<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=8829&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1782637830</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Marseille : Occupy la psychiatrie</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Marseille-Occupy-la-psychiatrie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Marseille-Occupy-la-psychiatrie</guid>
		<dc:date>2016-11-28T03:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;milien Bernard</dc:creator>


		<dc:subject>Actualit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>qu'il</dc:subject>
		<dc:subject>rue</dc:subject>
		<dc:subject>chambre</dc:subject>
		<dc:subject>Marcel</dc:subject>
		<dc:subject>habitants</dc:subject>
		<dc:subject>b&#226;timent</dc:subject>
		<dc:subject>rue Socrate</dc:subject>
		<dc:subject>beau relativement</dc:subject>
		<dc:subject>Socrate</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;cemment encore, ils &#233;taient condamn&#233;s &#224; la rue ou aux foyers d'accueil, exclus par une soci&#233;t&#233; rechignant &#224; prendre en charge leurs troubles psychiatriques. Depuis ao&#251;t 2015, la trentaine d'habitants du 3 rue Socrate cohabite dans un b&#226;timent r&#233;quisitionn&#233; par l'association Marabout, en plein centre-ville de Marseille. &#171; Ce qui est utile est beau relativement &#224; l'usage auquel il est utile. &#187; Socrate Honneur aux artistes, commen&#231;ons par Marcel. Ce jour-l&#224;, l'homme aux ceintures &#224; t&#234;te (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no148-novembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;148 (novembre 2016)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Actualites" rel="tag"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-il" rel="tag"&gt;qu'il&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rue" rel="tag"&gt;rue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/chambre" rel="tag"&gt;chambre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marcel" rel="tag"&gt;Marcel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/habitants" rel="tag"&gt;habitants&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/batiment" rel="tag"&gt;b&#226;timent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rue-Socrate" rel="tag"&gt;rue Socrate&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/beau-relativement" rel="tag"&gt;beau relativement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Socrate" rel="tag"&gt;Socrate&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;cemment encore, ils &#233;taient condamn&#233;s &#224; la rue ou aux foyers d'accueil, exclus
par une soci&#233;t&#233; rechignant &#224; prendre en charge leurs troubles psychiatriques. Depuis ao&#251;t 2015, la trentaine d'habitants du 3 rue Socrate cohabite dans un b&#226;timent r&#233;quisitionn&#233; par l'association Marabout, en plein centre-ville de Marseille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ce qui est utile est beau relativement &#224; l'usage auquel il est utile&lt;/i&gt;. &#187; Socrate&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1769 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;33&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH288/-83-fce14.jpg?1782644466' width='400' height='288' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Dessin r&#233;alis&#233; au 3 rue Socrate
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Honneur aux artistes, commen&#231;ons par Marcel. Ce jour-l&#224;, l'homme aux ceintures &#224; t&#234;te de mort et aux bottes en croco vert pomme, 42 printemps, re&#231;oit dans sa petite chambre du 3 rue Socrate, rang&#233;e nickel-chrome. En quelques mois de pr&#233;sence, il a eu le temps de soigneusement l'am&#233;nager, la d&#233;corant d'&#233;l&#233;ments disparates : un buste de cerf en plastique, une gravure sur bois en relief repr&#233;sentant des paysans, une commode en carton faite main. &lt;i&gt;Home sweet home&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La porte franchie, Marcel installe d'autorit&#233; le visiteur sur son futon, puis se lance dans la pr&#233;sentation d&#233;taill&#233;e de ses cr&#233;ations : des dessins enfantins alternant c&#339;urs et cervid&#233;s, des gravures sur cuir, des petites sculptures en bois. &#338;uvres touchantes, m&#233;ticuleusement compos&#233;es. S'il a du talent &#224; revendre, pas question pour lui de le monnayer : ce serait enfreindre la loi du c&#339;ur, celle qui le guide, explique-t-il en se cognant vigoureusement l'organe en question. Ses cr&#233;ations, il les offre &#224; ceux et celles qu'il aime, voil&#224; tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'origine roumaine, arriv&#233; en France en 2011, Marcel ne parle pas tr&#232;s bien fran&#231;ais, d&#233;livre un sabir d'autant plus herm&#233;tique qu'il a des difficult&#233;s d'&#233;locution. Il n'emp&#234;che : on peut ais&#233;ment le comprendre, tant il met d'enthousiasme &#224; communiquer. Souvent d&#233;s&#339;uvr&#233;, il cherche du travail, aimerait reprendre ce boulot de ma&#231;on qui &#233;tait le sien en Roumanie. Pas facile. Malgr&#233; tout, il est presque heureux, dit-il, m&#234;me si parfois le &#171; &lt;i&gt;couci-cou&#231;a&lt;/i&gt; &#187; domine. Cela fait quelques mois qu'il s'est install&#233; dans le b&#226;timent du 3 rue Socrate, au c&#339;ur de Marseille, et il s'y trouve bien. Sa chambre, c'est son havre de paix. Il y m&#232;ne une existence g&#233;n&#233;ralement r&#233;gl&#233;e comme du papier &#224; musique, studieuse et routini&#232;re. &#171; &lt;i&gt;Tranquilla tranquilla&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sume-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Babel en la Cit&#233; &lt;/strong&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;S'il est log&#233; ici, Marcel, c'est qu'il en a bav&#233;, abonn&#233; aux gal&#232;res. Surtout, il souffre de troubles psychiatriques lourds, &#171; d&#233;bloquerait &#187; probablement sans ses m&#233;docs. Il n'est pas le seul. Au 3 rue Socrate, beaucoup sont dans le m&#234;me cas, chacun charg&#233; de son histoire. Il y a des solitaires comme Marcel, ou bien Fran&#231;ois, musicien affable tout juste sorti de la rue et qu'accompagne invariablement une vieille chienne au regard triste. Il y a ces deux jeunes touchants que les autres surnomment &#171; Tartine &#187; et &#171; Beurre &#187;, pour des raisons myst&#233;rieuses. Il y a le tr&#232;s costaud &#201;ric aux bras coutur&#233;s de cicatrices et sa jeune femme, enceinte de quelques mois. Et puis il y a les familles qui malgr&#233; la pr&#233;carit&#233; &#233;l&#232;vent leurs enfants du mieux qu'elle peuvent &#8211; tous sont scolaris&#233;s. Au fil des &#233;tages, il y a des Albanais, des Serbes, des Alg&#233;riens. Babel &lt;i&gt;and co&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ont encaiss&#233; des tuiles &#224; r&#233;p&#233;tition. Parfois la rue, d'autres fois des h&#233;bergements d'urgence mal adapt&#233;s, ou bien l'h&#244;pital psychiatrique pour des p&#233;riodes plus ou moins longues. Dans ce squat supervis&#233; par des travailleurs sociaux&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;S'y croisent notamment les membres de la coordination Marss (Mouvement et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, ils ont trouv&#233; un refuge, un endroit o&#249; souffler. Si tout n'est pas parfait, si parfois la cohabitation d&#233;raille, si en ce mois d'octobre l'eau chaude fait temporairement d&#233;faut, ils y sont attach&#233;s. Bien s&#251;r, il arrive que l'ambiance soit tendue, certains habitants se r&#233;v&#233;lant plus ou moins impliqu&#233;s dans la vie commune, d'autres &#171; p&#233;tant les plombs &#187; &#224; l'occasion, mais cela finit g&#233;n&#233;ralement par s'arranger, &#224; l'huile de coude et au postillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Th&#233;rapie par l'autonomie&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;C'est en ao&#251;t 2015 que le lieu a &#233;t&#233; ouvert par quelques bonnes volont&#233;s, notamment rassembl&#233;es dans l'association le Marabout du 46. Des gens estimant qu'il est scandaleux de ne pas profiter des b&#226;timents abandonn&#233;s pour y loger les condamn&#233;s &#224; la rue, quitte &#224; les installer ill&#233;galement. Ici, &#224; deux pas des R&#233;form&#233;s et de la Canebi&#232;re, c'&#233;tait auparavant un h&#244;tel d&#233;di&#233; &#224; la prostitution &#8211; l'ancienne g&#233;rante est en taule pour prox&#233;n&#233;tisme. Dot&#233; de trois &#233;tages et 17 chambres, alors ouvert &#224; tous les vents, le b&#226;timent a &#233;t&#233; minutieusement choisi par les chasseurs de squat aux commandes. Ces derniers se sont ensuite en partie effac&#233;s, laissant aux habitants le soin de g&#233;rer les lieux, en autogestion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que des vocations ont &#233;merg&#233;. &#192; l'image de Momo : celui qui fut chanteur de ra&#239; en Alg&#233;rie veille &#224; la tranquillit&#233; du b&#226;timent pendant la nuit et a pris une place primordiale dans le collectif. Il n'est pas le seul. &#201;ric veille lui aussi au grain nocturne, Fatiah multiplie les couscous collectifs, Fran&#231;ois se propose de tenir &#224; jour la tr&#233;sorerie &lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chaque habitant est cens&#233; verser une somme mensuelle d'environ 50 euros par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, etc. Chacun sa mani&#232;re de s'impliquer, selon ses envies et capacit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est bien de cela dont il &#233;tait question d&#232;s l'ouverture du 3 rue Socrate : offrir une certaine autonomie aux habitants, les laisser se d&#233;brouiller pour les affaires de la vie courante, ne s'immiscer qu'&#224; l'occasion, quand il y a des probl&#232;mes &#224; r&#233;gler, des situations qui d&#233;rapent, des urgences juridiques ou m&#233;dicales &lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'id&#233;e n'est pas neuve &#224; Marseille. En 2007, un squat &#224; destination de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. Un &#171; squat th&#233;rapeutique &#187;, dont Vincent, psychiatre et coordinateur du programme MARSS, r&#233;sume l'approche ainsi : &#171; &lt;i&gt;L'id&#233;e, c'est de reprendre cette notion am&#233;ricaine d&lt;/i&gt;'&#8220;empowerement&#8221;, &lt;i&gt;que les personnes log&#233;es ici puissent d'elles-m&#234;mes trouver les solutions aux impasses qu'elles ont connues&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Horizon expulsion ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Si l'exp&#233;rience est concluante, elle n'en reste pas moins menac&#233;e. Les propri&#233;taires du b&#226;timent multiplient les d&#233;marches judiciaires et les menaces d'expulsion se succ&#232;dent, dont une ordonnance de r&#233;f&#233;r&#233; dat&#233;e de juin 2016. Cons&#233;quence : les habitants ne sont pas s&#251;rs de passer l'hiver au chaud. Le 20 octobre dernier, ils &#233;taient ainsi convoqu&#233;s devant le JEX (Juge d'ex&#233;cution des peines) du Tribunal de grande instance de Marseille. Il s'agissait de d&#233;terminer la date o&#249; l'expulsion sera applicable par la pr&#233;fecture, qui dans ce cas peut tr&#232;s bien ne pas tenir compte de la tr&#234;ve hivernale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour-l&#224;, une douzaine d'habitants ont fait le d&#233;placement, surmotiv&#233;s par l'enjeu. Dans l'enceinte intimidante, alors que l'infecte Dame Justice les fait poireauter plus de deux heures, ils ne se laissent pas d&#233;monter, pouffent sur les bancs devant la Chambre 3 o&#249; la survie de leur foyer va se jouer. Mais quand l'audience est enfin lanc&#233;e, tous se taisent, m&#234;me les grandes gueules devant l'&#233;ternel, concentr&#233;s sur le d&#233;roul&#233; de la proc&#233;dure. Seuls quelques grattements fr&#233;n&#233;tiques se font entendre &#8211; foutues punaises de lit. &#192; la sortie, ils p&#232;sent le pour et le contre, se rassurent comme ils peuvent, sachant que le d&#233;lib&#233;r&#233; tombera d&#233;but d&#233;cembre. &#171; &lt;i&gt;L'avocat a &#233;t&#233; tr&#232;s bon&lt;/i&gt; &#187;, estime l'un. &#171; &lt;i&gt;De toute mani&#232;re, ils n'oseront pas nous expulser cet hiver&lt;/i&gt; &#187;, analyse une autre, &#171; &lt;i&gt;le scandale serait trop &#233;norme. T'imagines ? Des familles enti&#232;res &#224; la rue ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une certitude : le lieu est en sursis, &#224; plus ou moins long terme. Triste constat, qu'adoucit cependant cette autre certitude : les logements vides ne manquent pas. Ni les bonnes volont&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;S'y croisent notamment les membres de la coordination Marss (Mouvement et action pour le r&#233;tablissement sanitaire et social &#8211; &#233;quipe mobile de sant&#233; mentale comprenant aussi bien des professionnels de la sant&#233; que des volontaires b&#233;n&#233;voles), ainsi que ceux des associations le Marabout du 46, JUST ou les Nomades C&#233;lestes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Chaque habitant est cens&#233; verser une somme mensuelle d'environ 50 euros par chambre, destin&#233;e &#224; r&#233;pondre aux d&#233;penses les plus basiques, telles que le fioul et l'&#233;lectricit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'id&#233;e n'est pas neuve &#224; Marseille. En 2007, un squat &#224; destination de personnes caboss&#233;es par la vie a &#233;t&#233; ouvert dans la proche rue Curiol, au 46. L'exp&#233;rience a bien fonctionn&#233;, peut-&#234;tre un peu trop : le b&#226;timent a &#233;t&#233; r&#233;gularis&#233; par la ville, et c'est d&#233;sormais un lieu de soins plus institutionnel, moins ouvert et exp&#233;rimental.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au sommaire du n&#176;148 : &#034;Un peu de l'&#226;me des bistrots&#034;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-no148-Un-peu-de-l</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-no148-Un-peu-de-l</guid>
		<dc:date>2016-11-04T09:35:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>une1_sommaire</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;dito</dc:subject>
		<dc:subject>Sommaire</dc:subject>
		<dc:subject>L.L. de Mars</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre-Yves Marzin/Riva Press.</dc:subject>
		<dc:subject>d'un</dc:subject>
		<dc:subject>d'une</dc:subject>
		<dc:subject>lieu</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Jacques</dc:subject>
		<dc:subject>rue</dc:subject>
		<dc:subject>rue Socrate</dc:subject>
		<dc:subject>Jack London</dc:subject>
		<dc:subject>Loue</dc:subject>
		<dc:subject>allemande Heckler</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En kiosque &#224; partir du 04 novembre. Un article sera mis en ligne, chaque semaine. Les autres articles seront archiv&#233;s sur notre site trois mois plus tard. D'ici-l&#224;, tu as tout le temps d'aller saluer ton kiosquier ou de t'abonner... L'&#233;dito : Loue&#769;s soient nos poulets Fabriqu&#233; par la firme allemande Heckler &amp; Koch, le fusil d'assaut HK G36 est une v&#233;ritable arme de guerre. L&#233;ger et maniable, il &#233;quipe depuis mars dernier les cowboys de la Bac. Face aux attaques terroristes, il (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no148-novembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;148 (novembre 2016)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/une1_sommaire" rel="tag"&gt;une1_sommaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Edito" rel="tag"&gt;&#201;dito&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sommaire" rel="tag"&gt;Sommaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-L-de-Mars" rel="tag"&gt;L.L. de Mars&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Pierre-Yves-Marzin-Riva-Press" rel="tag"&gt;Pierre-Yves Marzin/Riva Press.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-une" rel="tag"&gt;d'une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/lieu" rel="tag"&gt;lieu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jacques" rel="tag"&gt;Jacques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rue" rel="tag"&gt;rue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rue-Socrate" rel="tag"&gt;rue Socrate&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jack-London" rel="tag"&gt;Jack London&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Loue" rel="tag"&gt;Loue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/allemande-Heckler" rel="tag"&gt;allemande Heckler&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L106xH150/arton1755-4d7a5.jpg?1782717855' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En kiosque &#224; partir du 04 novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un article sera mis en ligne, &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/CQFD-no148-novembre-2016&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;chaque semaine&lt;/a&gt;. Les autres articles seront archiv&#233;s sur notre site trois mois plus tard. D'ici-l&#224;, tu as tout le temps d'aller saluer ton kiosquier ou de &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Ce-qu-il-faut-debourser'&gt;t'abonner&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;dito : Loue&#769;s soient nos poulets&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fabriqu&#233; par la firme allemande Heckler &amp; Koch, le fusil d'assaut HK G36 est une v&#233;ritable arme de guerre. L&#233;ger et maniable, il &#233;quipe depuis mars dernier les cowboys de la Bac. Face aux attaques terroristes, il s'agissait de faire monter en gamme la force de frappe des flics. En attendant d'admirer nos avenues s&#233;curis&#233;es par des chars d'assaut et nos &#233;coles bunk&#233;ris&#233;es, il va falloir s'habituer &#224; voir pavoiser dans nos villes ces exosquelettes bleu marine surarm&#233;s. &#192; la mani&#232;re de culturistes bandant leurs muscles sur un podium de Mr Univers, l'emballement guerrier est d'abord affaire d'affichage et d'intimidation. Las, par moments de plus en plus fr&#233;quents, le doigt sur la g&#226;chette, du Flash-ball ou du p&#233;tard, se crispe. Dans la nuit du samedi 29 octobre, cinq baqueux &#233;quip&#233;s de HK G36 ont effac&#233; de la surface de la Terre un carrossier de 51 piges &#224; &#201;chirolles (Is&#232;re). D'abord muni d'une machette, le &#171; forcen&#233; &#187; &#8211; en fait un type bourr&#233; comme une hu&#238;tre &#8211; aurait brandi un petit pistolet d'alarme. Choqu&#233;e, la veuve de la victime d&#233;clarait : &#171; &lt;i&gt;J'ai l'impression qu'il a &#233;t&#233; abattu comme une merde, en parlant poliment. Pour moi, c'est une bavure, une grosse bavure. Vous vous rendez compte, cinq balles. (...) Comment cela peut &#234;tre permis de tuer les gens comme &#231;a ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les revendications des manifs de poulets de ces derni&#232;res nuits, on retrouve la demande d'un alignement des conditions de l&#233;gitime d&#233;fense sur celles de leurs confr&#232;res gendarmes. En effet, quand ils d&#233;fouraillent &#224; tout-va, les militaires n'ont pas &#224; se poser la question de savoir si leur canardage est &#171; proportionnel &#187; et &#171; simultan&#233; &#187; au risque encouru. Encadr&#233;s par un code p&#233;nal liberticide, les flics n'ont pas les m&#234;mes coud&#233;es franches. Qu'ils tuent et l'ombre infamante du proc&#232;s vient ternir le lustre de leurs insignes : des ann&#233;es de proc&#233;dure, parfois loin de leurs flingues, pour une in&#233;luctable relaxe. Superph&#233;nix Renaud a beau agonir en boucle sa ballade flicophile, les policiers continuent &#224; souffrir d'un d&#233;samour d'une partie de la population. Comme si l'aura de la lutte contre les attaques terroristes n'avait pas suffi &#224; passer sous le boisseau les bastonnades et autres mutilations lors du mouvement social contre la loi &#171; Travaille ! &#187;. Comble de l'ironie, voil&#224; nos cagoul&#233;s asserment&#233;s qui piquent leur slogan aux... Noirs flingu&#233;s par leurs homologues ricains. &#171; Nos vies comptent &#187;, peut-on lire sur les pancartes des grogneurs de la bleusaille. Les bons comptes font les bons ennemis.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;HOMMAGE&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1759 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH497/-73-0bac7.jpg?1782717855' width='500' height='497' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par LL de Mars
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;&#192; un jet de pierre des hordes de touristes de la place Saint-Michel, on trouve une venelle, o&#249; William S. Burroughs avait ses quartiers, et dont le nom promet d&#233;j&#224; la po&#233;sie : la rue G&#238;t-le-C&#339;ur. Derri&#232;re une vitrine bouch&#233;e par des couvertures graphiques, on se faufile parmi les couches de bouquins successivement empil&#233;es &#224; la fa&#231;on d'un sp&#233;l&#233;ologue. L&#224;, un &#233;tonnant monde imprim&#233; cerne de toutes parts un fr&#234;le magicien, infatigable passeur d'imaginaire et de curiosit&#233;s couch&#233;es sur papier.&lt;/i&gt;* &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;Jacques No&#235;l, le fr&#234;le magicien, est mort emportant son monde avec lui... Que mille librairies, comme la sienne, fleurissent sur son tombeau.&lt;br class='manualbr' /&gt;* &#171; &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Librairie-Un-regard-moderne&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Librairie : un regard moderne&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;129 (f&#233;vrier 2015).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dossier : &#034;Un peu de l'&#226;me des bistrots&#034;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Le comptoir d'un caf&#233; est le parlement du peuple &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Jacques Yonnet (1915-1974) &#233;tait un grand amateur des bistrots &#171; pas factices &#187; et de gigondas. Son chef-d'&#339;uvre &lt;i&gt;Rue des mal&#233;fices&lt;/i&gt;, paru sous le titre &lt;i&gt;Enchantements sur Paris&lt;/i&gt; en 1954, plongeait le lecteur dans les bas-fonds d'une capitale sous tension durant l'Occupation. Le peuple secret du vieux Paname &#8211; clochards, piliers de bars, gitans et truands &#8211; constituait le c&#339;ur d'un r&#233;cit merveilleux. Avec la r&#233;&#233;dition du meilleur cru des chroniques &#233;crites par Yonnet dans L'Auvergnat de Paris de 1961 &#224; 1974, les &#233;ditions L'&#233;chapp&#233;e nous invitent &#224; un guide gouleyant des troquets de Paris, aujourd'hui disparus, qui n'oublie rien de son histoire enfouie, de ses luttes sociales et de sa magie. Nous avons pos&#233; quelques questions &#224; Jacques Baujard qui a &#233;dit&#233; l'ouvrage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le troquet de Jack London &gt;&lt;/strong&gt; Le 22 novembre, cela fera un si&#232;cle que John Griffith Chaney alias Jack London aura vid&#233; son dernier godet. &#224; Oakland subsistent les planches du troquet o&#249; l'auteur du Loup des mers tra&#238;na ses gu&#234;tres. Ambiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aux saintes patronnes qui tiennent des espaces &gt;&lt;/strong&gt; &#224; Marseille, le bar se d&#233;cline aussi au f&#233;minin, suppl&#233;ment de caract&#232;re compris. Promenade canonique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rouges au bar, jaunes dans les verres &gt;&lt;/strong&gt; Il fut un temps o&#249; Juliette, &#201;liane, Nicole et Monique se baignaient dans la rivi&#232;re du Jarret &#224; c&#244;t&#233; de l'usine de soufre. Il fut un temps o&#249; l'on ramassait la salade &#224; deux pas de Menpenti, un temps o&#249; le foyer populaire fut rachet&#233; par des communistes pour en faire un dispensaire gratuit, une biblioth&#232;que, un bistrot, un lieu de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fillols : deux bars sinon rien &gt;&lt;/strong&gt; Un petit village pyr&#233;n&#233;en qui r&#233;ussit &#224; conserver ses deux bars. H&#233;r&#233;sie &#233;conomique ? Enqu&#234;te dans les bas-fonds de la moyenne montagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une rando de caract&#232;re &gt;&lt;/strong&gt; R&#233;cit d'une &#171; randonn&#233;e p&#233;destre brestoise, &#224; la d&#233;couverte d'un patrimoine limonadier de caract&#232;re &#187;. Une piste bretonne, en d'autres termes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Salut &#224; toi, bar kabyle ! &gt;&lt;/strong&gt; Les Auvergnats g&#232;rent encore 60 % des 12 600 d&#233;bits de boissons et restaurants parisiens. Juste derri&#232;re arrivent les Kabyles. Au nord-est de Paname, de Belleville-M&#233;nilmontant jusqu'&#224; Montreuil, ils sont les vrais tauliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'une gargotte ath&#233;nienne &gt;&lt;/strong&gt; Longtemps Babis, alias &#171; Kostas &#187;, a tenu une taverne souterraine dans le quartier de Gazi &#224; Ath&#232;nes. Il &#233;voque ici ce lieu qui &#171; r&#233;alisait la fusion entre le pass&#233; et le pr&#233;sent &#187;. La parole est &#224; l'ex-tavernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La p&#233;pie aux Terrasses &gt;&lt;/strong&gt; Sur le papier, l'id&#233;e semblait bonne : partir en qu&#234;te d'agapes alcoolis&#233;es dans le plus grand centre commercial du centre de Marseille, les terrifiantes Terrasses du Port. R&#233;sultat : une exp&#233;dition d&#233;sastreuse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1760 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;34&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH321/-74-b5cef.jpg?1782717855' width='500' height='321' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Pierre-Yves Marzin, Mexico, 2000
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Enqu&#234;tes et reportages&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Empire du moindre mal &gt;&lt;/strong&gt; C'est le prototype de l'&#201;tat d&#233;mocrate, un temple de la &#171; nouvelle &#233;conomie post-industrielle &#187; th&#233;oris&#233;e par les Clinton. Le Massachusetts, c&#244;te Est am&#233;ricaine, savoure une prosp&#233;rit&#233; faite d'&#233;lites intellectuelles,
d'universit&#233;s hors de prix et &#171; d'innovation disruptive &#187;. C'est aussi
le champion des in&#233;galit&#233;s. Dans l'ancienne cit&#233; industrielle de Fall River, les &#233;lecteurs n'ont d'autre choix que de courber l'&#233;chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Naissance et vie d'un ghetto &gt;&lt;/strong&gt; &#201;ni&#232;me &#233;pisode de la grande chasse aux migrants qui tient lieu de sport national en Europe, l'op&#233;ration de d&#233;mant&#232;lement de la dite &#171; Jungle &#187; de Calais est d&#233;sormais quasiment termin&#233;e. Un nouveau coup dur pour les milliers de migrants qui y (sur)vivaient dans des conditions terribles. Philippe Wannesson, habitant de la ville et tenancier de l'excellent blog &lt;a href=&#034;https://passeursdhospitalites.wordpress.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Passeurs d'hospitalit&#233;&lt;/a&gt; , revient ici sur l'histoire complexe de ce bidonville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les murs de la mer &gt;&lt;/strong&gt; Moins expos&#233; m&#233;diatiquement que les routes migratoires de M&#233;diterran&#233;e centrale ou de mer &#201;g&#233;e, le d&#233;troit de Gibraltar est rest&#233; un lieu de passage o&#249; les soldats marocains jouent le r&#244;le de suppl&#233;tifs des politiques europ&#233;ennes. Les voyageurs sans visa y vivent de longues p&#233;riodes d'attente,
de violence et de mis&#232;re. Reportage &#224; Tanger, Ceuta et Melilla.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le bus du bocage &gt;&lt;/strong&gt; Le 8 octobre dernier plus de 40 000 b&#226;tons r&#233;sonnaient sur le sol de la ZAD &#224; Notre-Dame-des-Landes&#8230; Des dizaines de milliers de personnes confirmant leur retour en cas d'expulsion de la zone. Reportage sur la route, dans un bus de la Conf'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 rue Socrate &#8211; le nid du Marabout &gt;&lt;/strong&gt; R&#233;cemment encore, ils &#233;taient condamn&#233;s &#224; la rue ou aux foyers d'accueil, exclus par une soci&#233;t&#233; rechignant &#224; prendre en charge leurs troubles psychiatriques. Depuis ao&#251;t 2015, la trentaine d'habitants du 3 rue Socrate cohabite dans un b&#226;timent r&#233;quisitionn&#233; par l'association Marabout, en plein centre-ville de Marseille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
