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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Games of thrones : Fantasy et r&#233;volution</title>
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		<dc:creator>William Blanc</dc:creator>


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&lt;p&gt;Intrigues politiques, trahisons, dilemmes shakespeariens, rebondissements sanglants, la s&#233;rie Games of Thrones tient en haleine des millions de spectateurs depuis cinq saisons, qui se plongent avec d&#233;lectation dans l'univers fantastique imagin&#233; par l'&#233;crivain am&#233;ricain George R.&#8200;R.&#8200;Martin. L'historien William Blanc revient sur un genre plus subversif qu'il n'y para&#238;t. La fantasy ferait-elle sa r&#233;volution ? Selon certains, Game of Thrones, produit par la cha&#238;ne HBO, serait l'&#339;uvre qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Intrigues politiques, trahisons, dilemmes shakespeariens, rebondissements sanglants, la s&#233;rie &lt;i&gt;Games of Thrones&lt;/i&gt; tient en haleine des millions de spectateurs depuis cinq saisons, qui se plongent avec d&#233;lectation dans l'univers fantastique imagin&#233; par l'&#233;crivain am&#233;ricain George R.&#8200;R.&#8200;Martin. L'historien William Blanc revient sur un genre plus subversif qu'il n'y para&#238;t.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La fantasy ferait-elle sa r&#233;volution ? Selon certains, &lt;i&gt;Game of Thrones&lt;/i&gt;, produit par la cha&#238;ne HBO, serait l'&#339;uvre qui permettrait enfin de faire passer la litt&#233;rature merveilleuse &#224; l'&#226;ge adulte en abordant des th&#232;mes tels que la sexualit&#233; (y compris LGBT), la politique ou le racisme. En Espagne, Pablo Iglesias, porte-parole de Podemos, a dirig&#233; un livre sur la s&#233;rie qui affirme son caract&#232;re subversif. On peut difficilement lui donner tort. &lt;i&gt;Game of Thrones&lt;/i&gt;, comme nombre d'&#339;uvres de la culture de masse, offre un miroir saisissant de la soci&#233;t&#233; occidentale et plus pr&#233;cis&#233;ment am&#233;ricaine. Elle porte aussi la marque de fabrique de son auteur, G. R. R. Martin, &lt;i&gt;baby-boomer&lt;/i&gt; ouvertement ath&#233;e ayant fr&#233;quent&#233; la gauche estudiantine &#233;tasunienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage collectif &lt;i&gt;Game of Thrones, s&#233;rie noire&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire : Game of Thrones, s&#233;rie noire, &#233;ditions Les prairies ordinaires, 2015. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, paru aux Prairies ordinaires en avril 2015, et r&#233;unissant des analyses de philosophes, d'historien, de sp&#233;cialistes du cin&#233;ma, de la litt&#233;rature, montre &#224; quel point la s&#233;rie transgresse nombre de codes. Alors que la majorit&#233; des productions t&#233;l&#233;vis&#233;es am&#233;ricaines se plaisent &#224; mettre en sc&#232;ne une vision positive de la famille, recompos&#233;e ou non, choisie ou non, &lt;i&gt;Game of Thrones&lt;/i&gt;, selon un des contributeurs, le chercheur en cin&#233;ma Guillaume Bourgois, constitue au contraire le triomphe des familles dysfonctionnelles et des &#234;tres solitaires pour qui il n'y a pas d'amours heureux. Pareillement, alors que la t&#233;l&#233; US narre les aventures de personnages ordinaires accomplissant des exploits hors du commun, l'auteure de romans et d'essais &#201;milie Not&#233;ris montre que les protagonistes centraux de la s&#233;rie sont tous d'embl&#233;e des personnages &#171; &lt;i&gt;a-ordinaires&lt;/i&gt; &#187;, des &lt;i&gt;freaks&lt;/i&gt; : nains, b&#226;tards, infirmes, chevaleresse transgenre. Brienne de Torth est ainsi le seul personnage encore en vie &#224; pouvoir pr&#233;tendre ressembler &#224; un chevalier des l&#233;gendes, pourtant, c'est une femme honnie par ses pairs. Enfin, pour le philosophe Mathieu Potte-Bonneville, &lt;i&gt;Game of Thrones&lt;/i&gt; est une s&#233;rie frapp&#233;e du sceau de Machiavel, penseur florentin du XVIe&#8200;si&#232;cle qui avait d&#233;tach&#233; l'action politique de toute forme de morale religieuse. Le bien ou le mal absolu n'existent pas &#224; Westeros et les eccl&#233;siastiques ne sont pas des compas moraux, mais des charlatans ou, au mieux des fanatiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1524 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH460/p20-gameofthronescopie-f5756.jpg?1768659379' width='400' height='460' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Ferri.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Game of Thrones&lt;/i&gt; confronte ses personnages &#224; des probl&#232;mes concrets qui exigent des solutions pragmatiques rarement satisfaisantes. Alors que la chute de Sauron dans&lt;i&gt; Le Seigneur des anneaux&lt;/i&gt; de J. R. R. Tolkien marque une quasi-disparition du Mal, la victoire compl&#232;te n'est jamais acquise dans le monde de Westeros. La blanche Daenerys, en lib&#233;rant les esclaves, para&#238;t certes incarner le messianisme am&#233;ricain venant apporter la d&#233;mocratie et le lib&#233;ralisme &#224; des populations &#224; la peau sombre. Mais la ressemblance s'arr&#234;te l&#224;, car le cycle des livres de G. R. R. Martin montre justement qu'il ne suffit pas d'&#234;tre un missionnaire en armes et que la d&#233;mocratie ou la libert&#233; ne se d&#233;cr&#232;tent pas &#224; coups de dragons ou de chasseurs F15.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette tendance&lt;/strong&gt; &#224; la fantasy de sortir du discours &#233;pique ou le Bien triomphe du Mal pour d&#233;velopper des intrigues plus politiques se retrouve dans d'autres &#339;uvres r&#233;centes du genre. Citons &#224; titre d'exemple le formidable &lt;i&gt;Gagner la guerre : R&#233;cit du vieux royaume&lt;/i&gt; (Les Moutons &#233;lectriques, 2009) de Jean-Philippe Jaworski. En partant du point de vue d'un spadassin, d'un homme de l'ombre et non d'un &#171; grand homme &#187;, l'auteur y montre que dans les conflits, m&#234;me entre &#171; Orient &#187; et &#171; Occident &#187;&#8200;&#8211; la situation rappelle beaucoup l'affrontement entre Venise et l'Empire ottoman au XVIe si&#232;cle&#8200;&#8211;, la v&#233;ritable lutte se situe surtout &#224; l'int&#233;rieur de chaque camp et que l'unit&#233; nationale n'est qu'une fiction politique qui n'engage que ceux qui y croient. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fantasy deviendrait donc un genre politique et quitterait, avec &lt;i&gt;Game of Thrones&lt;/i&gt;, les limbes de la litt&#233;rature de jeunesse. C'est oublier un peu vite que le genre a souvent &#233;t&#233; empreint de discours politiques et qu'il a refl&#233;t&#233; les craintes et espoirs qui ont scand&#233; &#171; l'&#226;ge des extr&#234;mes &#187;. C'est d'autant plus facile que placer les actions dans un monde imaginaire permet d'op&#233;rer des critiques moins frontales que dans la litt&#233;rature &lt;i&gt;mainstream&lt;/i&gt;. Ainsi, au d&#233;but des ann&#233;es 1960, un jeune auteur anglais, Michael Moorcock, dans &lt;i&gt;Le Cycle d'Elric&lt;/i&gt;, imagine les aventures tragiques d'un jeune empereur ch&#233;tif et albinos, Elric, s'alliant avec des pirates pour d&#233;truire son propre royaume de Melnibon&#233;e. Ses habitants, jadis ma&#238;tres du monde, dompteurs de dragons maintenant assoupis&#8200;&#8211; G. R. R. Martin s'en inspirera pour cr&#233;er les Targaryen de &lt;i&gt;Game of Thrones&lt;/i&gt;&#8200;&#8211; ne sont plus que l'ombre d'eux-m&#234;mes, des &#234;tres d&#233;cadents passant leur temps &#224; organiser de gigantesques f&#234;tes et &#224; consommer de la drogue. Difficile de ne pas voir un parall&#232;le &#233;vident avec le d&#233;clin de l'Empire britannique qui, au m&#234;me moment, voit ses colonies s'&#233;manciper les unes apr&#232;s les autres. Rapidement, Moorcock pars&#232;mera ses &#339;uvres de fantasy de satires acerbes de la soci&#233;t&#233; anglaise. Dans &lt;i&gt;Le Cycle d'Hawkmoon&lt;/i&gt; (&#233;crit &#224; partir de 1967), il d&#233;crit une Europe post-apocalyptique retomb&#233;e dans le Moyen &#194;ge subissant le joug de l'empire de Granbretanne dirig&#233; par un empereur mill&#233;naire vivant dans un bocal de formol. Comble de la provocation, l'Empire granbreton voit se dresser face &#224; lui un h&#233;ros venu d'Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'aucuns opposent Moorcock &#224; J. R. R. Tolkien, qui est per&#231;u par beaucoup comme un r&#233;actionnaire (ce qui est en partie vrai) voire comme un abject raciste (accusation pour le coup d&#233;nu&#233;e de fondements). N&#233;anmoins, cette id&#233;e r&#233;siste mal &#224; l'analyse tant la fantasy de Tolkien porte aussi en elle une critique parfois acerbe de la modernit&#233;. Ce n'est pas &#233;tonnant si dans les ann&#233;es 1960, &lt;i&gt;Le Seigneur des anneaux&lt;/i&gt;, dont le premier tome para&#238;t en 1954, a atteint le statut de livre culte dans les campus am&#233;ricains secou&#233;s par la contestation hippie. Sa vision idyllique d'un monde rural &#233;ternel repr&#233;sent&#233; par la Comt&#233; des hobbits, oppos&#233; &#224; la brutalit&#233; industrielle de Sauron et du magicien Saroumane, marquera durablement les esprits.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1525 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH195/p19-vintage-dragon-ef55c.jpg?1768652150' width='400' height='195' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On la retrouve dans le dessin anim&#233; du cin&#233;aste underground Ralph Bakshi &lt;i&gt;Les Sorciers de la guerre&lt;/i&gt; (1977), dans lequel un sorcier mal&#233;fique subvertit des populations compl&#232;tes en les hypnotisant avec des films de propagande nazis (l'action, comme dans &lt;i&gt;Hawkmoon&lt;/i&gt;, se situe dans un futur post-apocalyptique o&#249; la soci&#233;t&#233; est revenue dans un Moyen &#194;ge fantastique). Plus connus, les Ewoks du &lt;i&gt;Retour du Jedi&lt;/i&gt; (1984) sont eux aussi des petits &#234;tres vivants membres d'une soci&#233;t&#233; pr&#233;-industrielle luttant victorieusement contre une machine de guerre totalitaire repr&#233;sent&#233;e par l'Empire. N&#233;anmoins, la cible de Tolkien, &#224; la diff&#233;rence de ses imitateurs tardifs Bakshi et George Lucas, n'est pas tant le fascisme ou le stalinisme&#8200;&#8211; il s'est &#233;lev&#233; contre des lectures qui feraient du &lt;i&gt;Seigneur des Anneaux&lt;/i&gt; une all&#233;gorie de la guerre froide ou du la Deuxi&#232;me Guerre mondiale&#8200;&#8211; que la modernit&#233; elle-m&#234;me. Comme le montre l'excellent livre de John Garth, &lt;i&gt;Tolkien et la Grande Guerre&lt;/i&gt; (Christian Bourgois, 2003), le monde o&#249; se d&#233;roulent les aventures des Hobbits tire son origine de l'exp&#233;rience traumatique de Tolkien dans les tranch&#233;es de la Somme en 1916. &lt;i&gt;La Chute de Gondolin&lt;/i&gt;, premi&#232;re nouvelle achev&#233;e &#233;crite dans l'univers de la Terre du Milieu, qui deviendra celui du &lt;i&gt;Seigneur des Anneaux&lt;/i&gt;, a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;e lors de sa convalescence de retour du front en 1917. Elle narre en effet la fin de la blanche cit&#233; elfique de Gondolin sous les coups des arm&#233;es d'orques et de dragons dont la description renvoie plus &#224; des tanks et &#224; des troupes arm&#233;es de lance-flammes qu'&#224; des cr&#233;atures ail&#233;es. Tolkien use de la fantasy comme d'autres du surr&#233;alisme pour d&#233;crire l'indicible horreur d'un conflit industriel dans lequel des millions d'hommes et de femmes ont trouv&#233; la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui, &lt;/strong&gt; G. R. R. Martin est sans doute l'un des auteurs &#224; assumer le plus la charge contestataire contenue dans la fantasy. On se souviendra que son roman fantastique &lt;i&gt;Armageddon Rag&lt;/i&gt; (1983) met en sc&#232;ne le retour sur sc&#232;ne d'un groupe de rock des ann&#233;es 1960 revenu d'entre les morts pour soulever un nouveau vent de r&#233;volte en plein milieu de la contre-r&#233;volution des ann&#233;es Reagan. Que cette formation de rock fictive se nomme les Nazg&#251;ls (en allusion &#224; des monstres de l'univers de Tolkien) et que leur chanteur soit un albinos rappelant l'Elric de Michael Moorcock ne doit rien au hasard. C'est que, pour Martin, la fantasy, loin d'&#234;tre seulement une litt&#233;rature bovariste faite pour tromper l'ennui de ses lecteurs (ce qu'elle peut &#234;tre parfois) est un art qui permet le pas de c&#244;t&#233; par rapport &#224; nos normes. Elle porte en elle les germes d'une critique parfois radicale &#224; travers le r&#234;ve et le d&#233;sir de pays de Cocagne. En ce sens, elle est l'h&#233;riti&#232;re de la litt&#233;rature utopique en vogue en Occident depuis le XVIe si&#232;cle. Comme le dit G.R.R. Martin lui-m&#234;me dans un court texte de 1996 intitul&#233; &#171; &lt;i&gt;On fantasy&lt;/i&gt; &#187; : &#171; &lt;i&gt;La r&#233;alit&#233;, ce sont les centres commerciaux de Burbank, les chemin&#233;es de Cleveland et un parking &#224; Newark. La fantasy, ce sont les tours de Minas Tirith, les antiques pierres de Gormenghast, la grande salle de Camelot.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Ils peuvent garder leur paradis. Quand je mourrai, je pr&#233;f&#232;re aller en Terre du Milieu.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; pourquoi il est toujours frustrant de voir des &#339;uvres de fantasy liss&#233;es par l'industrie du spectacle. Peter Jackson a r&#233;ussi &#224; transformer &lt;i&gt;Le Hobbit&lt;/i&gt;, conte d'une grande sensibilit&#233;, en un mauvais film d'action gonfl&#233; &#224; la testost&#233;rone qui rejoue en cotte de mailles la &#171; War on terror &#187; globale. Yann Boudier, sp&#233;cialistes des litt&#233;ratures de l'imaginaire, note lui aussi dans le livre &lt;i&gt;Game of Thrones, s&#233;rie noire&lt;/i&gt;, que l'adaptation t&#233;l&#233;vis&#233;e propos&#233;e par HBO gomme beaucoup des aspects les plus subversifs du cycle romanesque de G.R.R. Martin pour en faire un produit format&#233; dont le succ&#232;s se mesure, les saisons avan&#231;ant, au nombre de sc&#232;nes de bataille ou sexuellement explicites contenues dans chaque &#233;pisode. Pour &#233;chapper au formatage, nul doute que les prochains auteurs du genre devront faire preuve d'un peu plus de fantasy.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire : &lt;i&gt;Game of Thrones, s&#233;rie noire&lt;/i&gt;, &#233;ditions Les prairies ordinaires, 2015. Avec des textes de : William Blanc, Gabriel Bortzmeyer, Yann Boudier, Guillaume Bourgois, Gilles Grand, Jack Halberstam, &#201;milie Not&#233;ris, Mathieu Potte-Bonneville et Eugenio Renzi.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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