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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Des livres et des luttes</title>
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		<dc:creator>Ferdinand Cazalis</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Introduction du dossier &#034;Des livres et des luttes&#034; : douze pages de reportages, d'analyses, de cartographie et de rencontres autour du livre, de ses travailleurs et de ses combats. A retrouver dans le num&#233;ro 146 (septembre 2016) de CQFD. &#171; J'ai appris &#224; &#233;crire, et bougrement bien. Des oiseaux et des trucs dans ce go&#251;t-l&#224; ; pas seulement de l'&#233;criture de mots. Mon p&#232;re serait pas content s'il me voyait sortir un oiseau comme &#231;a d'un seul coup de crayon. (...) Les fantaisies de ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bougrement" rel="tag"&gt;bougrement&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Introduction du dossier &#034;Des livres et des luttes&#034; : douze pages de reportages, d'analyses, de cartographie et de rencontres autour du livre, de ses travailleurs et de ses combats. A retrouver dans le num&#233;ro 146 (septembre 2016) de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&#171; &lt;i&gt;J'ai appris &#224; &#233;crire, et bougrement bien. Des oiseaux et des trucs dans ce go&#251;t-l&#224; ; pas seulement de l'&#233;criture de mots. Mon p&#232;re serait pas content s'il me voyait sortir un oiseau comme &#231;a d'un seul coup de crayon. (...) Les fantaisies de ce genre-l&#224;, &#231;a lui pla&#238;t pas. D&#233;j&#224; l'&#233;criture, il aime pas &#231;a. J'ai id&#233;e qu'&#231;a lui fait un peu peur. &#192; chaque fois que Pa a vu de l'&#233;criture, y a toujours eu quelqu'un qui lui a pris quelque chose.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;John Steinbeck, &lt;i&gt;Les Raisins de la col&#232;re&lt;/i&gt;, 1939.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Lire et &#233;crire sonne encore comme l'un des premiers marqueurs sociaux, &#233;l&#233;mentaire &#233;cr&#233;mage pour s&#233;parer les aptes des inaptes, les sachants des ignares, voire les barbares des civilis&#233;s. Plus encore que le nom des rues ou les documents administratifs, l'&#233;paisseur des livres, et les jargons dont ils s'arment, exclut et divise. Selon l'Insee, en 2014, 70% des ouvriers et des agriculteurs, et 40% des employ&#233;s contre 20% des cadres n'avaient ouvert aucun livre. La &#171; d&#233;mocratisation &#187; de la culture tant d&#233;sir&#233;e par la gauche post-68 a augment&#233; les dividendes des Fnac et des Leclerc, pendant que les gens oubliaient de lire. Entre 1973 et 2008, le nombre des 15-39 ans lisant une vingtaine d'ouvrages par an a chut&#233; de 38,5 &#224; 14% pour les hommes et de 55,5 &#224; 16,5% pour les femmes. Plus que jamais, passer la porte d'une librairie ou d'une biblioth&#232;que de quartier, s'avancer nu dans ce silence sans corps, n'est pas donn&#233; &#224; tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question n'est pourtant pas le livre en tant que tel, mais les pratiques sociales qui l'entourent. L'&#233;ducation populaire a su pour un temps casser l'&#233;litisme du papier, et la lecture garde encore aujourd'hui sa promesse d'&#233;vasion. C'est avec des livres que les gens se sont organis&#233;s en communistes contre le capitalisme, en anarchistes contre l'&#201;tat, en r&#234;veurs contre les tristesses du r&#233;el. Ce n'est donc pas du livre qui domine dont ce dossier parle, mais de celui qui rassemble, et de celui qui lutte.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1734 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-53.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH1085/-53-dfb75.jpg?1768660142' width='400' height='1085' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Brecht Evens.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pris dans les logiques de la modernit&#233;, le monde de l'&#233;dition ressemble fort &#224; l'accaparement des terres du roman de Steinbeck, avec le sinistre &#233;puisement des sols que nous vivons aujourd'hui. Depuis l'apr&#232;s-guerre, la concentration du march&#233; n'a cess&#233; de s'affirmer, laissant de grandes entreprises (Voir la cartographie p. VI-VII du dossier dans le journal papier) avaler les maisons d'&#233;dition qui brillaient plus par leur originalit&#233; ou leur libert&#233; &#233;ditoriales que par leur prouesses comptables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, le secteur de la logistique, activit&#233; &#224; faible valeur symbolique ajout&#233;e, a fini par s'imposer comme arbitre du march&#233;. Que ce soient avec Amazon ou les g&#233;ants de l'&#233;dition qui s'&#233;quipent d'un puissant outil de distribution, les lois de l'entrep&#244;t ont triomph&#233;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En 2009, les dix plus gros diffuseurs-distributeurs de livres repr&#233;sentaient (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Le marketing gouverne la production de livres, avec ses &lt;i&gt;cost-killers&lt;/i&gt;, super-managers, directeurs financiers... Et comme en agriculture, on n'h&#233;site pas &#224; surproduire pour saturer le march&#233; et mieux vendre, quitte &#224; anticiper la destruction des produits surnum&#233;raires&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Le pilon ne constitue pas seulement la sanction d'une m&#233;vente. L'&#233;clatante (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Bref, dire que la mainmise des gestionnaires sur le monde de l'&#233;dition menace l'imagination et la critique contenue dans les livres rel&#232;ve du doux euph&#233;misme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ces chantres du lib&#233;ralisme charrient leur chagrin : les logiques du travail &#224; la t&#226;che et &#224; la journ&#233;e rappellent les mis&#233;rables heures de la paysannerie d'antan. Les m&#233;tiers du livre s'organisent aujourd'hui comme un grand laboratoire de l'exploitation moderne : le statut d'autoentrepreneur permet un salariat d&#233;guis&#233; &#8211; bon march&#233; et docile&#8211;, les contrats d'embauche et les CDI se font de plus en plus rares, le travail &#224; domicile via Internet emp&#234;che toute solidarit&#233; entre travailleurs et toute lutte collective en cas de conflit... La r&#233;mun&#233;ration symbolique sert alors &#224; justifier les salaires au lance-pierres, et l'usage banalis&#233; du paiement en droits d'auteur (moins on&#233;reux en charges patronales et n'ouvrant &#224; quasi aucun droit social) pour &#224; peu pr&#232;s tous les m&#233;tiers (correcteurs, graphistes, maquettistes, etc.) permet de combler les br&#232;ches. En somme, l'&#233;conomie des belles lettres carbure &#224; la crasse pr&#233;carit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi le monde du livre pourrait-il &#234;tre un autre laboratoire, celui des luttes sociales &#224; venir, des organisations loin des syndicats &#224; papa qui ne parviennent pas &#224; penser l'en dehors du salariat et de l'usine. &#192; travers des t&#233;moignages de libraires, d'&#233;diteurs ou de distributeurs engag&#233;s, des rencontres avec des collectifs de pr&#233;caires et des reportages dans des lieux menac&#233;s, ce dossier explore cette piste : penser l'&#233;crit comme une lib&#233;ration de la parole r&#233;volt&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En 2009, les dix plus gros diffuseurs-distributeurs de livres repr&#233;sentaient 95 % du march&#233;. Et ils r&#233;alisaient plus de quatre milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit pr&#232;s du double de celui des 10 000 &#233;diteurs fran&#231;ais, et &#224; peu pr&#232;s autant que celui des 15 000 librairies du pays.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;i&gt;Le pilon ne constitue pas seulement la sanction d'une m&#233;vente. L'&#233;clatante r&#233;ussite d'un auteur produit autant de pilonnage que l'&#233;chec. Cela fait partie d'une strat&#233;gie d&#233;lib&#233;r&#233;e de surproduction. Il n'est pas rare qu'un &#233;diteur prenne d&#232;s le d&#233;part le parti de faire imprimer des milliers de livres pour les pilonner. Car leur r&#244;le consistera &#224; impressionner, &#224; donner le sentiment de l'importance de l'&#339;uvre. Il faut se montrer, faire masse dans les Fnac, &#233;craser la concurrence par le poids. L'entassement de 100 000 livres sert &#224; en faire acheter 50 000. Les 50 000 autres seront broy&#233;s. Car le pilon co&#251;te moins cher que le stockage. Il rapporte, m&#234;me : 100 euros la tonne de papier.&lt;/i&gt; &#187;, &#171; Le cauchemar du pilon &#187;, Pierre Jourde, &lt;i&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/i&gt;, 30 oct. 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Hafed s'est fait la belle</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Il fut voleur, braqueur, &#233;crivain de polars, auteur de sc&#233;narios de films, homme de th&#233;&#226;tre, po&#232;te et acteur. La machine cardiaque d'Abdel-Hafed Benotman l'a l&#226;ch&#233; le 20 f&#233;vrier (2015) au soir, nous laissant dans une infinie tristesse. Mais son vrai c&#339;ur ne nous l&#226;chera jamais. On le croyait increvable, ce formidable compagnon ! M&#234;me apr&#232;s trois infarctus, il s'&#233;tait fait un point d'honneur de ne pas abandonner son hygi&#232;ne de vie &#224; base de bi&#232;res d'Abbaye et de cigarettes blondes. &#192; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-administration-penitentiaire" rel="tag"&gt;l'administration p&#233;nitentiaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mort" rel="tag"&gt;mort&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-ecriture" rel="tag"&gt;l'&#233;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Hafed" rel="tag"&gt;Hafed&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/croyait-increvable" rel="tag"&gt;croyait increvable&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/formidable-compagnon" rel="tag"&gt;formidable compagnon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-islamisation" rel="tag"&gt;l'islamisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il fut voleur, braqueur, &#233;crivain de polars, auteur de sc&#233;narios de films, homme de th&#233;&#226;tre, po&#232;te et acteur. La machine cardiaque d'Abdel-Hafed Benotman l'a l&#226;ch&#233; le 20 f&#233;vrier (2015) au soir, nous laissant dans une infinie tristesse. Mais son vrai c&#339;ur ne nous l&#226;chera jamais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On le croyait increvable, ce formidable compagnon ! M&#234;me apr&#232;s trois infarctus, il s'&#233;tait fait un point d'honneur de ne pas abandonner son hygi&#232;ne de vie &#224; base de bi&#232;res d'Abbaye et de cigarettes blondes. &#192; la suite d'une op&#233;ration &#224; c&#339;ur ouvert, un grand cardiologue &#224; la crini&#232;re argent&#233;e l'avait gourmand&#233; au pied de son lit d'h&#244;pital devant un parterre d'internes : &lt;i&gt;&#171; Quoi, Vous avez fait trois infarctus et vous fumez encore ! Mais, monsieur Benotman, vous &#234;tes le roi des cons ! &#187; &lt;/i&gt; Hafed avait tout de suite d&#233;gain&#233; une r&#233;partie dr&#244;le et cinglante, dont il avait le talent : &lt;i&gt;&#171; Un sujet ne doit pas parler ainsi &#224; son roi ! &#187;&lt;/i&gt;, rabaissant la superbe du mandarin et provoquant l'hilarit&#233; des &#233;tudiants en blouse blanche. Un credo : toujours faire la nique &#224; la mort et &#224; l'autorit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1366 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L425xH531/hafed2web-2-4ff90.jpg?1768675979' width='425' height='531' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Hafed avait commenc&#233; sa vie de r&#233;volt&#233; le 3 septembre 1960. N&#233; &#224; M&#233;nilmontant dans une famille ouvri&#232;re alg&#233;rienne, il grandit en plein 6e arrondissement de Paris. Il est imm&#233;diatement sensibilis&#233; au jeu social in&#233;gal, du fait de sa singularit&#233; de jeune prol&#233;taire maghr&#233;bin dans un environnement &#233;conomiquement et culturellement riche et blanc &#8211; m&#234;me si le quartier Saint-Germain-des-Pr&#233;s dans les ann&#233;es 1960-70 &#233;tait loin d'&#234;tre aussi homog&#232;ne socialement qu'aujourd'hui. En 1962, ses parents optent pour la nationalit&#233; alg&#233;rienne pour l'ensemble de la famille. &#192; la suite des p&#233;rip&#233;ties judiciaires qui vont jalonner sa vie, Hafed ne pourra jamais obtenir les papiers fran&#231;ais et sera, au moment des lois Pasqua sur la double peine, menac&#233; d'expulsion vers un pays dont il ignorait tout. Il est finalement mort en apatride&#8230; et fier de l'&#234;tre. Car Hafed a toujours refus&#233; de se consid&#233;rer comme &lt;i&gt;&#171; une victime sociale &#187;.&lt;/i&gt; &#192; 15 ans, il revendait &#224; ses camarades de classe plus fortun&#233;s tout ce qu'il avait chourav&#233; dans les magasins, absorbant ainsi leur argent de poche : &lt;i&gt;&#171; Le mot &#8220;d&#233;linquant&#8221; porte en lui l'id&#233;e d'une victimisation, celui de voleur un peu plus de r&#233;volte et de choix.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Prison et &#233;criture : haute surveillance, entretien avec Abdel Hafed (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enferm&#233; une premi&#232;re fois &#224; 16 ans au Centre des jeunes d&#233;tenus de Fleury-M&#233;rogis, puis condamn&#233; &#224; deux fois sept ans de ferme en assises pour braquage de banque en 1979 et enchrist&#233; &#224; la centrale de Clairvaux, il passera en tout 17 ans derri&#232;re les barreaux&#8230; un tiers de sa vie. Il y met &#224; profit son app&#233;tence pour l'&#233;criture et la lecture qu'il a acquise aupr&#232;s de professeurs de fran&#231;ais passionn&#233;s. L'&#233;criture, &#224; une &#233;poque o&#249; les &#233;crans (et les portables) sont absents des taules, est aussi un moyen d'&#233;chapper au travail obligatoire et de se rendre utile aupr&#232;s d'autres d&#233;tenus illettr&#233;s. Il explique que son attachement &#224; l'&#233;criture est n&#233; dans &lt;i&gt;&#171; un rapport de s&#233;duction &#187;&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;&#171; Je suis un droit commun, donc j'ai d&#233;marr&#233; ma carri&#232;re de menteur &#8211; menteur c'est raconter des histoires &#8211; et apr&#232;s je suis devenu voleur. &lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Mon &#233;cole, &#231;a a &#233;t&#233; celle-l&#224;. Et l'&#233;criture &#8211; je parle plus d'&#233;criture que de litt&#233;rature &#8211; a vraiment &#233;t&#233; un truc pour me confronter au r&#233;el. C'est pour &#231;a que je suis devenu proc&#233;durier, j'ai fait un peu chier l'administration&#8230; je suis toujours sorti en fin de peine par exemple &#224; cause &#231;a&lt;/i&gt; (rires).&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Causerie avec Abdel Hafed Benotman &amp; Jann-Marc Rouillan &#187;, Cheribibi, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;i&gt; &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marqu&#233; au corps par ses incarc&#233;rations successives, l'&#339;uvre et la vie d'Hafed t&#233;moignent &#224; travers tous ses pores d'une lutte acharn&#233;e contre tous les enfermements : &lt;i&gt;&#171; La prison commence l&#224; o&#249; l'enfance s'ach&#232;ve. La v&#233;ritable enfance, celle qui fait que le monde social desdits adultes croit vivre alors qu'il n'est que le contenant d'un contenu, &#224; savoir le cercueil qu'est l'adulte portant le cadavre de l'enfant. Quel enfant a dit : &#8220;Plus tard, je veux &#234;tre gardien de prison&#8221; ?&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;La prison commence aussi l&#224; o&#249; na&#238;t le crime, celui contre la vie car il est inhumain, d'enfermer, m&#234;me une monstre persuad&#233; d'&#234;tre encore un homme et &#224; qui la soci&#233;t&#233;, la morale des puissants impunis, tente tout pour lui faire croire que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211;	C'est pour ton bien, dit la morale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211;	Qu'on enferme mon mal ? demande le monstre. &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;4e de couverture de l'ouvrage collectif Au pied mur, 765 raisons d'en finir (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 2000, Hafed participe &#224; la cr&#233;ation du journal et du collectif &lt;i&gt;L'Envol&#233;e&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;http://lenvolee.net&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;, qui donne la parole aux prisonniers et publie des textes contre la prison. De par ses nombreux s&#233;jours &#171; dedans &#187;, Hafed sera un t&#233;moin &#171; privil&#233;gi&#233; &#187; des changements au sein du milieu carc&#233;ral, ce miroir grossissant des turpitudes de la soci&#233;t&#233; : &lt;i&gt;&#171; &#8230;l'islamisation du milieu carc&#233;ral, je l'ai vue na&#238;tre. Je suis ath&#233;e mais comme je suis maghr&#233;bin, j'ai eu de gros conflits. Sur l'un des rendus de jugement du tribunal administratif, il est &#233;crit que j'ai re&#231;u, intra-muros, des menaces de mort relatives &#224; l'islamisation. Dans les ann&#233;es 1990, au moment de la guerre du Golfe, il y a eu un genre de fiert&#233; arabo-maghr&#233;bine et musulmane touchant les personnes qui avaient v&#233;cu le plus grand nombre d'&#233;checs, dont la prison &#233;tait le dernier. [&#8230;] L'administration p&#233;nitentiaire a favoris&#233; l'islamisation parce qu'elle pacifiait la prison. Des imams autoproclam&#233;s qui &#233;taient quand m&#234;me de petits ca&#239;ds ont commenc&#233; &#224; expliquer aux plus jeunes que s'ils &#233;taient en prison, c'est que Dieu l'avait voulu. On n'&#233;tait plus sur le terrain social. Ce n'&#233;tait pas parce que vous &#233;tiez au ch&#244;mage ou que vous preniez de la drogue ! C'&#233;tait Dieu. Une fois que les jeunes l'avaient int&#233;gr&#233;, ni le juge, ni le surveillant, ni le ministre de la justice, ni l'&#201;tat n'&#233;taient plus des ennemis. En fait, l'administration p&#233;nitentiaire a fait jouer l'islamisation contre l'extr&#234;me gauche carc&#233;rale. J'ai &#233;t&#233; stigmatis&#233;, ainsi que d'autres mecs, qui consid&#233;raient &#233;galement la &#8220;case prison&#8221; comme une pure gestion de la mis&#232;re sociale. &#199;a a &#233;t&#233; la r&#233;volte des gueux. Nous demandions des douches et des parloirs suppl&#233;mentaires. Nous demandions de meilleures conditions de d&#233;tentions. Nous &#233;tions minoritaires et de transferts en renvois en quartiers d'isolement, l'administration p&#233;nitentiaire nous a cass&#233;s. Elle a tr&#232;s largement favoris&#233; l'islamisation. Elle s'est quand m&#234;me fait avoir sur la dur&#233;e. De jeunes prisonniers musulmans qui, derri&#232;re l'injonction &#224; respecter les pr&#233;ceptes de Mahomet, avaient recouvr&#233; une certaine sant&#233; physique et mentale, ont commenc&#233; &#224; ouvrir les yeux. &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;mouvements, op. cit. Voir aussi ce qu'il &#233;crivait sur un blog des fantasmes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dehors depuis 2007, Hafed se consacrait &#224; l'&#233;criture &#8211; il aimait &#224; dire que sa reconversion d'&#233;crivain avait s&#233;rieusement compromis sa carri&#232;re criminelle &#8211;, aux ateliers th&#233;&#226;tre, aux sc&#233;narios de films, mais aussi au restaurant de sa compagne Francine et &#224; ses amis. La fid&#233;lit&#233;, en amiti&#233; et dans la lutte, le caract&#233;risait, comme elle caract&#233;risait sa grande pote Catherine Charles, la m&#232;re de Christophe et Cyril Khider, emport&#233;e par le crabe en mars 2011. Hafed, lui, se savait aussi en sursis depuis son premier double infarctus en prison en 1996, dans des conditions sanitaires lamentables, et que la quatri&#232;me attaque cardiaque risquait d'&#234;tre la derni&#232;re, mais il s'&#233;vertuait &#224; domestiquer &#8211; avec humour et &#233;l&#233;gance comme toujours &#8211; cette Camarde qui lui faisait du gringue&#8230; Ainsi ce po&#232;me de 2012 &#171; Chagrin de femmes-Peine d'homme &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; &#201;coute ce que tu danses &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La mort est venue&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est la f&#234;te &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#192; boire ! &#192; boire ! Et &#224; danser ! &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Tes paumes et tes talons !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cogne &#224; l'Andalouse &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Rend gorge au Ra&#239; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Bouge au Yiddishs &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Va chercher l'Irlande&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;et fais sonner les cordes des tripes &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Au tam-tam des Afriques &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;De Pigalle &#224; Libreville &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Danse !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#201;coute ce que tu tais et danse ! &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Claque tes doigts &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Et regarde &#224; tes pieds&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Se coucher la chienne de mort &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Danse ! Danse ! &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pour faire revivre nos morts d'amour &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans la musique des castagnettes de nos squelettes ! &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Et Viva la Muerte ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tranquille le chat, on dansera et on boira pour toi, Hafed&#8230; Salut beau mec !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1367 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L230xH359/eboueur_benotman-a2ae5.jpg?1768668618' width='230' height='359' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Nouvelles et romans :&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;&#8211; &lt;i&gt;Les Forcen&#233;s, &lt;/i&gt; nouvelles, Rivages/Noir.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;&#8211; &lt;i&gt;&#201;boueur sur &#233;chafaud, &lt;/i&gt; roman autobiographique, Rivages/Noir.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;&#8211; &lt;i&gt;Le Philotoon's : Correspondance entre l'auteur en prison et des amis de l'int&#233;rieur et de l'ext&#233;rieur,&lt;/i&gt; &#201;d. L'insomniaque.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;&#8211; &lt;i&gt;Les Poteaux de torture,&lt;/i&gt; Second recueil de nouvelles, &#201;d. Rivages.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;&#8211; &lt;i&gt;Marche de nuit sans lune, &lt;/i&gt; &#201;d. Rivages (En cours d'adaptation par Abdellatif K&#233;chiche)&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#8211; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://ecorce-edit.com/Page-coco.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Coco&lt;/a&gt;,&lt;/i&gt; Illustr&#233; par Laurence Biberfeld, &#201;d. &#233;corce. &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#8211; &lt;i&gt;Garde a vie, &lt;/i&gt; roman jeunesse, &#201;d. Syros, Coll. Rat noir.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;&#199;a ne valait pas la peine, mais &#231;a valait le coup ; &#233;crits de prison,&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;http://leseditionsduboutdelaville.com/index.php?id_product=4&amp;controller=product&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les &#233;ditions du bout de la ville&lt;/a&gt;, 2017.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Th&#233;&#226;tre : &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#8211; La Joue du roi,&lt;/i&gt; suivi de Vomitif, pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre, &#201;d. L'Insomniaque. &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#8211; Les aimants, &lt;/i&gt; 2014. &lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Cin&#233;ma (acteur) : &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#8211; &lt;a href=&#034;http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Le-joyau-brut-de-Diamant-Noir&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Diamant noir&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; d'Arthur Harari, 2015. &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;PHOTO &#169; LO&#207;C LE GOFF &#8211; &lt;a href=&#034;https://www.artphotollg.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.artphotollg.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Prison et &#233;criture : haute surveillance, entretien avec Abdel Hafed Benotman &#187;, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://mouvements.info/prison-et-ecriture-haute-surveillance-entretien-avec-abdel-hafed-benotman/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;mouvements&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, 29 juillet 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Causerie avec Abdel Hafed Benotman &amp; Jann-Marc Rouillan &#187;, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cheribibi.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cheribibi&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, n&#176;9, f&#233;vrier 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;4e de couverture de l'ouvrage collectif &lt;i&gt;Au pied mur, 765 raisons d'en finir avec toutes les prisons,&lt;/i&gt; L'Insomniaque, 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://lenvolee.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://lenvolee.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://mouvements.info/prison-et-ecriture-haute-surveillance-entretien-avec-abdel-hafed-benotman/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;mouvements&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, op. cit. Voir aussi ce qu'il &#233;crivait sur un &lt;a href=&#034;http://abdel-hafed-benotman.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/09/30/islamisation-oh-la-barbe.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;blog&lt;/a&gt; des fantasmes li&#233;s &#224; cette &#171; islamisation &#187; : &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas la pens&#233;e religieuse qui islamise la population carc&#233;rale mais l'indigence sociale &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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