<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=8645&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1779602680</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La croisi&#232;re abuse</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-croisiere-abuse</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/La-croisiere-abuse</guid>
		<dc:date>2017-04-03T01:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Bernard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Yohanne Lamoul&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>Actualit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>faire</dc:subject>
		<dc:subject>Mais</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>croisi&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>croisi&#233;ristes</dc:subject>
		<dc:subject>passagers</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;barquait fruits</dc:subject>
		<dc:subject>the Seas</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D&#233;sormais premier port de croisi&#232;re fran&#231;ais, Marseille se frotte les mains &#8211; les immenses navires se bousculent au portillon. Champagne ! Mais si la municipalit&#233; se f&#233;licite des (pr&#233;tendues) retomb&#233;es financi&#232;res, elle ne dit mot des lourdes nuisances qui accompagnent ce tourisme caricatural. Histoire d'un naufrage. Il y a soixante ans, on y d&#233;barquait fruits et l&#233;gumes en provenance du bout du monde. Agrumes, bananes ou f&#232;ves de cacao s'entassaient bri&#232;vement sur le m&#244;le L&#233;on Gourret, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no152-mars-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;152 (mars 2017)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yohanne-Lamoulere-56" rel="tag"&gt;Yohanne Lamoul&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Actualites" rel="tag"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mais" rel="tag"&gt;Mais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/croisiere" rel="tag"&gt;croisi&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/croisieristes" rel="tag"&gt;croisi&#233;ristes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/passagers" rel="tag"&gt;passagers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/debarquait-fruits" rel="tag"&gt;d&#233;barquait fruits&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/the-Seas" rel="tag"&gt;the Seas&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#233;sormais premier port de croisi&#232;re fran&#231;ais, Marseille se frotte les mains &#8211; les immenses navires se bousculent au portillon. Champagne ! Mais si la municipalit&#233; se f&#233;licite des (pr&#233;tendues) retomb&#233;es financi&#232;res, elle ne dit mot des lourdes nuisances qui accompagnent ce tourisme caricatural. Histoire d'un naufrage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a soixante ans, on y d&#233;barquait fruits et l&#233;gumes en provenance du bout du monde. Agrumes, bananes ou f&#232;ves de cacao s'entassaient bri&#232;vement sur le m&#244;le L&#233;on Gourret, avant de partir pour les primeurs et march&#233;s de toute la France. Depuis, les bateaux ont chang&#233;, les cargos c&#233;dant la place &#224; d'&#233;normes navires de croisi&#232;re. Et leurs entrailles vomissent d&#233;sormais de nouvelles marchandises : touristes am&#233;ricains, p&#233;kins japonais, excursionnistes italiens ou vacanciers fran&#231;ais. Pot-pourri de croisi&#233;ristes d&#233;barquant en masse, perches &#224; selfie dans une main et pr&#233;cieuses devises dans la poche. Avec eux, la promesse d'un nouvel &#226;ge d'or, &#233;ternel espoir de renaissance d'une ville en butte &#224; la pauvret&#233;, au ch&#244;mage et au client&#233;lisme. Marseille sera le paradis de la croisi&#232;re, ou ne sera pas. C'est en tout cas ce qu'ils disent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1840 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH267/-142-11820.jpg?1779602791' width='400' height='267' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Par Yohanne Lamoul&#232;re
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De longue haleine&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Il a fallu vingt ans. Pour transformer la ville en escale privil&#233;gi&#233;e. Et la faire grimper au premier rang des ports de croisi&#232;re fran&#231;ais, au cinqui&#232;me europ&#233;en et au vingti&#232;me mondial. Cocorico. Ils &#233;taient 18 000 passagers en 1996, ils furent 1,6 million en 2016 &#8211; les deux millions sont annonc&#233;s pour 2020. &#171; &lt;i&gt;Nous &#233;tions des artisans, nous sommes devenus des industriels&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sume l'adjointe au tourisme Dominique Vlasto &lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233;e dans &#171; Depuis 20 ans, Marseille surfe sur la croisi&#232;re &#187;, article de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Et la m&#234;me de pavoiser : &#171; &lt;i&gt;Il y a vingt ans, la gare maritime &#233;tait une simple tente. Aujourd'hui, il y a plusieurs gares maritimes financ&#233;es par les armateurs&lt;/i&gt;. &#187; Elle ne boude pas son plaisir, cela se comprend ais&#233;ment &#8211; elles sont rares, les &#171; r&#233;ussites &#187; dont peuvent se targuer les &#233;lus marseillais. Celle-ci tient en partie au travail d'un homme, Jacques Truau, missionn&#233; au tout d&#233;but des ann&#233;es 1990 par la Chambre de commerce et d'industrie pour relancer une activit&#233; portuaire qui a rat&#233; le tournant du fret et qui perd sa rente p&#233;troli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bougre a du flair. Tr&#232;s vite, il mise sur le d&#233;veloppement de la croisi&#232;re (132 000 passagers dans le monde en 1973, 25 millions aujourd'hui), d&#233;marche d&#232;s 1993 les op&#233;rateurs internationaux, fonde un Club de la croisi&#232;re, fait l'article dans les salons sp&#233;cialis&#233;s, partout vante Marseille. Et convainc finalement la compagnie italienne Costa de faire escale dans le port en 1996. Le plus dur est fait, les autres vont suivre. Pour les accueillir, d'ambitieux travaux d'am&#233;nagement du port sont lanc&#233;s au fil des ans &#8211; il faut creuser (les bassins), &#233;largir (les passes), agrandir (les quais) afin que des navires de plus en plus gros et nombreux puissent accoster vite, d&#233;charger vite, repartir vite. Le m&#244;le L&#233;on Gourret, au nord de la ville et &#224; quatre kilom&#232;tres du Vieux-Port, espace originellement d&#233;di&#233; au fret et &#224; la r&#233;paration navale, devient lieu touristique strat&#233;gique. Il est renomm&#233; &#171; Marseille-Provence Cruise Terminal &#187; et vendu aux int&#233;r&#234;ts priv&#233;s &#8211; trois compagnies de croisi&#232;re remportent l'appel d'offres en 2007 &lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Louis Cruises Line, Costa Croisi&#232;res et MSC Croisi&#232;res allongent huit (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Il se voit pourvu de deux, puis trois gares maritimes. Et agrandi pour que des navires de plus de 300 m&#232;tres puissent y accoster. &#192; lui seul, il est d&#233;sormais capable d'accueillir en m&#234;me temps six de ces mastodontes. L'usine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'image pour obsession&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Mais une usine n'est rentable que si elle est convenablement aliment&#233;e en mati&#232;re premi&#232;re. Ici, les croisi&#233;ristes : il en faut plus, toujours plus, pour rentabiliser de lourds investissements et l&#233;gitimer les orientations choisies. C'est le r&#244;le de la politique d'image conduite au cours des ann&#233;es 2000 par la municipalit&#233; et visant &#224; faire tomber les pr&#233;ventions des touristes, plus ou moins convaincus que la cit&#233; phoc&#233;enne est un coupe-gorge sale et inhospitalier. Un patient et co&#251;teux travail de promotion territoriale qui trouve son aboutissement avec les festivit&#233;s de &#171; Marseille-Provence 2013, capitale europ&#233;enne de la culture &#187;. Ou encore, de fa&#231;on plus anecdotique, avec le ch&#232;que de 165 000 euros sign&#233; en 2014 &#224; la cha&#238;ne am&#233;ricaine ABC, pour qu'elle fasse de La Canebi&#232;re et du Panier le cadre d'une saison de son &#233;mission de t&#233;l&#233;-r&#233;alit&#233; &#171; La Bachelorette &#187;. So &lt;i&gt;glamour&lt;/i&gt;. Et peu importe aux 13,5 millions de Ricains qui la regardent que les &#233;coles, h&#244;pitaux et infrastructures publiques tombent en ruines et que le taux d'endettement de la ville atteigne des sommets. La substance n'est rien, seule compte l'image.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfait symbole international de ce pr&#233;tendu renouveau : le b&#226;timent du Mus&#233;e des civilisations de l'Europe et de la M&#233;diterran&#233;e (Mucem), con&#231;u en front de mer par l'&lt;i&gt;archistar&lt;/i&gt; Rudy Ricciotti. C'est chic. Classe. Beau. Bref, c'est vendeur &#8211; dans les salons comme sur catalogue. &#171; &lt;i&gt;Pour les op&#233;rateurs des croisi&#232;res, la culture est d&#233;sormais un &#233;l&#233;ment d'excursion&lt;/i&gt;, vante en mai 2016 le pr&#233;sident du Club de la croisi&#232;re &lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; dans &#171; Le Mucem, une forte attractivit&#233; touristique &#187;, article mis en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;Sur les brochures, il y a d&#233;sormais le Mucem &#224; c&#244;t&#233; des Calanques et du Vieux-Port.&lt;/i&gt; &#187; Foin de na&#239;vet&#233; : il ne s'agit pas de visiter le mus&#233;e, les croisi&#233;ristes n'en ayant ni le temps ni l'envie. La plupart se contentent juste d'en admirer l'ext&#233;rieur : &#171; &lt;i&gt;On s'arr&#234;te devant cinq minutes, puis on encha&#238;ne. On n'a que trois heures pour effectuer en bus un tour de la ville, il n'est pas question de rentrer &#224; l'int&#233;rieur&lt;/i&gt; &#187;, rigole un guide de la compagnie Viking Sea, gardant un &#339;il sur le petit troupeau amerloque dont il a la charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Caricature patrimoniale&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Les passagers les plus fortun&#233;s n'ont m&#234;me pas besoin de descendre &#224; terre pour photographier le b&#226;timent : ils peuvent le faire depuis leur navire stationn&#233; quai de la Joliette, &#224; quelques centaines de m&#232;tres. Un site privil&#233;gi&#233;, r&#233;am&#233;nag&#233; dans le cadre du projet Eurom&#233;diterran&#233;e &lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lanc&#233;e en 1995, cette op&#233;ration (dit) de r&#233;novation urbaine s'&#233;tend sur 480 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; et destin&#233; &#224; accueillir les seules croisi&#232;res haut de gamme. Jalousement gard&#233;, l'acc&#232;s au quai s'op&#232;re en rez-de-chauss&#233;e d'un clinquant centre commercial inaugur&#233; en 2014, Les Terrasses du Port. Direct, du chic &#224; l'esbroufe... Quant aux Marseillais, ils peuvent toujours observer les luxueux bateaux depuis le vaste balcon qui donne son nom &#224; l'endroit. Les pauvres contemplent les riches qui contemplent le Mucem et l'entr&#233;e du Vieux-Port &#8211; la boucle est boucl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en va ici comme dans le reste de la ville : deux mondes se croisent, mais ne se parlent pas. Il n'en a jamais &#233;t&#233; question, d'ailleurs. Ceux des croisi&#233;ristes qui mettent le pied &#224; Marseille le font la plupart du temps dans le cadre d'excursions en bus tr&#232;s minut&#233;es. Une visite de quelques lieux embl&#233;matiques men&#233;e tambour battant &#8211; il s'agit d'&#234;tre revenu &#224; bord pour le repas suivant, pension compl&#232;te oblige. &#171; &lt;i&gt;Le circuit est presque toujours le m&#234;me. On s'arr&#234;te devant le Palais Longchamp ou le Mucem, on monte &#224; Notre-Dame-de-la Garde pour une visite guid&#233;e d'une demie-heure, puis on fait un tour en car sur la corniche, avant un petit temps libre sur le Vieux-Port. C'est tr&#232;s r&#233;ducteur&lt;/i&gt; &#187;, reconna&#238;t Jacqueline &lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233; &#224; sa demande.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;, guide crois&#233;e devant la Bonne M&#232;re. Une limitation du champ des possibles touristiques qui r&#233;duit la ville &#224; sa caricature patrimoniale et en nie la principale richesse &#8211; la vie, partout foisonnante, jusqu'&#224; l'exc&#232;s. Rien d'un hasard, souligne le sociologue Rodolphe Christin &lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans L'Usure du monde &#8211; Critique de la d&#233;raison touristique, &#233;ditions (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt; : &#171; &lt;i&gt;La logique de circuit, le maillage des itin&#233;raires en un r&#233;seau &#233;tudi&#233;, est une modalit&#233; du contr&#244;le de l'intentionnalit&#233; touristique. Une mani&#232;re de r&#233;guler la tendance &#224; la dispersion des visiteurs. En les acheminant vers des passages oblig&#233;s, les ing&#233;nieurs de l'espace &#233;laborent autant de &#034; hauts lieux &#034;&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;o&#249; passer son temps et d&#233;penser son argent.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Consommation mondialis&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;L'argent ? Quel argent ? C'est bien le pire : le croisi&#233;riste ne d&#233;pense pas grand-chose &#224; terre. La municipalit&#233; matraque certes depuis des ann&#233;es un chiffre de 150 euros par jour et passager, mais sans prendre la peine de d&#233;tailler. Le grand manitou du Club de la croisi&#232;re tente &#8211; lui &#8211; de le justifier, mais se prend les pieds dans le tapis : &#171; &lt;i&gt;Les chiffres utilis&#233;s sont les m&#234;mes &#224; Barcelone ou &#224; Miami.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Sachez que dans le monde entier, quand on parle de croisi&#232;re, on est entre 120 et 150 dollars par passager, mais les deux tiers sont dans l'espace industriel maritime.&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; dans &#171; 150 euros par croisi&#233;riste ? Une &#233;tude command&#233;e pour le prouver (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &#187; Comprendre : il s'agit d'une moyenne internationale (sans aucun sens, donc), et elle inclut toutes les d&#233;penses du navire, du droit de port &#224; l'approvisionnement. Bref, du gros bidon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, selon le charg&#233; de mission du Plan Bleu &lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Projet de d&#233;veloppement et de protection de l'environnement en M&#233;diterran&#233;e (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;, un croisi&#233;riste mettant le pied dans la cit&#233;e phoc&#233;enne ne claquerait pas plus de 30 euros par jour. Non dans les bars, restaurants ou petits commerces de la ville, mais dans les boutiques &#224; souvenirs et enseignes mondialis&#233;es situ&#233;s aux abords des hauts lieux touristiques. &#171; &lt;i&gt;Ma client&#232;le est surtout compos&#233;e de locaux. Les touristes anglo-saxons ou asiatiques ne m'ach&#232;tent presque jamais de savon, ils ont trop peur de se faire arnaquer..&lt;/i&gt;. &#187;, confie Raf, qui vend du &#171; &lt;i&gt;vrai savon de Marseille&lt;/i&gt; &#187; depuis une barquette situ&#233;e sur le Vieux-Port. &#171; &lt;i&gt;De toute fa&#231;on, les croisi&#233;ristes semblent toujours press&#233;s. Ils se contentent de passer chez Starbucks, Hard Rock Caf&#233; ou H&amp;M, ils ne voient rien de Marseille&lt;/i&gt;. &#187; Rien sinon les douillets standards de la consommation mondialis&#233;e. Tristes topiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1841 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH267/-143-aa857.jpg?1779602793' width='400' height='267' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Par Yohanne Lamoul&#232;re
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'objet du d&#233;sir&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Et encore : il s'agit des passagers qui quittent le navire &#8211; &#244; bouillants aventuriers. Mais ils sont nombreux &#224; n'en rien faire, pr&#233;f&#233;rant rester dans leur cocon flottant. Et pourquoi non ? Tout a &#233;t&#233; pens&#233; pour les garder &#224; bord. Ces immenses navires, bateaux de tous les superlatifs, veillent jalousement sur leurs croisi&#233;ristes (et leurs porte-monnaies), jusqu'&#224; les &#233;tourdir de nourriture, d'activit&#233;s, d'enseignes commerciales. &lt;i&gt;L'Harmony of the Seas&lt;/i&gt;, actuel recordman de la cat&#233;gorie, haut comme un immeuble de 18 &#233;tages et pouvant embarquer 8 500 passagers et hommes d'&#233;quipage, multiplie ainsi jusqu'&#224; l'obsc&#232;ne les lieux de consommation et de divertissement. En vrac : 25 restaurants, quatre piscines, une patinoire, un mini-golf, deux modules de surf, un casino, une promenade arbor&#233;e de 10 000 plantes et arbustes (avec diffusion de chants d'oiseau) et une rue commer&#231;ante de trois &#233;tages et 130 m&#232;tres de long. Le monde est l&#224;, tout entier contenu dans une barre flottante de 70 m&#232;tres de haut. Et Marseille n'est plus qu'un vague &#233;crin qu'on observe de loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Le cadre se suffit &#224; lui-m&#234;me&lt;/i&gt;, constate Rodolphe Christin &lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;L'objectif est de retenir le touriste. Ses d&#233;penses ne doivent pas sortir et s'&#233;parpiller aux alentours mais rester cantonn&#233;es sur son lieu de s&#233;jour&lt;/i&gt;. &#187; Les acteurs de l'industrie de la croisi&#232;re pr&#233;tendent le contraire, bien s&#251;r, clamant &#224; qui mieux-mieux qu'entre 70 et 90 % de leurs passagers descendent &#224; terre. Sans jamais le prouver - il faudrait les croire sur parole. Une &#233;tude du Plan Bleu &lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Croisi&#232;re et plaisance en M&#233;diterran&#233;e &#187;, mars 2011.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt; avance, de son c&#244;t&#233;, un pourcentage de 50 %. Optimiste, encore. Au d&#233;tour d'un entretien &lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mis en ligne le 27/03/2013 sur le site Econostrum.&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;, &#201;tienne Pauchant, pr&#233;sident de Mediterranean travel association, outil de lobbying du secteur, l&#226;che une v&#233;rit&#233; en forme d'&#233;vidence : &#171; &lt;i&gt;Le paquebot devient l'objet m&#234;me du d&#233;sir. Les escales, elles, sont moins recherch&#233;es&lt;/i&gt;. [&#8230;] &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ralement, les croisi&#233;ristes ne descendent pas du bateau&lt;/i&gt;. &#187; Plouf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La croisi&#232;re tue&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Si les passagers restent (majoritairement) &#224; bord, ce n'est pas le cas de la pollution qu'ils drainent. Voici la vraie retomb&#233;e, majeure, massive, que l'industrie de la croisi&#232;re offre &#224; Marseille : des oxydes de soufre et des particules fines. C'est que les moteurs de ces monstres des mers ne s'arr&#234;tent jamais. En mer, ils tournent au fioul lourd, un immonde r&#233;sidu p&#233;trolier si polluant et peu co&#251;teux qu'il est surnomm&#233; &#171; &lt;i&gt;le sang impur de la globalisation&lt;/i&gt; &#187;. Selon les associations environnementales Nabu et FNE, un navire croisant au large pollue autant que cinq millions de v&#233;hicules. &#192; quai, les moteurs continuent &#224; fonctionner, pour satisfaire les besoins en &#233;nergie du bateau, de ses commerces et des croisi&#233;ristes. Ils br&#251;lent alors du diesel marin, moins n&#233;faste que le fioul lourd mais quand m&#234;me cinq fois plus charg&#233; en soufre que celui d'une automobile. Et ils rejettent autant de particules fines qu'un million de v&#233;hicules. En clair, ils enfument la ville. L'empoisonnent (l'exposition aux particules fines est mise en cause dans l'apparition de cancers et de maladies cardio-vasculaires). Selon l'ONG Transport and Environment, la pollution atmosph&#233;rique maritime serait ainsi responsable chaque ann&#233;e de 50 000 morts pr&#233;matur&#233;es en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boum, la croisi&#232;re tue. Et pas toujours de mort lente. Le 13 septembre dernier, un exercice de s&#233;curit&#233; r&#233;serv&#233; &#224; l'&#233;quipage a lieu sur le &lt;i&gt;Harmony of the Seas&lt;/i&gt;, &#224; l'occasion de son escale marseillaise. Un canot de s&#233;curit&#233; se d&#233;tache, tombe de dix m&#232;tres de haut. L'accident fait un mort (un Philippin) et quatre bless&#233;s graves (trois Philippins et un Indien). De parfaits repr&#233;sentants de ce prol&#233;tariat sous-pay&#233; qui souque dans les soutes des navires de croisi&#232;re, travaillant plus de 70 heures par semaine pendant plusieurs mois, sans aucun jour de cong&#233;. Sur l'&lt;i&gt;Harmony of the Seas&lt;/i&gt;, ils d&#233;pendent du droit du travail des Bahamas, o&#249; est immatricul&#233; le bateau - pavillon de complaisance. Pour faire valoir leurs droits, les bless&#233;s devront passer par un tribunal d'arbitrage situ&#233; dans ce paradis fiscal. La Royal Caribbean Cruise Line, propri&#233;taire du navire, n'a pas trop &#224; s'en faire : c'est elle qui est charg&#233;e de r&#233;mun&#233;rer le juge &lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#171; Croisi&#232;re, le prix du r&#234;ve &#187;, &#233;mission de Thalassa diffus&#233;e le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ne pas bloquer les flux&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Suite au drame, l'&lt;i&gt;Harmony of the Seas&lt;/i&gt; est retenu dans le port de Marseille. Oh, pas longtemps : il repart finalement le lendemain. Pas question de bloquer les flux outre-mesure - l'industrie a trop &#224; y perdre. &#171; &lt;i&gt;Toute interruption ou perturbation des flux est un facteur d'asphyxie, ce qui montre les dangers de ressources trop exclusivement fond&#233;es sur le tourisme&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sume Rodolphe Christin &lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;. Comme pour lui faire &#233;cho, l'exemple de ce conflit social d'une dizaine de jours qui a touch&#233; le port de Marseille en juillet 2014. Les marins CGT de la SNCM, remont&#233;s comme des coucous, bloquent alors les infrastructures portuaires. Angoisse des compagnies, qui annulent leurs escales et d&#233;routent les navires sur Toulon. Col&#232;re du Club de la croisi&#232;re, qui s'indigne de la &#171; &lt;i&gt;perte de 37 100 passagers et 6,2 millions d'euros&lt;/i&gt; &#187;. Et menaces du directeur d'une des compagnies, MSC Croisi&#232;res : &#171; &lt;i&gt;Ces situations de blocage commencent &#224; devenir pesantes. Les armateurs sont des gens pragmatiques, et le risque &#224; moyen ou court terme, c'est que les compagnies &#233;vitent Marseille&lt;/i&gt;. &#187; Si seulement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cit&#233;e dans &#171; Depuis 20 ans, Marseille surfe sur la croisi&#232;re &#187;, article de &lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt; mis en ligne le 22/10/2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Louis Cruises Line, Costa Croisi&#232;res et MSC Croisi&#232;res allongent huit millions d'euros pour disposer du lieu pendant 25 ans. La premi&#232;re revend ses parts aux deux autres en 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cit&#233; dans &#171; Le Mucem, une forte attractivit&#233; touristique &#187;, article mis en ligne sur 20Minutes.fr le 12/05/2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lanc&#233;e en 1995, cette op&#233;ration (dit) de r&#233;novation urbaine s'&#233;tend sur 480 hectares de front de mer et a vu la cr&#233;ation de 600 000 m&#178; de bureaux, dont beaucoup restent inoccup&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233; &#224; sa demande.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Dans &lt;i&gt;L'Usure du monde &#8211; Critique de la d&#233;raison touristique&lt;/i&gt;, &#233;ditions L'&#233;chapp&#233;e, 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cit&#233; dans &#171; 150 euros par croisi&#233;riste ? Une &#233;tude command&#233;e pour le prouver &#187;, percutant article mis en ligne sur le site Marsactu le 21/06/2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Projet de d&#233;veloppement et de protection de l'environnement en M&#233;diterran&#233;e chapeaut&#233; par l'ONU.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Croisi&#232;re et plaisance en M&#233;diterran&#233;e &#187;, mars 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Mis en ligne le 27/03/2013 sur le site Econostrum.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &#171; Croisi&#232;re, le prix du r&#234;ve &#187;, &#233;mission de Thalassa diffus&#233;e le 20/01/2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
