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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Colon un jour, colon toujours</title>
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		<dc:subject>d'y rester</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Bienvenue en 2022. La France est toujours un &#201;tat colonial. Et elle a une sale gueule. &#171; La France est plus belle car la Nouvelle-Cal&#233;donie a d&#233;cid&#233; d'y rester ! &#187; s'est r&#233;joui Emmanuel Macron, fier comme un sergent-chef, le 12 d&#233;cembre &#224; l'issue de la consultation qui se tenait dans l'archipel. Peu importe que ce scrutin pour ou contre l'ind&#233;pendance se soit fait sans les ind&#233;pendantistes, ce qui revient &#224; dire sans l'&#233;crasante majorit&#233; du peuple colonis&#233;. Peu importe qu'ils aient annonc&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no205-janvier-2022" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;205 (janvier 2022)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Edito" rel="tag"&gt;&#201;dito&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Gautier-Ducatez" rel="tag"&gt;Gautier Ducatez&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/France" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Macron" rel="tag"&gt;Macron&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Emmanuel-Macron" rel="tag"&gt;Emmanuel Macron&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Emmanuel" rel="tag"&gt;Emmanuel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-archipel" rel="tag"&gt;l'archipel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/belle" rel="tag"&gt;belle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rejoui-Emmanuel" rel="tag"&gt;r&#233;joui Emmanuel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/s-est-rejoui" rel="tag"&gt;s'est r&#233;joui&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/decide-d-y" rel="tag"&gt;d&#233;cid&#233; d'y&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bienvenue en 2022. La France est toujours un &#201;tat colonial. Et elle a une sale gueule.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_4224 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;33&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L403xH400/-1482-7674d-3d0c7.jpg?1782644261' width='403' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Illustration de Gautier Ducatez
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La France est plus belle car la Nouvelle-Cal&#233;donie a d&#233;cid&#233; d'y rester !&lt;/i&gt; &#187; s'est r&#233;joui Emmanuel Macron, fier comme un sergent-chef, le 12 d&#233;cembre &#224; l'issue de la consultation qui se tenait dans l'archipel. Peu importe que ce scrutin pour ou contre l'ind&#233;pendance se soit fait sans les ind&#233;pendantistes, ce qui revient &#224; dire sans l'&#233;crasante majorit&#233; du peuple colonis&#233;. Peu importe qu'ils aient annonc&#233; boycotter le r&#233;f&#233;rendum s'il n'&#233;tait pas report&#233;, entre autres parce que la situation sanitaire sur l'archipel, durement atteint par le Covid depuis septembre, ne permettait pas de mener une campagne digne de ce nom. Seul le r&#233;sultat compte : 96,5 % des suffrages exprim&#233;s en faveur du &#171; non &#187;, un score digne d'une r&#233;publique banani&#232;re qui permet &#224; la France de conserver sa base arri&#232;re dans le Pacifique sud, avec son nickel, sa biodiversit&#233;, sa gigantesque zone &#233;conomique exclusive, son emplacement g&#233;ostrat&#233;gique de premier choix, ses plages de sable fin, ses poissons multicolores et ses eaux azur&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus belle, vraiment ? Plus belle la France qui a une fois de plus pi&#233;tin&#233; la culture des Kanak en refusant de reporter un vote que rien ne pressait, ce qui aurait permis de respecter un temps de deuil conforme &#224; leurs traditions, apr&#232;s le passage du cyclone Covid-19 ? Plus belle la France qui met en p&#233;ril trente ans de paix sur le territoire et sabote la sortie d'un processus de d&#233;colonisation in&#233;dit dans son histoire ? Plus belle la France qui toujours magouille, renie sa parole, tente de monter les communaut&#233;s les unes contre les autres, tout &#231;a pour d&#233;fendre ses seuls int&#233;r&#234;ts ? Plus belle la France qui garde assujetti un peuple qui, depuis quarante ans au moins, n'a pas loup&#233; une occasion de proclamer sa volont&#233; d'&#233;mancipation, que ce soit en mettant (ou pas) un bulletin dans une urne ou en luttant pied &#224; pied quand il le fallait ? Plus belle la France qui apr&#232;s pas loin de 170 ans de spoliations, pillages, barbouzeries, massacres&#8230; a d&#233;cid&#233; qu'il n'y avait aucune raison d'arr&#234;ter l&#224; sa glorieuse &#339;uvre civilisatrice et d'ouvrir enfin un nouveau chapitre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son discours de victoire hors-sol, tant il est &#233;vident que ce vote boud&#233; par plus d'un &#233;lecteur sur deux suscite plus de craintes qu'il n'en apaise, Macron n'aura pas prononc&#233; une seule fois le mot &#171; colonisation &#187;. Mais il aura appel&#233;, en passant, &#224; la &#171; &lt;i&gt;n&#233;cessaire r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s qui fragilisent l'unit&#233; de l'archipel&lt;/i&gt; &#187; (ou comment promettre d'accomplir ce qui ne l'a pas &#233;t&#233; en plus d'un si&#232;cle et demi de pr&#233;sence fran&#231;aise). Comme si le maintien de la tutelle coloniale n'&#233;tait pas pr&#233;cis&#233;ment la source premi&#232;re de toutes les injustices qui s&#233;vissent en Nouvelle-Cal&#233;donie. Injustices dont, &#244; surprise, les autochtones sont toujours les principales victimes, et de loin : dans ce riche territoire dont le PIB par habitant d&#233;passe celui de la plupart des r&#233;gions fran&#231;aises, un tiers des quelque 112 000 Kanak vivent sous le seuil de pauvret&#233;. C'est deux fois plus que dans l'Hexagone, et presque quatre fois plus qu'au sein des autres communaut&#233;s de l'archipel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Kanak, dont &#171; &lt;i&gt;la pr&#233;sence, au sein de la communaut&#233; nationale, est une chance inestimable&lt;/i&gt; &#187;, dixit un Macron pince-sans-rire, vont donc rester, encore un petit moment, captifs dans leur propre pays. Captifs au propre comme au figur&#233;, depuis l'&#233;cole o&#249; ils subissent de plein fouet l'&#233;chec scolaire jusqu'&#224; la mort, o&#249; on leur refuse m&#234;me un deuil qui leur ressemble. En passant par l'unique prison surpeupl&#233;e du coin o&#249; ils repr&#233;sentent plus de 90 % des d&#233;tenus alors qu'ils ne constituent que 40 % de la population totale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'Empire qui ne veut pas mourir&lt;/i&gt; : c'est le titre d'un livre-somme actuellement en librairie sur l'histoire (et l'actualit&#233;) de la Fran&#231;afrique&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ouvrage collectif, Seuil, 2021.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Une sentence qui souligne &#224; quel point la France, de Noum&#233;a &#224; Abidjan, de Dakar &#224; Pointe-&#224;-Pitre, a d&#233;cid&#233;ment bien du mal &#224; se penser autrement qu'en puissance imp&#233;rialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bienvenue en 2022. La France est toujours un &#201;tat colonial. Et elle a une sale gueule.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Ouvrage collectif, Seuil, 2021.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Optimum</title>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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&lt;p&gt;Nous &#233;tions une partie de la r&#233;daction r&#233;unie au fond du local &#224; boire le caf&#233;. Sur la table de la cuisine, sur notre belle nappe en vinyle rouge, reposaient les &#233;bauches du chemin de fer &#8211; outil indispensable &#224; la pr&#233;paration du canard. Sur le sol, des petites souris &#8211; que notre maquettiste phobique nomme des proto-rats &#8211; boulottaient nos restes, nonchalantes. Les discussions suivant leur cours, nous sommes arriv&#233;s sur la question des abonnements. Ah, abonn&#233;-e-s, on ne vous dira jamais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no144-juin-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;144 (juin 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/une3_cabrule" rel="tag"&gt;une3_cabrule&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ca-brule" rel="tag"&gt;&#199;a br&#251;le !&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/partie" rel="tag"&gt;partie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cafe" rel="tag"&gt;caf&#233;&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/reunie" rel="tag"&gt;r&#233;unie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/local-9013" rel="tag"&gt;local&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/boire" rel="tag"&gt;boire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous &#233;tions une partie de la r&#233;daction r&#233;unie au fond du local &#224; boire le caf&#233;. Sur la table de la cuisine, sur notre belle nappe en vinyle rouge, reposaient les &#233;bauches du chemin de fer &#8211; outil indispensable &#224; la pr&#233;paration du canard. Sur le sol, des petites souris &#8211; que notre maquettiste phobique nomme des proto-rats &#8211; boulottaient nos restes, nonchalantes. Les discussions suivant leur cours, nous sommes arriv&#233;s sur la question des abonnements. Ah, abonn&#233;-e-s, on ne vous dira jamais assez combien vous comptez pour nous ! Mais bon, &#231;a fait quand m&#234;me neuf mois que l'on vous sert 24 pages au prix de notre ancien seize pages : 28 euros pour onze num&#233;ros, soit 10 centimes la page mensuelle au lieu de 16,66 en kiosques. Et l'on ne parle pas des petits budgets et de leurs num&#233;ros &#224; 50&#8239;%. Belle ristourne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est d&#233;sol&#233;s, mais &#231;a ne va pas durer. On ne peut pas continuer &#224; regarder, comme &#231;a, l'air de rien, ce trou dans la compta. Les taros vont bient&#244;t venir flirter avec les 40 balles. Si V&#233;, notre camarde secr&#233;taire sans qui nous ne serions rien, n'&#233;tait intervenu de son bureau, vous en seriez pour vos thunes d&#232;s ce num&#233;ro. Alors profitez-en, bordel ! Vous avez encore quelques semaines pour vous abonner, vous et vos ami-e-s, &#224; peu de frais&#8230; On repousse l'augmentation &#224; septembre, num&#233;ro dans lequel &#8211; joie ! &#8211;&#8239;vous d&#233;couvrirez notre nouvelle maquette&#8230; avec un peu de chance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin de r&#233;union. Heureux d'avoir, une fois de plus, repouss&#233; &#224; plus tard un probl&#232;me de taille, nous sommes sortis humer l'air de notre belle rue Consolat lib&#233;r&#233;e des voitures. Les blocages se poursuivent, Marseille est belle sans voitures. Bient&#244;t l'&#233;conomie s'effondrera&#8230; et nous ne parlerons plus jamais d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1699 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;82&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-21.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH364/-21-32571.jpg?1783428084' width='500' height='364' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ce &#034;&#231;a br&#251;le !&#034; souriant vous est offert pas l'amicale des Mickeys marseillais..
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;PS : N'oubliez pas de vous &#233;quiper en &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Le-nouveau-tee-shirt-CQFD&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;T-shirt&lt;/a&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; pour l'&#233;t&#233;&#8230; juste pour faire bisquer Macron. #UnTShirtPourMacron.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Marseille : Quand c'est fini (ni-ni, ni-ni&#8230;)</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Marseille-Quand-c-est-fini-ni-ni</link>
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		<dc:date>2015-10-30T19:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Iffik Le Guen</dc:creator>


		<dc:subject>Marseille 2013 n'aura pas lieu</dc:subject>
		<dc:subject>f&#234;te</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>CRC</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
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		<dc:subject>Belle f&#234;te</dc:subject>
		<dc:subject>capitale</dc:subject>
		<dc:subject>ville mise</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On &#233;tait pr&#233;venu : la capitale europ&#233;enne de la culture Marseille-Provence 2013 allait acc&#233;l&#233;rer la ripolinisation de la ville. Derni&#232;res victimes en date de la grande lessive : les associations qui se d&#233;m&#232;nent &#224; organiser des f&#234;tes de quartier avec et pour les habitants. &#171; Ma ville acc&#233;l&#232;re... droit dans le mur &#187; d'apr&#232;s de fac&#233;tieux graffeurs s'&#233;tant invit&#233;s sur les affiches de propagande municipale : c'&#233;tait le slogan choisi par le service com' de la mairie pour accompagner la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no136-octobre-2015" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;136 (octobre 2015)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille-2013-n-aura-pas-lieu" rel="tag"&gt;Marseille 2013 n'aura pas lieu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fete" rel="tag"&gt;f&#234;te&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CRC" rel="tag"&gt;CRC&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/quartiers" rel="tag"&gt;quartiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/belle" rel="tag"&gt;belle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ville-accelere" rel="tag"&gt;ville acc&#233;l&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Belle-fete" rel="tag"&gt;Belle f&#234;te&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/capitale" rel="tag"&gt;capitale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ville-mise" rel="tag"&gt;ville mise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On &#233;tait pr&#233;venu : la capitale europ&#233;enne de la culture Marseille-Provence 2013 allait acc&#233;l&#233;rer la ripolinisation de la ville. Derni&#232;res victimes en date de la grande lessive : les associations qui se d&#233;m&#232;nent &#224; organiser des f&#234;tes de quartier avec et pour les habitants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Ma ville acc&#233;l&#232;re... droit dans le mur &#187; d'apr&#232;s de fac&#233;tieux graffeurs s'&#233;tant invit&#233;s sur les affiches de propagande municipale : c'&#233;tait le slogan choisi par le service com' de la mairie pour accompagner la reconqu&#234;te de la ville mise en sc&#232;ne par le m&#233;ga-&#233;v&#233;nement de 2013. Las ! Les bateleurs partis, les feux d'artifice explos&#233;s et les projecteurs &#233;teints, la ville a retrouv&#233; ses vieux d&#233;mons : capitale de la pauvret&#233; pour &lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le 3 juin dernier, le quotidien r&#233;v&#233;lait que quatre arrondissements se (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; , capitale du crime pour d'autres&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Traitement m&#233;diatique d&#233;nonc&#233; par Jean-Claude Gaudin, dans une plainte (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. &#192; tel point que les &#233;lus s'inqui&#232;tent de ce retour du Marseille &lt;i&gt;bashing&lt;/i&gt;, tr&#232;s pr&#233;judiciable &#224; la bonne marche des affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les &#233;tudiants, bons clients de ce genre d'animations culturo-festives et agents involontaires des op&#233;rations de remplacement de populations dans le centre-ville&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au d&#233;but des ann&#233;es 2000, la mairie a financ&#233; &#224; grands frais un vaste plan (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, la m&#233;tropole m&#233;diterran&#233;enne reste sale et dangereuse, selon une enqu&#234;te r&#233;cemment command&#233;e par la mairie. Du c&#244;t&#233; des investisseurs, hormis les grands programmes gav&#233;s d'argent public sur ou &#224; proximit&#233; de la fa&#231;ade littorale, le march&#233; de l'immobilier demeure peu attractif, avec une baisse d'activit&#233; de 40% en vingt ans, dixit l'Union des syndicats de l'immobilier. C&#244;t&#233; classes moyennes et sup&#233;rieures enfin, le fameux effet TGV et l'expulsion continue des pauvres vers les quartiers p&#233;riph&#233;riques n'ont pas r&#233;ussi, pour l'instant, &#224; gentrifier le centre-ville&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La croissance d&#233;mographique que conna&#238;t Marseille depuis le d&#233;but des ann&#233;es (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. Ainsi, au regard des enjeux &#233;conomiques, le hiatus s'aggrave entre le bilan de l'&#233;v&#233;nement Capitale de la culture et les d&#233;clarations triomphalistes du pr&#233;sident de la Chambre de commerce et d'industrie, Jacques Pfister, &#233;galement pr&#233;sident de la d&#233;funte association Marseille-Provence 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, tout avait &#233;t&#233; mis en &#339;uvre&lt;/strong&gt; pour que l'ann&#233;e Capitale fasse de Marseille un label de prestige dans la comp&#233;tition europ&#233;enne et mondiale pour acc&#233;der au Top 20 des m&#233;tropoles les plus attractives. Mais &#224; qui ce coup de marketing territorial a-t-il profit&#233; ? Dans son rapport sur l'association Marseille-Provence 2013 rendu public le 9 juin dernier, la Chambre r&#233;gionale des comptes (CRC) insiste sur le retour gagnant-gagnant pour quelques grosses entreprises. L'argument du &#171; six euros r&#233;cup&#233;r&#233;s pour un euro investi &#187;, r&#233;p&#233;t&#233; &lt;i&gt;ad nauseam&lt;/i&gt; avant, pendant et apr&#232;s 2013, s'est parfaitement v&#233;rifi&#233; pour Orange, Bouygues ou Veolia, lesquelles ont b&#233;n&#233;fici&#233; de substantielles r&#233;ductions d'imp&#244;ts au titre du m&#233;c&#233;nat, tout en menant de juteuses op&#233;rations de promotion aupr&#232;s de leurs salari&#233;s (billetterie gratuite) et des spectateurs, sans parler de la consolidation de leur position dans la passation des march&#233;s publics de la ville. La CRC pointe &#233;galement l'embauche en CDI d'un millier de membres de l'&#233;quipe permanente de l'association MP 2013 et la prise en charge g&#233;n&#233;reuse des frais de d&#233;placement entre Paris et Marseille pour son premier directeur g&#233;n&#233;ral, Bernard Latarjet, alors que, dans le m&#234;me temps, les Marseillais &#233;taient invit&#233;s &#224; devenir &#171; tous b&#233;n&#233;voles &#187;. Enfin, la CRC revient sur la s&#233;lection des projets jug&#233;e particuli&#232;rement opaque, car survalorisant le tr&#232;s subjectif crit&#232;re artistique au d&#233;triment d'autres crit&#232;res, plus sociaux, pourtant mis en avant dans la pr&#233;sentation de la programmation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1596 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;31&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/affiche-ok-web-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH707/affiche-ok-web-2-fdb80.jpg?1782766647' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Graphisme : Karel Pairemaure.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultat ?&lt;/strong&gt; Les acteurs d&#233;j&#224; tr&#232;s institutionnalis&#233;s ont &#233;t&#233; les mieux servis, soit 28 structures sur les 31 financ&#233;es &#224; hauteur de 200 000 euros chacune. Cependant, pour filer la m&#233;taphore du film de Nicolas Burlaud (qui sort en salle ce mercredi 4 novembre, &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/CQFD-s-associe-avec-La-fete-est&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;en association avec &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;), tous les Troyens n'ont pas &#233;t&#233; dupes. Les associations locales du Grand Saint-Barth&#233;l&#233;my, au nord de la ville, ont envoy&#233; pa&#238;tre les organisateurs des &#171; Quartiers cr&#233;atifs &#8211; Jardins possibles &#187; et leurs 400 000 euros de verroteries, refusant de servir de &#171; &lt;i&gt; vitrine culturelle &#224; des projets rejet&#233;s sur de nombreux aspects par les habitants et source de conflits qui prennent une racine profonde dans l'histoire des dominations sociales et postcoloniales que nos quartiers connaissent&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans une lettre ouverte publi&#233;e le 13 novembre 2012.&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si MP 2013 avait consacr&#233; 50%&lt;/strong&gt; de son budget &#8211; au lieu de 5% &#8211; &#224; ces territoires d&#233;laiss&#233;s o&#249; vit 50% de la population marseillaise, l'&#233;v&#233;nement en aurait-il &#233;t&#233; plus d&#233;sirable ? Bien s&#251;r que non, puisque sa vocation premi&#232;re &#233;tait d'asphyxier tout ce qui ressemble &#224; des pratiques sociales et culturelles locales au profit d'une animation de supermarch&#233; pour croisi&#233;ristes entre deux escales. Avec le Mille-pattes, qui a assur&#233; la fonction d'un v&#233;ritable centre social dans le quartier populaire de Noailles (jouxtant la Canebi&#232;re) pendant pr&#232;s de 15 ans, les pouvoirs publics ont fait durer l'agonie, r&#233;duisant chaque ann&#233;e les subventions jusqu'au coup de gr&#226;ce en 2014. &#171; &lt;i&gt;On n'est pas assez s&#233;rieux selon leurs crit&#232;res&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;clarait &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; son directeur, Xavier Blaise, en 2013. Le Mille-pattes organisait le festival du Soleil, qui s'est d&#233;finitivement couch&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plus au nord,&lt;/strong&gt; la Belle f&#234;te de Mai, qui f&#233;d&#232;re une soixantaine d'associations du quartier de la Belle de Mai, a d&#233;cid&#233; de baisser le rideau en 2014 plut&#244;t que de se satisfaire de l'aum&#244;ne qui lui &#233;tait octroy&#233;e. &#171; &lt;i&gt; Le collectif a pr&#233;f&#233;r&#233; tout stopper plut&#244;t que de faire une f&#234;te au tarif impos&#233; par le financeur principal&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise Sam Khebizi des T&#234;tes de l'Art. Plus vicieuse, dans les quartiers de la Plaine, du cours Julien et de Notre-Dame-du-Mont, la mairie, apr&#232;s avoir r&#233;tabli une petite part des subventions aux Rendez-vous du Plateau, n'a pas d&#233;livr&#233; les autorisations n&#233;cessaires au bon d&#233;roulement des festivit&#233;s (maintien de la circulation automobile, annulation d'une sardinade en raison des risques d'incendie, concerts boucl&#233;s &#224; 21h&#8230;). Pourtant, toutes ces initiatives jouent ou ont jou&#233; &#224; fond la carte du &#171; vivre-ensemble &#187; promu par les politiques depuis les attentats de janvier&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;&#192; partir de 2009&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;et dans la foul&#233;e de la s&#233;lection de la candidature de MP 2013, la culture a &#233;t&#233; red&#233;finie dans le sens d'un d&#233;couplage avec le social, la vie des quartiers, pour se raccrocher &#224; l'&#233;conomique, au tourisme&lt;/i&gt; &#187;, analyse Marianne Doulay, de l'association du cours Julien. Inlassablement, les autorit&#233;s municipales poursuivent leur guerre contre une partie de la population&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dont il faudrait se d&#233;barrasser d'une moiti&#233;, selon un adjoint au maire (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt; : fermeture de salles de concert, couvre-feu pour les &#233;piceries de nuit vendant de l'alcool ou sur les plages populaires l'&#233;t&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point de fatalisme n&#233;anmoins : &#224; Marseille, la vie finit toujours par repousser. De traviole, mais elle repousse. La Belle f&#234;te de Mai s'est tenue en 2015 en r&#233;duisant un peu la voilure, la f&#234;te du Panier s'est d&#233;ploy&#233;e au rythme des saisons plut&#244;t que se concentrer sur un gros week-end&#8230; Et les f&#234;tes de quartiers se sont f&#233;d&#233;r&#233;es en collectif pour mieux faire entendre leurs voix.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le 3 juin dernier, le quotidien r&#233;v&#233;lait que quatre arrondissements se classaient parmi les six communes les plus pauvres du pays, ceux-l&#224; m&#234;mes qui sont la cible des principales op&#233;rations de r&#233;novation urbaine.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Traitement m&#233;diatique d&#233;nonc&#233; par Jean-Claude Gaudin, dans une plainte adress&#233;e au CSA d&#232;s juin 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 2000, la mairie a financ&#233; &#224; grands frais un vaste plan de requalification du quartier Belsunce, voisin de la Canebi&#232;re, pour y loger des &#233;tudiants.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La croissance d&#233;mographique que conna&#238;t Marseille depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000 serait davantage due au taux de natalit&#233; sup&#233;rieur &#224; la moyenne nationale dans les quartiers du nord de la ville qu'&#224; l'arriv&#233;e de wagons de cadres sup&#233;rieurs, lesquels pr&#233;f&#232;rent s'installer &#224; Aix-en-Provence ou &#224; Aubagne (&lt;i&gt;Sociologie de Marseille&lt;/i&gt;, M. Peraldi, C. Duport, M. Samson, La D&#233;couverte, avril 2015).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Dans une lettre ouverte publi&#233;e le 13 novembre 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Dont il faudrait se d&#233;barrasser d'une moiti&#233;, selon un adjoint au maire d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; l'urbanisme (&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Editions-le-Chien-rouge&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Ville-sans-nom&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, Bruno Le Dantec, Le Chien rouge, 2007).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La Kuizin ne se vend pas, elle se reprend</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Arraitz</dc:creator>


		<dc:subject>Billets</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#171; Il vaut mieux dormir dans la cuisine que dans le couloir &#187;, estime une jeune mal log&#233;e, passag&#232;re du bus 49 en route vers la Belle de Mai. Dans ce quartier marseillais parmi les plus paup&#233;ris&#233;s de France, on trouve depuis 2006 un lieu pas comme les autres, la Kuizin (lire CQFD n&#176; 41). Accueillante et bien &#233;quip&#233;e, cette cantine associative, qui assure une restauration r&#233;guli&#232;re et une activit&#233; de traiteur &#224; la commande, est sur le point de plier boutique. Dans une zone promise &#224; la &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no105-novembre-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;105 (novembre 2012)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Billets" rel="tag"&gt;Billets&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mai" rel="tag"&gt;mai&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/vaut-mieux" rel="tag"&gt;vaut mieux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/belle" rel="tag"&gt;belle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mal-logee" rel="tag"&gt;mal log&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mieux-dormir" rel="tag"&gt;mieux dormir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jeune-mal" rel="tag"&gt;jeune mal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/lire-CQFD" rel="tag"&gt;lire CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/couloir" rel="tag"&gt;couloir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/estime" rel="tag"&gt;estime&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/logee" rel="tag"&gt;log&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il vaut mieux dormir dans la cuisine que dans le couloir &#187;&lt;/i&gt;, estime une jeune mal log&#233;e, passag&#232;re du bus 49 en route vers la Belle de Mai. Dans ce quartier marseillais parmi les plus paup&#233;ris&#233;s de France, on trouve depuis 2006 un lieu pas comme les autres, &lt;a href=&#034;http://lakuizin.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la Kuizin&lt;/a&gt; (lire &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Gastronomie-participative'&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176; 41&lt;/a&gt;). Accueillante et bien &#233;quip&#233;e, cette cantine associative, qui assure une restauration r&#233;guli&#232;re et une activit&#233; de traiteur &#224; la commande, est sur le point de plier boutique. Dans une zone promise &#224; la &#171; reconqu&#234;te &#187; par l'&#233;tablissement public Eurom&#233;diterran&#233;e, la joyeuse bande peut se vanter d'avoir accompli quelques prouesses : lien fort avec les mamans et les enfants du coin (certains minots sont partis en vacances &#224; Berlin pour une colo autog&#233;r&#233;e) ; jardin collectif et f&#234;tes populaires sur la butte Gibraltar (avec l'association &lt;a href=&#034;http://lartichaut.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Artichaut&lt;/a&gt;) ; h&#233;bergement sur le tas de familles roms expuls&#233;es (l&#224; o&#249; m&#234;me les squats h&#233;sitaient &#224; ouvrir leur porte) ; divers ateliers mis &#224; disposition des habitants&#8230; Le tout con&#231;u comme une critique en actes de la r&#233;novation urbaine en cours. Voil&#224; pourquoi, m&#234;me si la lassitude a fini par gagner les organismes, l'&#233;quipe ne baisse pas les bras : &lt;i&gt;&#171; Nous cherchons des collectifs et des personnes int&#233;ress&#233;es par la reprise du bail. Elles et ils pourront y mener de nouvelles aventures, autonomes et diff&#233;rentes, et, nous l'esp&#233;rons, en accord avec les d&#233;sirs et id&#233;es qui ont habit&#233;es ce lieu jusqu'ici. Nous proposons d'imaginer ensemble des conditions de reprise, que nous envisageons sous forme d'&#233;change. &#187;&lt;/i&gt; &#192; bon entendeur : reprise@lakuizin.org ou 04 91 05 97 03.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un dimanche au jardin</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Un-dimanche-au-jardin</link>
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		<dc:date>2011-02-24T07:37:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#192; Marseille, il n'y a pas que les bulldozers d'Eurom&#233;diterran&#233;e, les m&#233;tros qui s'arr&#234;tent juste avant les quartiers Nord et les bancs publics remplac&#233;s par des panneaux de pub. Il y a aussi le Jardin, une association potag&#232;re, artistique et conviviale. Autant l'avouer tout de suite : quand on est l&#224;-haut, on n'est pas loin de penser que c'est un bout de paradis. Parce que ce sont des copains et qu'on y tra&#238;ne souvent nos gu&#234;tres ? Sans doute. Mais surtout parce que c'est un lieu comme on (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Marseille, il n'y a pas que les bulldozers d'Eurom&#233;diterran&#233;e, les m&#233;tros qui s'arr&#234;tent juste avant les quartiers Nord et les bancs publics remplac&#233;s par des panneaux de pub. Il y a aussi le Jardin, une association potag&#232;re, artistique et conviviale. Autant l'avouer tout de suite : quand on est l&#224;-haut, on n'est pas loin de penser que c'est un bout de paradis. Parce que ce sont des copains et qu'on y tra&#238;ne souvent nos gu&#234;tres ? Sans doute. Mais surtout parce que c'est un lieu comme on n'en conna&#238;t pas beaucoup, un petit morceau d'utopie en construction permanente.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_94 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH378/Jardin_def-20157.jpg?1782638292' width='400' height='378' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans le quartier populaire de La Belle de Mai &#224; Marseille, une colline surplombe l'autoroute a&#233;rienne imbriqu&#233;e dans la ville. On y grimpe, au d&#233;tour d'un boulevard, par une rue aussi &#233;troite qu'abrupte. &#192; mi-c&#244;te, une porte en ferraille s'ouvre sur un chemin de terre : on entre dans le Jardin de Gibraltar. Le terrain, propri&#233;t&#233; de la ville, est lou&#233; par parcelles &#224; des particuliers et &#224; diverses associations pour y cultiver la terre. D'embl&#233;e, le territoire est s&#233;par&#233; entre une zone grillag&#233;e et un espace ouvert, vaste plateau de 850 m2 qui donne sur les pentes. Un rocher peint annonce : &#171; &lt;i&gt; Ce lieu est aux habitants d'ici et d'ailleurs, &#224; tous ceux qui veulent y planter leur graine. Prenez-en soin. &lt;/i&gt; &#187; C'est sur cet espace-l&#224; que l'Artichaut s'active. &lt;a href=&#034;http://www.lartichaut.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Artichaut&lt;/a&gt;, une association cr&#233;&#233;e en 2006 &#224; l'initiative de Steffi, la trentaine, Allemande nourrie de l'exp&#233;rience des jardins interculturels qui fleurissent outre-Rhin&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire Les Vieux Dossiers sur l'histoire des jardins, dans le m&#234;me num&#233;ro.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; : &#171; &lt;i&gt;En arrivant &#224; Marseille, j'ai cherch&#233; s'il y avait des lieux comme &#231;a. L'id&#233;e n'est pas de recr&#233;er plein de jardins dans la ville ou de pr&#244;ner le retour &#224; la terre, mais d'ouvrir un endroit o&#249; les gens peuvent se rassembler et r&#233;fl&#233;chir &#224; ce qu'on peut faire d'autre : la f&#234;te, une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre&#8230; Le jardinage est une activit&#233; parmi d'autres, un moyen.&lt;/i&gt; &#187; Et pourquoi l'Artichaut ? &#171; &lt;i&gt; D&#233;j&#224; parce que c'est une belle fleur, et que &#231;a prend deux ans &#224; le cultiver, il faut de la patience. Ensuite, parce qu'il y a le mot &#8220;art&#8221; dedans et que &#231;a correspond &#224; notre mani&#232;re de voir le jardinage.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'art ancr&#233; dans le social, de l'art avec et pour les habitants du quartier. Un des deux emplois aid&#233;s de l'association a permis d'embaucher Tristan, &lt;a href=&#034;http://www.tristanfavre.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;artiste plasticien&lt;/a&gt; qui travaille sur la critique de l'urbanisme lib&#233;ral et la r&#233;appropriation de l'espace public. C'est lui qui fait la visite du potager : &#171; &lt;i&gt;Au d&#233;part, le terrain &#233;tait en friche, on gardait l'acc&#232;s ouvert en permanence, dans l'id&#233;e du jardin communautaire. Mais des personnes ont demand&#233; &#224; avoir leur propre parcelle, alors on a d&#233;velopp&#233; les deux. Une quinzaine de personnes viennent r&#233;guli&#232;rement. Ici, c'est la parcelle d'un instituteur, l&#224; celle un vieil Alg&#233;rien du quartier, l&#224;, &lt;a href=&#034;http://www.gruik.asso.st&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Gruik&lt;/a&gt;, un collectif qui pr&#233;pare un court-m&#233;trage d'animation, l&#224; une famille, l&#224; l'association &lt;a href=&#034;http://www.instantsvideo.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Instants Vid&#233;o&lt;/a&gt;, l&#224; ce sont deux classes sp&#233;cialis&#233;es du coll&#232;ge du coin...&lt;/i&gt; &#187; La convention conclue avec le coll&#232;ge permet d'initier les minots au &lt;i&gt;land art&lt;/i&gt;. En 2008, via un &#233;change europ&#233;en, huit gamins d'ici sont partis dans un jardin interculturel tenu par des Bosniaques &#224; Berlin, et huit minots berlinois sont venus d&#233;couvrir La Belle de Mai. Au niveau local, l'Artichaut fait partie du r&#233;seau des &lt;a href=&#034;http://www.reseaujsm.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jardins solidaires m&#233;diterran&#233;ens&lt;/a&gt;, qui &#233;change pratiques et actions de sensibilisation. On s'approvisionne en semences bio aupr&#232;s de producteurs artisanaux engag&#233;s dans la d&#233;fense de la biodiversit&#233;, comme &lt;a href=&#034;http://www.germinance.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Germinance&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&#034;http://www.kokopelli.asso.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Kokopelli&lt;/a&gt;, et on prend des conseils sur les cultures aupr&#232;s de la coop&#233;rative agricole de Longoma&#239;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dimanche d'octobre, l'Artichaut, en lien avec l'association &#224; qui le terrain est lou&#233;, la Fraternit&#233; de La Belle de mai, attribue de nouvelles parcelles : l'appel est lanc&#233; publiquement, vient qui veut. Et sont venus, ce jour-l&#224;, une association de Comoriens, d'anciens stagiaires de la radio associative militante du coin, &lt;a href=&#034;http://www.radiogalere.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Radio Gal&#232;re&lt;/a&gt;, des jeunes arriv&#233;s l&#224;, au d&#233;part, via une structure de r&#233;insertion et qui d&#233;cident de cr&#233;er leur propre rapport au lieu en travaillant un bout de terrain avec leurs compagnes, et diverses personnes. Steffi explique le fonctionnement : &#171; &lt;i&gt;Ce sont des jardins familiaux qu'on ouvre aujourd'hui, mais la famille au sens large : les amis, les colocs&#8230; Les conditions pour avoir une parcelle, c'est de cotiser entre cinq et dix euros &#224; l'ann&#233;e, de venir r&#233;guli&#232;rement et de s'occuper aussi des parcelles des autres : s'il y a des escargots, on cherche ensemble comment faire, si une parcelle est abandonn&#233;e, on s'en occupe un peu. La formation se fait avec les connaissances de tout le monde, et, au final, &#231;a fait une bonne &#233;quipe d'autodidactes. On a d&#233;j&#224; des outils dans le cabanon, ils sont collectifs.&lt;/i&gt; &#187; Il y a 60 m2 &#224; se partager, et chacun commence &#224; b&#234;cher. Des gamins roms qui habitaient dans le coin auparavant passent faire un tour de balan&#231;oire, et se mettent bient&#244;t &#224; retourner la terre avec les autres. Leur grande s&#339;ur arrive, et salue tout le monde : quelques mots en italien par-ci, quelques phrases en allemand par-l&#224;, un peu de fran&#231;ais, un peu de romani.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la r&#233;colte, au fait, s'enqui&#232;rent les nouveaux jardiniers, &#224; qui elle va ? &#171; &lt;i&gt;Elle sera pour celui qui a la parcelle, c'est sympa s'il peut offrir quelques tomates aux autres ensuite. Chaque mois, on propose un mercredi et un dimanche ensemble, on partage un repas.&lt;/i&gt; &#187; Des repas qui commencent en d&#233;but d'apr&#232;s-midi et qui se poursuivent tard le soir, par des concerts de musique kurde, afghane ou exp&#233;rimentale, et par des projections en plein air organis&#233;es par le collectif &lt;a href=&#034;http://cinedahdah.over-blog.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cin&#233; Dahdah&lt;/a&gt; ou par les associations qui cultivent un lopin au Jardin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s'aventure hors du territoire de l'Artichaut, dans le labyrinthe des parcelles cl&#244;tur&#233;es, pour aller demander leur avis aux autres locataires du terrain. Au fin fond des ruelles improvis&#233;es, quelques particuliers font la moue : &#171; &lt;i&gt; S'ils ne cl&#244;turent pas, les jeunes viendront casser, il y aura des vols, des bagarres ! Ici, on en a, c'est bien pour &#231;a qu'on se prot&#232;ge.&lt;/i&gt; &#187; Steffi temp&#232;re : &#171; &lt;i&gt; Au d&#233;but, comme on a pris le parti d'une d&#233;marche tr&#232;s ouverte, on a eu des soucis de vols de r&#233;coltes, de mat&#233;riel cass&#233;, mais il ne faut rien exag&#233;rer. Et puis, depuis un an, &#231;a va : depuis qu'on a appris &#224; construire des cabanes plus solides, que des familles du quartier ont des parcelles et qu'on travaille avec le coll&#232;ge.&lt;/i&gt; &#187; Et puis de toutes fa&#231;ons : &#171; &lt;i&gt;On va commencer, si &#231;a ne marche pas on verra bien.&lt;/i&gt; &#187; Et ce dimanche-l&#224;, &#231;a marchait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/La-terre-rend-libre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les Vieux Dossiers sur l'histoire des jardins&lt;/a&gt;, dans le m&#234;me num&#233;ro.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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