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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Quand la musique cogne</title>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#171; Les fanfares, l'une apr&#232;s l'autre, soulignent la fin de chaque prise de parole, scellent les d&#233;cisions prises par l'assembl&#233;e et chauffent les esprits pour une guerre sans armes. Quand l'&#233;motion est &#224; son comble, la musique interrompt les palabres. [&#8230;] La musique, le chant, la danse accompagnent le d&#233;bat comme quelque chose d'essentiel, pas d&#233;coratif, indispensable. &#187; On prend cette intensit&#233; mexicaine en pleine gueule quand, enfant, on a connu la musique de salon en observant son oncle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no150-janvier-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;150 (janvier 2017)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/soulignent" rel="tag"&gt;soulignent&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1786 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;43&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/-99-19a14.jpg?1782656383' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Martin Barzilai. Uruguay. Montevideo.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Les fanfares, l'une apr&#232;s l'autre, soulignent la fin de chaque prise de parole, scellent les d&#233;cisions prises par l'assembl&#233;e et chauffent les esprits pour une guerre sans armes. Quand l'&#233;motion est &#224; son comble, la musique interrompt les palabres.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;La musique, le chant, la danse accompagnent le d&#233;bat comme quelque chose d'essentiel, pas d&#233;coratif, indispensable.&lt;/i&gt;&#8202;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nicolas Arraitz, Tendre Venin &#8211; de quelques rencontres dans les montagnes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On prend cette intensit&#233; mexicaine en pleine gueule quand, enfant, on a connu la musique de salon en observant son oncle savourer la voix d'Ella Fitzgerald, confortablement assis sur son divan et ses pr&#233;jug&#233;s racistes. Qu'&#224; la maison, moins snobs, on &#233;coutait Brel, Brassens ou Ferr&#233;, mais le cul &#233;galement cal&#233; sur une chaise. Et que pour les frissons et l'ivresse, on a d&#251; attendre les pogos du punk &#8211; comme un retour des tribus iroquoises dans les angles morts de la ville&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; o&#249; la communaut&#233; a fait faux bond, les lascars s'inventent des rites initiatiques, des tempos transgressifs, en rupture avec une soci&#233;t&#233; qui redoute de les voir grandir et veut les enfermer dans la posture d'&#233;ternels immatures picoreurs de vari&#233;t&#233;s, de nouveaut&#233;s, d'&#233;lectro-gadgets&#8230; &#171; &lt;i&gt;L'ensemble de la vie musicale contemporaine est domin&#233; par la forme de la marchandise&lt;/i&gt;, &#233;crit Adorno d&#232;s 1956. &lt;i&gt;Les derniers vestiges pr&#233;capitalistes ont disparu. La musique, &#224; laquelle on accorde avec g&#233;n&#233;rosit&#233; tous les attributs des choses &#233;th&#233;r&#233;es et sublimes, sert essentiellement &#224; la publicit&#233; des marchandises que l'on doit pr&#233;cis&#233;ment acqu&#233;rir pour pouvoir &#233;couter de la musique&lt;/i&gt;.&#8202;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Theodor W. Adorno, Le Caract&#232;re f&#233;tiche dans la musique, Allia, 2001.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le punk a bouscul&#233; l'absorption du rock'n'roll et de l'insatisfaction juv&#233;nile par le show biz, avant d'y basculer &#224; son tour &#8211; &#171; &lt;i&gt;Know your product&lt;/i&gt; &#187;, raillaient The Saints en 1978. &#171; &lt;i&gt;L'&#233;coute r&#233;gressive&lt;/i&gt; &#187; que vomit Adorno &#233;loigne la pulsion dionysiaque et les sentiments communs. &#171; &lt;i&gt;La technicisation en tant que telle peut entrer au service de la r&#233;action la plus grossi&#232;re d&#232;s qu'on en fait un f&#233;tiche et qu'elle donne l'impression, par sa perfection, que les questions sociales en suspens ont, en fait, d&#233;j&#224; &#233;t&#233; r&#233;solues&lt;/i&gt;.&#8202;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant fui le nazisme, Adorno &#233;crit depuis son exil am&#233;ricain, effar&#233; par l'uniformisante culture de masse. Mais la noirceur d&#233;finitive de son analyse ne doit pas cacher la for&#234;t des sons de la rue, que l'estampillage &lt;i&gt;world music&lt;/i&gt; n'enbaumera qu'&#224; la marge. Une m&#233;moire et du d&#233;sir, autant que du sang, de la sueur et des larmes, persistent dans ces rythmes, qu'ils se nomment blues, flamenco, cumbia, latin soul, ska, gnawa, klezmer, java, tzig, mandingue, hip-hop, reb&#233;tiko ou maloya. Et c'est ce qui rend leur souffle universel. Parce que la musique populaire, comme la chante l'ami Fantazio, n'est pas un fond sonore pour galerie marchande. Elle est l&#224; pour tout chambouler, tout faire valser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Deux fanfares se d&#233;fient au centre de la place d'Iguala. Les femmes dansent par deux, face &#224; face, ou toute seule, un b&#233;b&#233; endormi au creux de l'&#233;paule. Parfois avec un homme, s'il insiste. Elles sautillent et balancent leurs bras comme pour le d&#233;but d'une bagarre&lt;/i&gt;. [&#8230;] &lt;i&gt;Tout autour de la piste improvis&#233;e qui s'&#233;largit au fur et &#224; mesure que les gens entrent dans la danse, ceux qui reprennent leur souffle invitent les timides &#224; se joindre &#224; la f&#234;te. Et chaque fois que quelqu'un esquisse le premier pas, un torrent de vivats et de sifflets l'accompagne. Le but, c'est d'unir toute la foule, qu'il y ait de moins en moins de spectateurs et de plus en plus de corps en transe frappant le sol en cadence&lt;/i&gt;.&#8202;&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nicolas Arraitz, Ibid.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Dans la musique aussi, les puissances collectives liquident l'individualit&#233; condamn&#233;e, mais seuls les individus s'y r&#233;v&#232;lent en revanche capables de repr&#233;senter clairement le d&#233;sir de collectivit&#233;&lt;/i&gt;. &#187; (Adorno encore, dans un sursaut d'optimisme.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;L'imposant Gertulio, moustache d'une autre r&#233;volution et joues gr&#234;l&#233;es par la variole, fait son entr&#233;e dans le cercle, ventre en avant. Cet homme ne rit jamais, mais les cris l'encouragent &#224; faire un tour d'honneur. &#192; ce moment-l&#224;, tout est permis. Il bouscule les danseurs, s&#233;pare les couples et agite son foulard au-dessus de sa t&#234;te&#8230;&lt;/i&gt;&#8202;&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Punk's not dead.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Nicolas Arraitz, &lt;i&gt;Tendre Venin &#8211; de quelques rencontres dans les montagnes indiennes du Chiapas et du Guerrero&lt;/i&gt;, Le Ph&#233;romone, 1995.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Theodor W. Adorno, &lt;i&gt;Le Caract&#232;re f&#233;tiche dans la musique&lt;/i&gt;, Allia, 2001.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Nicolas Arraitz, &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Harpagon's not dead</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Harpagon-s-not-dead</link>
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		<dc:date>2012-11-12T06:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Fontenelle</dc:creator>


		<dc:subject>Rage dedans</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;C&#8216;est l'une, parmi tellement d'autres, des &#171; petites &#187; &#8211; mais quotidiennes &#8211; manipulations o&#249; la &#171; grande &#187; presse excelle. Dans son &#233;dition dat&#233;e du 7 octobre 2012, Le Monde, &#171; quotidien de r&#233;f&#233;rence &#187;, narre, &#224; la une, que &#171; la crise attise les mouvements de r&#233;volte contre l'imp&#244;t &#187; &#8211; et que cela se voit &#224; ce que, dans le m&#234;me temps qu'&#171; en France, les &#8220;Pigeons&#8221; ont fait reculer le gouvernement, des frondes similaires ont surgi en Irlande, en Italie, en Gr&#232;ce, au Portugal &#187;. Les &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/gouvernement" rel="tag"&gt;gouvernement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-une" rel="tag"&gt;l'une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/presse-excelle" rel="tag"&gt;presse excelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Pigeons" rel="tag"&gt;Pigeons&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/petites" rel="tag"&gt;petites&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/quotidiennes" rel="tag"&gt;quotidiennes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/manipulations" rel="tag"&gt;manipulations&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C&#8216;est l'une, parmi tellement d'autres, des &#171; petites &#187; &#8211; mais quotidiennes &#8211; manipulations o&#249; la &#171; grande &#187; presse excelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son &#233;dition dat&#233;e du 7 octobre 2012, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, &#171; quotidien de r&#233;f&#233;rence &#187;, narre, &#224; la une, que &lt;i&gt;&#171; la crise attise les mouvements de r&#233;volte contre l'imp&#244;t &#187;&lt;/i&gt; &#8211; et que cela se voit &#224; ce que, dans le m&#234;me temps qu'&lt;i&gt;&#171; en France, les &#8220;Pigeons&#8221; ont fait reculer le gouvernement, des frondes similaires ont surgi en Irlande, en Italie, en Gr&#232;ce, au Portugal &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; Pigeons &#187; sont, tu sais, ces entrepreneurs ultra-lib&#233;raux qui n'ont pas du tout aim&#233; que le gouvernement forme le projet de les taxer un peu plus lourdement que les smicard(e)s &#8211; et qui ont menac&#233; d'organiser une grosse manifestation de droite, pour protester contre cette inique pr&#233;tention. (Ce que voyant : les &#171; socialistes &#187;, toujours prompts &#224; se couvrir de honte, ont imm&#233;diatement renonc&#233; &#224; leur hausser le pr&#233;l&#232;vement.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est cette &#171; r&#233;volte &#187;, fa&#231;on camionneurs chiliens against Allende, que &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; amalgame, tr&#232;s tranquillement, avec celle des &lt;i&gt;&#171; Portugais, d'ordinaire disciplin&#233;s &#187;&lt;/i&gt; (sic), qui, &#224; la mi-septembre &lt;i&gt;&#171; sont descendus dans les rues, en col&#232;re contre la d&#233;cision du gouvernement de relever les cotisations salariales tout en r&#233;duisant les cotisations patronales &#187;&lt;/i&gt; &#8211; et qui sont arriv&#233;s, eux aussi, &lt;i&gt;&#171; &#224; faire reculer l'&#201;tat &#187;&lt;/i&gt;.
Sauf qu'en vrai, comme t'auras compris&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est ce que j'aime, chez toi : tu percutes un peu vite. Preuve que t'as (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; : il n'y a rien de commun entre ces deux acc&#232;s de mauvaise humeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un cas : les Portugais se sont soulev&#233;s &#8211; et comme ils ont bien fait &#8211; contre un nouvel assaut des march&#233;s, qui exigeaient de leurs dirigeants qu'ils proc&#232;dent &#224; une nouvelle ponction des pauvres, pour mieux gaver les riches. Dans l'autre : des capitalistes 2.0, cramponn&#233;s &#224; leurs plus-values comme est la moule &#224; son rocher, ont menac&#233; de se f&#226;cher tout bleu, si Jean-Marc Ayrault persistait &#224; vouloir mettre un (tout petit) peu plus d'&#233;quit&#233; dans la taxation de la poss&#233;dance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un cas : un peuple d&#233;j&#224; saign&#233; &#224; blanc a jug&#233; qu'il avait assez donn&#233;, pour l'engraissement des nanti(e)s. Dans l'autre : des naunautes&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Copyright Pierre Marcelle.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; poujadistes ont voulu marquer qu'ils n'entendaient nullement contribuer &#224; une plus juste redistribution des richesses &#8211; Harpagon's not Dead, et n'a aucune intention de se laisser emmerder par des communistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais bon, ce n'est pas non plus comme si les gens du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; allaient s'emmerder &#224; restituer pour ce qu'elles sont ces deux r&#233;alit&#233;s contraires &#8211; quand il est tellement plus facile, par le facile moyen d'un tour de passe-passe, de sugg&#233;rer qu'elles t&#233;moignent d'une m&#234;me sensibilit&#233; aux in&#233;galit&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;C'est ce que j'aime, chez toi : tu percutes un peu vite. Preuve que t'as bien fait de jeter ta t&#233;l&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Copyright Pierre Marcelle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Squat, de 7 &#224; 77 ans !</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Squat-de-7-a-77-ans</link>
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		<dc:date>2011-11-02T07:41:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Maliet</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Une descente en rappel dans le puits de lumi&#232;re d'un immeuble, un coup de saton dans une fen&#234;tre, un pied-de-biche gliss&#233; dans une porte, un nouveau verrou, et zou, on est chez nous ! De 2003 &#224; 2011, Christophe Coello, le r&#233;alisateur de Squat (en salles le 2 novembre), a suivi cam&#233;ra au poing la trentaine de &#171; flibustiers barcelonais &#187; du groupe Miles de viviendas (&#171; Des milliers de logements &#187;). Une bande de joyeux drilles qui exige &#171; plus de vie, plus de temps, plus d'espace ! &#187; Lors de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no93-octobre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;93 (octobre 2011)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une descente en rappel dans le puits de lumi&#232;re d'un immeuble, un coup de saton dans une fen&#234;tre, un pied-de-biche gliss&#233; dans une porte, un nouveau verrou, et zou, on est chez nous ! De 2003 &#224; 2011, Christophe Coello, le r&#233;alisateur de &lt;a href=&#034;http://squat-lefilm.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Squat&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (en salles le 2 novembre), a suivi cam&#233;ra au poing la trentaine de &lt;i&gt;&#171; flibustiers barcelonais &#187;&lt;/i&gt; du groupe Miles de viviendas (&lt;i&gt;&#171; Des milliers de logements &#187;&lt;/i&gt;). Une bande de joyeux drilles qui exige &lt;i&gt;&#171; plus de vie, plus de temps, plus d'espace ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de l'ouverture d'appartements dans un immeuble promis &#224; la d&#233;molition, l'une des squatteuses rassure sa nouvelle voisine : &lt;i&gt;&#171; On ne peut pas se payer de loyer &#224; Barcelone, mais nous sommes des gens normaux &#187;&lt;/i&gt;. Voil&#224; o&#249; est tout le plaisir de ce film : dans la jonction qui se fait entre squatteurs, dont la vie enti&#232;re est faite de r&#233;sistances &#8211; ouverture de lieux, actions contre une entreprise d'armement (Ha, cet &#233;change savoureux : &lt;i&gt;&#171; Tu veux bien arr&#234;ter de me filmer &#187;&lt;/i&gt;, s'&#233;nerve un petit cadre. &lt;i&gt;&#171; Tu veux bien arr&#234;ter de fabriquer des bombes &lt;/i&gt; &#187;, r&#233;torque un camarade), attaque au marteau g&#233;ant de la Banque d'Espagne, construction d'un mur devant le centre des imp&#244;ts &#8211;, et les habitants subissant eux aussi les foudres des promoteurs et les cons&#233;quences de la gentrification de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je pensais que les squatteurs &#233;taient comme ceux que l'on voit &#224; la t&#233;l&#233;vision. Mais maintenant que vous &#234;tes l&#224;, je me sens entour&#233;e, je me sens bien &#187;&lt;/i&gt;, dit l'une des voisines. Faisant fi de toute chapelle d'ivoire, ces erroristes s'allient aux vieilles dames du quartier de la Barceloneta, et d&#233;ambulent avec ces mamies, dont l'une en fauteuil roulant, pour coller des affiches sur les murs de leurs rues. Une association improbable ? Peut-&#234;tre. Mais qu'on aimerait voir plus souvent, et dans toutes les luttes !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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