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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Le ventre de Marseille crie famine</title>
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		<dc:creator>Bruno Le Dantec</dc:creator>


		<dc:subject>Yohanne Lamoul&#232;re</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Toujours pas d'&#233;cole &#224; Noailles. Ce quartier aura un centre social et une &#171; micro-cr&#232;che &#187;, mais pas avant la prochaine mandature. R&#233;sorber l'habitat indigne ? Un diagnostic est en cours, entrav&#233; par les propri&#233;taires. En attendant, la mairie et les sp&#233;culateurs placent leurs billes. &#192; Noailles, qu'on appelait autrefois le ventre de Marseille &#224; cause de son intense activit&#233; alimentaire, c'est le chantier. L'&#233;ternel chantier de la reconqu&#234;te urbaine. &#171; Y a beaucoup de bruits qui courent (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no162-fevrier-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;162 (f&#233;vrier 2018)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yohanne-Lamoulere-56" rel="tag"&gt;Yohanne Lamoul&#232;re&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Solange-Biaggi" rel="tag"&gt;Solange Biaggi&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Toujours pas d'&#233;cole &#224; Noailles. Ce quartier aura un centre social et une &#171; micro-cr&#232;che &#187;, mais pas avant la prochaine mandature. R&#233;sorber l'habitat indigne ? Un diagnostic est en cours, entrav&#233; par les propri&#233;taires. En attendant, la mairie et les sp&#233;culateurs placent leurs billes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Noailles, qu'on appelait autrefois le ventre de Marseille &#224; cause de son intense activit&#233; alimentaire, c'est le chantier. L'&#233;ternel chantier de la reconqu&#234;te urbaine. &#171; &lt;i&gt;Y a beaucoup de bruits qui courent qu'on ne reviendra plus&lt;/i&gt; &#187;, l&#226;che Antoine, l'un des 17 mara&#238;chers du march&#233; qu'on a envoy&#233;s se faire voir en haut de La Canebi&#232;re pendant la r&#233;novation de la place des Capucins. &#171; &lt;i&gt;Ils disent que &#231;a va durer six mois, mais avec eux, on ne sait jamais&#8230;&lt;/i&gt; &#187; La m&#233;fiance r&#232;gne, malgr&#233; les promesses. Il faut dire qu'ici, un chantier peut devenir une arme de destruction massive : une fois le tramway install&#233; sur la rue de Rome, la chambre de commerce a constat&#233; la faillite de 67 boutiques. L&#224;, sit&#244;t les mara&#238;chers partis, les ouvriers ont arrach&#233; quatre arbres sur cinq. &#171; &lt;i&gt;Ils d&#233;plument le quartier&lt;/i&gt; &#187;, a r&#226;l&#233; une m&#233;m&#233; d&#233;boussol&#233;e, qui ne croyait pas si bien dire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2067 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH334/-346-ca37e.jpg?1768731870' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Yohanne Lamoul&#232;re.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Autre puce &#224; l'oreille, la d&#233;claration du repr&#233;sentant de Fondeville, promoteur charg&#233; de construire un h&#244;tel 4 &#233;toiles dans l'&#238;lot Feuillants, en bordure de la place : &#171; &lt;i&gt;Le haut de gamme cohabite mal avec le bon march&#233;.&lt;/i&gt; &#187; Lors de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du Comit&#233; d'int&#233;r&#234;t de quartier, aux mains des quatre ou cinq commer&#231;ants s&#233;dentaires &#171; blancs &#187;, une dame bien mise a mis la pression sur les &#233;lus : &#171; &lt;i&gt;C'est l'opportunit&#233;. Si ce chantier n'apporte pas les changements que nous esp&#233;rons depuis si longtemps, &#231;a n'aura servi &#224; rien.&lt;/i&gt; &#187; Yves Baussens, charcutier et pr&#233;sident du CIQ, par ailleurs propri&#233;taire d'appartements rue Pollack, conna&#238;t la le&#231;on par c&#339;ur : &#171; &lt;i&gt;Il faut qu'on fasse une trame touristique pour essayer de relever le niveau.&lt;/i&gt; &#187; Lors de cette AG, la mis&#232;re de la d&#233;mocratie locale se donne en spectacle. Les critiques se font couper la chique : &#171; &lt;i&gt;Taisez-vous, vous n'habitez m&#234;me pas le quartier !&lt;/i&gt; &#187; Un opposant se voit barrer l'acc&#232;s au conseil d'administration sous pr&#233;texte de ne pas avoir cotis&#233; pendant trois ans, mais on ouvre grande la porte &#224; la patronne de l'&#233;picerie fine L'Id&#233;ale, install&#233;e depuis &#224; peine plus d'un an &#8211; mais prot&#233;g&#233;e de Solange Biaggi, adjointe au maire charg&#233;e du commerce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Marseille comme partout, on ne pr&#234;te qu'aux riches. Le nouveau dada des &#233;lus, c'est la pr&#233;emption de fonds de commerce, pour bouter kebabs, &#233;piceries arabes et t&#233;l&#233;-boutiques loin des regards et loin du c&#339;ur. Jean-Claude Gondard, directeur des services de la ville, l'avoue sans ambages : &#171; &lt;i&gt; La pr&#233;emption sert &#224; dire ce qu'on ne veut pas et aider ce qu'on veut.&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Marseille va reprendre le contr&#244;le sur les commerces du centre &#187;, article (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; Lors de la pr&#233;sentation du plan &#171; Ambition centre-ville &#187;, le 1er d&#233;cembre, la pr&#233;sidente du conseil d&#233;partemental, Martine Vassal, affirmait sa &#171; &lt;i&gt;volont&#233; d'&#234;tre aux c&#244;t&#233;s de la Soleam&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Soci&#233;t&#233; publique locale d'am&#233;nagement de l'aire m&#233;tropolitaine, aux manettes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;i&gt;pour pr&#233;empter des pas d'immeubles et les confier &#224; des commerces en facilitant leur installation avec des loyers mod&#233;r&#233;s&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Provence, 29 janvier 2018.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. Ce qui veut dire que l'&#233;picerie L'Id&#233;ale, que Solange Biaggi se vante d'avoir aid&#233; &#224; s'installer et qui vend des jambons &#224; plus de 200 &#8364; le kilo, b&#233;n&#233;ficie sans doute d'un bail aux petits oignons gr&#226;ce &#224; l'argent public. Yacine appr&#233;ciera, lui qui offre son couscous &#224; prix tr&#232;s populaire sur le trottoir d'en face, mais paie son loyer plein pot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce volontarisme est &#224; l'&#339;uvre depuis des lustres. On a &#233;vinc&#233; le florissant bazar m&#233;diterran&#233;en de Belsunce parce qu'il n'&#233;tait pas assez proven&#231;al, mais surtout parce qu'il faisait de l'ombre au centre commercial du Centre-Bourse. Telles des coquilles vides sur un plateau de Monopoly, on a plac&#233; des ateliers de peintres subventionn&#233;s rue Thubaneau, pour &#233;loigner les prostitu&#233;es. Apr&#232;s avoir expuls&#233; habitants et commerces de proximit&#233; de la rue de la R&#233;publique pour en faire un d&#233;cor en trompe-l'&#339;il, les pas-de-porte sont aujourd'hui offerts gratuitement pendant trois ans &#224; des start-ups et des galeristes, histoire de cr&#233;er une illusion de dynamisme. Mais la pompe ne s'amorce toujours pas et le d&#233;sert avance. Ce ne sont pas les kebabs et les taxiphones qui font du tort &#224; la vitalit&#233; des quartiers, mais la guerre commerciale sans merci que se livrent les grands centres commerciaux &#224; la p&#233;riph&#233;rie de la ville, mais aussi, depuis une dizaine d'ann&#233;es, intra-muros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors d'un simulacre de concertation publique au th&#233;&#226;tre Mazenod, le 24 janvier, G&#233;rard Chenoz pour la Sol&#233;am et Sabine Bernasconi pour la mairie de secteur ont parl&#233; de &#171; &lt;i&gt;respecter l'&#226;me de Noailles&lt;/i&gt; &#187;, dont &#171; &lt;i&gt;les odeurs d'&#233;pices nous ravissent&lt;/i&gt; &#187;. Mais rien de tangible n'a &#233;t&#233; avanc&#233; pour r&#233;sorber &#171; &lt;i&gt;l'habitat ind&#233;cent ou d&#233;grad&#233;&lt;/i&gt; &#187;, qui repr&#233;sente 48 % du parc existant. &#171; &lt;i&gt; Un diagnostic est en cours, mais les propri&#233;taires rechignent&lt;/i&gt; &#187;, a d&#233;clar&#233; un technicien, qui voit dans les taudis des marchands de sommeil &#171; &lt;i&gt;des logements sociaux de fait&lt;/i&gt; &#187;&#8230; Il n'y a toujours pas d'&#233;cole, alors que l'ancien coll&#232;ge priv&#233; Saint-Thomas-d'Aquin, qui occupait tout un p&#226;t&#233; de maison sur plus d'un hectare, a &#233;t&#233; vendu &#224; un promoteur immobilier, au lieu d'&#234;tre pr&#233;empt&#233;. Il para&#238;t que le quartier aura enfin un centre social (log&#233; dans le passage Ventre) et &#171; &lt;i&gt;une micro-cr&#232;che de dix berceaux&lt;/i&gt; &#187;, mais pas avant la prochaine mandature. Et quand on s'inqui&#232;te du peu de cas qui est fait des activit&#233;s existantes autant que des besoins criants de la population actuelle, Marie-Louise Lota, &#233;lue charg&#233;e des march&#233;s, d&#233;clare tout &#224; trac : &#171; &lt;i&gt;H&#233;, c'est qu'on ne fait pas d'omelette sans casser des &#339;ufs !&lt;/i&gt; &#187; Il est vrai qu'au quartier du Rouet, sur les rues de Rome et de la R&#233;publique, on a cass&#233; beaucoup d'&#339;ufs&#8230; Mais o&#249; est l'omelette ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Carnivore fin de r&#232;gne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tel Saturne d&#233;vorant ses propres rejetons, le vieux maire Gaudin, au pouvoir depuis 23 ans, se pla&#238;t &#224; savonner la planche de ses dauphins. Le premier des sacrifi&#233;s fut l'actuel pr&#233;sident de r&#233;gion, Renaud Muselier, qui vient d'accuser son ancien mentor d'avoir men&#233; une gestion &#171; &lt;i&gt;politico-mafieuse&lt;/i&gt; &#187; en pactisant avec l'ex-patron socialiste du d&#233;partement, le repris de justice Jean-No&#235;l Gu&#233;rini. Le premier adjoint du maire, Dominique Tian, vient, lui, d'&#234;tre condamn&#233; &#224; 1,45 millions d'euros d'amende, &#224; un an de prison avec sursis et &#224; trois ans d'in&#233;ligibilit&#233; pour &#171; blanchiment de fraude fiscale &#187;. De son c&#244;t&#233;, Bruno Gilles, avant-dernier chouchou de Gaudin, a d&#233;clar&#233; forfait pour raison de sant&#233;. Et Yves Moraine, maire des quartiers riches et avocat du g&#233;ant du BTP Vinci, a tr&#233;buch&#233; aux l&#233;gislatives de juin 2017, &#233;ject&#233; par deux inconnus, candidats de La France insoumise et d'En marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fin de r&#232;gne va tout d&#233;chirer. C&#244;t&#233; vieille garde, on a du mal &#224; int&#233;grer les codes du politiquement correct, habitu&#233; qu'on est aux formules &#224; l'emporte-pi&#232;ce o&#249; se m&#234;lent paresse intellectuelle et populisme pagnolesque. Derni&#232;re saillie en date de l'ineffable G&#233;rard Chenoz, d&#233;l&#233;gu&#233; aux Grands projets d'attractivit&#233; : &#171; &lt;i&gt; Les touristes, ils ne veulent pas qu'on enl&#232;ve les Arabes, mais qu'on balaye plus souvent les rues. Je vais pi&#233;tonniser la rue d'Aubagne, comme &#231;a elle deviendra branch&#233;e.&lt;/i&gt; &#187; M&#234;me quand il tente de faire moderne, le grigou ne peut s'emp&#234;cher d'&#233;taler ses pr&#233;jug&#233;s les plus crasses. Il y a quelques ann&#233;es, il avait d&#233;fini sa conception de la mixit&#233; sociale par une litote d'anthologie : &#171; &lt;i&gt;Pour que les gens se m&#233;langent, il faut que certains partent.&lt;/i&gt; &#187; Dans le m&#234;me registre, sa coll&#232;gue Marie-Louise Lota, d&#233;l&#233;gu&#233;e aux emplacements, qui aurait accus&#233; les forains de La Plaine d'attirer &#171; &lt;i&gt;une population qu'on ne veut plus voir en ville&lt;/i&gt; &#187;, tente d'adoucir le ton en qualifiant le march&#233; de Noailles de &#171; &lt;i&gt;bijou&lt;/i&gt; &#187;. Mais son naturel revient au galop lorsque des habitants s'inqui&#232;tent des effets gentrificateurs de l'implantation d'un h&#244;tel 4 &#233;toiles juste &#224; c&#244;t&#233;. &#171; &lt;i&gt;On ne fait pas d'omelette sans casser des &#339;ufs !&lt;/i&gt; &#187;, a-t-elle tranch&#233;. Un forain de La Plaine croit avoir trouv&#233; une explication &#224; autant de d&#233;sinvolture : &#171; &lt;i&gt;Gaudin, c'est comme une vieille aristo qui s'entourerait de singes pour avoir encore l'air belle et intelligente.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle g&#233;n&#233;ration pousse pourtant au portillon, maniant un langage plus lisse. Sabine Bernasconi, maire du 1er secteur, g&#232;re un centre-ville qui penche &#224; gauche &#8211; c'est l&#224; o&#249; M&#233;lenchon a assur&#233; son si&#232;ge &#224; l'Assembl&#233;e. Elle &#339;uvre &#224; la &#171; &lt;i&gt;reconqu&#234;te du c&#339;ur de ville&lt;/i&gt; &#187; et d&#233;peint avec des tr&#233;molos dans la voix un avenir &#224; la Broadway pour sa Canebi&#232;re. Pour cela, elle drague une client&#232;le de cultureux, d'associatifs, de bobos, d'&#233;colos en v&#233;lo, s'attachant &#224; bien manier les &#233;l&#233;ments de langage de Richard Florida, l'ap&#244;tre US de la &lt;i&gt;creative class&lt;/i&gt;. Sabine sera-t-elle l'Anne Hidalgo de la droite marseillaise ? Il faudra d'abord qu'elle accepte de graviter dans l'ombre de Martine Vassal, pr&#233;sidente du conseil d&#233;partemental et nouvelle pr&#233;f&#233;r&#233;e de Saturne. &#192; moins que la nouvelle star ne file chez Jupiter ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Marseille va reprendre le contr&#244;le sur les commerces du centre &#187;, article publi&#233; sur le site Made in Marseille le 20 juin 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Soci&#233;t&#233; publique locale d'am&#233;nagement de l'aire m&#233;tropolitaine, aux manettes de tous les projets de requalification du centre de Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt;, 29 janvier 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le chant des partisanes</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Le-chant-des-partisanes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Le-chant-des-partisanes</guid>
		<dc:date>2010-04-19T09:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Arraitz</dc:creator>


		<dc:subject>Nono Kadaver</dc:subject>
		<dc:subject>faire</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre</dc:subject>
		<dc:subject>Noailles</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>cours</dc:subject>
		<dc:subject>cours Julien</dc:subject>
		<dc:subject>Marche</dc:subject>
		<dc:subject>quartier</dc:subject>
		<dc:subject>qu'on appelait</dc:subject>
		<dc:subject>ann&#233;es 50-60</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Il y avait une ambiance de foire qui durait toute la nuit. &#187; Pierre Le Van Thu, ancien marin et fervent arpenteur de rues, &#233;voque le temps o&#249; le cours Julien &#233;tait &#171; le ventre de Marseille &#187;, avec son march&#233; de gros drainant mara&#238;chers, &#171; partisanes &#187;, noctambules, putains, petites frappes et autres menus m&#233;tiers&#8230; &#171; Nostalgique mais pas pass&#233;iste &#187;, il compare l'esprit d'hier &#224; celui d'aujourd'hui. &#171; CE QUARTIER, dans les ann&#233;es 50-60, &#233;tait ce qu'on appelait le ventre de Marseille. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no76-mars-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;76 (mars 2010)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il y avait une ambiance de foire qui durait toute la nuit. &#187;&lt;/i&gt; Pierre Le Van Thu, ancien marin et fervent arpenteur de rues, &#233;voque le temps o&#249; le cours Julien &#233;tait &lt;i&gt;&#171; le ventre de Marseille &#187;&lt;/i&gt;, avec son march&#233; de gros drainant mara&#238;chers, &lt;i&gt;&#171; partisanes &#187;&lt;/i&gt;, noctambules, putains, petites frappes et autres menus m&#233;tiers&#8230; &lt;i&gt;&#171; Nostalgique mais pas pass&#233;iste &#187;&lt;/i&gt;, il compare l'esprit d'hier &#224; celui d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; CE QUARTIER, dans les ann&#233;es 50-60, &#233;tait ce qu'on appelait le ventre de Marseille. Tous les locaux de plain-pied servaient d'entrep&#244;ts aux grossistes et aux paysans des alentours. &#187;&lt;/i&gt; Et les caves, immenses et vo&#251;t&#233;es, servaient de chambres froides. C'est d'un air malicieux que Pierre &#233;voque le raffut permanent que cette activit&#233; occasionnait et qui, &#224; l'&#233;poque, ne semblait g&#234;ner personne. &lt;i&gt;&#171; Les riverains se mettaient des boules Quies et se levaient de bonne humeur. Les paysans arrivaient vers 10 h du soir et ils d&#233;chargeaient, c'&#233;tait pittoresque, bruyant. Certains venaient encore en charrette. Tous ces gens-l&#224; se connaissaient, s'interpellaient, s'affairaient. Voil&#224; comment &#233;tait le quartier. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment en arrive-t-on &#224; la m&#233;tamorphose actuelle ? Dans les ann&#233;es 70, le march&#233; de gros a &#233;t&#233; d&#233;m&#233;nag&#233;, comme les Halles au poisson de Noailles et la Cri&#233;e du Vieux-Port, vers le MIN (march&#233; d'int&#233;r&#234;t national) des Arnavaux. Cet exil des march&#233;s, d&#251; &#224; un zonage fonctionnaliste de l'espace urbain, a contribu&#233; &#224; appauvrir le centre historique. Pierre revient sur ce lieu&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_393 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L369xH366/kadaver-75097.jpg?1768650929' width='369' height='366' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Nono Kadaver
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;o&#249; il a tra&#238;n&#233; ses espadrilles : &lt;i&gt;&#171; Vers 5h du matin, les partisanes&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D'apr&#232;s Fr&#233;d&#233;ric Mistral, mot du vieux fran&#231;ais d&#233;signant ceux qui manient (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;i&gt;arrivaient. Elles montaient leurs tr&#233;teaux de fruits et l&#233;gumes, quelques-unes avaient leur r&#233;chaud &#224; charbon de bois, pour lutter contre le froid. Le bruit &#233;tait donc permanent. Elles se saluaient, les livreurs les draguaient. Elles ne se laissaient pas faire, on riait beaucoup. Elles avaient la faconde marseillaise. Ce qui me met en col&#232;re, c'est d'entendre se plaindre les nouveaux arrivants pour le moindre petit bruit, alors qu'ils ont tous du double vitrage chez eux ! &#187;&lt;/i&gt; Joliment r&#233;am&#233;nag&#233; en parc arbor&#233; avec plan d'eau, le Cours Ju &#8211; un des rares espaces marseillais lib&#233;r&#233;s de la bagnole &#8211; a &#233;t&#233; investi par une classe moyenne un peu boh&#232;me. Le mercredi matin s'y plante un march&#233; paysan, que Pierre fr&#233;quente. &lt;i&gt;&#171; Il est aussi beaucoup fr&#233;quent&#233; par des &#8220;parle-pointu&#8221; qui font la queue devant les stands comme des Anglais ! &#187;&lt;/i&gt;, se moque son ami Al&#232;ssi Dell'Umbria. Au lieu de jouer des coudes en demandant &#224; la cantonade &lt;i&gt;&#171; Qui va la derni&#232;re ? &#187;&lt;/i&gt;, comme le fait tout le monde civilis&#233; du pourtour m&#233;diterran&#233;en !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il y avait une continuit&#233; entre ce march&#233;, Noailles et Belsunce, reli&#233;s par la rue d'Aubagne, puis la rue Longue, se souvient Pierre. Aujourd'hui, Noailles est rest&#233; populaire,mais le nouveau cours Julien lui tourne le dos. Il y a ici des petits malins qui pensent que bient&#244;t on va tout raser, et qu'en prenant pied ici, ils feront de bonnes affaires. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derni&#232;re &#233;tape du lissage en cours : la mont&#233;e des branch&#233;s adeptes de l'ordre. Acoquin&#233;e avec la mairie de secteur, les chefs de la police et le quotidien &lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt;, une &#171; association des commer&#231;ants de la butte &#187; (au vrai chic parisien !) r&#233;clame un &#171; nettoyage &#187; de l'esplanade. Docilement, les flics harc&#232;lent les jeunes, les clochards, les d&#233;soeuvr&#233;s et tout ce qui ne consomme pas aux terrasses, dans une claire volont&#233; de privatiser l'espace public. &lt;i&gt;&#171; Quand j'&#233;tais adolescent, on allait faire la bringue &#224; Belsunce. Il y avait des bo&#238;tes de nuit, avec des entra&#238;neuses et des clients souvent prostr&#233;s. Nous, les jeunes, nous entrions pour animer tout &#231;a. Notre fortune ne nous permettait pas de nous offrir de l'alcool. Nous dansions un peu,nous chahutions, et au bout d'un moment, on nous jetait dehors et nous allions dans un autre &#233;tablissement poursuivre notre cirque&#8230; Jusqu'&#224; la fermeture, &#224; 2h du matin. Nous grimpions alors en direction du cours Julien et de la place Notre- Dame-du-Mont, o&#249; il y avait une pizzeria, qui existe toujours d'ailleurs. Nous y retrouvions les entra&#238;neuses,qui venaient comme nous manger un bout, et l'ambiance &#233;tait plus d&#233;contract&#233;e, parce que l&#224; elles n'essayaient plus de nous faire boire du mousseux ! Les bars et les restaurants, gr&#226;ce au march&#233;, avaient le droit de rester ouverts toute la nuit. Comme sur le cours d'Estienne-d'Orves, o&#249; se trouvaient le si&#232;ge et les imprimeries des trois quotidiens locaux. &#187;&lt;/i&gt; Pierre, qui fut d&#233;port&#233; avec sa famille en train &#224; bestiaux sur Fr&#233;jus, lors de l'op&#233;ration franco-allemande de dynamitage du quartier Saint-Jean, en 1943, sait ce qu'il aime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Dans les bars du port, on croisait les nocturnes, les journalistes, les employ&#233;s des quotidiens qui faisaient le va-et-vient et ceux qui venaient chercher les &#233;ditions r&#233;gionales pour Manosque, Aix&#8230; Et puis tout au fond il y avait les joueurs de cartes&#8230; S'ils voyaient quelqu'un de suspect entrer, quelqu'un qui pouvait &#234;tre un flic, ils laissaient pendre leur main avec les cartes sous la table, ne laissant que l'autre, qui tenait la cigarette, en vue. Parce qu'ils jouaient de l'argent. C'&#233;tait Marseille, c'&#233;tait vivant, &#224; la fois populaire et intellectuel, s&#251;rement plus anim&#233; que le Marseille 2013 qu'ils nous pr&#233;parent. Il y avait, je crois,beaucoup plus de culture en ce temps-l&#224;. L'Alcazar, avec l'op&#233;rette marseillaise et aussi de l'art lyrique. Il y a toujours eu beaucoup d'amateurs d'art lyrique, ici. On ne le dit jamais, mais il y avait encore plus d'abonn&#233;s &#224; l'op&#233;ra qu'au stade ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mercredi 3 mars, &#224; la brasserie des Dana&#239;des, Pierre assistait &#224; la premi&#232;re r&#233;union d'une coordination d'associations luttant contre le b&#233;tonnage de Marseille&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Laisse b&#233;ton &#187;, contacts : Annick Leroy, au 0675242528 ; ou Paul (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;i&gt; &#171; Ma nostalgie n'est pas pass&#233;iste. J'accepte les changements, mais l&#224; o&#249; je m'insurge, c'est quand on emp&#234;che les gens de vivre. On est en train de momifier la vie. Je trouve &#231;a anormal que certains emp&#234;chent les autres de faire la f&#234;te dans leur quartier. Maintenant, les progr&#232;s de l'informatique, je trouve &#231;a tr&#232;s bien, mais je n'aime pas l'exc&#232;s dans l'app&#226;t du gain, et la voiture qui nous tue, ou les tomates sans saveur du mois de janvier. &#187;&lt;/i&gt; Ceux qui d&#233;nigrent la nostalgie aimeraient bien nous voler cette m&#233;moire-l&#224;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;D'apr&#232;s Fr&#233;d&#233;ric Mistral, mot du vieux fran&#231;ais d&#233;signant ceux qui manient l'argent ; int&#233;gr&#233; au parler marseillais pour d&#233;signer les vendeuses des halles.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Laisse b&#233;ton &#187;, contacts : Annick Leroy, au 0675242528 ; ou Paul Piccirilo, sur paulpiccirilo @ free.fr.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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