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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>2005-2015 : 10 ans apr&#232;s les &#233;meutes en banlieues</title>
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		<dc:creator>Jean-Baptiste Legars</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;mi</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;S'en prendre aux forces de l'ordre, cela va de soi. Mais &#224; une biblioth&#232;que, c'est moins &#233;vident &#224; appr&#233;hender. Au cours des &#233;meutes de l'automne 2005, 32 biblioth&#232;ques auraient &#233;t&#233; caillass&#233;es ou incendi&#233;es sur tout le territoire national. Charlotte Perrot-Dessaux, doctorante en sociologie (Paris-7), &#233;tudie depuis plusieurs ann&#233;es la place et la perception de ces lieux de culture dans les quartiers populaires. Entretien. CQFD : Les biblioth&#232;ques sont parfois la cible de violences dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no138-decembre-2015" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;138 (d&#233;cembre 2015)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/culturelle" rel="tag"&gt;culturelle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;S'en prendre aux forces de l'ordre, cela va de soi. Mais &#224; une biblioth&#232;que, c'est moins &#233;vident &#224; appr&#233;hender. Au cours des &#233;meutes de l'automne 2005, 32 biblioth&#232;ques auraient &#233;t&#233; caillass&#233;es ou incendi&#233;es sur tout le territoire national. Charlotte Perrot-Dessaux, doctorante en sociologie (Paris-7), &#233;tudie depuis plusieurs ann&#233;es la place et la perception de ces lieux de culture dans les quartiers populaires. Entretien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2175 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH551/-448-433ec.jpg?1782641444' width='400' height='551' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par R&#233;mi.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Les biblioth&#232;ques sont parfois la cible de violences dans les quartiers populaires. Pourquoi sont-elles aussi mal per&#231;ues ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte Perrot-Dessaux :&lt;/strong&gt; J'ai travaill&#233; sur diff&#233;rents terrains, mais je retrouve &#224; chaque fois les m&#234;mes dynamiques. Pourquoi s'en prendre aux biblioth&#232;ques ? Je crois que la r&#233;ponse vient de l'&#233;tat lui-m&#234;me, et de la culture qu'il souhaite dispenser dans les quartiers. Quels sont les objectifs des politiques publiques ? Que veut-on faire quand on construit une biblioth&#232;que dans un quartier ? Dans les r&#233;ponses apport&#233;es, on retrouve toujours le m&#234;me discours : nous allons &#171; am&#233;liorer et transformer le quartier &#187;, &#171; cr&#233;er du lien social &#187;, &#171; favoriser la mixit&#233; sociale &#187;, mais aussi &#171; modifier les pratiques des jeunes &#187;. Leur objectif est clair : il s'agit de pacifier les rapports sociaux dans des territoires d&#233;crits comme violents, avec des probl&#232;mes de d&#233;linquance, de trafic, d'incivilit&#233;s, mais aussi de &#171; communautarisme &#187;. Cela appara&#238;t dans les textes, les discours des &#233;lus locaux et des biblioth&#233;caires. Finalement, il y a une distance &#233;norme entre l'institution et le quartier, et cela se traduit concr&#232;tement sur le terrain par une opposition entre les biblioth&#233;caires et certains adolescents. Cette opposition est aliment&#233;e par la diff&#233;rence d'&#226;ge, d'origine et de lieu de r&#233;sidence&#8200;&#8211; souvent, les biblioth&#233;caires n'habitent pas le quartier. Du coup, ils sont per&#231;us comme des envahisseurs. Leur l&#233;gitimit&#233; est questionn&#233;e en tant qu'adultes et en tant que professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, les livres devraient &#234;tre des outils d'&#233;mancipation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le discours, les biblioth&#232;ques d&#233;mocratisent l'acc&#232;s &#224; la culture et, th&#233;oriquement, les usagers en font ce qu'ils veulent. Ils doivent, selon les textes, s'approprier cet espace. Mais dans les faits, c'est diff&#233;rent : des normes sont impos&#233;es, tr&#232;s rigides. Interdiction de garder la casquette, ses &#233;couteurs, interdit de se saluer en langue &#233;trang&#232;re au sein de la biblioth&#232;que. En th&#233;orie, l'acc&#232;s &#224; la biblioth&#232;que est gratuit. Mais c'est faux, on le &#171; paye &#187; physiquement. Il y a un v&#233;ritable travail de normalisation envers les conduites et les pratiques linguistiques de certains individus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les choix culturels port&#233;s au sein des biblioth&#232;ques ne jouent-ils pas aussi un r&#244;le dans ces tensions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement, car on trouve encore des r&#233;sistances dans le domaine des hi&#233;rarchies culturelles. Il existe deux positions : soit offrir aux gens la culture telle que d&#233;finie depuis Andr&#233; Malraux, dans une perspective de d&#233;mocratisation culturelle, soit offrir ce que le public attend, demande, dans le cadre d'une d&#233;mocratie culturelle. Quand certains souhaitent lire le dernier Marc Levy, des biblioth&#233;caires affirment que &#171; ce n'est pas un livre, ce n'est pas de la culture &#187;. Mais tous n'ont pas ce discours : si des gens aiment &#231;a, pourquoi ne pas le mettre &#224; disposition ? Dans les &#233;quipes que j'ai rencontr&#233;es, une partie provient du mouvement d'&#233;ducation populaire, et ces gens affirment &#234;tre l&#224; pour &#171; &#233;lever le niveau &#187;. De fait, c'est surtout dans les nouvelles g&#233;n&#233;rations que l'on trouve des personnes l&#233;gitimant tous les go&#251;ts. Dans la pratique, il faut ajouter &#224; cela les nombreux conflits inh&#233;rents au fait que la relation &#224; l'autre ne fait pas partie de la formation des biblioth&#233;caires. Lesquels reprennent les repr&#233;sentations sur les &#171; jeunes des cit&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette hi&#233;rarchisation culturelle, les comportements de certains usagers et le fait que la biblioth&#232;que soit per&#231;ue comme un outil de changement parachut&#233; par les pouvoirs publics conduisent &#224; des conflits diffus, quotidiens. Les violences contre les biblioth&#232;ques ne sont que la dimension spectaculaire de ce qui se distille le reste du temps. Au jour le jour, ce sont une multitude de petites diff&#233;rences, incompr&#233;hensions qui cristallisent une distance entre des groupes sociaux qui ne se reconnaissent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La biblioth&#232;que n'est-elle pas aussi per&#231;ue comme superflue par rapport aux difficult&#233;s pratiques des habitants de ces quartiers populaires ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des habitants pensent que c'est un projet qui vient d'en haut, qui n'a pas &#233;t&#233; pens&#233; par eux. On ne leur a pas demand&#233; s'ils avaient besoin de cela. Et, &#233;tant donn&#233; leurs conditions de vie, le ch&#244;mage, la pr&#233;carit&#233;, ils se demandent si la priorit&#233; &#233;tait vraiment d'avoir une biblioth&#232;que.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les adolescents analysent-ils leurs rapports &#224; la biblioth&#232;que en termes de classes sociales ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ados qui la fr&#233;quentent sont convertis &#224; la valeur &#171; lecture &#187;, et ils sont les premiers &#224; dire qu'il est normal qu'il y ait des normes, m&#234;me s'ils &#171; foutent le bordel &#187; et se font parfois exclure. Quant &#224; ceux qui ne s'y rendent pas, ils expliquent que la biblioth&#232;que est une institution de &#171; Blancs &#187;. Mais en discutant avec eux, on se rend compte que le mot &#171; Blanc &#187; d&#233;signe &#224; la fois les &#171; pouvoirs politiques &#187;, les &#171; &#233;lites &#187;, les &#171; intellectuels &#187;, les &#171; bourgeois &#187;, voire les &#171; Parisiens &#187;. On trouve donc une imbrication des classes sociales, de l'ethnicit&#233; et des territoires. Il existe donc une lecture de classe, mais qui est plus large et plus complexe que cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des biblioth&#232;ques ne cherchent-elle pas &#224; embaucher des gens des quartiers populaires, et modifier leur image ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; je travaille, la direction est assez attentive &#224; ce que les habitants aient leur place dans le recrutement. Mais elle est aussi tr&#232;s attentive &#224; ce que cela ne soit pas le premier crit&#232;re. Les biblioth&#233;caires ext&#233;rieurs au territoire restent majoritaires. Et quand ils sont embauch&#233;s, les habitants des quartiers ont souvent les grades les plus subordonn&#233;s, faute de niveaux de dipl&#244;me et de formation suffisants&#8230; Cela dit il faut souligner que de r&#233;els efforts sont faits pour d&#233;sacraliser la biblioth&#232;que et l'ouvrir au plus grand nombre, dans le cadre de la constitution des collections ou de l'action culturelle. L'introduction des jeux, des jeux vid&#233;os, de multiples supports s'inscrivent dans cette dynamique d'ouverture. Toutefois, une certaine conception de la lecture et de la culture persiste, conduisant bien souvent &#224; d&#233;l&#233;gitimer les pratiques et go&#251;ts culturels de certains groupes sociaux, alors qu'un des enjeux premiers des biblioth&#232;ques publiques est de participer &#224; la r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Vies et combats de la Petite Biblioth&#232;que Ronde de Clamart</title>
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		<dc:date>2016-09-12T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;milien Bernard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>j'ai</dc:subject>
		<dc:subject>enfants</dc:subject>
		<dc:subject>cit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Petite</dc:subject>
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		<dc:subject>Petite Biblioth&#232;que</dc:subject>
		<dc:subject>Biblioth&#232;que Ronde</dc:subject>
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		<dc:subject>Ronde</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Gouverner en g&#233;rant, c'est le nouveau credo des &#233;diles politiques. Dans la banlieue parisienne de Clamart, une biblioth&#232;que pour enfants au c&#339;ur d'une cit&#233; en fait les frais : prouver son efficacit&#233; ou d&#233;gager, voil&#224; le deal de la mairie. &#171; J'ai tant d'argent. 100 000 j'ai dans ma tirelire 100 000 j'ai dans ma banque [...] J'ai tant d'argent mais c'est pas vrai. &#187; (Chantal, 13 ans.) Apr&#232;s quelques heures &#224; l'arpenter sous un soleil de plomb, le constat tombe, fatal et sec : (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/enfants" rel="tag"&gt;enfants&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cite-2336" rel="tag"&gt;cit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Petite" rel="tag"&gt;Petite&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bibliotheque" rel="tag"&gt;biblioth&#232;que&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Petite-Bibliotheque" rel="tag"&gt;Petite Biblioth&#232;que&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bibliotheque-Ronde" rel="tag"&gt;Biblioth&#232;que Ronde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Clamart" rel="tag"&gt;Clamart&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ronde" rel="tag"&gt;Ronde&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Gouverner en g&#233;rant, c'est le nouveau credo des &#233;diles politiques. Dans la banlieue parisienne de Clamart, une biblioth&#232;que pour enfants au c&#339;ur d'une cit&#233; en fait les frais : prouver son efficacit&#233; ou d&#233;gager, voil&#224; le &lt;i&gt;deal&lt;/i&gt; de la mairie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&#171; J'ai tant d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;100 000 j'ai dans ma tirelire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;100 000 j'ai dans ma banque [...]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai tant d'argent mais c'est pas vrai. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Chantal, 13 ans.&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les trois textes enfantins cit&#233;s dans cet article ont tous &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;s et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s quelques heures &#224; l'arpenter sous un soleil de plomb, le constat tombe, fatal et sec : Clamart n'a rien de rock &amp; roll. Petite ville des Hauts-de-Seine peupl&#233;e d'environ 50 000 p&#233;quins, elle pr&#233;sente en ce mois d'ao&#251;t caniculaire un visage bigrement roupillant. Banlieue r&#233;sidentielle, j'&#233;cris ton nom en lettres d'ennui. &#171; &lt;i&gt;C'est s&#251;r que c'est tranquille ici, p&#233;p&#232;re&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sume un jeune clamartois suant, pench&#233; en territoire bar-tabac sur la grille de mots-crois&#233;s du &lt;i&gt;Parisien&lt;/i&gt;. Il n'a pas tort. Que ce soit dans sa partie haute (plus populaire) ou basse (bourgeoise), Clamart n'envoie pas du r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux dates phares ont pourtant agit&#233; la ville dans les sixties. D'abord le 22 ao&#251;t 1962 et la tentative d'attentat de l'OAS contre le G&#233;n&#233;ral de Gaulle (dite du &#171; Petit-Clamart &#187;), qui vit le grand machin mitraill&#233; s'en sortir miraculeusement et sa zouz Yvonne se distinguer via une phrase refl&#233;tant ses pr&#233;occupations g&#233;opolitiques : &#171; &lt;i&gt;J'esp&#232;re que les poulets n'ont rien &lt;/i&gt; &#187; &#8211; ce que faisaient lesdites volailles dans la DS-19 du Pr&#233;sident, nul ne le sait&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La r&#233;partie du G&#233;n&#233;ral face &#224; la placide r&#233;action de sa femme est, elle (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Et le 1er octobre 1965, jour de l'inauguration de la biblioth&#232;que des enfants de Clamart (dite &lt;a href=&#034;http://www.lapetitebibliothequeronde.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Petite Biblioth&#232;que Ronde&lt;/a&gt;). Un b&#226;timent &#233;trange pos&#233; dans la Cit&#233; de la Plaine (environ 6 000 habitants, aucune parent&#233; avec sa cons&#339;ur marseillaise), devenu vivant symbole d'une vision alternative de l'art bibliophile marmotesque (de &#171; marmot &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un OVNI dans la cit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une voiture verte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;roulait &#224; grande allure&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;vers une destination inconnue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;accompagn&#233;e de grands nuages&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;appel&#233;s Sirius. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Gilles, 13 ans)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class='spip_document_1736 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;53&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-55.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH752/-55-19f45.jpg?1783349333' width='500' height='752' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Korido &#8212; Travail personnel, CC BY-SA 3.0.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le premier regard est d&#233;rout&#233;. De loin, cela donne l'impression qu'un b&#226;tisseur extraterrestre a d&#233;pos&#233; quelques soucoupes de b&#233;ton au milieu des immeubles. &#338;uvre du c&#233;l&#232;bre (para&#238;t-il) architecte G&#233;rard Thurnauer, le b&#226;timent a des faux airs de blockhaus adouci, qui d&#233;tonne dans un environnement fonctionnel. Tout autour, les b&#226;timents de quatre &#233;tages en fausse brique typiques de la rouge cit&#233; de la Plaine ; et lui, gris-b&#233;ton, avec des formes &#233;tranges. Une fois ses portes pouss&#233;es, il se r&#233;v&#232;le pourtant &#233;tonnamment agr&#233;able. Pas un angle droit &#224; l'horizon, pas une ligne heurt&#233;e. Tout est circulaire, accueillant, a&#233;r&#233;. L'id&#233;e : que les enfants se sentent ici chez eux. Dans la &#171; soucoupe &#187; des tout-petits (0-3 ans), il y a par exemple des fen&#234;tres situ&#233;es &#224; hauteur de mollet adultes, pour que les garnements &#224; quatre pattes b&#233;n&#233;ficient d'une vue d&#233;gag&#233;e sur le jardin qui jouxte le b&#226;timent. P&#233;p&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1965, le lieu n'a quasiment pas &#233;volu&#233;. Si les biblioth&#233;caires ne sont plus les m&#234;mes, elles et ils affichent toujours une forme de feu sacr&#233;, de d&#233;vouement &#224; l'esprit originel. Quant aux &#171; r&#232;gles &#187;, elles sont rest&#233;es diff&#233;rentes des biblioth&#232;ques et m&#233;diath&#232;ques conventionnelles : &#171; &lt;i&gt; Ici, il n'y a pas d'antivol sur les livres, ni d'amendes en cas de retards&lt;/i&gt;, explique Chlo&#233;, biblioth&#233;caire investie. &lt;i&gt;Le pr&#234;t, c'est la confiance. C'est aussi pour &#231;a qu'il n'est pas demand&#233; de justificatif de domicile &#224; l'inscription. L'id&#233;e est que tout soit d'une grande simplicit&#233;, avec en outre une participation des enfants &#224; la vie du lieu. C'&#233;tait comme &#231;a d&#232;s le d&#233;part, avec un fonctionnement inspir&#233; de la p&#233;dagogie Freinet.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;part ? En fanfare. &lt;i&gt;Circa&lt;/i&gt; 1965, le Haut-Clamart est coup&#233; de Paris. Pour les habitants, essentiellement des ouvriers, qui travaillent dans les grandes usines de la p&#233;riph&#233;rie (dont Renault &#224; Boulogne). Et leurs enfants, &#233;norm&#233;ment d'enfants, fruits du baby-boom, lesquels s'emmerdent passablement. L'arriv&#233;e de la biblioth&#232;que, moderne, anim&#233;e par des biblioth&#233;caires de la capitale conduisant leur propre voiture (dingue !) et fond&#233;e sur des formes de p&#233;dagogie alternatives, fait donc office de choc. En quelques mois, trois mille enfants prennent leur inscription. Dans &lt;i&gt;La Biblioth&#232;que est &#224; nous&lt;/i&gt;, r&#233;cent documentaire sign&#233; Kaspar Vogler, plusieurs usagers de l'&#233;poque content avec d&#233;votion cette irruption d'un ailleurs intrigant dans un pr&#233;sent bouch&#233;. Tous parlent de &#171; &lt;i&gt; libert&#233;&lt;/i&gt; &#187;, d'&#171; &lt;i&gt; ouverture &lt;/i&gt; &#187;, &#233;voquant un avant et un apr&#232;s. Comme si l'irruption de l'Ovni avait dynamit&#233; le quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le cas de Michel Alban, aujourd'hui porte-parole de l'association Notre petite biblioth&#232;que ronde et visiteur assidu des lieux d&#232;s 1966. Il estime que sa vie a chang&#233; du jour o&#249; il est entr&#233; dans le b&#226;timent : &#171; &lt;i&gt;Je suis tomb&#233; directement dans la marmite, parce que j'y ai d&#233;couvert une libert&#233; incroyable pour l'&#233;poque. Tout en nous responsabilisant, on ne nous disait jamais non. Il y avait des ateliers th&#233;&#226;tre, une imprimerie, des machines &#224; &#233;crire, etc. Personnellement, je ne serais jamais devenu metteur en sc&#232;ne de th&#233;&#226;tre si ce lieu n'avait pas exist&#233;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une belle histoire, s&#251;r. Ici, depuis cinquante ans, quelque chose a pris, fonctionne &#224; rebours du marasme. Reste qu'il faut se garder de toute id&#233;alisation forcen&#233;e. Si la Petite Biblioth&#232;que Ronde a pu voir le jour et survivre, c'est d'abord en raison du soutien financier massif d'une riche h&#233;riti&#232;re industrielle, Anne Schlumberger. La dame &#233;tait certes sinc&#232;re et passionn&#233;e par sa sainte mission (porter la culture en terre prol&#233;taire), ce mod&#232;le de m&#233;c&#233;nat, qui est toujours de mise aujourd'hui (60% de fonds priv&#233;s, 40% publics) n'a rien d'id&#233;al&lt;i&gt;Surtout quand on retrouve dans la liste des gentils m&#233;c&#232;nes des noms tels que la Fondation d'entreprise Areva.&lt;/i&gt;. Il permet pourtant de garder une certaines ind&#233;pendance par rapport aux pouvoirs publics&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M&#234;me si le b&#226;timent en tant que tel a &#233;t&#233; confi&#233; &#224; la ville d&#232;s 1972.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. Un fonctionnement qui a le don d'agacer les instances locales. D'o&#249; les menaces pesant actuellement sur la biblioth&#232;que.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1737 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;59&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L342xH481/-56-e6961.jpg?1782685378' width='342' height='481' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Wikipedien18 &#8212; Travail personnel, CC BY-SA 4.0.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Des fois, on a des emmerdes &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#192; la cit&#233;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des fois, on a des emmerdes avec le gardienou avec les vieux et les vieilles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, on se venge,avec des fl&#233;chettes en papier. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Garnement anonyme)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;En 2006, d&#233;j&#224;, la Petite Biblioth&#232;que Ronde a senti le vent du boulet. Le maire PS d'alors l'avait annonc&#233; haut et fort : il fermait le lieu. Ni une ni deux, les biblioth&#233;caires ont rameut&#233; soutiens et m&#233;dias, avant d'occuper la biblioth&#232;que jour et nuit pendant une grosse semaine. Suffisant pour faire pencher la balance dans l'autre sens. Un temps. Car le maire actuel, Jean-Didier Berger, jeune LR aux dents longues, a repris le flambeau. Celui qui affiche sa t&#234;te de vainqueur sur les affiches de la ville &#8211; raie sur le c&#244;t&#233; de rigueur et habillement tricolore (veste bleue, chemise blanche, cravate rouge) &#8211; n'est pas vraiment fan du projet rond et de ses exp&#233;rimentations sociales. Ce n'est pas le seul : la biblioth&#232;que a &#233;t&#233; plusieurs fois vandalis&#233;e, prise pour cible par des jeunes du quartier, notamment en mars 2014. Dans un quartier o&#249; les &#233;quipements publics sont rarissimes, elle fait paradoxalement office de symbole &#233;tatique&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir CQFD n&#176;138, &#171; Une biblioth&#232;que qui br&#251;le, c'est un peu de m&#233;pris qui (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. C'est pourquoi l'&#233;quipe explique mettre tout en &#339;uvre pour rendre son acc&#232;s le moins intimidant possible. Il faut casser la barri&#232;re symbolique, disent-ils. Mounira, r&#233;sidente de longue date de la Cit&#233;, est ainsi en charge de l'accueil des m&#232;res et de leurs enfants. De m&#234;me, il n'y a pas de vigiles, pas de cam&#233;ras, pas de marqueur s&#233;curitaire. &#171; &lt;i&gt;L'id&#233;e, c'est que ce soit comme une deuxi&#232;me maison&lt;/i&gt;, explique Chlo&#233;, &lt;i&gt;qu'il y ait des &#233;changes au sein de la biblioth&#232;que. On conna&#238;t les pr&#233;noms de tous les enfants.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, la v&#233;ritable menace pesant sur la biblioth&#232;que est ailleurs. Alors que de vastes travaux d'am&#233;nagement de la Cit&#233; doivent &#234;tre entam&#233;s d'ici peu, la municipalit&#233; ne propose pour l'instant que des solutions de relogement temporaires &#8211; aussi inadapt&#233;es qu'&#233;loign&#233;es du quartier. Le maire exige des biblioth&#233;caires de lui rendre des comptes, d'afficher un bilan efficace. Mais peut-on chiffrer le travail social men&#233; depuis des d&#233;cennies au pied des HLM ? Une question qui n'effleure pas le sieur Berger. Il a somm&#233; les employ&#233;s de quitter les lieux en septembre, sans v&#233;ritable discussion ni garantie de retour. &#171; &lt;i&gt;Il nous taxe de gauchistes illumin&#233;s &lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sume Michel Alban. Pour l'&#233;dile, la m&#233;diath&#232;que Fran&#231;ois Mitterrand construite en 2007 dans le Haut-Clamart suffit largement. Et qu'importe si elle n'a pas la m&#234;me proximit&#233; &#8211; g&#233;ographique et culturelle &#8211; avec la Cit&#233; de La Plaine. Il s'agit de faire place nette pour sa vision gentrificatrice d'une ville uniforme et ais&#233;e. Il n'y a d'ailleurs &#224; ses yeux pas de diff&#233;rence entre le Bas-Clamart bourgeois et les quartiers populaires situ&#233;s en hauteur : Clamart serait une, indivisible, prosp&#232;re. Si bien que le tissu associatif se d&#233;lite fautes de subsides. Ainsi de la proche Maison de la cr&#233;ation, qui vient de fermer ses portes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quence : le coefficient emmerdement des jeunes du quartier reste bloqu&#233; au maximum. Dans &lt;i&gt;La Biblioth&#232;que est &#224; nous&lt;/i&gt;, un jeune r&#233;sume bien la situation :&#171; &lt;i&gt;Ils nous font quoi &#224; Clamart ? Un lac. &lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Ils avaient promis un cin&#233;ma, un stade, etc., et au final, on se retrouve avec un lac et deux ponts, fr&#232;re.&lt;/i&gt; &#187; Situ&#233; &#224; quelques encablures de la biblioth&#232;que, le lac en question se r&#233;v&#232;le &#234;tre une mare. Les canards y sont sympathiques, fr&#232;re, et la v&#233;g&#233;tation bienvenue, mais cela ressemble plus &#224; la conception suisse du fun urbain qu'&#224; un lieu de vie...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, dans ce d&#233;sert culturel et social, la survie de la Petite Biblioth&#232;que Ronde est cruciale. D'autant que les employ&#233;s se sont fait une sp&#233;cialit&#233; d'emmener leur biblioth&#232;que hors des murs. Ils sont r&#233;guli&#232;rement pr&#233;sents lors des distributions aux familles organis&#233;es par les Restos du c&#339;ur de Clamart. Ou bien ils s'installent &#224; proximit&#233; des barres de la proche cit&#233; des 3F. Au fond, ils suivent la le&#231;on de Genevi&#232;ve Patte, longtemps boussole de la biblioth&#232;que, infatigable propagandiste de la joie de lire comme moyen de repousser l'exclusion : &#171; &lt;i&gt;Rien ne sert d'avoir de grands projets, si on ne voit pas sur le terrain comment les choses se vivent et si on ne s'assoit pas au milieu des populations avec les livres, avec les enfants, avec les m&#232;res&lt;/i&gt; &#187;, explique-t-elle dans &lt;i&gt;La Biblioth&#232;que est &#224; nous&lt;/i&gt;. Dont acte. En ce mercredi d'ao&#251;t, l'avenir du b&#226;timent rond est en sursis. Une nappe est de sortie, une trentaine d'albums jeunesse &#233;tal&#233;s, quelques enfants gambadeurs rassembl&#233;s &#8211; la biblioth&#232;que buissonni&#232;re ouvre ses portes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les trois textes enfantins cit&#233;s dans cet article ont tous &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;s et imprim&#233;s &#224; la Petite Biblioth&#232;que Ronde de Clamart.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La r&#233;partie du G&#233;n&#233;ral face &#224; la placide r&#233;action de sa femme est, elle aussi, dans toutes les m&#233;moires : &#171; &lt;i&gt;Vous &#234;tes brave, Yvonne.&lt;/i&gt; &#187; On savait peaufiner les dialogues &#224; l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;M&#234;me si le b&#226;timent en tant que tel a &#233;t&#233; confi&#233; &#224; la ville d&#232;s 1972.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Un-climat-irrespirable&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;n&#176;138&lt;/a&gt;, &#171; Une biblioth&#232;que qui br&#251;le, c'est un peu de m&#233;pris qui meurt &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le courrier des lecteurs du n&#176;124</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Le-courrier-des-lecteurs-du-no124</link>
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		<dc:date>2014-10-24T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Courrier des lecteurs</dc:subject>
		<dc:subject>Elodie Laquille et Jean-Baptiste Legars</dc:subject>
		<dc:subject>CQFD</dc:subject>
		<dc:subject>j'ai</dc:subject>
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		<dc:subject>num&#233;ros</dc:subject>
		<dc:subject>lecteurs vieillissent</dc:subject>
		<dc:subject>rarement CQFD</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#212; voleur ! &#224; l'assassin ! Mon CQFD ! Pouvez-vous me renvoyer le num&#233;ro 122 de CQFD (mai 2014) ? J'ai &#233;t&#233; victime d'un vol &#224; la porti&#232;re avec bris de glace, et je ne suis pas assur&#233; pour le remplacement de mes CQFD. Et je n'avais pas lu la derni&#232;re page. J'esp&#232;re que le lascar qui m'a pris mon sac aura compris la chance qui lui a souri de tomber sur deux num&#233;ros de CQFD (il y avait aussi le 123, que j'ai pu racheter). J'esp&#232;re aussi qu'il utilisera une partie des esp&#232;ces trouv&#233;es dans mon (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no124-juillet-aout-septembre" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;124 (juillet-aout-septembre 2014)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Courrier-des-lecteurs" rel="tag"&gt;Courrier des lecteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Elodie-Laquille-et-Jean-Baptiste" rel="tag"&gt;Elodie Laquille et Jean-Baptiste Legars&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/j-ai" rel="tag"&gt;j'ai&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mais" rel="tag"&gt;Mais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/lire" rel="tag"&gt;lire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lecteurs" rel="tag"&gt;Lecteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bibliotheque" rel="tag"&gt;biblioth&#232;que&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/annee" rel="tag"&gt;ann&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/numeros" rel="tag"&gt;num&#233;ros&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/lecteurs-vieillissent" rel="tag"&gt;lecteurs vieillissent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rarement-CQFD" rel="tag"&gt;rarement CQFD&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#212; voleur ! &#224; l'assassin ! Mon &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pouvez-vous me renvoyer le num&#233;ro 122 de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; (mai 2014) ? J'ai &#233;t&#233; victime d'un vol &#224; la porti&#232;re avec bris de glace, et je ne suis pas assur&#233; pour le remplacement de mes &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;. Et je n'avais pas lu la derni&#232;re page. J'esp&#232;re que le lascar qui m'a pris mon sac aura compris la chance qui lui a souri de tomber sur deux num&#233;ros de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; (il y avait aussi le 123, que j'ai pu racheter). J'esp&#232;re aussi qu'il utilisera une partie des esp&#232;ces trouv&#233;es dans mon sac pour s'abonner&#8230; Ci-joint un ch&#232;que. Merci et &#224; bient&#244;t de vous lire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sur les murs&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1174 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;57&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH375/actu-sur-les-murs-2-juillet-2014-1939f.jpg?1782665721' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Sur les murs : Elodie Laquille et Jean-Baptiste Legars.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Nos lecteurs vieillissent (1)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Salut et fraternit&#233;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sol&#233; les copains mais je ne peux plus suivre. J'ai fait un accident cardio-vasculaire qui me laisse handicap&#233; (je marche avec des b&#233;quilles). Ajoutez &#224; cela que j'ai 90 ans, une vue qui baisse de plus en plus et vous comprendrez pourquoi je ne me r&#233;abonne pas. Ce n'est pas de gaiet&#233; de c&#339;ur. Merci pour les bons moments pass&#233;s en votre compagnie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amour anarchie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ren&#233;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Nos lecteurs vieillissent (2)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bonjour,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici ma participation aux combats multiples que vous menez. Je vous &#233;cris afin de vous faire une demande quelque peu &#233;trange : je suis abonn&#233; &#224; pas mal de fanzines et journaux et le temps n'est pas extensible, aussi entre la lecture du &lt;i&gt;Diplo&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;La D&#233;croissance&lt;/i&gt;,&#8230; en plus de tous les livres qui remplissent le rayon &#171; non lu &#187; de ma biblioth&#232;que, je n'arrive plus &#224; vous lire. J'ai pris l'habitude de ramener tous les anciens num&#233;ros de tous mes journaux &#224; la biblioth&#232;que, qui consciencieusement les met &#224; la disposition des lecteurs. Or, et je vais vous faire de la peine je le sais d'avance, si parfois le &lt;i&gt;Diplo&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;La D&#233;croissance&lt;/i&gt; sont feuillet&#233;s, rarement &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; est simplement ouvert : le peuple de gauche de combat a disparu, mes amis ! Il faut &#234;tre jeune ou pauvre ou encore plein de cette volont&#233; d'en d&#233;coudre pour appr&#233;cier la presse anarchiste. Moi-m&#234;me, je dois bien l'avouer, je commence &#224; fatiguer [&#8230;]. J'ai bifurqu&#233; vers une d&#233;marche de simplicit&#233; volontaire. [&#8230;] Bref, j'ai toujours la foi mais je ne pratique que tr&#232;s rarement. Aussi, je souhaite rester fid&#232;le, ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e, mais je c&#232;de la lecture des prochains num&#233;ros de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; &#224; quelqu'un qui souhaite vous lire et qui n'a pas encore les moyens de se payer l'abonnement : une licence flottante en quelque sorte. Un m&#233;c&#233;nat ! Je vous laisse le choix du b&#233;n&#233;ficiaire. N'oubliez pas chaque ann&#233;e, &#224; &#233;ch&#233;ance du dernier num&#233;ro de me r&#233;clamer mon effort de guerre. Continuez le combat car comme le rappelait Castoriadis : &#171; &lt;i&gt;Il faut choisir, se reposer ou &#234;tre libre.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fabrice&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : Et impossible de mon c&#244;t&#233; de convertir de nouveaux fid&#232;les. En tout cas, pas avec la sociologie de notre biblioth&#232;que (lecteurs au mieux centristes ou verts mais surtout &#171; high-tech &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;daction vieillit aussi.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chers lecteurs, ch&#232;res lectrices,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On vous &#233;crit &#224; notre tour un petit mot d'encouragement. Les ann&#233;es passent. Voil&#224; onze ans que &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; est en kiosque et beaucoup ont vieilli avec nous au m&#234;me rythme soutenu. Jean-Pierre Levaray parle de prendre sa retraite, Nicolas Arraitz commence &#224; sucrer les fraises, Iffik Le Guen ne r&#233;pond plus &#224; l'appel de son nom, Mathieu L&#233;onard s'est perdu hier dans notre local, le fid&#232;le V&#233; arrive au bureau en d&#233;ambulateur, Queen Kong ne retrouve m&#234;me plus le chemin, S&#233;bastien Navarro va &#234;tre grand-p&#232;re pour la dixi&#232;me fois&#8230; et m&#234;me le benjamin de l'&#233;quipe, Julien Tewfiq, pour vous servir, sera bient&#244;t chauve. Des dinosaures, voil&#224; ce que nous sommes devenus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est pas une raison pour l&#226;cher l'affaire. La devise de notre maison a toujours &#233;t&#233; &#171; &lt;i&gt;Mordre et tenir&lt;/i&gt; &#187; (ce qui a quand m&#234;me la classe, non ?)&#8230; alors, m&#234;me avec nos dentiers, on va continuer. Que l'hiver vienne et blanchisse nos tignasses s'il veut, nous, on sera encore l&#224; &#224; la rentr&#233;e prochaine et avec quelques changements. Alors, vous aussi, fid&#232;les lecteurs et lectrices, ne perdez pas votre hargne ni votre courroux coucou ! Lisez &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; ! Abonnez vos enfants et petits-enfants ! Notre jeunesse, c'est vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secr&#233;taire de r&#233;daction&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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