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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#192; f&#8204;leur de banlieue : Les Gracieuses, de Fatima Sissani</title>
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		<dc:creator>Bruno Le Dantec</dc:creator>


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&lt;p&gt;Comment un film sur une bande d'amies du Val-de-Marne soul&#232;ve-t-il autant de d&#233;bats lors des projections publiques ? Peut-&#234;tre parce que, tout en douceur, il met le doigt l&#224; o&#249; &#231;a saigne. Et r&#233;v&#232;le le soup&#231;on maladif auquel sont soumises les identit&#233;s multiples dans ce pays. Conversation avec Fatima Sissani. Apr&#232;s La Langue de Zahra donne &#224; voir une histoire d'amiti&#233; entre filles de banlieue, dans un subtil mouvement qui va du quotidien jusqu'&#224; la r&#233;flexion sur les identit&#233;s crois&#233;es qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/film-inattendu" rel="tag"&gt;film inattendu&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comment un film sur une bande d'amies du Val-de-Marne soul&#232;ve-t-il autant de d&#233;bats lors des projections publiques ? Peut-&#234;tre parce que, tout en douceur, il met le doigt l&#224; o&#249; &#231;a saigne. Et r&#233;v&#232;le le soup&#231;on maladif auquel sont soumises les identit&#233;s multiples dans ce pays. Conversation avec Fatima Sissani.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s &lt;a href=&#034;http://lalanguedezahra.blogspot.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;La Langue de Zahra&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, film inattendu sur sa maman analphab&#232;te &#8211; m&#232;re au foyer kabyle exil&#233;e en r&#233;gion parisienne et qu'on d&#233;couvre po&#233;tesse au fil de ses allers-retours entre la France et le &lt;i&gt;bled&lt;/i&gt; &#8211;, la r&#233;alisatrice Fatima Sissani a r&#233;cidiv&#233; avec la troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration. &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/117809943&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Les Gracieuses&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; donne &#224; voir une histoire d'amiti&#233; entre filles de banlieue, dans un subtil mouvement qui va du quotidien jusqu'&#224; la r&#233;flexion sur les identit&#233;s crois&#233;es qui d&#233;rangent ce pays. &#171; &lt;i&gt;Le&#239;la est ma ni&#232;ce et je l'ai toujours vue avec sa bande. On en rit dans la famille : &#224; la moindre f&#234;te, &#224; chaque mariage, Le&#239;la demandait si elle pouvait venir avec ses sept copines. Je les ai vues grandir et pousser de plus en plus loin les limites de la solidarit&#233;. Elles ont toujours &#233;t&#233; l&#224; les unes pour les autres, dans les moments difficiles, et aussi dans les grands &#233;v&#233;nements de leur vie. Et &#231;a, ce sentiment amoureux et collectif, &#231;a m'&#233;meut beaucoup.&lt;/i&gt; &#187; Entre interviews face cam&#233;ra et sc&#232;nes de convivialit&#233; ou au travail, le film montre ce qui fait la solidit&#233; de leur joyeuse amiti&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ce qui m'a le plus &#233;tonn&#233;e, au cours du tournage, c'est l'absence de col&#232;re. Je suis de la g&#233;n&#233;ration ant&#233;rieure, et j'ai eu beaucoup de col&#232;re, &#224; leur &#226;ge, sur l'immigration, sur les quartiers populaires, sur le sort qui nous a &#233;t&#233; fait. N&#233;anmoins, il y a chez elles une hypersensibilit&#233; &#224; l'injustice. Elles ne laissent rien passer. Et puis aussi une grande g&#233;n&#233;rosit&#233;, entre elles et envers les autres. Nedjma revient r&#233;guli&#232;rement chez elle sans &#233;charpe, sans bonnet, elle les donne aux clochards.&lt;/i&gt; &#187; Pour elles, l'&#233;mancipation semble passer par le travail. &#171; &lt;i&gt;&#192; mon &#233;poque, l'outil, c'&#233;tait les &#233;tudes. Aujourd'hui, apr&#232;s deux d&#233;cennies de casse des services publics, la situation est beaucoup plus dure. &lt;/i&gt; &#187; Ind&#233;pendantes, les filles s'habillent comme &#231;a leur chante et bavardent librement au pied de leur immeuble. Khadija en rit : &#171; &lt;i&gt;Les gens te disent rarement &#8220;Ouah !, tu vis en cit&#233; ? C'est super !&#8221;&lt;/i&gt; &#187; Et la pression sociale, si souvent mise sur la sellette par les m&#233;dias ? Le&#239;la raconte les grands fr&#232;res trop protecteurs, mais &#171; &lt;i&gt;elles sont chez elles&lt;/i&gt;, nuance la r&#233;alisatrice, &lt;i&gt;et puis l'&#233;tape difficile, c'est &#224; l'adolescence, quand les gamines &#233;prouvent le besoin de cacher leur corps, de passer inaper&#231;ues. Leur groupe est un lieu d'&#233;panouissement &#8211; ambiance qui manque souvent aux milieux militants, c'est peut-&#234;tre pour &#231;a qu'on y croise si peu de gens des quartiers populaires.&lt;/i&gt; &#187; Pour Fatima, &#171; &lt;i&gt;ces filles-l&#224; sont dans une belle humanit&#233;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Djilali, fr&#232;re de Le&#239;la, se marie avec Rokia, une fille de la bande, d'origine malienne. Il n'appara&#238;t que pour les noces, comme cela arrive si souvent aux femmes dans les films. &#171; &lt;i&gt;Ce n'est pas une d&#233;marche id&#233;ologique. &#199;a traduit tout simplement une culture, o&#249; la solidarit&#233; f&#233;minine est tr&#232;s ancr&#233;e, active, quotidienne. C'est vrai que, comme dans La Langue de Zahra, il n'y a pas d'hommes dans Les Gracieuses. Je n'avais pas fait expr&#232;s pour Zahra et &#231;a m'a &#233;t&#233; renvoy&#233; lors des projections. Avec mon deuxi&#232;me film, je savais.&lt;/i&gt; &#187; R&#233;unies dans une cuisine, les amies regardent des photos de leur enfance et parlent d'avenir. L'id&#233;al, pour elles, ce serait de vivre dans le m&#234;me immeuble, pour que leurs enfants grandissent ensemble. &#171; &lt;i&gt;Et on s'est dit que si jamais on se mariait pas,&lt;/i&gt; raconte Kenza, &lt;i&gt;on pourrait vivre toutes dans une grande maison ! &#199;a serait encore mieux !&lt;/i&gt; &#187; Sihem confirme au milieu des rires : &#171; &lt;i&gt;On pr&#233;f&#233;rerait cette option-l&#224; plut&#244;t que l'histoire du mari et des gosses !&lt;/i&gt; &#187;
Ce qui n'emp&#234;che pas la complicit&#233; avec les gar&#231;ons. &#171; &lt;i&gt;Leur absence dans le film tient aussi &#224; la violence avec laquelle cette soci&#233;t&#233; traite les jeunes hommes maghr&#233;bins&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Fatima. &lt;i&gt;C'est dix fois plus dur pour les mecs, avec eux, la discrimination est super trash. Ils ne voulaient pas &#234;tre film&#233;s. Il faut dire qu'aujourd'hui, tu ne peux plus te pointer dans une cit&#233; et filmer. Les gens ont acquis une vraie conscience de leur image et de la manipulation qu'on peut en faire. Et ils ont bien raison, je trouve &#231;a salutaire. Juste avant le tournage, Arte a diffus&#233; un doc' scandaleux, La Cit&#233; du m&#226;le &#8211; tu pressens d&#233;j&#224; dans le titre le discours qu'on va te tenir.&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Certains de leurs copains y apparaissent et ils se sont sentis pi&#233;g&#233;s. &lt;/i&gt; &#187; Autre explication : &#171; &lt;i&gt;Je n'ai pas film&#233; non plus leurs amoureux, pour respecter une esp&#232;ce de consensus entre nous et nos parents, qui nous ont fait comprendre : &#8220;Fa&#238;tes ce que vous voulez, mais ne nous le dites pas.&#8221; Et puis, j'aime bien les gros plans, et ce film est un gros plan sur les femmes. Avec les mecs, il y aurait peut-&#234;tre eu plus de col&#232;re, mais surtout plus de tristesse. &lt;/i&gt; &#187; On se demande : mais o&#249; est le fr&#232;re qui deale, le cousin radicalis&#233; sur Internet, l'oncle tomb&#233; pour braquage ? Les producteurs et les diffuseurs ont d&#251; &#234;tre d&#233;sappoint&#233;s ! &#171; &lt;i&gt;Oui, ils sont d&#233;contenanc&#233;s par la bienveillance, tellement habitu&#233;s qu'ils sont &#224; maltraiter l'image des quartiers, des ch&#244;meurs, des jeunes issus de l'immigration, des femmes voil&#233;es.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1696 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;55&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH533/-18-2283d.jpg?1768660213' width='400' height='533' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Le&#239;la Sidi-Mohand. Un selfie des gracieuses.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour le coup, certains regards militants et les exigences de la production &lt;i&gt;mainstream&lt;/i&gt; co&#239;ncideraient dans la m&#234;me frustration face &#224; ce film de femmes de banlieue qui ne d&#233;crit pas l'enfer. Trop tendre, Fatima Sissani ? Disons plut&#244;t qu'elle prend &#224; contre-pied les clich&#233;s dans lesquels s'embourbe trop souvent le discours sur la condition f&#233;minine dans les quartiers. Na&#239;ves, ces jeunes femmes ? Pourtant, il suffit d'assister au d&#233;bat apr&#232;s une projection, comme le 3 mars &#224; l'Alcazar &#8211; biblioth&#232;que municipale de Marseille &#8211;, pour se rendre compte &#224; quel point le film met le doigt l&#224; o&#249; ce pays fait mal. Gr&#226;ce &#224; l'entr&#233;e libre, les questions venaient d'un public vari&#233;. &#171; &lt;i&gt;Pourquoi y a pas de Blanche dans leur bande ?&lt;/i&gt; &#187; &#8211; sous-entendu : elles font pas du racisme anti-Blancs ? &#171; &lt;i&gt;Pourquoi les faire parler de l'&#234;tre, au lieu de parler du faire ?&lt;/i&gt; &#187; &#8211; sous-entendu : n'y a-t-il pas l&#224; une crispation identitaire ? Le th&#232;me de l'identit&#233; est en effet abord&#233; dans le film : &#171; &lt;i&gt;On est fran&#231;aises, on est alg&#233;riennes, on est musulmanes, et on est aussi les petites-filles du FLN&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;clare Kenza, la seule &#224; &#234;tre n&#233;e en Alg&#233;rie. &#171; &lt;i&gt;J'ai l'impression que pour eux, s'int&#233;grer, c'est oublier d'o&#249; on vient&lt;/i&gt; &#187;, s'interroge aussi Rokia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Pourquoi avoir choisi un juif pour repr&#233;senter les riches ?&lt;/i&gt; &#187; &#8211; cette question venant de la salle est elle aussi suspicieuse, mais surtout tordue. Dans la sc&#232;ne r&#233;crimin&#233;e, on voit Myriam rendre visite &#224; M. Bloch, chez qui elle a travaill&#233; comme aide-m&#233;nag&#232;re. Le lien &#233;tabli entre ce vieux monsieur r&#233;sidant dans le XVIe arrondissement de Paris et la jeune banlieusarde est touchant. La tendresse para&#238;t r&#233;ciproque. Assise sur un banc, Myriam raconte ensuite le choc culturel qu'ont suppos&#233; ses premiers pas dans les beaux quartiers. Elle d&#233;crit le style de vie de ces bourgeois dont elle aurait voulu, les premiers temps, imiter l'accent et la fa&#231;on de s'habiller : &#171; &lt;i&gt;J'ai fini fi&#232;re d'&#234;tre une fille de banlieue. Gr&#226;ce &#224; la cit&#233;, &#224; nos m&#232;res, on est g&#233;n&#233;reuses, on est unies. Ici, quand la femme de M. Bloch est tomb&#233;e malade, tout l'immeuble l'a su, mais il n'a eu le soutien de personne. J'ai l'impression qu'ils ne sont pas heureux, ils ne se font pas plaisir, ils sont toujours en train de compter. &lt;/i&gt; &#187; Il n'est &#224; aucun moment question de juif ou pas juif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand ces gracieuses parlent de la langue comme stigmate, elles le disent dans un fran&#231;ais impeccable, &#171; &lt;i&gt;parce qu'elles sont intelligentes et qu'elles s'adaptent &lt;/i&gt; &#187;. Devant la cam&#233;ra, pas question de faire la b&#234;te de foire en parlant verlan. &#171; &lt;i&gt;Le complexe de classe que suppose ne pas savoir &#8220;bien parler&#8221;, &#231;a renvoie au sort qui a &#233;t&#233; fait dans ce pays aux langues, &#224; toutes les autres langues. Ici, &#224; la radio, tu n'as pas un accent, d'aucune r&#233;gion de France. &#192; la limite, l'accent de Marseille ou de Bordeaux est tol&#233;r&#233; pour les commentaires de foot. Une langue, un peuple, une religion.&lt;/i&gt; &#187; Ou une la&#239;cit&#233; excluante. &#171; &lt;i&gt;Oui, dr&#244;le d'universalisme !&lt;/i&gt; &#187; Fatima se souvient que &lt;i&gt;La Langue de Zahra&lt;/i&gt; (diffus&#233; uniquement sur France3-Corse, est-ce un hasard ?) a &#233;t&#233; re&#231;u avec int&#233;r&#234;t &#224; Aurillac, &#224; Lille, partout o&#249; des parlers locaux ont &#233;t&#233; ni&#233;s. &#171; &lt;i&gt;Et puis, le probl&#232;me en Alg&#233;rie et en France, c'est que la m&#233;moire de la guerre nous colonise. Elle p&#232;se tr&#232;s tr&#232;s lourd, dans ma famille. En &#233;migrant apr&#232;s l'ind&#233;pendance, mes parents ont m&#234;me eu le sentiment de perdre leur l&#233;gitimit&#233; &#224; parler.&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fatima Sissani pr&#233;pare un troisi&#232;me film sur la m&#233;moire de la guerre d'Alg&#233;rie.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Fatima Sissani pr&#233;pare un troisi&#232;me film sur la m&#233;moire de la guerre d'Alg&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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