<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=991&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1779602680</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Thiers : &#171; Ce spectacle affreux servira de le&#231;on&#8230; &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Thiers-Ce-spectacle-affreux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Thiers-Ce-spectacle-affreux</guid>
		<dc:date>2021-03-22T05:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>j'ai</dc:subject>
		<dc:subject>Mais</dc:subject>
		<dc:subject>Semaine sanglante</dc:subject>
		<dc:subject>Semaine</dc:subject>
		<dc:subject>cimeti&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>dizaine d'ann&#233;es</dc:subject>
		<dc:subject>revoir consid&#233;rablement</dc:subject>
		<dc:subject>sanglante</dc:subject>
		<dc:subject>morts</dc:subject>
		<dc:subject>mai</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le dimanche 28 mai 1871, la derni&#232;re barricade de la Commune c&#232;de &#224; 13 heures dans le bas de Belleville, au terme de ce qui restera pour l'histoire la Semaine sanglante. &#201;tonnamment, ce bain de sang abominable n'a &#233;t&#233; que peu &#233;tudi&#233; avec m&#233;thode. Mich&#232;le Audin revient sur cette lacune. Depuis une dizaine d'ann&#233;es, les travaux de l'historien anglais Robert Tombs ont eu tendance &#224; revoir consid&#233;rablement &#224; la baisse le bilan humain de la r&#233;pression, ouvrant le champ &#224; une nouvelle bataille (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no196-mars-2021" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;196 (mars 2021)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/j-ai" rel="tag"&gt;j'ai&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mais" rel="tag"&gt;Mais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Semaine-sanglante" rel="tag"&gt;Semaine sanglante&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Semaine" rel="tag"&gt;Semaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cimetieres" rel="tag"&gt;cimeti&#232;res&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/dizaine-d-annees" rel="tag"&gt;dizaine d'ann&#233;es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/revoir-considerablement" rel="tag"&gt;revoir consid&#233;rablement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/sanglante" rel="tag"&gt;sanglante&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/morts" rel="tag"&gt;morts&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mai" rel="tag"&gt;mai&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le dimanche 28 mai 1871, la derni&#232;re barricade de la Commune c&#232;de &#224; 13 heures dans le bas de Belleville, au terme de ce qui restera pour l'histoire la Semaine sanglante. &#201;tonnamment, ce bain de sang abominable n'a &#233;t&#233; que peu &#233;tudi&#233; avec m&#233;thode. Mich&#232;le Audin revient sur cette lacune.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;D&lt;/span&gt;epuis une dizaine d'ann&#233;es, les travaux de l'historien anglais Robert Tombs&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Malgr&#233; cela, sa synth&#232;se sur la Commune reste un ouvrage de r&#233;f&#233;rence : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; ont eu tendance &#224; revoir consid&#233;rablement &#224; la baisse le bilan humain de la r&#233;pression, ouvrant le champ &#224; une nouvelle bataille de chiffres. Dans un petit ouvrage intitul&#233;&lt;i&gt; La Semaine sanglante. mai 1871. L&#233;gendes et comptes&lt;/i&gt; (Libertalia, 2021), l'&#233;crivaine Mich&#232;le Audin&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Outre le site in&#233;puisable MaCommuneDeParis.com qu'elle anime, elle est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; revient sur cet &#233;pisode et quelques l&#233;gendes qui l'ont accompagn&#233;. Abordant la question du d&#233;compte des victimes, elle conclut que les &#171; &lt;i&gt;&#233;valuations plus hautes, autour de 15 000 ou 20 000 morts, ne sont pas exag&#233;r&#233;es&lt;/i&gt; &#187;. Aussi, rappelle-t-elle, &#171; &lt;i&gt;il ne s'agit pas de se jeter des crimes et des cadavres &#224; la t&#234;te, mais de consid&#233;rer les &#234;tres humains qu'ont &#233;t&#233; ces cadavres avec respect, de ne pas les laisser dispara&#238;tre encore une fois&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; 40 000 fusill&#233;s &#187;, &#171; 30 000 &#187;, &#171; 25 000 &#187;, &#171; 17 000 &#187;, &#171; 12 000 &#187;, &#171; entre 5 700 et 7 400 &#187;, etc. &#192; quoi correspondent les diff&#233;rents bilans de la Semaine sanglante ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a eu que deux &#171; compteurs &#187;, Maxime Du Camp et Camille Pelletan, &#224; la fin des ann&#233;es 1870, pendant le d&#233;bat sur l'amnistie des communards. Le premier, &#233;crivain et historien r&#233;actionnaire, inform&#233; par la direction des cimeti&#232;res, compte 6 500 morts. Le deuxi&#232;me, journaliste radical, &#224; la suite d'une longue enqu&#234;te, arrive &#224; environ 30 000. De retour de d&#233;portation ou d'exil, les communards adoptent ce nombre. Puis plus personne ne compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 2010, Robert Tombs produit de nouvelles &#233;valuations basses. Comme le dit un encadr&#233; d'un de ses articles dans un hors-s&#233;rie r&#233;cent du magazine &lt;i&gt;L'Histoire,&lt;/i&gt; il a compt&#233; les morts dans les registres d'inhumation des 17 cimeti&#232;res parisiens, du 20 au 30 mai. Maxime Du Camp aussi s'&#233;tait limit&#233; &#224; ces dates. M&#234;me m&#233;thode, m&#234;me r&#233;sultat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#231;a ne suffit pas. Je ne donne qu'un exemple : le 31 mai, le registre du cimeti&#232;re Montmartre montre 492 cadavres d'inconnus&#8230; et voil&#224; 500 morts de moins pour ces &#171; compteurs &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle m&#233;thodologie et quelles sources in&#233;dites avez-vous utilis&#233;es pour vos estimations ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai consult&#233; les registres d'inhumation, mis en ligne par les archives de Paris. Mais, s'il y a bien 17 cimeti&#232;res parisiens, il n'y a pas 17 registres. Par exemple, au petit cimeti&#232;re de Bercy, d'apr&#232;s le t&#233;moignage d'&#233;poque d'un adjoint au maire du 12&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, au moins 400 corps d'inconnus sans actes de d&#233;c&#232;s ont &#233;t&#233; inhum&#233;s, mais aucun registre n'a &#233;t&#233; conserv&#233;. D'autre part, la fa&#231;on d'inscrire &#8212; ou pas &#8212; les corps d'inconnus variait selon les cimeti&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai ouvert, aux archives de Paris, des cartons de la direction des cimeti&#232;res et du service de la voirie. L&#224; j'ai appris beaucoup, notamment sur la question des exhumations-r&#233;inhumations. Dans l'urgence, beaucoup de corps avaient &#233;t&#233; inhum&#233;s sur les berges de la Seine, dans les squares, les chantiers, les casemates des fortifications, le bois de Boulogne&#8230; La th&#233;orie des compteurs &#171; minimisants &#187; est que tous ces corps ont &#233;t&#233; imm&#233;diatement exhum&#233;s et emport&#233;s dans les cimeti&#232;res. Pourtant, une lettre de l'inspecteur g&#233;n&#233;ral des cimeti&#232;res d&#233;crit, le 16 juillet, ces cadavres de personnes tu&#233;es en mai dans la chaleur de l'&#233;t&#233;&#8230; Il est forc&#233; d'arr&#234;ter les exhumations &#8212; ce n'&#233;tait donc pas termin&#233;. J'ai retrouv&#233; aussi des factures pour les grandes quantit&#233;s d'eau-de-vie qu'il a fallu donner aux ouvriers qui faisaient ce travail&#8230; Les archives confirment donc que tous les corps ne sont pas arriv&#233;s tout de suite dans les cimeti&#232;res. Et n'ont donc pas &#233;t&#233; d&#233;compt&#233;s. D'ailleurs, on a trouv&#233; des ossements de f&#233;d&#233;r&#233;s dans le sous-sol parisien jusque vers 1920.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;tais confin&#233;e &#224; Strasbourg une partie du temps pendant lequel j'ai &#233;crit ce livre. C'est gr&#226;ce &#224; l'aide de [&lt;i&gt;l'historien&lt;/i&gt;] Maxime Jourdan &#224; Paris que j'ai pu utiliser un document du service historique de la D&#233;fense, dans lequel l'arm&#233;e avait recens&#233; un certain nombre de personnes recherch&#233;es, qui en fait avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233;es. L'arm&#233;e y reconnaissait elle-m&#234;me des ex&#233;cutions dans les ambulances, par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au-del&#224; des chiffres, vous &#233;voquez les &#171; l&#233;gendes &#187; de la Semaine sanglante. Comment travaille-t-on sur l'arch&#233;ologie d'une l&#233;gende ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une l&#233;gende est un fait imaginaire, ou d&#233;form&#233;, que l'on croit (ou que certains croient) r&#233;el. Par exemple, l'existence, en bas de Montmartre le 23 mai, d'une barricade tenue par des femmes, est ni&#233;e par Tombs qui parle des &#171; &lt;i&gt;narrations romanc&#233;es faites par Lissagaray&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Acteur et t&#233;moin de l'insurrection, le journaliste publie en 1876 la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187;. Et il y a une telle &#171; l&#233;gende dor&#233;e&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt; de la Commune, notamment autour des femmes, que cette n&#233;gation pouvait para&#238;tre plausible. Mais le plus simple est de rechercher la premi&#232;re apparition de ce fait. Il se trouve que j'ai beaucoup lu le &lt;i&gt;Journal officiel &lt;/i&gt;publi&#233; par la Commune, et en particulier un article paru&#8230; dans le tout dernier num&#233;ro de ce journal, le 24 mai. Un journaliste raconte avoir &#233;t&#233; contr&#244;l&#233; &#224; cette fameuse barricade. C'est imm&#233;diat ! Il n'a pas eu le temps d'inventer. D'ailleurs la &#171; narration romanc&#233;e&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt; de Lissagaray, m&#234;me si elle est publi&#233;e plus tard, reprend cet article mot pour mot. Apr&#232;s, je n'ai pas eu de mal &#224; trouver d'autres confirmations. Oui, il y a eu une barricade tenue par des femmes&#8230; et il y a eu aussi des femmes sur bien d'autres barricades !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a &#233;galement des faits omis, oubli&#233;s, voire ni&#233;s. C'est le cas des viols. Le contexte des perquisitions, ratissages et massacres en toute impunit&#233; de la Semaine sanglante s'y pr&#234;tait particuli&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La difficult&#233; &#224; dresser un bilan macabre pour la Commune renvoie aux massacres coloniaux (S&#233;tif et Guelma en 1945 ou Madagascar en 1947-48). On pense aux controverses autour des chiffres des morts de la r&#233;pression du 17 octobre 1961. Ce parall&#232;le a-t-il r&#233;sonn&#233; en vous lors de vos recherches ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, si je pense d'abord, &#224; cause du r&#244;le de police jou&#233; par l'arm&#233;e, &#224; la bataille d'Alger en 1957, j'ai pens&#233; aussi au 17 octobre 1961. J'y ai &#233;t&#233; aid&#233;e par l'apparition inattendue, dans ma recherche, de Brigitte Lain&#233;, qui est l'auteure d'un article sur les morts de la Semaine sanglante dans les registres d'&#233;tat civil du 20&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Mais elle est surtout l'archiviste qui a t&#233;moign&#233; au proc&#232;s en diffamation intent&#233; par Papon &#224; Jean-Luc Einaudi&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#233;c&#233;d&#233; en 2014, Jean-Luc Einaudi est l'auteur de La Bataille de Paris. 17 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &#224; propos du 17 octobre. Elle et son coll&#232;gue Philippe Grand ont appuy&#233; Einaudi &#224; l'aide de ce qu'ils avaient observ&#233; dans les archives auxquelles il n'avait pas eu acc&#232;s. L'historien a gagn&#233; son proc&#232;s, mais les archivistes ont &#233;t&#233; sanctionn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vois deux &#233;tapes dans ces massacres. D'abord le terrorisme de l'&#201;tat. Il faut faire peur. Comme l'a dit Thiers pendant la Semaine sanglante : &lt;i&gt;&#171; Le sol de Paris est jonch&#233; de leurs cadavres. Ce spectacle affreux servira de le&#231;on, il faut l'esp&#233;rer, aux insurg&#233;s qui osaient se d&#233;clarer partisans de la Commune. &#187;&lt;/i&gt; Massacre de masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis le d&#233;ni. Il ne faut pas que les vaincus deviennent des martyrs. Le sol de Paris &#233;tait jonch&#233; de leurs cadavres, mais ils n'&#233;taient que 6 500. Les ordres de grandeur sont diff&#233;rents, mais les 38 morts officiels contre les 200 probables&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;[Note de la r&#233;daction] La derni&#232;re &#233;tude de 2006, r&#233;alis&#233;e par les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt; du 17 octobre sont dans le m&#234;me rapport que les 6 500/30 000 de la Semaine sanglante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La distance dans le temps facilite l'acc&#232;s aux archives et permet de voir comment celles-ci ont pu &#234;tre, d&#232;s l'origine, manipul&#233;es, voire falsifi&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par M. L.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Marquis aux talons rouges&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La sinistre figure du g&#233;n&#233;ral Galliffet reste associ&#233;e &#224; la Semaine sanglante. Louise Michel raconte comment il fait tirer sur une foule de prisonniers sans d&#233;fense : &#171; &lt;i&gt;C'est moi qui suis Galliffet ! Vous me croyez bien cruel, gens de Montmartre, je le suis plus encore que vous ne pensez.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Post&#233;rit&#233; : &#171; &lt;i&gt;Pour se prendre pour Jules Vall&#232;s, il faut avoir son Galliffet&lt;/i&gt; &#187;, aurait d&#233;clar&#233; le pr&#233;fet Didier Lallement par provocation lors de sa nomination par Macron en pleine crise des Gilets jaunes. L'histoire est peupl&#233;e de dangereux b&#233;gayeurs.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3594 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L445xH720/-1737-7080c.jpg?1779602972' width='445' height='720' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cet entretien fait partie du dossier &#171; La commune is not dead &#187;, publi&#233; dans le num&#233;ro 196 de&lt;/i&gt; CQFD.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Malgr&#233; cela, sa synth&#232;se sur la Commune reste un ouvrage de r&#233;f&#233;rence : &lt;i&gt;Paris, bivouac des r&#233;volutions, &lt;/i&gt;Libertalia, 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Outre le site in&#233;puisable &lt;i&gt;MaCommuneDeParis.com &lt;/i&gt;qu'elle anime, elle est l'auteure de plusieurs r&#233;cits aux &#233;ditions Gallimard : &lt;i&gt;Comme une rivi&#232;re bleue&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; une vie br&#232;ve&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; Oublier Cl&#233;mence&lt;/i&gt; ou encore &lt;i&gt;Jos&#233;e Meunier. 19, rue des Juifs &lt;/i&gt;(&#224; para&#238;tre le 11 mars).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Acteur et t&#233;moin de l'insurrection, le journaliste publie en 1876 la premi&#232;re &#233;dition de sa fameuse &lt;i&gt;Histoire de la Commune de 1871,&lt;/i&gt; consid&#233;r&#233;e comme le classique de chez classique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;D&#233;c&#233;d&#233; en 2014, Jean-Luc Einaudi est l'auteur de &lt;i&gt;La Bataille de Paris. 17 octobre 1961 &lt;/i&gt;(Seuil, 1991). Brigitte Lain&#233; est morte en 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;[&lt;i&gt;Note de la r&#233;daction&lt;/i&gt;] La derni&#232;re &#233;tude de 2006, r&#233;alis&#233;e par les historiens britanniques Jim House et Neil MacMaster, se refuse &#224; arr&#234;ter un chiffre pr&#233;cis sur le 17 octobre, qui doit &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un pic d'une r&#233;pression &#233;tendue sur deux mois pendant lesquels &lt;i&gt;&#171; bien plus de 120 Alg&#233;riens furent assassin&#233;s par la police en r&#233;gion parisienne &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
