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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Prahda : Pas le grand luxe</title>
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		<dc:creator>Christophe Goby</dc:creator>


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&lt;p&gt;Le 15 octobre, El Mamba, collectif de soutien aux migrants des Bouches-du-Rh&#244;ne organisait un repas au Prahda de G&#233;menos, en compagnie des migrants log&#233;s dans cet ancien h&#244;tel Formule 1. L'occasion de les rencontrer. Et de d&#233;couvrir les pi&#232;ges de ce nouveau syst&#232;me d'h&#233;bergement bancal. &#171; Je suis arriv&#233; par la Libye en 2014 en franchissant le d&#233;sert, raconte Ali, Soudanais. Puis j'ai travers&#233; la M&#233;diterran&#233;e direction l'Italie, sur un bateau beaucoup trop petit pour les 90 personnes qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Formule" rel="tag"&gt;Formule&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 15 octobre, El Mamba, collectif de soutien aux migrants des Bouches-du-Rh&#244;ne organisait un repas au Prahda de G&#233;menos, en compagnie des migrants log&#233;s dans cet ancien h&#244;tel Formule 1. L'occasion de les rencontrer. Et de d&#233;couvrir les pi&#232;ges de ce nouveau syst&#232;me d'h&#233;bergement bancal.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Je suis arriv&#233; par la Libye en 2014 en franchissant le d&#233;sert&lt;/i&gt;, raconte Ali, Soudanais. &lt;i&gt;Puis j'ai travers&#233; la M&#233;diterran&#233;e direction l'Italie, sur un bateau beaucoup trop petit pour les 90 personnes qui avaient embarqu&#233;. Nous sommes rest&#233;s onze heures &#224; bord, nous pensions couler &#224; chaque instant.&lt;/i&gt; &#187; Le bateau de secours est finalement arriv&#233; &#224; temps, mais Ali n'a rien oubli&#233; de cet enfer. Et il craint d&#233;sormais d'&#234;tre renvoy&#233; aux Pays-Bas en vertu de la proc&#233;dure Dublin, qui assigne au pays o&#249; ils ont &#233;t&#233; pour la premi&#232;re fois enregistr&#233;s les demandeurs d'asile. Un droit complexe, changeant, et souvent interpr&#233;t&#233; en d&#233;faveur des requ&#233;rants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour-l&#224;, il y a aussi Osmane. Il a pris la m&#234;me route depuis le Darfour, pays ravag&#233; par la guerre depuis vingt ans. Lui vit &#224; Marseille avec un titre de s&#233;jour pour dix ans. &#192; ses c&#244;t&#233;s, Ali, qui est h&#233;berg&#233; au Prahda (Programme d'accueil et d'h&#233;bergement des demandeurs d'asile, lanc&#233; en septembre 2016) de G&#233;menos, dans les alentours
de Marseille. Il dort dans une chambre de ce Formule 1 reconverti. Dehors, on	d&#233;jeune ensemble sur invitation du Mamba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre convive en provenance de la Corne de l'Afrique, Abdul. Lui aime la politique et se d&#233;brouille bien en fran&#231;ais. Il revient de loin : &#171; &lt;i&gt;En 2003, j'ai manifest&#233; contre l'augmentation des frais de scolarit&#233; au Soudan. J'ai &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;, mis dans une cage, frapp&#233;. &lt;/i&gt; &#187; Il est parvenu &#224; s'&#233;chapper, puis &#224; fuir le pays. Mais ne l'a pas oubli&#233;. Il explique d'ailleurs que la r&#233;gion du Darfour est riche : uranium et p&#233;trole y pullulent, mais sont exploit&#233;s par des compagnies europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ali, Osmane, Abdul. Tous soudanais et ayant pris tr&#232;s jeunes la route de l'exil, souvent pouss&#233;s par leur famille. La traductrice conna&#238;t bien la question, elle explique : &#171; &lt;i&gt;Beaucoup d'entre eux sont issus de familles de petits &#233;leveurs, qui ont &#233;t&#233; expuls&#233;es de leur terre.&lt;/i&gt; &#187; C'est le cas de celle d'Abdul : &#171; &lt;i&gt;Mes parents &#233;taient &#233;leveurs de ch&#232;vres et de moutons au Darfour, mais ils vivent d&#233;sormais dans un camp. C'est pourquoi je suis parti pour Khartoum en 2003.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien loin des fantasmes d'invasion mis en avant par les d&#233;c&#233;r&#233;br&#233;s &#224; la &lt;i&gt;Valeurs actuelles&lt;/i&gt;, les exil&#233;s du Soudan fuyant la guerre se sont dispers&#233;s dans le monde entier. Les parents d'Osmane sont ainsi partis en Arabie Saoudite. D'autres ont opt&#233; pour le Ghana. L'Europe n'est pas un r&#234;ve, simplement un refuge : &#171; &lt;i&gt;On est venus en Europe en qu&#234;te de protection&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sume l'un d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Formule 1 en panne s&#232;che&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le centre d'h&#233;bergement a ouvert en juillet 2017 (comme 61 autres anciens h&#244;tels achet&#233;s par l'&#201;tat). Il est excentr&#233;, situ&#233; en pleine zone industrielle, aux Paluds. Il y r&#232;gne une certaine forme de d&#233;brouille. On y bricole des v&#233;los, car il faut bien se rendre &#224; la gare pour prendre le train direction Marseille. La cuisine situ&#233;e au premier a beau &#234;tre commune, elle manque d'&#233;quipement. Comme dans un Formule 1, les portes sont toujours &#224; code. Et la moiti&#233; des chambres sont vides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lieu est g&#233;r&#233; par l'association Adoma, reine du logement pour indigents. L&#224; aussi, c'est la d&#233;brouille : il n'y a pas de personnel le week-end. Et deux &#233;ducatrices ont &#233;t&#233; licenci&#233;es r&#233;cemment pour des inclinations &#171; trop humanitaires &#187; &#8211; un comble. Au niveau national, le programme Prahda ne fait pas non plus l'unanimit&#233;. L'association Forum R&#233;fugi&#233;s &#8211; pourtant accus&#233;e elle-m&#234;me de fournir un appui &#171; low-cost &#187; aux exil&#233;s &#8211; d&#233;plore ainsi le &#171; &lt;i&gt;nivellement par le bas de l'accompagnement socio-administratif&lt;/i&gt; &#187;. &#192; G&#233;menos, Ali le r&#233;sume en disant : &#171; &lt;i&gt;Quand tu tombes malade au Prahda, il faut attendre vingt jours pour &#234;tre soign&#233;... &lt;/i&gt; &#187; Pire : tout comportement jug&#233; &#171; d&#233;viant &#187; doit &#234;tre signal&#233; en pr&#233;fecture. Une alerte souvent synonyme d'expulsion. Et les demandeurs d'asile ne peuvent s'extraire du dispositif : &#171; &lt;i&gt;Tu te mets en infraction si tu quittes le Prahda&lt;/i&gt; &#187;, explique Fabiola. Si l'endroit n'est pas une prison au sens strict, il fait par contre clairement figure d'antichambre de l'expulsion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, ne reste plus que la fraternit&#233;, p&#234;ch&#233;e l&#224; o&#249; on la trouve. Tout le sens de ce repas pr&#233;par&#233; par les r&#233;fugi&#233;s. Un jeune homme sourit : &#171; &lt;i&gt;Pour arriver au c&#339;ur de quelqu'un, il faut passer par son ventre&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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