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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Turquie : &#171; Il existe une triste cha&#238;ne de violences d'&#201;tat depuis 1915 &#187;</title>
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		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#201;tienne Copeaux est historien et animateur du blog susam-sokak. Il examine l'escalade actuelle de la violence en regard du contexte tourment&#233; de la Turquie contemporaine. Entretien. CQFD : On a l'impression d'une vraie coupure entre les r&#233;gions kurdes du sud-est et le reste du pays ; y a-t-il encore des passerelles entre une gauche non nationaliste et le mouvement kurde ? Comment l'opinion publique turque est-elle travaill&#233;e pour accepter l'offensive d'Erdogan contre les Kurdes ? (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no140-fevrier-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;140 (f&#233;vrier 2016)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#201;tienne Copeaux est historien et animateur du blog &lt;a href=&#034;http://www.susam-sokak.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;susam-sokak&lt;/a&gt;. Il examine l'escalade actuelle de la violence en regard du contexte tourment&#233; de la Turquie contemporaine. Entretien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1644 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/turquie-caricature-ismail-kizil-dogan_-democratique-2-aace3.jpg?1782648831' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Ismail Kizil Dogan.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : On a l'impression d'une vraie coupure entre les r&#233;gions kurdes du sud-est et le reste du pays ; y a-t-il encore des passerelles entre une gauche non nationaliste et le mouvement kurde ? Comment l'opinion publique turque est-elle travaill&#233;e pour accepter l'offensive d'Erdogan contre les Kurdes ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;tienne Copeaux :&lt;/strong&gt; De telles passerelles existent surtout dans les milieux intellectuels et &#171; branch&#233;s &#187; des grandes villes et le milieu &#233;tudiant. Ce qui se passe dans certaines universit&#233;s qui ont toujours &#233;t&#233; &#224; la pointe peut constituer un indicateur. &#192; Istanbul, l'empathie pour le mouvement kurde se manifeste depuis 2010-2011 surtout, soit depuis l'&#233;poque o&#249; toute illusion sur la sinc&#233;rit&#233; des avanc&#233;es d'Erdogan en mati&#232;re de d&#233;mocratie s'est envol&#233;e. C'est l'&#233;poque d'une nouvelle chasse aux sorci&#232;res, d'une vague r&#233;pressive impitoyable contre les journalistes et intellectuels d&#233;mocrates, en particulier ceux et celles qui soutenaient la cause kurde &#8211; c'est-&#224;-dire la cause de la d&#233;mocratie. En effet, il &#233;tait devenu &#233;vident pour beaucoup que la d&#233;mocratie ne pouvait progresser que si la &#171; question kurde &#187; trouvait une solution autre que militaire, sous forme d'appui aux partis pro-kurdes successifs, aujourd'hui le HDP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe des ic&#244;nes d'intellectuels qui soutiennent ce point de vue, le plus exemplaire &#233;tant le sociologue Ismail Besik&#231;i, emprisonn&#233; &#224; de nombreuses reprises pour ses ouvrages sur la question kurde ; l'historienne B&#252;sra Ersanli, emprisonn&#233;e en 2011-2012 ; sans oublier la sociologue Pinar Selek&#8230; Une figure remarquable est &#233;galement Baskin Oran, politologue, qui a particip&#233; &#224; la &#171; d&#233;l&#233;gation des intellectuels &#187; (Akil Insanlar Heyeti) de 2013 pour la recherche d'une solution&#8230; suite &#224; quoi il a &#233;t&#233; accus&#233; de collaborationnisme. En ce moment circule un appel &#224; la paix provenant d'universitaires, &#171; Nous ne serons pas les complices silencieux de cette politique &#187;. J'y vois l'&#233;quivalent de l'&#171; Appel des 121 &#187; pendant la guerre d'Alg&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi une sorte d'osmose entre les divers mouvements sociaux &#8211; ceux, en particulier qui se sont exprim&#233;s &#224; Gezi &#8211; , qui s'&#233;tait concr&#233;tis&#233;e &#224; la manifestation d'Ankara du 10 octobre 2015, o&#249; s'est produit l'attentat meurtrier que l'on sait (au moins 102 morts) o&#249; la plupart des victimes sont des ouvriers, des syndicalistes, des enseignants, des &#233;tudiants. Il a fallu malheureusement un &#233;v&#233;nement comme l'attentat d'Ankara pour r&#233;v&#233;ler cette osmose au yeux du public. Qu'en est-il du reste de la population ? L'opinion turque est travaill&#233;e par l'&#233;ducation et les m&#233;dias. Concernant l'&#233;ducation, c'est un discours qui maintient les Turcs dans une fiction selon laquelle la population du pays est constitu&#233;e uniquement de Turcs et que ceux qui ne se reconnaissent pas turcs sont des tra&#238;tres. Il n'y a pas si longtemps, l'&#201;tat recrutait des chercheurs pour &#171; prouver scientifiquement &#187; que les Kurdes sont en r&#233;alit&#233; un ensemble de tribus turques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux m&#233;dias &lt;i&gt;mainstream&lt;/i&gt;, ils applaudissent &#224; la violence d'&#201;tat perp&#233;tr&#233;e &#224; l'Est. En d&#233;cembre, le grand quotidien &lt;i&gt;Sabah&lt;/i&gt;, par exemple, se r&#233;jouissait que le blocus des villes kurdes ait provoqu&#233; la fuite des habitants, preuve &#224; ses yeux que la population ne soutient pas le PKK. Depuis 50 ans, un parti ultranationaliste a d&#233;livr&#233; le discours anti-kurde, ce discours de violence qui a toujours inspir&#233; l'&#201;tat. Il s'agit du MHP, le parti des Loups gris. Il a rarement fait plus de 12-13 % aux &#233;lections, mais poss&#232;de une influence consid&#233;rable sur la politique du gouvernement. Les crimes commis dans les villes kurdes par les forces de r&#233;pression sont sign&#233;s sur les murs par les symboles de ce parti. Entre les deux, la majorit&#233; silencieuse&#8230; Je pense que la plupart des Turcs consid&#232;rent que les Kurdes devraient tout simplement jouer le jeu, accepter l'assimilation et se dire Turcs. Ceux qui le pensent ne sont pas conscients que cela n'est plus possible, &#233;tant donn&#233; la violence insens&#233;e que les Kurdes subissent depuis 1925.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, oui, malheureusement, je pense qu'il y a coupure. Les Kurdes eux aussi pensent le probl&#232;me en termes de coupure, qu'ils appellent provisoirement autonomie. Cela me fait craindre l'&#233;mergence ou le renforcement d'un nationalisme kurde qui aurait tendance &#224; reprendre les sch&#232;mes du nationalisme turc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu as fait partie d'une d&#233;l&#233;gation d'observateurs &#233;trangers durant les &#233;lections de l'automne dernier. Qu'as-tu pu observer ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai pass&#233; trois jours &#224; Mardin, Kiziltepe (Qos&#234;r), Nusaybin et dans une petite ville sur la fronti&#232;re, Senyut (Derbesiye), avec l'association de Solidarit&#233; France-Kurdistan. C'&#233;tait court mais extr&#234;mement riche. J'ai pu voir la force du sentiment d'appartenance au monde kurde, la solidarit&#233; tr&#232;s &#233;troite avec Rojava. Je crois que le si&#232;ge de Koban&#233; a beaucoup fait dans ce sens. Les attitudes, les propos, les images et symboles, tout va dans le sens d'une future autonomie. Les dirigeants locaux kurdes tiennent fermement aux principes d&#233;mocratiques qu'ils ont adopt&#233;s, et les mettent en pratique : &#233;galit&#233; des sexes, &#233;ducation, fonctionnement de la d&#233;mocratie, mise en place de structures parall&#232;les d'administration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les Kurdes disent qu'ils sont sous occupation &#233;trang&#232;re, ce n'est pas exag&#233;r&#233;. Il est clair que ces gens ne peuvent pas vivre normalement sous &#233;tat de si&#232;ge de l'&#201;tat turc. Certaines villes nous font penser &#224; l'Alg&#233;rie durant la guerre : casernes, camps retranch&#233;s de la gendarmerie, survols d'h&#233;licopt&#232;res, rondes de blind&#233;s de la police, casemates et miradors sur les collines environnantes. Notre d&#233;l&#233;gation &#233;tait tr&#232;s encadr&#233;e par le HDP, fatalement, c'&#233;tait un peu une visite guid&#233;e. N&#233;anmoins, cela nous a fait rencontrer des militants de tous rangs, et il &#233;tait int&#233;ressant de mesurer leur d&#233;termination et leur courage : tous ces gens ont fait ou feront de la prison, ils n'en ont pas peur. La plupart des vivants comptent des morts parmi leurs proches, leur famille. Il est &#233;vident que cela ne les fera pas renoncer &#224; leur cause. Le co-maire de Senyurt nous a dit : &#171; &lt;i&gt;Nous combattrons jusqu'au dernier Kurde&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre chose m'a frapp&#233;, c'est la force de la figure d'&#214;calan [le leader du PKK emprisonn&#233;]. Son portrait est en place d'honneur dans les locaux du HDP, et les r&#233;f&#233;rences &#224; &#171; notre pr&#233;sident &#187; sont constantes. Je ne pensais pas que c'&#233;tait &#224; ce point, et cela interroge sur la marge d'autonomie du HDP par rapport au PKK.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis pos&#233; des questions sur le r&#233;el exercice de la d&#233;mocratie parmi ces gens un peu sous tutelle du PKK. Nous avons parcouru un quartier &#171; lib&#233;r&#233; &#187;, tenu par le PKK et cela ne m'a pas gonfl&#233; d'enthousiasme. J'ai l'impression que la coercition existe, au moins sous forme de surveillance mutuelle ; mais dans quelle mesure, jusqu'&#224; quel point ? Il m'est impossible de juger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans la propagande se joue une guerre des mots. L'&#201;tat, la presse aux ordres et les groupes nationalistes n'h&#233;sitent pas &#224; utiliser un &#171; vocabulaire g&#233;nocidaire &#187; pour appuyer ce qui est officiellement une &#171; campagne antiterroriste &#187; : &#171; &lt;i&gt; Vous serez an&#233;antis dans vos maisons&lt;/i&gt; &#187;, dit Erdogan qui parle de &#171; &lt;i&gt;nettoyer le pays&lt;/i&gt; &#187; ; le journal pro-pouvoir &lt;i&gt;Yeni Safak&lt;/i&gt; titre &#171; Le grand m&#233;nage &#187;, etc. Est-il raisonnable de faire des parall&#232;les avec d'autres &#233;pisodes de massacres de l'histoire turque contemporaine ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une id&#233;e revient avec insistance, c'est le &#171; retour aux ann&#233;es 1990 &#187;, p&#233;riode extr&#234;mement violente, au cours de laquelle des villes comme Lice ou Varto ont &#233;t&#233; attaqu&#233;es par l'arm&#233;e et partiellement d&#233;truites, o&#249; plus de 3&#8202;000 villages ont &#233;t&#233; incendi&#233;s ou ras&#233;s. Il y a eu des centaines de milliers de migrants forc&#233;s, des mis&#232;res atroces auxquelles personne ne s'est int&#233;ress&#233;, ni en Turquie ni &#224; l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, on ne revient pas aux ann&#233;es 1990 : les conditions, les formes et lieux de combat sont diff&#233;rents. Mais l'expression exprime une tr&#232;s forte crainte. Les gens qui vivent dans les villes actuellement attaqu&#233;es par l'&#201;tat sont ceux qui ont v&#233;cu les expulsions. Voil&#224; qu'on les emp&#234;che &#224; nouveau de vivre une vie normale&#8230; Les jeunes qui attaquent l'arm&#233;e et la police actuellement sont les enfants de ces expuls&#233;s. Ils ont la rage pour ce qu'ont v&#233;cu leurs parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d'intellectuels vont plus loin et comparent la situation &#224; celle de la p&#233;riode k&#233;maliste, du massacre des Kurdes du Dersim en 1938 (peut-&#234;tre 30 000 morts) et de leur d&#233;portation. D'autres encore &#233;crivent que la situation ressemble &#224; celle qui pr&#233;valait juste avant le g&#233;nocide des Arm&#233;niens de 1915. Bref, la Turquie vit actuellement dans une inqui&#233;tude extr&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vocabulaire &#171; g&#233;nocidaire &#187; est tout juste celui du MHP, et il est repris par Erdogan lui-m&#234;me. C'est comme si les fascistes du MHP &#233;taient au pouvoir. Chacun a en m&#233;moire d'autres massacres commis par ce parti (Marache en 1978 : 111&#8239;al&#233;vis extermin&#233;s) et les milliers d'assassinats perp&#233;tr&#233;s. Il existe une triste cha&#238;ne de violences d'&#201;tat, depuis 1915, dont la m&#233;moire se perp&#233;tue m&#234;me si le discours officiel tente de les occulter, et chaque &#233;v&#233;nement violent &#8211; y compris ce que les Kurdes vivent en ce moment &#8211; semble l'&#233;cho d'un pr&#233;c&#233;dent. D'o&#249; l'impression de d&#233;j&#224;-vu et le sentiment perp&#233;tuel de retourner dans le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1643 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH483/une-cqfd-erdogan-0b62c.jpg?1782705097' width='400' height='483' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Magali Dulain.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;O&#249; peut mener la strat&#233;gie d'Erdogan ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas s'il est possible de r&#233;pondre. M&#234;me les motivations d'Erdogan sont myst&#233;rieuses, lui qui, au d&#233;but, avait pris le taureau par les cornes et s'&#233;tait attaqu&#233; aux sujets les plus tabous de la vie turque : le pouvoir de l'arm&#233;e, le g&#233;nocide, la question chypriote, et la question kurde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble que ni le PKK ni l'&#201;tat ne recherchent plus la paix. Cela ne peut mener qu'au massacre g&#233;n&#233;ral ou &#224; la cr&#233;ation d'un gouvernement autonome comme en Irak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour que ce Kurdistan d'Irak puisse exister, il avait fallu une situation de chaos total en Irak. Erdogan cherche-t-il &#224; r&#233;primer si violemment que la Turquie obtiendrait une p&#233;riode de paix par d&#233;couragement ? Le plus &#233;trange est que je ne vois pas quel pourrait &#234;tre l'int&#233;r&#234;t du pouvoir &#224; faire durer ou empirer la situation actuelle. On invoque la parano&#239;a d'Erdogan, sa volont&#233; d'&#234;tre dictateur seul au pouvoir, mais ce n'est pas suffisant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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