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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>Bilan : Venezuela irr&#233;versible</title>
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&lt;p&gt;Apr&#232;s le bilan critique du chavisme dress&#233; par Fabrice Andr&#233;ani et Marc Saint-Up&#233;ry dans CQFD n&#176;139, Jacobo Rivero, journaliste ind&#233;pendant et ancien correspondant en Europe du canal v&#233;n&#233;zu&#233;lien TeleSur, souligne ici certaines conqu&#234;tes durables. Le d&#233;bat continue&#8230; En 2007, &#224; la question &#171; Qu'adviendra-t-il le jour o&#249; Hugo Ch&#225;vez mourra ? &#187;, une afro-descendante du quartier de La Vega, &#224; Caracas, r&#233;pondait : &#171; Tout &#231;a est irr&#233;versible ! &#187; Cette affirmation n'avait rien d'exag&#233;r&#233; dans la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s le &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Venezuela-Le-chavisme-prend-l-eau&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;bilan critique du chavisme&lt;/a&gt; dress&#233; par Fabrice Andr&#233;ani et Marc Saint-Up&#233;ry dans &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;139, Jacobo Rivero, journaliste ind&#233;pendant et ancien correspondant en Europe du canal v&#233;n&#233;zu&#233;lien TeleSur, souligne ici certaines conqu&#234;tes durables. Le d&#233;bat continue&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2007, &#224; la question &#171; &lt;i&gt; Qu'adviendra-t-il le jour o&#249; Hugo Ch&#225;vez mourra ?&lt;/i&gt; &#187;, une afro-descendante du quartier de La Vega, &#224; Caracas, r&#233;pondait : &#171; &lt;i&gt;Tout &#231;a est irr&#233;versible ! &lt;/i&gt; &#187; Cette affirmation n'avait rien d'exag&#233;r&#233; dans la bouche de cette grand-m&#232;re de cinquante ans qui venait tout juste d'apprendre &#224; lire. Sa confiance en soi engrang&#233;e au cours de la &#171; r&#233;volution bolivarienne &#187; est &#224; mettre en lien avec sa place initiale dans la soci&#233;t&#233; et certains changements dans sa vie quotidienne. Ce n'est pas un d&#233;tail mineur, si on met en perspective tout ce qui s'est pass&#233; dans ce pays latino-am&#233;ricain durant les deux derni&#232;res d&#233;cennies. L'horizon existentiel de millions de V&#233;n&#233;zu&#233;liens a r&#233;ellement chang&#233; depuis la victoire &#233;lectorale de 1998, quand Hugo Ch&#225;vez, ex-militaire bolivarien, a mis en d&#233;route la candidate de l'oligarchie, qui n'&#233;tait autre que la Miss Univers 1981 &#8211; tout un symbole du petit nuage sur lequel vivait la minorit&#233; privil&#233;gi&#233;e du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des choses ont chang&#233; dans un pays o&#249;, avant 1998, la participation &#233;lectorale ne d&#233;passait pas les 30 % &#8211; et pas parce que les gens croyaient que l'abstention favoriserait le discr&#233;dit de la politique institutionnelle et pr&#233;parerait un soul&#232;vement populaire, mais simplement parce que la plupart des citoyens ne savaient m&#234;me pas qu'ils pouvaient choisir la forme de gouvernement qu'ils voulaient. Le capitalisme sauvage et corrompu qui dirigeait le pays les avait exclus des droits les plus &#233;l&#233;mentaires au bien-&#234;tre et &#224; la participation politique. Fatalit&#233; radicalement &#233;branl&#233;e apr&#232;s le coup d'&#201;tat patronal rat&#233; de 2001, lorsqu'un cartel d'entrepreneurs, de g&#233;n&#233;raux et de m&#233;dias &#233;choua &#224; renverser Ch&#225;vez gr&#226;ce &#224; la mobilisation des habitants des zones les plus pauvres de Caracas. &#192; partir de l&#224;, une dynamique &#171; socialiste &#187; s'affirma, m&#234;me si elle n'&#233;tait pas ouvertement exprim&#233;e par les slogans qui structuraient les changements sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me quartier de La Vega o&#249; habitait cette grand-m&#232;re &#171; irr&#233;versible &#187; &#8211; qui se disait profond&#233;ment chaviste au sens le plus fan du terme &#8211;, il existe une exp&#233;rience autonome et assembl&#233;iste ant&#233;rieure au &#171; processus bolivarien &#187;. Au sommet d'une des collines o&#249; s'accrochent les banlieues de la capitale, Las Casitas est un espace communautaire g&#233;r&#233; par un groupe de riverains inspir&#233;s par une longue trajectoire militante de d&#233;fense de leur territoire. D'inspiration libertaire, et d'une identit&#233; m&#233;tisse et populaire revendiqu&#233;e, un activiste de Las Casitas d&#233;crit ainsi ce qu'il se passait dans le pays en 2007 : &#171; &lt;i&gt;L'important, ce n'est pas ce que fait le gouvernement de Ch&#225;vez, mais plut&#244;t ce qu'il laisse faire.&lt;/i&gt; &#187; Il soulignait ainsi les marges de man&#339;uvre qu'avait permis l'&#233;volution du processus chaviste pour les exp&#233;rimentations autog&#233;r&#233;es comme la leur. Dans le cas de Las Casitas, la transformation sociale est palpable dans la cantine populaire qui, sans aucune subvention publique ni avant ni apr&#232;s 1998, est pass&#233;e de quelques douzaines de couverts par jour &#224; pr&#232;s de mille convives. Pas comme un service de charit&#233;, mais comme un lieu de rencontre, une sorte de centre social qui agglutine tout un tas d'activit&#233;s sportives, culturelles et coop&#233;ratives, avec sa grande biblioth&#232;que et sa radio communautaire. Un espace de &#171; pouvoir populaire &#187; dans le meilleur sens du terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;vident que le Venezuela n'a pas &#233;t&#233; un paradis du socialisme &#224; visage humain &#224; l'avant-garde de la lutte contre le capitalisme. Avec Nicol&#225;s Maduro, et sans doute aussi sous Hugo Ch&#225;vez, le r&#233;gime est tomb&#233; dans les travers les plus lamentables. Le sympt&#244;me le plus &#233;vident &#233;tait la corruption, mais aussi la manipulation et une injonction &#224; l'unit&#233; inhibant tout dissensus face au culte de la personnalit&#233;. Mais il serait injuste de s'en tenir &#224; cette critique en passant &#224; c&#244;t&#233; de la r&#233;alit&#233; des quartiers pauvres, l&#224; o&#249; les habitants ont revendiqu&#233; et pris &#224; leur compte le droit aux services de base, comme l'eau potable, la sant&#233;, l'&#233;ducation ou la distribution des produits alimentaires. Questions vitales que l'hypocrisie de la minorit&#233; privil&#233;gi&#233;e, tr&#232;s blanche de peau, d&#233;nonce comme de l'assistanat ou du client&#233;lisme, elle qui ne jure que par la libert&#233; de march&#233; et la d&#233;mocratie occidentale. Pi&#232;ge dans lequel est tomb&#233; toute une critique &#171; de gauche &#187; du processus v&#233;n&#233;zu&#233;lien. Comme si l'on ne pouvait &#234;tre que dans l'admiration b&#233;ate ou la n&#233;gation radicale de tout ce qui se passait l&#224;-bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes amis v&#233;n&#233;zu&#233;liens pr&#233;f&#232;rent parler de complicit&#233; objective entre le travail de sape de la vieille oligarchie et la caste des cadres, officiers et autres g&#233;rants de l'officialisme bolivarien qu'on soup&#231;onne d'&#234;tre pass&#233;s &#224; l'ennemi avec armes et bagages. Ce qui a provoqu&#233; des situations intenables telles que les d&#233;crit Adriana, membre d'une coop&#233;rative agricole dans l'&#201;tat de T&#225;chira : &#171; &lt;i&gt; Il n'y a plus de semences, plus d'engrais, plus d'eau, et pas d'argent non plus pour importer les aliments que, par force, les paysans n'ont pu produire. Les p&#233;trodollars, ils se les partagent entre militaires tra&#238;tres et patrons, avec toute la bonne conscience de leur classe maudite ! Ce qu'ils veulent, c'est nous affamer pour nous soumettre &#224; nouveau.&lt;/i&gt; &#187; Des centaines d'exp&#233;rimentations sociales, d&#233;j&#224; en butte ces derniers temps &#224; une bureaucratie v&#233;nale et immobiliste, doit aujourd'hui entrer en r&#233;sistance contre un nouveau pouvoir qui, celui-l&#224;, leur est ouvertement hostile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait comparer la situation actuelle au Venezuela avec celle du Nicaragua apr&#232;s la d&#233;faite &#233;lectorale des sandinistes en 1989, mais le contexte est diff&#233;rent. Le bloc sovi&#233;tique a disparu et il n'y a pas eu de conflit arm&#233; avec des contras soutenus par les &#201;tats-Unis. M&#234;me si dans les deux pays on a assist&#233; &#224; un tr&#232;s critiquable culte du &lt;i&gt;leader&lt;/i&gt;, on a connu au Venezuela un vrai chamboulement culturel qui a permis aux populations d&#233;poss&#233;d&#233;es de r&#233;cup&#233;rer une fiert&#233; et une conscience historique bafou&#233;es depuis cinq si&#232;cles. On ne peut pas r&#233;duire cette dynamique-l&#224; &#224; un simple effet du discours &#171; populiste &#187; de Ch&#225;vez. L&#224; o&#249; les r&#233;volutionnaires du pass&#233; avaient les yeux riv&#233;s sur le XIXe si&#232;cle europ&#233;en, on a vu les figures de Sandino, Bolivar, Zapata revenir habiter l'imaginaire latino-am&#233;ricain, au Venezuela, en Bolivie, en &#201;quateur, en Uruguay&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lectures critiques de la situation actuelle au Venezuela qui omettent de prendre en compte cela, qui sous-estiment la force des exp&#233;riences v&#233;cues et des alternatives collectivement construites, nient un peu vite le chemin parcouru depuis 1998. Peut-&#234;tre parce que, au d&#233;part, ce changement a surgi du sein de l'institution la plus crainte en Am&#233;rique latine : l'arm&#233;e. N'oublions pas qu'au verso de la carte postale d'un Hugo Ch&#225;vez souriant &#224; une colombe pos&#233;e sur son &#233;paule, il existe des centaines de coop&#233;ratives de production et de distribution, de radios et de journaux communautaires et d'initiatives sportives et culturelles autog&#233;r&#233;es qui ont grandi &#224; l'ombre ou en marge du chavisme. Preuve qu'on peut changer la r&#233;alit&#233; d'en bas, en parall&#232;le &#224; des processus politiques &#233;videmment critiquables. C'est en ne perdant pas tout &#231;a de vue que l'on pourra tirer les le&#231;ons n&#233;cessaires aux prochaines tentatives d'&#233;mancipation.&lt;/p&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L464xH557/464px-coat_of_arms_of_venezuela.svg-e4601.png?1768659289' width='464' height='557' alt='' /&gt;
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