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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Une joyeuse victoire : &#171; Adi&#232;u, paure Carnav&#224;s ! &#187;</title>
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		<dc:creator>Bruno Le Dantec, Iffik Le Guen</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Le carnaval ind&#233;pendant de La Plaine et de Noailles (quartiers populaires du centre de Marseille), menac&#233; d'extinction par le s&#233;curitarisme ambiant, s'est c&#233;l&#233;br&#233; de belle fa&#231;on le 15 mars 2015. &#171; M&#234;me pas peur ! &#187; 2 000 carnavaliers venus des quatre coins de la ville, mais aussi de l'&#233;tranger, ont envahi les rues, d&#233;filant en fanfare et en grande pompe d&#233;guis&#233;e, chantant et dansant en farandoles, avant de juger et br&#251;ler le vieil Hiver et tous ses maux. &#171; Le soleil est insolent &#187;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no131-avril-2015" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;131 (avril 2015)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le carnaval ind&#233;pendant de La Plaine et de Noailles (quartiers populaires du centre de Marseille), menac&#233; d'extinction par le s&#233;curitarisme ambiant, s'est c&#233;l&#233;br&#233; de belle fa&#231;on le 15 mars 2015. &#171; &lt;i&gt;M&#234;me pas peur !&lt;/i&gt; &#187; 2 000 carnavaliers venus des quatre coins de la ville, mais aussi de l'&#233;tranger, ont envahi les rues, d&#233;filant en fanfare et en grande pompe d&#233;guis&#233;e, chantant et dansant en farandoles, avant de juger et br&#251;ler le vieil Hiver et tous ses maux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1475 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH375/p02-perso-carnaval-2-caac7.png?1779604815' width='400' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Le soleil est insolent&lt;/i&gt; &#187;, proclamaient vaillamment affiches et autocollants annon&#231;ant un printemps 2015 insurg&#233; contre le froid. La m&#233;t&#233;o et la mar&#233;chauss&#233;e ne promettaient pourtant aucune cl&#233;mence de leurs &#233;l&#233;ments, mais un &#233;lan de foutraques &#233;nergies comme un art consomm&#233; de l'esquive &#8211; avec sans doute aussi le concours d'une bonne &#233;toile &#8211; ont permis de passer entre les gouttes. Et de quelle mani&#232;re !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En contrecoup de Marseille 2013 &#8211; capitale de la Culture &#8211; et son tragi-comique cort&#232;ge de d&#233;penses somptuaires, nombre d'associations ou de collectifs portant les f&#234;tes de quartiers se sont vu &#233;trangler financi&#232;rement d&#232;s 2014, ann&#233;e capitale de rien. Certains firent le choix de tout annuler pour marquer leur d&#233;fiance face &#224; la politique municipale &#8211; comme &#224; la Belle-de-Mai &#8211;, d'autres pari&#232;rent sur des manifestations &#224; voilure r&#233;duite &#8211; comme au Panier. Quant au carnaval de La Plaine et de Noailles, qui en quinze ans d'existence n'avait jamais demand&#233; ni aide ni permission &#224; personne, il eut &#224; subir, non pas des coupes s&#232;ches, mais des coups (secs) de matraque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la cuv&#233;e 2014 du carnaval s'&#233;tait fracass&#233;e, lors de son flambant d&#233;nouement, contre une &#233;vidente volont&#233; d'en d&#233;coudre du c&#244;t&#233; des forces de l'ordre. L'intervention intempestive des pompiers sur le feu de joie avait servi de pr&#233;texte &#224; une charge polici&#232;re. R&#233;sultat : six interpellations, six comparutions imm&#233;diates et des peines de prison ferme, y compris pour des gars qui passaient l&#224; par hasard. Les autorit&#233;s semblaient bien d&#233;cid&#233;es &#224; en finir &#233;galement avec cette f&#234;te de quartier autosuffisante.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1476 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH300/p08_cimg5586-be995.png?1779620446' width='400' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Aux assembl&#233;es convoqu&#233;es dans la foul&#233;e pour mettre en place le soutien aux d&#233;tenus et envisager le futur, l'affluence fut massive, bien plus que lors de la pr&#233;paration artisanale et improvis&#233;e du char Caramentran. Des divergences d'analyse affleuraient &#224; chaque d&#233;bat. D'aucuns, qui avaient toujours vu cette f&#234;te comme une animation culturelle sans grand int&#233;r&#234;t, y d&#233;couvraient soudain un enjeu. D'autres &#8211; conscients que dans un pays o&#249; l'&#201;tat pr&#233;tend contr&#244;ler, &#224; coup de subventions ou &#224; coups de matraque, le moindre pet de travers de sa populace, l'ind&#233;pendance de cette f&#234;te &#233;tait en soi une jolie subversion &#8211; craignaient que les flics et les juges, par leurs sombres man&#339;uvres, r&#233;ussissent &#224; r&#233;duire Carnaval &#224; une pauvre manif d&#233;guis&#233;e, pi&#233;g&#233;e dans un affrontement rituel et r&#233;ducteur. Le risque &#233;tait grand de devenir le miroir grima&#231;ant de l'ordre &#233;tabli, son image invers&#233;e, un &#233;pouvantail utile. Il fallait exister l&#224; o&#249; on ne nous attendait pas, plut&#244;t que foncer t&#234;te baiss&#233;e sur le terrain choisi par l'ennemi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par chance &#8211; ou par intelligence collective &#8211;, le clash entre ces positions au d&#233;part divergentes n'eut pas lieu, et chacun &#339;uvra dans le sens d'un succ&#232;s qui se voulait majeur, bien qu'al&#233;atoire. Tous savaient qu'il fallait op&#233;rer un saut &#224; la fois qualitatif et quantitatif si on voulait &#233;viter l'&#233;radication de ces agapes dionysiaques. Et tout le monde poussa dans cette direction. &#192; partir d'un ancrage territorial ou par groupes affinitaires, les anciens comme les novices firent preuve d'une sacr&#233;e inventivit&#233;, qui ouvrant un squat, qui r&#233;occupant les locaux d'un centre social alternatif&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sp&#233;ciale d&#233;dicace &#224; l'&#233;quipe de feu le centre social associatif du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;In fine&lt;/i&gt;, il y aura abondance : plusieurs lieux de construction de chars et de fabrication de masques, plusieurs points de d&#233;part &#8211; dont un tr&#232;s remarqu&#233; du quartier du Chapitre, avec concert de rue, chamboule-tout, deux chars&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1478 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH533/p08_cimg5637-22559.png?1779620446' width='400' height='533' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de l'ann&#233;e, comme dans les villes de longue tradition carnavali&#232;re &#8211; Dunkerque, Cadix, P&#233;zenas, Limoux, Binche&#8230; &#8211;, les affid&#233;s du petit dieu grotesque se sont affair&#233;s avec passion, organisant loto, repas de quartier, concerts, projections, ateliers de chant&#8230; Sans oublier, en guise de mise en bouche, le bal masqu&#233; de la veille au squat de La Torpille, en soutien &#224; Radio Gal&#232;re et au carnaval. Le but &#233;tait clairement de relever le d&#233;fi du pouvoir en accouchant d'une r&#233;alit&#233; sup&#233;rieure. Fraternellement, plus de deux cents membres de chorales et autres f&#234;tards allaient accourir de Toulouse, Brest, Saint-Affrique, Montreuil, Privat, Saint-&#201;tienne, Grenoble, Lyon, Montpellier, Ivry-sur-Seine et Milan ! Batucadas et autres fanfares s'&#233;taient multipli&#233;es comme le bon pain des messies&#8230; Et le jour venu, malgr&#233; un temps maussade, quelque 2 000 carnavaliers&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est-&#224;-dire trois ou quatre fois plus que d'habitude. Chiffre auquel il (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; ont d&#233;boul&#233; sur la sc&#232;ne d'un crime qui s'annon&#231;ait jubilatoire &#8211; m&#234;me si l'envoy&#233;e de &lt;i&gt;La Marseillaise&lt;/i&gt;, quotidien local de gauche, partie trop t&#244;t, n'y a vu qu' &#171; &lt;i&gt;une centaine&lt;/i&gt; &#187; de quasi-p&#233;nitents rallumant &#224; grand-peine la flamme d'un carnaval &#171; &lt;i&gt;timide et sobre&lt;/i&gt; &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La presse ! Elle qui jadis pr&#233;f&#233;rait ignorer ou criminaliser Carnaval lui fit les honneurs de ses pages, avant et apr&#232;s, appelant d'abord de ses v&#339;ux un cort&#232;ge &#171; &lt;i&gt;sans heurts&lt;/i&gt; &#187;, puis saluant son chatoyant tohu-bohu. &lt;i&gt;Metro&lt;/i&gt; rebaptisa m&#234;me notre charivari de quartier &#171; &lt;i&gt;Carnaval de Marseille&lt;/i&gt; &#187;, de quoi provoquer une crise d'apoplexie chez m&#244;ssieu le maire ! &lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt; l'affubla du titre honorifique de &#171; &lt;i&gt;Carnaval ind&#233;pendant&lt;/i&gt; &#187;, le pla&#231;ant pour le coup sur un pied d'&#233;galit&#233; avec le pseudo-carnaval municipal, tristounet d&#233;fil&#233; des &#233;coles canalis&#233; par les barri&#232;res &#171; Vauban &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e, le charivari des enfants sauvages fut rock'n'bolesque &#224; souhait. Une cascade humaine et rigolarde inonda La Plaine. Un torrent de pr&#233;cieux cailloux peinturlur&#233;s, grim&#233;s, travestis, roula jusqu'&#224; Noailles en amassant la mousse des jets de farine comme s'il s'agissait de l'&#233;cume des jours gris, enfin &#233;clabouss&#233;s de couleurs fanfaronnantes. En passant, ces pierres qui roulent aux accoutrements v&#233;g&#233;taux, plastiques, animaliers, monstrueux, chambraient la minorit&#233; passive qui, pour les voir, se penchaient aux fen&#234;tres : &#171; Qui n'est pas d&#233;guis&#233; sera enfarin&#233; ! &#187; Rires, lazzis et armes d'op&#233;rette &#8211; fabriqu&#233;es et exp&#233;di&#233;s g&#233;n&#233;reusement par les carnavaliers du Canal, &#224; Bruxelles ! &#8211; &#233;taient brandis vers les nuages : &#171; &lt;i&gt;Les beaux jours avec nous !&lt;/i&gt; &#187; Instant cathartique o&#249; l'on embrasse effusivement des inconnu(e)s, ou alors des ami(e)s qu'on n'est pas s&#251;r de reconna&#238;tre sous le masque &#8211; et cela en alternance avec l'adr&#233;naline des batailles et des courses-poursuites. Mazette, quelle f&#234;te !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1477 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH533/p08_cimg5629-2-b5d2b.png?1779620446' width='400' height='533' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Un mot sur Caramentran : sa gueule de dragon aux crocs sanguinolents et &#224; la langue charg&#233;e de pustules &#8211; bouchons de bouteille de lait faisant office de louis d'or ou de pi&#232;ces de deux euros &#8211; mena&#231;ait de tout avaler : la rue devant lui, la vie r&#234;v&#233;e des carnavaliers, la fa&#231;ade des immeubles, les minots aux anges&#8230; De fait, son estomac &#233;tait une cage de bambou o&#249; croupissaient quatre mannequins figurant les f&#234;tes de quartier asphyxi&#233;es par la fermeture du robinet &#224; subventions &#8211; Panier, Soleil, Plateau, Belle-de-Mai&#8230;, &#224; la trappe faute de p&#233;pettes ! &#8211; en compagnie du bonhomme carnaval, 100% gratuit mais menott&#233; &#224; un agent de la Brigade anti-f&#234;tes (BAF), lequel tr&#244;nait au-dessus de la ge&#244;le aux c&#244;t&#233;s d'un juge cul nu qui serrait quand m&#234;me l'anus par crainte d'une intrusion du gorille de Brassens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le proc&#232;s, men&#233; de main de ma&#238;tre par les truculents procureur et avocaillon de service du haut d'une majestueuse estrade &#224; double escalier, la foule lib&#233;ra les f&#234;tes enchrist&#233;es en les entra&#238;nant dans une folle farandole. Et tout cela tournoyait autour du b&#251;cher des vanit&#233;s &#233;tatiques et autres mesquineries budg&#233;taires. Le printemps avait vaincu. La pression symbolique, savamment orchestr&#233;e par le peuple carnavalier sur les institutions d&#233;mocratiques, avait rendu sa l&#233;gitimit&#233; au chaos des saisons qui, en basculant, mettent le monde cul par-dessus t&#234;te. Cette mar&#233;e de saltimbanques non r&#233;tribu&#233;s, ce pied de nez de nomades c&#233;lestes aux pesanteurs de l'existence administr&#233;e, &#224; la mis&#232;re et aux injustes injustices, leur songe de prometteuses nuits d'&#233;t&#233;, tout cela avait reconquis, de haute lutte, un d&#233;mentiel et cependant inali&#233;nable droit de cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois, la sanctification de l'impertinence et de la satire, que gouvernement et m&#233;dias avaient mis en sc&#232;ne apr&#232;s l'attentat contre &lt;i&gt;Charlie Hebdo&lt;/i&gt;, a peut-&#234;tre jou&#233; en faveur des exc&#232;s carnavalesques. En tout cas, la police fut d'une discr&#233;tion exemplaire. L'aurait-on applaudie, en la d&#233;couvrant tapie dans les rues alentour ? Peut-&#234;tre pas, mais ce dimanche soir, apprentis funambules, fakirs amateurs, sauterelles de l'enfer, mystiques du feu purificateur et amoureux main dans la main ont pu lutiner tout leur saoul, danser et bondir par-dessus les flammes jusqu'&#224; plus soif. Pas d'accident &#224; d&#233;plorer, pas de violence. Sans flics, pas de d&#233;rapage, diront les mauvais esprits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers une heure du matin, la braise rougeoyait encore et quelques nostalgiques des fins de saison qui s'&#233;ternisent cherchaient toujours, le regard perdu dans les cr&#233;pitements du bois de palette, les signes avant-coureurs du sacre du printemps. Trois gardiens de la paix s'approch&#232;rent alors, presque aussi d&#233;bonnaires que le facteur Tati dans Jour de f&#234;te : &#171; &lt;i&gt;Allez, les jeunes, faudrait peut-&#234;tre penser &#224; aller dormir, non ?&lt;/i&gt; &#187; M&#234;me pas peur, qu'on vous dit. Carnaval est mort, Carnaval est grand.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1479 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH300/p08_cimg5694-b0b1a.png?1779620446' width='400' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sp&#233;ciale d&#233;dicace &#224; l'&#233;quipe de feu le centre social associatif du Mille-Pattes et &#224; sa regrett&#233;e f&#234;te du Soleil &#8211; assassin&#233;s par la mairie de Marseille &#8211;, qui a malgr&#233; tout perp&#233;tu&#233; &#224; coup d'enthousiasme b&#233;n&#233;vole l'enracinement du carnaval dans le quartier de Noailles.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;C'est-&#224;-dire trois ou quatre fois plus que d'habitude. Chiffre auquel il faut ajouter les plus de 500 amis Facebook qui, apr&#232;s avoir jur&#233; qu'ils participeraient, ont pr&#233;f&#233;r&#233;, pour certains, au vu des pr&#233;visions m&#233;t&#233;o, suivre le parcours du cort&#232;ge sur Google-map&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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