<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=7595&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1782637830</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Th&#233;&#226;tre : &#171; Je nomme l'adversaire, je ne le sublime pas th&#233;&#226;tralement &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Theatre-Je-nomme-l-adversaire-je</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Theatre-Je-nomme-l-adversaire-je</guid>
		<dc:date>2018-03-09T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Norrito</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>Alors</dc:subject>
		<dc:subject>j'ai</dc:subject>
		<dc:subject>Mais</dc:subject>
		<dc:subject>spectacle</dc:subject>
		<dc:subject>th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>Nanterre</dc:subject>
		<dc:subject>Sylvie Gravagna</dc:subject>
		<dc:subject>compagnie</dc:subject>
		<dc:subject>Elf</dc:subject>
		<dc:subject>sc&#232;ne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En dix ans, il a cr&#233;&#233; trois spectacles qui font mouche. Le premier d&#233;nonce la Fran&#231;afrique, le deuxi&#232;me l'industrie nucl&#233;aire, le dernier, Le Maniement des larmes, la vente d'armes et la corruption, les petits arrangements entre puissants. Sur sc&#232;ne, Nicolas Lambert incarne jusqu'&#224; 20 personnages. Son credo ? L'&#233;ducation populaire. Rencontre avec un maestro des mots. Peut-on revenir sur ton parcours de com&#233;dien, de dramaturge et sur l'histoire de la compagnie Un pas de c&#244;t&#233; ? Nous avons (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no139-janvier-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;139 (janvier 2016)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Culture" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Alors" rel="tag"&gt;Alors&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/j-ai" rel="tag"&gt;j'ai&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mais" rel="tag"&gt;Mais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/spectacle" rel="tag"&gt;spectacle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/theatre" rel="tag"&gt;th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nanterre" rel="tag"&gt;Nanterre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sylvie-Gravagna" rel="tag"&gt;Sylvie Gravagna&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/compagnie" rel="tag"&gt;compagnie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Elf" rel="tag"&gt;Elf&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/scene" rel="tag"&gt;sc&#232;ne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En dix ans, il a cr&#233;&#233; trois spectacles qui font mouche. Le premier d&#233;nonce la Fran&#231;afrique, le deuxi&#232;me l'industrie nucl&#233;aire, le dernier, &lt;i&gt;Le Maniement des larmes&lt;/i&gt;, la vente d'armes et la corruption, les petits arrangements entre puissants. Sur sc&#232;ne, Nicolas Lambert incarne jusqu'&#224; 20 personnages. Son credo ? L'&#233;ducation populaire. Rencontre avec un maestro des mots.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2235 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH290/-508-8c9fe.jpg?1782645508' width='400' height='290' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peut-on revenir sur ton parcours de com&#233;dien, de dramaturge et sur l'histoire de la compagnie Un pas de c&#244;t&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons cr&#233;&#233; la compagnie &#224; deux, avec Sylvie Gravagna au d&#233;but des ann&#233;es 1990. Notre premier boulot a &#233;t&#233; l'adaptation de &lt;i&gt;Derri&#232;re la vitre&lt;/i&gt;, un roman de Robert Merle publi&#233; en 1970 (Gallimard). Cet auteur &#224; succ&#232;s &#233;tait alors prof de logique &#224; Nanterre. Le spectacle portait sur les &#233;v&#233;nements de mai 68 et la naissance du mouvement du 22 mars &#224; l'universit&#233; de Nanterre. On a jou&#233; ce spectacle sur place, dans les locaux de la fac, en 1992. On &#233;tait 25 sur sc&#232;ne, dans un amphi de 700 places. Il fallait que le spectacle soit populaire pour remplir. On a ouvert la fac aux habitants de la ville, ce qui n'&#233;tait pas &#233;vident tant l'universit&#233; de Paris-X semble d&#233;connect&#233;e de la ville qui l'accueille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; partir de quand vous retrouvez-vous &#224; deux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe de Nanterre perdure jusqu'en 1998 environ. Je quitte l'&#201;ducation nationale et deviens intermittent en 1995. Apr&#232;s ces ann&#233;es pass&#233;es dans les &#233;tablissements scolaires, on s'installe &#224; Pantin, dans une ancienne menuiserie. La ville est alors dirig&#233;e par une &#233;quipe communiste, on tombe en sympathie avec une personne de la mairie de quartier. On lance alors un &#233;norme boulot avec les archives et la mairie de Pantin qui d&#233;bouche sur un spectacle sur la m&#233;moire de l'immigration. On joue alors plusieurs centaines de fois, principalement dans des &#233;tablissements scolaires, sous forme de cabaret, avec des danseurs et une violoncelliste. On avait reconstitu&#233; le parcours d'une famille alsacienne de 1870 &#224; 1990, &#224; partir de t&#233;moignages. Des m&#232;res africaines se sont reconnues dans ce spectacle. Et c'&#233;tait justement le but : montrer que nous sommes tous des migrants et que nous partageons une histoire commune, puisque dans ces banlieues, il y a un peu plus d'un si&#232;cle, il n'y avait presque personne&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et comment en arrive-t-on &#224; &lt;i&gt;Elf, la pompe Afrique&lt;/i&gt; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2232 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L320xH445/-505-330a1.jpg?1782650772' width='320' height='445' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On s'est fait virer de Pantin &#224; la suite d'un changement de municipalit&#233;. Les jeunes loups du PS nous ont jet&#233;s avec l'eau du bain. On a fait (une nouvelle fois) faillite, on a remont&#233; une structure associative et chang&#233; de nom, c'est alors qu'on est devenu la Compagnie &#171; Un pas de c&#244;t&#233; &#187;, vers 2004-2005. Dans l'id&#233;e de faire une &#233;mission de radio, j'ai commenc&#233; &#224; travailler sur les m&#233;dias, &#224; partir de documents bruts, en ne gardant que ceux-l&#224;. Je me suis lanc&#233; dans le reportage radiophonique, qui est ensuite devenu un documentaire radio, puis un spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2004-2005, c'est aussi un moment o&#249; la concentration de la presse s'acc&#233;l&#232;re, et l&#224;, je d&#233;cide d'utiliser la sc&#232;ne comme m&#233;dia. L'id&#233;e de d&#233;part, c'&#233;tait de d&#233;voiler les d&#233;fauts les plus saillants de la d&#233;mocratie. &#192; l'&#233;poque, je pensais proposer une trilogie &#171; bleu-blanc-rouge &#187; en trois ans. Je souhaitais d'abord parler de l'armement, notamment de la concentration des m&#233;dias entre les mains des industriels du lobby militaire, comme Lagard&#232;re. En comprenant la place ahurissante du nucl&#233;aire civil et militaire, je d&#233;cide de commencer par un spectacle sur cette th&#233;matique. Mais si on fait cela sans &#233;voquer la question de la d&#233;colonisation, du p&#233;trole, de l'Alg&#233;rie, on rate quelque chose. Je suis donc parti de la question coloniale (&lt;i&gt;Elf, la pompe Afrique&lt;/i&gt;) pour ensuite traiter le nucl&#233;aire (&lt;i&gt;Avenir radieux &#8211; Une fission fran&#231;aise&lt;/i&gt;) et me concentrer finalement sur la vente d'armes (&lt;i&gt;Le Maniement des larmes&lt;/i&gt;). Et cela m'a pris plus de dix ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment te documentes-tu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2233 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L255xH383/-506-e7854.jpg?1782650772' width='255' height='383' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je fais du reportage et je lis beaucoup. Pour Elf, j'ai assist&#233; &#224; tous les proc&#232;s. Je suis notamment all&#233; &#224; celui de Jupp&#233;, j'ai cherch&#233; &#224; comprendre le fonctionnement de la corruption pour la mettre sur sc&#232;ne. Mais comment passes-tu d'un concept (la corruption) &#224; une r&#233;alit&#233; sc&#233;nique ? Sur sc&#232;ne, nous n'avons que la chair et les mots. Alors j'incarne les gens : le proc&#232;s Elf a cristallis&#233; plein de choses. J'&#233;prouve mes opinions, je donne des &#233;l&#233;ments factuels qui permettent de se construire une opinion. Je me suis &#233;galement beaucoup appuy&#233; sur le travail de l'association Survie sur le n&#233;ocolonialisme et la Fran&#231;afrique. J'ai proc&#233;d&#233; de la m&#234;me fa&#231;on pour le volet sur le nucl&#233;aire, en assistant au d&#233;bat public sur un EPR. Pour le dernier volet de la trilogie, je suis all&#233; &#224; tous les salons de l'armement. Mais, en toile de fond, ce qui &#233;tait important, c'&#233;tait qu'il y ait une institution : l'Assembl&#233;e nationale, afin de voir ce qui se passe au sein m&#234;me de la R&#233;publique, ce que l'on sait, ce que l'on cache. J'ai donc pass&#233; du temps au S&#233;nat, &#224; l'assembl&#233;e, dans les palais de justice, je me suis impr&#233;gn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;&#226;tre n'a pas souvent pris appui sur le documentaire radiophonique, c'est l'une de mes options. Surtout, je nomme l'adversaire, je ne le sublime pas th&#233;&#226;tralement. Les propos restitu&#233;s sont bruts, je me contente de r&#233;interpr&#233;ter les personnes. Sur sc&#232;ne, je suis Lo&#239;c Floch Prigent, Alfred Sirven, etc. Je lance un personnage, je le campe, mais je ne l'imite pas tout le temps, je donne les codes, puis conserve sa musique. Ce sont des codes que je dois &#224; la Commedia dell'arte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment imagines-tu la suite&lt;/strong&gt; ?
Il nous faut trouver un nouveau lieu. Et surtout, on cherche &#224; faire tourner la trilogie. On peut jouer n'importe lequel des spectacles alternativement, ou les trois &#224; la suite. Et on aime jouer dans des salles institutionnelles comme dans des lieux militants. L'id&#233;e, c'est d'aller &#224; la rencontre d'un public qui ne fr&#233;quente pas forc&#233;ment les th&#233;&#226;tres, mais qui se sent concern&#233; par les th&#232;mes abord&#233;s. En parall&#232;le je commence &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; un spectacle sur l'Otan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment d&#233;finirais-tu ton th&#233;&#226;tre ? Th&#233;&#226;tre d'intervention, th&#233;&#226;tre citoyen ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est toujours emb&#234;tant de se d&#233;finir parce que tu entres dans une case et tu ne peux plus en sortir. J'ai quand m&#234;me le sentiment de faire du th&#233;&#226;tre de service public et un travail d'&#233;ducation populaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2234 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L300xH374/-507-1c8ac.jpg?1782650772' width='300' height='374' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voir : &lt;a href=&#034;http://unpasdecote.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Un Pas de C&#244;t&#233;.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : les textes des deux premiers volets de la trilogie sont publi&#233;s aux &#233;ditions L'&#201;chapp&#233;e.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Th&#233;&#226;tre : Toutes des reines </title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Theatre-Toutes-des-reines</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Theatre-Toutes-des-reines</guid>
		<dc:date>2018-03-08T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yohanne Lamoul&#232;re</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>Yohanne Lamoul&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>femmes</dc:subject>
		<dc:subject>voir</dc:subject>
		<dc:subject>femme</dc:subject>
		<dc:subject>sommes</dc:subject>
		<dc:subject>spectacle</dc:subject>
		<dc:subject>th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>Carole</dc:subject>
		<dc:subject>sc&#232;ne</dc:subject>
		<dc:subject>loges &#233;troites</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans les loges &#233;troites, l'excitation est &#224; son comble. &#199;a piaille, on pi&#233;tine plumes, bas et artifices. &#171; B&#233;, tu t'es maquill&#233;e pour Aix ! &#187; Les filles entrent en sc&#232;ne dans une demi-heure, on ne m&#226;che plus ses mots. Carole, tout en douceur, m&#233;nage les fortes t&#234;tes et reprend les r&#234;nes : &#171; On va faire un dernier &#233;chauffement. &#187; La troupe se place en cercle au centre de la petite sc&#232;ne du th&#233;&#226;tre Vitez. C'est l&#224; qu'on b&#233;n&#233;ficie de la plus belle vue d'ensemble : ces femmes n'ont rien &#224; voir (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no140-fevrier-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;140 (f&#233;vrier 2016)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Culture" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yohanne-Lamoulere-56" rel="tag"&gt;Yohanne Lamoul&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/femmes" rel="tag"&gt;femmes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/voir" rel="tag"&gt;voir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/femme" rel="tag"&gt;femme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/sommes" rel="tag"&gt;sommes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/spectacle" rel="tag"&gt;spectacle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/theatre" rel="tag"&gt;th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Carole" rel="tag"&gt;Carole&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/scene" rel="tag"&gt;sc&#232;ne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/loges-etroites" rel="tag"&gt;loges &#233;troites&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les loges &#233;troites, l'excitation est &#224; son comble. &#199;a piaille, on pi&#233;tine plumes, bas et artifices. &#171; &lt;i&gt;B&#233;, tu t'es maquill&#233;e pour Aix !&lt;/i&gt; &#187; Les filles entrent en sc&#232;ne dans une demi-heure, on ne m&#226;che plus ses mots. Carole, tout en douceur, m&#233;nage les fortes t&#234;tes et reprend les r&#234;nes : &#171; &lt;i&gt;On va faire un dernier &#233;chauffement.&lt;/i&gt; &#187; La troupe se place en cercle au centre de la petite sc&#232;ne du th&#233;&#226;tre Vitez. C'est l&#224; qu'on b&#233;n&#233;ficie de la plus belle vue d'ensemble : ces femmes n'ont rien &#224; voir les unes avec les autres, il n'y a que le th&#233;&#226;tre qui les unit, et un parler savoureux, m&#233;lange d'accent du midi, d'argot et d'espi&#232;glerie. Carole : &#171; &lt;i&gt;M&#226;che du chewing-gum. Mets du son. Petit petit. Grand.&lt;/i&gt; &#187; Hurlements lib&#233;rateurs. &#171; &lt;i&gt;Tire le fil.&lt;/i&gt; &#187; Toutes se tiennent droites. On ne peut s'emp&#234;cher de penser aux m&#233;tiers qu'elles exercent dans la vraie vie. Rel&#226;chement. On &#233;carte les jambes, genoux fl&#233;chis, un dernier cri, mains &#224; plat sur les aines, comme un haka de rugbymen. Les femmes sont pr&#234;tes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2236 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH267/-509-1f70e.jpg?1782715520' width='400' height='267' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Yohanne Lamoul&#232;re.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est Lydia qui entre la premi&#232;re dans la lumi&#232;re. Son personnage, une sorte de madame loyale maquerelle, nous pr&#233;sente ses filles. &#171; &lt;i&gt;BONSOIR ! Pour toi, ce soir, public ch&#233;ri, vont se produire ici des cr&#233;atures de r&#234;ve&#8230; La Femme Foutaise, Pam&#233;la Caverne, Olympe de Bourges, Violetta Magica et bien d'autres. Tu peux chausser ton bavoir, public ador&#233;, caler ton cul et frotter tes mirettes, c'est parti pour le show !&lt;/i&gt; &#187; S'ensuit une ode &#224; la lib&#233;ration de la femme, incarn&#233;e par une Jos&#233;phine Baker de la Busserine &#8211; elle y flagelle la r&#233;plique colonialiste : &#171; &lt;i&gt;Croyez-vous &#224; la magie ? Pensez-vous possible de faire dispara&#238;tre une banane sans la toucher ? Voici une banane enti&#232;re. Tenez, vous pouvez v&#233;rifier. Touchez. Je vous en prie. Touchez la banane.&lt;/i&gt; &#187; C'est mordant, sexu&#233;, radical. Ensuite, une petite page de publicit&#233; collective : &#171; &lt;i&gt;Nous sommes toutes des : dingues. Nous sommes toutes des : libertines. Nous sommes toutes des : sorci&#232;res. Nous sommes toutes des : hommes. Nous sommes toutes des : guerri&#232;res. Nous sommes toutes des : esclaves. Nous sommes toutes des : reines&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Puis vient Ana, juste accompagn&#233;e d'un micro sur pied. &#171; &lt;i&gt;J'entre en sc&#232;ne. Je marche sur le rythme lent et cadenc&#233; de la musique. Je m'avance. Gauche la hanche. Droite la jambe. J'ondule, je glisse, j'entre d&#233;licatement dans la lumi&#232;re. Ma robe paillet&#233;e scintille, mes &#233;paules luisent, les plumes de mon boa fr&#233;missent. Tout doucement, sensuelle, je danse. J'avance une jambe. Ma robe longue s'&#233;carte et la fente qui monte le long de ma cuisse s'ouvre. Je ne cache rien. Je me d&#233;voile.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Je m'offre &#224; vos regards. La pointe de mes cheveux vient se poser sur la cambrure de mes reins, tandis que doucement mes doigts caressent une fermeture &#201;clair. 7, 8, je lib&#232;re soudain mes hanches et le tissu tombe &#224; terre.&lt;/i&gt; [&#8230;]&lt;i&gt; La bouche entrouverte sur le rideau blanc de mes dents. Mon souffle m'accompagne. Je suis &#224; demi-nue, juch&#233;e sur de hauts escarpins rouges. Je glisse un doigt entre la bretelle et ma peau. Tu me d&#233;sires et souhaites me voir encore davantage. 3, 4, je me retourne&#8230; Oui, c'est ce que je fais tous les samedis. Je t'en bouche un coin, n'est-ce pas ? Comment tu me trouves ? Ce spectacle, je l'ai fait pour toi, pour moi, pour nous. Je me donne, tu me prends ? En vrai, en faux, au naturel, en sophistiqu&#233;. C'est si bon d'&#234;tre une autre avec ce regard que tu portes sur moi. J'en profite. Dans peu de temps, je redeviendrai moi. La simple, pas trop compliqu&#233;e, dans un contexte normal. Celle que tu crois conna&#238;tre. Regarde bien ce sourire, ces yeux, cette &#226;me, la vois-tu ? Tu te poses des questions ? C'est fait pour &#231;a. La routine, &#231;a tue. Regarde-moi, c'est bien ta femme, ici sur sc&#232;ne.&lt;/i&gt; &#187; Ana vit dans le 15&#8202;e arrondissement de Marseille, elle a &#233;t&#233; aide-m&#233;nag&#232;re, puis ling&#232;re dans un centre pour handicap&#233;s. Son mari est venu trois fois voir le spectacle. Il a pleur&#233; &#224; tous les coups, mais il ne faut pas trop le dire. Un de ses fils est venu aujourd'hui, &#224; Aix, pour la premi&#232;re fois. Jusque-l&#224;, il ne voulait pas voir sa m&#232;re entonner son &#171; strip-tease oral &#187;. Ana dit qu'elle ne s'est r&#233;alis&#233;e qu'&#224; cinquante ans : &#171; &lt;i&gt;J'ai pass&#233; mon permis de conduire, j'ai fait de l'hypnose pour perdre vingt kilos, et j'ai commenc&#233; le th&#233;&#226;tre.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fatma, une Biyouna aussi gouailleuse que l'originale, prend le relais sur sc&#232;ne. &#171; &lt;i&gt;Oh l&#224; l&#224; ! Que de chaleur, que d'&#233;motion. Tout va bien ? On n'en a pas perdu en route ? Les &#226;mes sensibles, les grincheux ? Oui oui, j'en ai vu dans le public !&lt;/i&gt; &#187; Et elle roucoule sur l'air du Tourbillon de Jeanne Moreau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces dames, qui ont &#233;crit l'int&#233;gralit&#233; de leurs textes, ont concoct&#233; un petit questionnaire : &#171; &lt;i&gt;Aimeriez-vous &#234;tre votre femme ?&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;Aimeriez-vous &#234;tre entretenu par une femme ? a) par son h&#233;ritage, b) par son travail professionnel ? Et pourquoi pas ? Une lesbienne intelligente vous d&#233;concerte-t-elle ? Quel espoir avez-vous abandonn&#233; ?&lt;/i&gt; &#187;&#8230; La Reine-Clown, t&#234;te voil&#233;e sous son chapeau &#224; paillettes, nous interroge encore : &#171; &lt;i&gt; Ai-je le droit d'&#234;tre triste, m&#234;me si je suis une m&#232;re ?&lt;/i&gt; &#187; Sabbah, poings ferm&#233;s, prof&#232;re un slam contre la femme-objet. Taouraty reprend Dalida, perruque blonde sur le foulard noir. &#171; &lt;i&gt;Ya tayba&lt;/i&gt; &#187;, poignant chant religieux, est psalmodi&#233; par une partie de la troupe. Car on parle de sexe, mais surtout de lib&#233;ration, face &#224; toutes sortes de liens &#8211; religieux, familial, marital, culturel. Ces femmes nous interrogent sur la transmission des codes f&#233;minins, aujourd'hui, dans les quartiers.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2237 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/-510-f22ed.jpg?1783356657' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Yohanne Lamoul&#232;re.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re les pendrillons, Carole est l&#224;. Elle a r&#233;uni ces deux groupes de femmes du 14e (centre Social des Flamands) et du 15e arrondissements (association Femmes du Sud), avec le d&#233;sir de faire cohabiter la femme r&#233;elle et la cr&#233;ature de music-hall. Danseuse, com&#233;dienne et maintenant metteuse en sc&#232;ne, elle conna&#238;t bien le Nord de la ville. Apr&#232;s avoir donn&#233; des cours de zumba et de flamenco &#224; des gosses de plusieurs quartiers, elle a voulu toucher les m&#232;res. En 2013, elle lance un laboratoire de cr&#233;ation sur ce th&#232;me. Les femmes accrochent vite, mais les fonds manquent. Carole s'ent&#234;te et finit par trouver les moyens mat&#233;riels pour cr&#233;er le spectacle.&lt;i&gt; Nous sommes toutes des reines&lt;/i&gt; voit le jour en 2015. En parall&#232;le, la troupe collabore avec les com&#233;diens professionnels de la compagnie La Criatura, qui travaille sur une cr&#233;ation d'apr&#232;s un texte d'Howard Barker, &lt;i&gt;Le cas Blanche-Neige.&lt;/i&gt; Malgr&#233; l'&#226;pret&#233; des propos, les apprenties com&#233;diennes tiennent bon et jouent le jeu, m&#234;me s'il y a parfois des d&#233;saccords. La derni&#232;re id&#233;e de Carole, monter un nouveau spectacle avec des hommes, pour parler aussi des st&#233;r&#233;otypes masculins. &#171; &lt;i&gt;Une majorit&#233; de maris consid&#232;rent que le th&#233;&#226;tre est un truc de bonnes femmes, certains se moquent, d'autres encouragent, mais ils sont peu &#224; comprendre vraiment, alors il va falloir se relever les manches, mais on peut y arriver.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des cantines contre les fronti&#232;res</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Des-cantines-contre-les-frontieres</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Des-cantines-contre-les-frontieres</guid>
		<dc:date>2018-02-10T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;milien Bernard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Baptiste Alchourroun</dc:subject>
		<dc:subject>migrants</dc:subject>
		<dc:subject>Calais</dc:subject>
		<dc:subject>sc&#232;ne</dc:subject>
		<dc:subject>purement &#233;go&#239;ste</dc:subject>
		<dc:subject>sembler purement</dc:subject>
		<dc:subject>Action</dc:subject>
		<dc:subject>Artists</dc:subject>
		<dc:subject>Madame Michu</dc:subject>
		<dc:subject>AIA</dc:subject>
		<dc:subject>Action s'est</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour les profanes, l'univers de la techno et des free-parties peut sembler purement &#233;go&#239;ste. Qu'apportent au monde des gens qui se rassemblent dans des champs ou des lieux d&#233;saffect&#233;s pour danser en consommant (parfois) des substances prohib&#233;es ? Que dalle, a priori. Des f&#234;tards coup&#233;s de l'ext&#233;rieur, voil&#224; tout, dira Madame Michu. La r&#233;alit&#233; est &#233;videmment moins binaire. La free-party s'est d&#233;velopp&#233;e sur un terreau libertaire et autogestionnaire, fonci&#232;rement politique. Si l'utopie s'est (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no157-septembre-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;157 (septembre 2017)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Baptiste-Alchourroun" rel="tag"&gt;Baptiste Alchourroun&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/migrants" rel="tag"&gt;migrants&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Calais" rel="tag"&gt;Calais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/scene" rel="tag"&gt;sc&#232;ne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/purement-egoiste" rel="tag"&gt;purement &#233;go&#239;ste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/sembler-purement" rel="tag"&gt;sembler purement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Action" rel="tag"&gt;Action&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Artists" rel="tag"&gt;Artists&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Madame-Michu" rel="tag"&gt;Madame Michu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/AIA" rel="tag"&gt;AIA&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Action-s-est" rel="tag"&gt;Action s'est&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour les profanes, l'univers de la techno et des free-parties peut sembler purement &#233;go&#239;ste. Qu'apportent au monde des gens qui se rassemblent dans des champs ou des lieux d&#233;saffect&#233;s pour danser en consommant (parfois) des substances prohib&#233;es ? Que dalle, a priori. Des f&#234;tards coup&#233;s de l'ext&#233;rieur, voil&#224; tout, dira Madame Michu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233; est &#233;videmment moins binaire. La free-party s'est d&#233;velopp&#233;e sur un terreau libertaire et autogestionnaire, fonci&#232;rement politique. Si l'utopie s'est depuis dilu&#233;e dans le gigantisme, notamment via les teknivals, une partie de la sc&#232;ne n'a pas oubli&#233; ses racines. C'est le cas des membres du collectif &lt;a href=&#034;http://www.artistsinaction.eu/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Artists In Action&lt;/a&gt; (AIA), rejetons historiques de la sc&#232;ne techno impliqu&#233;s dans l'aide aux migrants. &#192; Calais, Dunkerque ou &#224; Idomeni, ils multiplient les initiatives, d&#233;laissant les caissons de basse pour les convois humanitaires et les cantines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AIA a &#233;t&#233; fond&#233; par des membres de SP23. Un sound-system descendant en ligne directe des mythiques Spiral Tribes, tribu de &lt;i&gt;travellers&lt;/i&gt; ayant implant&#233; le mouvement free-party en France au d&#233;but des ann&#233;es 1990&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ils fuyaient la r&#233;pression anglaise made in Tchatcher, avec pour slogan &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Une autre &#233;poque, plus joyeuse. Plus na&#239;ve aussi, sans doute. Aujourd'hui, l'urgence n'est plus pour eux de faire danser, mais de combattre l'apathie. Jeff 23, figure historique des &#171; Spi &#187;, d&#233;taille ainsi l'&#233;ventail des actions men&#233;es par AIA : &#171; &lt;i&gt;Cela fait deux ans qu'on se d&#233;m&#232;ne pour trouver l'argent n&#233;cessaire aux divers projets. On a fait des soir&#233;es de soutien &#224; Marseille, Naples, Rome et Paris. On a organis&#233; des convois pour apporter des produits de survie dans divers pays. Et on a aussi lanc&#233; des compilations avec divers musiciens de la sc&#232;ne, l'argent &#233;tant bien s&#251;r revers&#233; aux migrants &#8211; la sixi&#232;me compil' sort en septembre.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;C'est venu comme une &#233;vidence lors d'une tourn&#233;e en Italie,&lt;/i&gt; continue Jeff. &lt;i&gt;Et on a tr&#232;s vite trouv&#233; des gens ravis de s'impliquer, qu'ils fassent partie de la sc&#232;ne ou non.&lt;/i&gt; &#187; Principale activit&#233; : les cantines d&#233;velopp&#233;es dans les lieux o&#249; affluent les migrants. Une logistique complexe, notamment &#224; Calais o&#249; Artists In Action travaille main dans la main avec d'autres collectifs, tels que Refugee Community Kitchen. &#171; &lt;i&gt; J'y suis rest&#233; six mois en 2016&lt;/i&gt;, raconte Bastien, motiv&#233; qui a rejoint l'&#233;quipe en cours de route. &lt;i&gt;Une &#233;poque o&#249; on confectionnait 2 000 repas par jour dans le hangar de l'Auberge des Migrants. On les dispatchait entre Calais et Dunkerque.&lt;/i&gt; &#187; Le camion-snack qu'ils utilisent pour se d&#233;placer ne tarde pas &#224; tomber en panne, si bien qu'il est reconverti en base de distribution.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2038 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;27&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH363/-318-fa1ab.jpg?1782668462' width='500' height='363' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Baptiste Alchourroun.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Artists In Action s'est &#233;galement impliqu&#233; dans le camp d'Idomeni, o&#249; s'entassaient une dizaine de milliers de personnes &#224; la fronti&#232;re Gr&#232;ce-Mac&#233;doine. Bastien y est all&#233; en avril 2016, exp&#233;rience marquante : &#171; &lt;i&gt; &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Grece-Voies-barrees&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Un endroit infernal&lt;/a&gt; ; &#224; c&#244;t&#233;, Calais c'&#233;tait le Club Med.&lt;/i&gt; &#187; Une fois la cantine install&#233;e, il faut chaque jour d&#233;nicher de quoi confectionner les repas, syst&#232;me D en bandouli&#232;re : &#171; &lt;i&gt;On allait faire les courses o&#249; on pouvait, dans les environs. On achetait 100 kilos de patates ou de tomates, on d&#233;nichait des &#233;pices&lt;/i&gt;. &#187; Les locaux filent parfois un coup de main : &#171; &lt;i&gt;Un h&#244;tel nous a pr&#234;t&#233; sa cour arri&#232;re pour qu'on y pr&#233;pare les repas. Et les gens qui nous vendaient de la nourriture nous faisaient des prix. Un climat beaucoup plus sympathique qu'&#224; Calais. Jusqu'aux policiers qui nous remerciaient pour notre action.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;concilier flics et teufeurs ? Artists In Action est d&#233;cid&#233;ment plein de surprises...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Ils fuyaient la r&#233;pression anglaise &lt;i&gt;made in Tchatcher&lt;/i&gt;, avec pour slogan &#171; &lt;i&gt; free music for free people&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Le DIY est une r&#233;volution &#224; mener aussi envers soi-m&#234;me &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Le-DIY-est-une-revolution-a-mener</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Le-DIY-est-une-revolution-a-mener</guid>
		<dc:date>2017-05-17T12:55:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fred Alpi</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>ann&#233;es</dc:subject>
		<dc:subject>j'ai</dc:subject>
		<dc:subject>The</dc:subject>
		<dc:subject>groupes</dc:subject>
		<dc:subject>sc&#232;ne</dc:subject>
		<dc:subject>sc&#232;ne alternative</dc:subject>
		<dc:subject>alternative</dc:subject>
		<dc:subject>Cabaret Voltaire</dc:subject>
		<dc:subject>sc&#232;nes</dc:subject>
		<dc:subject>sc&#232;nes alternatives</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le DIY (Do It Yourself), l'autoproduction totale, est un dur combat qui peut parfois casser des briques. D&#233;marche militante ou loisir de riches ? Fred Alpi, chanteur et guitariste de The Angry Cats, nous fait part de son regard avis&#233; sur une sc&#232;ne qu'il fr&#233;quente depuis plus de trente ans. Une exp&#233;rience des sc&#232;nes alternatives europ&#233;ennes Depuis la fin des ann&#233;es 1970, mon parcours de musicien m'a conduit &#224; participer &#224; plusieurs de ces sc&#232;nes. Au d&#233;but des ann&#233;es 1980, j'ai fait partie (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no150-janvier-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;150 (janvier 2017)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/annees" rel="tag"&gt;ann&#233;es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/j-ai" rel="tag"&gt;j'ai&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/The" rel="tag"&gt;The&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/groupes-3458" rel="tag"&gt;groupes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/scene" rel="tag"&gt;sc&#232;ne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/scene-alternative" rel="tag"&gt;sc&#232;ne alternative&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/alternative" rel="tag"&gt;alternative&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Cabaret-Voltaire" rel="tag"&gt;Cabaret Voltaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/scenes" rel="tag"&gt;sc&#232;nes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/scenes-alternatives" rel="tag"&gt;sc&#232;nes alternatives&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le DIY (&lt;i&gt;Do It Yourself&lt;/i&gt;), l'autoproduction totale, est un dur combat qui peut parfois casser des briques. D&#233;marche militante ou loisir de riches ? Fred Alpi, chanteur et guitariste de The Angry Cats, nous fait part de son regard avis&#233; sur une sc&#232;ne qu'il fr&#233;quente depuis plus de trente ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1857 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L350xH349/-158-72910.jpg?1782643251' width='350' height='349' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une exp&#233;rience des sc&#232;nes alternatives europ&#233;ennes&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Depuis la fin des ann&#233;es 1970, mon parcours de musicien m'a conduit &#224; participer &#224; plusieurs de ces sc&#232;nes. Au d&#233;but des ann&#233;es 1980, j'ai fait partie de l'association Front de l'Est, bas&#233;e &#224; Amiens, qui mettait la quasi-totalit&#233; des catalogues alternatifs mondiaux en vente par correspondance. Ce fut l'occasion de rencontrer de nombreux musiciens &#233;trangers, ce qui a permis mon installation successive &#224; Bruxelles puis &#224; Berlin, o&#249; j'ai jou&#233; avec le groupe Sprung aus den Wolken. Alors que la sc&#232;ne alternative fran&#231;aise restait principalement centr&#233;e sur des activit&#233;s hexagonales jusque dans les ann&#233;es 1990, les groupes des pays voisins &#233;taient beaucoup plus enclins aux contacts hors de leurs fronti&#232;res. Gr&#226;ce &#224; cette &#233;nergie j'ai pu faire des concerts dans toute l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, avec &lt;a href=&#034;https://www.theangrycats.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Angry Cats&lt;/a&gt;, j'essaie de coller toujours &#224; la d&#233;marche du &lt;i&gt;Do It Yourself&lt;/i&gt; et de la contre-culture. C'est par ce biais que j'ai fait les plus belles rencontres de ma vie. J'y ai aussi crois&#233; quelques ignobles crapules, pr&#234;tes aux plus r&#233;pugnantes compromissions pour remplir leur tiroir-caisse, mais elles restent des exceptions. Le DIY est une r&#233;volution &#224; mener en permanence aussi envers soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les impasses mat&#233;rielles d'une sc&#232;ne alternative&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Viser l'autofinancement de sa musique, tout en essayant de contourner le syst&#232;me marchand, implique d'y consacrer tout le temps et l'&#233;nergie n&#233;cessaires. C'est pourquoi les organisateurs de concerts ou les labels alternatifs reproduisent, souvent malgr&#233; eux, le fait de se servir du maillon le plus faible de la cha&#238;ne de production comme variable d'ajustement. Dans le cadre d'une production de concert ou d'un enregistrement par exemple, tous les intervenants issus de l'univers marchand sont pay&#233;s &#8211; location de salle, de sono, achat de boissons, pressage de CD/vinyles, location de studio, impression d'affiches et de tracts, etc. &#8211; , mais il est le plus souvent demand&#233; aux artistes de venir jouer b&#233;n&#233;volement contre la promesse d'une reconnaissance symbolique. Cela signifie concr&#232;tement de payer pour jouer, puisque la pratique de la musique n'&#233;chappe pas &#224; des besoins tels que l'achat d'instruments, location de studios de r&#233;p&#233;tition, frais de d&#233;placement, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, la pratique militante devient vite un loisir de riche. C'est une des raisons pour laquelle la d&#233;marche alternative est particuli&#232;rement usante, tant pour les organisateurs que pour les musiciens, qui ne peuvent le plus souvent tout simplement pas l'assumer financi&#232;rement tr&#232;s longtemps. Je me trouve dans ce dernier cas. La seule fois de ma vie o&#249; j'ai gagn&#233; de l'argent avec la musique, c'&#233;tait au d&#233;but des ann&#233;es 90 quand durant cinq ans, j'ai chant&#233; dans le m&#233;tro&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'alternative demain ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;M&#234;me si quelques groupes se cr&#233;ent, la sc&#232;ne alternative actuelle n'est pas aussi active qu'elle a pu l'&#234;tre il y a une quinzaine d'ann&#233;es. Il faut admettre que le punk-rock, d&#233;sormais seule musique phare de cette mouvance, attire peu le public des 15/25 ans. Et sans cette derni&#232;re g&#233;n&#233;ration, il est impossible d'avoir une dynamique ancr&#233;e dans son &#233;poque. Avec le temps, le punk-rock a perdu une part de son aspect subversif, de sa cr&#233;ativit&#233; musicale et de son interaction politique et sociale avec le pr&#233;sent. La sc&#232;ne se scl&#233;rose, comme le font toutes les sc&#232;nes musicales lorsqu'elles n'entretiennent qu'un entre-soi de nostalgiques.
Cette sc&#232;ne pourra-t-elle rena&#238;tre de ses cendres ? Comme presque toujours dans l'histoire des contre-cultures, une g&#233;n&#233;ration d'adolescent-e-s viendra sans doute, pleine de bruit et de fureur, comme celles qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;e, briser les codes d&#233;sormais acad&#233;miques, voire mus&#233;ifi&#233;s, des styles musicaux existants.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Histoire tr&#232;s sommaire de l'alterno&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En France, l'un des premiers labels alternatifs a &#233;t&#233; Skydog, fond&#233; par Marc Zermati, &#233;galement manager de Bijou &#224; l'&#233;poque. Il a d'ailleurs organis&#233; les deux premiers festivals punks en France, en 1976 et 1977, &#224; Mont-de-Marsan, avec des groupes anglais qui deviendront l&#233;gendaires, comme Eddie &amp; the Hot Rods ou The Damned en passant par Police, Dr Feelgood et The Clash, mais aussi les Fran&#231;ais de Little Bob Story, Asphalt Jungle, Shakin'Street ou Marie et les Gar&#231;ons. Une premi&#232;re vague de groupes fran&#231;ais avec Starshooter, M&#233;tal Urbain, Stinky Toys, Bulldozer et les Olivensteins, pr&#233;c&#232;de la sc&#232;ne alternative des ann&#233;es 1980, qui prendra son essor sous l'impulsion des labels Bondage, anim&#233; par Marsu, ou New Rose de Patrick Math&#233;. De ce foisonnement, on peut citer les groupes les plus connus : B&#233;rurier Noir, la Souris D&#233;glingu&#233;e, Lucrate Milk, Ludwig von 88, puis la Mano Negra, Parabellum, Warum Joe, Les Gar&#231;ons Bouchers, les N&#233;gresses Vertes, Les Wampas, Wunderbach ou Washington Dead Cats, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sc&#232;ne alternative fran&#231;aise s'attache &#233;galement d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1980 &#224; faire vivre d'autres styles musicaux que le punk-rock, plus influenc&#233;s par la new-wave, gr&#226;ce au label Visa, et les groupes Dazibao, Knikrik, Clair Obscur, Die Bunker et d'autres encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute l'Europe et les &#201;tats-Unis connaissent ce mouvement ax&#233; sur les m&#234;mes musiques avec des labels comme Crass (Crass), Industrial Records (Throbbing Gristle, Cabaret Voltaire, Clock DVA, Leather Nun), Rough Trade (Stiff Little Fingers, Depeche Mode, The Fall, Cabaret Voltaire) en Grande-Bretagne, Subterranean Records (Dead Kennedys, Butthole Surfers) aux USA, les Disques du Cr&#233;puscule en Belgique ou ZickZack Records (X-Mal Deutschland, Einst&#252;rzende Neubauten, Mekanik Destr&#252;ktiw Komand&#246;h) en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;cennie 1980 a &#233;t&#233; sans aucun doute l'&#226;ge d'or des mouvements alternatifs, avec un v&#233;ritable r&#233;seau international de salles, de radios et de distribution d'albums fonctionnant en autoproduction de fa&#231;on efficace. Les ann&#233;es qui suivent voient se professionnaliser les structures les mieux organis&#233;es, et dispara&#238;tre les autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Activisme musical et exp&#233;rimentations soniques</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Activisme-musical-et</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Activisme-musical-et</guid>
		<dc:date>2017-01-12T03:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thierry Grillet</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>musique</dc:subject>
		<dc:subject>sc&#232;ne</dc:subject>
		<dc:subject>Comelade</dc:subject>
		<dc:subject>Pascal Comelade</dc:subject>
		<dc:subject>Fluence</dc:subject>
		<dc:subject>Disques Eighties</dc:subject>
		<dc:subject>Bel Canto</dc:subject>
		<dc:subject>Disques</dc:subject>
		<dc:subject>Robert Wyatt</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cerner l'&#339;uvre de Pascal Comelade ? &#171; Musicien de critique et d'exp&#233;rimentations sociales &#187; serait une assez bonne d&#233;finition du larron. &#192; l'heure o&#249; sort un maxi best of, sans soda ni sunday &#224; l'huile de palme, sur 42 ans d'activisme sonore, puis une bio sur une &#171; carri&#232;re &#187; qui n'en est pas une, tellement elle se compla&#238;t dans l'incoh&#233;rence la plus totale, Pascal Comelade se rappelle aux oublieux de sa d&#233;marche novatrice. C'est en 1974 que sort son premier disque, maintenant Graal de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Rien-que-pour-le-web" rel="directory"&gt;Rien que pour le web&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Culture" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/musique" rel="tag"&gt;musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/scene" rel="tag"&gt;sc&#232;ne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Comelade" rel="tag"&gt;Comelade&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Pascal-Comelade" rel="tag"&gt;Pascal Comelade&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Fluence" rel="tag"&gt;Fluence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Disques-Eighties" rel="tag"&gt;Disques Eighties&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bel-Canto" rel="tag"&gt;Bel Canto&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Disques" rel="tag"&gt;Disques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Robert-Wyatt" rel="tag"&gt;Robert Wyatt&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cerner l'&#339;uvre de Pascal Comelade ? &#171; Musicien de critique et d'exp&#233;rimentations sociales &#187; serait une assez bonne d&#233;finition du larron. &#192; l'heure o&#249; sort un maxi best of, sans soda ni sunday &#224; l'huile de palme, sur 42 ans d'activisme sonore, puis une bio sur une &#171; carri&#232;re &#187; qui n'en est pas une, tellement elle se compla&#238;t dans l'incoh&#233;rence la plus totale, Pascal Comelade se rappelle aux oublieux de sa d&#233;marche novatrice.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1803 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L225xH225/-110-160cd.jpg?1782677622' width='225' height='225' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est en 1974 que sort son premier disque, maintenant Graal de collectionneur, &#171; Fluence &#187;. Marrant pour un musicien compl&#232;tement anti-acad&#233;mique de voir aujourd'hui le constructeur Renault appeler une de ces bagnoles monstrueusement laide et toc du m&#234;me nom. &#171; Fluence &#187;. On doute que les concepteurs post acn&#233;iques de ces chefs d'&#339;uvres de t&#244;les foireuse aient pu un jour se pencher sur les d&#233;buts chaotiques du g&#233;nie de Vernet-les-Bains. Ancienne station thermale des Pyr&#233;n&#233;es Orientales, o&#249; quelques curistes v&#233;g&#233;taient en regardant le Canigou, sans se douter des boucles musicales n&#233;vrotiques qui se cr&#233;aient &#224; travers ce paysage bucolique. Pour r&#233;sumer, et c'est pas simple, sa premi&#232;re d&#233;cennie musicale est faite de rencontres diverses avec le milieu musical catalan, Lluis Llach, Toti Soler, Maria Del Mar ; &#224; Paris avec Richard Pinhas, G&#233;rard Nguyen. Il &#233;dite en autoprod son premier album &#171; Fluence &#187;, bosse avec un magn&#233;to Revox A77 et un synth&#233; EMS/AKS, bref une certaine &#232;re troglodyte exp&#233;rimentale psychotique. Puis c'est la sc&#232;ne montpelli&#233;raine des ann&#233;es 80, o&#249; il vit et fonde le Bel Canto Orchestra. Sa base de cr&#233;ation sera les instruments jouets. Toy piano, saxo en plastoc, Ukul&#233;l&#233; de brocante, triangle isoc&#232;le percussif pour auditeurs tourment&#233;s&#8230; &lt;br class='manualbr' /&gt;(&lt;strong&gt;Disques Eighties 1 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Fluence&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Paralelo&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Sentimentos&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me partie des ann&#233;es 80 se joue souvent avec la sc&#232;ne ind&#233;pendante de Montpellier. Pascal Comelade collabore avec OTH, Les Provisoires, Les Vierges, General Alcazar, Laurent Sinclair de Taxi Girl&#8230; Sc&#232;ne engag&#233;e et militante, le rock vecteur d'une jeunesse sudiste &#233;nerv&#233;e et bord&#233;lique face &#224; un Comelade Arty - d&#233;calqu&#233;, qui avec sa musique instrumentale compos&#233;e en autodidacte du solf&#232;ge ennuyeux, fait copuler dans ses instrumentaux Suicide, Satie, Can et l'esprit de Soft Machine. D'ailleurs &#224; cette &#233;poque il correspond avec Robert Wyatt dont Pascal Comelade reste un fan. Un fan de Rocanroll, de musique bruitiste, de folklore d&#233;complex&#233; &#224; qui il fait subir un traitement par onde de choc.&lt;br class='manualbr' /&gt;(&lt;strong&gt;Disques Eighties 2&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;D&#233;tail Monochrome&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Bel Canto&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;El Primitivismo&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;33 Bars&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1804 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L222xH227/-111-e40f7.jpg?1782643830' width='222' height='227' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Toujours &#224; cheval avec la sc&#232;ne barcelonnaise (il vit dans le quartier de Gracia, rencontre le po&#232;te catalan Enric Casasses), il s'installe &#224; Vernet-les-Bains au d&#233;but des nineties, joue au Japon o&#249; sa popularit&#233; commence &#224; faire trembler la jeunesse nippone, toujours friande de traitements psychiatriques de la musique. Avec Comelade elle a de la mati&#232;re. Ensuite, le Japon restera toujours fid&#232;le &#224; Comelade et il remplira dans le futur les salles aussi rapidement qu'un trait de Katana dans un film de d'Hid&#233;o Gosha. Les ann&#233;es 90 seront celles des collaborations exceptionnelles : Robert Wyatt, PJ Harvey, Miossec, Arno, Jeanne Moreau, Jac Berrocal&#8230; Il recevra des prix &#224; Barcelone, &#224; Madrid&#8230; et la France toujours &#224; la tra&#238;ne, ainsi que son d&#233;partement des Pyr&#233;n&#233;es-Orientales, continueront la plupart du temps &#224; le regarder comme le martien qu'il a toujours &#233;t&#233;. &#192; la marge, clairement, mais sa fan-base n'en est que plus fid&#232;le et acharn&#233;e. Comelade d&#233;range. Comme tous les inclassables, il &#233;nerve. Les chantres constip&#233;s d'une pseudo culture catalane confondent toujours folklore &#224; deux balles (A&#239;oli, rugby, sardane, cargolade. La cargolade &#233;tant un g&#233;nocide d'escargots), avec v&#233;ritable cr&#233;ativit&#233; subversive et jouissive. C'est aussi anachronique que le bouquin de Macron intitul&#233; &#171; R&#233;volution &#187;. Ben voyons ! La v&#233;ritable r&#233;volution c'est Comelade qui l'a toujours apport&#233;e vers nos tympans trop souvent habitu&#233;s &#224; de la m&#233;lasse commerciale et &#224; des st&#233;r&#233;otypes de notes ampoul&#233;es. Comelade, pour les m&#233;lomanes pas blas&#233;s, reste le sauveur. &lt;br class='manualbr' /&gt;(&lt;strong&gt;Disques Nineties :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Raggazin The blues&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Haikus de Pianos&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Traffic d'abstraction&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;El Cabaret Galactic&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Musiques pour films&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Danses et chants de Syldavie&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;The Oblique Sessions&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'argot du bruit&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1801 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/-108-cb725.jpg?1782677622' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La suite pour le XXI&#232;me si&#232;cle, c'est une pl&#233;iade d'albums o&#249; Pascal Comelade se transforme en un Toy G&#233;nius, am&#233;liorant sa trame, signant chez Because music (Manu Chao, Charlotte Gainsbourg&#8230;), devenant parrain malgr&#233; lui d'une sc&#232;ne musicale perpignanaise toujours f&#233;conde en talents (The Liminanas avec lesquels il collabore r&#233;guli&#232;rement sur disque comme sur sc&#232;ne depuis maintenant 3 ans). &lt;br class='manualbr' /&gt;(&lt;strong&gt;Disques XXI&#232;me si&#232;cle :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Psicotic Music'Hall&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Espontex Sinfonia&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;M&#233;tode de Rocanrol&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;A Freak Serenade&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;El Pianista Del Antifaz N'IX&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Trait&#233; de Guitares triolectiques&lt;/i&gt;&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors si l'envie vous prend d'aller pr&#234;ter une audition sur l'&#339;uvre gargantuesque d'un artiste-cr&#233;ateur de g&#233;nie, le r&#233;sum&#233; en 6 CDs de la Box &#171; Rocanrolorama &#187;, ainsi que la bio toute fra&#238;che qui vient de para&#238;tre sont pour vous. &#171; &lt;i&gt;La politique c'est comme la musique. Ni th&#233;orie, ni dogme. Jamais !&lt;/i&gt; &#187;. Parole de Comelade.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Karimouche : du stand-up au chant, l'&#233;nergie de la sc&#232;ne</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Karimouche-du-stand-up-au-chant-l</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Karimouche-du-stand-up-au-chant-l</guid>
		<dc:date>2015-06-01T03:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Norrito</dc:creator>


		<dc:subject>Page Musique</dc:subject>
		<dc:subject>Victor Delfim</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>j'ai</dc:subject>
		<dc:subject>m'a</dc:subject>
		<dc:subject>puis</dc:subject>
		<dc:subject>puis j'ai</dc:subject>
		<dc:subject>Lyon</dc:subject>
		<dc:subject>album</dc:subject>
		<dc:subject>sc&#232;ne</dc:subject>
		<dc:subject>K&#228;fig</dc:subject>
		<dc:subject>concerts</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Elle a sign&#233; son premier album, Emballage d'origine, en 2010 (Atmosph&#233;riques), puis a &#233;cum&#233; les sc&#232;nes. La voici de retour avec Action (Pias/Blue Line, dans les bacs depuis le 29 mars), un joli disque de dix titres o&#249; elle d&#233;ploie une nouvelle fois sa voix exceptionnelle. Elle &#233;tait sur sc&#232;ne le 6 mars &#224; Paris, pour un show quasi intimiste tout en beaut&#233;. On en a profit&#233; pour lui poser quelques questions. Chanteuse sensible et danseuse redoutable, Karimouche est une artiste &#224; d&#233;couvrir. Tu (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no131-avril-2015" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;131 (avril 2015)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Page-Musique" rel="tag"&gt;Page Musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Victor-Delfim" rel="tag"&gt;Victor Delfim&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/j-ai" rel="tag"&gt;j'ai&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/m-a" rel="tag"&gt;m'a&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/puis" rel="tag"&gt;puis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/puis-j-ai" rel="tag"&gt;puis j'ai&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lyon" rel="tag"&gt;Lyon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/album" rel="tag"&gt;album&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/scene" rel="tag"&gt;sc&#232;ne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Kafig" rel="tag"&gt;K&#228;fig&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/concerts" rel="tag"&gt;concerts&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Elle a sign&#233; son premier album,&lt;i&gt; Emballage d'origine&lt;/i&gt;, en 2010 (Atmosph&#233;riques), puis a &#233;cum&#233; les sc&#232;nes. La voici de retour avec &lt;i&gt;Action&lt;/i&gt; (Pias/Blue Line, dans les bacs depuis le 29 mars), un joli disque de dix titres o&#249; elle d&#233;ploie une nouvelle fois sa voix exceptionnelle. Elle &#233;tait sur sc&#232;ne le 6 mars &#224; Paris, pour un show quasi intimiste tout en beaut&#233;. On en a profit&#233; pour lui poser quelques questions. Chanteuse sensible et danseuse redoutable, Karimouche est une artiste &#224; d&#233;couvrir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1482 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH360/p13_coverkarimouche-a60b4.png?1782660660' width='400' height='360' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu arrives tout juste de Lyon, c'est ta ville d'adoption ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, je suis lyonnaise depuis une quinzaine d'ann&#233;es. Je suis n&#233;e &#224; Angoul&#234;me, j'ai fait des &#233;tudes &#224; Montargis puis &#224; Paris, et enfin je me suis install&#233;e &#224; Lyon. J'y suis arriv&#233;e en 2000, je travaillais d&#233;j&#224; avec la compagnie K&#228;fig comme costumi&#232;re et comme danseuse. Dans les faits, je vis la moiti&#233; du temps &#224; Paris, quand je n'ai pas mon fils. Je suis moi aussi en &#171; garde altern&#233;e &#187;. Toute mon &#233;quipe est &#224; Lyon, on r&#233;p&#232;te donc l&#224;-bas, dans le local d'un de mes musiciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu soutiens en ce moment &lt;i&gt;Action&lt;/i&gt;, ton nouvel et deuxi&#232;me album. Pas trop de pression ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai le trac. J'ai toujours le trac. M&#234;me &#224; l'&#233;poque o&#249; je faisais du stand-up, tant cette peur est un moteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ton id&#233;e, c'est de tourner autant que possible ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, on est d&#233;j&#224; partis pour quelque 80 concerts, mais j'aimerais en faire davantage. J'aime la sc&#232;ne. J'ai fait 400 concerts &#224; la suite du premier album, 400 concerts en quatre ans, c'est le bon rythme. Et puis la sc&#232;ne, c'est plus qu'une passion, c'est aussi mon gagne-pain !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J'avais vu un de tes concerts &#224; la f&#234;te de Lutte ouvri&#232;re en 2011, et ce qui m'avait marqu&#233;, c'&#233;tait ton &#233;nergie sur sc&#232;ne. Tu n'avais qu'un musicien &#224; l'&#233;poque ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce concert, il y avait eu une panne ! Il avait fallu redoubler d'&#233;nergie. G&#233;n&#233;ralement, je tourne avec deux musiciens, mais en ce moment, on est cinq. Ce nouvel album, il m'a fallu dix-huit mois pour en venir &#224; bout. J'ai &#224; nouveau collabor&#233; avec Mouss et Hakim, j'ai donc fait pas mal de sessions &#224; Toulouse. Et puis j'ai rencontr&#233; Lionel Suarez (accord&#233;oniste), qui m'a emmen&#233;e dans d'autres contr&#233;es, qui m'a pouss&#233;e &#224; chanter davantage. J'ai travaill&#233; les m&#233;lodies avec une guitare ou un accord&#233;on tandis que pour le premier album, je travaillais d'abord sur la rythmique. Peut-&#234;tre que pour le troisi&#232;me album, je ferai quelque chose de plus minimaliste car ce nouveau disque est tr&#232;s riche musicalement. En musique, je suis autodidacte, je dois donc beaucoup aux propositions de Lionel. On a fait des sessions de travail de 9 heures du matin &#224; minuit, pendant plusieurs jours de suite, puis on rodait les morceaux sur sc&#232;ne en fin de semaine. Je les ai test&#233;s de juin 2014 &#224; aujourd'hui, on a tourn&#233; &#224; Mayotte et au Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu peux revenir sur ton parcours de com&#233;dienne, puis avec K&#228;fig ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la compagnie de danse K&#228;fig, on a fait des tourn&#233;es magnifiques de plusieurs semaines en Asie et au Moyen-Orient. Mais j'ai d'abord &#233;t&#233; com&#233;dienne, j'ai commenc&#233; le th&#233;&#226;tre &#224; l'&#226;ge de 12 ans. Puis j'ai fait du stand-up &#224; partir de l'&#226;ge de 18 ans. En parall&#232;le, j'ai suivi une formation dans une &#233;cole de mode. &#192; Lyon, je donnais des cours de th&#233;&#226;tre la journ&#233;e, faisais du stand-up le soir au Nombril du monde, et travaillais parall&#232;lement comme costumi&#232;re pour K&#228;fig. Dans ce m&#233;tier, si tu veux t'en sortir, il vaut mieux avoir plusieurs cordes &#224; ton arc. J'ai fait aussi beaucoup de doublage de jeux vid&#233;o. J'ai toujours chant&#233;, mais chanter mes textes devant des gens, je n'aurais jamais cru que je le ferai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a un c&#244;t&#233; court-m&#233;trage pour chaque morceau de ce nouvel album, non ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. Western ou sixties. &#171; Dans la lune &#187;, je l'ai &#233;crit chez moi, dans un &#233;tat un peu m&#233;lancolique. &#171; La Noiraude &#187;, c'est une r&#233;f&#233;rence &#224; la vache du dessin anim&#233;, c'est un morceau qui groove et qui est un peu barr&#233;. &#171; Princes et princesses &#187;, c'est un morceau &#233;crit avec Magyd Cherfi, qui renvoie &#224; mes origines culturelles. Je me suis davantage l&#226;ch&#233;e pour cet album parce que lors du premier, j'avais plut&#244;t tendance &#224; &#233;luder tout lien avec l'orientalit&#233;, &#224; dire : &#171; &lt;i&gt;Oui, je m'appelle Carima, je suis n&#233;e en Charentes, mais je chante de la chanson fran&#231;aise et n'ai pas &#224; &#234;tre cantonn&#233;e dans le rap, le ra&#239; ou le R'n'B.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1483 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH267/p13__c_photo-victor-delfim3-93256.png?1782641990' width='400' height='267' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Victor Delfim.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En plus, tu chantes avec une gouaille tr&#232;s marqu&#233;e &#171; titi parisienne &#187;, avec parfois un accent &#224; couper au couteau.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai &#233;t&#233; berc&#233;e avec Ferr&#233; et Piaf, &#231;a m'a marqu&#233;e ! Mais aussi Idir (avec lequel j'ai fait quelques duos sur sc&#232;ne), Lounes Matoub, Cheb Khaled, Oum Kalsoum. Sur le premier album, j'ai refus&#233; deux musiques orientales, je ne voulais pas tomber dans le clich&#233;. Un mec m'a dit : &#171; &lt;i&gt;Tu devrais faire quelque chose de chez toi.&lt;/i&gt; &#187; J'ai r&#233;pondu : &#171; &lt;i&gt;Quoi, une bourr&#233;e charentaise ?&lt;/i&gt; &#187; Tout &#231;a est plus apais&#233; d&#233;sormais. J'&#233;voque la vie des sans-papiers dans &#171; Mon nom est personne &#187;. J'aborde la question des maisons closes dans &#171; Ma place au soleil &#187;. &#171; Ki cki mm &#187; (&#171; Qui c'est qui m'aime ? &#187;), c'est &#224; la fois l'acceptation de la diff&#233;rence et le reflet de la superficialit&#233; d'une soci&#233;t&#233; contemporaine. Pour r&#233;sumer, dans cet album, je me livre davantage, mais avec des cl&#233;s. En revanche, je chante presque exclusivement en fran&#231;ais. Je n'ai pas trop envie de me risquer &#224; l'anglais, ou &#224; l'arabe, m&#234;me si dans ce dernier cas, je pense que cela viendra. Quand je vois la fa&#231;on dont les choses se d&#233;gradent, je me dis qu'il faut que j'affirme aussi mes origines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Karimouche, c'est un nom que tu utilises depuis que tu es chanteuse ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait d&#233;j&#224; mon nom de sc&#232;ne dans mes vies artistiques d'antan. Je l'ai conserv&#233;. C'est court et renvoie &#224; un imaginaire ludique, circassien. C'est un peu comme cette grande affiche de moi dans le m&#233;tro, elle est belle et signifiante, mais on ne me reconna&#238;t pas. C'est une photo qui me ferait plut&#244;t penser &#224; ma grand-m&#232;re, qui &#233;tait tatou&#233;e et arborait plein de bijoux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu es distribu&#233;e par Pias, tu travailles avec Blue Line qui s'occupe aussi du management et du booking d'HK, de ZEP et de Zebda. Une grande famille ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai l'impression d'&#234;tre dans un cocon ! Je suis tr&#232;s prot&#233;g&#233;e et puis on travaille en petite &#233;quipe. Je suis vraiment contente. Cela permet des rencontres et des &#233;changes, des duos sur sc&#232;ne comme sur disques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Vari&#233;t&#233;s : Po&#232;te &#224; chien</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Varietes-Poete-a-chien</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Varietes-Poete-a-chien</guid>
		<dc:date>2014-12-24T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;lodie Laquille, Jean-Baptiste Legars</dc:creator>


		<dc:subject>Daniel</dc:subject>
		<dc:subject>sc&#232;ne</dc:subject>
		<dc:subject>Daniel h&#233;lin</dc:subject>
		<dc:subject>gaz moutarde</dc:subject>
		<dc:subject>Jacques Higelin</dc:subject>
		<dc:subject>Margaret Hermant</dc:subject>
		<dc:subject>h&#233;lin</dc:subject>
		<dc:subject>s'auto-proclame chanteur</dc:subject>
		<dc:subject>chanteur belge</dc:subject>
		<dc:subject>chanteur</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Daniel H&#233;lin ? Un po&#232;te en forme, &#224; la fois chanteur d&#233;gag&#233;, com&#233;dien &#233;nerv&#233;, musicien al&#233;atoire et &#233;crivain &#233;pais. En disque ou en live, il n'a pas le bon format, le bon accord ni le bon costume de sc&#232;ne. Et c'est &#231;a qu'est bon ! Daniel h&#233;lin est un chanteur belge de 40 ans qui assure avoir commenc&#233; sa carri&#232;re &#171; en 1916 dans les effluves de gaz moutarde &#187;. Analphab&#232;te musical, habitu&#233; des premi&#232;res parties de Miossec, Arno, Jacques Higelin&#8230;, il ne s'auto-proclame chanteur &#224; succ&#232;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no126-novembre-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;126 (novembre 2014)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Daniel" rel="tag"&gt;Daniel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/scene" rel="tag"&gt;sc&#232;ne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Daniel-helin" rel="tag"&gt;Daniel h&#233;lin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/gaz-moutarde" rel="tag"&gt;gaz moutarde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jacques-Higelin" rel="tag"&gt;Jacques Higelin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Margaret-Hermant" rel="tag"&gt;Margaret Hermant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/helin" rel="tag"&gt;h&#233;lin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/s-auto-proclame-chanteur" rel="tag"&gt;s'auto-proclame chanteur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/chanteur-belge" rel="tag"&gt;chanteur belge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/chanteur" rel="tag"&gt;chanteur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Daniel H&#233;lin ? Un po&#232;te en forme, &#224; la fois chanteur d&#233;gag&#233;, com&#233;dien &#233;nerv&#233;, musicien al&#233;atoire et &#233;crivain &#233;pais. En disque ou en live, il n'a pas le bon format, le bon accord ni le bon costume de sc&#232;ne. Et c'est &#231;a qu'est bon !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Daniel h&#233;lin est un chanteur belge de 40 ans qui assure avoir commenc&#233; sa carri&#232;re &#171; &lt;i&gt;en 1916 dans les effluves de gaz moutarde&lt;/i&gt; &#187;. Analphab&#232;te musical, habitu&#233; des premi&#232;res parties de Miossec, Arno, Jacques Higelin&#8230;, il ne s'auto-proclame chanteur &#224; succ&#232;s qu'une fois plong&#233; dans une baignoire de chambre d'h&#244;tel &#233;toil&#233;. Mais au quotidien, cet ex-punk &#224; chien se satisfait d'une roulotte o&#249; l'on est bienvenu, m&#234;me si &#231;a sent &#171; &lt;i&gt;la frite qui colle, la cacahu&#232;te de fond d'bocal&lt;/i&gt; [&#8230;],&lt;i&gt; le home de vieux sans les vacances&lt;/i&gt; [&#8230;], &lt;i&gt;la caisse mollasse, le parmesan, la bouffe de poisson oubli&#233;e, l'&#233;table, le mammouth, le faisan&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Barbel&#233;s &#187;, in Le Cr&#233;puscule des idiots, Danses du possible, 2014.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, Daniel est un po&#232;te. Un dr&#244;le, un l&#233;ger, un profond, un qui fait du bien dans le paysage actuel de la chanson francophone.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1286 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH476/p14-daniel-helin-45066.jpg?1782643802' width='400' height='476' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'avoir vu cet hiver &#224; Tournai (Belgique), en duo avec Margaret Hermant, puis cet &#233;t&#233; en solo au festival d'Avignon, on peut conclure que c'est en concert qu'il est le meilleur ! Ses concerts sont riches d'images dr&#244;les, cruelles, olfactives, r&#233;alistes et farfelues se bousculant dans chaque phrase.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une b&#234;te de sc&#232;ne, Daniel H&#233;lin ? Oui&#8230; Ou plut&#244;t une b&#234;te curieuse et prolifique, &lt;i&gt;&#171; un c&#339;ur de petite fille dans un corps de phoque&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Chenille &#187;, op. cit.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt; qui cherche la sinc&#233;rit&#233;, la v&#233;racit&#233;, la fragilit&#233;. Seul en sc&#232;ne, il d&#233;pouille ses chansons, les livre sans guirlandes, ne veut pas faire propre, ne souhaite pas &#234;tre parfait. En somme, il affectionne ce qui merdoie. Il se dit vrai timide et le rat&#233; est son rem&#232;de : la th&#233;orie de l'imperfection mise en pratique, il conna&#238;t. Aussi, il travaille sur lui-m&#234;me avec &#171; &lt;i&gt;une vraie psychoth&#233;rapeute des bois&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Com&#233;dien, plus conteur que musicien, il assure &#171; &lt;i&gt;n'en avoir rien &#224; foutre, de&lt;/i&gt; [ses] &lt;i&gt;albums&lt;/i&gt; &#187;. Et pourtant&#8230; Daniel H&#233;lin &#233;crit beaucoup : dans son bestiaire se pr&#233;lassent ouistiti, vache et chien, mais aussi amours perdues et panne de qu&#233;quette. Se revendiquant &#171; &lt;i&gt;super ch&#244;meur&lt;/i&gt; &#187;, sa &#171; &lt;i&gt; vie commence &#224; cette heure o&#249; la v&#244;tre s'enterre&lt;/i&gt; &#187;. Sa mission ? &#171; &lt;i&gt;Faire la f&#234;te&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Bruxelles &#187;, op. cit.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187; ! Sans oublier de moquer les flics, les skins, J&#233;sus et lui-m&#234;me. De s'amuser et se d&#233;sabuser des grandes et petites idioties du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s qu'il a griffonn&#233; une ribambelle de textes, il en soumet une cinquantaine &#224; son ami Jean-Yves Evrard qui compose la musique lors de leurs joyeuses &#171; &lt;i&gt;rencontres bord&#233;liques&lt;/i&gt; &#187;. Son dernier album, &lt;i&gt;Le Cr&#233;puscule des idiots&lt;/i&gt;, a &#233;t&#233; enregistr&#233; en quelques jours. Un peu comme les pr&#233;c&#233;dents, bien que tous &#224; g&#233;om&#233;trie variable : big band, trio rock, teintes circassiennes et disco. Rien n'effraie les deux comp&#232;res, on vous dit, puisque &#171; &lt;i&gt;les moyens cr&#233;ent la forme &lt;/i&gt; &#187; ! Et le Belge de consid&#233;rer sans vergogne &#8211;&#8200;et &#224; raison ! &#8211;&#8200;que Margaret Hermant, la talentueuse multi-instrumentiste qui l'accompagne sur sc&#232;ne, &#171; &lt;i&gt;ennoblit&lt;/i&gt; &#187; ses textes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petit opportun de g&#233;nie, H&#233;lin est s&#251;r qu'un jour il jouera dans un baloche klezmer ou m&#234;me un philharmonique, et r&#234;ve de sortir un disque techno. A moins qu'il ne publie un recueil de ses textes et nous livre sa po&#233;sie toute nue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Barbel&#233;s &#187;, in &lt;i&gt;Le Cr&#233;puscule des idiots&lt;/i&gt;, Danses du possible, 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Chenille &#187;, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Bruxelles &#187;, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les br&#233;ves du n&#176;120</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Les-breves-du-no120</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Les-breves-du-no120</guid>
		<dc:date>2014-03-22T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD, Tristan Vebens</dc:creator>


		<dc:subject>En bref</dc:subject>
		<dc:subject>Soulci&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>faire</dc:subject>
		<dc:subject>longue date</dc:subject>
		<dc:subject>sc&#232;ne</dc:subject>
		<dc:subject>Arroseur arros&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>sinistre</dc:subject>
		<dc:subject>sc&#232;ne lors</dc:subject>
		<dc:subject>faire traiter</dc:subject>
		<dc:subject>croire man&#339;uvrer</dc:subject>
		<dc:subject>concurrent politicien</dc:subject>
		<dc:subject>Arroseur</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Arroseur arros&#233; Valls, le &#171; sinistre &#187; de l'Int&#233;rieur, a v&#233;cu les affres d'un metteur en sc&#232;ne lors de la manifestation anti-a&#233;roport &#224; Nantes, le samedi 22 f&#233;vrier : croire man&#339;uvrer l'ennemi social sur une piste volontairement tr&#232;s raccourcie par les autorit&#233;s pour lui nuire, tout en &#233;vitant les coups bas du concurrent politicien ; feindre de subir un d&#233;bordement, pr&#233;vu de longue date, sans se faire traiter la semaine suivante d'incapable par l'UMP. La mise en sc&#232;ne du th&#233;&#226;tre des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no120-mars-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;120 (mars 2014)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/En-bref" rel="tag"&gt;En bref&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Soulcie-34" rel="tag"&gt;Soulci&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/longue-date" rel="tag"&gt;longue date&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/scene" rel="tag"&gt;sc&#232;ne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Arroseur-arrose" rel="tag"&gt;Arroseur arros&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/sinistre" rel="tag"&gt;sinistre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/scene-lors" rel="tag"&gt;sc&#232;ne lors&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire-traiter" rel="tag"&gt;faire traiter&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/croire-manoeuvrer" rel="tag"&gt;croire man&#339;uvrer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/concurrent-politicien" rel="tag"&gt;concurrent politicien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Arroseur" rel="tag"&gt;Arroseur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Arroseur arros&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Valls, le &#171; sinistre &#187; de l'Int&#233;rieur, a v&#233;cu les affres d'un metteur en sc&#232;ne lors de la manifestation anti-a&#233;roport &#224; Nantes, le samedi 22 f&#233;vrier : croire man&#339;uvrer l'ennemi social sur une piste volontairement tr&#232;s raccourcie par les autorit&#233;s pour lui nuire, tout en &#233;vitant les coups bas du concurrent politicien ; feindre de subir un d&#233;bordement, pr&#233;vu de longue date, sans se faire traiter la semaine suivante d'incapable par l'UMP. La mise en sc&#232;ne du th&#233;&#226;tre des op&#233;rations &#233;tait grossi&#232;re, la violence devait &#234;tre m&#233;diatiquement d&#233;monstrative ; mais les manifestants ont su garder dans ce sc&#233;nario pr&#233;r&#233;gl&#233; assez d'imagination. Tout l'apr&#232;s-midi, le &#171; sinistre &#187; s'&#233;tait tenu pr&#234;t, devant les cam&#233;ras, &#224; bondir de ses &lt;i&gt;starting-blocks&lt;/i&gt;, quitte &#224; friser le faux d&#233;part et au risque de ne pas avoir le dernier mot ; car telle &#233;tait sa pr&#233;tention &#224; venir &#233;noncer les derni&#232;res tirades : exag&#233;rer la soi-disant d&#233;vastation du centre-ville en se parant des vertus du dernier rempart ? Vieille strat&#233;gie de l'anti-terrorisme de prosp&#233;rer sur le d&#233;sordre pour mieux se faire valoir comme ultime recours. Sempiternel pompier pyromane ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_973 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH346/actu_vinci_zad_nddl_capitalistes-9970c.jpg?1782640073' width='500' height='346' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Soulci&#233;.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Depuis que son envie expresse de supprimer le &#171; &lt;i&gt;kyste&lt;/i&gt; &#187; de la ZAD s'est trouv&#233;e temp&#233;r&#233;e par le possible tragique d'une r&#233;sistance &#224; mort, le &#171; sinistre &#187; doit calculer au plus juste avec des acteurs indociles qui ne versent pas pour autant dans le cabotinage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure des interactions multiples et de la dissolution des h&#233;g&#233;monies est dor&#233;navant perdant celui qui persiste &#224; vouloir contr&#244;ler la r&#233;alit&#233; et lui assigner un sens unique. Le premier flic de France est davantage tenu &#224; une finalit&#233; rep&#233;rable qu'un mouvement h&#233;t&#233;roclite qui puise dans des ressources insoup&#231;onn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tristan Vebens&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ne pas utiliser de propos outranciers&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le magazine &lt;i&gt;L'Histoire&lt;/i&gt; de mars, l'historienne Val&#233;rie Igounet se penche sur la formation des militants et des cadres du Front national et reproduit des extraits de &#171; &lt;i&gt;conseils aux militants&lt;/i&gt; &#187; o&#249; il est sugg&#233;r&#233; &#171; &lt;i&gt;d'&#233;viter de faire peur&lt;/i&gt; &#187; au bon peuple. Ainsi lit-on sur un document interne : &#171; &lt;i&gt; De fa&#231;on certes caricaturale, au lieu de dire &#8220;les bougnoules &#224; la mer&#8221;, disons &#8220;il faut organiser le retour chez eux des immigr&#233;s du tiers-monde&lt;/i&gt; &#187;. C'est plus &#233;l&#233;gant en effet. Sur son blog, Paul-Marie Co&#251;teaux, t&#234;te de liste du Rassemblement bleu marine dans le chic 6e arrondissement de Paris, qualifie d'&#171; &lt;i&gt;invasion&lt;/i&gt; &#187; ou de &#171; &lt;i&gt;l&#232;pre&lt;/i&gt; &#187; la pr&#233;sence de Roms &#171; &lt;i&gt; qui, dans un &#233;tat d'abandon indescriptible, pars&#232;ment l'arrondissement, l'amochent de part en part, et rompent le charme de la moindre promenade&lt;/i&gt; &#187;. Puis, il &#233;voque l'id&#233;e de &#171; &lt;i&gt; concentrer&lt;/i&gt; &#187; les Roms &#171; &lt;i&gt;dans des camps&lt;/i&gt; &#187;. Il a s&#233;ch&#233; les cours de formation ou quoi ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;tat juif&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Divisant pour mieux r&#233;gner, le gouvernement Netanyahou a fait adopter une loi distinguant les citoyens arabes de confession musulmane et ceux d'ob&#233;dience chr&#233;tienne. Sans barguigner, le parrain de cette loi, Yariv Levin, du Likoud, a d&#233;clar&#233; : &#171; &lt;i&gt;Nous avons beaucoup en commun avec les chr&#233;tiens. Ils sont nos alli&#233;s naturels, un contrepoids aux musulmans qui veulent d&#233;truire le pays de l'int&#233;rieur&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'importent les gesticulations de Soral et Dieudonn&#233;, les dirigeants isra&#233;liens en organisant de plus en plus explicitement un r&#233;gime d'apartheid, restent les meilleurs promoteurs de l'antisionisme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;BACwatch&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un flic de la BAC s'est encore fait flasher en train de tabasser un honn&#234;te citoyen en plein Paris le 7 f&#233;vrier dernier. La vid&#233;o tourn&#233;e par un riverain t&#233;moin de la sc&#232;ne a ensuite tourn&#233; en boucle sur toutes les cha&#238;nes d'infos en continu &#224; partir du 5 mars. L'occasion de se rappeler avec nostalgie que la suppression de ce s&#233;vice de police, adepte de la bavure tous azimuts, a &#233;t&#233; r&#233;clam&#233;e depuis belle lurette, y compris dans les rangs de l'actuel pouvoir social-d&#233;mocrate.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
