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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Y a-t-il une vie apr&#232;s le syndicalisme ?</title>
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		<dc:creator>Ferdinand Cazalis</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#171; Si nous attendons un r&#233;sultat des n&#233;gociations syndicales ; si nous nous limitons &#224; suivre des consignes de 2 heures de gr&#232;ve sans lendemain ; si nous laissons les syndicats diriger la gr&#232;ve et nous rentrons chez nous ; si, apr&#232;s nous &#234;tre battus, nous laissons le sort final de la lutte entre les mains des syndicats qui n&#233;gocieront un compromis pourri avec le patronat &#8211; notre situation empirera et nous en serons les seuls responsables. Dans cette com&#233;die, chacun, le patronat, le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no149-decembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;149 (d&#233;cembre 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Martin-Barzilai-105" rel="tag"&gt;Martin Barzilai&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Si nous attendons un r&#233;sultat des n&#233;gociations syndicales ; si nous nous limitons &#224; suivre des consignes de 2 heures de gr&#232;ve sans lendemain ; si nous laissons les syndicats diriger la gr&#232;ve et nous rentrons chez nous ; si, apr&#232;s nous &#234;tre battus, nous laissons le sort final de la lutte entre les mains des syndicats qui n&#233;gocieront un compromis pourri avec le patronat &#8211; notre situation empirera et nous en serons les seuls responsables. Dans cette com&#233;die, chacun, le patronat, le gouvernement, les partis, les syndicats joue son propre jeu et poursuit son propre int&#233;r&#234;t. Personne ne se soucie des n&#244;tres, et nous n'avons rien &#224; attendre de personne. Nous ne pouvons &#234;tre sauv&#233;s que par nous-m&#234;mes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&#171; Comment lutter ? &#187;, Corn&#233;lius Castoriadis, 1958.&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1773 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;37&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/-86-aee11.jpg?1768815920' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Buenos Aires, 2012. Martin Barzila&#239;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Des stagiaires en masques blancs qui occupent les entreprises priv&#233;es. Des syndicalistes de Sud qui font leur autocritique. Des travailleurs associatifs qui se rebellent contre leur auto-exploitation. Des employ&#233;&#183;es de fast-foods qui demandent &#224; Ronald Mac Donald plus de thunes. Des Grenoblois&#183;es qui s'allient avec des Camerounais.e.s pour lutter contre Bollor&#233;. Des profs de fac qui refusent de rendre les notes de leurs &#233;l&#232;ves &#224; l'administration pour d&#233;noncer la pr&#233;carisation de l'Universit&#233;. Des actions de blocage &#233;conomique men&#233;es par des AG interpros rassemblant syndiqu&#233;&#183;es, non syndiqu&#233;&#183;es, squats et associations de quartiers pendant le mouvement contre la loi Travail. Des travailleuses domestiques qui montent une radio en Bolivie pour se relier entre elles. Des ouvri&#232;res du textile qui ruaient dans les brancards misogynes du mouvement ouvrier au XIXe. Des assistantes sociales qui luttent main dans la main avec des &#233;leveur&#183;euses de moutons pour combattre l'informatisation de leur m&#233;tier. Des syndicats de base en Italie qui pr&#233;f&#232;rent moins travailler que d&#233;fendre la pr&#233;servation de leur emploi &#224; tout prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dossier part d'une hypoth&#232;se. En confrontant les t&#233;moignages de travailleur&#183;euses pr&#233;caires organis&#233;&#183;es en collectifs de lutte, un panorama de r&#233;sistances se d&#233;gage. Non pas pour critiquer le syndicalisme traditionnel, mais pour aller explorer les formes d'entraide qui se d&#233;veloppent en m&#234;me temps que la r&#233;organisation de la mise au travail. Regarder ailleurs. Que pourrait prendre en charge un mutualisme renouvel&#233;, prenant conscience des impasses de la bureaucratisation et de l'apr&#232;s-mouvement ouvrier ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trente derni&#232;res ann&#233;es, le travail salari&#233; en Europe occidentale a chang&#233; de face. Moins de stabilit&#233;, donc moins de vision &#224; long terme pour les travailleur&#183;euses. Des contrats plus courts et jetables, qu'il faut sans cesse renouveler, des licenciements de plus en plus faciles pour les patrons, un retour au paiement &#224; la t&#226;che, des garanties sociales grignot&#233;es chaque ann&#233;e, et des salaires de plus en plus bas. La d&#233;sindustrialisation et la tertiarisation des pays du Nord a quant &#224; elle atomis&#233; les salari&#233;&#183;es, faisant passer le lieu de production de l'usine, permettant une communaut&#233; de condition et de lutte, au domicile priv&#233; ou au travail de bureau atomisants. Celles et ceux qui bossent encore en usine ont des statuts multiples, de l'int&#233;rim au CDI, en passant par les syst&#232;mes de prime &#8211; autant de mani&#232;res de les diviser encore. Le taux de syndicalisation en France ne repr&#233;sente plus que 10% de travailleur&#183;euses (sur ce coup, la police explose la moyenne, avec 50% de syndiqu&#233;s...). Les services ont explos&#233;, mais la force de l'organisation syndicale semble s'&#234;tre cantonn&#233;e au mod&#232;le industriel, et l'on ne voit pas d'entraide solidement organis&#233;e dans le tourisme, l'h&#244;tellerie, la restauration, le soin, &#224; la hauteur de l'histoire des luttes du mouvement ouvrier. Les syndicats traditionnels ont accept&#233; leur r&#244;le de partenaires sociaux, bien loin des principes fondateurs et r&#233;volutionnaires des Bourses du travail, du soutien mutuel libertaire et des critiques radicales du salariat qui avaient permis de bousculer les plus ti&#232;des, et d'aboutir &#224; de r&#233;elles victoires contre l'exploitation au cours du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Dans le m&#234;me temps, le ch&#244;mage entre deux jobs est devenu banal. Le travail se fait donc en pointill&#233;, soit de mani&#232;re plus ou moins choisie par des gens qui refusent de travailler en continu, soit de mani&#232;re impos&#233;e pour des gens qui ne trouvent pas d'emploi dans leur domaine de savoir-faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les collectifs et syndicalistes t&#233;m&#233;raires qui parlent dans ces pages ne brandissent ni drapeaux ni petit livre magique de leur poche. Leur m&#233;thode est le plus souvent pragmatique : remporter de petites victoires, qui redonnent confiance en am&#233;liorant le quotidien de celles et ceux avec qui ils partagent les m&#234;mes gal&#232;res. Leur but pourrait &#234;tre d'affronter la premi&#232;re des pr&#233;carit&#233;s : l'isolement, qui nous d&#233;poss&#232;de de nos moyens d'action, de nos prises sur nos vies et de la joie de lutter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire donc se succ&#233;der ces entretiens de groupes qui ne se parlent presque jamais, et m&#234;me ne se connaissent souvent pas les uns les autres, n'a pas pour objet de fantasmer le grand soir &#224; venir. Mais plus humblement, de rendre compte d'une vivacit&#233; qu'on pensait ensevelie sous les trahisons des grandes conf&#233;d&#233;rations syndicales. Le monstre qui s'appelait syndicalisme bouge encore &#8211; le d&#233;sir d'entraide, l'&#233;vidence du commun, la combativit&#233; des exploit&#233;&#183;es ne se sont pas perdus en route. Le monstre est sans cesse d&#233;bord&#233; par ce qu'il n'avale pas, par cette autre hypoth&#232;se, celle dont parle John Holloway quand il raconte les exp&#233;riences de lutte am&#233;rindiennes : &lt;i&gt;changer le monde sans prendre le pouvoir&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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