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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Des centres sociaux au pain sec</title>
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		<dc:creator>Clair Rivi&#232;re</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Ils font vivre des quartiers o&#249; il n'y a plus grand-chose. Mais leurs subventions baissent et les contrats aid&#233;s disparaissent : un peu partout en France, les centres sociaux tirent la langue. En Paca, c'est maintenant la R&#233;gion qui se d&#233;sengage. D'habitude, &#224; No&#235;l, les minots de la cit&#233; des Lierres vont au centre a&#233;r&#233;. Mais cette ann&#233;e, il n'y avait &#171; pas d'argent &#187;. Alors le lieu est rest&#233; ferm&#233; : pas de vacances pour les gamins des pauvres. Glan&#233;e dans le 12e arrondissement de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no161-janvier-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;161 (janvier 2018)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ils font vivre des quartiers o&#249; il n'y a plus grand-chose. Mais leurs subventions baissent et les contrats aid&#233;s disparaissent : un peu partout en France, les centres sociaux tirent la langue. En Paca, c'est maintenant la R&#233;gion qui se d&#233;sengage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'habitude, &#224; No&#235;l, les minots de la cit&#233; des Lierres vont au centre a&#233;r&#233;. Mais cette ann&#233;e, il n'y avait &#171; &lt;i&gt; pas d'argent&lt;/i&gt; &#187;. Alors le lieu est rest&#233; ferm&#233; : pas de vacances pour les gamins des pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2068 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/-347-7a4bb.jpg?1782646787' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Marine Summercity.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Glan&#233;e dans le 12e arrondissement de Marseille, cette histoire n'est certainement pas unique en son genre. Car aux quatre coins de l'Hexagone, des centres sociaux crient famine : les subventions s'ass&#232;chent. Il a fallu dire adieu &#224; des milliers de contrats aid&#233;s, faire le deuil d'une partie des cr&#233;dits &#171; politique de la ville &#187; &#8211; le gouvernement les a r&#233;duits de 11 % l'an dernier. Et voil&#224; qu'en Provence-Alpes-C&#244;te d'Azur (Paca), la R&#233;gion en rajoute&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; pr&#233;sent, dans les Bouches-du-Rh&#244;ne et le Vaucluse, cette institution (aux mains de la droite) participait au budget de fonctionnement des centres sociaux, via une convention-cadre sign&#233;e avec la Caisse des allocations familiales (Caf) et d'autres collectivit&#233;s locales (d&#233;partement, mairies&#8230;). Un syst&#232;me con&#231;u pour assurer aux centres leur financement de base : de quoi ouvrir la structure et r&#233;mun&#233;rer quelques postes cl&#233;s &#8211; un pr&#233;alable &#224; des actions ult&#233;rieures. Mais d&#233;sormais, le conseil r&#233;gional ne subventionnera plus que des actions sp&#233;cifiques, sur appel &#224; projets. Pas de quoi emballer Danielle Gallus, directrice d'un centre dans le 14e : &#171; &lt;i&gt;On travaille d&#233;j&#224; sur appel &#224; projet. Mais c'est un syst&#232;me compl&#232;tement incertain. On r&#233;pond, on est s&#233;lectionn&#233; ou pas. On obtient un financement pour un an, et puis l'ann&#233;e d'apr&#232;s on ne l'a plus...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, la R&#233;gion &#233;tait loin d'&#234;tre leur premier financeur : les centres sociaux devraient donc parvenir &#224; se remettre de cette perte, m&#234;me si la douloureuse n'est pas n&#233;gligeable (9 000 &#8364; dans certains cas). Mais cette d&#233;fection, qui en fait craindre d'autres&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour pallier le manque de subventions, certaines structures se tournent vers (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, a &#233;t&#233; la goutte d'eau qui a fait d&#233;border le vase : le 7 d&#233;cembre, plusieurs centaines de personnes ont manifest&#233; devant le conseil r&#233;gional.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; C'est notre poumon &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi elles, il y avait Madame Khelil, une usag&#232;re du centre social des Lierres : &#171; &lt;i&gt;Mes enfants sont tout le temps l&#224;-bas. Soutien scolaire, centre a&#233;r&#233;&#8230; S'ils ferment ce centre, c'est mort pour nous.&lt;/i&gt; &#187; M&#234;me sentiment pour Madame Bonjour, une voisine : &#171; &lt;i&gt;Moi, je n'ai pas d'enfants, je dois &#234;tre la plus vieille du centre. J'y vais tout le temps &#8211; on fait de la peinture, du th&#233;&#226;tre&#8230; Si le centre fermait, il me manquerait. On est toujours bien re&#231;u, pour les papiers, pour tout&#8230; Quand mon mari est d&#233;c&#233;d&#233;, j'ai &#233;t&#233; accompagn&#233;e par les personnes qui y travaillent.&lt;/i&gt; &#187; Une troisi&#232;me voisine approuve : &#171; &lt;i&gt;C'est un endroit o&#249; on peut discuter, rencontrer d'autres personnes, au lieu de rester &#224; la maison &#224; ne rien faire. Et pour nos enfants, c'est pareil &#8211; &#231;a leur permet d'avoir un encadrement. Au lieu de tra&#238;ner dans la rue, il vaut mieux qu'ils soient au centre.&lt;/i&gt; &#187; Madame Khelil, encore : &#171; &lt;i&gt; Le centre social, c'est notre poumon&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; &lt;i&gt;Dans beaucoup de quartiers, il n'y a plus de commerce, ni de services publics, &lt;/i&gt; pointe Joseph Richard-Cochet, d&#233;l&#233;gu&#233; d&#233;partemental de l'Union des centres sociaux des Bouches-du-Rh&#244;ne.&lt;i&gt; L&#224;, le centre social, c'est la derni&#232;re structure qui reste.&lt;/i&gt; &#187; Et si on l'enlevait, cet espace collectif de partage ? &#171; &lt;i&gt;On peut imaginer ce que &#231;a donnerait : des gens qui se replient chez eux sur leur souffrance. Dans beaucoup de quartiers, c'est une &#233;volution d&#233;j&#224; en cours&lt;/i&gt; [&#8230;].&lt;i&gt; On voit les scores du FN qui montent &#233;norm&#233;ment, c'est aussi li&#233; &#224; cette question du vivre-ensemble.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, sans centres sociaux, qui pallierait les d&#233;faillances de la Caf ou de P&#244;le emploi, &#8211; qui offrent de moins en moins d'accueil humain &#8211; sans se soucier de ceux qui ne savent pas parler &#224; un ordinateur ? Qui donnerait des cours de fran&#231;ais aux mamans immigr&#233;es, tout en gardant leurs enfants, comme on le fait au centre de La Garde (13e) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Pour l'instant, nous avons un budget &#233;quilibr&#233;, mais pour l'ann&#233;e prochaine, nous sommes anxieux&lt;/i&gt; &#187;, confie Nicole Pons, une des administratrices de cette structure. &#171; &lt;i&gt;Moins d'argent, moins de personnel, moins d'activit&#233;s&#8230;&lt;/i&gt; &#187;, &#233;gr&#232;ne-t-elle, songeuse. Or &#171; &lt;i&gt; tout le monde le dit : on travaille quand m&#234;me pour la paix dans les quartiers&lt;/i&gt; &#187;. M&#234;me constat, plus &#233;nerv&#233;, chez Thierry Petrone, de l'Espace social et culturel Villemarie, &#224; Carpentras (Vaucluse) : &#171; &lt;i&gt;On se demande ce que font les &#233;lus. Si effectivement ils veulent que les quartiers flambent, il n'y a rien de mieux ! Ils flamberont, les quartiers, parce qu'on ne pourra plus s'occuper des familles.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Clap de fin &#224; la Rougui&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce lundi encore, au centre social de la Rougui&#232;re, on a fait des gaufres. Des dizaines de gaufres. On a partag&#233; un repas, on a rigol&#233;, on s'est taquin&#233;. Habitants, professionnels, on &#233;tait ensemble. Puis Djamel, un des employ&#233;s, a refait son CV : &#171; Manutentionnaire / Cariste &#187;. Demain, le 12 d&#233;cembre, un tribunal marseillais se penchera sur la liquidation judiciaire de la structure. Une association n&#233;e au d&#233;but des ann&#233;es 1960, en m&#234;me temps que cette cit&#233; de 836 logements, pos&#233;e dans les quartiers est de Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 octobre, la Caf, un des principaux financeurs du centre, a d&#233;cid&#233; de ne pas renouveler son agr&#233;ment&#8230; &#224; compter du 1er juillet dernier ! Or, sans agr&#233;ment, plus de subventions. La fermeture, donc. Et pour les habitants qui fr&#233;quentaient le lieu, un grand vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pourquoi cette d&#233;cision ? Dans son courrier, la Caf pointe des &#171; &lt;i&gt;difficult&#233;s de gouvernance&lt;/i&gt; &#187;. Sur place, personne ne le nie. &#171; &lt;i&gt; Il y a eu des dysfonctionnements, un conflit entre administrateurs et salari&#233;s. La moiti&#233; du conseil d'administration a d&#233;missionn&#233; en mai&lt;/i&gt; &#187;, reconna&#238;t David Diancourt, le directeur. Oui, &#171; &lt;i&gt;des conneries&lt;/i&gt; &#187; ont &#233;t&#233; faites, notamment en termes de gestion du personnel. Mais pour le reste&#8230; La Caf parle d'un &#171; &lt;i&gt;manque de rigueur quant au diagnostic&lt;/i&gt; &#187;, mais &#171; &lt;i&gt;elle ne dit pas en quoi !&lt;/i&gt; &#187;, s&#8216;insurge Paul Piccirillo, le pr&#233;sident du centre. D&#8216;autres raisons sont &#233;voqu&#233;es : un &#171; &lt;i&gt;manque de contenu du projet social sur les objectifs et modalit&#233;s de projets&lt;/i&gt; &#187;, une &#171; &lt;i&gt;absence de lisibilit&#233; de l'organigramme&lt;/i&gt; &#187;&#8230; Bref, des justifications plut&#244;t floues, que d'aucuns ici jugent &#171; &lt;i&gt;fallacieuses&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trop inclusif ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, d'inavouables raisons seraient-elles &#224; chercher ailleurs ? Ce qui est s&#251;r, c'est que les positionnements &#171; politiques &#187; de la direction ont pu agacer certains financeurs institutionnels. &#192; la Rougui&#232;re, on tentait de pratiquer une la&#239;cit&#233; inclusive. Surtout, il y avait la volont&#233; d'associer v&#233;ritablement les habitants aux processus de d&#233;cision. L'objectif &#233;tait que le projet social parte de la base pour remonter vers le haut, et non l'inverse. Que les habitants en arrivent &#224; s'organiser eux-m&#234;mes, d&#233;passant le cadre du centre et des professionnels qui y travaillent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette tentative sont n&#233;es de belles choses, notamment des jardins partag&#233;s, et un remarquable journal de quartier, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.csrouguiere.com/la-gazette-de-la-roug&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Gazette de la Roug'&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Distribu&#233; dans les bo&#238;tes aux lettres du coin, ce canard offrait entre autres des r&#233;cits de vie d'une intimit&#233; et d'une sinc&#233;rit&#233; rares. Il valorisait la vie associative du quartier, ses luttes collectives. Certains habitants y avaient trouv&#233; un canal d'expression &#8211; m&#234;me si la pr&#233;fecture fut chiffonn&#233;e de d&#233;couvrir que le logo &#171; Marianne &#187; ne figurait pas dans le premier num&#233;ro, alors m&#234;me que l'&#201;tat avait particip&#233; au financement du projet&#8230; Mais cette gazette, faut-il vraiment en parler au pass&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car certes, les portes du centre social sont d&#233;sormais ferm&#233;es, mais il reste une dynamique. Des graines ont &#233;t&#233; sem&#233;es, elles fleuriront d'une mani&#232;re ou d'une autre. En tout cas, on veut y croire. Une association, Le Bazar de la Rougui&#232;re, vient d'&#234;tre mont&#233;e par des habitants : elle poursuivra sans doute une partie des projets participatifs, ou cr&#233;era les siens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;t&#233; prochain, un nouveau centre social verra le jour dans le quartier. Il disposera de locaux flambant neufs. Pour choisir qui les occupera, la mairie de Marseille a lanc&#233; un appel d'offres. L'association historique du centre a vu sa candidature &#233;vinc&#233;e, parce qu'elle &#233;tait alors &#171; &lt;i&gt;en redressement judiciaire&lt;/i&gt; &#187;, du fait d'une situation financi&#232;re difficile, d&#233;j&#224;. Il y aurait deux candidats en lice : de grosses associations g&#233;rant d&#233;j&#224; plusieurs structures. Dans un tel cadre, les habitants auront-ils voix au chapitre ? Il y a peu de chances qu'un seul d'entre eux entre un jour dans leurs conseils d'administration.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pour pallier le manque de subventions, certaines structures se tournent vers le m&#233;c&#233;nat priv&#233;, ce qui n'est pas sans poser question&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Contr&#244;le social : La chasse aux fraudeurs est ouverte</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Controle-social-La-chasse-aux</link>
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		<dc:date>2015-07-10T19:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Franck Dragonetti</dc:creator>


		<dc:subject>Soulci&#233;</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;V&#233;ritable gimmick du quinquennat sarkozyste, la lutte contre la fraude sociale trouve un nouveau souffle sous le gouvernement hollandais. Avec pour objectif affich&#233; de sauver les derniers vestiges de l'&#201;tat social, elle reste l'un des nombreux avatars de la guerre aux pauvres. Il suffit d'un petit article pioch&#233; dans la presse quotidienne r&#233;gionale pour sentir comment se faisande l'air du temps. Dans son &#233;dition du 22&#8200;avril 2015, les colonnes du Courrier picard nous offrent un papier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Caf" rel="tag"&gt;Caf&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/article-pioche" rel="tag"&gt;article pioch&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/presse-quotidienne" rel="tag"&gt;presse quotidienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faisande-l-air" rel="tag"&gt;faisande l'air&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/question-d-un" rel="tag"&gt;question d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Courrier-picard" rel="tag"&gt;Courrier picard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/suffit-d-un" rel="tag"&gt;suffit d'un&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;V&#233;ritable gimmick du quinquennat sarkozyste, la lutte contre la fraude sociale trouve un nouveau souffle sous le gouvernement hollandais. Avec pour objectif affich&#233; de sauver les derniers vestiges de l'&#201;tat social, elle reste l'un des nombreux avatars de la guerre aux pauvres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il suffit&lt;/strong&gt; d'un petit article pioch&#233; dans la presse quotidienne r&#233;gionale pour sentir comment se faisande l'air du temps. Dans son &#233;dition du 22&#8200;avril 2015, les colonnes du &lt;i&gt;Courrier picard&lt;/i&gt; nous offrent un papier couvrant une banale affaire judiciaire. Il y est question d'une m&#232;re de famille vivant seule avec ses trois gosses &#224; Seboncourt (Aisne) et qui, pour gratter quelques euros, n'a pas mis &#224; jour sa situation aupr&#232;s de la CAF. Il y est question d'un proc&#232;s o&#249; la CAF r&#233;clame &#224; la fraudeuse un trop-per&#231;u de 5&#8200;000 euros. Il y est question d'un r&#233;quisitoire o&#249; le parquet qualifie l'infraction de &#171; &lt;i&gt;destructrice du lien social&lt;/i&gt; &#187;. Accessoirement, il est aussi question d'une sanction port&#233;e &#224; la juste mesure du honteux d&#233;lit : deux mois de taule avec sursis et un &#233;ch&#233;ancier sur plusieurs ann&#233;es pour rembourser les indus. La taule, dernier rempart pour maintenir le lien social : on savoure la logique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1540 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH382/p03-cqfd_fraude-76378.jpg?1782656062' width='400' height='382' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Soulci&#233;.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deux semaines avant&lt;/strong&gt;, le m&#234;me &lt;i&gt;Courrier picard&lt;/i&gt;, bien &#224; cheval sur son dada, d&#233;voilait l'arnaque commise par deux couples de Saint-Quentin (Aisne) aux m&#234;mes allocs de la CAF. L&#224; encore, de fausses d&#233;clarations avaient entra&#238;n&#233; le versement indu de prestations. Sanction : amendes, remboursement du trop-per&#231;u et zonzon avec sursis. Mise en ligne sur le Facebook du &lt;i&gt;Courrier picard&lt;/i&gt;, l'affaire allait inspirer une flop&#233;e d'internautes. Si l'orthographe reste h&#233;sitante, les cibles de la hargne ne souffrent d'aucune ambigu&#239;t&#233; : &#171; &lt;i&gt;Fau plus de contr&#244;le c'est tout &#224; fait normal c'est la loi comme dirait Laurence Broccolini vous &#234;tes le maillon faible aurevoir&lt;/i&gt; &#187; ; ou bien : &#171; &lt;i&gt;Bien fait. Marre de payer pr tt c cafistes qui gagnent plus a rester chez eux&#8230; pauvre France&lt;/i&gt; &#187; (sic). On sait dans quelle mesure les forums Internet servent de d&#233;versoir aux inclinations les plus frustes, et ces appels au lynchage pourraient rester dans le champ de l'anecdote, s'ils ne s'inscrivaient pas dans le sillage d'une vraie d&#233;claration de guerre du patron de la CAF, Daniel Lenoir, amorc&#233;e lors du quinquennat sarkozyste. Invit&#233; sur les ondes de RTL en 2012, le dirlo de la CAF avait mis en garde les fraudeurs : &#171; &lt;i&gt;Je serai impitoyable avec eux parce que &#231;a casse ce lien de solidarit&#233;. C'est un cancer qui mine la solidarit&#233;.&lt;/i&gt; &#187; Que les &#171; canc&#233;reux &#187; en question soient pour la plupart issus des classes populaires, qu'un organisme comme la CAF est cens&#233; aider &#224; se maintenir la t&#234;te hors de l'eau, en dit long sur le virage de plus en plus policier des organismes sociaux. &#171; &lt;i&gt;La fraude, c'est la plus terrible et la plus insidieuse des trahisons de l'esprit de 1945. C'est la fraude qui mine les fondements m&#234;mes de la R&#233;publique sociale&lt;/i&gt; &#187;, plastronnait Sarkozy, fin 2011, lors d'une intervention sur la protection sociale&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde, 15/11/2011.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. En pr&#233;-campagne pour sa r&#233;&#233;lection, la droite dure cherchait alors &#224; assurer ses appuis populistes en jetant &#224; la vindicte populaire les &#171; parasites &#187; de la soci&#233;t&#233;, une musique bien connue. A leur tour, les bataillons de la gauche d&#233;complex&#233;e arment la culasse dans cette guerre contre les pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Haro sur les malades et les ch&#244;meurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13 mai 2015&lt;/strong&gt;, en faillite permanente, l'assurance maladie a enfin trouv&#233; un ennemi &#224; sa taille pour renflouer ses caisses : les quelque cinq millions de b&#233;n&#233;ficiaires de la Couverture maladie universelle compl&#233;mentaire (CMU-C). Suivant l'adage &#171; qui dit pauvre dit fraudeur &#187;, elle s'engage &#224; passer au crible le compte bancaire de 10 % d'assur&#233;s CMU-C, histoire de v&#233;rifier la v&#233;racit&#233; de leurs d&#233;clarations de revenus. &#192; la t&#234;te de l'Association fran&#231;aise des usagers des banques, Serge Ma&#238;tre d&#233;nonce une &#171; &lt;i&gt;suspicion v&#233;ritablement stigmatisante&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;France Info, 13/05/2015.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187;. Pass&#233;s sous la f&#233;rule &#233;tatique, les diff&#233;rents organismes de S&#233;cu contractualisent tous les 4&#8200;ans une Convention d'objectif et de gestion (COG) avec le gouvernement. Instaur&#233;e par le plan Jupp&#233; de 1996, la COG fixe orientations et priorit&#233;s impos&#233;es aux caisses nationales, qui vont d&#233;cliner &#224; leur tour les mesures des COG en Contrats pluriannuels de gestion (CPG), v&#233;ritables feuilles de routes des organismes locaux.
Pour les agents du service public trimant au bas de la pyramide, le chantage prend alors cette forme : si vous voulez continuer &#224; travailler avec des moyens humains et mat&#233;riels constants, il vous faut atteindre les objectifs fix&#233;s par le CPG. Dans cette course aux indicateurs, la lutte contre la fraude se taille une part significative. En termes de communication, elle permet des arguments massues. Le site de l'assurance maladie ameli.fr dresse ainsi un bilan choc de dix ann&#233;es de lutte contre la fraude : &#171; &lt;i&gt;Pr&#232;s d'1,3&#8200;milliard d'euros &#233;conomis&#233;s. Plus de 1&#8200;000 condamnations &#224; des peines de prison. Plus de 1&#8200;200 interdictions de donner des soins aux assur&#233;s sociaux prononc&#233;s par les ordres professionnels. Environ 8&#8200;200 sanctions administratives prononc&#233;es par les caisses pour un montant de pr&#232;s de 13 millions d'euros.&lt;/i&gt; &#187; Format&#233;s par cette nouvelle doxa, les agents des caisses sont &#224; l'aff&#251;t de la moindre &#171; atypie &#187;, esp&#233;rant lever le li&#232;vre qui m&#232;ne &#224; la fraude et ainsi s'attirer le satisfecit de leur direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Suivant le m&#234;me timing&lt;/strong&gt;, P&#244;le emploi annonce la g&#233;n&#233;ralisation d'un vaste programme de contr&#244;le des ch&#244;meurs &#224; partir du mois d'ao&#251;t. Un doute subsiste sur les &#171; &lt;i&gt;actes positifs et r&#233;p&#233;t&#233;s de recherche d'emploi&lt;/i&gt; &#187; du ch&#244;meur, et voil&#224; le bonhomme oblig&#233; de se justifier selon un crescendo allant du questionnaire papier &#224; la convocation autoritaire. Si le p&#233;ch&#233; de fain&#233;antise est constat&#233;, la radiation tombe. Durant l'ann&#233;e 2014, 400&#8200;agents affect&#233;s &#224; la lutte contre la fraude ont ainsi permis l'&#233;conomie de 100&#8200;millions d'euros. Chacun sur leur strapontin, Laurent Berger, &#224; la t&#234;te de la CFDT, et Fran&#231;ois Rebsamen, ministre du Travail, assurent la main sur le c&#339;ur qu'il ne s'agit que d'accompagner davantage les demandeurs d'emploi. R&#233;agissant &#224; chaud, les militants de AC ! (Agir ensemble contre le ch&#244;mage !) publient sur leur site une tout autre version de l'affaire : &#171; &lt;i&gt;Le contr&#244;le de la recherche d'emploi comme l'annonce du contr&#244;le des comptes bancaires pour obtenir la CMU-C concourent de la m&#234;me logique de chasse aux pauvres. On pr&#233;sente une nouvelle fois le pauvre comme profiteur du syst&#232;me, suppos&#233; fraudeur et non pas comme une victime de la politique ultralib&#233;rale qui privil&#233;gie le profit au d&#233;triment de l'emploi et continue d'enrichir toujours les riches&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. &#171; Hollande et P&#244;le emploi choisissent la violence sociale contre les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De la fraude au terrorisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Piqu&#233;e&lt;/strong&gt; d'&#234;tre doubl&#233;e sur sa droite par les socialos, Val&#233;rie P&#233;cresse, candidate UMP aux r&#233;gionales d'&#206;le-de-France, joue la surench&#232;re en s'attaquant &#224; la fraude dans les transports. &#171; &lt;i&gt;Aujourd'hui il y a de 200 &#224; 400 millions d'euros de fraude dans les transports en commun et seulement 5&#8200;% de recouvrement des amendes&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/05/10.&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &#187;, constate avec horreur l'ex-ministre du Budget. Pour elle, un seul moyen d'&#233;viter le naufrage : obliger les usagers des transports en commun &#224; se munir d'une pi&#232;ce d'identit&#233;. Rappelons que la carte d'identit&#233; n'est pas obligatoire en France et, offrons-nous un petit point Godwin&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Carton rouge adress&#233; &#224; son interlocuteur lorsque celui-ci, au cours d'une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;, le dernier r&#233;gime fran&#231;ais &#224; avoir rendu son port obligatoire officiait en cette douce ann&#233;e 1943.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La fraude&lt;/strong&gt;, un panel de menues combines pour&lt;i&gt; loosers &lt;/i&gt; perp&#233;tuels ? Que nenni. Dans son &#233;dition du 5 mai 2015, &lt;i&gt;Les Derni&#232;res nouvelles d'Alsace&lt;/i&gt; nous informe de ce scoop &#233;difiant : Moussa Coulibaly, agresseur de trois militaires &#224; Nice en f&#233;vrier dernier, touchait le RSA &#224; Mulhouse&#8230; sans y habiter. Preuve s'il en fallait que du fraudeur au terroriste, la pente est plus glissante qu'il n'y para&#238;t. Face &#224; ce nouveau d&#233;fi de s&#233;curit&#233; et de coh&#233;sion nationale, le conseil d&#233;partemental du Haut-Rhin, gestionnaire du RSA, a d&#233;j&#224; promis de multiplier les contr&#244;les.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 15/11/2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;France Info, 13/05/2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cf. &#171; Hollande et P&#244;le emploi choisissent la violence sociale contre les ch&#244;meurs &#187; sur &lt;a href=&#034;https://www.ac-chomage.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.ac-chomage.org&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/05/10&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/05/10&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Carton rouge adress&#233; &#224; son interlocuteur lorsque celui-ci, au cours d'une discussion qui s'enlise, en arrive &#224; la fatale comparaison avec le nazisme ou Hitler.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quand la CAF s'invite</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Maliet</dc:creator>


		<dc:subject>C'est</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#171; Environ trois cent mille contr&#244;les domiciliaires sont effectu&#233;s chaque ann&#233;e par la Caisse d'allocations familiales [CAF] &#187; , nous apprend la tr&#232;s instructive brochure r&#233;alis&#233;e par les CAFards de Montreuil. H&#233; oui ! &#192; tout moment, un gus de la CAF peut se radiner chez vous pour &#233;plucher vos d&#233;clarations, et v&#233;rifier que vous ne vous gavez pas de coquillettes discount sur le dos des aides sociales. En ces temps de traques aux fraudeurs &#8211; responsables, en vrac, de la crise, du ch&#244;mage, du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no95-decembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;95 (d&#233;cembre 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/caisse" rel="tag"&gt;caisse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Montreuil" rel="tag"&gt;Montreuil&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CAF-appelle" rel="tag"&gt;CAF appelle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#171; Environ trois cent mille contr&#244;les domiciliaires&lt;/strong&gt; sont effectu&#233;s chaque ann&#233;e par la Caisse d'allocations familiales [CAF] &#187; &lt;/i&gt;, nous apprend la &lt;a href=&#034;http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5808&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;tr&#232;s instructive brochure&lt;/a&gt; r&#233;alis&#233;e par les &lt;a href=&#034;https://cafard93.wordpress.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CAFards de Montreuil&lt;/a&gt;. H&#233; oui ! &#192; tout moment, un gus de la CAF peut se radiner chez vous pour &#233;plucher vos d&#233;clarations, et v&#233;rifier que vous ne vous gavez pas de coquillettes discount sur le dos des aides sociales. En ces temps de traques aux fraudeurs &#8211; responsables, en vrac, de la crise, du ch&#244;mage, du racisme, du r&#233;chauffement climatique, de la violence dans les cours d'&#233;cole et des escarres de p&#233;p&#233; &#8211;, ce &lt;i&gt;&#171; collectif de ch&#244;meurs et pr&#233;caires qui se sont regroup&#233;s pour se d&#233;fendre face aux institutions sociales &#187;&lt;/i&gt; fournit l&#224; quelques infos de premi&#232;re bourre pour ne point &#234;tre pris au d&#233;pourvu en cas d'inspection inopin&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Celui que la CAF appelle &#8220;fraudeur&#8221;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise le collectif, &lt;i&gt;c'est le Rsaste qui se fait aider par sa famille pour arriver &#224; la fin du mois, c'est la m&#232;re qui ne d&#233;clare pas son compagnon pour garder son ind&#233;pendance et ses maigres revenus, c'est l'intermittent du travail au black qui veut &#233;viter une chute de revenus catastrophique. &#187;&lt;/i&gt; Pas vraiment l'univers de Bernard Madoff, mais bien celui des gal&#233;riens &#224; qui l'on octroie gracieusement quelques miettes tout en cherchant &#224; les culpabiliser&#8230; &lt;i&gt;&#171; Il n'y a pas de r&#232;gle formelle, les contr&#244;les peuvent toucher tout le monde. Mais de fait, il peut y avoir des cat&#233;gories cibl&#233;es. &#187;&lt;/i&gt; Et la CAF a ses chouchous : &lt;i&gt;&#171; On sait d&#233;j&#224; que la plupart des m&#232;res isol&#233;es se font contr&#244;ler r&#233;guli&#232;rement. Les Rsastes sont &#233;galement plus cibl&#233;s que les autres allocataires. &#187;&lt;/i&gt; Sans compter qu'il advient fr&#233;quemment qu'un voisin ind&#233;licat cafte aupr&#232;s de l'institution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Souvent, c'est la panique &#187;&lt;/i&gt;, quand on n'est pas pr&#233;par&#233; &#224; cette intrusion dans sa vie priv&#233;e. Les CAFards donnent donc force conseils et &#233;l&#233;ments de droit utiles en pareille occasion. En cas de visite surprise, par exemple, il est tout &#224; fait l&#233;gal de refuser &lt;i&gt;&#171; l'acc&#232;s et le contr&#244;le &#224; l'improviste, et de demander un autre rendez-vous &#187;&lt;/i&gt;. Par ailleurs, s'il est vrai que &lt;i&gt;&#171; le contr&#244;leur a le droit de demander des relev&#233;s de compte bancaire &#187;&lt;/i&gt;, l'allocataire a toute libert&#233; de ne pas &lt;i&gt;&#171; montrer ses d&#233;bits &#187;&lt;/i&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce pr&#233;cieux document comporte moult t&#233;moignages d'allocataires ayant subi le passage de ces importuns. Et c'est instructif : &lt;i&gt;&#171; Lors du contr&#244;le, je me rends bien compte qu'il veut prouver que j'habite avec le p&#232;re de ma fille, alors que je d&#233;clare habiter seule avec elle. [&#8230;] Malgr&#233; les trois heures &#8220;d'interrogatoire&#8221;, sans aveu de ma part, le contr&#244;leur n'a rien pu prouver. &#187;&lt;/i&gt; Surtout, ne jamais avouer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en ressort que la meilleure d&#233;fense, c'est encore le collectif. Et l'occasion d'organiser un petit d&#238;ner de cons &#224; domicile&#8230;&lt;i&gt; &#171; Le jour du rendez-vous, nous sommes une dizaine dans la maison. Nous l'installons [le contr&#244;leur de la CAF, ndlr] &#224; une table dans le salon. Certains s'asseyent &#224; la table, d'autres un peu plus loin sur le canap&#233;. Avant m&#234;me que ne s'estompe son premier sentiment de surprise, nous lui posons toute une s&#233;rie de questions sur ses objectifs r&#233;els. [&#8230;] Bref, il comprend que nous sommes aussi l&#224; pour &#8220;contr&#244;ler&#8221; ce qu'il fait. [&#8230;] Au final [&#8230;], il ne prend finalement que quelques minutes pour v&#233;rifier mon num&#233;ro de S&#233;cu qui &#233;tait, selon lui, le seul objet de son passage au domicile. &#187;&lt;/i&gt; Ciao, monsieur, au plaisir de ne jamais vous revoir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contact : cafardsdemontreuil@riseup.net. Cette brochure est t&#233;l&#233;chargeable sur &lt;a href=&#034;https://cafard93.wordpress.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://cafard93.wordpress.com&lt;/a&gt; ainsi que sur &lt;a href=&#034;https://www.cip-idf.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.cip-idf.org&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>De trop gentils Chibanis</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


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&lt;p&gt;Il n'y a pas que la canicule qui d&#233;zingue nos vieux. Les organismes sociaux aussi. Les Chibanis, ces &#171; hommes aux cheveux blancs &#187; venus jusqu'ici manier la truelle pendant les Trente Glorieuses, sont somm&#233;&#233;s de passer leur retraite miteuse loin du Maroc et des leurs. Sinon ?&#8230; &#171; &#199;a a commenc&#233; en d&#233;cembre 2009&#8230; En rentrant du bled, j'ai trouv&#233; une lettre de la CAF. Elle disait que, pendant mon absence, le contr&#244;leur &#233;tait pass&#233;, qu'il ne m'avait pas trouv&#233; et que je devais rembourser 9 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il n'y a pas que la canicule qui d&#233;zingue nos vieux. Les organismes sociaux aussi. Les Chibanis, ces &#171; hommes aux cheveux blancs &#187; venus jusqu'ici manier la truelle pendant les Trente Glorieuses, sont somm&#233;&#233;s de passer leur retraite miteuse loin du Maroc et des leurs. Sinon ?&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_150 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH559/nardochibanis-20bd1.png?1782642145' width='400' height='559' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Nardo
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#171; &#199;a a commenc&#233;&lt;/strong&gt; en d&#233;cembre 2009&#8230; En rentrant du bled, j'ai trouv&#233; une lettre de la CAF. Elle disait que, pendant mon absence, le contr&#244;leur &#233;tait pass&#233;, qu'il ne m'avait pas trouv&#233; et que je devais rembourser 9 000 euros. Voil&#224; comment elle nous traite, la France ! On a perdu notre vie pour construire ce pays et maintenant il ne nous reste rien ! &#187;&lt;/i&gt; Un m&#233;lange de lassitude, d'amertume et de col&#232;re se lit sur le visage creus&#233; de Mohamed&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour pr&#233;server leur anonymat, les pr&#233;noms des Chibanis ont &#233;t&#233; chang&#233;s.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Ce vieux Marocain est arriv&#233; en France en 1965, laissant femme et enfants au pays. Ouvrier dans le b&#226;timent, il a &#233;cum&#233; les chantiers &#224; Pau, Saint-&#201;tienne, Toulouse puis Perpignan. D&#233;clar&#233;, le travail ? &lt;i&gt;&#171; Des fois oui, des fois non. Y avait des patrons qui ne t'embauchaient que si tu acceptais de travailler au noir. &#187;&lt;/i&gt; Une piaule en location, et de l'argent envoy&#233; au bled r&#233;guli&#232;rement pour faire vivre les siens. Une affaire qui va durer 45 ans avec, en bout de course, une retraite qui ne p&#232;se pas bien lourd. Qui finit m&#234;me par ne plus rien peser du tout, quand les organismes sociaux d&#233;cident de couper les allocs !
Le 7 avril dernier, le tribunal correctionnel de Perpignan a d&#233;clar&#233; coupables trois Chibanis de fraude et fausse d&#233;claration aux organismes sociaux. La douloureuse est sal&#233;e : une amende de 1 000 euros assortie d'un remboursement des aides sociales (APL, minimum vieillesse, etc.) ind&#251;ment per&#231;ues, aides dont le montant peut atteindre des milliers d'euros ! Pfff, une bricole, quand on sait que le revenu mensuel des Chibanis les plus fortun&#233;s atteint royalement les deux cents euros par mois&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petite explication : pour b&#233;n&#233;ficier des prestations sociales, il faut r&#233;sider en France, et les s&#233;jours &#224; l'&#233;tranger ne sont autoris&#233;s qu'en de&#231;&#224; d'une certaine dur&#233;e &#8211; trois mois pour la CAF, six mois pour la Caisse d'assurance retraite et de la sant&#233; au travail (Carsat)&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Organisme qui verse, entre autres, l'allocation de solidarit&#233; aux personnes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. De fait, chaque allocataire est tenu de d&#233;clarer aux caisses ses dates de d&#233;part et de retour. Une obligation r&#233;glementaire dont les Chibanis n'ont jamais &#233;t&#233; inform&#233;s&#8230; Et comment l'auraient-ils &#233;t&#233;, la majorit&#233; d'entre eux parlant et lisant mal le fran&#231;ais ? Hassan l'a mauvaise : &lt;i&gt;&#171; On pensait qu'arriv&#233;s &#224; la retraite, on pourrait rentrer un peu plus chez nous, passer du temps avec la famille. On ne savait pas qu'on ne devait pas rester plus de tant de mois au bled. On n'est pas des escrocs ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par le pass&#233;, il n'&#233;tait pas rare que les agents de la CAF exigent les passeports des retrait&#233;s marocains pour leur verser leurs allocations. En 2009, la Haute autorit&#233; de lutte contre les discriminations et pour l'&#233;galit&#233; (la Halde) s'est prononc&#233;e contre ces pratiques jug&#233;es discriminatoires. Qu'importe, les caisses ont trouv&#233; de nouveaux moyens pour conna&#238;tre les dates pr&#233;cises des escapades chibanesques, notamment en nouant un partenariat efficace avec la police marocaine. &lt;i&gt;
&#171; Lors du proc&#232;s, les organismes sociaux ont fait valoir des documents de la police aux fronti&#232;res fran&#231;aises &#233;tablis en concertation avec la police marocaine&lt;/i&gt;, explique &#224; &#171; CQFD &#187; Me Chninif, avocat des Chibanis. &lt;i&gt;Ces papiers, recensant les entr&#233;es et sorties du territoire marocain des pr&#233;venus, sont sans tampon ni signature, donc d&#233;nu&#233;s de toute valeur juridique. Ce d'autant plus qu'il n'existe aucune convention entre le Maroc et la France permettant la production de tels documents. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Perpignan, plus de cent cinquante Chibanis seraient dans le collimateur des organismes sociaux. Certains ont &#233;t&#233; vir&#233;s de leur logement, les proprios ne touchant plus d'APL. D'autres ont &#233;t&#233; mis en demeure par la S&#233;cu de rembourser des m&#233;dicaments alors qu'ils b&#233;n&#233;ficiaient de la CMU. Une v&#233;ritable nasse administrative. Mohamed s'&#233;nerve : &lt;i&gt;&#171; Rien que pour envoyer une lettre &#224; Montpellier, entre l'&#233;crivain public, les photocopies et les timbres, il te faut vingt euros ! Tu fais comment quand tu ne touches plus que quinze euros de retraite par mois ? J'en connais une dizaine qui ont craqu&#233;, qui sont rentr&#233;s au Maroc. &#187;&lt;/i&gt; Mais peut-&#234;tre est-ce le but&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Hortensia, membre du comit&#233; SOS Chibanis, les choses sont claires : &lt;i&gt;&#171; Nous sommes en contact avec d'autres collectifs mais c'est ici, &#224; Perpignan, que les situations sont le plus dramatiques. Ces personnes n'ont m&#234;me plus de quoi manger. Encore une fois, nous servons de laboratoire : les autorit&#233;s frappent fort, et attendent de voir les r&#233;actions. Si leur strat&#233;gie passe, elles &#233;tendront le dispositif &#224; toute la France. &#187; &lt;/i&gt; Le 20 juin, les collectifs de soutien de Toulouse, Montpellier, Marseille et Perpignan se retrouvent devant la Carsat de Montpellier. Il y a urgence, Amine n'a pas revu sa l&#233;gitime depuis un an et demi. Il conclut, dans un &#233;clat de rire : &lt;i&gt;&#171; Faut faire vite maintenant, hein, parce que sinon nos femmes vont nous foutre dehors ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pour pr&#233;server leur anonymat, les pr&#233;noms des Chibanis ont &#233;t&#233; chang&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Organisme qui verse, entre autres, l'allocation de solidarit&#233; aux personnes &#226;g&#233;es. Depuis 2006, il faut r&#233;sider en France pour la percevoir.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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