<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=7708&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1768648935</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;mocratie participative &#224; la sauce nantaise</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Democratie-participative-a-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Democratie-participative-a-la</guid>
		<dc:date>2018-02-28T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Max Bossis</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;my Cattelain</dc:subject>
		<dc:subject>s'est</dc:subject>
		<dc:subject>Loire</dc:subject>
		<dc:subject>beau samedi</dc:subject>
		<dc:subject>enferm&#233; n'avait</dc:subject>
		<dc:subject>mai enferm&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Loire s'est</dc:subject>
		<dc:subject>personnel politique</dc:subject>
		<dc:subject>pont</dc:subject>
		<dc:subject>citoyen</dc:subject>
		<dc:subject>discussion</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#201;chaud&#233;e par la contestation autour du projet d'a&#233;roport de Notre-Dames-des-Landes, Johanna Rolland, la nouvelle maire de Nantes, a promis d'organiser une s&#233;rie de grands d&#233;bats citoyens tout au long de son mandat. Le premier d'entre eux, intitul&#233; &#171; Nantes, la Loire et nous &#187;, avait comme but implicite de faire passer le projet d'un nouveau pont enjambant la Loire. R&#233;cit de la &#171; grande Journ&#233;e citoyenne &#187; qui cl&#244;turait ce premier &#171; d&#233;bat &#187; au pays de la Com' o&#249; la &#171; parole citoyenne &#187; sait (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no137-novembre-2015" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;137 (novembre 2015)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Remy-Cattelain" rel="tag"&gt;R&#233;my Cattelain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/s-est" rel="tag"&gt;s'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Loire" rel="tag"&gt;Loire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/beau-samedi" rel="tag"&gt;beau samedi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/enferme-n-avait" rel="tag"&gt;enferm&#233; n'avait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mai-enferme" rel="tag"&gt;mai enferm&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Loire-s-est" rel="tag"&gt;Loire s'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/personnel-politique" rel="tag"&gt;personnel politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/pont" rel="tag"&gt;pont&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/citoyen" rel="tag"&gt;citoyen&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/discussion" rel="tag"&gt;discussion&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#201;chaud&#233;e par la contestation autour du projet d'a&#233;roport de Notre-Dames-des-Landes, Johanna Rolland, la nouvelle maire de Nantes, a promis d'organiser une s&#233;rie de grands d&#233;bats citoyens tout au long de son mandat. Le premier d'entre eux, intitul&#233; &#171; Nantes, la Loire et nous &#187;, avait comme but implicite de faire passer le projet d'un nouveau pont enjambant la Loire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cit de la &#171; grande Journ&#233;e citoyenne &#187;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette &#171; Journ&#233;e citoyenne &#187; du 30 mai dernier achevait huit mois de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; qui cl&#244;turait ce premier &#171; d&#233;bat &#187; au pays de la Com' o&#249; la &#171; parole citoyenne &#187; sait enfin s'accorder avec celle des pouvoirs en place.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est ind&#233;niable, cette journ&#233;e avait l'arri&#232;re-go&#251;t du sacrifice : passer un beau samedi de la fin mai enferm&#233; n'avait rien de bien motivant. Mais c'&#233;tait sans compter l'enthousiasme et la fougue de cette petite &#233;quipe de Missions Publiques, entreprise de communication parisienne sp&#233;cialis&#233;e &#171; &lt;i&gt;dans les d&#233;marches qui visent &#224; mettre en mouvement les citoyens, les &#233;lus et les parties prenantes &#224; faire &#233;merger l'intelligence collective dans un processus de co-production&lt;/i&gt; &#187;, autrement dit &#224; r&#233;concilier le citoyen r&#233;fractaire avec le personnel politique. Cette r&#233;conciliation n'allant pas de soi en ces temps ingrats, elle demande une v&#233;ritable m&#233;thode pr&#233;sent&#233;e ici par le menu.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2159 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/-432-b0e04.jpg?1768660740' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par R&#233;my Cattelain.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premi&#232;re &#233;tape :&lt;/strong&gt; cadrer pr&#233;alablement ce dont aurait envie de parler le citoyen, des fois qu'il aurait des id&#233;es saugrenues comme parler de ses probl&#232;mes quotidiens ou critiquer le personnel politique. Non, ici les sujets sont bien clos et formul&#233;s dans la novlangue techno-socialiste autour de quatre th&#232;mes. On nous fait glisser ainsi, sans trop de subtilit&#233;, vers cet incompressible mais encore inconscient besoin de construire un nouveau pont depuis l'inoffensif &#171; &lt;i&gt;Loire, des pratiques et des usages&lt;/i&gt; &#187; jusqu'au crucial &#171; &lt;i&gt;Loire, c&#339;ur m&#233;tropolitain, attractivit&#233; et qualit&#233; urbaine&lt;/i&gt; &#187; en passant par l'incontournable &#171; &lt;i&gt;Loire, mobilit&#233; et franchissement&lt;/i&gt; &#187;. Histoire de nous faire disjoncter le cerveau comme dans un show t&#233;l&#233;vis&#233; clinquant, ces th&#232;mes sont introduits par un clip vid&#233;o agressif (une image-clich&#233; de Nantes toutes les trois secondes) qui, en cinq minutes chrono, matraque &#224; la fois le sujet du th&#232;me, les enjeux et l'avis des experts. On en sort la t&#234;te &#224; l'envers avec des yeux de hareng frit&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Seconde &#233;tape :&lt;/strong&gt; le quart d'heure &#171; citoyen &#187;. Apr&#232;s cette tornade d'informations et de points de vue dominants introduisant chacun des quatre th&#232;mes, le brave quidam soucieux de la vie de sa cit&#233; est donc invit&#233; &#224; d&#233;battre vingt minutes avec ses sept autres camarades de tabl&#233;e. Bien s&#251;r, il ne restera rien de ces propos, hormis les seules r&#233;ponses aux questionnaires &#224; remplir lors des cinq derni&#232;res minutes du temps imparti. Heureusement, car la discussion s'est bien souvent &#233;gar&#233;e sur des chemins impr&#233;vus : le d&#233;bat sur les usages de la Loire s'est transform&#233; en une discussion &#224; b&#226;tons rompus sur les strat&#233;gies et solutions de chacun face aux bouchons automobiles qui asphyxient quotidiennement l'agglom&#233;ration et nos poumons urbains. Il a fallu bien du courage &#224; l'agent municipal devenu pour l'occasion &#171; &lt;i&gt;facilitateur de discussion&lt;/i&gt; &#187; pour tenter de faire revenir au vrai sujet, celui qui devait nous amener in&#233;luctablement vers ce pont tant d&#233;sir&#233;. Prise de piti&#233; envers ce pr&#233;pos&#233; au recadrage dont le niveau de stress ne cessait de monter, la tabl&#233;e s'est r&#233;solue &#224; remplir le questionnaire qui devait donc clore et r&#233;sumer le d&#233;bat. Bref, rien &#224; voir avec ce dont nous avions discut&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Troisi&#232;me &#233;tape :&lt;/strong&gt; &#233;viter toute expression collective qui pourrait &#233;chapper &#224; l'&#233;lan enjou&#233; vers ce fameux pont. Il nous &#233;tait impos&#233; de changer de table &#224; chaque th&#232;me, nous retrouvant ainsi &#224; chaque fois avec de nouvelles personnes inconnues. La construction d'un point de vue collectif et d&#233;viant du chemin tout trac&#233; par la bo&#238;te de com' s'est r&#233;v&#233;l&#233;e tout simplement impossible. Pourtant, lors du deuxi&#232;me th&#232;me &#8211;&#8200;&#171; &lt;i&gt;Loire &#233;cologique, Loire &#233;conomique&lt;/i&gt; &#187; &#8211;, nous avons eu un bel &#233;change avec mes nouveaux camarades de table d'o&#249; a surgi un t&#233;moignage sur la pollution des sols du quartier du Bas-Chantenay, en pleine gentrification mais situ&#233; pr&#232;s d'une zone Seveso, et dans lequel les enfants sont un peu plus malades qu'&#224; leur tour. Un autre &#233;voquait l'arr&#234;t d'un jardin collectif en pleine ville pour cause de pollution au plomb du terrain cultiv&#233;. N'ayant aucun sens de la mesure, une autre a m&#234;me &#233;voqu&#233; l'id&#233;e qu'un collectif citoyen ind&#233;pendant pourrait mener un &#233;tat des lieux de tous les endroits pollu&#233;s sur Nantes. Un enthousiasme joyeux a ainsi port&#233; cette discussion ouvrant sur la possibilit&#233; d'une r&#233;appropriation collective des probl&#232;mes &#233;cologiques. Las ! Agac&#233; de l'outrecuidance de notre ind&#233;sirable digression, le &#171; &lt;i&gt;facilitateur de discussion&lt;/i&gt; &#187; nous a indiqu&#233; qu'il restait cinq minutes pour r&#233;pondre au second questionnaire sur &#171; &lt;i&gt;les nouvelles fili&#232;res &#233;nerg&#233;tiques &#224; d&#233;velopper&lt;/i&gt; &#187; (une seule r&#233;ponse possible) ou sur &#171; &lt;i&gt;quel secteur &#233;conomique est &#224; privil&#233;gier gr&#226;ce &#224; la Loire&lt;/i&gt; &#187; (deux r&#233;ponses maximum). Autant dire que notre enthousiasme collectif a fait long feu&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La derni&#232;re &#233;tape&lt;/strong&gt; de cette magistrale m&#233;thode pour &#171; &lt;i&gt; reconqu&#233;rir les citoyens qui doutent des pratiques politiques&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Nantes, La Loire et Nous, Rapport final par la Commission du d&#233;bat &#187;, p. 17.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187; est l'utilisation de la technique du sondage. Issu des seuls questionnaires, il doit produire cette fameuse &#171; parole citoyenne &#187; telle qu'envisag&#233;e par les communicants recadreurs. &#201;videmment, l'orientation des questions formul&#233;es dans cette langue technocratique porte et impose la vision du monde et les int&#233;r&#234;ts des dominants : croissance &#233;conomique comme seule vis&#233;e politique, m&#226;tin&#233;e d'une petite dose de &lt;i&gt;greenwashing&lt;/i&gt; branch&#233; pour faire taire les grincheux. Une vision du monde inqui&#232;te de &#171; &lt;i&gt;concilier une centralit&#233; m&#233;tropolitaine r&#233;affirm&#233;e autour de la Loire&lt;/i&gt; &#187; pour qu'elle devienne &#171; &lt;i&gt;une terre d'innovation &#233;cologique et de d&#233;veloppement &#233;conomique&lt;/i&gt; &#187; (une r&#233;ponse possible). Ou encore une vision empreinte du souci de &#171; &lt;i&gt;la production d'un nouveau paysage novateur des bords de Loire du 21e si&#232;cle et des usages innovants&lt;/i&gt; &#187; (deux r&#233;ponses possibles).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me les plus enthousiastes de mes diff&#233;rents camarades de table se sont agac&#233;s de ce carcan id&#233;ologique, comme ce futur architecte besogneux s'exclamant &#171; &lt;i&gt;mais y a vraiment pas de nuances, &#231;a m'agace cette mani&#232;re de poser les questions&#8230;&lt;/i&gt; &#187; D&#233;sabus&#233; par de telles contraintes, l'&#233;change de la tabl&#233;e a pr&#233;f&#233;r&#233; se terminer en &#233;coutant poliment la plus &#226;g&#233;e &#233;voquant sa pr&#233;f&#233;rence pour le projet de la reconstruction d'un antique pont suspendu lui &#171; &lt;i&gt;rappelant sa jeunesse&lt;/i&gt; &#187;. M&#234;me le rapport final de la commission du d&#233;bat, pourtant peu suspecte d'&#234;tre en opposition avec la d&#233;marche, s'est irrit&#233; d'un tel cadrage avec un euph&#233;misme tr&#232;s poli : &#171; &lt;i&gt;la s&#233;ance de travail sur la pr&#233;paration des questionnaires a &#233;t&#233; &#224; notre sens insuffisante pour s'assurer de la pertinence des questions&lt;/i&gt; &#187;, soulignant &#233;galement la mainmise de Missions publiques sur tout le d&#233;roulement et les interventions du d&#233;bat&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette journ&#233;e bien orchestr&#233;e conduit donc &#224; des conclusions dict&#233;es sur le fameux pont, sous couvert de forum large, ouvert, cens&#233; &#233;couter les avis spontan&#233;s et impr&#233;vus. Qu'importe, puisque tous ceux et toutes celles qui ont particip&#233; ont bien compris en fin de journ&#233;e que l'essentiel se d&#233;cide ailleurs. Le mois pr&#233;c&#233;dent, les instances technocratiques de la m&#233;tropole nantaise avaient publi&#233; six projets de franchissement de la Loire dans une double page, la plupart assez farfelus quant aux enjeux avanc&#233;s, sauf un. Miracle ! C'est celui qui a les faveurs des d&#233;cideurs. Une mani&#232;re de conclure le d&#233;bat avant son commencement et d'indiquer la valeur r&#233;ellement accord&#233;e &#224; la participation citoyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux consolations quand m&#234;me ! La premi&#232;re est l'&#233;chec patent de &#171; la promotion de la capacit&#233; citoyenne &#187; : bien que la maire, dans un d&#233;ni de r&#233;alit&#233;, continue &#224; revendiquer la grandiose participation de 500&#8200;personnes &#224; cette journ&#233;e&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Nantes r&#233;invente la d&#233;mocratie participative &#187;, Public S&#233;nat, 5 juin 2015.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;, seules 261&#8200;personnes sur les 5 000 contact&#233;es ont p&#233;niblement r&#233;pondu &#171; pr&#233;sentes &#187; pour participer &#224; ce grand cirque. Un manque d'int&#233;r&#234;t de la population nantaise pour ce stratag&#232;me politicien soulign&#233; par la presse locale&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Notamment 20 Minutes, &#201;dition de Nantes du 1er juin 2015.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;. La seconde : le repas d&#233;licieux et gourmand du midi. Comme quoi, &#224; Nantes, quoi qu'on en dise, on sait mieux renouveler le vieil adage &#171; du pain et des jeux &#187; que le d&#233;bat d&#233;mocratique&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cette &#171; Journ&#233;e citoyenne &#187; du 30 mai dernier achevait huit mois de matraquage publicitaire sous tous les supports possibles et imaginables pour &#171; &lt;i&gt;reconnecter la ville &#224; son fleuve&lt;/i&gt; &#187; et d&#233;velopper &#171; &lt;i&gt;la promotion de la capacit&#233; citoyenne &lt;/i&gt; &#187;. Un grand raout qui aura quand m&#234;me co&#251;t&#233; la bagatelle d'un demi-million d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Nantes, La Loire et Nous, Rapport final par la Commission du d&#233;bat &#187;, p. 17.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Nantes r&#233;invente la d&#233;mocratie participative &#187;, Public S&#233;nat, 5 juin 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Notamment &lt;i&gt;20 Minutes&lt;/i&gt;, &#201;dition de Nantes du 1er juin 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De l'international au tribunal</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/De-l-international-au-tribunal</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/De-l-international-au-tribunal</guid>
		<dc:date>2011-04-15T05:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>une3_cabrule</dc:subject>
		<dc:subject>&#199;a br&#251;le !</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>Plaisir</dc:subject>
		<dc:subject>Burkina Faso</dc:subject>
		<dc:subject>Loire</dc:subject>
		<dc:subject>parfois remarquer</dc:subject>
		<dc:subject>lecteurs attentionn&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>mensuel cuisin&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>chose faite</dc:subject>
		<dc:subject>faite</dc:subject>
		<dc:subject>remarquer</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quelques lecteurs attentionn&#233;s nous font parfois remarquer, &#224; regret ou &#224; plaisir, que leur mensuel cuisin&#233; &#224; Marseille a quelques difficult&#233;s &#224; passer la Loire. Ce mois-ci, c'est chose faite, et bien faite ! Au sommaire : Djibouti, Burkina Faso, Tunisie, Italie, Japon, Cameroun&#8230; Un m&#233;chant saut &#224; l'international, actualit&#233; oblige ! Et rien &#224; voir avec l'arriv&#233;e des beaux jours. Rien &#224; voir non plus avec une &#233;ventuelle fuite &#224; l'&#233;tranger suite aux menaces de proc&#232;s de la soci&#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no88-avril-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;88 (avril 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/une3_cabrule" rel="tag"&gt;une3_cabrule&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ca-brule" rel="tag"&gt;&#199;a br&#251;le !&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Plaisir" rel="tag"&gt;Plaisir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Burkina-Faso" rel="tag"&gt;Burkina Faso&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Loire" rel="tag"&gt;Loire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/parfois-remarquer" rel="tag"&gt;parfois remarquer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/lecteurs-attentionnes" rel="tag"&gt;lecteurs attentionn&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mensuel-cuisine" rel="tag"&gt;mensuel cuisin&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/chose-faite" rel="tag"&gt;chose faite&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faite" rel="tag"&gt;faite&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/remarquer" rel="tag"&gt;remarquer&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelques lecteurs attentionn&#233;s nous font parfois remarquer, &#224; regret ou &#224; plaisir, que leur mensuel cuisin&#233; &#224; Marseille a quelques difficult&#233;s &#224; passer la Loire. Ce mois-ci, c'est chose faite, et bien faite ! Au sommaire : Djibouti, Burkina Faso, Tunisie, Italie, Japon, Cameroun&#8230; Un m&#233;chant saut &#224; l'international, actualit&#233; oblige ! Et rien &#224; voir avec l'arriv&#233;e des beaux jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien &#224; voir non plus avec une &#233;ventuelle fuite &#224; l'&#233;tranger suite aux menaces de proc&#232;s de la soci&#233;t&#233; Eurochallenges. Cette &lt;i&gt;&#171; agence matrimoniale num&#233;ro un pour vos rencontres et mariages avec femmes russes, asiatiques et tous pays &#187;&lt;/i&gt; qui font &lt;i&gt;&#171; passer la famille avant tout &#187;&lt;/i&gt; n'a point appr&#233;ci&#233; la chronique que notre amie Mademoiselle lui a consacr&#233;e en d&#233;cembre dernier (&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Une-Lafame-russe-sous-le-sapin&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Une laf&#226;me russe sous le sapin &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176; 84). Refusant de l&#226;cher le tablier, nous n'avons point retir&#233; l'article de notre site comme nous le sommait son bavard. Nous d&#233;gageons d'ores et d&#233;j&#224; de la place dans nos locaux troglodytiques pour accueillir les soutiens que nous n'allons pas manquer, l&#233;gitimement, de recevoir en masse. Nous savons que vous pouvez compter sur nous. Et inversement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Usine de Feursm&#233;tal : une main de fer dans un gant de rouille</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Usine-de-Feursmetal-une-main-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Usine-de-Feursmetal-une-main-de</guid>
		<dc:date>2005-02-20T12:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Maliet</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Berth</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>projet</dc:subject>
		<dc:subject>Roland</dc:subject>
		<dc:subject>Direction</dc:subject>
		<dc:subject>Loire</dc:subject>
		<dc:subject>Feursm&#233;tal</dc:subject>
		<dc:subject>Socatri</dc:subject>
		<dc:subject>ferrailles</dc:subject>
		<dc:subject>prendre l'autoroute</dc:subject>
		<dc:subject>fonderie Feursm&#233;tal</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; l'usine de Feursm&#233;tal, dans la Loire, on recycle les ferrailles et on remplit les civi&#232;res : plus de sept cents accidents du travail en un an, sans compter les maladies et les d&#233;c&#232;s. En prime, les ouvriers ont gagn&#233; le droit de traiter aussi les d&#233;chets ferreux de la fili&#232;re nucl&#233;aire. C'est &#231;a ou la d&#233;localisation de l'usine&#8230; Pour se rendre &#224; Feurs, dans la Loire, il est pr&#233;f&#233;rable de prendre l'autoroute. Par la montagne, la route est magnifique mais tr&#232;s enneig&#233;e &#224; cette &#233;poque de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no19-janvier-2005" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;19 (janvier 2005)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Berth" rel="tag"&gt;Berth&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/projet" rel="tag"&gt;projet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Roland" rel="tag"&gt;Roland&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Direction" rel="tag"&gt;Direction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Loire" rel="tag"&gt;Loire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Feursmetal" rel="tag"&gt;Feursm&#233;tal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Socatri" rel="tag"&gt;Socatri&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ferrailles" rel="tag"&gt;ferrailles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/prendre-l-autoroute" rel="tag"&gt;prendre l'autoroute&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fonderie-Feursmetal" rel="tag"&gt;fonderie Feursm&#233;tal&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'usine de Feursm&#233;tal, dans la Loire, on recycle les ferrailles et on remplit les civi&#232;res : plus de sept cents accidents du travail en un an, sans compter les maladies et les d&#233;c&#232;s. En prime, les ouvriers ont gagn&#233; le droit de traiter aussi les d&#233;chets ferreux de la fili&#232;re nucl&#233;aire. C'est &#231;a ou la d&#233;localisation de l'usine&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour se rendre &#224; Feurs&lt;/strong&gt;, dans la Loire, il est pr&#233;f&#233;rable de prendre l'autoroute. Par la montagne, la route est magnifique mais tr&#232;s enneig&#233;e &#224; cette &#233;poque de l'ann&#233;e, un coup &#224; planter sa guimbarde dans un foss&#233;. Quand on arrive enfin, prendre &#224; gauche au premier embranchement : on tombe alors sur les b&#226;timents gris de la fonderie Feursm&#233;tal. De nuit et sous la neige, l'endroit est peu attrayant : une grille, une voie de chemin de fer qui p&#233;n&#232;tre dans l'enceinte, quelques lampadaires tentant de se frayer une place dans l'obscurit&#233;. Peu de bruit &#224; l'usine, en dormance entre No&#235;l et nouvel an. On imagine l'&#233;quipe du matin arrivant au chagrin la gueule enfarin&#233;e et pas une envie d&#233;mentielle de retrouver les fours, le m&#233;tal en fusion, la poussi&#232;re, les fum&#233;es noir&#226;tres&#8230; Un rassemblement d'habitants et de salari&#233;s, s&#233;questrant la direction pour protester contre son dernier sale coup, donnerait s&#251;rement une petite touche plus chaleureuse. Feursm&#233;tal, filiale d'AFE (leader europ&#233;en de l'acier moul&#233;), recycle des ferrailles pour leur offrir une seconde vie dans les transports (pi&#232;ces pour les wagons SNCF), la plomberie industrielle (robinets), le BTP (dents de pelleteuses)&#8230; Mais avec une augmentation de 120 % du co&#251;t de la mati&#232;re premi&#232;re ces derniers mois, et de grosses difficult&#233;s d'approvisionnement, les affaires ne vont pas fort. De quoi d&#233;sesp&#233;rer le mar&#233;chal-ferrant. Heureusement, la Socatri, filiale d'Areva sp&#233;cialis&#233;e dans la d&#233;contamination de ferrailles utilis&#233;es dans la fili&#232;re nucl&#233;aire, lui apporte une solution cl&#233; en main : elle a tout un stock de d&#233;chets &#224; refourguer pour des clopinettes. Par l'odeur all&#233;ch&#233;e, la direction de Feursm&#233;tal souhaite r&#233;cup&#233;rer ces ferrailles pour les refondre dans ses&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_328 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L284xH387/19Berth-nucleaire02-af8f5.gif?1768651070' width='284' height='387' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Berth
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;fours. La fili&#232;re nucl&#233;aire va donc pouvoir se d&#233;barrasser de toutes ces vieilleries, dont la diss&#233;mination est pourtant interdite par un arr&#234;t&#233; minist&#233;riel de 2002. Mais Feursm&#233;tal profiterait d'une d&#233;rogation, au grand dam des habitants, dont les plus inquiets se sont regroup&#233;s au sein d'une Association pour la d&#233;fense de la sant&#233; et de l'environnement (ADSE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roland B&#233;raud, membre de l'ADSE mais aussi salari&#233; de la fonderie et secr&#233;taire adjoint de la section CGT, explique &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;&#171; &#199;a a commenc&#233; en mai 2003. Dans le dossier, la direction parlait de ferrailles issues de containers ayant servi &#224; transporter du minerai d'uranium, en amont de la fili&#232;re nucl&#233;aire. &#187;&lt;/i&gt; On h&#233;site d'abord &#224; lever les boucliers : du minerai, &#231;a peut pas faire de mal&#8230; Mais &lt;i&gt;&#171; en f&#233;vrier 2004&lt;/i&gt;, poursuit Roland, &lt;i&gt;on s'est rendu compte que le projet englobait des ferrailles venant de toute la fili&#232;re : CEA, Cogema, DGA&#8230; Le dossier indiquait le chiffre de 153 000 tonnes &#224; refondre. &#187;&lt;/i&gt; Et beaucoup plus ensuite, redoute Roland, &lt;i&gt;&#171; si on met le doigt dans l'engrenage, avec le d&#233;mant&#232;lement des centrales nucl&#233;aires qui arrive&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire &#224; ce sujet &#171; Toujours irradier &#187;, CQFD n&#176;18.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Malgr&#233; les protestations de l'ADSE, Feursm&#233;tal et la Socatri vont entamer en 2005 des essais sur 580 tonnes, &#171; en application du principe de pr&#233;caution &#187;, comme on dit maintenant, mais sans enqu&#234;te publique pr&#233;liminaire, et avec l'aval de la DRIRE et du pr&#233;fet. Le contr&#244;le des essais sera assur&#233; par&#8230; Feursm&#233;tal et la Socatri. Autrement dit, c'est le patron qui se contr&#244;le lui-m&#234;me. &#201;videmment, les deux bo&#238;tes ont d'ores et d&#233;j&#224; interdit &#224; la Criirad, commission de recherche et d'information ind&#233;pendante sur la radioactivit&#233;, de venir y mettre son nez. Selon la direction de Feursm&#233;tal, &lt;i&gt;&#171; &#224; ce stade d'&#233;tude, le projet ne pr&#233;sente pas de risques &#187;&lt;/i&gt;, et tout se passera pour le mieux dans le meilleur des mondes radioactifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une brochure distribu&#233;e aux commer&#231;ants de Feurs le 18 novembre 2004, la fonderie mart&#232;le son &lt;i&gt;&#171; intime conviction : il s'agit d'un projet sans aucun danger pour la sant&#233; de nos collaborateurs ou des riverains du site &#187;&lt;/i&gt;. Sur le papier, &#231;a ne fait pas de doute, mais &lt;i&gt;&#171; l'intime conviction &#187;&lt;/i&gt; appliqu&#233;e &#224; une usine plus que v&#233;tuste peut r&#233;server des surprises. Dans la nuit qui a suivi la diffusion de ce document, un accident s'est produit sur un des fours : deux salari&#233;s ont &#233;t&#233; br&#251;l&#233;s par un m&#233;chant retour de flamme de m&#233;tal en fusion. L'un d'entre eux a d&#251; &#234;tre hospitalis&#233;. &lt;i&gt;&#171; Et c'est sur ces m&#234;mes fours qu'ils veulent refondre la ferraille de Socatri ! &#187;&lt;/i&gt;, s'&#233;nerve Roland. Marie-Annick Alouin, secr&#233;taire de l'ADSE, compl&#232;te : &lt;i&gt;&#171; J'ai pu entrer &#224; Feursm&#233;tal, lors d'une visite organis&#233;e par l'office du tourisme : on se croirait au temps de Zola, de Germinal&#8230; Les ouvriers ne portent m&#234;me pas de protections. &#187;&lt;/i&gt; &#192; en croire les infos donn&#233;es par la Commission d'hygi&#232;ne, de s&#233;curit&#233; et des conditions de travail (CHSCT) de la bo&#238;te, ce n'est pas Germinal, mais la retraite de Russie. On y apprend qu'en vingt ans, dix-huit salari&#233;s ont pass&#233; l'arme &#224; gauche entre 40 et 62 ans, &#224; cause de maladies, accidents du travail et suicides. &lt;i&gt;&#171; Un des copains est actuellement sur un lit d'h&#244;pital, avec son cancer&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Roland. Durant la seule ann&#233;e 2003 on a recens&#233; sept cent trente-deux accidents du travail, dont quatre-vingt-six d&#233;clar&#233;s &#224; la Caisse primaire d'assurance maladie. Et depuis 2000, cinquante-six gars ont fait reconna&#238;tre leurs probl&#232;mes de sant&#233; comme maladie professionnelle. Les photos prises dans les ateliers fournissent un &#233;l&#233;ment d'explication : on aimerait chercher les &lt;i&gt;&#171; sept erreurs &#187;&lt;/i&gt; sur les clich&#233;s pris avant et apr&#232;s la mise en route des fours. Mais c'est impossible : sur la deuxi&#232;me image, une &#233;paisse fum&#233;e grise emp&#234;che de discerner quoi que ce soit.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_329 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L379xH284/18Berth-Nucleaire01-e5594.gif?1768651070' width='379' height='284' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Berth
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'extracteur est manifestement d&#233;ficient, et ce depuis plusieurs ann&#233;es. Si l'on ajoute &#224; la d&#233;glingue actuelle les quelques becquerels qui pourraient &#233;chapper &#224; la d&#233;contamination, les caisses de retraite vont pouvoir engranger de s&#233;rieuses &#233;conomies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction de Feursm&#233;tal assure que l'atelier sera &#233;quip&#233; d'un dosim&#232;tre, mesurant le taux de radioactivit&#233;. Mais &lt;i&gt;&#171; il peut y avoir d'infimes particules d'uranium dans la poussi&#232;re. Le dosim&#232;tre ne sert &#224; rien pour mesurer les poussi&#232;res inhal&#233;es. Le risque est sur le long terme : celui de l'accumulation progressive dans l'organisme &#187;&lt;/i&gt;, observe Fran&#231;oise Nord, m&#233;decin du travail et membre de l' ADSE. Les ouvriers peuvent bien porter un scaphandre, mais comment tenir huit heures habill&#233; en cosmonaute avec une temp&#233;rature ambiante de quarante degr&#233;s ? Feursm&#233;tal promet en outre d'installer un portique de d&#233;tection de radioactivit&#233; pour contr&#244;ler les camions livrant les ferrailles. Mais ce genre de matos fonctionne pour des taux de radiation importants. Et qu'adviendrait-il d'un camion pollu&#233; ? La r&#233;ponse est donn&#233;e dans l'arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral du 30 septembre 2004 autorisant les essais : le camion serait alors&#8230; b&#226;ch&#233; ! &#192; voir la politique de gestion des probl&#232;mes environnementaux de Feursm&#233;tal, on comprend que la population locale l'ait mauvaise. &#192; dix kilom&#232;tres de Feurs, l'entreprise entrepose ses d&#233;chets sur le site du Roule : sables utilis&#233;s pour la fabrication des pi&#232;ces, impuret&#233;s&#8230; Pour tout arranger, une bo&#238;te de recyclage de piles s'est install&#233;e en 1997 dans les b&#226;timents de Feursm&#233;tal. R&#233;sultat, en 2003, le garde-p&#234;che a trouv&#233; un tas de vieilles piles sur le Roule. Lequel croupit &#224; ciel ouvert, non ferm&#233; au public, sans r&#233;cup&#233;ration des eaux de ruissellement qui vont se finir dans le ruisseau en contrebas. Roland pr&#233;cise que le garde-p&#234;che du secteur avait &lt;i&gt;&#171; effectu&#233; des analyses de flotte et d&#233;pos&#233; trois proc&#232;s verbaux aupr&#232;s du tribunal d'instance, qui ont tous &#233;t&#233; class&#233;s sans suite &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, l'agent a demand&#233; sa mutation pour surveiller des poissons normaux dans un coin plus propre du d&#233;partement&#8230; Quant aux analyses, certains affirment que l'eau au pied du remblai aurait des taux en m&#233;taux sup&#233;rieurs &#224; vingt-deux fois la norme autoris&#233;e. Pratique pour p&#234;cher &#224; l'aimant. Mais foin de pr&#233;occupations environnementales : pour la direction, la rentabilit&#233; prime sur toute autre pr&#233;occupation. Lors du d&#233;bat public qui r&#233;unissait le 22 novembre dernier l'ensemble des protagonistes ainsi que sept cents personnes soucieuses de leur devenir, Jean-Luc Gambiez, directeur de Feursm&#233;tal, a expliqu&#233; qu'il fallait faire plus de profits : &lt;i&gt;&#171; L'entreprise d&#233;gage 700 000 euros de gain moyen annuel, c'est tr&#232;s loin de ce qu'attendent les actionnaires. &#187;&lt;/i&gt; Les ferrailles de Socatri permettront de les soulager un peu. Feursm&#233;tal repr&#233;sente cinq cent cinquante emplois, argument non n&#233;gligeable dans une commune de huit mille habitants, et qui autorise tous les chantages. &lt;i&gt;&#171; Ce projet est un des piliers sur lequel repose la p&#233;rennit&#233; d'une activit&#233; difficile comme la n&#244;tre &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise sournoisement le patron. Histoire d'achever l'auditoire, il compl&#232;te : &lt;i&gt;&#171; La taxe professionnelle r&#233;serv&#233;e &#224; la commune est de 850 000 euros cette ann&#233;e, je tenais &#224; le dire au passage &#187;&lt;/i&gt;, comme &#231;a, l'air de rien. Et d'encha&#238;ner sur l'argument massue : les probl&#232;mes, c'est la faute aux pas-de-chez-nous, &lt;i&gt;&#171; avec une concurrence qui vient de l'est de l'Europe et des pays asiatiques &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s de Feursm&#233;tal ne se laissent pas intimider par ce baratin. D'abord, parce que leur bo&#238;te n'a pas attendu &lt;i&gt;&#171; la concurrence &#187;&lt;/i&gt; pour suivre la mode : une partie de la production a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;localis&#233;e en Slovaquie, entra&#238;nant la perte de cent emplois. La fabrication de petites pi&#232;ces est en cours de d&#233;localisation en Chine. Quant aux pi&#232;ces pour Caterpillar, elles sont d&#233;sormais &#233;labor&#233;es au Mexique. Alors la &lt;i&gt;&#171; p&#233;rennit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, ici, on conna&#238;t. Ensuite, la majorit&#233; des ouvriers et de la population locale ont fait leur choix : &#224; quoi bon avoir du taf si c'est pour manger les pissenlits go&#251;t uranium par la racine avant soixante balais. Lors d'une manif contre le projet Socatri, on pouvait lire sur une banderole : &lt;i&gt;&#171; R&#233;volte chez les ploucs : on veut calancher de vieillesse &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voir aussi &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Des-accidents-purement-accidentels'&gt;&#171; Des accidents &#8220;purement accidentels&#8221; &#187;&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Aucun-risque-qu-ils-disaient'&gt;&#171; &#8220;Aucun risque&#8221;, qu'ils disaient &#187;&lt;/a&gt;, et &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Anthologie-de-l-atome-inoffensif'&gt;&#171; Anthologie de l'atome inoffensif &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire &#224; ce sujet &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Toujours-irradier'&gt;&#171; Toujours irradier &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;18.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
