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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Thiers : &#171; Ce spectacle affreux servira de le&#231;on&#8230; &#187;</title>
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		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


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&lt;p&gt;Le dimanche 28 mai 1871, la derni&#232;re barricade de la Commune c&#232;de &#224; 13 heures dans le bas de Belleville, au terme de ce qui restera pour l'histoire la Semaine sanglante. &#201;tonnamment, ce bain de sang abominable n'a &#233;t&#233; que peu &#233;tudi&#233; avec m&#233;thode. Mich&#232;le Audin revient sur cette lacune. Depuis une dizaine d'ann&#233;es, les travaux de l'historien anglais Robert Tombs ont eu tendance &#224; revoir consid&#233;rablement &#224; la baisse le bilan humain de la r&#233;pression, ouvrant le champ &#224; une nouvelle bataille (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mai" rel="tag"&gt;mai&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le dimanche 28 mai 1871, la derni&#232;re barricade de la Commune c&#232;de &#224; 13 heures dans le bas de Belleville, au terme de ce qui restera pour l'histoire la Semaine sanglante. &#201;tonnamment, ce bain de sang abominable n'a &#233;t&#233; que peu &#233;tudi&#233; avec m&#233;thode. Mich&#232;le Audin revient sur cette lacune.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;D&lt;/span&gt;epuis une dizaine d'ann&#233;es, les travaux de l'historien anglais Robert Tombs&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Malgr&#233; cela, sa synth&#232;se sur la Commune reste un ouvrage de r&#233;f&#233;rence : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; ont eu tendance &#224; revoir consid&#233;rablement &#224; la baisse le bilan humain de la r&#233;pression, ouvrant le champ &#224; une nouvelle bataille de chiffres. Dans un petit ouvrage intitul&#233;&lt;i&gt; La Semaine sanglante. mai 1871. L&#233;gendes et comptes&lt;/i&gt; (Libertalia, 2021), l'&#233;crivaine Mich&#232;le Audin&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Outre le site in&#233;puisable MaCommuneDeParis.com qu'elle anime, elle est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; revient sur cet &#233;pisode et quelques l&#233;gendes qui l'ont accompagn&#233;. Abordant la question du d&#233;compte des victimes, elle conclut que les &#171; &lt;i&gt;&#233;valuations plus hautes, autour de 15 000 ou 20 000 morts, ne sont pas exag&#233;r&#233;es&lt;/i&gt; &#187;. Aussi, rappelle-t-elle, &#171; &lt;i&gt;il ne s'agit pas de se jeter des crimes et des cadavres &#224; la t&#234;te, mais de consid&#233;rer les &#234;tres humains qu'ont &#233;t&#233; ces cadavres avec respect, de ne pas les laisser dispara&#238;tre encore une fois&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; 40 000 fusill&#233;s &#187;, &#171; 30 000 &#187;, &#171; 25 000 &#187;, &#171; 17 000 &#187;, &#171; 12 000 &#187;, &#171; entre 5 700 et 7 400 &#187;, etc. &#192; quoi correspondent les diff&#233;rents bilans de la Semaine sanglante ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a eu que deux &#171; compteurs &#187;, Maxime Du Camp et Camille Pelletan, &#224; la fin des ann&#233;es 1870, pendant le d&#233;bat sur l'amnistie des communards. Le premier, &#233;crivain et historien r&#233;actionnaire, inform&#233; par la direction des cimeti&#232;res, compte 6 500 morts. Le deuxi&#232;me, journaliste radical, &#224; la suite d'une longue enqu&#234;te, arrive &#224; environ 30 000. De retour de d&#233;portation ou d'exil, les communards adoptent ce nombre. Puis plus personne ne compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 2010, Robert Tombs produit de nouvelles &#233;valuations basses. Comme le dit un encadr&#233; d'un de ses articles dans un hors-s&#233;rie r&#233;cent du magazine &lt;i&gt;L'Histoire,&lt;/i&gt; il a compt&#233; les morts dans les registres d'inhumation des 17 cimeti&#232;res parisiens, du 20 au 30 mai. Maxime Du Camp aussi s'&#233;tait limit&#233; &#224; ces dates. M&#234;me m&#233;thode, m&#234;me r&#233;sultat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#231;a ne suffit pas. Je ne donne qu'un exemple : le 31 mai, le registre du cimeti&#232;re Montmartre montre 492 cadavres d'inconnus&#8230; et voil&#224; 500 morts de moins pour ces &#171; compteurs &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle m&#233;thodologie et quelles sources in&#233;dites avez-vous utilis&#233;es pour vos estimations ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai consult&#233; les registres d'inhumation, mis en ligne par les archives de Paris. Mais, s'il y a bien 17 cimeti&#232;res parisiens, il n'y a pas 17 registres. Par exemple, au petit cimeti&#232;re de Bercy, d'apr&#232;s le t&#233;moignage d'&#233;poque d'un adjoint au maire du 12&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, au moins 400 corps d'inconnus sans actes de d&#233;c&#232;s ont &#233;t&#233; inhum&#233;s, mais aucun registre n'a &#233;t&#233; conserv&#233;. D'autre part, la fa&#231;on d'inscrire &#8212; ou pas &#8212; les corps d'inconnus variait selon les cimeti&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai ouvert, aux archives de Paris, des cartons de la direction des cimeti&#232;res et du service de la voirie. L&#224; j'ai appris beaucoup, notamment sur la question des exhumations-r&#233;inhumations. Dans l'urgence, beaucoup de corps avaient &#233;t&#233; inhum&#233;s sur les berges de la Seine, dans les squares, les chantiers, les casemates des fortifications, le bois de Boulogne&#8230; La th&#233;orie des compteurs &#171; minimisants &#187; est que tous ces corps ont &#233;t&#233; imm&#233;diatement exhum&#233;s et emport&#233;s dans les cimeti&#232;res. Pourtant, une lettre de l'inspecteur g&#233;n&#233;ral des cimeti&#232;res d&#233;crit, le 16 juillet, ces cadavres de personnes tu&#233;es en mai dans la chaleur de l'&#233;t&#233;&#8230; Il est forc&#233; d'arr&#234;ter les exhumations &#8212; ce n'&#233;tait donc pas termin&#233;. J'ai retrouv&#233; aussi des factures pour les grandes quantit&#233;s d'eau-de-vie qu'il a fallu donner aux ouvriers qui faisaient ce travail&#8230; Les archives confirment donc que tous les corps ne sont pas arriv&#233;s tout de suite dans les cimeti&#232;res. Et n'ont donc pas &#233;t&#233; d&#233;compt&#233;s. D'ailleurs, on a trouv&#233; des ossements de f&#233;d&#233;r&#233;s dans le sous-sol parisien jusque vers 1920.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;tais confin&#233;e &#224; Strasbourg une partie du temps pendant lequel j'ai &#233;crit ce livre. C'est gr&#226;ce &#224; l'aide de [&lt;i&gt;l'historien&lt;/i&gt;] Maxime Jourdan &#224; Paris que j'ai pu utiliser un document du service historique de la D&#233;fense, dans lequel l'arm&#233;e avait recens&#233; un certain nombre de personnes recherch&#233;es, qui en fait avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233;es. L'arm&#233;e y reconnaissait elle-m&#234;me des ex&#233;cutions dans les ambulances, par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au-del&#224; des chiffres, vous &#233;voquez les &#171; l&#233;gendes &#187; de la Semaine sanglante. Comment travaille-t-on sur l'arch&#233;ologie d'une l&#233;gende ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une l&#233;gende est un fait imaginaire, ou d&#233;form&#233;, que l'on croit (ou que certains croient) r&#233;el. Par exemple, l'existence, en bas de Montmartre le 23 mai, d'une barricade tenue par des femmes, est ni&#233;e par Tombs qui parle des &#171; &lt;i&gt;narrations romanc&#233;es faites par Lissagaray&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Acteur et t&#233;moin de l'insurrection, le journaliste publie en 1876 la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187;. Et il y a une telle &#171; l&#233;gende dor&#233;e&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt; de la Commune, notamment autour des femmes, que cette n&#233;gation pouvait para&#238;tre plausible. Mais le plus simple est de rechercher la premi&#232;re apparition de ce fait. Il se trouve que j'ai beaucoup lu le &lt;i&gt;Journal officiel &lt;/i&gt;publi&#233; par la Commune, et en particulier un article paru&#8230; dans le tout dernier num&#233;ro de ce journal, le 24 mai. Un journaliste raconte avoir &#233;t&#233; contr&#244;l&#233; &#224; cette fameuse barricade. C'est imm&#233;diat ! Il n'a pas eu le temps d'inventer. D'ailleurs la &#171; narration romanc&#233;e&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt; de Lissagaray, m&#234;me si elle est publi&#233;e plus tard, reprend cet article mot pour mot. Apr&#232;s, je n'ai pas eu de mal &#224; trouver d'autres confirmations. Oui, il y a eu une barricade tenue par des femmes&#8230; et il y a eu aussi des femmes sur bien d'autres barricades !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a &#233;galement des faits omis, oubli&#233;s, voire ni&#233;s. C'est le cas des viols. Le contexte des perquisitions, ratissages et massacres en toute impunit&#233; de la Semaine sanglante s'y pr&#234;tait particuli&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La difficult&#233; &#224; dresser un bilan macabre pour la Commune renvoie aux massacres coloniaux (S&#233;tif et Guelma en 1945 ou Madagascar en 1947-48). On pense aux controverses autour des chiffres des morts de la r&#233;pression du 17 octobre 1961. Ce parall&#232;le a-t-il r&#233;sonn&#233; en vous lors de vos recherches ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, si je pense d'abord, &#224; cause du r&#244;le de police jou&#233; par l'arm&#233;e, &#224; la bataille d'Alger en 1957, j'ai pens&#233; aussi au 17 octobre 1961. J'y ai &#233;t&#233; aid&#233;e par l'apparition inattendue, dans ma recherche, de Brigitte Lain&#233;, qui est l'auteure d'un article sur les morts de la Semaine sanglante dans les registres d'&#233;tat civil du 20&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Mais elle est surtout l'archiviste qui a t&#233;moign&#233; au proc&#232;s en diffamation intent&#233; par Papon &#224; Jean-Luc Einaudi&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#233;c&#233;d&#233; en 2014, Jean-Luc Einaudi est l'auteur de La Bataille de Paris. 17 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &#224; propos du 17 octobre. Elle et son coll&#232;gue Philippe Grand ont appuy&#233; Einaudi &#224; l'aide de ce qu'ils avaient observ&#233; dans les archives auxquelles il n'avait pas eu acc&#232;s. L'historien a gagn&#233; son proc&#232;s, mais les archivistes ont &#233;t&#233; sanctionn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vois deux &#233;tapes dans ces massacres. D'abord le terrorisme de l'&#201;tat. Il faut faire peur. Comme l'a dit Thiers pendant la Semaine sanglante : &lt;i&gt;&#171; Le sol de Paris est jonch&#233; de leurs cadavres. Ce spectacle affreux servira de le&#231;on, il faut l'esp&#233;rer, aux insurg&#233;s qui osaient se d&#233;clarer partisans de la Commune. &#187;&lt;/i&gt; Massacre de masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis le d&#233;ni. Il ne faut pas que les vaincus deviennent des martyrs. Le sol de Paris &#233;tait jonch&#233; de leurs cadavres, mais ils n'&#233;taient que 6 500. Les ordres de grandeur sont diff&#233;rents, mais les 38 morts officiels contre les 200 probables&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;[Note de la r&#233;daction] La derni&#232;re &#233;tude de 2006, r&#233;alis&#233;e par les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt; du 17 octobre sont dans le m&#234;me rapport que les 6 500/30 000 de la Semaine sanglante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La distance dans le temps facilite l'acc&#232;s aux archives et permet de voir comment celles-ci ont pu &#234;tre, d&#232;s l'origine, manipul&#233;es, voire falsifi&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par M. L.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Marquis aux talons rouges&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La sinistre figure du g&#233;n&#233;ral Galliffet reste associ&#233;e &#224; la Semaine sanglante. Louise Michel raconte comment il fait tirer sur une foule de prisonniers sans d&#233;fense : &#171; &lt;i&gt;C'est moi qui suis Galliffet ! Vous me croyez bien cruel, gens de Montmartre, je le suis plus encore que vous ne pensez.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Post&#233;rit&#233; : &#171; &lt;i&gt;Pour se prendre pour Jules Vall&#232;s, il faut avoir son Galliffet&lt;/i&gt; &#187;, aurait d&#233;clar&#233; le pr&#233;fet Didier Lallement par provocation lors de sa nomination par Macron en pleine crise des Gilets jaunes. L'histoire est peupl&#233;e de dangereux b&#233;gayeurs.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3594 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L445xH720/-1737-7080c.jpg?1782641581' width='445' height='720' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cet entretien fait partie du dossier &#171; La commune is not dead &#187;, publi&#233; dans le num&#233;ro 196 de&lt;/i&gt; CQFD.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Malgr&#233; cela, sa synth&#232;se sur la Commune reste un ouvrage de r&#233;f&#233;rence : &lt;i&gt;Paris, bivouac des r&#233;volutions, &lt;/i&gt;Libertalia, 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Outre le site in&#233;puisable &lt;i&gt;MaCommuneDeParis.com &lt;/i&gt;qu'elle anime, elle est l'auteure de plusieurs r&#233;cits aux &#233;ditions Gallimard : &lt;i&gt;Comme une rivi&#232;re bleue&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; une vie br&#232;ve&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; Oublier Cl&#233;mence&lt;/i&gt; ou encore &lt;i&gt;Jos&#233;e Meunier. 19, rue des Juifs &lt;/i&gt;(&#224; para&#238;tre le 11 mars).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Acteur et t&#233;moin de l'insurrection, le journaliste publie en 1876 la premi&#232;re &#233;dition de sa fameuse &lt;i&gt;Histoire de la Commune de 1871,&lt;/i&gt; consid&#233;r&#233;e comme le classique de chez classique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;D&#233;c&#233;d&#233; en 2014, Jean-Luc Einaudi est l'auteur de &lt;i&gt;La Bataille de Paris. 17 octobre 1961 &lt;/i&gt;(Seuil, 1991). Brigitte Lain&#233; est morte en 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;[&lt;i&gt;Note de la r&#233;daction&lt;/i&gt;] La derni&#232;re &#233;tude de 2006, r&#233;alis&#233;e par les historiens britanniques Jim House et Neil MacMaster, se refuse &#224; arr&#234;ter un chiffre pr&#233;cis sur le 17 octobre, qui doit &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un pic d'une r&#233;pression &#233;tendue sur deux mois pendant lesquels &lt;i&gt;&#171; bien plus de 120 Alg&#233;riens furent assassin&#233;s par la police en r&#233;gion parisienne &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Carnaval de quartier(s)</title>
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		<dc:creator>Bruno Le Dantec</dc:creator>


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&lt;p&gt;Nos archives : Avril 2016 La jeune tradition du carnaval de La Plaine, &#224; Marseille, gagne en vivacit&#233;. Voil&#224; trois quartiers impliqu&#233;s dans son d&#233;roulement, toujours aussi ind&#233;pendant. Une fois encore, c'est la sinistre reconqu&#234;te urbaine qui a &#233;t&#233; mise au pilori, puis au feu. Apr&#232;s sa r&#233;pression en 2014, Carnaval a connu un regain de cr&#233;ativit&#233;, f&#233;d&#233;rant autour de son &#171; jour des fous &#187; et de sa fourmillante pr&#233;paration les &#233;nergies crois&#233;es d'au moins trois quartiers : La Plaine (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no142-avril-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;142 (avril 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/place" rel="tag"&gt;place&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/croisees-d-au" rel="tag"&gt;crois&#233;es d'au&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nos archives : Avril 2016&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La jeune tradition du carnaval de La Plaine, &#224; Marseille, gagne en vivacit&#233;. Voil&#224; trois quartiers impliqu&#233;s dans son d&#233;roulement, toujours aussi ind&#233;pendant. Une fois encore, c'est la sinistre reconqu&#234;te urbaine qui a &#233;t&#233; mise au pilori, puis au feu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s sa r&#233;pression en 2014, Carnaval a connu un regain de cr&#233;ativit&#233;, f&#233;d&#233;rant autour de son &#171; jour des fous &#187; et de sa fourmillante pr&#233;paration les &#233;nergies crois&#233;es d'au moins trois quartiers : La Plaine (depuis dix-sept ans), Noailles (depuis une dizaine d'ann&#233;es) et les R&#233;form&#233;s (depuis 2015). Voil&#224; deux ans que le Caramentran, char principal symbolisant l'hiver et tous les p&#233;pins que la population locale a pu endurer, se voit accompagn&#233; par d'autres &#233;quipages, promis comme lui aux flammes &#224; l'issue d'un grand-guignolesque proc&#232;s en place publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dimanche 13 mars, entre autres constructions, un monstre marin &#8211; dont la carcasse avait &#233;t&#233; soud&#233;e par des soudeurs soudanais virtuoses &#8211; figurait l'odyss&#233;e des r&#233;fugi&#233;s-migrants-clandestins : un fr&#234;le esquif charg&#233; de t&#234;tes brunes voguait sur la croupe de l'orque. La symbolique &#233;tait fra&#238;che, directe, puissante. La pr&#233;sence des migrants, et celle des enfants des trois quartiers ayant particip&#233; aux ateliers de fabrication de masques, r&#233;clamait une bienveillante sagesse de la part des carnavaliers, pour &#233;viter toute charge polici&#232;re. Il s'agissait de d&#233;river, d&#233;lirer et se d&#233;livrer du mal tout en prot&#233;geant les plus fragiles d'entre la foule. Ce qui n'a pas emp&#234;ch&#233; la BAC de trouver un pr&#233;texte &#8211; une cam&#233;ra de vid&#233;o-surveillance badigeonn&#233;e &#8211; pour gazer une partie du cort&#232;ge, sans se soucier des minots ou des quelques personnes &#226;g&#233;es pr&#233;sentes. Plus de pleurs que de mal, le carnaval a pu malgr&#233; tout arriver &#224; bon port.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car ce charivari n'est pas une manif d&#233;guis&#233;e, mais la convocation d'un esprit frondeur qui veut &#171; faire quartier &#187;. Cette ann&#233;e, l'hiver avait charri&#233; son lot de mauvaises nouvelles, avec le projet municipal de restructuration de la place Jean-Jaur&#232;s&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire aussi : Marseille : Quartier Debout.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; mena&#231;ant le march&#233;, les commerces de proximit&#233; et la vie nocturne de La Plaine, sous pr&#233;texte de &#171; mont&#233;e en gamme &#187; et d'attractivit&#233; touristique ; ainsi que celui d'un h&#244;tel 4 &#233;toiles sur l'&#238;lot des Feuillants, qu'on imagine mal cohabiter pacifiquement avec le bazar populeux des Capucins&#8230; Le Caramentran (une b&#233;tonni&#232;re chevauch&#233;e par un hideux vautour) repr&#233;sentait ces dangers-l&#224;. Plus nombreux que jamais &#8211; pas loin de 2 000 d&#233;guis&#233;s, selon notre service des statistiques &#8211;, les carnavaliers condamn&#232;rent unanimement les app&#233;tits du BTP &#224; p&#233;rir sur le b&#251;cher des vanit&#233;s. La c&#233;l&#233;bration fut belle, le feu enivrant et les farandoles chavirantes, au son des fanfares, batucadas, tambourina&#239;res et autres chorales. Rien n'est plus enthousiasmant que s'amuser librement dans l'espace public, surtout en ces temps d'&#233;tat d'urgence et de gouvernement par la peur. La mairie ne s'y est pas tromp&#233;e. Sans doute pour se venger de cette vraie f&#234;te populaire c&#233;l&#233;br&#233;e sans elle, elle a ordonn&#233;, cinq jours plus tard, le d&#233;mant&#232;lement de deux tables de pique-nique construites fin 2015 sur la place Jean-Jaur&#232;s pour compenser l'absence de lieux de rencontres. Il aura fallu 70 flics municipaux arm&#233;s jusqu'aux dents &#8211; certains brandissaient des Flash-Balls et m&#234;me un taser ! &#8211;, et moult gaz lacrymog&#232;ne, pour venir &#224; bout des habitants qui s'accrochaient &#224; leur mobilier urbain afin d'emp&#234;cher sa destruction. La disproportion grotesque de la force employ&#233;e par les sergents de ville prouve qu'ici, si quelqu'un perd son sang-froid, c'est bien l'hurluberlu de la mairie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mise &#224; jour : F&#233;vrier 2016&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis, les Tables de la Plaine ont &#233;t&#233; reconstruites. Encore plus belles, plus grandes, plus solides... Les r&#233;unions, ap&#233;ros, pique-niques, fiestas ou petits temps pris pour soi et ses proches sont revenus comme autant de pied-de-nez &#224; une Mairie et sa police qui n'ont pas os&#233; (pour le moment) y retoucher. Mais... &lt;i&gt;Mefi !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour 2016, le &lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/events/1784650185194087/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Carnaval&lt;/a&gt; Ind&#233;pendant de La Plaine, Noailles, Les R&#233;form&#233;s... remet le couvert ! On se retrouvera d&#233;guis&#233; le dimanche 12 mars vers les 15h sur la place Jean Jaur&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1823 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH566/-126-b176a.jpg?1782669272' width='400' height='566' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire aussi : &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Marseille-Quartier-Debout&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marseille : Quartier Debout&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La patrouille du bon son</title>
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		<dc:creator>Bruno Dante, Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


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&lt;p&gt;Compos&#233; de Rootystep, de Mac Gyver et du toaster Pupajim &#8211; dont certains amateurs connaissent peut-&#234;tre d&#233;j&#224; les remarquables et ent&#234;tants titres &#171; Business of war &#187; et &#171; TV addict &#187; &#8211; le sound system Stand High Patrol, qui tourne d&#233;j&#224; depuis une dizaine d'ann&#233;es, vient de sortir son premier album de dub breton, Midnight walkers, autoproduit sur leur label Stand High records. Du dub breton ? Gast ! Alors du dub sal&#233;, car, c'est bien connu, le dub doux c'est pas vraiment du dub et &#231;a n'a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no98-mars-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;98 (mars 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Culture" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/dizaine-d-annees" rel="tag"&gt;dizaine d'ann&#233;es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mac-Gyver" rel="tag"&gt;Mac Gyver&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Stand-High" rel="tag"&gt;Stand High&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Midnight-walkers" rel="tag"&gt;Midnight walkers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/toaster-Pupajim" rel="tag"&gt;toaster Pupajim&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/dub-breton" rel="tag"&gt;dub breton&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_315 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/98-midnight-walkers-dc9bf.png?1782638374' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Compos&#233; de Rootystep, de Mac Gyver et du toaster &lt;a href=&#034;http://www.myspace.com/pupajimthedubcreator&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pupajim&lt;/a&gt; &#8211; dont certains amateurs connaissent peut-&#234;tre d&#233;j&#224; les remarquables et ent&#234;tants titres &#171; Business of war &#187; et &#171; TV addict &#187; &#8211; le sound system &lt;a href=&#034;http://www.myspace.com/standhighsoundsystem&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Stand High Patrol&lt;/a&gt;, qui tourne d&#233;j&#224; depuis une dizaine d'ann&#233;es, vient de sortir son premier album de dub breton, Midnight walkers, autoproduit sur leur label Stand High records.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du dub breton ? Gast ! Alors du dub sal&#233;, car, c'est bien connu, le dub doux c'est pas vraiment du dub et &#231;a n'a pas de go&#251;t. Mais attention, il ne s'agit pas d'une fusion douteuse avec des bouts de gwerz ou de Kan ha diskan et de ragga, non pas : Stand High Patrol mixe pr&#233;cautionneusement des sons reggae, dub, drum'n bass, hip-hop West Coast (Finist&#232;re oblige !), new-wave ou &#233;lectro. Le trio sait associer des riddims minimalistes et glac&#233;s comme l'acier avec des m&#233;lodies plus chaleureuses, simples et efficaces. Le contraste entre l'accompagnement brut de d&#233;coffrage du digital &#224; grosses basses et la voix douce, m&#233;lancolique, subtile et suave parfois comme du early reggae juv&#233;nile, demeure la marque de fabrique du trio. Rub a dub style, dancehall, en passant par le timbre Stalag, le chant navigue sur une palette de styles en variant harmonieusement selon l'humeur des compos, et le sujet reste toujours savamment ma&#238;tris&#233;. Les morceaux &#171; Commando &#187;, &#171; Brest bay &#187;, &#171; Boat people &#187; ou &#171; The Big Tree &#187; ont la puissance de v&#233;ritables tubes &#224; fredonner un dimanche matin en fin de piste sous un ciel brestois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car nos trois mousquetaires du Ponant restent des marcheurs de la nuit. &#192; Brest, le rendez-vous mensuel de leur &#171; Dubadub Residance &#187;, soir&#233;e organis&#233;e dans le cabaret mythique du Vauban, attire les foules avides de dance floor chauds bouillants. Stand High Patrol, c'est aussi le souci de faire partager la passion de la Bass Culture, des invit&#233;s de marque d&#233;filent au rythme des soir&#233;es de ces derni&#232;res ann&#233;es, Echo Ranks, Dan Man, Kenny Knots, Martin Campbell, Murray Man ou encore Mc Jamalski... En live &#231;a d&#233;pote grave, c'est riche, g&#233;n&#233;reux et radicalement jovial. L'esprit festif, ici, c'est plut&#244;t de se mettre dans un coin de la salle, installer le mur d'enceintes et les platines sur une table et offrir la sc&#232;ne et tout l'espace au public pour qu'il y circule en dansant jusqu'&#224; l'aube. Un certain bon sens du renversement de perspective, dirons-nous ! Pour finir, il serait juste de souligner, en plus du contenu, le souci de la forme chez Stand High. La charte visuelle est soign&#233;e par &lt;a href=&#034;http://kazyusclef.blogspot.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Kazyusclef&lt;/a&gt;, grapheur graphiste qui imprime son style sur les affiches et les pochettes des vinyles &#8211; que l'on doit se procurer au plus vite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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