<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=8613&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1779602680</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Archipel d'attente</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Archipel-d-attente</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Archipel-d-attente</guid>
		<dc:date>2017-04-25T10:49:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L&#233;na Coulon</dc:creator>


		<dc:subject>Histoires de saute-fronti&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>Actualit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Juliette Barban&#232;gre</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>policiers</dc:subject>
		<dc:subject>ici</dc:subject>
		<dc:subject>Camp</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;fugi&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>heures</dc:subject>
		<dc:subject>Turquie</dc:subject>
		<dc:subject>Samos</dc:subject>
		<dc:subject>Abdullah</dc:subject>
		<dc:subject>voire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e, en 2015, de pr&#232;s de 850 000 personnes sur les &#238;les grecques a permis &#224; l'Union europ&#233;enne de justifier la &#171; solution hotspot &#187; : une flop&#233;e de camps insalubres o&#249; parquer des r&#233;fugi&#233;s jug&#233;s ind&#233;sirables. Bloqu&#233;s pendant des mois dans celui de Samos, plus d'un millier d'entre eux attendent, ind&#233;finiment, de pouvoir en sortir. Au large des c&#244;tes turques, un drapeau grec d&#233;tremp&#233; surplombe l'amas de blocs en pr&#233;fabriqu&#233;s et de tentes battues par la pluie enserr&#233;s dans le hotspot de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no153-avril-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;153 (avril 2017)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Histoires-de-saute-frontieres" rel="tag"&gt;Histoires de saute-fronti&#232;res&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Actualites" rel="tag"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Juliette-Barbanegre" rel="tag"&gt;Juliette Barban&#232;gre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/policiers" rel="tag"&gt;policiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ici" rel="tag"&gt;ici&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Camp" rel="tag"&gt;Camp&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/refugies" rel="tag"&gt;r&#233;fugi&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/heures" rel="tag"&gt;heures&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Turquie" rel="tag"&gt;Turquie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Samos" rel="tag"&gt;Samos&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Abdullah" rel="tag"&gt;Abdullah&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/voire" rel="tag"&gt;voire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'arriv&#233;e, en 2015, de pr&#232;s de 850 000 personnes sur les &#238;les grecques a permis &#224; l'Union europ&#233;enne de justifier la &#171; solution &lt;i&gt;hotspot&lt;/i&gt; &#187; : une flop&#233;e de camps insalubres o&#249; parquer des r&#233;fugi&#233;s jug&#233;s ind&#233;sirables. Bloqu&#233;s pendant des mois dans celui de Samos, plus d'un millier d'entre eux attendent, ind&#233;finiment, de pouvoir en sortir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1848 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH286/-150-308e4.jpg?1779623040' width='500' height='286' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Juliette Barban&#232;gre
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au large des c&#244;tes turques, un drapeau grec d&#233;tremp&#233; surplombe l'amas de blocs en pr&#233;fabriqu&#233;s et de tentes battues par la pluie enserr&#233;s dans le &lt;i&gt;hotspot&lt;/i&gt; de Samos, l'un de ces centres de tri de migrants &#224; ciel ouvert construits &#224; la h&#226;te sur les &#238;les &#233;g&#233;ennes. Il est, avec ceux de Lesbos et de Chios, le symbole implacable des politiques migratoires de l'Union europ&#233;enne (UE), soucieuse de contenir, ficher et enfermer celles et ceux ayant eu l'audace de franchir la mer meurtri&#232;re pour rejoindre ses terres d&#233;fendues. Toutes et tous y sont convoy&#233;s d&#232;s leur r&#233;ception, apr&#232;s une travers&#233;e incertaine et gla&#231;ante sur une embarcation constamment pr&#234;te &#224; chavirer : &#171; &lt;i&gt;Dans le bateau, il faut garder la m&#234;me position, sans bouger, pendant des heures&lt;/i&gt;, se souvient Jonathan, exil&#233; burundais maintenu sur l'&#238;le pendant plus de dix mois. &lt;i&gt;Au moindre mouvement, on sent le bateau sur le point de se renverser. Pour nous, &#231;a allait encore &#8211; &#231;a n'a pris que cinq heures. Mais pour d'autres, &#231;a a dur&#233; toute la nuit...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accueil qui leur est fait &#224; l'arriv&#233;e annonce la mani&#232;re dont ils seront trait&#233;s pour les semaines, voire les mois, &#224; venir : femmes, hommes, enfants et b&#233;b&#233;s sont imm&#233;diatement enferm&#233;s dans l'&#171; espace d'identification &#187;, zone de confinement &#224; l'int&#233;rieur du camp. Ils doivent y prendre leur mal en patience, souvent plus de 10 heures, le temps que policiers, agents du gouvernement grec et de l'UE proc&#232;dent &#224; un interrogatoire et &#224; un fichage en r&#232;gle &lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'UE y tient par-dessus tout : le large fichier Eurodac (o&#249; sont consign&#233;es (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. &#171; &lt;i&gt;Les flics les bousculent, les poussent comme des chiens, voire les frappent s'ils insistent trop pour recevoir &#224; manger ou &#224; boire&lt;/i&gt;, raconte Ion, b&#233;n&#233;vole depuis pr&#232;s de cinq mois &#224; Samos. &lt;i&gt;Il faut toujours n&#233;gocier pour pouvoir leur fournir quelques v&#234;tements secs et de l'eau&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un camp &#171; fait pour les animaux &#187; &lt;/strong&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;Une fois en poche le morceau de papier leur assignant une identit&#233; provisoire, r&#233;tr&#233;cie, les nouveaux arriv&#233;s rejoignent le quotidien &#233;touffant du camp, dont la surpopulation end&#233;mique accentue la pr&#233;carit&#233; : en d&#233;cembre dernier, pr&#232;s de 1 900 r&#233;fugi&#233;s, dont 450 enfants, y vivaient, pour une capacit&#233; d'accueil de 850 personnes. Si la plupart d'entre eux sont originaires de Syrie, d'Afghanistan et d'Irak, plus d'une trentaine de nationalit&#233;s sont repr&#233;sent&#233;es. Les appels du Haut Commissariat des Nations unies pour les r&#233;fugi&#233;s (HCR) &#224; acc&#233;l&#233;rer les transferts vers les terres continentales, o&#249; les conditions de vie sont un peu moins dures, sont rest&#233;s lettre morte tout l'hiver, l'entassement de tentes fines et fragiles, parfois juxtapos&#233;es aux sanitaires, &#233;tant consid&#233;r&#233; comme une solution acceptable &lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Environ un millier de personnes vivent aujourd'hui dans le camp de Samos, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abdullah, venu d'Alep, a d&#251; vivre dans l'une d'elles pendant quatre mois. Il en garde un souvenir amer : &#171; &lt;i&gt;Ceux qui g&#232;rent le camp savent qu'il est fait pour des animaux, pas pour des &#234;tres humains&lt;/i&gt;. &#187; Eau chaude souvent inaccessible, toilettes insalubres, acc&#232;s difficile aux soins m&#233;dicaux et psychologiques (d'ailleurs presque enti&#232;rement pris en charge par des b&#233;n&#233;voles), nourriture insipide voire impropre &#224; la consommation &lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La d&#233;couverte de vers dans la nourriture distribu&#233;e par l'arm&#233;e, relay&#233;e, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, &#233;puisement r&#233;gulier de produits d'hygi&#232;ne : une situation catastrophique que certains r&#233;fugi&#233;s, en janvier, ont tent&#233; de mettre en lumi&#232;re en entamant une gr&#232;ve de la faim. Mais celle-ci fut interrompue d&#232;s le deuxi&#232;me jour, explique Hessam, t&#233;moignant de cette conscience partag&#233;e, ici, de l'indiff&#233;rence que l'Europe porte aux exil&#233;s pris dans les barbel&#233;s de ses fronti&#232;res : &#171; &lt;i&gt;&#199;a ne valait pas le coup. Les policiers n'essayaient pas de nous en emp&#234;cher, ils nous ont simplement dit que &#231;a ne servait &#224; rien. C'&#233;tait vrai&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'engorgement du camp, la recrudescence des tensions et des violences qui en a d&#233;coul&#233;, et l'incapacit&#233; des autorit&#233;s &#224; satisfaire les besoins vitaux des d&#233;tenus a transform&#233; le &lt;i&gt;hotspot&lt;/i&gt; de Samos : d'un centre de r&#233;tention, il est devenu un camp mixte, o&#249; se croisent b&#233;n&#233;voles, fonctionnaires grecs, agents de Frontex, salari&#233;s de compagnies priv&#233;es de s&#233;curit&#233;, policiers et militaires. Une &#233;volution qui a permis aux r&#233;fugi&#233;s de franchir les grilles et de se rendre dans la ville de Vathi, capitale de l'&#238;le, situ&#233;e non loin en contrebas. Seulement, ici comme ailleurs, les contr&#244;les au faci&#232;s syst&#233;matiques et les arrestations arbitraires servent &#224; marquer le territoire en les confinant hors de l'espace public. Essentialis&#233;s comme de potentiels fauteurs de troubles, ils subissent un flicage accru lorsque la nuit tombe : &#171; &lt;i&gt;Les m&#232;res ne laissent plus leurs fils sortir le soir&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Muneeb, jeune Afghan arriv&#233; il y a presque un an. &lt;i&gt;Tout le monde est au courant que des gars ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s, tabass&#233;s et mis en prison sans raison&lt;/i&gt;. &#187; Abdullah confirme : &#171; &lt;i&gt;Les policiers du camp nous mettent la pression lorsqu'on rentre trop tard. Ils nous interrogent, insistent pour savoir si l'on est saoul, avec qui on &#233;tait et ce qu'on faisait. Ils nous disent : &#8220;Pour cette fois, &#231;a va, on laisse couler. Mais la prochaine fois, &#231;a ne se passera pas comme &#231;a&#8230;&lt;/i&gt;'' &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une machine &#224; broyer l'espoir&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;L'oppression polici&#232;re et les conditions d'existence dans le camp rendent plus insupportable encore l'attente sans bornes et absurde dans laquelle toutes et tous sont ici plong&#233;s. Les entretiens avec les agents charg&#233;s de faire le tri entre r&#233;fugi&#233;s tol&#233;rables et migrants expulsables, passage oblig&#233; pour esp&#233;rer quitter Samos, sont toujours renvoy&#233;s &#224; une date future et inconnue. Une existence suspendue, que Jonathan peint, malgr&#233; tout, en riant : &#171; &lt;i&gt;Dormir, manger, dormir, manger : c'est &#231;a, la vie, ici !&lt;/i&gt; &#187; Mais le sourire s'estompe vite quand il pense &#224; tous ces mois perdus &#224; attendre des rendez-vous, une r&#233;ponse, un mouvement : &#171; &lt;i&gt;On n'a pas travers&#233; tout &#231;a pour en arriver l&#224;. Tous les jours, tu te dis que demain &#231;a ira mieux, mais c'est toujours demain, demain&#8230;&lt;/i&gt; &#187; L'inertie bureaucratique ne peut expliquer &#224; elle seule le maintien de milliers de femmes, d'hommes et d'enfants, dans des conditions pr&#233;caires et humiliantes pendant des mois. Tout, ici, forme une machine &#224; broyer l'espoir, afin de d&#233;courager les migrants d&#233;sirant rejoindre l'Europe, tout en poussant celles et ceux d&#233;j&#224; pr&#233;sents &#224; partir &#171; volontairement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Le pire, c'est de ne pas savoir&lt;/i&gt;, ajoute Abdullah. &lt;i&gt;J'ai d&#233;cid&#233; d'arr&#234;ter de penser au futur, de cesser d'avoir des projets ou des attentes. Je ne peux plus. Qu'ils me renvoient en Turquie ou m'autorisent &#224; rester, je veux juste savoir&lt;/i&gt;. &#187; C'est que tout a chang&#233; depuis l'accord du 18 mars 2016 conclu entre l'UE et la Turquie, lequel a ent&#233;rin&#233; le renforcement des contr&#244;les aux fronti&#232;res de cette derni&#232;re tout en facilitant les expulsions vers son territoire &lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'accord stipule que tous les migrants d&#233;bout&#233;s de l'asile arriv&#233;s par la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. Le temps pass&#233; par les exil&#233;s &#224; Samos, Chios ou Lesbos s'est consid&#233;rablement allong&#233;, et la menace d'un renvoi vers le royaume d'Erdogan p&#232;se au-dessus de toutes les t&#234;tes. Abdullah rapporte que, lors de l'unique entrevue qui lui a &#233;t&#233; accord&#233;e, ses interlocuteurs &#171; &lt;i&gt;n'ont pos&#233; que des questions sur la Turquie, sur&lt;/i&gt; [son] &lt;i&gt;s&#233;jour l&#224;-bas&lt;/i&gt; &#187;. Rien sur la Syrie, sur Alep, sur les terres ployant sous la mitraille qu'il a d&#251; fuir. C'est pourtant sur cette base que sa demande d'asile a &#233;t&#233; refus&#233;e. Contraint de patienter &#224; nouveau plusieurs mois pour recevoir une r&#233;ponse &#224; l'appel qu'il a d&#233;pos&#233;, Abdullah explique cette obsession des services grecs et europ&#233;ens : &#171; &lt;i&gt;Ils cherchent &#224; prouver que la Turquie est un pays s&#251;r, pour pouvoir y renvoyer les gens&lt;/i&gt;. &#187; Plus de 900 renvois vers le territoire turc ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; recens&#233;s. Et ceux-ci sont destin&#233;s &#224; se multiplier, Ath&#232;nes ayant annonc&#233; fin f&#233;vrier l'ouverture prochaine de six nouveaux &#171; centres de d&#233;tention pr&#233;-expulsion &#187; sur les &#238;les &#233;g&#233;ennes, destin&#233;s &#224; enfermer les d&#233;bout&#233;s de l'asile. Qu'importe les alertes concernant l'exploitation au travail, la pr&#233;carit&#233;, l'absence de protection et d'information juridique, voire l'incarc&#233;ration arbitraire auxquels sont confront&#233;s pr&#232;s de 3 millions de r&#233;fugi&#233;s en Turquie : l'Europe poursuit ses politiques r&#233;pressives, &#224; ses fronti&#232;res et au-del&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Aller plus loin...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le site tenu par L&#233;na Coulon : &lt;span class='ressource'&gt;&lt;[eclats-d-exils.blogspot.com-&gt;&lt;/span&gt;
&lt;a href=&#034;https://eclats-d-exils.blogspot.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://eclats-d-exils.blogspot.fr/&lt;/a&gt;]&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'UE y tient par-dessus tout : le large fichier Eurodac (o&#249; sont consign&#233;es informations personnelles, empreintes digitales et photographies) permet l'application du r&#232;glement Dublin II, qui pr&#233;voit l'expulsion syst&#233;matique des demandeurs d'asile vers le premier pays par lequel ils sont entr&#233;s sur le territoire europ&#233;en. L'annonce d'une reprise, ce mois-ci, des expulsions vers la Gr&#232;ce (un temps exempt&#233;e du r&#232;glement) est inqui&#233;tante, plus de 60 000 r&#233;fugi&#233;s y vivant d&#233;j&#224; dans des conditions de vie pr&#233;caires.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Environ un millier de personnes vivent aujourd'hui dans le camp de Samos, les transferts ayant &#233;t&#233; acc&#233;l&#233;r&#233;s &#224; partir du mois de f&#233;vrier, c'est-&#224;-dire apr&#232;s quatre mois d'hiver.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La d&#233;couverte de vers dans la nourriture distribu&#233;e par l'arm&#233;e, relay&#233;e, photos &#224; l'appui, par des r&#233;fugi&#233;s sur les r&#233;seaux sociaux, n'y a rien chang&#233;. Les uniformes ont ni&#233; farouchement, affirmant qu'&#171; &lt;i&gt;aucune preuve&lt;/i&gt; &#187; n'avait &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e, tout en s'empressant d'appeler les ONG pr&#233;sentes &#224; ne pas en faire &#233;tat, sous peine de se voir interdire l'acc&#232;s au camp.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'accord stipule que tous les migrants d&#233;bout&#233;s de l'asile arriv&#233;s par la Turquie y seront renvoy&#233;s, et que pour chaque r&#233;fugi&#233; syrien renvoy&#233;, un autre Syrien doit &#234;tre relocalis&#233; en Europe. En contrepartie, l'UE s'est engag&#233;e &#224; verser 3 milliards d'euros &#224; la Turquie et &#224; supprimer l'exigence de visas pour ses citoyens se rendant en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
