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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Un avion dans votre salon ?</title>
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		<dc:date>2022-02-18T11:02:21Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean-Manuel Traimond avec le collectif Passerelle</dc:creator>


		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Gr&#226;ce au fret a&#233;rien, on peut acheter du raisin chilien en janvier et se faire livrer en quelques jours une babiole en plastique fabriqu&#233;e en Chine. Dans la famille des &#233;metteurs de gaz &#224; effet de serre, le fret a&#233;rien est un secteur des plus absurdes, et des plus m&#233;connus. Les extensions d'a&#233;roports se multiplient partout en France : Nantes, Nice, Marseille, Bordeaux, Lille, Rennes, Montpellier, Caen... Et cela avec la complicit&#233; &#8211; voire au nom &#8211; des collectivit&#233;s locales, alors m&#234;me (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Rien-que-pour-le-web" rel="directory"&gt;Rien que pour le web&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nice" rel="tag"&gt;Nice&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nantes" rel="tag"&gt;Nantes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fret" rel="tag"&gt;fret&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fret-aerien" rel="tag"&gt;fret a&#233;rien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/aerien" rel="tag"&gt;a&#233;rien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/extensions-d-aeroports" rel="tag"&gt;extensions d'a&#233;roports&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faut-transporter" rel="tag"&gt;faut transporter&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L150xH87/03-nddl-d190d.jpg?1780142813' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='87' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Gr&#226;ce au fret a&#233;rien, on peut acheter du raisin chilien en janvier et se faire livrer en quelques jours une babiole en plastique fabriqu&#233;e en Chine. Dans la famille des &#233;metteurs de gaz &#224; effet de serre, le fret a&#233;rien est un secteur des plus absurdes, et des plus m&#233;connus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_4372 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH534/02-nddl-7e0ee.jpg?1780142814' width='500' height='534' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Dessin de Karine Bernadou (CQFD n&#176;106)
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;L&lt;/span&gt;es extensions d'a&#233;roports se multiplient partout en France : Nantes, Nice, Marseille, Bordeaux, Lille, Rennes, Montpellier, Caen... Et cela avec la complicit&#233; &#8211; voire au nom &#8211; des collectivit&#233;s locales, alors m&#234;me qu'elles affichent des strat&#233;gies de r&#233;duction des &#233;missions de CO2. Ces projets montrent bien la schizophr&#233;nie de nos dirigeants. Loin de r&#233;duire cette pollution, ils l'acc&#233;l&#232;rent. Et le fret a&#233;rien y prend pleinement sa part. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arr&#234;ter un avion qui vole n'est pas une chose ais&#233;e, l'emp&#234;cher d'agrandir son nid mortif&#232;re est bien plus &#224; la port&#233;e de l'action citoyenne et militante. Les cr&#233;neaux sont satur&#233;s ? Les infrastructures sont insuffisantes pour les pr&#233;visions de croissance ? La r&#233;ponse pragmatique &#224; apporter n'est pas d'augmenter la taille du territoire sacrifi&#233; mais bien de r&#233;duire cette activit&#233;. On critique d&#233;j&#224; &#224; juste titre le projet discutable d'&#233;tendre le glorieux statut de touriste aux 90 % de l'humanit&#233; qui n'en jouissent pas encore. Mais on oublie un autre abus, celui du fret a&#233;rien, r&#233;sum&#233; en une phrase simple : le smartphone moyen a, quelques jours apr&#232;s sa naissance, d&#233;j&#224; parcouru bien plus de kilom&#232;tres en avion que n'importe quel humain moyen. &lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; 120 millions de tonnes de CO2 &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Parlons d'abus et non d'usage : le fret a&#233;rien nous rend un fier service lorsqu'il faut transporter d'urgence des vaccins souffrant de dates de p&#233;remption, des m&#233;dicaments vers des zones de catastrophes, des pi&#232;ces de rechange pour les blocs des h&#244;pitaux, des organes pour les greffes. Applaudissons. Puis revenons au supermarch&#233; du coin et constatons, Parisienne, Bordelais, ou Strasbourgeoise, qu'en janvier nous pouvons acheter du raisin. Au XIXe si&#232;cle, il fallait la fortune et l'extravagance mondaine de la Pa&#239;va ou de la Belle Otero pour offrir &#224; ses invit&#233;s du raisin en janvier. En 2022, quel Europ&#233;en s'&#233;tonne de pouvoir d&#233;guster une grappe chilienne juste apr&#232;s No&#235;l ? Qui s'&#233;tonne que tel objet indispensable, essentiel &#8211; pantalon fluorescent &#224; haut-parleur incorpor&#233;, presse-quinoa connect&#233;, compteur de calories pour croque-monsieur, taille-crayons &#224; batterie rechargeable &#8212; puisse &#234;tre command&#233; en ligne &#224; un esclavagiste (pardon, un fabricant) chinois, produit en deux heures, empaquet&#233; et mis dans une palette, la palette roul&#233;e dans une soute d'Airbus, et le taille-crayons &#224; batterie rechargeable livr&#233; vingt-quatre heures apr&#232;s avoir &#233;t&#233; command&#233; ? Mais inoffensif taille-crayons &#224; batterie rechargeable et d&#233;licieuse grappe de raisins sont devenus les armes du crime climatique. Parce que les torch&#232;res des avions crachent du CO2. Beaucoup de CO2. Combien ?&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Ce que nous mangeons, c'est d'abord et avant tout du p&#233;trole.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La nourriture transport&#233;e par avion ne compte que pour 1 % des transports mondiaux de nourriture. Mais d&#232;s 2009 elle &#233;mettait 11 % du CO2 rejet&#233; par tous les transports de nourriture&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le rapport intitul&#233; &#034;Air Freight, the impact&#034;.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. En 2021, le fret a&#233;rien &#233;tait en &#171; &lt;i&gt;en pleine forme&lt;/i&gt; &#187;, se r&#233;jouissait r&#233;cemment &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#171; Le fret a&#233;rien en pleine forme &#187;, 12/10/21.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Cette seule ann&#233;e, il aura transport&#233; 66 millions de tonnes de marchandises dans ses soutes&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chiffre disponible ici.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. Ce qui signifie qu'il aura rejet&#233; 120 millions de tonnes de CO2, soit 17 000 fois la masse de la Tour Eiffel, ce qui g&#233;n&#232;re un effet de serre consid&#233;rable. Et quelle obsc&#233;nit&#233; que de rejeter 120 millions de tonnes de CO2 dans l'air pour des si&#232;cles pour des objectifs aussi frivoles que, par exemple, d&#233;guster en quelques secondes des grains de raisin&#8230; qui ont d&#233;j&#224; n&#233;cessit&#233; du p&#233;trole pour leur culture. N'oublions pas qu'en d&#233;finitive, on a tant m&#233;canis&#233; l'agriculture contemporaine que ce que nous mangeons, c'est d'abord et avant tout du p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Transporter vite pour vendre vite &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le fret a&#233;rien parle. Si on l'&#233;coute, il parle autant qu'un marlou un peu l&#226;che qui donne ses comp&#232;res pour sauver sa peau. Le fret a&#233;rien avoue que le capitalisme, en toxicomane du profit et de la croissance, cherche sa came partout, et maintenant dans le double eldorado du &#171; juste-&#224;-temps &#187; et de la mondialisation. Tr&#232;s avantageuse la mondialisation, puisqu'elle gomme les saisons et permet de ne produire que l&#224; o&#249; les salaires sont les plus bas. Mais ensuite, il faut transporter le pantalon fluorescent ou la grappe de raisin d'un bout &#224; l'autre de la plan&#232;te. De nos jours, c'est le bateau qui transporte presque tout, et pour un prix d&#233;risoire. Mais les bateaux, c'est lent. Ce que l'on transporte, on ne le vend pas. Plus tard on vend, moins on gagne, plus t&#244;t on vend, plus on gagne. L'immobilisation par les stocks, voil&#224; l'ennemi du profit ; le &#171; juste-&#224;-temps &#187;, voil&#224; son ami. Bref, si l'on veut vendre dans les d&#233;lais fulgurants auxquels on a rendus les consommateurs accros en les rendant d&#233;pendants aux pixels et aux claviers, il faut transporter toujours plus vite et toujours plus s&#251;r, ce que le transport a&#233;rien accomplit &#224; merveille. D'ailleurs les tarifs d'assurance, plus bas, refl&#232;tent la plus grande s&#233;curit&#233; du transport a&#233;rien, une autre raison de l'utiliser. Sait-on que transporter 450 000 iPhones en avion depuis la Chine jusque dans le Tennessee ne co&#251;tait en 2013 que 250 000 dollars&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#034;It's Cheaper To Send Apple's iPhones By Air Than By Sea&#034;, Forbes, 2013.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; ? 250 000 dollars, c'est beaucoup ? Non, ce n'est que 0,55 dollars par bo&#238;te &#224; hypnose, c'est-&#224;-dire 0,06 % de son prix de vente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons &#224; ce cercle vicieux, cette spirale infernale de la temporalit&#233; sans cesse acc&#233;l&#233;r&#233;e du capitalisme. Pour gagner plus, il faut vendre plus, pour vendre plus il faut vendre plus vite, donc produire plus vite. Le temps gagn&#233; par l'employ&#233; qui produit plus vite est aussit&#244;t consacr&#233; &#224; produire encore plus. Paradoxalement, plus on produit vite, moins on a de temps pour vivre. Ironie tragique du capitalisme : l'informatique et le t&#233;l&#233;travail se combinent pour que le temps libre soit d&#233;sormais intol&#233;rable, inacceptable, voire impossible. Les rapidit&#233;s de l'ordinateur, de l'imprimante 3D, de la livraison par Amazon, du fret a&#233;rien sont en train de tuer la saveur de la vie. Encore un peu de litchis au k&#233;ros&#232;ne ?&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Collectif Passerelle&lt;/div&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir le rapport intitul&#233; &#034;&lt;a href=&#034;https://www.aef.org.uk/uploads/AirFreightReport.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Air Freight, the impact&lt;/a&gt;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &#171; &lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/societes/le-fret-aerien-en-pleine-forme-20211012&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le fret a&#233;rien en pleine forme&lt;/a&gt; &#187;, 12/10/21.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Chiffre disponible &lt;a href=&#034;https://www.statista.com/statistics/564668/worldwide-air-cargo-traffic/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &lt;a href=&#034;https://www.forbes.com/sites/timworstall/2013/09/12/its-cheaper-to-send-apples-iphones-by-air-than-by-sea/?sh=388c043535f7&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034;It's Cheaper To Send Apple's iPhones By Air Than By Sea&lt;/a&gt;&#034;, &lt;i&gt;Forbes&lt;/i&gt;, 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au parking des allong&#233;s</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Au-parking-des-allonges</link>
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		<dc:date>2021-11-26T20:45:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laurent Perez</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>cimeti&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>cimeti&#232;re</dc:subject>
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		<dc:subject>Clair Rivi&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>Allain Leprest</dc:subject>
		<dc:subject>s&#233;pulture</dc:subject>
		<dc:subject>chantait Allain</dc:subject>
		<dc:subject>pleine terre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Longtemps marginale en France, la s&#233;pulture en caveau &#224; &#233;tages (enfeu) se d&#233;veloppe un peu partout, sous la pression de l'explosion du prix du foncier. Plus ou moins admise culturellement, cette pratique promet aux cimeti&#232;res un avenir vertical triomphant, et surtout low cost. Vues de l'autoroute, elles &#233;crasent le paysage du cimeti&#232;re Saint-Pierre, &#224; Marseille, avec leurs silhouettes de &#171; parkings des allong&#233;s &#187;, comme le chantait Allain Leprest. De pr&#232;s, la visite des &#171; cath&#233;drales du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no203-novembre-2021" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;203 (novembre 2021)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/France" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cimetieres" rel="tag"&gt;cimeti&#232;res&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cimetiere" rel="tag"&gt;cimeti&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/modele" rel="tag"&gt;mod&#232;le&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cimetiere-Saint-Pierre" rel="tag"&gt;cimeti&#232;re Saint-Pierre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Clair-Riviere-17644" rel="tag"&gt;Clair Rivi&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Allain-Leprest" rel="tag"&gt;Allain Leprest&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/sepulture" rel="tag"&gt;s&#233;pulture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/chantait-Allain" rel="tag"&gt;chantait Allain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/pleine-terre" rel="tag"&gt;pleine terre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Longtemps marginale en France, la s&#233;pulture en caveau &#224; &#233;tages (enfeu) se d&#233;veloppe un peu partout, sous la pression de l'explosion du prix du foncier. Plus ou moins admise culturellement, cette pratique promet aux cimeti&#232;res un avenir vertical triomphant, et surtout &lt;i&gt;low cost&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_4171 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;106&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/1500hlmmort2_resultat.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH334/1500hlmmort2_resultat-0efbb.jpg?1779692216' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Vue sur les Cath&#233;drales du silence, cimeti&#232;re Saint-Pierre, Marseille, octobre 2021.
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Photo Clair Rivi&#232;re
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Vues de l'autoroute, elles &#233;crasent le paysage du cimeti&#232;re Saint-Pierre, &#224; Marseille, avec leurs silhouettes de &#171; parkings des allong&#233;s &#187;, comme le chantait Allain Leprest. De pr&#232;s, la visite des &#171; cath&#233;drales du silence &#187; ne d&#233;ment pas l'impression : sur quatre &#224; huit &#233;tages, les sept b&#226;timents de ces &#171; HLM de la mort &#187; empilent les cercueils, une trav&#233;e apr&#232;s l'autre, dans le meilleur style de ce que les architectes des Trente Glorieuses appelaient entre eux &#171; le sordide &#187;. Comme dans une barre d&#233;grad&#233;e, les all&#233;es et les couloirs, dont l'entretien est normalement &#224; la charge de la municipalit&#233;, sont abandonn&#233;s aux bons soins des familles. La plupart ont habill&#233; la niche de leur d&#233;funt d'une plaque de marbre sur le mod&#232;le de celles des colombariums ; parfois, un nom et une date, trac&#233;s au marqueur sur le b&#233;ton, font vite fait le job.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;tonnante &#8211; voire choquante &#8211; qu'elle paraisse en France, la s&#233;pulture en caveau hors-sol superpos&#233; est courante ailleurs, notamment dans le monde m&#233;diterran&#233;en catholique et dans les r&#233;gions du monde soumises &#224; son influence, de l'Am&#233;rique latine aux Philippines. Car le paysage fun&#233;raire traduit la structure des soci&#233;t&#233;s&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur l'histoire du cimeti&#232;re moderne, voir l'ouvrage collectif Aux origines (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Le cimeti&#232;re moderne na&#238;t &#224; la fin du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, lorsque la s&#233;pulture dans les &#233;glises est interdite et que les pouvoirs publics encouragent le d&#233;placement des cimeti&#232;res &#224; l'ext&#233;rieur des agglom&#233;rations pour des questions d'hygi&#232;ne. En France, les nouveaux cimeti&#232;res refl&#232;tent l'av&#232;nement de la bourgeoisie, petite ou grande, et de la soci&#233;t&#233; de classes : autour des fosses communes qui occupent encore la grande majorit&#233; des surfaces et sont soumises &#224; un renouvellement quinquennal, les rupins ach&#232;tent des concessions sur lesquelles ils font &#233;riger des monuments &#8211; transformant les cimeti&#232;res, autrefois d&#233;serts, en lieux de promenade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le monde m&#233;diterran&#233;en, en revanche, un autre mod&#232;le se d&#233;veloppe &#224; partir de l'Italie, o&#249; la normalisation &#171; &#224; la fran&#231;aise &#187; s'effectue dans un contexte social plus conservateur, et traduit des h&#233;ritages culturels diff&#233;rents : les grands cimeti&#232;res imitent le mod&#232;le m&#233;di&#233;val du &lt;i&gt;camposanto&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire d'un b&#226;timent clos, &#224; l'int&#233;rieur duquel une partie des d&#233;funts sont enterr&#233;s dans des structures verticales. La s&#233;pulture bourgeoise &#8211; dans une concession longue dur&#233;e, en pleine terre, avec monument &#8211; se diffuse au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et au XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, mais le caveau en &#233;l&#233;vation reste omnipr&#233;sent dans l'Espagne et l'Italie contemporaines.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;S&#233;gr&#233;gation sociale&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En France comme ailleurs, les tours du cimeti&#232;re de Marseille incarnent une exception aussi bizarre que d&#233;lirante dans ses proportions : plus de 20 000 emplacements au total. Elles ne sont en revanche pas totalement sans pr&#233;c&#233;dent. Dans les ann&#233;es 1950-1960, tandis que les grandes n&#233;cropoles du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle arrivent &#224; saturation, l'architecte et urbaniste Robert Auzelle lance la mode du cimeti&#232;re paysager. Il y int&#232;gre quelques centaines d'&lt;i&gt;enfeus&lt;/i&gt; (nom qu'on donne alors &#224; ces structures, d'apr&#232;s celui des niches fun&#233;raires pratiqu&#233;es dans le mur des &#233;glises m&#233;di&#233;vales), &#233;quip&#233;s d'un syst&#232;me d'a&#233;ration permettant d'acc&#233;l&#233;rer la d&#233;composition des corps et d'&#233;vacuer les gaz sans asphyxier ni empester les passants. &#192; l'&#233;poque de l'urbanisme triomphant et de l'architecture brutaliste inspir&#233;e de Le Corbusier, il s'agit pour Auzelle de rationaliser l'utilisation de l'espace, mais aussi de proposer un mod&#232;le de s&#233;pulture st&#233;r&#233;otyp&#233;, donc &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; &#233;galitaire. Malgr&#233; le soin apport&#233; au design et &#224; l'environnement, la d&#233;saffection du public oblige les gestionnaires des cimeti&#232;res &#224; affecter les enfeus &#224; ceux qui n'ont pas le choix d'aller ailleurs &#8211; au carr&#233; des indigents.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_4172 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;97&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/1500hlmmort_resultat.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH334/1500hlmmort_resultat-ebf73.jpg?1779692217' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Dans le b&#226;timent I des Cath&#233;drales du silence, cimeti&#232;re Saint-Pierre, Marseille, octobre 2021.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au cimeti&#232;re Saint-Pierre comme partout &#224; Marseille, la s&#233;gr&#233;gation sociale fait loi, et c'est dans les &#171; cath&#233;drales du silence &#187; qu'&#233;chouent ceux qui ne peuvent pas se payer un tombeau grand style : m&#234;me si la concession co&#251;te plus cher qu'en pleine terre (720 euros au lieu de 408, pour 15 ans), la marbrerie &#8211; qui repr&#233;sente g&#233;n&#233;ralement le plus gros poste du budget d'un enterrement &#8211; se limite ici &#224; la plaque d'habillage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la Ville, c'est tout b&#233;nef' : la densit&#233; au sol &#233;tant quatre fois plus &#233;lev&#233;e que dans le reste du cimeti&#232;re, le rendement des enfeus au m&#232;tre carr&#233; est donc largement sup&#233;rieur&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Camille Griolet, &#171; &#201;volution du r&#244;le du cimeti&#232;re &#187;, m&#233;moire de 2e cycle, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Le dispositif assure aussi un plus grand &lt;i&gt;turn-over&lt;/i&gt; car les tombes (&#233;chues d'autant plus vite que les familles, plus modestes, optent souvent pour des concessions courtes) &#233;tant plus facilement remises en service que les tombes en pleine terre et sous st&#232;le. Ainsi, dominant les croix de bois des fosses communes, au pied des tombeaux opulents de la bourgeoisie marseillaise, un prol&#233;tariat de toutes les origines ne conna&#238;t m&#234;me pas le luxe de manger les pissenlits par la racine.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Cath&#233;drales &lt;i&gt;hype&lt;/i&gt; et cimeti&#232;res &lt;i&gt;cheap&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les enfeus ont leurs versions &lt;i&gt;deluxe&lt;/i&gt;, &#233;l&#233;gamment dessin&#233;es, par exemple &#224; Igualada (pr&#232;s de Barcelone), &#224; Mod&#232;ne (Italie) &#8211; ou m&#234;me &#224; Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes), sur un site en pente peu praticable autrement. &#192; Santos, au Br&#233;sil, la Memorial Necropole Ecum&#234;nica applique l'esth&#233;tique &lt;i&gt;bling-bling&lt;/i&gt; du gratte-ciel (14 &#233;tages) &#224; la s&#233;pulture des ultrariches, avec vue panoramique et &lt;i&gt;roof top&lt;/i&gt;. N&#233;anmoins, leur diffusion actuelle r&#233;pond avant tout &#224; l'explosion du prix du foncier, par exemple dans les m&#233;tropoles asiatiques surpeupl&#233;es, ou dans des &#201;tats denses, en particulier lorsque la religion n'autorise pas la cr&#233;mation&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Variante : en octobre 2019, le cimeti&#232;re Givat Shaul, &#224; J&#233;rusalem, a (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France aussi, l'essor est &#233;vident depuis une trentaine d'ann&#233;es, dont t&#233;moigne une &#233;volution de la r&#233;glementation : hors-la-loi selon une circulaire de 1979, les enfeus sont tol&#233;r&#233;s en 1988 avant qu'en 1998, le gouvernement n'observe qu' &#187; &lt;i&gt;aucune disposition l&#233;gislative ou r&#233;glementaire n'interdit formellement [leur] usage &#187;&lt;/i&gt;. Loin des projets mirobolants fantasm&#233;s par les architectes, le march&#233; concerne surtout des communes pauvres, contraintes d'agrandir leur cimeti&#232;re en urgence, ou soucieuses de fournir aux familles des s&#233;pultures &#224; prix d&#233;cent, voire co&#251;tant. Pendant ce temps, le nombre de cr&#233;mations explose, tandis que la fr&#233;quentation des cimeti&#232;res s'effondre : la parenth&#232;se historique de la tombe telle que nous l'avons connue, d'inspiration bourgeoise, est peut-&#234;tre d&#233;j&#224; en train de se refermer.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Laurent Perez&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sur l'histoire du cimeti&#232;re moderne, voir l'ouvrage collectif &lt;i&gt;Aux origines des cimeti&#232;res contemporains&lt;/i&gt;, dirig&#233; par R&#233;gis Bertrand et Anne Carol, paru aux Presses universitaires de Provence, 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Camille Griolet, &#171; &#201;volution du r&#244;le du cimeti&#232;re &#187;, m&#233;moire de 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; cycle, &#233;cole d'architecture de Paris-Belleville, 2013 (en ligne).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Variante : en octobre 2019, le cimeti&#232;re Givat Shaul, &#224; J&#233;rusalem, a inaugur&#233; une vaste n&#233;cropole souterraine &#8211; la premi&#232;re du genre depuis l'Antiquit&#233; dans le monde eurom&#233;diterran&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Carnaval de la Plaine : le tribunal mod&#232;re sa s&#233;v&#233;rit&#233;</title>
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		<dc:creator>Clair Rivi&#232;re</dc:creator>


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&lt;p&gt;Aucun des cinq carnavaliers jug&#233;s hier &#224; Marseille n'a pass&#233; la nuit derni&#232;re en prison. S'affranchissant en partie du contexte polico-m&#233;diatique et des implacables r&#233;quisitions de la procureure, le tribunal s'est essentiellement content&#233; de peines de prison avec sursis. Il a m&#234;me prononc&#233; une relaxe. Contre les &#171; irresponsables &#187; carnavaliers, la charge des politiques et des m&#233;dias avait &#233;t&#233; si intense que du c&#244;t&#233; de la Plaine, beaucoup s'attendaient &#224; ce que les cinq infortun&#233;s f&#234;tards (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Rien-que-pour-le-web" rel="directory"&gt;Rien que pour le web&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Actualites" rel="tag"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-il" rel="tag"&gt;qu'il&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CRS" rel="tag"&gt;CRS&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aucun des cinq carnavaliers jug&#233;s hier &#224; Marseille n'a pass&#233; la nuit derni&#232;re en prison. S'affranchissant en partie du contexte polico-m&#233;diatique et des implacables r&#233;quisitions de la procureure, le tribunal s'est essentiellement content&#233; de peines de prison avec sursis. Il a m&#234;me prononc&#233; une relaxe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Contre les &#171; &lt;i&gt;irresponsables&lt;/i&gt; &#187; carnavaliers, la charge des politiques et des m&#233;dias avait &#233;t&#233; si intense que du c&#244;t&#233; de la Plaine, beaucoup s'attendaient &#224; ce que les cinq infortun&#233;s f&#234;tards jug&#233;s hier par le tribunal de Marseille passent le printemps &#224; l'ombre. Tous ont finalement &#233;vit&#233; la prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le carnaval ind&#233;pendant n'en a pas fini avec la r&#233;pression : l'enqu&#234;te visant &#224; identifier les organisateurs se poursuit. Plusieurs membres d'une association, La Plaine sans fronti&#232;re, ont &#233;t&#233; entendus ce matin par des policiers de la s&#251;ret&#233; d&#233;partementale.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Une proc' &#171; aveugl&#233;e par le contexte &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Hier (mercredi), c'est donc au tribunal de Marseille qu'une foule de journalistes avait coagul&#233;. Une bonne trentaine de reporters dans la salle d'audience : &#171; &lt;i&gt;un cluster&lt;/i&gt; &#187;, l&#226;chait un policier. Il y a la presse locale bien s&#251;r, mais aussi force m&#233;dias nationaux : jusqu'&#224; TF1 et CNews ont fait le d&#233;placement. Cinq des personnes arr&#234;t&#233;es dimanche soir vont &#234;tre jug&#233;es en comparution imm&#233;diate. Elles auraient d&#251; l'&#234;tre la veille, mais pour cause d'encombrement du planning, elles ont d&#251; patienter 24 heures de plus et, pour quatre d'entre elles, passer une nuit en d&#233;tention provisoire aux Baumettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le proc&#232;s commence avec M., la petite trentaine. D'origine napolitaine, il passe depuis plusieurs ann&#233;es la moiti&#233; de son temps en France, o&#249; il bosse dans l'agriculture ou la restauration. Un flic assure l'avoir vu jeter des pierres sur les CRS au milieu du chantier de la place Jean-Jaur&#232;s (&lt;i&gt;aka&lt;/i&gt; &#171; la Plaine &#187;). Il jure ne pas l'avoir l&#226;ch&#233; du regard jusqu'&#224; son arrestation. M. r&#233;torque que &#231;a n'est pas vrai ; du reste, il ne comprend pas comment le fonctionnaire aurait pu le reconna&#238;tre dans la cohue et les gaz lacrymog&#232;nes, au milieu d'une charge polici&#232;re. Il ajoute qu'un agent lui a montr&#233; une photo cens&#233;e le repr&#233;senter : ce n'&#233;tait pas lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La procureure entre en sc&#232;ne. D'abord, contre toute &#233;vidence, elle parle du carnaval comme d'un &#171; &lt;i&gt;rassemblement secret&lt;/i&gt; &#187; &#8211; alors qu'une bonne partie de la ville et de la France militante &#233;tait au courant depuis belle lurette. Elle encha&#238;ne sur la premi&#232;re d'une s&#233;rie d'allusions moralisantes &#224; la crise sanitaire. Les d&#233;clarations du policier ? &#171; &lt;i&gt;Je ne vois pas comment on peut [les] remettre en question. Les fonctionnaires de police n'avaient strictement aucun int&#233;r&#234;t &#224; arr&#234;ter des gens qui n'avaient rien fait, ils avaient d&#233;j&#224; bien assez &#224; faire avec les autres qui faisaient.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les assertions de l'agent, il y a n&#233;anmoins un point faible : s'il a la certitude d'avoir vu M. jeter des cailloux dans la direction des CRS, le policier est incapable de dire si les projectiles ont atteint leur cible. Pas de souci, assure la parqueti&#232;re : d'apr&#232;s une jurisprudence de la Cour de cassation, nul besoin d'un choc physique pour que les violences soient caract&#233;ris&#233;es, un &#171; &lt;i&gt;choc &#233;motif&lt;/i&gt; &#187; suffit. Or, au moment des faits, &#171; &lt;i&gt;depuis une heure [les CRS &#233;taient] sous le feu de projectiles qui arriv[ai]ent de toute part [&#8230;]. Qui peut croire que &#231;a ne suscite pas une peur ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle demande trois mois ferme avec maintien en d&#233;tention et trois ann&#233;es d'interdiction de para&#238;tre &#224; Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;fense, M&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Giletta revient sur la jurisprudence de la Cour de cassation. Oui, le &#171; &lt;i&gt;choc &#233;motif&lt;/i&gt; &#187; suffit &#224; caract&#233;riser l'infraction, dit l'avocat, mais encore faut-il qu'il puisse &#234;tre attribu&#233; &#224; l'accus&#233;. Autrement dit, pour que la responsabilit&#233; de M. soit engag&#233;e, il aurait fallu prouver que les CRS avaient conscience d'avoir &#233;t&#233; vis&#233; par des pierres jet&#233;e personnellement par M.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'&#233;mouvant d'une logique &#171; &lt;i&gt;qui consiste &#224; cr&#233;er la responsabilit&#233; collective, &#224; attribuer &#224; un individu les agissements d'autres&lt;/i&gt; &#187;, le bavard rappelle que &#171; &lt;i&gt;ce n'est pas au tribunal de dire si c'est opportun&#233;ment ou non que des gens se sont r&#233;unis de mani&#232;re festive&lt;/i&gt; &#187;. Il pointe aussi que la parole du policier n'est &#233;tay&#233;e par rien &#8211; pas m&#234;me par des t&#233;moignages de coll&#232;gues &#8211; et ajoute que depuis quelques ann&#233;es, le Code p&#233;nal sp&#233;cifie que la condamnation &#224; la prison ferme ne doit &#234;tre utilis&#233;e qu'en &#171; &lt;i&gt;dernier recours&lt;/i&gt; &#187;. Pour requ&#233;rir trois mois de ge&#244;le dans cette affaire, la procureure s'est donc forc&#233;ment &#171; &lt;i&gt;fait aveugler par le contexte&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;les r&#233;actions politiques&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel argument aura le plus port&#233; ? Aucune id&#233;e. Mais M. a &#233;t&#233; relax&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;La M&#233;tropole et ses containers &#224; 281 &#8364;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est au tour de V. et de E. qui n'ont pas 25 ans et vivent respectivement dans la Creuse et les Hautes-Alpes. Eux ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s tard dans la soir&#233;e non loin de la Plaine, du c&#244;t&#233; de la rue Saint-Savournin, o&#249; des f&#234;tards &#233;m&#233;ch&#233;s dansaient joyeusement autour de poubelles enflamm&#233;es. Depuis leurs &#233;crans de vid&#233;osurveillance, des policiers du Centre de supervision urbain les avaient vu embraser une poubelle et avaient transmis leur signalement aux policiers du terrain. Confront&#233;s aux images, ils ont reconnu les faits. Et font profil bas : ils &#233;taient fin saouls et sont tous les deux d&#233;sol&#233;s. D&#233;guis&#233; en licorne, V. portait une inscription rouge sur le front : &#171; ACAB &#187; (&#171; All cops are bastards &#187;, &#171; Tous les flics sont des salauds &#187;). &#192; l'audience, il dit pr&#233;f&#233;rer une signification alternative : &#171; All cats are beautiful &#187; (&#171; Tous les chats sont beaux &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dipl&#244;m&#233; en g&#233;ographie, E. n'a pas de casier judiciaire. V. en a un : il y a un an, dit la pr&#233;sidente, il a &#233;t&#233; condamn&#233; pour des &#171; &lt;i&gt;violences et d&#233;gradations&lt;/i&gt; &#187;, dans le contexte du &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Zad-de-la-Dune-pas-de-confinement' class=&#034;spip_in&#034;&gt;d&#233;mant&#232;lement sauvage&lt;/a&gt; de la Zad de la Dune, en Vend&#233;e. Il a pass&#233; un bon bout de 2020 derri&#232;re les barreaux et reste sous la menace de plusieurs mois de sursis. S'il s'est trouv&#233; un service civique, il a semble-t-il manqu&#233; de z&#232;le pour r&#233;pondre aux convocations du Spip (Service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation). Consult&#233; par le tribunal de Marseille, le juge d'application des peines de Gu&#233;ret (Creuse) a recommand&#233; la r&#233;vocation de son sursis probatoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dirig&#233;e par la droite, la M&#233;tropole Aix-Marseille s'est port&#233;e partie civile. Son avocat, M&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Pierre Bruno, s'en prend tout de go &#171; &lt;i&gt;&#224; ce cort&#232;ge qu'on appelle carnaval, que je prendrai au sens p&#233;joratif du terme&lt;/i&gt; &#187;. Un &#233;v&#233;nement &#171; &lt;i&gt;&#233;minemment politique&lt;/i&gt; &#187; qui n'est manifestement pas de son go&#251;t, puisque pas de son bord. Il parle de &#171; &lt;i&gt;deux jeunes hommes qui sont venus imposer leur libert&#233; aux personnes &#224; Marseille, leur libert&#233; de s'enivrer, de casser, de br&#251;ler des poubelles...&lt;/i&gt; &#187; Et d&#233;plore : &#171; &lt;i&gt;Cette journ&#233;e d'enivrement&lt;/i&gt; &lt;i&gt;va co&#251;ter 155 547 euros &#224; la M&#233;tropole&lt;/i&gt; &#187; et &#231;a ne le fait pas rire parce qu'il paye des imp&#244;ts locaux. &#171; &lt;i&gt;Je regrette qu'on ne juge que ces deux personnes. J'esp&#232;re que les vrais responsables compara&#238;tront bient&#244;t.&lt;/i&gt; &#187; En attendant, l'institution demande le remplacement de cinq containers &#224; poubelles (les pr&#233;venus reconnaissent en avoir cram&#233; un seul chacun) valant 281 &#8364; pi&#232;ce et le remboursement du nettoyage de deux bouts de rue pour un total de 3 321 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La procureure demande six mois de sursis et trois ans d'interdiction de para&#238;tre &#224; Marseille pour E. Elle est encore plus implacable avec V. qui, assure-t-elle sur la foi de l'avis du juge d'application des peines de Gu&#233;ret, &#171; &lt;i&gt;s'affranchit de toutes les normes sociales&lt;/i&gt; &#187;. Pire &#224; ses yeux, c'est &#171; &lt;i&gt;un militant, d&#233;j&#224; condamn&#233; pour des faits commis sur une Zad &#187;&lt;/i&gt;. Elle requiert donc trois mois de prison ferme et la r&#233;vocation de son sursis probatoire, ainsi que trois ans d'interdiction de para&#238;tre &#224; Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour d&#233;fendre E., son avocate argue qu'il n'est pas un manifestant, pas un militant, qu'il est ins&#233;r&#233; socialement. Le bavard de V. donne dans la m&#234;me veine : son client n'est &#171; &lt;i&gt;plus le militant zadiste qui pouvait en venir aux mains avec les flics&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;E. ramassera trois mois de sursis. V. s'en sortira avec 90 heures de travail d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, sans r&#233;vocation du sursis. Les deux devront payer solidairement 846 &#8364; de d&#233;dommagement &#224; la M&#233;tropole ainsi que 300 &#8364; de frais d'avocat.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; On va te faire le cul, sale gaucho de merde &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'heure des journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s se rapproche et tous les reporters t&#233;l&#233; s'esquivent pour finaliser leurs reportages. Dommage : c'est pile &#224; ce moment-l&#224; qu'il est question de violences polici&#232;res. L., un Aveyronnais d'une trentaine d'ann&#233;es au casier vierge, a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; rue Saint-Savournin par un policier qui l'aurait vu jeter une bouteille sur des coll&#232;gues. L'homme aurait r&#233;sist&#233; &#224; son arrestation en se d&#233;battant violemment, blessant l&#233;g&#232;rement l'agent &#224; la tempe. Il est donc poursuivi pour &#171; violences &#187; et &#171; r&#233;bellion &#187; &#8211; ainsi que refus de pr&#233;l&#232;vement biologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lui parle d'une &#171; &lt;i&gt;arrestation arbitraire&lt;/i&gt; &#187;, dit qu'il a &#233;t&#233; projet&#233; au sol et qu'un m&#233;decin a constat&#233; qu'il avait &#233;t&#233; amoch&#233;. Il jure qu'il ne s'est pas d&#233;battu et que c'est involontairement, en basculant, que sa jambe a pu atteindre le policier. Ensuite ? &#171; &lt;i&gt;J'ai &#233;t&#233; humili&#233; toute la descente de la rue, mis au milieu d'une patrouille d'une douzaine de CRS qui m'ont assen&#233; des claques au visage.&lt;/i&gt; &#187; Le tout accompagn&#233; d'insultes fleuries : &#171; &lt;i&gt;Encul&#233;, on va te faire le cul, sale gaucho de merde...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le policier s'est port&#233; partie civile et r&#233;clame 1 000 &#8364; de dommages et int&#233;r&#234;t. La procureure, qui refuse d'envisager que les policiers puissent r&#233;diger de faux PV, r&#233;clame quatre mois de prison avec maintien en d&#233;tention et, encore, une interdiction de para&#238;tre &#224; Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;fense, M&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Bonnaire rappelle que l'exploitation de la vid&#233;osurveillance n'a rien donn&#233; et que son client &#233;tait si alcoolis&#233; qu'il n'&#233;tait pas en mesure d'opposer une r&#233;sistance active &#224; son arrestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jugement sera contrast&#233; : L. est relax&#233; pour les violences, mais condamn&#233; pour la r&#233;bellion. Quatre mois de sursis, auxquels s'ajoutent deux mois pour le refus de pr&#233;l&#232;vement. Il devra aussi payer 500 &#8364; au policier au titre du pr&#233;judice moral et 300 &#8364; de frais d'avocat.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Un acte irrationnel &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cinqui&#232;me et dernier pr&#233;venu du jour, L. (un autre) est aussi le seul Marseillais de la troupe. La cinquantaine pass&#233;e, il est au ch&#244;mage depuis quatre ans et traverse une mauvaise passe : &#171; &lt;i&gt;Je suis un peu &#224; la d&#233;rive.&lt;/i&gt; &#187; Il &#233;tait ivre quand, sur la Canebi&#232;re, il a jet&#233; une bouteille de bi&#232;re sur les bleus. Un agent dit avoir &#233;t&#233; atteint par le projectile. Il n'a pas &#233;t&#233; bless&#233; mais demande 1 000 &#8364; au titre du pr&#233;judice moral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L. regrette : &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait n'importe quoi, compl&#232;tement irresponsable. Un acte irrationnel.&lt;/i&gt; &#187; Il est en &#233;tat de r&#233;cidive, pour avoir d&#233;j&#224; &#233;t&#233; condamn&#233; pour violences sur des policiers en 2017. Plusieurs autres condamnations figurent &#224; son casier, notamment pour conduite en &#233;tat d'ivresse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La procureure demande six mois de prison avec maintien en d&#233;tention. Le tribunal est plus mesur&#233; : six mois de sursis probatoire, plus une obligation de soin et de travail ou de formation professionnelle. Le flic obtient 500 &#8364; de pr&#233;judice moral et 300 &#8364; de frais d'avocat. L. est en fin de droits : il sera bient&#244;t au RSA.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Clair Rivi&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Avenue Ibrahim-Ali : le poing final</title>
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		<dc:date>2021-03-15T06:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Enzo Serna</dc:creator>


		<dc:subject>Yohanne Lamoul&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
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		<dc:subject>combat continue</dc:subject>
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		<dc:subject>Front national</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Vingt-six ans apr&#232;s le meurtre raciste et l&#226;che d'un jeune Marseillais de 17 ans par des colleurs d'affiches du Front national, une avenue porte enfin le nom de la victime, rappelant l'id&#233;ologie criminelle de ce parti et les complicit&#233;s dont il ne cesse de b&#233;n&#233;ficier. &#171; Le combat continue, le combat continue, le combat continue&#8230; &#187; Le micro dress&#233; au bout du poing, sur la petite sc&#232;ne mont&#233;e &#224; la h&#226;te au bord de ce qui s'appelait hier encore l'avenue des Aygalades, Soly Mba&#233; termine son (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no196-mars-2021" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;196 (mars 2021)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yohanne-Lamoulere-56" rel="tag"&gt;Yohanne Lamoul&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ibrahim-Ali" rel="tag"&gt;Ibrahim Ali&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/combat-continue" rel="tag"&gt;combat continue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ali" rel="tag"&gt;Ali&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/parterre-d-elus" rel="tag"&gt;parterre d'&#233;lus&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/petite-scene" rel="tag"&gt;petite sc&#232;ne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/scene-montee" rel="tag"&gt;sc&#232;ne mont&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vingt-six ans apr&#232;s le meurtre raciste et l&#226;che d'un jeune Marseillais de 17 ans par des colleurs d'affiches du Front national, une avenue porte enfin le nom de la victime, rappelant l'id&#233;ologie criminelle de ce parti et les complicit&#233;s dont il ne cesse de b&#233;n&#233;ficier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3593 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;68&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH500/-1736-2f9d4.jpg?1779606177' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Rassemblement pour Ibrahim Ali, Marseille, 2015.
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Yohanne Lamoul&#232;re
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; Le combat continue, le combat continue, le combat continue&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Le micro dress&#233; au bout du poing, sur la petite sc&#232;ne mont&#233;e &#224; la h&#226;te au bord de ce qui s'appelait hier encore l'avenue des Aygalades, Soly Mba&#233; termine son discours devant quelques centaines de personnes et un parterre d'&#233;lus. Dans ce coin des quartiers nord de Marseille, jamais ils n'avaient &#233;t&#233; aussi nombreux &#224; assister &#224; la comm&#233;moration annuelle du meurtre d'Ibrahim Ali, tomb&#233; ici m&#234;me d'une balle dans le dos le 21 f&#233;vrier 1995. Mais cette ann&#233;e, micros et cam&#233;ras sont l&#224; pour rendre compte d'une c&#233;r&#233;monie au doux parfum de victoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au premier rang, on trouve le nouveau maire de Marseille, Beno&#238;t Payan (PS), venu r&#233;parer un d&#233;ni historique en inaugurant &#171; &lt;i&gt;l'avenue Ibrahim-Ali&lt;/i&gt; &#187; et s'offrir &#224; bon compte une l&#233;gitimit&#233; dans ces quartiers oubli&#233;s par ses pr&#233;d&#233;cesseurs et parfois ex-camarades socialistes. &#171; &lt;i&gt;Ibrahim Ali est mort du racisme. Ce crime n'est pas le fruit du hasard, il est la cons&#233;quence d'une construction politique. Le racisme tue, il a tu&#233; Ibrahim Ali comme il a tu&#233; Brahim Bouarram, jet&#233; dans la Seine la m&#234;me ann&#233;e en marge d'un rassemblement du Front national&lt;/i&gt; &#187;, rappelle Payan, qui reconna&#238;t volontiers que la pose de cette plaque, promesse de campagne de son &#233;curie multipartiste, le Printemps marseillais, relevait d'une &#171; &lt;i&gt;responsabilit&#233; politique et d'un devoir moral&lt;/i&gt; &#187;. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a vingt-six ans, Soly Mba&#233; &#233;tait membre du m&#234;me groupe de rap qu'Ibrahim Ali, B.Vice. En ce dimanche ensoleill&#233; de f&#233;vrier 2021, il en appelle une nouvelle fois &#224; la vigilance face &#224; l'extr&#234;me droite qui monte, qui monte, et aux cha&#238;nes d'infos &#8211; particuli&#232;rement &#171; &lt;i&gt;T&#233;l&#233; Bollor&#233;&lt;/i&gt; &#187; (CNews) &#8211; qui l'alimentent, qui l'alimentent... &#171; &lt;i&gt;Les mots fascisme, racisme, haine, FN, RN sont toujours d'actualit&#233; et il est de notre devoir d'attirer l'attention de nos enfants sur cette r&#233;alit&#233;, de leur donner les moyens et les mots pour l'affronter. Qu'on les sorte de notre ville d&#233;finitivement, qu'ils n'aient plus voix au chapitre&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ! Quand vous allumez vos t&#233;l&#233;s, il n'y a plus que &#231;a, leurs id&#233;es. Il faut qu'on se ressaisisse&lt;/i&gt; &#187;, implore ce grand fr&#232;re fatigu&#233; de se r&#233;p&#233;ter. Avant d'appeler, t&#234;te rentr&#233;e dans les &#233;paules, &#224; la mani&#232;re d'un sprinter afro-am&#233;ricain aux JO de Mexico, &#224; s'attaquer de front au s&#233;paratisme social qui mine le versant nord de la ville. Et avale en rafales ses enfants les plus pauvres. &#192; la diff&#233;rence que ce n'est pas un sprint qu'a remport&#233;, &#224; bout de souffle, &#233;puis&#233;, ce combattant de la m&#233;moire. Mais un marathon entam&#233; vingt-six ans plus t&#244;t au m&#234;me endroit...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce soir fatal du 21 f&#233;vrier 1995, les jeunes rappeurs de B.Vice rentraient d'une r&#233;p&#233;tition. Pour ne pas rater le (rare) bus qui devait les ramener &#224; leur lointaine cit&#233; de la Savine, les minots s'&#233;taient mis &#224; courir. Las, leur route allait croiser celle de trois militants du Front national, habitu&#233;s du collage d'affiches sinistres : &#171; &lt;i&gt;Avec Le Pen, trois millions d'immigr&#233;s rapatri&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, placardaient-ils en cette p&#233;riode de campagne pr&#233;sidentielle. Sur les trois hommes, deux &#233;taient arm&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nostalgique de l'Alg&#233;rie fran&#231;aise, Robert Lagier pratiquait le tir en club. Au proc&#232;s, sa petite-fille, d&#233;crivant par le menu un grand-p&#232;re obs&#233;d&#233; par l'id&#233;ologie frontiste, racontera qu'il l'emmenait r&#233;guli&#232;rement au stand de tir pour lui apprendre &#224; viser les &#171; melons &#187; : &#171; &lt;i&gt;&#192; plusieurs reprises je lui ai demand&#233; ce qu'il entendait par &#8220;melons&#8221;, il m'a r&#233;pondu que c'&#233;taient des Arabes&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Le t&#233;moignage de sa petite-fille accable le principal accus&#233; du meurtre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. &#187; Ce soir-l&#224;, le sexag&#233;naire fit cracher trois fois son pistolet, ciblant les adolescents comme on tire des lapins. Atteint dans le dos par une balle de .22 long rifle, Ibrahim Ali, fils unique d'une famille d'immigr&#233;s comoriens, ne se releva jamais. Apr&#232;s le crime, Jean-Marie Le Pen eut ces mots cyniques : &#171; &lt;i&gt;Au moins, ce malheureux incident a attir&#233; l'attention g&#233;n&#233;rale sur la pr&#233;sence &#224; Marseille de 50 000 &lt;/i&gt; &lt;i&gt;Comoriens. Que font-ils l&#224;&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nuit-l&#224;, Marseille aurait pu br&#251;ler. &#171; &lt;i&gt;Certains &#233;taient partisans de prendre les armes et d'aller attaquer des permanences du FN. Mais le sujet a &#233;t&#233; tranch&#233; quand la famille, et particuli&#232;rement la m&#232;re d'Ibrahim, a fait dire par Soly qu'elle ne voulait pas qu'on salisse la m&#233;moire de son fils&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; 26 ans apr&#232;s son meurtre, Ibrahim Ali a enfin une avenue &#224; son nom &#187;, La (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187;, se souvient un militant de l'&#233;poque. Un groupe d'antifascistes, les Francs-tireurs partisans (FTP), fit toutefois sauter des permanences du FN tenues par des complices non jug&#233;s dans les ann&#233;es suivantes &#8211; sans faire de bless&#233;s. Les plastiqueurs mang&#232;rent tout de m&#234;me plusieurs ann&#233;es de prison ferme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1998, le tueur et ses deux acolytes seront eux aussi condamn&#233;s : quinze ans pour Robert Lagier (qui mourra en d&#233;tention), dix ans pour Mario d'Ambrosio (qui avait &#233;galement fait feu ce soir-l&#224;), deux ans pour Pierre Giglio. Sur son lit de mort, Lagier continuera &#224; revendiquer son crime devant un personnel hospitalier sid&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cit&#233; &#224; compara&#238;tre, Jean-Marie Le Pen n'avait pas r&#233;pondu &#224; la convocation du tribunal : une &#171; &lt;i&gt;l&#226;chet&#233;&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;non&#231;ait l'avocat Gilbert Collard, qui n'avait pas encore vir&#233; de bord et repr&#233;sentait alors les parties civiles. Son confr&#232;re Alain Lhote se souvient encore du t&#233;moignage de Bruno M&#233;gret, &#224; l'&#233;poque n&#176; 2 du Front national, &#171; &lt;i&gt;venu aux assises saluer dans le box ceux qu'il appelait &#8220;des patriotes&#8221;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Vingt-six ans apr&#232;s la mort d'Ibrahim Ali, Marseille &#8220;rend justice &#224; un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187;. Dans l'attendu de son verdict, le jury d'Aix-en-Provence ne s'y trompa pas, d&#233;non&#231;ant la responsabilit&#233; morale du Front national : &#171; &lt;i&gt;Ce comportement criminel a &#233;t&#233; confort&#233; par l'id&#233;ologie s&#233;curitaire, raciste et x&#233;nophobe &#224; laquelle adh&#233;raient les accus&#233;s.&lt;/i&gt; &#187; Le parti n'abandonna d'ailleurs jamais ses trois colleurs d'affiches, les soutenant par les mots et le portefeuille avant comme apr&#232;s leur condamnation &#8211; entre autres, un grand loto de soutien fut organis&#233; en 1997 et Mario d'Ambrosio fut embauch&#233; &#224; sa sortie de prison par la mairie frontiste de Vitrolles. Pour justifier le crime, certains &#233;lus du parti parl&#232;rent m&#234;me de &#171; &lt;i&gt;l&#233;gitime d&#233;fense&lt;/i&gt; &#187;, pour un tir dans le dos &#224; plusieurs dizaines de m&#232;tres de distance&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2014, le frontiste St&#233;phane Ravier fut &#233;lu maire des 13&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et 14&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissements de Marseille, situ&#233;s &#224; quelques encablures du lieu du crime (15&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;). Un coup dur pour les proches d'Ibrahim Ali, qui ne cess&#232;rent, chaque 21 f&#233;vrier, de se rassembler pour honorer sa m&#233;moire et demander &#224; la mairie de rebaptiser une rue &#224; son nom. Une modeste reconnaissance symbolique que l'ancien maire Jean-Claude Gaudin (LR) leur refusa cat&#233;goriquement pendant ses vingt-cinq ans de mandat, au pr&#233;texte de &#171; &lt;i&gt;ne pas diviser la ville&lt;/i&gt; &#187;. En r&#233;alit&#233; : pour caresser l'&#233;lectorat du parti frontiste, avec lequel il avait honteusement dirig&#233; la r&#233;gion dans les ann&#233;es 1980. Certes, l'&#233;quipe de Gaudin avait bien fait poser une plaque au nom du jeune rappeur en 2001, mais dans un lieu d&#233;nu&#233; de toute symbolique, et en catimini sans inauguration ni invitation &#224; la famille&#8230; Comble du m&#233;pris : sur le panneau, la date de naissance du jeune homme &#233;tait erron&#233;e (1978 au lieu de 1977)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aura donc fallu un changement de majorit&#233; pour que le conseil municipal de Marseille accorde enfin cette maigre consolation aux proches d'Ibrahim Ali. Les &#233;lus Rassemblement national (RN, ex-FN), le s&#233;nateur St&#233;phane Ravier en t&#234;te, ont vomi leur opposition en s&#233;ance et provoqu&#233; un incident. Comme s'ils signaient plus de deux d&#233;cennies plus tard la revendication du meurtre d'un adolescent qui avait pour seul &#171; d&#233;faut &#187; aux yeux de ses tueurs d'avoir la peau noire. &#171; &lt;i&gt;Le combat continue, le combat continue, le combat continue&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Enzo Serna&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/archives/article/1998/06/17/le-temoignage-de-sa-petite-fille-accable-le-principal-accuse-du-meurtre-d-ibrahim-ali_3670610_1819218.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le t&#233;moignage de sa petite-fille accable le principal accus&#233; du meurtre d'Ibrahim Ali&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; (17/06/1998).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/6271827/marseille-26-ans-apres-lavenue-des-aygalades-va-prendre-le-nom-dibrahim-ali-ce-matin.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;26 ans apr&#232;s son meurtre, Ibrahim Ali a enfin une avenue &#224; son nom&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt; (21/02/2021).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/02/21/vingt-six-ans-apres-la-mort-d-ibrahim-ali-marseille-rend-justice-a-un-de-ses-enfants_6070735_823448.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt; Vingt-six ans apr&#232;s la mort d'Ibrahim Ali, Marseille &#8220;rend justice &#224; un de ses enfants&#8221; &lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; (21/02/2021).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Au sommaire du n&#176;194</title>
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		<dc:subject>Juliette Rennes</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En couverture : &#171; Cheveux blancs &amp; col&#232;res noires &#187; (par Julien Lo&#239;s) Quelques articles seront mis en ligne au cours du mois. Les autres seront archiv&#233;s sur notre site progressivement, apr&#232;s la parution du prochain num&#233;ro. Ce qui vous laisse tout le temps d'aller saluer votre marchand de journaux ou de vous abonner... Actualit&#233;s d'ici &amp; d'ailleurs &#192; Marseille, un McDo devient restaurant solidaire &#8211; McDonald's ne voulait plus d'eux : ils ont d&#233;cid&#233; de se passer de McDonald's. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no194-janvier-2021" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;194 (janvier 2021)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Canicule" rel="tag"&gt;Canicule&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Juliette-Rennes" rel="tag"&gt;Juliette Rennes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L106xH150/1024pxunecqfd194_resultat-3cd27.jpg?1779756399' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En couverture : &#171; Cheveux blancs &amp; col&#232;res noires &#187; (par &lt;a href=&#034;http://www.ouikid.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Julien Lo&#239;s&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quelques articles seront mis en ligne &lt;a href='https://cqfd-journal.org/CQFD-no194-janvier-2021' class=&#034;spip_in&#034;&gt;au cours du mois&lt;/a&gt;. Les autres seront archiv&#233;s sur notre site progressivement, apr&#232;s la parution du prochain num&#233;ro. Ce qui vous laisse tout le temps d'aller saluer &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Ou-nous-trouver' class=&#034;spip_in&#034;&gt;votre marchand de journaux&lt;/a&gt; ou de &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Abonnement-don' class=&#034;spip_in&#034;&gt;vous abonner&lt;/a&gt;...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Actualit&#233;s d'ici &amp; d'ailleurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&#192; Marseille, un McDo devient restaurant solidaire&lt;/strong&gt; &#8211; McDonald's ne voulait plus d'eux : ils ont d&#233;cid&#233; de se passer de McDonald's. Apr&#232;s plusieurs ann&#233;es de lutte pour sauver leurs emplois, les anciens salari&#233;s d'un McDo des quartiers Nord de Marseille ont transform&#233; leur fast-food en plateforme solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Et maintenant, le fichage des opinions&lt;/strong&gt; &#8211; Depuis d&#233;but d&#233;cembre, police et gendarmerie ont le droit de ficher les opinions politiques des individus qu'elles estiment susceptibles de porter atteinte &#224; la &#171; s&#233;&lt;i&gt;curit&#233; publique &#187; &lt;/i&gt;
et &#224; l'int&#233;grit&#233; des &#171; &lt;i&gt;institutions de la R&#233;publique &#187;.&lt;/i&gt; Elles peuvent &#233;galement recueillir les convictions philosophiques et religieuses, ainsi que certaines donn&#233;es de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3520 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-1674.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH455/-1674-6f253.jpg?1779756400' width='500' height='455' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Cl&#233;ment Bu&#233;e
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Arbitraire administratif : apr&#232;s le CCIF, &#224; qui le tour ?&lt;/strong&gt; &#8211; Dans son d&#233;cret de dissolution du Collectif contre l'islamophobie en France, le gouvernement assimile la critique de certaines politiques &#233;tatiques &#224; un encouragement au terrorisme. G&#233;n&#233;ralis&#233;e, cette logique de &#171; &lt;i&gt;d&#233;lit d'opinion&lt;/i&gt; &#187; pourrait conduire &#224; la fermeture administrative de nombreuses autres associations, syndicats ou partis politiques contestataires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Criminalisation du sauvetage en mer : bras de fer en M&#233;diterran&#233;e&lt;/strong&gt; &#8211; Dans un silence de mort, la M&#233;diterran&#233;e continue de se transformer en cimeti&#232;re. Alors que les candidat&#183;es &#224; l'exil font face &#224; une forteresse aux portes bien gard&#233;es, les bateaux de sauvetage tentent de d&#233;jouer les entraves de l'Europe...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Naviguer sur une mer morte : &#171; Ces milliers de personnes secourues t'aident &#224; tenir &#187;&lt;/strong&gt; &#8211; Dans &lt;i&gt;Ce matin la mer est calme&lt;/i&gt;, Antonin Richard raconte son exp&#233;rience de marin-sauveteur en M&#233;diterran&#233;e centrale, zone privil&#233;gi&#233;e des migrations maritimes de fortune. Un t&#233;moignage puissant. Entretien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;De plastique et d'os : cauchemar agro-industriel au Portugal&lt;/strong&gt; &#8211; Le Portugal a autoris&#233; en octobre 2019 l'extension de monocultures intensives sous plastique en plein milieu d'un parc naturel. Encore une fois, la d&#233;fense d'int&#233;r&#234;ts financiers ouvre le champ &#224; un d&#233;sastre &#233;cologique, tout autant qu'humain : suivant le sinistre mod&#232;le andalou, cette agro-industrie pr&#233;datrice a massivement recours &#224; une main-d'&#339;uvre immigr&#233;e amen&#233;e &#224; travailler et vivre dans des conditions r&#233;voltantes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dossier &#171; Vieillesses rebelles &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/C-est-la-lutte-finale' class=&#034;spip_in&#034;&gt;C'est la lutte finale !&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Hommage aux anciens et anciennes &#224; l'insolence gouailleuse, qui refusent de jouer le r&#244;le de garants d'un ordre &#233;tabli qu'ils vomissent...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3521 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-1675.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH336/-1675-941e8.jpg?1779756401' width='500' height='336' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photomontage Canicule
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Juliette Rennes : &#171; Comme si la r&#233;volution ne pouvait venir que de la jeunesse... &#187;&lt;/strong&gt; &#8211; Sur le front des luttes sociales, l'engagement des personnes &#226;g&#233;es ne date pas d'hier. Dans l'Am&#233;rique des ann&#233;es 1970 d&#233;j&#224;, le mouvement des Gray Panthers s'opposait tant aux discriminations li&#233;es &#224; l'&#226;ge qu'&#224; la guerre du Vietnam. Au fil de cet entretien, la sociologue Juliette Rennes revient sur leur riche histoire, avant d'&#233;voquer plus largement la participation des retrait&#233;&#183;es fran&#231;ais&#183;es aux mobilisations sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Une Longwy de luttes : G&#233;rard Lagorce, 73 piges en rouge et noir&lt;/strong&gt; &#8211; C'est l'histoire d'un petit gars de Nanterre qui a connu les barricades de Mai 68 et la lutte antifranquiste avant de jeter l'ancre en Lorraine. D&#232;s 1979, il &#233;tait aux c&#244;t&#233;s des sid&#233;rurgistes qui ferraillaient contre la fermeture des hauts fourneaux. Deux d&#233;cennies plus tard, il se battait encore contre les d&#233;localisations. Aujourd'hui, G&#233;rard Lagorce reste un des piliers de la CGT du bassin de Longwy. Portrait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Wilfrid Lupano, sc&#233;nariste des &lt;i&gt;Vieux Fourneaux&lt;/i&gt; : &#171; Je ne serais pas surpris qu'Edgar Morin soit fich&#233; S &#187;&lt;/strong&gt; &#8211; Trois potes d'au moins 70 berges, de vieilles histoires de combats syndicaux, des tentatives de sabotage et un collectif militant d&#233;nomm&#233; Ni Yeux Ni Ma&#238;tre... Dans leur s&#233;rie BD &lt;i&gt;Les Vieux Fourneaux&lt;/i&gt;, le sc&#233;nariste Wilfrid Lupano et le dessinateur Paul Cauuet se penchent avec une bonne dose d'humour grin&#231;ant sur une vieillesse qui n'a pas dit son dernier mot... Le sixi&#232;me tome, &lt;i&gt;L'Oreille bouch&#233;e&lt;/i&gt;, est paru en novembre : l'occasion de revenir, en compagnie de Lupano, sur son travail et le regard qu'il porte sur les anciens en lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Violences polici&#232;res : des nouvelles de Genevi&#232;ve Legay&lt;/strong&gt; &#8211; Gri&#232;vement bless&#233;e par un policier lors d'une manifestation &#224; Nice en mars 2019, Genevi&#232;ve Legay va mieux. &#192; 74 ans, la militante d'Attac garde toutefois de lourdes s&#233;quelles de ses blessures. Ce qui ne l'emp&#234;che pas de continuer &#224; manifester. Rencontre t&#233;l&#233;phonique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Les cheveux blancs n'immunisent pas contre la matraque&lt;/strong&gt; &#8211; Au-del&#224; de l'embl&#233;matique Genevi&#232;ve Legay, les manifestants les plus &#226;g&#233;s n'ont pas &#233;t&#233; &#233;pargn&#233;s par la brutale d&#233;rive du maintien de l'ordre qui s'est cristallis&#233;e pendant le mouvement des Gilets jaunes. Cette &#171; &lt;i&gt;strat&#233;gie de la peur&lt;/i&gt; &#187; videra-t-elle les rues des vieux protestataires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&#171; On ne vit pas que pour soi &#187; : portrait d'une militante par la joie&lt;/strong&gt; &#8211; La l&#233;gende dit que le jour de sa naissance elle a d&#233;barqu&#233; le poing lev&#233;, chantant &#171; La Semaine sanglante &#187; avec dans l'autre main un drapeau anarchiste. Intox ? Dur &#224; dire. Ce qui est s&#251;r, par contre, c'est que l'amie Fran&#231;oise, bient&#244;t 63 printemps, est un joyeux pilier du Marseille militant. Elle est de toutes les luttes, des Gilets jaunes aux collectifs aidant les jeunes migrants en gal&#232;re. Et quand la flicaille la malm&#232;ne, elle ne se laisse pas faire, quitte &#224; rameuter l'IGPN. Portrait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Refuser l'Ehpad&lt;/strong&gt; &#8211; Nombre de r&#233;sidents de maisons de retraite n'ont pas choisi d'y entrer : cette d&#233;cision fut surtout celle de leurs proches ou des professionnels de sant&#233;. Rencontr&#233;s dans le P&#233;rigord, Jean et Esther r&#233;sistent encore &#224; la pression sociale. Un refus qui se con&#231;oit : entre libert&#233;s restreintes &#224; cause du Covid et recours massif aux psychotropes, ces &#233;tablissements prennent parfois l'allure d'institutions totales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Quand les anciens r&#233;sistent &#224; la psychose Covid&lt;/strong&gt; &#8211; Depuis le d&#233;but de la crise sanitaire, les personnes &#226;g&#233;es sont cens&#233;es, plus que les autres, ne plus sortir de chez elles et r&#233;duire leurs contacts au maximum. Mais leur a-t-on seulement demand&#233; si elles &#233;taient d'accord pour &#234;tre ainsi &#171; prot&#233;g&#233;es &#187; ? Paroles, r&#233;flexions, impressions et rem&#232;des maison de quelques t&#234;tes blanches plut&#244;t agac&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Brigitte Fontaine : &#171; Du temps o&#249; j'&#233;tais vieille &#187;&lt;/strong&gt; &#8211; Depuis les ann&#233;es 1960, elle n'a cess&#233; de multiplier les flamboyantes capes et incarnations : chanteuse, actrice, po&#233;tesse, reine du Mardi gras, imp&#233;ratrice des zazous, br&#251;leuse de Dieu, romanci&#232;re azimut&#233;e, poudre &#224; canon m&#233;diatique&#8230; Sans &#226;ge, sans barri&#232;re, sans pincettes, Brigitte Fontaine continue d'entrechoquer ses fantaisies contre les murs du pr&#233;sent. Rencontre t&#233;l&#233;phonique avec une dame riant &#224; la gueule du temps.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les chroniques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Je vous &#233;cris de l 'Ehpad (&#233;pisode 3) : &#171; Bonjour Claudie, vous aimez le rap ? &#187;&lt;/strong&gt; &#8211; Troisi&#232;me &#233;pisode de la chronique de Denis L., qui nous livre chaque mois un r&#233;cit sensible de son quotidien d'auxiliaire de vie dans un Ehpad (&#233;tablissement d'h&#233;bergement pour personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes) public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Val&#233;ry Giscard d'Estaing (1926-2020)&lt;/strong&gt; &#8211; En octobre 2013, Patrick Watkins et Jean-Pierre Le Nestour lan&#231;aient une nouvelle rubrique dans &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, histoire de r&#233;gler leur compte post-mortem &#224; tous &#171; &lt;i&gt;les ennemis du peuple, de la raison et de la vie&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;sormais &#171; &lt;i&gt;tous &#233;gaux du point de vue des asticots&lt;/i&gt; &#187;. La chronique &#171; Viva la muerte ! &#187; mourut elle-m&#234;me l'ann&#233;e suivante, mais nous avons d&#233;cid&#233; de la ressusciter ici, &#224; l'occasion du tr&#233;pas d'un pr&#233;sident fran&#231;ais qui avait d&#233;j&#224; connu une petite mort politique en 1981. &#192; l'&#233;poque, ce n'&#233;tait encore qu'un &#171; &lt;i&gt;Au revoir&lt;/i&gt; &#187;&#8230; &#192; pr&#233;sent, c'est un adieu des plus d&#233;finitifs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Du c&#244;t&#233; des bouquins&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&#171; Autant ne pas bosser... &#187; : un entretien avec David Snug, auteur de BD r&#233;tif au salariat&lt;/strong&gt; &#8211; Dans sa derni&#232;re BD, &lt;i&gt;D&#233;p&#244;t de bilan de comp&#233;tences&lt;/i&gt;, David Snug d&#233;nonce avec un humour aussi d&#233;capant que lib&#233;rateur le monde merveilleux du salariat, de l'usine au secteur associatif. Il nous a racont&#233; comment il a tout arr&#234;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Laisse b&#233;ton, fr&#232;re&lt;/strong&gt; &#8211; Anselm Jappe est un philosophe marxiste, th&#233;oricien de la critique de la valeur et sp&#233;cialiste du situationnisme. Dans &lt;i&gt;B&#233;ton, arme de construction massive du capitalisme&lt;/i&gt;, paru &#224; l'&#201;chapp&#233;e fin 2020, il d&#233;cortique les liens qui unissent ce mat&#233;riau &#224; un syst&#232;me qui n'en finit plus de tout d&#233;truire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Cap sur l'utopie : &#171; Rien que ce qui fait plaisir &#187;&lt;/strong&gt; &#8211; Acoquin&#233;es pour l'occasion avec les &#201;ditions de la Libre Pens&#233;e, les &#201;ditions libertaires viennent de redonner vie &#224; un br&#251;lot didactique incandescent, &lt;i&gt;La Libre Pens&#233;e&lt;/i&gt;, un long article tir&#233; de l'&lt;i&gt;Encyclop&#233;die anarchiste&lt;/i&gt;, fricass&#233;e dans les ann&#233;es 1925-1934 par le tr&#232;s remuant puits de science anarchiste S&#233;bastien Faure.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Et aussi...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Au &#171; laboratoire des M&#233;tamorphoses &#187;&lt;/strong&gt; &#8211; &#171; Cha&#238;nes d'objets &#187;, &#171; rideaux antimistral &#187;, &#171; r&#234;ves de tiroirs &#187;, &#171; mobiles &#187;... Autant de noms qu'utilise Franck Garam pour d&#233;crire ses r&#233;alisations faites de tous ces &#171; trucs qu'on n'arrive pas &#224; jeter mais dont on ne sait pas quoi faire &#187;. Avec &#171; &lt;i&gt;cette richesse, la richesse des poubelles&lt;/i&gt; &#187;, il cr&#233;e son monde. Visite guid&#233;e de son atelier marseillais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'&#233;dito&lt;/strong&gt; : &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Complots-a-ciel-ouvert' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Complots &#224; ciel ouvert&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; / &lt;strong&gt;&#199;a br&#251;le !&lt;/strong&gt; : Bourre-Pif / &lt;strong&gt;Les bonnes nouvelles du mois&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Horoscope&lt;/strong&gt; / &lt;strong&gt;Abonnement&lt;/strong&gt; (&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Abonnement-don' class=&#034;spip_in&#034;&gt;par ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_3518 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;37&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/pdf/-29.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 678.1 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1779602969' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La Une du n&#176;194 de CQFD en PDF
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Manifesten : vive la propri&#233;t&#233; collective !</title>
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		<dc:creator>Les camarades de Manifesten</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;A Marseille, il y a un caf&#233;-librairie associatif cher au c&#339;ur du Chien Rouge : Manifesten. Tanqu&#233; &#224; deux pas de la Plaine, &#224; l'angle de la rue Thiers et de celle du Loisir &#8211; tout un programme ! &#8211; il tourne en partie gr&#226;ce &#224; l'implication de plusieurs membres de la r&#233;daction de CQFD. Depuis f&#233;vrier 2016, il a accueilli la plupart des ap&#233;ros de sortie du journal, des d&#233;gustations du pinard nature de notre fier camarade reconverti dans la viticulture ainsi que d'&#233;piques f&#234;tes post-bouclage. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no192-novembre-2020" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;192 (novembre 2020)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/France" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/center" rel="tag"&gt;center&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Plaine" rel="tag"&gt;Plaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Chien-Rouge" rel="tag"&gt;Chien Rouge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Manifesten" rel="tag"&gt;Manifesten&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rue-Thiers" rel="tag"&gt;rue Thiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cafe-librairie-associatif" rel="tag"&gt;caf&#233;-librairie associatif&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3487 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L362xH204/-1645-7f5ab.jpg?1779662884' width='362' height='204' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A Marseille, il y a un caf&#233;-librairie associatif cher au c&#339;ur du Chien Rouge : Manifesten. Tanqu&#233; &#224; deux pas de la Plaine, &#224; l'angle de la rue Thiers et de celle du Loisir &#8211; tout un programme ! &#8211; il tourne en partie gr&#226;ce &#224; l'implication de plusieurs membres de la r&#233;daction de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;. Depuis f&#233;vrier 2016, il a accueilli la plupart des ap&#233;ros de sortie du journal, des d&#233;gustations du pinard nature de notre fier camarade reconverti dans la viticulture ainsi que d'&#233;piques f&#234;tes post-bouclage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors de &#231;a, Manifesten fait feu de tout bois. On y organise des petits-d&#233;j', des cours d'alphab&#233;tisation, des concerts, des pr&#233;sentations de bouquins et pl&#233;thore de d&#233;bats. On y a mont&#233; des cantines pendant le (premier) confinement, pour distribuer des repas aux gens en gal&#232;re. On y tient aussi une librairie militante de 1 200 titres, avec 53 &#233;diteurs ind&#233;pendants d'un peu partout en France. On y bavarde, on y &#233;change, en essayant d'&#233;viter de rester dans une logique de &#171; milieu &#187; pour offrir plut&#244;t un espace o&#249; tout le monde peut se poser sans &#234;tre emmerd&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bient&#244;t cinq ans qu'on tient ce cap parce qu'on est convaincus que notre quartier, la Plaine, a besoin d'endroits qui r&#233;sistent au grand bulldozer gentrificateur. Mais il y a un hic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment, on a appris que notre immeuble &#233;tait en vente. Notre bail expirant bient&#244;t, on a cogit&#233;, d&#233;battu, et finalement pris la d&#233;cision de racheter le lieu plut&#244;t que se voir &#233;ject&#233;s et remplac&#233;s &#224; court terme par un enfoir&#233; de sp&#233;culateur. L'id&#233;e de base, c'est de faire en sorte que cet espace ne puisse devenir l'enjeu d'une quelconque basse man&#339;uvre immobili&#232;re en verrouillant juridiquement son inscription dans un cadre de propri&#233;t&#233; collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois soustraits les premiers soutiens, il nous reste 95 000 euros &#224; trouver pour signer un compromis de vente d'ici un mois, sous forme de pr&#234;ts ou de dons d&#233;fiscalis&#233;s. C'est &lt;a href=&#034;https://www.helloasso.com/associations/new-al-dante-manifesten/collectes/manifesten-a-vendre-pour-une-propriete-d-usage-et-des-luttes-collectives&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ICI&lt;/a&gt; que &#231;a se passe. &#192; vot' bon c&#339;ur !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3488 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH437/-1646-bada5.jpg?1780142817' width='500' height='437' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_3489 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH437/-1647-7212a.jpg?1780142817' width='500' height='437' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Au sommaire du n&#176;187</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-no187</link>
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		<dc:date>2020-04-30T03:04:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>une1_sommaire</dc:subject>
		<dc:subject>Sommaire</dc:subject>
		<dc:subject>Emilie Seto</dc:subject>
		<dc:subject>Kalem</dc:subject>
		<dc:subject>Marine Summercity</dc:subject>
		<dc:subject>une_focus</dc:subject>
		<dc:subject>d'un</dc:subject>
		<dc:subject>CQFD</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
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		<dc:subject>num&#233;ro</dc:subject>
		<dc:subject>crise sanitaire</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>face</dc:subject>
		<dc:subject>confinement</dc:subject>
		<dc:subject>Marine Summercity</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En couverture : &#171; Sous le Covid, la rage &#187; (illustr&#233; par Marine Summercity). - En ces temps de confinement, les articles de l'actualit&#233; la plus mouvante seront mis en ligne dans les prochains jours. Les autres seront archiv&#233;s sur notre site progressivement. M&#234;me avant le 11 mai, le journal papier est disponible chez de nombreux marchands de journaux rest&#233;s ouverts pendant le confinement. Exceptionnellement, vous pouvez aussi vous procurer le journal en version num&#233;rique (format PDF). (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no187-mai-2020" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;187 (mai 2020)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/une1_sommaire" rel="tag"&gt;une1_sommaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sommaire" rel="tag"&gt;Sommaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Emilie-Seto" rel="tag"&gt;Emilie Seto&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Kalem" rel="tag"&gt;Kalem&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marine-Summercity" rel="tag"&gt;Marine Summercity&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/une_focus" rel="tag"&gt;une_focus&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/France" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/prison" rel="tag"&gt;prison&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/numero-943" rel="tag"&gt;num&#233;ro&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/crise-sanitaire" rel="tag"&gt;crise sanitaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/face" rel="tag"&gt;face&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/confinement" rel="tag"&gt;confinement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marine-Summercity-2134" rel="tag"&gt;Marine Summercity&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L106xH150/arton3110-88009.jpg?1779917585' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En couverture : &#171; Sous le Covid, la rage &#187; (illustr&#233; par Marine Summercity).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; En ces temps de confinement, les articles de l'actualit&#233; la plus mouvante seront mis en ligne &lt;a href='https://cqfd-journal.org/CQFD-no187-mai-2020'&gt;dans les prochains jours&lt;/a&gt;. Les autres seront archiv&#233;s sur notre site progressivement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; M&#234;me avant le 11 mai, le journal papier est disponible chez de nombreux &lt;a href=&#034;http://web2store.mlp.fr/produit.aspx?edi_code=H0o7caSytkE%3d&amp;tit_code=UCrTkuIne3o%3d&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;marchands de journaux rest&#233;s ouverts&lt;/a&gt; pendant le confinement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; Exceptionnellement, vous pouvez aussi vous procurer le journal &lt;a href='https://cqfd-journal.org/CQFD-en-PDF-a-prix-libre' class=&#034;spip_in&#034;&gt;en version num&#233;rique&lt;/a&gt; (format PDF).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; Pour recevoir les num&#233;ros suivants &#224; la maison, il y a aussi la possibilit&#233; de &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Abonnement-don' class=&#034;spip_in&#034;&gt;s'abonner&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sous le Covid, la rage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;En Ari&#232;ge, le futur c'est maintenant&lt;/strong&gt; &#8211; Dans la vall&#233;e du Biros, en Ari&#232;ge, un r&#233;seau autonome d'approvisionnement alimentaire a &#233;t&#233; mis en place par les habitants. L'objectif ? Subvenir aux besoins des personnes les plus fragiles face au coronavirus et &#233;couler les stocks des petits producteurs locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Tous ensemble, tous ensemble, gr&#232;ve des loyers !&lt;/strong&gt; &#8211;Depuis le d&#233;but de la crise sanitaire, il y a eu des millions de licenciements aux &#201;tats-Unis. Face &#224; la pr&#233;carisation extr&#234;me de nombreux habitants, les appels &#224; la gr&#232;ve des loyers se multiplient. Des initiatives bienvenues, dans des villes o&#249; la gentrification progresse tandis que beaucoup de logements sont insalubres.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3332 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH326/-1525-55e8b.jpg?1779917585' width='500' height='326' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Emilie Seto
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La prison sans attestation&lt;/strong&gt; &#8211; &#171; Violation habituelle des r&#232;gles de confinement &#187; : les tribunaux sont devenus familiers de ce nouveau d&#233;lit passible de six mois de prison. Tour de France de ces incarc&#233;rations contest&#233;es et interview de l'avocat Ari&#233; Alimi, qui est persuad&#233; que ce d&#233;lit est inconstitutionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Police en roue libre : un pays qui se tient sage&lt;/strong&gt; &#8211; Apr&#232;s environ 16 millions de contr&#244;les et pr&#232;s d'un million de proc&#232;s-verbaux dress&#233;s, Christophe Castaner est fier d'avoir r&#233;ussi &#224; &#171; &lt;i&gt;assurer et assumer le confinement&lt;/i&gt; &#187; face &#224; des Fran&#231;ais &#171; &lt;i&gt;au caract&#232;re un peu r&#233;fractaire&lt;/i&gt; &#187;. &#192; quel prix ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Face au virus, &#171; un arsenal techno-s&#233;curitaire d&#233;mesur&#233; et absurde &#187;&lt;/strong&gt; &#8211; L'association La Quadrature du Net joue un r&#244;le essentiel dans la d&#233;nonciation des d&#233;rives en mati&#232;re de technologie &#8211; sur Internet et ailleurs. Le contexte actuel formant une parfaite rampe de lancement pour de nouvelles technologies invasives, nous avons demand&#233; &#224; des militants de l'association ce qu'ils pensent de l'emballement en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&#192; quelle sauce le Covid-capitalisme va-t-il nous bouffer ?&lt;/strong&gt; &#8211; En d&#233;pit des d&#233;clarations socialisantes d'un Macron plus hypocrite que jamais, le n&#233;olib&#233;ralisme, touch&#233; mais pas coul&#233;, est d&#233;j&#224; repass&#233; &#224; l'offensive. Quelles nouvelles formes prendra-t-il ? Peut-on esp&#233;rer infl&#233;chir l'histoire ? Trois chercheurs critiques (C&#233;dric Durand, Francine Mestrum et Christian Laval) font leur pronostic.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3337 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH403/-1529-3bf4f.jpg?1779602856' width='400' height='403' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Kalem
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;X&#233;nophobie et krach financier : de la peste de Marseille au Covid-19&lt;/strong&gt; &#8211; &#192; partir des toiles d'un peintre marseillais du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, deux historiennes &#233;tatsuniennes tracent d'&#233;tonnants parall&#232;les entre la France de 1720 et le contexte actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Un virus et un squat&lt;/strong&gt; &#8211; On vous en parlait le mois dernier : au squat Bugatti, dans la p&#233;riph&#233;rie de Strasbourg, la crise sanitaire a rendu la vie des habitant&#183;es encore plus pr&#233;caire. Depuis, le virus a fait un mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Roms de Marseille : la d&#233;brouille en temps de crise&lt;/strong&gt; &#8211; Dans les squats et les bidonvilles de Marseille, pr&#232;s d'un millier de Roms vivotent au rythme des expulsions. Leur quotidien a &#233;t&#233; boulevers&#233; par le confinement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Zad de la Dune : pas de confinement pour les incendiaires&lt;/strong&gt; &#8211; L'occasion fait le larron. Alors que la France confine, le maire de Br&#233;tignolles-sur-Mer (Vend&#233;e) a trouv&#233; une mani&#232;re particuli&#232;rement retorse d'expulser une Zad locale install&#233;e en opposition &#224; la construction d'un port de plaisance. Tout en douceur&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La crise sanitaire, pr&#233;texte pour ne plus secourir les exil&#233;&#183;es en mer&lt;/strong&gt; &#8211; Alors que le monde se confine, des centaines de milliers d'exil&#233;&#183;es sont toujours pris au pi&#232;ge en Libye, o&#249; la guerre s'est intensifi&#233;e en avril. Pour fuir cet enfer, les travers&#233;es se poursuivent en M&#233;diterran&#233;e centrale. Mais Malte et l'Italie ont ferm&#233; leurs ports sous pr&#233;texte sanitaire, et les secours restent &#224; quai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Prisons d'&#201;gypte : une bombe &#224; retardement&lt;/strong&gt; &#8211; Surpopulation, manque d'hygi&#232;ne et de soins r&#232;gnent en ma&#238;tres dans les ge&#244;les &#233;gyptiennes. Les d&#233;tenus, dont de nombreux prisonniers politiques, y sont une proie de choix pour le coronavirus.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Et aussi...&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_3336 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH566/-1528-0f0c0.jpg?1779602676' width='400' height='566' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Marine Summercity
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Un f&#233;minisme anticarc&#233;ral : &#171; Le syst&#232;me p&#233;nal pr&#233;vient mal les violences faites aux femmes &#187;&lt;/strong&gt; &#8211; Pour beaucoup de f&#233;ministes, le combat contre les violences sexistes passe par l'incarc&#233;ration des agresseurs. Autrice de &lt;i&gt;Pour elles toutes : femmes contre la prison&lt;/i&gt;, Gwenola Ricordeau en appelle au contraire &#224; une lutte qui prendrait ses distances avec le syst&#232;me p&#233;nal. Une gageure ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Contre l'oubli et tous les despotismes en Syrie : les disparus de Douma&lt;/strong&gt; &#8211; Le 31 janvier, Majdi Nema a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; &#224; Marseille. Ce Syrien y &#233;tait domicili&#233; avec un visa en r&#232;gle dans le cadre d'un programme universitaire. Sous le pseudonyme d'Islam Alloush, il avait &#233;t&#233;, jusqu'en 2016, le porte-parole de Jaych al-Islam, groupe rebelle soup&#231;onn&#233;, entre autres, de l'enl&#232;vement de quatre militants des droits humains. Au-del&#224; de l'implication de Nema &#8211; qui reste &#224; prouver &#8211; dans cette disparition forc&#233;e, son arrestation constitue une &#233;tape dans l'&#233;pineux combat contre l'impunit&#233; des crimes commis en Syrie, qu'ils soient le fait du r&#233;gime ou des factions rebelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Sahara occidental : les raisons d'un exil&lt;/strong&gt; &#8211; Occup&#233; par le Maroc depuis 1975, le Sahara occidental est, selon l'ONU, le dernier territoire &#224; d&#233;coloniser en Afrique. Pour imposer sa souverainet&#233; contest&#233;e, le royaume use de la strat&#233;gie du fait accompli en militarisant et en peuplant la zone, tout en exploitant ill&#233;galement les ressources naturelles. Celles et ceux qui luttent contre cette colonisation s'exposent &#224; des violences polici&#232;res syst&#233;matiques et &#224; de lourdes peines de prison, ce qui les pousse parfois &#224; l'exil. C'est le cas de Fatimatou Iaazza, militante ind&#233;pendantiste sahraouie, arriv&#233;e en France &#224; la mi-mars.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Carnet noir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Cap sur l'utopie : ne craignons pas d'&#234;tre excessif&lt;/strong&gt; &#8211; L'insatiable virus a eu la peau de Marcel Moreau, auteur belge de pamphlets s&#233;ditieux : des br&#251;lots conviant leurs lecteurs &#224; &#171; &lt;i&gt;irr&#233;primer leurs instincts&lt;/i&gt; &#187;, &#224; se &#171; &lt;i&gt;laisser &#233;lever par eux aux intemp&#233;rances f&#233;condes qui lardent de lames la ventrue r&#233;alit&#233;&lt;/i&gt; &#187; bourgeoise, &#224; se mettre en r&#233;volution perp&#233;tuelle. Retour sur ces &#233;crits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;De la terre &#224; la plume (et inversement)&lt;/strong&gt; &#8211; Patrick Herman &#233;tait paysan &#8211; sur le Larzac &#8211; et journaliste &#8211; au &lt;i&gt;Diplo&lt;/i&gt;, entre autres, mais aussi parfois &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;. &#171; &#201;tait &#187;, car il est mort fin mars &#224; l'&#226;ge de 72 ans. Ses sujets de pr&#233;dilection ? Les m&#233;faits de l'amiante, les dangers du gaz de schiste, l'exploitation de la main-d'&#339;uvre immigr&#233;e dans l'agriculture...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Et enfin...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Une page BD&lt;/strong&gt; d'Alessandro Pignocchi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Fiction : la terrasse p&#233;nitentiaire&lt;/strong&gt; &#8211; Peu avant le bouclage de ce num&#233;ro, on a re&#231;u ce petit texte d'anticipation prenant &#224; rebours le principe du confinement. Et comme toute dose de l&#233;g&#232;ret&#233; est bonne &#224; grignoter dans ces moments pesants, on a d&#233;cid&#233; de le publier. En attendant la r&#233;ouverture des terrasses&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'&#233;dito : &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Des-phalansteres-a-la-noix-de-coco' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Pas de vaccin contre la col&#232;re sociale&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; / &lt;strong&gt;&#199;a br&#251;le !&lt;/strong&gt; / &lt;strong&gt;Les bonnes nouvelles du mois&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Horoscope&lt;/strong&gt; / &lt;strong&gt;Abonnement&lt;/strong&gt; (&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Abonnement-don' class=&#034;spip_in&#034;&gt;par ici&lt;/a&gt;) / &lt;strong&gt;Mots fl&#233;ch&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_3335 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;63&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L180xH255/-1527-d611a.jpg?1779603704' width='180' height='255' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La Une du n&#176;187 de CQFD, illustr&#233;e par Marine Summercity
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; Le num&#233;ro 187 de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; est &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Ou-nous-trouver' class=&#034;spip_in&#034;&gt;en kiosque&lt;/a&gt; du 30 avril au 5 juin.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Ce num&#233;ro est disponible chez plus de 2 000 marchands de journaux toujours ouverts partout en France. Pour retrouver les points de vente pr&#232;s de chez vous, &lt;a href=&#034;http://web2store.mlp.fr/produit.aspx?edi_code=H0o7caSytkE%3d&amp;tit_code=UCrTkuIne3o%3d&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Exceptionnellement, vous pouvez aussi vous procurer ce num&#233;ro &#224; prix libre &lt;a href='https://cqfd-journal.org/CQFD-en-PDF-a-prix-libre' class=&#034;spip_in&#034;&gt;en version num&#233;rique&lt;/a&gt; (format PDF).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pour recevoir les prochains num&#233;ros dans votre bo&#238;te aux lettres, vous avez &#233;galement la possibilit&#233; de &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Abonnement-don' class=&#034;spip_in&#034;&gt;vous abonner&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class='spip_document_3334 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;37&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/pdf/-21.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 1.3 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1779602969' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La Une du n&#176;187 de CQFD en PDF
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Personne n'est dupe de l'h&#233;ro&#239;sation de la profession &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Personne-n-est-dupe-de-l</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Personne-n-est-dupe-de-l</guid>
		<dc:date>2020-04-03T20:52:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Iffik Le Guen</dc:creator>


		<dc:subject>Martin Barzilai</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>d'une</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>patients</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
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		<dc:subject>Aujourd'hui</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;conomies budg&#233;taires</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Centre hospitalier de la Timone &#224; Marseille. Quatre b&#226;timents, plus de 5 000 agents tous m&#233;tiers et statuts confondus, un millier de lits. Un colosse r&#233;gional, national et europ&#233;en aux pieds d'argile en ces temps de crise sanitaire. Greg y exerce la profession d'infirmier et le mandat de syndicaliste CGT. Il ne d&#233;col&#232;re plus. &#171; Aujourd'hui, m&#234;me les plus ti&#232;des, qui disaient comprendre les arguments du gouvernement et de la direction de l'Assistance publique-H&#244;pitaux de Marseille (AP-HM) (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Centre hospitalier de la Timone &#224; Marseille. Quatre b&#226;timents, plus de 5 000 agents tous m&#233;tiers et statuts confondus, un millier de lits. Un colosse r&#233;gional, national et europ&#233;en aux pieds d'argile en ces temps de crise sanitaire. Greg y exerce la profession d'infirmier et le mandat de syndicaliste CGT. Il ne d&#233;col&#232;re plus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Aujourd'hui, m&#234;me les plus ti&#232;des, qui disaient comprendre les arguments du gouvernement et de la direction de l'Assistance publique-H&#244;pitaux de Marseille (AP-HM) sur la n&#233;cessit&#233; des &#233;conomies budg&#233;taires ne veulent plus repartir comme avant. Sur le plan sanitaire, tout &#233;volue trop vite et aucun d&#233;compte pr&#233;cis n'est disponible. Seuls quelques m&#233;decins qui assurent un suivi au plus pr&#232;s en savent peut-&#234;tre davantage, mais il n'y a aucune remont&#233;e en temps r&#233;el. Je peux quand m&#234;me dire qu'&#224; Marseille, on a la chance d'&#234;tre en d&#233;cal&#233; par rapport &#224; l'&#339;il du cyclone qui est en train de frapper Paris et l'&#206;le-de-France. On s'attend n&#233;anmoins &#224; une grosse pression dans le courant de la semaine prochaine avec aucune id&#233;e de l'ampleur que &#231;a prendra. Tout le monde esp&#232;re que Marseille sera relativement pr&#233;serv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3306 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-1503.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH334/-1503-9d001.jpg?1780004179' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et contrairement &#224; ce qui s'est produit &#224; Mulhouse et dans le Grand Est, on a pu anticiper, s'organiser, se pr&#233;parer. Deux b&#226;timents ont &#233;t&#233; r&#233;serv&#233;s aux patients touch&#233;s par le Covid-19 : 300 lits en plus des places en r&#233;animation sont pr&#233;vus pour les cas les plus graves. Les services y sont correctement &#233;quip&#233;s et le personnel d&#233;pist&#233;, dot&#233; de masques et de gants en nombre suffisant. Tout a &#233;t&#233; fait pour que ces b&#226;timents soient plac&#233;s en proc&#233;dure &#233;tanche par rapport aux autres parties o&#249; ont &#233;t&#233; regroup&#233;s les malades non atteints par le Covid-19, mais pour certains dans un &#233;tat d&#233;j&#224; tr&#232;s fragile.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Panique &#224; bord !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Rien &#224; voir avec ce qu'on a pu observer du c&#244;t&#233; de l'administration. L&#224; c'est l'impr&#233;paration la plus scandaleuse qui r&#232;gne depuis deux semaines. En complet d&#233;calage avec leur discours de communication externe, c'est la panique &#224; bord ! Elle nous a abreuv&#233;s au quotidien d'un d&#233;luge d'informations, de notes, de mails tous plus contradictoires les uns que les autres. Comme s'ils avaient voulu ajouter encore plus de stress alors que les soignants vivent d&#233;j&#224; dans la crainte de contracter le virus et de le transmettre aux coll&#232;gues ou aux patients ! Il y a aussi beaucoup de col&#232;re face au manque de mat&#233;riel comme partout en France. Par exemple, les masques ont une date de p&#233;remption variable en fonction de l'&#233;tat des stocks. Un matin, ils doivent durer huit ou dix heures. Le lendemain, apr&#232;s une providentielle livraison, il ne faut plus les utiliser que pendant deux ou trois heures maxi. Le d&#233;pistage est pratiqu&#233; avec parcimonie et le risque est grand d'une contamination transmise par les soignants aux patients des unit&#233;s conventionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comp&#233;tence et motivation ne sont pas en cause, mais les soignants ressentent une intense frustration face au manque de moyens. Face au choix &#224; faire entre ceux qu'on pourra sauver et ceux qu'on devra laisser mourir seulement parce qu'il n'y pas assez de place ou d'&#233;quipements. On n'en veut plus de cette transformation de l'h&#244;pital en usine rentable et tout le monde s'est retrouv&#233; dans la tribune &lt;a href=&#034;https://www.liberation.fr/debats/2020/03/24/j-ai-la-rage_1782912&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#8220;J'ai la rage&#8221;&lt;/a&gt;. Il y a trois mois de cela, lors d'une r&#233;union entre les gestionnaires de l'AP-HM et les technocrates de l'Agence r&#233;gionale de sant&#233; autour de la d&#233;finition de nouveaux objectifs d'&#233;conomies budg&#233;taires, une phrase m'a particuli&#232;rement frapp&#233; : &#8220;On n'a plus forc&#233;ment besoin de lits pour bien soigner &#224; l'h&#244;pital.&#8221; Traduction : il faut encore davantage tailler dans les effectifs et les capacit&#233;s d'accueil pour d&#233;velopper les soins en ambulatoire, hors de l'h&#244;pital, renvoyer les patients au plus vite chez eux m&#234;me au prix de la maltraitance, de l'animosit&#233; grandissante entre les soignants et les malades ainsi que leurs familles. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; On demandera des comptes &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Et personne n'est dupe de la soudaine sollicitude de l'administration apr&#232;s des ann&#233;es de m&#233;pris. Le soutien actuel ne peut pas nous faire oublier l'&#233;poque o&#249; la moindre critique &#233;tait suivie d'une sanction. Les discours vantant une unit&#233; de fa&#231;ade &#8211; tous unis contre la maladie &#8211; ne peuvent dissimuler qu'en premi&#232;re ligne on trouve les soignants tandis que les cadres gestionnaires continuent leur sale besogne en t&#233;l&#233;travail. Personne n'est dupe de l'h&#233;ro&#239;sation de la profession : ils peuvent se les garder leurs m&#233;dailles ! Nous voulons des moyens pour travailler et des salaires d&#233;cents pour tous et toutes ! M&#234;me sentiment m&#233;lang&#233; par rapport aux applaudissements tous les soirs &#224; 20 heures. C'est un soutien appr&#233;ci&#233;, mais on ne s'en contentera pas. On demandera des comptes au gouvernement, massivement, pas seulement les syndicats car pour beaucoup le temps de la r&#233;signation est r&#233;volu. Cela nous fait chaud au c&#339;ur, mais c'est tellement d&#233;risoire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la d&#233;bauche de moyens technologiques &#8211; TGV, avions, h&#233;licopt&#232;res m&#233;dicalis&#233;s parcourant la France pour &#233;vacuer les malades - mise en sc&#232;ne par le gouvernement avec la complicit&#233; des cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision, elle n'est qu'un &#233;cran de fum&#233;e suppl&#233;mentaire pour minimiser la gravit&#233; de la situation et contre-attaquer face aux critiques de plus en plus fortes sur la gestion calamiteuse de la crise. Ce barnum va concerner une partie infime de malades, vingt personnes par-ci, trente par-l&#224;, alors qu'&#224; Mulhouse il y a d&#233;j&#224; bien longtemps que les &#233;quipes m&#233;dicales sont oblig&#233;s de faire le tri parmi ceux qu'ils pourront sauver. De plus, les &#233;tablissements dans les r&#233;gions moins touch&#233;es par l'&#233;pid&#233;mie doivent aussi se pr&#233;parer au pic. C'est la m&#234;me chose avec le path&#233;tique appel au secours lanc&#233; dans les m&#233;dias par Martin Hirsch. Le m&#234;me patron de l'Assistance publique-H&#244;pitaux de Paris qui appliquait hier consciencieusement les directives gouvernementales de d&#233;mant&#232;lement de l'h&#244;pital public. Pire encore, le recours &#224; la charit&#233;, cagnottes, Fondation de France, etc., est la preuve ultime de l'abandon de la sant&#233; publique en France. Qui peut croire que cela suffira &#224; combler l'&#233;norme manque de moyens ? C'est se donner bonne conscience &#224; peu de frais. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ni Dieu, ni sauveur, ni Raoult ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Et notre sauveur supr&#234;me, le professeur Didier Raoult ? La communaut&#233; des soignants &#224; Marseille a pu ressentir un profond respect voire une certaine fiert&#233; par rapport &#224; une personne et ses &#233;quipes &#224; la pointe des recherches mondiales en infectiologie. On lui doit cet Institut hospitalo-universitaire (IHU) qui est un outil de premi&#232;re classe. On ne peut qu'approuver ce qu'il a dit sur l'organisation d'une prise en charge efficace notamment en pratiquant un d&#233;pistage massif. Concernant son traitement, il est difficile pour nous, humbles soldats du soin, de juger sur le fond. C'est plut&#244;t un d&#233;bat entre experts de la question. En revanche, sur la forme, on n'a pas compris son message convoquant &#224; l'IHU la population pour test coronavirus et administration de chloroquine. R&#233;sultat : rassemblement d'une foule de personnes devant le b&#226;timent au risque d'une contamination g&#233;n&#233;rale. Quand on est soignant, on ne peut se passer d'une r&#233;flexion sur les cons&#233;quences de nos actes. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Folie et pr&#233;carit&#233; : la double peine</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Folie-et-precarite-la-double-peine</link>
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		<dc:date>2020-02-24T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile Kiefer</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Marcel Pitu</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;</dc:subject>
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		<dc:subject>Marcel</dc:subject>
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		<dc:subject>Marss</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quand Marcel a d&#233;barqu&#233; de Roumanie, il a v&#233;cu quatre ans &#224; la rue. Marcel a parfois du mal &#224; se faire comprendre, parce qu'il n'a plus de dents et que le fran&#231;ais est une langue compliqu&#233;e. Parfois, Marcel p&#232;te les plombs. Bien comme il faut. Il est aussi capable de t'offrir une mini-sculpture en bois en forme de c&#339;ur dans un couloir des urgences psychiatriques, au milieu des hurlements. Au fil de notre relation, Marcel m'a &#233;galement fait conna&#238;tre le r&#233;seau marseillais d'alternatives &#224; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quand Marcel a d&#233;barqu&#233; de Roumanie, il a v&#233;cu quatre ans &#224; la rue. Marcel a parfois du mal &#224; se faire comprendre, parce qu'il n'a plus de dents et que le fran&#231;ais est une langue compliqu&#233;e. Parfois, Marcel p&#232;te les plombs. Bien comme il faut. Il est aussi capable de t'offrir une mini-sculpture en bois en forme de c&#339;ur dans un couloir des urgences psychiatriques, au milieu des hurlements. Au fil de notre relation, Marcel m'a &#233;galement fait conna&#238;tre le r&#233;seau marseillais d'alternatives &#224; la psychiatrie et sa nouvelle approche bas&#233;e sur le r&#233;tablissement, qui est au c&#339;ur de cet article. Comme des milliers d'autres personnes, il vit le duo infernal de la grande pr&#233;carit&#233; et de la souffrance psychique. Mais Marcel, il s'accroche.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3247 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L485xH400/-1459-240b1.jpg?1779607162' width='485' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Marcel Pitu
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;I&lt;/span&gt;l y a celui qu'on appelle Diog&#232;ne, qui trie les poubelles nuit et jour en habit de ramoneur, ou ce jeune homme qui traverse inlassablement le m&#234;me passage pi&#233;ton devant l'&#233;glise des R&#233;form&#233;s, toute la sainte journ&#233;e. &#192; Marseille, on les appelle avec condescendance les &#171; fatigu&#233;s &#187;. Sauf que derri&#232;re ces &#171; fatigues &#187;, se cachent souvent des vies ultra-pr&#233;caires, un isolement terrible et de r&#233;elles souffrances psychiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la deuxi&#232;me ville de France, l'estimation la plus courante fait &#233;tat de quelque 14 000 personnes &#224; la rue, 30 % &#233;tant touch&#233;es par des troubles psychiatriques s&#233;v&#232;res : schizophr&#233;nie, bipolarit&#233;, d&#233;pression s&#233;rieuse, etc. Des troubles qui ne peuvent qu'&#234;tre aggrav&#233;s par la duret&#233; de la vie &#224; la rue et la difficult&#233; de l'acc&#232;s au soin. Au-del&#224; des chiffres, on comprend que c'est souvent le traitement social de la folie qui exacerbe voire provoque ce genre de situations. Exclues, ces personnes sont emp&#234;ch&#233;es de vivre comme les autres. Des passages &#224; l'asile, parfois, mais surtout : condamn&#233;es &#224; la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marcel, la rue, il conna&#238;t bien. Arriv&#233; de Roumanie en 2010 pour rejoindre son fr&#232;re, il &#233;choue dans un recoin pr&#232;s de la gare Saint-Charles. Il y vivra quatre ans et fr&#233;quentera le centre de soins de M&#233;decins du Monde, &#224; la Belle-de-Mai. Un des rares endroits o&#249; les exclus peuvent trouver un peu d'aide sans qu'on ne leur demande quoi que ce soit en &#233;change. Tous ont en commun le fait de ne pas avoir acc&#232;s aux soins, parce qu'ils sont sans-papiers et / ou n'ont pas de couverture sant&#233;. Pendant un mois, Marcel pr&#233;vient quotidiennement les &#233;quipes : &#171; &lt;i&gt;Aidez-moi, ma t&#234;te va exploser, mon pancr&#233;as aussi, je veux mourir.&lt;/i&gt; &#187; Jusqu'au jour o&#249; il ramasse un tesson de bouteille pour en finir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; cet acte d&#233;sesp&#233;r&#233;, les &#233;quipes de M&#233;decins du Monde le mettent en relation avec l'&#233;quipe mobile de psychiatrie Marss (Mouvement et action pour le r&#233;tablissement social et sanitaire). Trois semaines apr&#232;s, Marcel est enfin re&#231;u par la psychiatre de l'association. Pas tir&#233; d'affaire, mais enfin &#233;cout&#233;, il sort peu &#224; peu de l'isolement, mais pas de la pr&#233;carit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Marseille, capitale du &#171; r&#233;tablissement &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 2005 se d&#233;veloppent &#224; Marseille des dispositifs alternatifs &#224; la psychiatrie classique, bas&#233;s sur le &lt;i&gt;r&#233;tablissement&lt;/i&gt;. Une approche qui s'oppose &#224; l'id&#233;e que les troubles psychiques seraient incurables ou qu'on ne pourrait pas vivre avec, mettant en lumi&#232;re la double peine que subissent les personnes concern&#233;es : d'une part celle de la maladie et de ses sympt&#244;mes, d'autre part, celle de ses cons&#233;quences sociales (violence, exclusion et stigmatisation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;r&#233;tablissement&lt;/i&gt;, ce sont entre autres les &#233;quipes de Marss qui l'importent des &#201;tats-Unis &#224; Marseille, o&#249; sont lanc&#233;es plusieurs exp&#233;rimentations innovantes. Des voyages d'&#233;tudes avaient permis aux acteurs de ces diff&#233;rents projets (psychiatres, chercheurs, etc.) de comprendre l'importance du &#171; travail pair &#187; qui reconna&#238;t les usagers de la psychiatrie comme des experts en la mati&#232;re. Les personnes qui ont connu la rue, la psychiatrie ou les addictions sont souvent bien plus l&#233;gitimes que d'autres &#224; travailler dans les structures de soin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007, compte tenu des difficult&#233;s inh&#233;rentes au soin des personnes &#224; la rue, un collectif d&#233;cide d'ouvrir un squat rue Curiol, en plein centre-ville. L'objectif du &lt;i&gt;Marabout&lt;/i&gt; : proposer &#224; des sans-abris vivant avec des troubles psychiatriques s&#233;v&#232;res une alternative aux foyers de SDF et &#224; l'h&#244;pital psychiatrique. Apr&#232;s la visite de Roselyne Bachelot, alors ministre de la Sant&#233;, le squat devient moins exp&#233;rimental et s'institutionnalise. Par ailleurs, ses &#233;quipes obtiennent une subvention pour lancer l'exp&#233;rimentation &#171; Un chez soi d'abord &#187;, qui procure des logements sociaux aux personnes sans-abri en souffrance psychique. Leur d&#233;marche : renverser la philosophie des plans de lutte contre le &#171; sans-abrisme &#187;, lesquels pr&#244;nent le traitement et l'abstinence de drogue et d'alcool avant de (ou sans) prendre en compte la question du logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2015, Marcel s'installe &#224; &lt;i&gt;La R&#233;quiz'&lt;/i&gt;, un squat tout juste ouvert par l'association Marabout, dans lequel logent une trentaine d'habitants&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Marseille : occupy la psychiatrie &#187;, CQFD n&#176; 148 (novembre 2016).&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. &#171; &lt;i&gt;Je m'y sentais bien, les gens faisaient parfois de grosses crises, mais j'avais ma chambre et un espace pour dessiner&lt;/i&gt; &#187;, se souvient Marcel. Sa situation se stabilise et lui permet enfin de s'attaquer, avec l'aide de l'association Marss, &#224; sa situation administrative et &#224; l'ouverture de ses droits pour obtenir l'Allocation aux adultes handicap&#233;s (AAH). Il est r&#233;guli&#232;rement suivi par la psychiatre de l'&#233;quipe, &#224; qui il voue un amour inconditionnel, et soigne enfin son pancr&#233;as d&#233;glingu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux ans apr&#232;s, &lt;i&gt;La R&#233;quiz'&lt;/i&gt; est honteusement expuls&#233;e. Traumatis&#233; par l'&#233;pisode, Marcel prend ses affaires et trouve refuge &#224; l'&#233;tage d'un caf&#233; associatif marseillais dans lequel il se sent bien. Cette situation pr&#233;caire dure plus d'un an. Les proc&#233;dures administratives kafka&#239;ennes pour obtenir des aides auxquelles il a droit, la difficult&#233; &#224; comprendre le fran&#231;ais et &#224; pouvoir r&#233;ellement exprimer ce qu'il veut, les &#233;quipes de Marss d&#233;bord&#233;es et un traumatisme li&#233; &#224; une piq&#251;re qui lui a &#233;t&#233; administr&#233;e aux urgences psychiatriques, provoquent chez lui une souffrance terrible et un profond sentiment d'injustice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2017, Marcel int&#232;gre&lt;i&gt; Le Lieu de r&#233;pit&lt;/i&gt;. Poussant la d&#233;marche du &lt;i&gt;Marabout&lt;/i&gt; un cran plus loin, cet espace, premier du genre, exp&#233;rimente un accueil des personnes en pleine crise psychotique afin de limiter le recours aux hospitalisations sans consentement &lt;i&gt;[lire pp. 6 &amp; 7 du pr&#233;sent dossier notre entretien avec Andr&#233; Bitton : &#171; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/On-peut-parler-de-barbarie' class=&#034;spip_in&#034;&gt;On peut parler de barbarie hospitali&#232;re&lt;/a&gt; &#187;]&lt;/i&gt;. Il propose un refuge calme et communautaire o&#249; se poser le temps de traverser l'&#233;pisode de d&#233;compensation. L'objectif est aussi de donner du sens &#224; cette crise, sans qu'elle soit d'embl&#233;e m&#233;dicalis&#233;e et psychiatris&#233;e. Marcel vivra au &lt;i&gt;Lieu de r&#233;pit&lt;/i&gt; un an et demi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3246 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L490xH400/-1458-d7805.jpg?1779602970' width='490' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Marcel Pitu
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Accueillir la crise&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans le salon du &lt;i&gt;Lieu de r&#233;pit&lt;/i&gt;, qui accueille une dizaine de r&#233;sidents, tr&#244;ne cette phrase de Pr&#233;vert : &#171; &lt;i&gt;L'ordre des choses est dans le d&#233;sordre des &#234;tres.&lt;/i&gt; &#187; Voil&#224; qui pose l'ambiance. Dans ce nouveau refuge, Marcel a de la place pour dessiner, sculpter et m&#234;me exposer ses &#339;uvres dans la pi&#232;ce commune. Il entame un stage dans un atelier de menuiserie et gagne enfin un salaire. En revanche, il trouve l'atmosph&#232;re du lieu anxiog&#232;ne : &#171; &lt;i&gt;C'est dur de r&#233;unir autant de souffrances sous un m&#234;me toit.&lt;/i&gt; &#187; Les r&#233;sidents, orient&#233;s par les &#233;quipes mobiles de Marss et de l'Ulice (Unit&#233; locale d'intervention de crise et d'&#233;valuation&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;quipe mobile de psychiatrie qui intervient au domicile des personnes dans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;) ou par des proches, arrivent parfois bien caboss&#233;s. &#171; &lt;i&gt;C'est effectivement tr&#232;s vivant, &lt;/i&gt;souligne Jodi, salari&#233; depuis quelques mois en tant qu'intervenant en sant&#233; mentale communautaire.&lt;i&gt; On navigue constamment entre des moments de fortes tensions et d'autres plus l&#233;gers.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de l'&#233;quipe, compos&#233;e de professionnels de sant&#233;, chercheurs, &#233;ducateurs, b&#233;n&#233;voles et travailleurs pairs ? Accueillir la crise. Et surtout, la d&#233;cortiquer. Saphir Desvignes, chercheuse au &lt;i&gt;Lieu de r&#233;pit&lt;/i&gt; et elle-m&#234;me usag&#232;re de la psychiatrie, explique qu'il s'agit surtout &#171; &lt;i&gt;d'orienter le regard de la personne sur ses forces et son autonomie plut&#244;t que sur ses vuln&#233;rabilit&#233;s, d&#233;couvrir au quotidien ce qui fait du bien et ce qui fait monter en pression&lt;/i&gt; &#187;. La pr&#233;sence de travailleurs pairs et l'absence de psychiatre sur le lieu renversent consid&#233;rablement les sch&#233;mas institutionnels. &#171; &lt;i&gt;L'&#233;quit&#233; dans la relation est fondamentale&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise Saphir. Le soin, ici, sera tout autre : &#171; &lt;i&gt;Accueillir la crise, &#231;a peut consister &#224; aller fumer une clope avec la personne ou la laisser exploser trois assiettes sans intervenir de fa&#231;on coercitive,&lt;/i&gt; poursuit Saphir. &lt;i&gt;C'est un travail relationnel. L'important, c'est d'abord de reconna&#238;tre cette crise, car elle a toujours une cause. C'est souvent un signal inconscient et incontr&#244;l&#233; pour exprimer un besoin ou une attente insatisfaite... Mais certains professionnels de la sant&#233; n'ont pour seule r&#233;ponse qu'une piq&#251;re.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle approche est parfois compliqu&#233;e &#224; appr&#233;hender pour les r&#233;sidents qui n'ont pas forc&#233;ment fait le choix du communautaire et pour qui les concepts d'&lt;i&gt;open dialogue&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'open dialogue est une approche psychoth&#233;rapeutique qui trouve son origine (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; et de &lt;i&gt;r&#233;tablissement &lt;/i&gt;sont souvent floues. Marcel en a &#233;t&#233; lui-m&#234;me d&#233;stabilis&#233; durant son s&#233;jour : &#171; &lt;i&gt;&#199;a se dit lieu de soin, mais il n'y m&#234;me pas de m&#233;dicament, m&#234;me quand tu as mal &#224; la t&#234;te.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois, la crise s'av&#232;re trop forte pour &#234;tre &#171; accueillie &#187;. En novembre dernier, Marcel a de nouveau d&#233;goupill&#233; &#8211; &#171; &lt;i&gt;&#199;a fait dix jours que je mange plus, j'ai trop de col&#232;re en moi&lt;/i&gt; &#187;, me confiait-il &#224; l'&#233;poque. Encore une fois : pr&#233;carit&#233;, fatigue nerveuse et une tension avec un des salari&#233;s du lieu le replongent dans un lancinant sentiment d'injustice. La suite ? Flics, pompiers, Samu : direction les urgences psychiatriques. Dix minutes d'entretien, et le psychiatre lui demande de quitter les lieux. &#171; &lt;i&gt;J'ai refus&#233; la piq&#251;re&lt;/i&gt; &#187;, me dira-t-il en sortant des urgences, tout tremblant. Il retournera au &lt;i&gt;Lieu de r&#233;pit&lt;/i&gt;, pour &#171; finir &#187; sa crise. Et les choses se tasseront. &#192; nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'adh&#233;sion des r&#233;sidents au projet &#233;tant parfois compliqu&#233;e, le contrat de d&#233;part doit &#234;tre clair. Jodi rappelle d'ailleurs que le lieu ne peut offrir qu'un r&#233;pit temporaire : &#171; &lt;i&gt;On ne peut pas repr&#233;senter un logement sur la dur&#233;e, on bosse comme des fous, mais on fait avec les moyens du bord.&lt;/i&gt; &#187; Avec un 115 constamment satur&#233; et la crise des logements (sociaux) marseillais, il est souvent tr&#232;s compliqu&#233; de proposer une solution d'h&#233;bergement satisfaisante &#224; la fin du s&#233;jour : &#171; &lt;i&gt;Au bout d'une semaine, un ou trois mois maximum, les gens repartent dans leur famille, chez des potes, &#224; l'hosto... ou retournent &#224; la rue. C'est &#233;videmment une situation de merde.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;La libert&#233; d'exp&#233;rimenter ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Il y a un gros enjeu autour de cette exp&#233;rimentation,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Saphir. &lt;i&gt;Le fait de pratiquer une recherche qualitative, quantitative et m&#233;dico-&#233;conomique permet de montrer &#224; l'Agence r&#233;gionale de Sant&#233; &lt;/i&gt;[ARS] &lt;i&gt;l'int&#233;r&#234;t qu'elle &#224; financer &lt;/i&gt;Le Lieu de r&#233;pit &lt;i&gt;et &#224; d&#233;velopper ce type d'initiative sur tout le territoire&lt;/i&gt; &#187;. L'ind&#233;pendance et la r&#233;elle libert&#233; d'exp&#233;rimenter sont forc&#233;ment ternies par ces enjeux financiers : le lieu est financ&#233; par un organisme et un programme d&#233;pendant du minist&#232;re de la Sant&#233;&lt;a href=&#034;#nb4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La CNSA (Caisse nationale des solidarit&#233;s et de l'autonomie) et le PRPSS (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. Anne, ancienne travailleuse paire des d&#233;buts, ne d&#233;col&#232;re pas : &#171; &lt;i&gt;Le lieu a re&#231;u un million d'euros pour r&#233;habiliter cet ancien squat. &#199;a ne peut pas &#234;tre totalement un projet alternatif si c'est financ&#233; par l'ARS.&lt;/i&gt; &#187; Par ailleurs, Anne d&#233;plore un certain manque de confiance accord&#233; aux premiers r&#233;sidents du lieu &#224; qui il avait &#233;t&#233; promis des postes salari&#233;s : &#171; &lt;i&gt;Le choix de la sant&#233; communautaire est ambitieux, il implique de prendre des risques. Par exemple, un dessinateur professionnel a &#233;t&#233; engag&#233; alors que Marcel aurait tr&#232;s bien pu &#234;tre l'art-th&#233;rapeute du lieu.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marcel a finalement quitt&#233; &lt;i&gt;Le Lieu de r&#233;pit&lt;/i&gt;, fin 2019. Saphir se souvient de sa derni&#232;re crise o&#249; la violence escaladait entre les murs du dispositif : &#171; &lt;i&gt;De nouveau, il voulait tout l&#226;cher et notamment son stage qui devait pourtant garantir son futur logement.&lt;/i&gt; &#187; La tribu marseillaise s'est alors r&#233;unie en urgence : Marss, l'&#233;quipe du &lt;i&gt;Lieu de r&#233;pit&lt;/i&gt;, ses proches : tous l'ont convaincu de poursuivre et de s'accrocher. Ce qu'il a fait. Il y a quelques jours, Marcel &#233;tait rayonnant au caf&#233; du coin, l&#224; o&#249; le jeune traverse le passage pi&#233;ton devant l'&#233;glise des R&#233;form&#233;s. Il loge enfin dans son propre appartement, pas loin du fameux recoin pr&#232;s de la gare o&#249; il s'&#233;tait abrit&#233; &#224; son arriv&#233;e &#224; Marseille. Son travail &#224; &#171; &lt;i&gt;la fabrique de chocolat&lt;/i&gt; &#187; lui pla&#238;t plut&#244;t. Il est m&#234;me amoureux. Surtout, il s'est remis &#224; dessiner.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;C&#233;cile Kiefer&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Marseille-Occupy-la-psychiatrie' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Marseille : occupy la psychiatrie&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176; 148 (novembre 2016).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#201;quipe mobile de psychiatrie qui intervient au domicile des personnes dans trois arrondissements du sud de Marseille, pour &#233;viter les hospitalisations.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'&lt;i&gt;open dialogue&lt;/i&gt; est une approche psychoth&#233;rapeutique qui trouve son origine en Finlande. Elle repose sur une philosophie de travail en &#233;quipe, un partage des comp&#233;tences entre soignants, une gestion de la crise centr&#233;e sur le patient et ses &#233;motions plut&#244;t que sur le sympt&#244;me en essayant de recourir le moins possible &#224; un traitement antipsychotique ou &#224; une hospitalisation.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La CNSA (Caisse nationale des solidarit&#233;s et de l'autonomie) et le PRPSS (Programme de recherche sur la performance des syst&#232;mes de soin).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Au sommaire du n&#176;183</title>
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&lt;p&gt;En couverture : &#171; En 2020, toutes vos gr&#232;ves seront exauc&#233;es &#187; (illustr&#233; par C&#233;cile K.). Quelques articles seront mis en ligne au cours du mois. Les autres seront archiv&#233;s sur notre site progressivement, apr&#232;s la parution du prochain num&#233;ro. Ce qui vous laisse tout le temps d'aller saluer votre kiosquier ou de vous abonner... Appel &#224; soutien : Animal on est mal &#8211; La situation : votre d&#233;vou&#233; Chien Rouge a (encore) besoin de tunes. La solution : on s'abonne, camarades ! Actualit&#233;s d'ici (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no183-janvier-2020" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;183 (janvier 2020)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/une3_cabrule" rel="tag"&gt;une3_cabrule&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sommaire" rel="tag"&gt;Sommaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Etienne-Savoye" rel="tag"&gt;&#201;tienne Savoye&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yves-Pages" rel="tag"&gt;Yves Pag&#232;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Cecile-K" rel="tag"&gt;C&#233;cile K.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/une_focus" rel="tag"&gt;une_focus&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/surveillance" rel="tag"&gt;surveillance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Etienne-Savoye-737" rel="tag"&gt;Etienne Savoye&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Brother" rel="tag"&gt;Brother&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Chien-Rouge" rel="tag"&gt;Chien Rouge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Big-Brother" rel="tag"&gt;Big Brother&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Felix-Treguer" rel="tag"&gt;F&#233;lix Tr&#233;guer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Smart-City" rel="tag"&gt;Smart City&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Big" rel="tag"&gt;Big&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mouvement-social" rel="tag"&gt;mouvement social&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L106xH150/arton2972-110e3.jpg?1779644867' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En couverture : &#171; En 2020, toutes vos gr&#232;ves seront exauc&#233;es &#187; (illustr&#233; par &lt;a href=&#034;http://cecilek.fr/affiches&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;C&#233;cile K.&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quelques articles seront mis en ligne &lt;a href='https://cqfd-journal.org/CQFD-no183-janvier-2020'&gt;au cours du mois&lt;/a&gt;. Les autres seront archiv&#233;s sur notre site progressivement, apr&#232;s la parution du prochain num&#233;ro. Ce qui vous laisse tout le temps d'aller saluer &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Ou-nous-trouver' class=&#034;spip_in&#034;&gt;votre kiosquier&lt;/a&gt; ou de &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Abonnement-don' class=&#034;spip_in&#034;&gt;vous abonner&lt;/a&gt;...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Appel &#224; soutien : &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Animal-on-est-mal' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Animal on est mal&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; La situation : votre d&#233;vou&#233; Chien Rouge a (encore) besoin de tunes. La solution : on s'abonne, camarades !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Actualit&#233;s d'ici et d'ailleurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&#171; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Meme-le-pere-Noel-deteste-le' class=&#034;spip_in&#034;&gt;M&#234;me le p&#232;re No&#235;l d&#233;teste le capital&lt;/a&gt; &#187;&lt;/strong&gt; &#8211; R&#233;cit d'une op&#233;ration d'autor&#233;duction dans le plus grand Carrefour des Bouches-du-Rh&#244;ne, o&#249; une centaine de Gilets jaunes ont tent&#233; d'exflitrer 30 caddies remplis de victuailles impay&#233;es pour organiser une redistribution de No&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&#171; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Tout-le-monde-deteste-la-ministre' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Tout le monde d&#233;teste la ministre&lt;/a&gt; &#187;&lt;/strong&gt; &#8211; En plein mouvement social, la ministre des Sports a cru pouvoir assister sereinement &#224; un stade de football au stade Bauer de Saint-Ouen. Grossi&#232;re erreur : dans les trav&#233;es de l'antre du Red Star, on est en territoire militant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;En gr&#232;ve jusqu'&#224; la retraite&lt;/strong&gt; &#8211; &#201;chos, slogans et photos du mouvement social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Le-moment-est-arrive' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Remember 1995 : &#171; Le moment est arriv&#233;... &#187;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Retour sur les gr&#232;ves de 1995, &#224; travers des souvenirs de Montpellier. Attention : le mythe d'un mouvement uni et compl&#232;tement victorieux est &#233;gratign&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3190 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH360/-1407-51f7c.jpg?1779644868' width='500' height='360' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo Yves Pag&#232;s
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&#171; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Les-McDo-de-Marseille-touches-mais' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Les McDo de Marseille : touch&#233;s mais coul&#233;s&lt;/a&gt; &#187;&lt;/strong&gt; &#8211; Depuis la liquidation d&#233;cr&#233;t&#233;e par le tribunal de commerce, les employ&#233;s du McDo de Saint-Barth&#233;lemy occupent les locaux. Au c&#339;ur des quartiers Nord, la lutte continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&#171; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Adieu-Baumettes-une-operation-d' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Adieu Baumettes ! &#187; : une op&#233;ration d'enfumage&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Quelques
mois avant la d&#233;molition des Baumettes &#171; historiques &#187;, l'administration p&#233;nitentiaire a ouvert l'ancienne prison au public. Journaliste et militante des droits humains, auteure en 2018 d'un rapport accablant sur le sujet, Rabha Attaf a tent&#233; d'effectuer cette visite touristique. Mais pour avoir pos&#233; des questions qui f&#226;chent, elle en a &#233;t&#233; expuls&#233;e illico. Voici son r&#233;cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Voyage-au-bout-de-l-independance' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Nouvelle-Cal&#233;donie : voyage au bout de l'ind&#233;pendance&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Le r&#233;f&#233;rendum de 2018 a montr&#233; que la revendication ind&#233;pendantiste &#233;tait toujours bien vivante, port&#233;e par l'immense majorit&#233; des Kanak, mais aussi par une part croissante des autres communaut&#233;s. Analyse (anticoloniale) de situation, nourrie d'&#233;changes avec le sociologue kanak Jone Passa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Au-Chili-le-football-n-est-pas-l' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Au Chili, le football n'est pas l'opium du peuple&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Depuis le 18 octobre, le Chili est secou&#233; par une explosion sociale in&#233;dite. Les autorit&#233;s misaient sur le football pour calmer les manifestants, mais les joueurs et les clubs se sont fait le relais des revendications populaires. Et les supporters ont &#233;t&#233; en premi&#232;re ligne des manifestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Le-silence-force-du-Cachemire' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Le silence forc&#233; du Cachemire indien&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Dirig&#233; par le nationaliste hindou Narendra
Modi, le gouvernement indien a r&#233;voqu&#233; cet &#233;t&#233; l'autonomie constitutionnelle de l'&#201;tat de Jammu-et-Cachemire. Tandis qu'Internet reste coup&#233; et que la police locale a &#233;t&#233; d&#233;sarm&#233;e, l'arm&#233;e impose une chape de plomb s&#233;curitaire aux habitant&#183;es du seul &#201;tat majoritairement musulman du pays.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dossier : r&#233;sister &#224; la surveillance&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_3191 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH255/-1408-895e2.jpg?1779644868' width='500' height='255' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Etienne Savoye
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Nique-la-technopolice' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Tenir t&#234;te aux rejetons de Big Brother : nique la technopolice !&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; En mati&#232;re de surveillance et de r&#233;pression, l'&#201;tat n'avance plus seul. S'appuyant sur les fulgurantes avanc&#233;es technologiques des derni&#232;res d&#233;cennies, des foules d'entreprises &lt;i&gt;siliconis&#233;es&lt;/i&gt; traquent aussi nos d&#233;placements, nos conversations, nos achats ou nos r&#234;ves pour les monnayer sur le grand march&#233; des donn&#233;es, le nouvel or noir. Elles n'h&#233;sitent pas non plus &#224; cafter aupr&#232;s du Grand Fr&#232;re &#233;tatique. Oui, Big Brother a fait des petits et ces rejetons vicieux ont tout sauf des gueules d'anges. &#201;tat des lieux et des r&#233;sistances, dans un dossier de neuf pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Felix-Treguer-La-technopolice' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Entretien avec F&#233;lix Tr&#233;guer, de la Quadrature du Net : &#171; La technopolice progresse partout &lt;/a&gt; &#187;&lt;/strong&gt; &#8211; La &#171; Smart City &#187;, nouvelle coqueluche des municipalit&#233;s avides de gestion d&#233;shumanis&#233;e de l'espace public, n'est en rien intelligente. C'est avant tout un terrain id&#233;al de surveillance et de gestion des populations par des &#233;diles obs&#233;d&#233;s par le tout-s&#233;curitaire. Alors que ce mod&#232;le se d&#233;veloppe un peu partout dans l'Hexagone, &#233;tat des lieux avec F&#233;lix Tr&#233;guer, l'un des soutiers de la campagne Technopolice, qui vise &#224; alerter et mobiliser sur la question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Big-Bonne-Mere' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Big Bonne M&#232;re : &#224; Marseille, la course en avant de la surveillance &#171; intelligente &#187;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; &#192; Marseille, la municipalit&#233; met la ville sous coupe technologique r&#233;gl&#233;e. Entre d&#233;lire algorithmique et surveillance &#171; intelligente &#187; d&#233;ploy&#233;e dans une flagrante opacit&#233;, d&#233;cryptage d'une inflation s&#233;curitaire allant de pair avec le concept
de &#171; Smart City &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3192 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L477xH400/-1409-be4df.jpg?1779603421' width='477' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Etienne Savoye
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/En-Bretagne-Big-Brother-la-joue' class=&#034;spip_in&#034;&gt;En Bretagne, Big Brother la joue discret&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; En juin dernier, la mairie de Lannion (C&#244;tes-d'Armor) annon&#231;ait vouloir &#233;quiper la ville de capteurs &#224; smartphones capables de suivre &#224; la trace les trajets exacts des pi&#233;tons. Depuis, plus un mot sur la question. L'exp&#233;rience a-t-elle seulement eu lieu ? Reportage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Securite-informatique-tout-le' class=&#034;spip_in&#034;&gt;S&#233;curit&#233; informatique : tout le monde peut embrouiller Big Brother&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Notre hypoth&#232;se est la suivante : plus nous serons nombreux &#224; utiliser des techniques d'autod&#233;fense num&#233;rique, moins ceux qui en ont absolument besoin para&#238;tront louches. Autrement dit, si une partie cons&#233;quente de la population chiffre ses mails, les services de renseignements perdront un temps fou &#224; d&#233;crypter des messages inint&#233;ressants, ce qui permettra peut-&#234;tre &#224; un lanceur d'alerte de passer entre les mailles du filet. On vous le jure, ce n'est pas si compliqu&#233; : suivez le guide !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Les-rebelles-du-web-dans-la-Toile' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Les rebelles du web dans la Toile de la mort&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Face &#224; ceux qui tentent d'&#233;riger Internet en instrument de contr&#244;le total, des pirates d'un nouveau genre, les hackers, ont lanc&#233; il y a bien longtemps d&#233;j&#224; le clic de la r&#233;volte. Retour sur l'histoire de ces collectifs militants et individus aux motivations vari&#233;es &#8211; et parfois avari&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Du-printemps-des-reseaux-sociaux' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Du &#8220;printemps des r&#233;seaux sociaux&#8221; aux couvre-feux num&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; L'e-r&#233;volution aura-t-elle lieu ? D'un c&#244;t&#233;, des algorithmes qui tendent &#224; normaliser et censurer les comportements, ainsi que des cyberpolices cherchant &#224; brider tous les comportements subversifs via la surveillance num&#233;rique. De l'autre, des activistes en qu&#234;te de voies de communication pour propager les graines de la r&#233;volte. D&#233;cryptage.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Chroniques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Deux-ans-apres-MeToo-un-bilan' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Queen Kong : deux ans apr&#232;s #MeToo : un bilan intime et politique&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/La-cite-du-moudjahid-pres-de-Blida' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Chroniques alg&#233;riennes : la cit&#233; du moudjahid, pr&#232;s de Blida&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Et aussi...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Les-vies-de-Ramiz' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Les vies de Ramiz&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Au d&#233;but des ann&#233;es 1980, Ramiz a quitt&#233; l'Iran pour la France, la boh&#232;me et la gal&#232;re. Quinze ans plus tard, il est rentr&#233; au pays, tentant de vivre de son art, la sculpture, tout en blasph&#233;mant &#224; voix basse. Portrait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Chez-les-kepis-des-femmes-et-des' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Chez les k&#233;pis, des femmes et des bleus&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; &lt;i&gt;Silence, on cogne ; enqu&#234;te sur les
violences conjugales subies par des femmes de gendarmes et de policiers&lt;/i&gt; : un titre explicite pour un livre uppercut qui s'attaque de front &#224; un sujet tabou. T&#233;moignages et expertises &#224; l'appui, Sophie Boutboul et Aliz&#233; Bernard y racontent l'esprit de corps et le sexisme qui r&#232;gnent en ma&#238;tres au sein d'institutions pr&#234;tes &#224; tout pour pr&#233;server un semblant de r&#233;putation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Un-jeune-homme-enerve' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Un jeune homme &#233;nerv&#233;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; &#171; &lt;i&gt;Une v&#233;ritable insurrection litt&#233;raire&lt;/i&gt; &#187;, promet la collection Lampe-temp&#234;te en r&#233;&#233;ditant &lt;i&gt;Samedi soir, dimanche matin&lt;/i&gt; d'Alan Sillitoe. De la flasque de gin aux l&#232;vres, pas de tromperie sur la came : on plonge direct dans le bain chaud bouillant de la jeunesse ouvri&#232;re anglaise des &lt;i&gt;fifties&lt;/i&gt;. Et plus si affinit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Cap sur l'utopie : et si la philosophie redevenait dangereuse ?&lt;/strong&gt; &#8211; Zoom sur Alain Guyard, un philosophe forain tr&#232;s turbulent conspirant principalement dans les prisons, les maternit&#233;s, les fermes, les asiles o&#249; il arrive &#224; se faire inviter pour que &#171; &lt;i&gt;la philosophie redevienne dangereuse&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'&#233;dito : &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Les-faire-battre-en-retraite' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Les faire battre en retraite&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; / &lt;strong&gt;Les bonnes nouvelles du mois&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Horoscope&lt;/strong&gt; / &lt;strong&gt;Abonnement&lt;/strong&gt; (&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Abonnement-don' class=&#034;spip_in&#034;&gt;par ici&lt;/a&gt;) / &lt;strong&gt;Mots crois&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_3186 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;55&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L180xH255/-1405-7b045.jpg?1779603421' width='180' height='255' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La Une du n&#176;183 de CQFD, illustr&#233;e par C&#233;cile K.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le num&#233;ro 183 de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; est &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Ou-nous-trouver' class=&#034;spip_in&#034;&gt;en kiosque&lt;/a&gt; du 3 janvier au 6 f&#233;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3188 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;37&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/pdf/.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 1.4 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1779602969' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La Une du n&#176;183 de CQFD en PDF
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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