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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Marseille : La Plaine, quartier libre</title>
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		<dc:creator>Bruno Le Dantec</dc:creator>


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&lt;p&gt;La rumeur courait les &#233;tals et les comptoirs depuis quelque temps : une restructuration radicale de la place Jean-Jaur&#232;s &#233;tait dans les cartons de la mairie de Marseille. C'est alors que les plans, jusque-l&#224; tenus secrets, sont tomb&#233;s entre les mains de la pl&#232;be. A&#239;e ! Ils sont une quarantaine de forains, ce jeudi 26&#8200;novembre, &#224; descendre de La Plaine&#8200;&#8211;&#8200;&#224; Marseille, on &#171; descend &#187; de La Plaine puisque sa place Jean-Jaur&#232;s, anciennement &#171; plan de Sant-Miqu&#233;u &#187;, se situe au sommet d'une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La rumeur courait les &#233;tals et les comptoirs depuis quelque temps : une restructuration radicale de la place Jean-Jaur&#232;s &#233;tait dans les cartons de la mairie de Marseille. C'est alors que les plans, jusque-l&#224; tenus secrets, sont tomb&#233;s entre les mains de la pl&#232;be. A&#239;e !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils sont une quarantaine de forains, ce jeudi 26&#8200;novembre, &#224; descendre de La Plaine&#8200;&#8211;&#8200;&#224; Marseille, on &#171; descend &#187; de La Plaine puisque sa place Jean-Jaur&#232;s, anciennement &#171; plan de Sant-Miqu&#233;u &#187;, se situe au sommet d'une colline. &#192; peine remball&#233;e la marchandise, ils d&#233;valent la pente de la rue des Trois-Mages, le long des grilles des terrains de boules Carli, en groupes serr&#233;s, comme on monte au baston. Une concertation publique sur l'avenir de leur march&#233; est organis&#233;e au Conservatoire r&#233;gional de musique. Forts en gueule de m&#233;tier, ils&#8200;&#8211;&#8200;et elles&#8200;&#8211;&#8200;grondent &#224; la vol&#233;e leur inqui&#233;tude et leur col&#232;re. &#171; &lt;i&gt;Trente ans que je fais ce march&#233; !&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;Mon p&#232;re &#233;tait d&#233;j&#224; l&#224; dans les ann&#233;es 1970 !&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;J'ai quatre enfants &#224; nourrir, moi !&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt; Ils ne nous vireront pas comme &#231;a !&lt;/i&gt; &#187; Le ton est donn&#233; pour cette journ&#233;e de blabla que les autorit&#233;s viennent de se sortir de la manche quand elles se sont rendu compte que le quartier venait d'entrer en &#233;bullition. Autant dire que ces solides gaillards et gaillardes ne vont pas s'en laisser conter, malgr&#233; les jolis formulaires aux questions infantilisantes du style &#171; &lt;i&gt;D&#233;finissez La Plaine en trois mots&lt;/i&gt; &#187; que leur a pr&#233;par&#233; Res Publica, le cabinet de consultants parisiens embauch&#233;s par la mairie.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1616 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/p24-holuxb-853a0.jpg?1782650184' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Patxi Beltzaiz.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La rumeur courait.&lt;/strong&gt; Certains pr&#233;tendaient m&#234;me que les bulldozers allaient araser la butte aux magnolias et tout le terre-plein central pour op&#233;rer la jonction directe entre les rues Saint-Michel et Saint-Savournin&#8230; Du c&#244;t&#233; de la mairie, silence radio&#8230; Alors quand quatre plans tombent entre les mains des habitants, &#231;a n'a &#233;t&#233; qu'une demi-surprise. G&#233;rard Chenoz, grand manitou de ce non-projet, n'a d'ailleurs pas appr&#233;ci&#233; : &#171; &lt;i&gt;Ce ne sont que des documents de travail, rien n'est encore fait, je pourrais porter plainte contre la personne qui les a exfiltr&#233;s !&lt;/i&gt; &#187; Pourtant, les &#233;ch&#233;ances sont proches. L'&#233;quipe d'architectes et de paysagistes devrait &#234;tre choisie &#224; la mi-2016 et le chantier commencer en 2017, pour durer jusqu'en 2019. Les r&#233;am&#233;nageurs pr&#233;tendent ne rien avoir encore d&#233;cid&#233;, mais leur budget est d&#233;j&#224; de onze millions d'euros ! &#171; &lt;i&gt;Que vont-ils bien pouvoir faire de tout ce fric ?&lt;/i&gt;, interroge une maman. &lt;i&gt;Eux qui sont incapables de r&#233;parer les lampadaires et laissent le parc dans l'obscurit&#233; depuis des mois ! Eux qui laissent les jeux d'enfants tomber en ruine, sans WC publics ni eau &#224; la fontaine !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trente mois de chantier&lt;/strong&gt;, onze millions d'euros de budget&#8230; En m&#233;moire, le r&#233;sultat d&#233;sastreux de ces grandes man&#339;uvres urbanistiques qui s'&#233;ternisent et &#233;touffent litt&#233;ralement la vie d'un quartier et les commerces de proximit&#233;. D'apr&#232;s la Chambre de commerce, le chantier du tramway sur la rue de Rome a ruin&#233; 67 boutiques, probablement rachet&#233;s une bouch&#233;e de pain par les requins de la grande distribution. L'assembl&#233;e de La Plaine, regroupant des habitants et des habitu&#233;s du quartier, et comptant sur le soutien de nombreux forains, commer&#231;ants et associations, a rendu public ce que cachait soigneusement la Soleam, soci&#233;t&#233; d'&#233;conomie mixte charg&#233;e des projets de r&#233;habilitation urbaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le dimanche 11&#8200;octobre&lt;/strong&gt;, une r&#233;union sur la place a rassembl&#233; plus de 200&#8200;personnes pour d&#233;battre de l'avenir du quartier. Le 5 novembre, &#224; partir de 7 h du matin, une rencontre avec les forains et les clients du march&#233; a donn&#233; lieu &#224; des &#233;changes fructueux et agr&#233;ablement fraternels autour de panneaux explicatifs et de photos de La Plaine au temps de sa splendeur. En effet, jadis, la place fut, avec le cours Julien, le ventre de Marseille, au m&#234;me titre que les Halles de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'inqui&#233;tude et l'effervescence&lt;/strong&gt; que cette r&#233;novation suscite a donc pouss&#233; la Soleam &#224; embaucher des experts en d&#233;bat bidon, Res Publica, pour organiser &#224; la va-vite une &#171; concertation publique &#187; qui sent l'enfumage. Les invariants : &#171; Mont&#233;e en gamme &#187; de la place avec r&#233;duction du march&#233; et implantation de terrasses de brasseries capables d'attirer touristes et client&#232;le hupp&#233;e. En filigrane : le d&#233;sir des gros propri&#233;taires (40 % des immeubles alentour sont des monopropri&#233;t&#233;s aux mains de soci&#233;t&#233;s ou de familles non r&#233;sidentes dans le secteur) d'augmenter la valeur de leurs biens en chassant le petit peuple qui fr&#233;quente le march&#233;, le jardin et les bancs publics, ainsi que les bars de nuit. Un des effets les plus visibles de cette volont&#233; politique d&#233;j&#224; &#224; l'&#339;uvre est le harc&#232;lement policier et administratif des &#233;piceries, &#224; qui un arr&#234;t&#233; municipal interdit de vendre de l'alcool apr&#232;s 20 heures. &#171; &lt;i&gt; Une patrouille de CRS est entr&#233;e &#224; 20 h 05&lt;/i&gt;, t&#233;moigne une commer&#231;ante, &lt;i&gt;ils ont vu que j'avais tir&#233; le rideau r&#233;glementaire sur les alcools, mais ils ont fait le tour de la boutique, ont m&#234;me ouvert la porte avec &#8220;priv&#233;&#8221; marqu&#233; dessus et ont trouv&#233; un meuble frigorifique avec des bi&#232;res dedans, alors ils m'ont mis 800&#8200;euros d'amende.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; une semaine&lt;/strong&gt; de la fameuse &#171; concertation publique &#187; sur la restructuration de La Plaine, Marie-Louise Lota, adjointe au maire d&#233;l&#233;gu&#233;e aux emplacements, a craqu&#233;. Lors d'une rencontre avec les forains, elle a tomb&#233; le masque : &#171; &lt;i&gt;Sur ce march&#233;, on vend beaucoup de merde !&lt;/i&gt; &#187; Et d'annoncer qu'apr&#232;s les deux ans de chantier&#8200;&#8211;&#8200;bien utile pour faire table rase&#8200;&#8211;, chaque commer&#231;ant devra aller mendier une r&#233;admission individuelle, au bon vouloir de madame. &#171; &lt;i&gt;Avant que je meure, j'aurai nettoy&#233; cette place !&lt;/i&gt; &#187;, a-t-elle menac&#233;. &#171; &lt;i&gt;C'est pourtant pas la faute aux forains si l'offre s'est appauvrie&lt;/i&gt;, s'&#233;nerve Cyril. &lt;i&gt;Mon p&#232;re, n&#233; ici apr&#232;s le g&#233;nocide arm&#233;nien, &#233;tait tailleur, ma m&#232;re couturi&#232;re, et ils vendaient leur production sur le march&#233;. J'ai repris le flambeau avec mes jean's&#8200;&#8211; j'&#233;tais &#8220;jeaneur&#8221;, j'avais un gars sur Marseille qui me les d&#233;teignait&#8200;&#8211;, mais l&#224;, on ne peut plus faire face &#224; la concurrence chinoise, surtout au niveau du prix de la main-d'&#339;uvre. Alors je vends des fringues made in China&#8230; La faute &#224; qui ? &#192; ces m&#234;mes politiques qui leur ont ouvert toutes grandes les portes et nous accusent maintenant de vendre de la mauvaise qualit&#233; ! Et &#224; Primark, ils vendent quoi ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adnan, qui tient le restaurant O'Pakistan depuis vingt-huit ans, s'insurge contre le d&#233;nigrement syst&#233;matique du quartier : &#171; &lt;i&gt;Qu'est-ce qu'ils veulent nous faire ? Les Terrasses du port&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les Terrasses du port sont un m&#233;gacentre commercial rognant sur l'espace (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;i&gt;bis ? Ici, c'est un quartier populaire, mes clients ne peuvent pas payer sept euros de parking.&lt;/i&gt; &#187; Il vient de monter une asso de commer&#231;ants et riverains pour faire front. Celle-ci va &#233;diter un tract &#224; 10 000 exemplaires &#224; distribuer dans les commerces et les bo&#238;tes aux lettres, et veut faire un &#233;tat des lieux de la &#171; concertation &#187;&#8200;&#8211;&#8200;absence d'info, de consultation r&#233;elle&#8200;&#8211;&#8200;ainsi qu'appeler &#224; un rassemblement le samedi 12 d&#233;cembre &#224; 14 h sur la place, juste avant l'atelier de synth&#232;se mis en sc&#232;ne par Res Publica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#171; Le jour de la concertation,&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &lt;i&gt;il n'y avait que la Soleam et Res Publica qui parlaient&lt;/i&gt;, raconte Aurore, une foraine. &lt;i&gt;Ils captaient, bloquaient, coupaient la parole, ne r&#233;pondaient pas aux questions ou r&#233;pondaient sciemment &#224; c&#244;t&#233; ou en contradiction avec leurs propos pr&#233;c&#233;dents.&lt;/i&gt; &#187; Une dame &#233;l&#233;gante acquiesce avec une indulgence &#224; double tranchant : &#171; &lt;i&gt;Je crois que ce n'est pas de la manipulation, ils sont justes incomp&#233;tents.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les hu&#233;es et des avions en papier ont salu&#233; en salve les interventions de la charg&#233;e de mission de Res Publica, c'est que la m&#233;fiance est grande. La Soleam est le rejeton de Marseille-Am&#233;nagement qui, sous la houlette d'un certain Boumendil, s'est fait une sale r&#233;putation avec sa r&#233;novation du quartier Belsunce dans les ann&#233;es 2000. La sp&#233;culation y avait &#233;t&#233; dop&#233;e par l'argent public, &#224; tel point que son directeur a eu quelques d&#233;m&#234;l&#233;s avec la justice. La Soleam est aujourd'hui pr&#233;sid&#233;e par G&#233;rard Chenoz, ineffable adjoint au maire et d&#233;l&#233;gu&#233; aux &#171; grands projets d'attractivit&#233; &#187;, qui, &#224; propos de mixit&#233; sociale, d&#233;clarait il y a quelques ann&#233;es que &#171; &lt;i&gt;pour que les gens se m&#233;langent, il faut que certains partent&lt;/i&gt; &#187;&#8230; &#171; &lt;i&gt;Qui va devoir partir ?&lt;/i&gt;, s'interroge Nadia, une voisine historique. &lt;i&gt;Les Arabes ? Les Gitans ? Les forains ? Les &#233;piciers ? Les m&#232;res c&#233;libataires ? Les petits retrait&#233;s ? Les f&#234;tards du soir ? Moi ? Et pour que les touristes et les cadres viennent se m&#233;langer avec quoi ? Apr&#232;s deux ans de chantier, il ne restera plus qu'un d&#233;sert !&lt;/i&gt; &#187; Et l&#224;, les gens d'ici savent de quoi ils parlent, car &#224; Marseille, les exemples n&#233;fastes se ramassent &#224; la pelle : la rue de la R&#233;publique transform&#233;e en une art&#232;re en trompe-l'&#339;il, avec des appartements r&#233;nov&#233;s mais vides et des panneaux publicitaires cache-mis&#232;re de locaux commerciaux en mal de client&#232;le ; ou encore le paysage lunaire du cours d'Estienne-d'Orves, sans banc, sans arbre, o&#249; la seule fa&#231;on de jouir de l'espace public, est de consommer &#224; la terrasse d'une caf&#233;t&#233;ria sans &#226;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ce ne sont pas les grandes gueules habituelles qui ont men&#233; cette contestation tr&#232;s remarqu&#233;e durant les s&#233;ances de concertation&lt;/i&gt;, constate avec un plaisir non dissimul&#233; Chris, membre actif de l'assembl&#233;e. &lt;i&gt;Ce sont des gens qu'on a crois&#233;s une fois ou deux, qu'on conna&#238;t plus ou moins, voire pas du tout. C'est cette dynamique-l&#224; qu'il m'appara&#238;t important de reconna&#238;tre et de soutenir.&lt;/i&gt; &#187; Face &#224; l'adversit&#233;, les rapprochements entre habitants, habitu&#233;s, &#233;piciers, patrons de bars, forains, clients du march&#233; et des caf&#233;s, malgr&#233; des points de vue souvent kal&#233;idoscopiques, ont permis de voir refleurir un sentiment d'appartenance et de fiert&#233;. Autour d'un des derniers bancs encore en place dans cette ville, une bande de jeunes scande un rap &#224; la nuit tomb&#233;e : &#171; &lt;i&gt;La Plaine, ils n'y arriveront pas, c'est trop pas possible, elle est trop l&#224;, c'est trop elle, elle bougera pas !&lt;/i&gt; &#187; Yvou, un ancien de l'association La Plaine sans fronti&#232;res, qui se mobilisa en son temps contre la pose de grilles autour des jardins et fut &#224; l'origine de la jeune tradition du carnaval ind&#233;pendant, reprend la balle au bond, hilare : &#171; &lt;i&gt;La Plaine sera la place Tahrir de Gaudin !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1617 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH241/p16-plaine-64c6c.jpg?1782660026' width='400' height='241' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; lire aussi&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;&#171; La Plaine souveraine &#8211; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Marseille-Quartier-Debout' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Marseille, quartier debout !&lt;/a&gt; &#187;&lt;/strong&gt;, paru dans &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;144 (juin 2016).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;&#171; Plaine, &#244; ma Plaine &#8211; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Un-quartier-a-cran' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Un quartier &#224; cran&lt;/a&gt; &#187;&lt;/strong&gt;, paru dans &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;168 (septembre 2018).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#171; &lt;strong&gt;Marseille : guerre aux ind&#233;sirables &#8211; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Sur-La-Plaine-le-marche-des' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Sur La Plaine, le march&#233; des derniers jours&lt;/a&gt; &#187;&lt;/strong&gt;, paru dans &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;169 (octobre 2018).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;&#171; Urbanisme &#224; la tron&#231;onneuse &#8211; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/La-Plaine-emmuree' class=&#034;spip_in&#034;&gt;La Plaine emmur&#233;e&lt;/a&gt; &#187;&lt;/strong&gt;, paru dans &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;170 (novembre 2018).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les Terrasses du port sont un m&#233;gacentre commercial rognant sur l'espace portuaire et inaugur&#233; en grande pompe au printemps 2014 par le maire Gaudin. Visant surtout la client&#232;le des croisi&#233;ristes, la multinationale Hammerson qui le g&#232;re se plaint d&#233;j&#224; que les Marseillais aillent s'y promener sans acheter.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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