lt;/strong&gt; du M&#233;diator, retir&#233; du march&#233; en Espagne et en Italie en 2005, et dont les risques avaient &#233;t&#233; d&#233;cel&#233;s d&#232;s 1998, le r&#233;cent rapport Debr&#233;-Even d&#233;clarait la &#171; faillite totale &#187; de l'Agence fran&#231;aise de s&#233;curit&#233; sanitaire des produits de sant&#233; (l'AFSSAPS), l'agence publique en charge du m&#233;dicament, la comparant &#224; une v&#233;ritable usine &#224; gaz. L'influence des industries pharmaceutique et agroalimentaire &#8211; les deux mamelles de la vache &#224; lait de la sant&#233; &#8211; est telle qu'elle nous fait avaler &#224; peu pr&#232;s n'importe quoi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_184 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH287/sury_lobby_pharma-1b33f.png?1779603020' width='400' height='287' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Caroline Sury
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Primo&lt;/strong&gt;, il s'agirait de s'en prendre s&#233;rieusement aux pratiques de lobbying de ces deux mastodontes que l'on retrouve &#224; tous les &#233;chelons des prises de d&#233;cisions en France, mais aussi &#224; Bruxelles ou &#224; l'Organisation mondiale de la sant&#233; (OMS). Petit exemple : en mai 2002, l'OMS publie un rapport qui recommande de limiter &#224; 10 % la quantit&#233; de calories consomm&#233;es quotidiennement &#224; travers le sucre ajout&#233; dans les aliments transform&#233;s et les boissons, afin d'enrayer l'&#233;pid&#233;mie d'ob&#233;sit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Sugar association&lt;/strong&gt;, organisation mondiale du sucre, agit en douce pour emp&#234;cher la publication dudit rapport, jusqu'&#224; menacer le directeur g&#233;n&#233;ral de faire pression sur le Congr&#232;s am&#233;ricain pour que sa subvention annuelle de 406 millions de dollars soit supprim&#233;e. Le 5 janvier 2003, le directeur g&#233;n&#233;ral de l'OMS re&#231;oit une lettre, &#233;manant cette fois d'un conseiller du secr&#233;taire d'&#201;tat am&#233;ricain &#224; la Sant&#233;, qui remet en question la qualit&#233; scientifique du rapport. Idem pour ce qui est des conflits d'int&#233;r&#234;ts : trop souvent, des membres de l'administration et des experts si&#233;geant dans les commissions des agences publiques &#233;margent en m&#234;me temps chez les industriels qu'ils sont cens&#233;s r&#233;guler. Ce qui a d&#233;j&#224; conduit &#224; bien des d&#233;rapages, et les liens de deux conseillers de Xavier Bertrand avec le laboratoire Servier &#8211; qui commercialisait le M&#233;diator &#8211; ne sont qu'une &#233;ni&#232;me illustration&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme l'&#233;viction r&#233;cente du pr&#233;sident de commission de l'OMS travaillant sur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Secundo&lt;/strong&gt;, il faudrait faire le m&#233;nage dans la science sur laquelle se basent les d&#233;cisions politiques. Les industriels ont d&#233;velopp&#233; de savants m&#233;canismes pour polluer la litt&#233;rature scientifique, notamment pour provoquer la confusion et diluer les donn&#233;es en faveur de leurs int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De nombreux&lt;/strong&gt; chercheurs de haut-vol l'ont r&#233;cemment d&#233;montr&#233;, comme l'&#233;pid&#233;miologiste David Michaels et les universitaires Thomas McGarity et Wendy Wagner&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michaels David, Doubt is their product, Oxford University Press, New York, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. L'&#201;tat se retirant de plus en plus de la recherche, celle-ci devient tributaire des financements priv&#233;s, alors que la communaut&#233; scientifique parle m&#234;me de funding effect (&#171; d'effet financement &#187;) pour souligner l'influence consid&#233;rable des financements sur le r&#233;sultat des recherches. Plusieurs &#233;tudes publi&#233;es dans les journaux m&#233;dicaux les plus r&#233;put&#233;s montrent que les &#233;tudes sponsoris&#233;es ont quatre &#224; huit fois plus de chances d'&#234;tre favorables aux commanditaires que les &#233;tudes ind&#233;pendantes&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bekelman J.E., &#171; Scope and impact of financial conflicts of interest in (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. &#199;a vous &#233;tonne ? On pourrait penser que les agences publiques sont l&#224; pour faire le tri entre &#233;tudes fiables et entourloupes mercantiles. Mais voil&#224;, il se trouve que l'agence publique fran&#231;aise du m&#233;dicament est financ&#233;e &#224; 80 % par les industriels, qui montent d'ailleurs eux-m&#234;mes le dossier d'autorisation de mise sur le march&#233; &#224; partir duquel l'agence d&#233;cidera de la commercialisation du m&#233;doc ou non. Encore plus pervers : les agences sont mises en concurrence les unes avec les autres au niveau europ&#233;en, ce qui ne les incite pas &#224; &#234;tre trop intransigeantes, des fois que les dossiers des industriels filent chez le voisin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tertio&lt;/strong&gt;, &#224; quand un v&#233;ritable soutien l&#233;gislatif aux lanceurs d'alerte et autres chercheurs critiques que les industriels tentent de d&#233;boulonner par tous les moyens, comme ce fut le cas pour Pierre M&#233;n&#233;ton, de l'Inserm, qui en 2006 avait d&#233;nonc&#233; publiquement les pratiques de d&#233;sinformation du puissant lobby du sel en France ? Ce lobby l'avait tra&#238;n&#233; devant les tribunaux, apr&#232;s avoir fait pression sur sa hi&#233;rarchie pour que des sanctions soient prises &#224; son encontre. Mais Pierre M&#233;n&#233;ton parvint, une fois n'est pas coutume, &#224; gagner son proc&#232;s. Comme il le dira lui-m&#234;me au rendu du verdict, il est d&#233;plorable qu'un individu doive monter au cr&#233;neau alors qu'existent un minist&#232;re et de multiples agences dont c'est le boulot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et qu'est-il fait&lt;/strong&gt; pour cultiver l'esprit critique des professionnels cens&#233;s promouvoir la sant&#233; publique, afin qu'ils sachent d&#233;crypter les strat&#233;gies d'influence dont ils sont l'objet ? Pas grand-chose, malheureusement. Les industriels sont pr&#233;sents d&#232;s les premi&#232;res ann&#233;es de la formation initiale des m&#233;decins, ce qui cr&#233;e et entretient une certaine familiarit&#233;&#8230; Ensuite, 98 % de la formation continue des toubibs&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;www.formindep.org/Il-y-aura-d-autre....&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; est prise en charge par l'industrie pharmaceutique. La pression des examens et la masse des connaissances &#224; assimiler excluent de fait toute possibilit&#233; d'interrogation critique chez la plupart des &#233;tudiants. Ils apprennent &#224; se fier aux recommandations des organismes publics, point barre. Cela est &#233;galement vrai pour les &#233;tudes des di&#233;t&#233;ticiens. La plupart du temps, aucun cours, et m&#234;me quasiment aucune journ&#233;e d'&#233;tude, n'abordera avec eux la question du poids du lobby agroalimentaire, ni des probl&#232;mes de conflits d'int&#233;r&#234;ts. Ils n'en connaissent bien souvent m&#234;me pas la d&#233;finition, y compris apr&#232;s plusieurs ann&#233;es d'exercice. Par contre, ils entendront fr&#233;quemment des intervenants ext&#233;rieurs, comme ceux de Matin C&#233;r&#233;ales, venant vanter dans diff&#233;rents centres de formation les bienfaits des c&#233;r&#233;ales petit d&#233;jeuner. Logique, vu que l'organisme est issu de Nestl&#233;, Kellogg's et compagnie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des &#233;tudiants n'y voient que du feu, d'autant plus que c'est une di&#233;t&#233;ticienne qui pr&#233;sente le Power point. La majorit&#233; ne se doute pas qu'ils sont soumis l&#224; &#224; une banale op&#233;ration marketing. Et n'allez pas croire qu'il suffirait de rallonger les &#233;tudes des di&#233;t&#233;ticiens, il est vrai trop courtes, pour que &#231;a s'arrange d'un coup de baguette magique. Un autre rapport de l'Igas a montr&#233; que les m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes sont pour la plupart dans l'incapacit&#233; de trier le bon grain de l'ivraie, c'est-&#224;-dire de faire la part des choses entre une information scientifique fiable et la promotion publicitaire. Pour l'association critique et ind&#233;pendante du Formindep, &lt;i&gt;&#171; cette capacit&#233; &#224; trier l'information est une v&#233;ritable comp&#233;tence professionnelle que les m&#233;decins n'ont pas acquise et ne ma&#238;trisent pas pour la plupart, du fait entre autres d'une formation m&#233;dicale initiale et continue sous la coupe des firmes pharmaceutiques&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;www.formindep.org/Le-rapport-de-l-I....&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut &#234;tre plus clair. Pourtant, on aurait bien besoin d'esprit critique. Outre les sujets de controverse comme les produits laitiers &#8211; vous savez, nos &#171; amis pour la vie &#187; &#8211; et la th&#233;orie dominante et vacillante du cholest&#233;rol&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Thierry Souccar, Lait, mensonges et propagande, &#201;ditions Thierry Souccar, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;, tout un tas de m&#233;dicaments inutiles voire dangereux empoisonnent les patients tout en minant les comptes de la s&#233;cu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et on en passe&lt;/strong&gt;, comme notamment les pratiques d'&#171; invention de maladies &#187;, : comme l'industrie pharmaceutique peine &#224; inventer et &#224; mettre sur le march&#233; de nouveaux m&#233;dicaments r&#233;ellement utiles et efficaces, elle invente des maladies qui correspondent aux produits qu'elle a en stock. Si, si, c'est tr&#232;s s&#233;rieux, et document&#233; dans les journaux m&#233;dicaux les plus prestigieux, sous le nom de Disease mongering. Exemple : le Viagra a &#233;t&#233; un succ&#232;s commercial retentissant chez les hommes ? H&#233; bien, les labos travaillent maintenant &#224; convaincre les femmes qu'elles souffrent de manque de d&#233;sir sexuel, pour leur vendre ensuite une mol&#233;cule pr&#233;tendument miracle, d&#233;riv&#233;e d'un antid&#233;presseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Finalement&lt;/strong&gt;, dans la mesure o&#249; les industriels courent apr&#232;s &lt;i&gt;&#171; le profit maximal &#224; n'importe quel prix humain &#187;&lt;/i&gt;, pour reprendre la belle formule du sociologue Jean Ziegler, il est presque logique de nous alimenter avec de la merde pour ensuite nous faire avaler les m&#233;docs qui viendront rafistoler notre sant&#233; mise &#224; mal par la mal-bouffe. Mais m&#234;me dans le meilleur des mondes de la chimie triomphante, &#231;a finit toujours par coincer : un rapport de 2002 a r&#233;v&#233;l&#233; que les m&#233;dicaments et les erreurs m&#233;dicales &#233;taient la cinqui&#232;me cause de d&#233;c&#232;s aux &#201;tats-Unis&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Anderson RN, &#171; Deaths : leading causes for 2000 &#187;, National Vital Statistics (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt; ! La sant&#233; tue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voir aussi &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Tuez-les-tous-Dieu-reconnaitra-les' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Tuez-les tous, Dieu reconna&#238;tra les sains &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Comme l'&#233;viction r&#233;cente du pr&#233;sident de commission de l'OMS travaillant sur l'impact sanitaire des t&#233;l&#233;phones portables, la veille de la remise du rapport.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Michaels David, &lt;i&gt;Doubt is their product&lt;/i&gt;, Oxford University Press, New York, 2008. McGarity Thomas, Wagner Wendy, Bending science, Harvard University Press, Cambridge, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Bekelman J.E., &#171; Scope and impact of financial conflicts of interest in biomedical research : a systematic review &#187;, &lt;i&gt;Journal of the American Medical Association&lt;/i&gt;, 2003. Lexchin Joel, Bero Lisa A, Djulbegovic Benjamin, Clark Otavio, &lt;i&gt;Pharmaceutical industry sponsorship and research outcome and quality : systematic review&lt;/i&gt;, 2003. Lesser LI, Ebbeling CB, Goozner M, Wypij D, Ludwig DS, &lt;i&gt;Relationship between Funding Source and Conclusion among Nutrition-Related Scientific Articles&lt;/i&gt;, 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.formindep.org/Il-y-aura-d-autres-Mediator.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.formindep.org/Il-y-aura-d-autre...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.formindep.org/Le-rapport-de-l-IGAS-sur-l?var_recherche=igas&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.formindep.org/Le-rapport-de-l-I...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Thierry Souccar, &lt;i&gt;Lait, mensonges et propagande&lt;/i&gt;, &#201;ditions Thierry Souccar, 2008. Michel de Lorgeril, &lt;i&gt;Cholest&#233;rol, mensonges et propagande&lt;/i&gt;, &#201;ditions Thierry Souccar, 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Anderson RN, &#171; Deaths : leading causes for 2000 &#187;, &lt;i&gt;National Vital Statistics Reports&lt;/i&gt;, 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les t&#234;tes d'orage de l'anarchisme sans dogmes</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Les-tetes-d-orage-de-l-anarchisme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Les-tetes-d-orage-de-l-anarchisme</guid>
		<dc:date>2011-10-07T04:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#235;l Godin</dc:creator>


		<dc:subject>Cap sur l'utopie !</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;mi</dc:subject>
		<dc:subject>Nicolas</dc:subject>
		<dc:subject>Raoul Vaneigem</dc:subject>
		<dc:subject>Bastille</dc:subject>
		<dc:subject>Nicolas Calas</dc:subject>
		<dc:subject>grec Nicolas</dc:subject>
		<dc:subject>po&#232;te-agitateur grec</dc:subject>
		<dc:subject>auteur-cl&#233; Raoul</dc:subject>
		<dc:subject>Calas</dc:subject>
		<dc:subject>comp&#232;re Raoul</dc:subject>
		<dc:subject>Tom&#225;s Ib&#225;&#241;ez</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Le r&#234;ve aussi doit avoir sa prise de la Bastille &#187;, s'&#233;criait le po&#232;te-agitateur grec Nicolas Calas. Ce pourrait &#234;tre la devise de la petite maison d'&#233;dition artisanale insurg&#233;e de M&#233;nilmontant, Rue des Cascades, dont tous les titres nous proposent situationnistement, comme son auteur-cl&#233; Raoul Vaneigem, de &#171; cr&#233;er &#224; la fois notre propre destin&#233;e et les situations favorables au bonheur de tous &#187;. Dans le jubilatoire L'&#201;tat n'est plus rien, soyons tout, le comp&#232;re Raoul en appelle &#224; &#171; un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no91-juillet-aout-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;91 (juillet-ao&#251;t 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Cap-sur-l-utopie" rel="tag"&gt;Cap sur l'utopie !&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Remi" rel="tag"&gt;R&#233;mi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nicolas" rel="tag"&gt;Nicolas&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Raoul-Vaneigem" rel="tag"&gt;Raoul Vaneigem&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bastille" rel="tag"&gt;Bastille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nicolas-Calas" rel="tag"&gt;Nicolas Calas&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/grec-Nicolas" rel="tag"&gt;grec Nicolas&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/poete-agitateur-grec" rel="tag"&gt;po&#232;te-agitateur grec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/auteur-cle-Raoul" rel="tag"&gt;auteur-cl&#233; Raoul&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Calas" rel="tag"&gt;Calas&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/compere-Raoul" rel="tag"&gt;comp&#232;re Raoul&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Tomas-Ibanez" rel="tag"&gt;Tom&#225;s Ib&#225;&#241;ez&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_188 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH445/remi_godin91-d01fd.png?1779603296' width='400' height='445' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par R&#233;mi
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le r&#234;ve aussi doit avoir sa prise de la Bastille &#187;&lt;/i&gt;, s'&#233;criait le po&#232;te-agitateur grec Nicolas Calas. Ce pourrait &#234;tre la devise de la petite maison d'&#233;dition artisanale insurg&#233;e de M&#233;nilmontant, &lt;a href=&#034;http://courtcircuit-diffusion.com/Rue-des-Cascades&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rue des Cascades&lt;/a&gt;, dont tous les titres nous proposent situationnistement, comme son auteur-cl&#233; Raoul Vaneigem, de&lt;i&gt; &#171; cr&#233;er &#224; la fois notre propre destin&#233;e et les situations favorables au bonheur de tous &#187;&lt;/i&gt;. Dans le jubilatoire &lt;i&gt;L'&#201;tat n'est plus rien, soyons tout&lt;/i&gt;, le comp&#232;re Raoul en appelle &#224; &lt;i&gt;&#171; un syst&#232;me de collectivit&#233;s autog&#233;r&#233;es &#187;&lt;/i&gt; instaurant le r&#232;gne de la gratuit&#233; totale et du refus des suj&#233;tions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Tom&#225;s Ib&#225;&#241;ez, dans le secouant &lt;i&gt;Fragments &#233;pars pour un anarchisme sans dogmes&lt;/i&gt;, il s'agit avant tout de &lt;i&gt;&#171; faire voler en &#233;clats la r&#233;alit&#233; tangible de l'autorit&#233; qui nous &#233;crase pour que chacun puisse, sans contraintes, choisir sa voie &#187;&lt;/i&gt; et vivre sa vie &#224; sa mani&#232;re sans chercher &#224; imposer sa conception du bonheur, tel un Edmond Rostand pr&#233;cisant superbement : &lt;i&gt;&#171; Je ne voudrais pas d'un paradis o&#249; l'on n'e&#251;t pas le droit de pr&#233;f&#233;rer l'enfer. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chantre surr&#233;aliste m&#233;connu de l'automatisme graphique Adrien Dax, qui a guerroy&#233; &#224; toute occasion pour une r&#233;&#233;ducation lib&#233;ratrice de la vue, claironne dans ses &lt;i&gt;&#201;crits allum&#233;s&lt;/i&gt; (1950-1980) qu'il serait corniaud de ne pas embo&#238;ter le pas &#224; Charles Fourier lorsqu'il proclame que le travail doit r&#233;ellement devenir une &lt;i&gt;&#171; f&#234;te perp&#233;tuelle &#187;&lt;/i&gt; et que la r&#233;volution, ce n'est pas l'abolition du luxe mais le luxe pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un m&#234;me &#233;tat d'esprit &#171; revergondeur &#187;, J&#233;r&#244;me Peignot, dans le tr&#232;s inspir&#233; &lt;i&gt;Les Jeux de l'amour et du langage&lt;/i&gt;, souligne que ce qui apparente Fourier &#224; Sade, c'est qu'ils veulent tous deux &lt;i&gt;&#171; faire co&#239;ncider le vertige du plaisir &#224; la marche de la Terre roulant sur elle-m&#234;me &#187;&lt;/i&gt;.
L'Argentin Christian Ferrer, pour sa part, oppose fortichement, dans &lt;i&gt;T&#234;tes d'orage. Essais sur l'ingouvernable&lt;/i&gt;, le monde du travail, de l'argent, des pouvoirs hi&#233;rarchis&#233;s, &#224; l'internationale des groupes affinitaires libertaires projetant de le r&#233;duire en miettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui fait de Rue des Cascades l'&#233;diteur attitr&#233; des utopies radicales de nos temps, ce sont bien s&#251;r tout d'abord ses chroniques embrasantes des soul&#232;vements mexicains r&#233;imaginant le vivre-ensemble : &lt;i&gt;Mexique, calendrier de la r&#233;sistance ; L'Autonomie, axe de la r&#233;sistance zapatiste ; &#201;chos du Mexique indien et rebelle ; La Commune d'Oaxaca&lt;/i&gt;. Viva la Revoluci&#243;n !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La chronique judiciaire o&#249; on se calme</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-chronique-judiciaire-ou-on-se</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/La-chronique-judiciaire-ou-on-se</guid>
		<dc:date>2011-10-05T04:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


		<dc:subject>Chronique judiciaire</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>qu'il</dc:subject>
		<dc:subject>Oui</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;tiez</dc:subject>
		<dc:subject>Monsieur</dc:subject>
		<dc:subject>avez</dc:subject>
		<dc:subject>&#234;tes</dc:subject>
		<dc:subject>comparutions imm&#233;diates</dc:subject>
		<dc:subject>procureure demande</dc:subject>
		<dc:subject>&#234;tes pr&#234;t</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Marseille, comparutions imm&#233;diates. Un gars tr&#232;s maigre entre dans le box, il salue des gens dans la salle, la juge s'agace : &#171; Vous &#234;tes pr&#234;t, monsieur D. ? Vous &#234;tes d&#233;j&#224; pass&#233; devant le tribunal. &#8211; Pas beaucoup. &#8211; Enfin, vingt-quatre fois quand m&#234;me. Est-ce qu'il y a eu une expertise psychiatrique ? &#8211; Ah non non non. &#187; D. se met &#224; parler tout seul, il bouge ses mains dans tous les sens. &#171; Vous pouvez vous taire deux minutes, qu'on essaye de r&#233;fl&#233;chir ? Alors, vous vous &#234;tes approch&#233; d'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no91-juillet-aout-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;91 (juillet-ao&#251;t 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Chronique-judiciaire" rel="tag"&gt;Chronique judiciaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-il" rel="tag"&gt;qu'il&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Oui" rel="tag"&gt;Oui&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/etiez" rel="tag"&gt;&#233;tiez&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Monsieur" rel="tag"&gt;Monsieur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/avez" rel="tag"&gt;avez&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/etes" rel="tag"&gt;&#234;tes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/comparutions-immediates" rel="tag"&gt;comparutions imm&#233;diates&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/procureure-demande" rel="tag"&gt;procureure demande&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/etes-pret" rel="tag"&gt;&#234;tes pr&#234;t&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marseille&lt;/strong&gt;, comparutions imm&#233;diates. Un gars tr&#232;s maigre entre dans le box, il salue des gens dans la salle, la juge s'agace : &lt;i&gt;&#171; Vous &#234;tes pr&#234;t, monsieur D. ? Vous &#234;tes d&#233;j&#224; pass&#233; devant le tribunal. &#8211; Pas beaucoup. &#8211; Enfin, vingt-quatre fois quand m&#234;me. Est-ce qu'il y a eu une expertise psychiatrique ? &#8211; Ah non non non. &#187;&lt;/i&gt; D. se met &#224; parler tout seul, il bouge ses mains dans tous les sens. &lt;i&gt;&#171; Vous pouvez vous taire deux minutes, qu'on essaye de r&#233;fl&#233;chir ? Alors, vous vous &#234;tes approch&#233; d'un homme en lui parlant de karat&#233;, vous &#234;tes reparti et il s'est rendu compte que son portefeuille avait disparu, il vous a rattrap&#233;, vous vous &#234;tes battus, il a pris votre sacoche et les policiers vous ont identifi&#233; parce qu'il y avait votre carte d'identit&#233; dedans. &#8211; Mais j'veux dire, non j'ai... &#8211; Taisez-vous, s'il vous pla&#238;t, je termine. Vous dites que vous n'avez pas commis les faits parce que vous &#233;tiez dans un bar. &#8211; J'ai m&#234;me pas ma sacoche. &#8211; Non en effet vous n'avez plus votre sacoche. Vous avez l'allocation adulte handicap&#233; depuis cinq ans, vous prenez du Subutex... &#187; &lt;/i&gt; D. se lance dans une longue &#233;num&#233;ration, la juge le regarde d'un air d&#233;sol&#233; : &lt;i&gt;&#171; Oui, vous prenez beaucoup de m&#233;dicaments. &#187;&lt;/i&gt; La procureure demande son maintien en d&#233;tention, l'avocate r&#233;pond : &lt;i&gt;&#171; Je demande &#224; ce qu'il soit intern&#233;, enfin, euh, hospitalis&#233; d'office, plut&#244;t qu'incarc&#233;r&#233;. &#8211; L'hospitalisation d'office ne rel&#232;ve pas de la comp&#233;tence du tribunal, ma&#238;tre. &#187;&lt;/i&gt; Un tr&#232;s jeune gars entre dans le box. &lt;i&gt;&#171; Alors, monsieur J., vous &#233;tiez h&#233;berg&#233; chez votre &#233;ducateur, en accord avec la Protection judiciaire de la jeunesse. Vous lui avez d&#233;rob&#233; son ordinateur, son t&#233;l&#233;phone et ses clefs. Vous lui avez fait des menaces de mort. Lors d'un rendez-vous dont vous &#233;tiez convenus, vous lui avez demand&#233; de l'argent pour lui remettre son ordinateur, il vous a propos&#233; d'aller &#224; la banque pour tirer du liquide et c'est l&#224; qu'il a pu appeler la police. Vous avez eu des placements d&#232;s l'&#226;ge de 8 ans parce que vous &#233;tiez battu. Vous souhaitez faire une formation de palefrenier. &#8211; Oui, mon &#233;ducateur m'a beaucoup aid&#233; &#224; avancer dans ce projet. &#187;&lt;/i&gt; L'&#233;ducateur est appel&#233; : &lt;i&gt;&#171; C'est plus de la souffrance de sa part qu'une volont&#233; de nuire. L'Aide sociale &#224; l'enfance a commis de grandes erreurs avec lui, il est rest&#233; un an et demi &#224; la rue sans aucune aide quand il &#233;tait mineur. Quand il est arriv&#233; chez moi, il venait d'arr&#234;ter la coca&#239;ne. Le jour o&#249; il a commis les faits, il avait pris une grande claque parce que l'ASE a refus&#233; son statut d' adulte handicap&#233; et son contrat de jeune majeur. &#8211; Vous parlez beaucoup &#224; sa place, monsieur, c'est un peu dommage, vu que c'est vous qui avez port&#233; plainte. Monsieur J., que pensez-vous de ce que vient de dire votre &#233;ducateur ? &#8211; Je suis d'accord avec lui. &#187; &lt;/i&gt; La procureure demande son maintien en d&#233;tention : &lt;i&gt;&#171; Je veux bien qu'on soit d&#233;sesp&#233;r&#233;, mais il y a l&#224; quelqu'un qui lui a donn&#233; un toit, de l'aide et manifestement de l'amour. &#187;&lt;/i&gt; L'avocate encha&#238;ne : &lt;i&gt;&#171; Il a &#233;t&#233; maltrait&#233; et abandonn&#233; depuis son plus jeune &#226;ge. Il voit son th&#233;rapeute, il va &#224; son contr&#244;le de la PJJ, alors pourquoi lui briser les ailes en l'emp&#234;chant de commencer sa formation ? &#8211; Vous voulez dire quelque chose, monsieur J. ? &#8211; Non. &#8211; M&#234;me sur le fait que madame la procureure demande votre maintien en d&#233;tention ? &#8211; J'irai s'il le faut, c'est pas moi qui d&#233;cide. &#8211; Oui mais vous voulez peut-&#234;tre vous exprimer ? &#8211; Non. &#187;&lt;/i&gt; D&#233;lib&#233;r&#233;s : D. est maintenu en d&#233;tention et une expertise psychiatrique est demand&#233;e. Avant que la juge ait fini de parler, D. s'en va et dispara&#238;t dans le couloir qui m&#232;ne au d&#233;p&#244;t en criant. Les policiers se pr&#233;cipitent tout &#224; coup, il y a des hurlements et des coups, la famille de D. se l&#232;ve et lui crie de se calmer, des policiers leur demandent de se taire, puis les font sortir. La juge appelle J., dont le d&#233;lib&#233;r&#233; doit &#234;tre rendu, il sort du couloir hors de lui : &lt;i&gt;&#171; Avancez, calmez-vous ! &#8211; Il m'a mis un coup de pied ! &#8211; On a vu, mais ne vous &#233;nervez pas ! Il ne va rien se passer d'autre en bas au d&#233;p&#244;t, &#231;a ne vous servirait pas. Le tribunal vous place sous contr&#244;le judiciaire avec obligation de r&#233;sider &#224; un endroit qui vous sera indiqu&#233;, obligation de soins, obligation de formation, interdiction d'entrer en contact avec la victime. Le tribunal veut vous aider &#224; vous en sortir. S'il se passe quoi que ce soit en bas, vous repassez ici pour violences. &#8211; C'est pas moi qui le toucherai. &#8211; Qu'est-ce que &#231;a veut dire &#231;a ? Monsieur le greffier, notez ce qu'il a dit. Il ne faut pas qu'il se passe quoi que ce soit en bas ! &#8211; Ouais. &#187;&lt;/i&gt; Un nouveau pr&#233;venu entre dans le box.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Perenco chez les Mayas</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Perenco-chez-les-Mayas</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Perenco-chez-les-Mayas</guid>
		<dc:date>2011-10-03T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Gr&#233;gory Lassalle</dc:creator>


		<dc:subject>Mric</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>l'entreprise</dc:subject>
		<dc:subject>Didier Lechartier</dc:subject>
		<dc:subject>Perenco</dc:subject>
		<dc:subject>mod&#232;le simple</dc:subject>
		<dc:subject>vie jug&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Quai Branly</dc:subject>
		<dc:subject>Didier</dc:subject>
		<dc:subject>Lechartier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; part quelques compagnies nationales dans les pays producteurs, le p&#233;trole est aux mains d'une poign&#233;e de multinationales. Exception &#224; la r&#232;gle : Perenco, entreprise familiale franco-anglaise fond&#233;e par un ancien d'Elf Angola, Hubert Perrodo, et aujourd'hui dirig&#233;e par son fils a&#238;n&#233;, Fran&#231;ois Perrodo. Petite enqu&#234;te. Lors du sommet international du p&#233;trole du 6 avril 2011, &#224; Paris, Didier Lechartier, un des directeur de Perenco, vante son d&#233;veloppement : &#171; C'est un mod&#232;le simple, bas&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no91-juillet-aout-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;91 (juillet-ao&#251;t 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mric" rel="tag"&gt;Mric&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/France" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-entreprise" rel="tag"&gt;l'entreprise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Didier-Lechartier" rel="tag"&gt;Didier Lechartier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Perenco" rel="tag"&gt;Perenco&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/modele-simple" rel="tag"&gt;mod&#232;le simple&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/vie-juges" rel="tag"&gt;vie jug&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Quai-Branly" rel="tag"&gt;Quai Branly&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Didier" rel="tag"&gt;Didier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lechartier" rel="tag"&gt;Lechartier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; part quelques compagnies nationales dans les pays producteurs, le p&#233;trole est aux mains d'une poign&#233;e de multinationales. Exception &#224; la r&#232;gle : Perenco, entreprise familiale franco-anglaise fond&#233;e par un ancien d'Elf Angola, Hubert Perrodo, et aujourd'hui dirig&#233;e par son fils a&#238;n&#233;, Fran&#231;ois Perrodo. Petite enqu&#234;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_182 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L350xH382/mric_mayas-e1388.png?1779604959' width='350' height='382' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Mric
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lors du sommet&lt;/strong&gt; international du p&#233;trole du 6 avril 2011, &#224; Paris, Didier Lechartier, un des directeur de Perenco, vante son d&#233;veloppement : &lt;i&gt;&#171; C'est un mod&#232;le simple, bas&#233; sur le rachat de puits en fin de vie jug&#233;s non rentables par les autres compagnies. &#187;&lt;/i&gt; Perenco, qui a construit sa comp&#233;tence en recrutant dans les grosses bo&#238;tes, a ainsi trouv&#233; sa &#171; niche &#187;. En ratiboisant les co&#251;ts d'exploitation et en optimisant les r&#233;serves disponibles, elle ralentit le d&#233;clin des puits brad&#233;s et parvient m&#234;me &#224; augmenter la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Perenco revendique 250 000 barils par jour, des r&#233;serves d&#233;passant le milliard de barils et une croissance flamboyante : en 2009, ses recettes s'&#233;levaient &#224; 2,7 milliards de dollars. Une si belle r&#233;ussite m&#233;riterait une couverture m&#233;diatique &#224; la hauteur des b&#233;n&#233;fices enregistr&#233;s, mais, dans un secteur o&#249; la transparence n'est pas la r&#232;gle primordiale, Perenco est connue pour son extr&#234;me discr&#233;tion. Ind&#233;pendante car non cot&#233;e en Bourse, elle n'a ni le besoin, ni l'envie de communiquer. Elle pr&#233;f&#232;re au contraire que personne ne s'int&#233;resse &#224; la fa&#231;on dont elle se comporte l&#224; o&#249; elle est implant&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, Perenco est accus&#233;e de pollution au Congo, d'intimidation d'opposants en &#201;quateur et de violation des droits des populations autochtones au P&#233;rou. Au Guat&#233;mala, on parle de trafic d'influence. Le gouvernement guat&#233;malt&#232;que a concoct&#233; une loi sur mesure pour l'entreprise, afin qu'elle puisse renouveler le contrat 2-85, dans la plus grande zone humide d'Am&#233;rique centrale, o&#249; l'extraction du p&#233;trole est l&#233;galement interdite depuis 1989. Perenco y exploite 95 % du cru national &#224; des conditions fiscales d&#233;savantageuses pour l'&#201;tat guat&#233;malt&#232;que. Les populations voisines de l'exploitation, qui pr&#233;f&#232;rent t&#233;moigner anonymement par peur des repr&#233;sailles, expliquent pour leur part que&lt;i&gt; &#171; l'entreprise ne leur demande pas leur avis avant de perforer de nouveaux puits &#187; &lt;/i&gt; et qu'elle ne respecte pas ses engagements : &lt;i&gt;&#171; Perenco n'ouvre le poste de sant&#233;, une baraque en bois, qu'une fois par semaine&#8230; Leurs docteurs croient s&#251;rement que nous avons tous la m&#234;me maladie, car ils nous prescrivent toujours le m&#234;me m&#233;dicament, du parac&#233;tamol. &#187;&lt;/i&gt; Ces communaut&#233;s sont intimid&#233;es par la pr&#233;sence de six d&#233;tachements militaires, que Perenco finance officiellement pour lutter contre le narcotrafic&#8230; &lt;i&gt;&#171; Les militaires sont l&#224; pour d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts de l'entreprise. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'en pense la principale int&#233;ress&#233;e ? Elle refuse les interviews, que ce soit au Guat&#233;mala ou en France. En avril, au sommet du p&#233;trole, Nicolas de Blanpr&#233;, le charg&#233; de communication, justifie le mutisme de l'entreprise : &lt;i&gt;&#171; Nous n'en distribuons pas en France. Nous le vendons &#224; d'autres pour qu'ils la raffinent. Nous n'avons donc pas besoin de contact direct avec le public. &#187;&lt;/i&gt; Mais des comptes &#224; rendre aux populations locales affect&#233;es ou, le cas &#233;ch&#233;ant, &#224; la justice ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un affichage public lors de l'exposition &#171; Mayas, de l'aube au cr&#233;puscule &#187;, au mus&#233;e du Quai Branly, qui va obliger Perenco &#224; se d&#233;voiler. D&#232;s 2010, la direction du mus&#233;e, conseill&#233;e par l'ambassade de France au Guat&#233;mala, fait appel &#224; Perenco afin de boucler le montage financier de l'exposition. Le producteur d'or noir, qui n'aime pas &#234;tre mis en avant, rechigne mais donne finalement 125 000 euros. En contrepartie, il aura son logo sur les affiches et sera exon&#233;r&#233; d'imp&#244;t &#224; hauteur de 60 %. Engagement pourtant paradoxal, au vu du traitement inflig&#233; aux descendants de ces Mayas. Perenco aurait-elle un faible pour les Mayas empaill&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 28 juin vers midi, le personnel du Quai Branly apprend qu'une r&#233;ception en l'honneur de Perenco est convoqu&#233;e le soir m&#234;me. Un m&#233;c&#232;ne a bien le droit de se payer un pince-fesse au milieu des pi&#232;ces arch&#233;ologiques mayas, quand m&#234;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pourquoi faire des myst&#232;res jusqu'au dernier moment, alors que la soir&#233;e Emma&#252;s est annonc&#233;e plusieurs mois &#224; l'avance ? Sans doute pour que personne ne vienne troubler les discours de gratitude d'arch&#233;ologues financ&#233;s par l'entreprise : &lt;i&gt;&#171; Merci Perenco ! Votre engagement en faveur de la culture est un exemple pour le monde entier ! &#187;&lt;/i&gt; Malgr&#233; les applaudissements des convives, les dirigeants de Perenco restent sur la d&#233;fensive. Un journaliste pr&#233;sent subit des intimidations : &lt;i&gt;&#171; Si tes images sont diffus&#233;es, nous te retrouverons. &#187;&lt;/i&gt; Apr&#232;s l'exportation du p&#233;trole guat&#233;malt&#232;que, voil&#224; que Perenco souhaite exporter les m&#233;thodes de gestion des risques&#8230; Le 20 juin, jour de l'inauguration, le collectif Guatemala, la coordination Une Seule plan&#232;te et le d&#233;put&#233; guat&#233;malt&#232;que Anibal Garc&#237;a &#233;pinglent l'entreprise lors d'une conf&#233;rence de presse. Ils d&#233;noncent l'hypocrisie du m&#233;c&#233;nat p&#233;trolier, preuves vid&#233;os &#224; l'appui, et pr&#233;sentent le rapport Perenco, exploiter co&#251;te que co&#251;te. L'information circule et cette publi-cit&#233; ind&#233;sirable oblige Perenco et la direction du mus&#233;e &#224; contre-attaquer. La bo&#238;te de Fran&#231;ois Perrodo r&#233;pond par deux communiqu&#233;s de presse &#224; l'AFP &#8211; l'un d'eux titr&#233; &#171; Perenco d&#233;fend son bilan au Guat&#233;mala &#187; &#8211;, mais refuse toujours de r&#233;pondre aux journalistes. Le directeur du mus&#233;e, St&#233;phane Martin, justifie ce m&#233;c&#233;nat dans la matinale de France Culture du 24 juin : &lt;i&gt;&#171; Nous faisons attention dans le choix des m&#233;c&#232;nes. Les arch&#233;ologues et l'ambassade de France nous ont dit que c'&#233;tait une entreprise qui faisait travailler les Mayas. &#187;&lt;/i&gt; La directrice de communication du mus&#233;e ajoutera m&#234;me que &#171; cette pol&#233;mique sur Perenco n'a rien &#224; voir avec l'exposition &#187;. On reprochait au mus&#233;e du Quai Branly de d&#233;connecter ses collections de la r&#233;alit&#233; politique et sociale des populations actuelles. En voici un bel exemple. Toujours est-il que l'entreprise a retir&#233; de son site Internet l'affiche de l'exposition et semble revenir aux bonnes vieilles m&#233;thodes : le domicile de l'assistant d'Anibal Garc&#237;a, le d&#233;put&#233; guat&#233;malt&#232;que venu t&#233;moigner en France, a &#233;t&#233; cambriol&#233; et un ordinateur rempli d'informations a disparu. Discr&#233;tion avant tout.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La prol&#233;taire du prol&#233;taire</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-proletaire-du-proletaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/La-proletaire-du-proletaire</guid>
		<dc:date>2011-09-30T04:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anatole Istria</dc:creator>


		<dc:subject>Les vieux dossiers</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>femmes</dc:subject>
		<dc:subject>femme</dc:subject>
		<dc:subject>travailleurs</dc:subject>
		<dc:subject>pourtant</dc:subject>
		<dc:subject>travailleuses sont-elles</dc:subject>
		<dc:subject>Flora Tristan</dc:subject>
		<dc:subject>bonnes femmes</dc:subject>
		<dc:subject>femme Moussu</dc:subject>
		<dc:subject>Tristan</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les travailleuses sont-elles des travailleurs comme les autres ? Si on regarde de pr&#232;s l'histoire du mouvement ouvrier, au d&#233;part le projet d'&#233;mancipation des travailleurs avait pr&#233;vu de laisser les bonnes femmes aux fourneaux. Pourtant, en 1846, Flora Tristan faisait d&#233;j&#224; de la lib&#233;ration de la femme une priorit&#233;. Non seulement, disait-elle, la femme est &#171; trait&#233;e en paria &#187; par le pr&#234;tre, le l&#233;gislateur, le philosophe, mais elle est aussi la &#171; prol&#233;taire du prol&#233;taire &#187;, la domestique du (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no91-juillet-aout-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;91 (juillet-ao&#251;t 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Les-vieux-dossiers" rel="tag"&gt;Les vieux dossiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/femmes" rel="tag"&gt;femmes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/femme" rel="tag"&gt;femme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/travailleurs" rel="tag"&gt;travailleurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/pourtant" rel="tag"&gt;pourtant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/travailleuses-sont-elles" rel="tag"&gt;travailleuses sont-elles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Flora-Tristan" rel="tag"&gt;Flora Tristan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bonnes-femmes" rel="tag"&gt;bonnes femmes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/femme-Moussu" rel="tag"&gt;femme Moussu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Tristan" rel="tag"&gt;Tristan&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les travailleuses&lt;/strong&gt; sont-elles des travailleurs comme les autres ? Si on regarde de pr&#232;s l'histoire du mouvement ouvrier, au d&#233;part le projet d'&#233;mancipation des travailleurs avait pr&#233;vu de laisser les bonnes femmes aux fourneaux. Pourtant, en 1846, Flora Tristan faisait d&#233;j&#224; de la lib&#233;ration de la femme une priorit&#233;. Non seulement, disait-elle, la femme est &#171; trait&#233;e en paria &#187; par le pr&#234;tre, le l&#233;gislateur, le philosophe, mais elle est aussi la &#171; prol&#233;taire du prol&#233;taire &#187;, la domestique du m&#226;le travailleur. Et c'est pas parce que le prolo appelle son &#233;pouse &#171; ma bourgeoise &#187; qu'il faut croire qu'il est l'exploit&#233; de la maison ! Flora Tristan affirmait aussi que &#171; l'oubli et le m&#233;pris des droits naturels &#187; de la femme sont les &#171; seules causes des malheurs du monde &#187; et en appelait fissa &#224; une d&#233;claration des droits de la femme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais le si&#232;cle de la bourgeoisie triomphante&lt;/strong&gt; v&#233;hicule surtout les pr&#233;jug&#233;s masculins et beaucoup de socialistes restent cr&#226;nement misogynes. C'est le cas du gravissime Joseph Proudhon. Lui, qui n'a pas peur de penser que &lt;i&gt;&#171; la femme a &#233;t&#233; donn&#233;e &#224; l'homme pour lui servir d'auxiliaire &#187;&lt;/i&gt; et qu'elle ne &lt;i&gt;&#171; hait point &#234;tre un peu violent&#233;e voire m&#234;me viol&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, s'offusque &lt;i&gt;&#171; au nom de la morale publique &#187;&lt;/i&gt; que la socialiste Jeanne Deroin fasse de la politique et pr&#233;tende acc&#233;der &#224; la d&#233;putation. Faute de le gifler comme il le m&#233;rite, quelques &#233;crivaines croisent la plume avec lui comme Juliette Lambert avec son pamphlet, Id&#233;es anti-proudhoniennes sur l'Amour, la Femme et le Mariage ou Jenny d'H&#233;ricourt dans son petit essai, La Femme affranchie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; sa fondation&lt;/strong&gt;, en 1864, la Premi&#232;re Internationale est truff&#233;e de proudhoniens barbus aussi obtus que leur ma&#238;tre sur la question des gonzesses. Le jeune Eug&#232;ne Varlin, qui s'est battu dans des gr&#232;ves aux c&#244;t&#233;s de ses coll&#232;gues relieuses, a du mal &#224; faire entendre la simple &#233;vidence : &#171; &#192; travail &#233;gal, salaire &#233;gal &#187;. Le salaire f&#233;minin &#224; l'&#233;poque est la moiti&#233; de celui des hommes&#8230; rassurez-vous, il est aujourd'hui seulement de 20 % &#224; 30 % inf&#233;rieur, on voit le progr&#232;s ! Le discours ouvrier paternaliste et phallocratique est de dire que l'usine est un lieu d&#233;gradant pour la femme mais aussi que, dans le jeu &#233;tabli par les capitalistes, le travail des femmes cause un pr&#233;judice aux travailleurs en tirant les salaires vers le bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Durant la r&#233;volution industrielle&lt;/strong&gt;, les femmes constituent &#224; peu pr&#232;s un tiers de la population active industrielle et sont enr&#244;l&#233;es principalement dans le secteur textile, d'o&#249; cette formule entendue dans un congr&#232;s ouvrier : &lt;i&gt;&#171; &#192; l'homme, le bois et les m&#233;taux. &#192; la femme, la famille et les tissus. &#187;&lt;/i&gt; En 1869, &#224; Lyon les ouvri&#232;res-tisseuses de la soie, dites ovalistes, se mettent en gr&#232;ve de leur propre initiative contre leurs conditions d'exploitation et la domination &#224; la fois f&#233;odale et masculine dans les ateliers. Cette premi&#232;re gr&#232;ve f&#233;minine marque les esprits. &#192; la m&#234;me &#233;poque, Karl Marx &#233;crivait &#224; un coll&#232;gue : &lt;i&gt;&#171; Quiconque sait un peu d'histoire n'ignore pas que de grands bouleversements sociaux sont impossibles sans le ferment f&#233;minin. Le progr&#232;s social se mesure exactement &#224; la position sociale du beau sexe (les laides comprises). &#187;&lt;/i&gt; Ach, ce Marx, kolossal humour et pourtant il n'a jamais assist&#233; &#224; un spectacle de Jean-Marie Bigard !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#171; Quand les femmes s'en m&#234;lent&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, &#233;crit Jules Vall&#232;s, &lt;i&gt;quand la m&#233;nag&#232;re pousse son homme, quand elle arrache le drapeau noir qui flotte sur la marmite pour le planter entre deux pav&#233;s, c'est que le soleil se l&#232;vera sur une ville en r&#233;volte. &#187;&lt;/i&gt; Avec la Commune, les femmes entrent dans la m&#234;l&#233;e. La femme de lettres Andr&#233; L&#233;o (oui c'est une femme) et la blanquiste Paule Minck, la Russe &#201;lisabeth Dmitrieff, la confectionneuse Octavie Tardif, l'admirable Louise Michel, la Bretonne Nathalie Lemel, la femme Moussu, la citoyenne Anna Jaclard bataillent pour l'&#233;ducation des petites filles et la conqu&#234;te des droits sociaux. Pourtant l'&#233;galit&#233; civique ne sera jamais d&#233;cr&#233;t&#233;e durant ces 72 jours d'utopie pourtant tr&#232;s l&#233;gislative. Ces femmes furent tour &#224; tour cantini&#232;res, propagandistes, p&#233;dagogues, ambulanci&#232;res et combattantes. En retour, les Versaillais les gratifieront de la l&#233;gende noire des &#171; p&#233;troleuses &#187;, &lt;i&gt;&#171; ces &#234;tres chim&#233;riques, analogues aux salamandres et aux elfes &#187;&lt;/i&gt; (Prosper-Olivier Lissagaray), munis de torches et de bouteilles d'essence foutant le feu au hasard. Comme quoi, il peut y avoir plusieurs sortes de femmes au foyer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Annette</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Annette-250</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Annette-250</guid>
		<dc:date>2011-09-28T04:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>Efix</dc:subject>
		<dc:subject>l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>salari&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Vacances</dc:subject>
		<dc:subject>p&#233;riode estivale</dc:subject>
		<dc:subject>parler d'un</dc:subject>
		<dc:subject>d'un aspect</dc:subject>
		<dc:subject>disparu parce</dc:subject>
		<dc:subject>maintenant calqu&#233;es</dc:subject>
		<dc:subject>Annette</dc:subject>
		<dc:subject>comptait</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En cette p&#233;riode estivale, je peux peut-&#234;tre vous parler d'un aspect de l'usine qui comptait pour les salari&#233;s et qui a disparu parce que leurs visions de vacances sont maintenant calqu&#233;es sur celles des bourgeois et des agences de voyages. Tout a commenc&#233; &#224; une &#233;poque o&#249; l'usine comptait plus de 2 000 salari&#233;s. Dans le droit social, une partie de la masse salariale doit &#234;tre redistribu&#233;e par les directions pour les affaires sociales et culturelles et, depuis 1949, ce sont les comit&#233;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no91-juillet-aout-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;91 (juillet-ao&#251;t 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Je-vous-ecris-de-l-usine" rel="tag"&gt;Je vous &#233;cris de l'usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Efix" rel="tag"&gt;Efix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-usine" rel="tag"&gt;l'usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/salaries" rel="tag"&gt;salari&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Vacances-10096" rel="tag"&gt;Vacances&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/periode-estivale" rel="tag"&gt;p&#233;riode estivale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/parler-d-un" rel="tag"&gt;parler d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un-aspect" rel="tag"&gt;d'un aspect&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/disparu-parce" rel="tag"&gt;disparu parce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/maintenant-calquees" rel="tag"&gt;maintenant calqu&#233;es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Annette" rel="tag"&gt;Annette&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/comptait" rel="tag"&gt;comptait&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En cette p&#233;riode estivale&lt;/strong&gt;, je peux peut-&#234;tre vous parler d'un aspect de l'usine qui comptait pour les salari&#233;s et qui a disparu parce que leurs visions de vacances sont maintenant calqu&#233;es sur celles des bourgeois et des agences de voyages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout a commenc&#233;&lt;/strong&gt; &#224; une &#233;poque o&#249; l'usine comptait plus de 2 000 salari&#233;s. Dans le droit social, une partie de la masse salariale doit &#234;tre redistribu&#233;e par les directions pour les affaires sociales et culturelles et, depuis 1949, ce sont les comit&#233;s d'&#233;tablissement (CE) qui g&#232;rent cette somme. Les cong&#233;s pay&#233;s &#233;tant une &#171; victoire des salari&#233;s &#187;, les CE ont essay&#233; de proposer des vacances diff&#233;rentes et pas ch&#232;res. Seuls ou avec des CE d'autres bo&#238;tes, ils ont achet&#233; des terrains pour y faire du camping ou pour monter des bungalows.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui va servir de d&#233;cor &#224; cet article se situait &#224; Asnelles, dans le Calvados. Construit en 1967, ce terrain comptait une vingtaine de bungalows en dur qui pouvaient accueillir 4 &#224; 6 personnes. Ils avaient l'&#233;lectricit&#233;, mais pas l'eau courante. Les douches, &#233;viers et autres &#233;taient ext&#233;rieurs et collectifs, et servaient de terrains de jeux pour les enfants. Tout avait &#233;t&#233; fabriqu&#233; avec les moyens du bord, par des ouvriers et des syndicalistes. N'emp&#234;che que, pour l'&#233;poque, &#231;a repr&#233;sentait un vrai plus pour des vacances pas ch&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Annette et Roger&lt;/strong&gt; en &#233;taient les gardiens. Employ&#233;s de l'usine (elle en tant que femme de m&#233;nage, lui en tant que m&#233;cano), ils &#233;taient d&#233;tach&#233;s au gardiennage et &#224; l'entretien des lieux du 1er avril au 31 octobre de chaque ann&#233;e. Ils vivaient dans un bungalow durant ces 7 mois. Annette &#233;tait la ma&#238;tresse des lieux. Robert n'&#233;tait que l'homme &#224; tout faire et surtout &#224; tout boire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Petite et rev&#234;che&lt;/strong&gt;, les cheveux ultrafris&#233;s, le rouge &#224; l&#232;vres agressif, Annette &#233;tait g&#233;n&#233;reuse mais se montrait assez autoritaire. &#199;a plaisait plut&#244;t, car elle encadrait les gamins dont les parents se d&#233;barrassaient et, surtout, elle savait g&#233;rer ceux qui abusaient du Ricard. Ce village de vacances, c'&#233;tait toute sa vie. Le matin, avant que tout le monde ne soit lev&#233;, elle allait faire un tour sur la longue plage de sable puis elle rentrait au camp o&#249; le devoir l'appelait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Outre le nettoyage&lt;/strong&gt; des parties communes, elle organisait des tournois de p&#233;tanque ou de belote, des soir&#233;es moules, des ap&#233;ros, ainsi que LA grosse fiesta du 14 juillet. Elle gardait son air renfrogn&#233;, mais on voyait qu'elle prenait plaisir &#224; g&#233;rer tous ces vacanciers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#234;me&lt;/strong&gt; au mois d'octobre, alors qu'il n'y avait quasiment plus personne, elle s'y trouvait bien. Bien mieux que dans son appartement en pleine cit&#233; HLM, et bien mieux qu'au boulot, &#224; se lever t&#244;t pour nettoyer les bureaux avant l'arriv&#233;e des cadres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#199;a lui plaisait&lt;/strong&gt; tellement que lorsque est arriv&#233;e la retraite, elle a demand&#233; &#224; continuer cette activit&#233;. Ce qui lui a &#233;t&#233; accord&#233; d'autant plus facilement qu'il aurait &#233;t&#233; difficile de lui trouver une rempla&#231;ante qui accepte l'&#233;loignement et la solitude des mois creux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le probl&#232;me&lt;/strong&gt; c'est qu'au fil des ann&#233;es, le mat&#233;riel s'est d&#233;t&#233;rior&#233; et est devenu obsol&#232;te. Sur le march&#233; des vacances, sont arriv&#233;s les mobil-homes ou d'autres formes d'habitats. Les salari&#233;s ont commenc&#233; &#224; bouder le village de vacances. Seuls y venaient encore les retrait&#233;s qui avaient vieilli avec les bungalows.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; cela&lt;/strong&gt; il a fallu ajouter les plans de restructuration successifs qui ont diminu&#233; le personnel de l'usine et donc la somme allou&#233;e au CE. Comme la plupart des CE, celui de l'usine a d&#251; envisager de se d&#233;faire d'une partie de son patrimoine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le jour o&#249;&lt;/strong&gt; le secr&#233;taire du CE annon&#231;a qu'il cherchait &#224; vendre le camp d'Asnelles, Annette se d&#233;couvrit un sale cancer &lt;i&gt;&#171; dans le ventre &#187;&lt;/i&gt;, comme elle dit. Elle mourut deux ans plus tard, en mars 2000, le jour m&#234;me o&#249; fut sign&#233; l'acte de vente &#224; un homme d'affaires hollandais.
Aujourd'hui, &#224; la place des bungalows se dressent des petits immeubles comme on en trouve beaucoup sur la c&#244;te normande. Sans &#226;me, mais confortables. Personne ne s'y c&#244;toie, il n'y a pas de f&#234;te ni d'ap&#233;ro pris en commun. Il n'y a personne pour animer. Il n'y a pas d'Annette.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_187 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH366/efix_annette-8a48a.png?1779602845' width='400' height='366' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Efix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Areva co&#251;te que co&#251;te</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Areva-coute-que-coute</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Areva-coute-que-coute</guid>
		<dc:date>2011-09-26T04:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


		<dc:subject>Placid</dc:subject>
		<dc:subject>d'un</dc:subject>
		<dc:subject>nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>Areva</dc:subject>
		<dc:subject>centrale</dc:subject>
		<dc:subject>Fukushima</dc:subject>
		<dc:subject>l'&#233;nergie nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>nucl&#233;aires</dc:subject>
		<dc:subject>centrale nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>centrales nucl&#233;aires</dc:subject>
		<dc:subject>construction</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Chute des cours, contrats annul&#233;s, pertes financi&#232;res, le tout dans un contexte de catastrophe nucl&#233;aire et de d&#233;fiance g&#233;n&#233;ra-lis&#233;e... Areva, roi de l'atome fran&#231;ais, se fissure mais l'&#201;tat garde le cap : hors de question de remettre en cause la politique &#233;nerg&#233;tique du pays. On garde le nucl&#233;aire, quel qu'en soit le prix ! Pas une t&#234;te qui d&#233;passe ! Ministres, industriels, hommes de cour et autres laquais, les nucl&#233;ocrates tricolores sont au garde-&#224;-vous : la fili&#232;re nucl&#233;aire est un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no91-juillet-aout-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;91 (juillet-ao&#251;t 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Placid" rel="tag"&gt;Placid&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/nucleaire-597" rel="tag"&gt;nucl&#233;aire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Areva" rel="tag"&gt;Areva&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/centrale" rel="tag"&gt;centrale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Fukushima" rel="tag"&gt;Fukushima&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-energie-nucleaire" rel="tag"&gt;l'&#233;nergie nucl&#233;aire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/nucleaires" rel="tag"&gt;nucl&#233;aires&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/centrale-nucleaire" rel="tag"&gt;centrale nucl&#233;aire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/centrales-nucleaires" rel="tag"&gt;centrales nucl&#233;aires&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/construction" rel="tag"&gt;construction&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chute des cours, contrats annul&#233;s, pertes financi&#232;res, le tout dans un contexte de catastrophe nucl&#233;aire et de d&#233;fiance g&#233;n&#233;ra-lis&#233;e... Areva, roi de l'atome fran&#231;ais, se fissure mais l'&#201;tat garde le cap : hors de question de remettre en cause la politique &#233;nerg&#233;tique du pays. On garde le nucl&#233;aire, quel qu'en soit le prix !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pas une t&#234;te&lt;/strong&gt; qui d&#233;passe ! Ministres, industriels, hommes de cour et autres laquais, les nucl&#233;ocrates tricolores sont au garde-&#224;-vous : la fili&#232;re nucl&#233;aire est un atout industriel majeur pour la France, et doit le demeurer. Pourtant, le navire amiral du nucl&#233;aire international commence &#224; s&#233;rieusement prendre l'eau de toutes parts. Entre juillet 2010 et fin juin 2011, l'action d'Areva, le fleuron hexagonal de l'&#233;nergie nucl&#233;aire, a chut&#233; de 13,50 %. Dans la courbe boursi&#232;re qui fait quotidiennement vibrer traders et actionnaires, Fukushima n'aura &#233;t&#233; qu'un creux parmi d'autres. Fin septembre, l'action s'&#233;tait d&#233;j&#224; effondr&#233;e de la m&#234;me mani&#232;re. Les experts boursiers annoncent d'ores et d&#233;j&#224; que le r&#233;sultat de l'exercice de 2011 &#8211; selon les crit&#232;res du &#171; Earnings before interest and taxes &#187; qui d&#233;finit le chiffre d'affaires d&#233;duit des charges d'exploitation &#8211; va marquer une perte de&#8230; 265 % ! Fukushima et ses cons&#233;quences sur des centaines de milliers de personnes ? Toujours pas. La r&#233;ponse est ailleurs, au c&#339;ur des contradictions du capitalisme dont la production d'&#233;nergie est un condens&#233; : centralisme et monopole subissant la pression &#224; la fois vitale et l&#233;tale du march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_181 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L350xH440/placid_nucleaire-f1b54.png?1779604874' width='350' height='440' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Placid
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2009, Areva a vu s'envoler les 40 milliards de dollars promis par la signature d'un contrat avec les &#201;mirats Arabes Unis. De plus, les d&#233;ficiences techniques dans la construction d'un r&#233;acteur EPR&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Evolutionary power reactor, r&#233;acteur nucl&#233;aire de troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; en Finlande, associ&#233;es aux augmentations des co&#251;ts de construction et aux indemnit&#233;s de retard, n'ont cess&#233; de grossir l'ardoise jusqu'&#224; atteindre une perte de 2,7 milliards d'euros. Quant &#224; l'usine Areva de stockage et de traitement de d&#233;chets radioactifs situ&#233;e &#224; proximit&#233; de la centrale de Tchernobyl, c'est un fiasco. Construite, elle ne peut &#234;tre utilis&#233;e pour raisons techniques. &lt;i&gt;&#171; Chaque retard d'un mois entra&#238;ne un surco&#251;t de 4 millions d'euros &#187;&lt;/i&gt;, expliquait, fin octobre 2009, Vince Novak, responsable des questions nucl&#233;aires &#224; la Banque europ&#233;enne pour la reconstruction et le d&#233;veloppement (BERD).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai 2011, Areva a suspendu, selon ses dires, la construction d'une usine de composants pour centrale nucl&#233;aire &#224; Newport, dans l'Idaho (&#201;tats-Unis), et 363 millions de dollars lui ont ainsi fil&#233; entre les doigts. D&#233;j&#224;, en juin 2010, les agences de notation Standard and Poor's et Moody's avaient d&#233;grad&#233; la note de l'entreprise &#8211; comme s'il s'agissait d'une vulgaire Gr&#232;ce endett&#233;e &#8211;, plongeant dans l'expectative investisseurs et clients potentiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les indicateurs financiers analysant le nucl&#233;aire et les questions environnementales ne parviennent plus &#224; masquer le co&#251;t de production d'un mis&#233;rable kilowattheure au regard de ceux de la recherche, de la construction des centrales et de leur entretien, des d&#233;mant&#232;lements, du traitement et du confinement des d&#233;chets pour des dur&#233;es inconcevables, des risques sanitaires, etc. En mars 2010, dans un rapport publi&#233; par la fondation Heinrich B&#246;ll&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fondation d'outre-Rhin politiquement ind&#233;pendante mais proche des Verts (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, Ralf F&#252;cks, son pr&#233;sident, pr&#233;cisait : &lt;i&gt;&#171; En fait, le nombre des centrales nucl&#233;aires dans le monde diminue constamment. Actuellement, 436 r&#233;acteurs sont encore en exploitation. Au cours des quinze &#224; vingt prochaines ann&#233;es, on assistera &#224; un plus grand nombre de d&#233;connexions de centrales vieillissantes que de nouvelles mises en service. [&#8230;] Plus les march&#233;s de l'&#233;lectricit&#233; sont ouverts &#224; la libre concurrence, plus les chances de l'&#233;nergie nucl&#233;aire s'amenuisent. En outre, les co&#251;ts des nouvelles installations explosent. [&#8230;] &#192; cela s'ajoutent les probl&#232;mes non r&#233;solus de l'&#233;limination des d&#233;chets et la forte probabilit&#233; d'une d&#233;faillance technologique. Aujourd'hui aucun conglom&#233;rat &#233;nerg&#233;tique priv&#233; ne prendrait le risque de construire une nouvelle centrale sans subventions publiques ni garanties.&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;www.gef.eu/fileadmin/user_upload/Th... [PDF]&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187;&lt;/i&gt; Peu avant l'accident nucl&#233;aire de Fukushima, John Rowe, pr&#233;sident de l'une des principales compagnies d'&#233;lectricit&#233; am&#233;ricaines, confirmait que &lt;i&gt;&#171; construire de nouveaux r&#233;acteurs nucl&#233;aires n'avait &#233;conomiquement aucun sens &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; Depuis cinq ans, on ne trouve plus de projet nucl&#233;aire outre-atlantique &#187;&lt;/i&gt;, rench&#233;rit le consultant ind&#233;pendant en &#233;nergie Mycle Schneider (&lt;i&gt;Le Nouvel Obs&lt;/i&gt; du 25 mai 2011).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, la nucl&#233;ocratie fran&#231;aise reste droite dans ses bottes. Depuis son bunker id&#233;ologique, Areva ne cesse de se vautrer dans le path&#233;tique spectacle de l'autosatisfaction, avec d'autant plus de v&#233;h&#233;mence que s'approche le naufrage, affirmant que &lt;i&gt;&#171; le groupe a d&#233;montr&#233; au cours des derni&#232;res ann&#233;es sa capacit&#233; &#224; cro&#238;tre fortement et de mani&#232;re rentable&#8230; &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, le gouvernement allemand a d&#233;cid&#233; de renoncer progressivement &#224; l'&#233;nergie nucl&#233;aire et les Italiens se sont prononc&#233;s par r&#233;f&#233;rendum contre la relance de l'atome dans leur pays. Mais ne s'agit-il pas d'un vernis d&#233;mocratique destin&#233; &#224; masquer un d&#233;clin irr&#233;versible d&#251; &#224; la nature m&#234;me des enjeux &#233;conomiques ? Jusqu'alors les &#201;tats n'avaient jamais eu autant de sollicitudes &#224; l'&#233;gard de leurs populations&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Evolutionary power reactor&lt;/i&gt;, r&#233;acteur nucl&#233;aire de troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Fondation d'outre-Rhin politiquement ind&#233;pendante mais proche des Verts allemands et europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.gef.eu/fileadmin/user_upload/Thomas_FR_Web_ok.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.gef.eu/fileadmin/user_upload/Th...&lt;/a&gt; [PDF]&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>N'ayez crainte, &#231;a se tassera</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/N-ayez-crainte-ca-se-tassera</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/N-ayez-crainte-ca-se-tassera</guid>
		<dc:date>2011-09-23T04:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mademoiselle</dc:creator>


		<dc:subject>Les entrailles de Mademoiselle</dc:subject>
		<dc:subject>Tanxxx</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>hommes</dc:subject>
		<dc:subject>qu'il</dc:subject>
		<dc:subject>homme</dc:subject>
		<dc:subject>Laf&#226;me</dc:subject>
		<dc:subject>hommes hyst&#233;riques</dc:subject>
		<dc:subject>Mademoiselle</dc:subject>
		<dc:subject>Mademoiselle voudrait</dc:subject>
		<dc:subject>l'&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>consentant</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tout n'est pas rose, l'&#233;t&#233;, pour Laf&#226;me, surtout par les temps qui courent, avec tous ces hommes hyst&#233;riques qui crient au loup ! Mais oui, les filles, Mademoiselle a entendu vos cris de d&#233;sespoir : &#171; Qu'il est difficile de savoir si un homme est consentant ! C'est si compliqu&#233;, un homme ! &#187; Mademoiselle voudrait donc donner quelques conseils aux femmes, afin que cet &#233;t&#233;, enfin, elles tentent de respecter en toute occasion le consentement des hommes, ces &#234;tres complexes qui minaudent, aiment (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no91-juillet-aout-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;91 (juillet-ao&#251;t 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Les-entrailles-de-Mademoiselle" rel="tag"&gt;Les entrailles de Mademoiselle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Tanxxx" rel="tag"&gt;Tanxxx&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/hommes" rel="tag"&gt;hommes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-il" rel="tag"&gt;qu'il&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/homme" rel="tag"&gt;homme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lafame" rel="tag"&gt;Laf&#226;me&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/hommes-hysteriques" rel="tag"&gt;hommes hyst&#233;riques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mademoiselle-15316" rel="tag"&gt;Mademoiselle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mademoiselle-voudrait" rel="tag"&gt;Mademoiselle voudrait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-ete" rel="tag"&gt;l'&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/consentant" rel="tag"&gt;consentant&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout n'est pas rose&lt;/strong&gt;, l'&#233;t&#233;, pour Laf&#226;me, surtout par les temps qui courent, avec tous ces hommes hyst&#233;riques qui crient au loup ! Mais oui, les filles, Mademoiselle a entendu vos cris de d&#233;sespoir : &lt;i&gt;&#171; Qu'il est difficile de savoir si un homme est consentant ! C'est si compliqu&#233;, un homme ! &#187;&lt;/i&gt; Mademoiselle voudrait donc donner quelques conseils aux femmes, afin que cet &#233;t&#233;, enfin, elles tentent de respecter en toute occasion le consentement des hommes, ces &#234;tres complexes qui minaudent, aiment bien qu'on les force un peu et qui ont tendance &#224; changer d'avis comme de cale&#231;on. Alors, comment faire pour savoir si un homme est consentant ? D'abord, sachez que si un homme vous fait un sourire, parfois accompagn&#233; d'un &#171; bonjour &#187;, cela ne veut pas forc&#233;ment dire qu'il a envie de se mettre &#224; quatre pattes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_186 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/Tanxxx91-bcd78.png?1779602697' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Tanxxx
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est fou, mais il se peut qu'il soit simplement poli. En revanche, si vous voyez qu'un homme vous regarde avec insistance, qu'il vous pla&#238;t et qu'il r&#233;pond &#224; vos sourires, vous pouvez par exemple l'inviter &#224; boire un verre. S'il accepte, cela ne veut toujours pas dire qu'il veuille se mettre &#224; quatre pattes. Oui, c'est p&#233;nible, je sais, surtout avec l'augmentation du prix des consommations en terrasse ! Se rendent-ils compte qu'il devient de plus en plus frustrant de ne pas pouvoir peloter un peu le damoiseau apr&#232;s deux mojitos &#224; dix euros chacun ? Il existe cependant une solution &#224; cette frustration : partagez le prix des consommations. Ils ont voulu l'&#233;galit&#233; ? Eh bien, qu'ils l'assument. Et si la soir&#233;e se poursuit, que votre conqu&#234;te se laisse embrasser, voire tripoter un peu ? Laissez-vous aller... mais sachez vous arr&#234;ter s'il dit non. Non, c'est non. Inutile donc de lui enfoncer vos doigts ou tout autre objet dans le corps contre son gr&#233;. Il s'agirait l&#224; d'un viol, et vous seriez bien emmerd&#233;es. Alors dans le doute, abstenez vous. Et si vous ne le faites pas pour eux, faites-le pour vous : avec le puritanisme qui r&#232;gne actuellement, il vous faudra &#234;tre particuli&#232;rement prudentes dans les prochains mois. Ensuite, n'ayez crainte, &#231;a se tassera. Mais en attendant, rassurez-vous : si vous &#234;tes victimes de vos pulsions, sachez que moins de 10 % d'entre eux portent plainte. Et c'est pas dit qu'on les croie. Surtout s'ils ont bu deux mojitos de trop ou d&#233;tourn&#233; des ch&#232;ques vacances. Alors si &#231;a &#171; d&#233;rape &#187; un peu cet &#233;t&#233;, les filles, dites-vous bien qu'il n'y a pas mort d'homme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
