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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Th&#233;&#226;tre : &#171; Je nomme l'adversaire, je ne le sublime pas th&#233;&#226;tralement &#187;</title>
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		<dc:date>2018-03-09T06:30:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Nicolas Norrito</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;En dix ans, il a cr&#233;&#233; trois spectacles qui font mouche. Le premier d&#233;nonce la Fran&#231;afrique, le deuxi&#232;me l'industrie nucl&#233;aire, le dernier, Le Maniement des larmes, la vente d'armes et la corruption, les petits arrangements entre puissants. Sur sc&#232;ne, Nicolas Lambert incarne jusqu'&#224; 20 personnages. Son credo ? L'&#233;ducation populaire. Rencontre avec un maestro des mots. Peut-on revenir sur ton parcours de com&#233;dien, de dramaturge et sur l'histoire de la compagnie Un pas de c&#244;t&#233; ? Nous avons (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no139-janvier-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;139 (janvier 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/scene" rel="tag"&gt;sc&#232;ne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En dix ans, il a cr&#233;&#233; trois spectacles qui font mouche. Le premier d&#233;nonce la Fran&#231;afrique, le deuxi&#232;me l'industrie nucl&#233;aire, le dernier, &lt;i&gt;Le Maniement des larmes&lt;/i&gt;, la vente d'armes et la corruption, les petits arrangements entre puissants. Sur sc&#232;ne, Nicolas Lambert incarne jusqu'&#224; 20 personnages. Son credo ? L'&#233;ducation populaire. Rencontre avec un maestro des mots.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2235 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH290/-508-8c9fe.jpg?1768648918' width='400' height='290' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peut-on revenir sur ton parcours de com&#233;dien, de dramaturge et sur l'histoire de la compagnie Un pas de c&#244;t&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons cr&#233;&#233; la compagnie &#224; deux, avec Sylvie Gravagna au d&#233;but des ann&#233;es 1990. Notre premier boulot a &#233;t&#233; l'adaptation de &lt;i&gt;Derri&#232;re la vitre&lt;/i&gt;, un roman de Robert Merle publi&#233; en 1970 (Gallimard). Cet auteur &#224; succ&#232;s &#233;tait alors prof de logique &#224; Nanterre. Le spectacle portait sur les &#233;v&#233;nements de mai 68 et la naissance du mouvement du 22 mars &#224; l'universit&#233; de Nanterre. On a jou&#233; ce spectacle sur place, dans les locaux de la fac, en 1992. On &#233;tait 25 sur sc&#232;ne, dans un amphi de 700 places. Il fallait que le spectacle soit populaire pour remplir. On a ouvert la fac aux habitants de la ville, ce qui n'&#233;tait pas &#233;vident tant l'universit&#233; de Paris-X semble d&#233;connect&#233;e de la ville qui l'accueille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; partir de quand vous retrouvez-vous &#224; deux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe de Nanterre perdure jusqu'en 1998 environ. Je quitte l'&#201;ducation nationale et deviens intermittent en 1995. Apr&#232;s ces ann&#233;es pass&#233;es dans les &#233;tablissements scolaires, on s'installe &#224; Pantin, dans une ancienne menuiserie. La ville est alors dirig&#233;e par une &#233;quipe communiste, on tombe en sympathie avec une personne de la mairie de quartier. On lance alors un &#233;norme boulot avec les archives et la mairie de Pantin qui d&#233;bouche sur un spectacle sur la m&#233;moire de l'immigration. On joue alors plusieurs centaines de fois, principalement dans des &#233;tablissements scolaires, sous forme de cabaret, avec des danseurs et une violoncelliste. On avait reconstitu&#233; le parcours d'une famille alsacienne de 1870 &#224; 1990, &#224; partir de t&#233;moignages. Des m&#232;res africaines se sont reconnues dans ce spectacle. Et c'&#233;tait justement le but : montrer que nous sommes tous des migrants et que nous partageons une histoire commune, puisque dans ces banlieues, il y a un peu plus d'un si&#232;cle, il n'y avait presque personne&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et comment en arrive-t-on &#224; &lt;i&gt;Elf, la pompe Afrique&lt;/i&gt; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2232 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L320xH445/-505-330a1.jpg?1768651675' width='320' height='445' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On s'est fait virer de Pantin &#224; la suite d'un changement de municipalit&#233;. Les jeunes loups du PS nous ont jet&#233;s avec l'eau du bain. On a fait (une nouvelle fois) faillite, on a remont&#233; une structure associative et chang&#233; de nom, c'est alors qu'on est devenu la Compagnie &#171; Un pas de c&#244;t&#233; &#187;, vers 2004-2005. Dans l'id&#233;e de faire une &#233;mission de radio, j'ai commenc&#233; &#224; travailler sur les m&#233;dias, &#224; partir de documents bruts, en ne gardant que ceux-l&#224;. Je me suis lanc&#233; dans le reportage radiophonique, qui est ensuite devenu un documentaire radio, puis un spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2004-2005, c'est aussi un moment o&#249; la concentration de la presse s'acc&#233;l&#232;re, et l&#224;, je d&#233;cide d'utiliser la sc&#232;ne comme m&#233;dia. L'id&#233;e de d&#233;part, c'&#233;tait de d&#233;voiler les d&#233;fauts les plus saillants de la d&#233;mocratie. &#192; l'&#233;poque, je pensais proposer une trilogie &#171; bleu-blanc-rouge &#187; en trois ans. Je souhaitais d'abord parler de l'armement, notamment de la concentration des m&#233;dias entre les mains des industriels du lobby militaire, comme Lagard&#232;re. En comprenant la place ahurissante du nucl&#233;aire civil et militaire, je d&#233;cide de commencer par un spectacle sur cette th&#233;matique. Mais si on fait cela sans &#233;voquer la question de la d&#233;colonisation, du p&#233;trole, de l'Alg&#233;rie, on rate quelque chose. Je suis donc parti de la question coloniale (&lt;i&gt;Elf, la pompe Afrique&lt;/i&gt;) pour ensuite traiter le nucl&#233;aire (&lt;i&gt;Avenir radieux &#8211; Une fission fran&#231;aise&lt;/i&gt;) et me concentrer finalement sur la vente d'armes (&lt;i&gt;Le Maniement des larmes&lt;/i&gt;). Et cela m'a pris plus de dix ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment te documentes-tu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2233 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L255xH383/-506-e7854.jpg?1768651675' width='255' height='383' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je fais du reportage et je lis beaucoup. Pour Elf, j'ai assist&#233; &#224; tous les proc&#232;s. Je suis notamment all&#233; &#224; celui de Jupp&#233;, j'ai cherch&#233; &#224; comprendre le fonctionnement de la corruption pour la mettre sur sc&#232;ne. Mais comment passes-tu d'un concept (la corruption) &#224; une r&#233;alit&#233; sc&#233;nique ? Sur sc&#232;ne, nous n'avons que la chair et les mots. Alors j'incarne les gens : le proc&#232;s Elf a cristallis&#233; plein de choses. J'&#233;prouve mes opinions, je donne des &#233;l&#233;ments factuels qui permettent de se construire une opinion. Je me suis &#233;galement beaucoup appuy&#233; sur le travail de l'association Survie sur le n&#233;ocolonialisme et la Fran&#231;afrique. J'ai proc&#233;d&#233; de la m&#234;me fa&#231;on pour le volet sur le nucl&#233;aire, en assistant au d&#233;bat public sur un EPR. Pour le dernier volet de la trilogie, je suis all&#233; &#224; tous les salons de l'armement. Mais, en toile de fond, ce qui &#233;tait important, c'&#233;tait qu'il y ait une institution : l'Assembl&#233;e nationale, afin de voir ce qui se passe au sein m&#234;me de la R&#233;publique, ce que l'on sait, ce que l'on cache. J'ai donc pass&#233; du temps au S&#233;nat, &#224; l'assembl&#233;e, dans les palais de justice, je me suis impr&#233;gn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;&#226;tre n'a pas souvent pris appui sur le documentaire radiophonique, c'est l'une de mes options. Surtout, je nomme l'adversaire, je ne le sublime pas th&#233;&#226;tralement. Les propos restitu&#233;s sont bruts, je me contente de r&#233;interpr&#233;ter les personnes. Sur sc&#232;ne, je suis Lo&#239;c Floch Prigent, Alfred Sirven, etc. Je lance un personnage, je le campe, mais je ne l'imite pas tout le temps, je donne les codes, puis conserve sa musique. Ce sont des codes que je dois &#224; la Commedia dell'arte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment imagines-tu la suite&lt;/strong&gt; ?
Il nous faut trouver un nouveau lieu. Et surtout, on cherche &#224; faire tourner la trilogie. On peut jouer n'importe lequel des spectacles alternativement, ou les trois &#224; la suite. Et on aime jouer dans des salles institutionnelles comme dans des lieux militants. L'id&#233;e, c'est d'aller &#224; la rencontre d'un public qui ne fr&#233;quente pas forc&#233;ment les th&#233;&#226;tres, mais qui se sent concern&#233; par les th&#232;mes abord&#233;s. En parall&#232;le je commence &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; un spectacle sur l'Otan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment d&#233;finirais-tu ton th&#233;&#226;tre ? Th&#233;&#226;tre d'intervention, th&#233;&#226;tre citoyen ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est toujours emb&#234;tant de se d&#233;finir parce que tu entres dans une case et tu ne peux plus en sortir. J'ai quand m&#234;me le sentiment de faire du th&#233;&#226;tre de service public et un travail d'&#233;ducation populaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2234 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L300xH374/-507-1c8ac.jpg?1768651675' width='300' height='374' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voir : &lt;a href=&#034;http://unpasdecote.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Un Pas de C&#244;t&#233;.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : les textes des deux premiers volets de la trilogie sont publi&#233;s aux &#233;ditions L'&#201;chapp&#233;e.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En rade &#224; S&#232;te</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/En-rade-a-Sete</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/En-rade-a-Sete</guid>
		<dc:date>2012-06-21T04:23:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile F&#233;vrier</dc:creator>


		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>Mais</dc:subject>
		<dc:subject>mai</dc:subject>
		<dc:subject>marins</dc:subject>
		<dc:subject>compagnie</dc:subject>
		<dc:subject>quai d&#233;ambulent</dc:subject>
		<dc:subject>Navi Veloci</dc:subject>
		<dc:subject>Grandi Navi</dc:subject>
		<dc:subject>marins abandonn&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>autorit&#233;s marocaines</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis plus de quatre mois, trois ferries de la compagnie marocaine Comarit-Comanav, assurant les liaisons entre S&#232;te et Tanger sont bloqu&#233;s dans le port s&#233;tois, avec &#224; bord 240 marins sans salaire. Les familles, en face, organisent des sittings presque chaque jour devant les locaux de la compagnie, en attendant une solution pour ces marins abandonn&#233;s. Les &#233;quipages &#224; quai d&#233;ambulent dans les rues de la ville, aux puces, dehors, partout. Ils font la queue pour passer un coup de fil au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mai" rel="tag"&gt;mai&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/quai-deambulent" rel="tag"&gt;quai d&#233;ambulent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Navi-Veloci" rel="tag"&gt;Navi Veloci&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Grandi-Navi" rel="tag"&gt;Grandi Navi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/marins-abandonnes" rel="tag"&gt;marins abandonn&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/autorites-marocaines" rel="tag"&gt;autorit&#233;s marocaines&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus de quatre mois, trois ferries de la compagnie marocaine Comarit-Comanav, assurant les liaisons entre S&#232;te et Tanger sont bloqu&#233;s dans le port s&#233;tois, avec &#224; bord 240 marins sans salaire. Les familles, en face, organisent des sittings presque chaque jour devant les locaux de la compagnie, en attendant une solution pour ces marins abandonn&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;quipages &#224; quai d&#233;ambulent dans les rues de la ville, aux puces, dehors, partout. Ils font la queue pour passer un coup de fil au Seamen's club&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lieux associatifs pr&#233;sents dans la majorit&#233; des ports pr&#233;vus pour l'accueil (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; et peuplent la seule terrasse o&#249; l'on sert des th&#233;s &#224; la menthe, &#224; l'entr&#233;e du bassin portuaire de S&#232;te. Les plus d&#233;gourdis ont m&#234;me r&#233;ussi &#224; trouver des petits boulots. Lueur de d&#233;sespoir le 4 mai, l'appel d'offre de la compagnie italienne Grandi Navi Veloci (GNV) a &#233;t&#233; retenu par les autorit&#233;s marocaines et ce sont ses bateaux qui vont assurer la liaison entre la France et le Maroc. Les choses changent, s'acc&#233;l&#232;rent, finie la &#171; routine &#187; pour ces hommes de mer amarr&#233;s, il va falloir s'organiser pour le d&#233;part, la lutte, la place&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire, c'est celle compliqu&#233;e de ces 3 navires &#8211; Le Marrakech, Le Biladi et Le Bni Nsar &#8211; appartenant &#224; la Comanav (entreprise publique marocaine) devenue Comarit et endett&#233;e de plus de 20 millions d'euros. Les ferries ont &#233;t&#233; saisis. Les salaires gel&#233;s. Les marins abandonn&#233;s attendaient l'intervention des autorit&#233;s marocaines, du roi&#8230; Mais la situation s'est enkyst&#233;e. Elle aurait d&#251; se d&#233;bloquer d&#233;but avril, elle s'est d&#233;bloqu&#233;e d&#233;but mai avec l'appel d'offres, elle ach&#232;vera de se d&#233;bloquer d&#233;but juin pour l'ouverture de la saison touristique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dur de les faire parler, ces marins. La barri&#232;re de la langue bien s&#251;r, la complexit&#233; d'une affaire qui &#233;chappe &#224; beaucoup aussi : &lt;i&gt;&#171; Ce qui est s&#251;r c'est qu'il y a quelque chose de louche l&#224;-dessous, des magouilles cach&#233;es&#8230; parce que quand m&#234;me ils en rentraient de l'argent&#8230; on ne comprend pas comment c'est arriv&#233; la gal&#232;re &#187;&lt;/i&gt;, s'accordent-ils tous &#224; dire. Le 3 mai, onze hauts responsables de la Compagnie dirig&#233;e par Samir Abdelmoula ont &#233;t&#233; interpell&#233;s &#224; Casablanca. Des associations se sont mobilis&#233;es pour nourrir ces marins perdus, les v&#234;tir, faciliter les communications avec leurs familles, ou encore organiser un salon de coiffure au milieu d'un bazar dans lequel les dattes vieillissent (fin des liaisons oblige). L'ITF&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;International Transport Workers F&#233;d&#233;ration : association internationale qui (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, elle, ainsi que le syndicat international des transports, se chargent de d&#233;fendre les droits de l'&#233;quipage et d'obliger la compagnie &#224; le payer par la saisie conservatoire&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La saisie conservatoire est une fa&#231;on de proc&#233;der en pr&#233;vision de, en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. Si l'armateur ne r&#233;agit pas, demeure la possibilit&#233; de payer les marins gr&#226;ce &#224; la revente des bateaux. Mais, au prix de la ferraille, elle ne pourra couvrir qu'une infime partie des dettes accumul&#233;es. Les marins sont d&#233;cid&#233;s &#224; se d&#233;fendre, &#224; ne pas c&#233;der leur place &#224; quai &#224; la nouvelle compagnie pour un coin au fond du port, pour un oubli encore plus s&#251;r&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au quotidien, chacun, hommes, femmes, commandants, m&#233;caniciens, h&#244;tesses, charg&#233;s de s&#233;curit&#233;, etc., assure son r&#244;le et ses quarts : entretien des machines, s&#233;curit&#233; &#224; quai et &#224; bord, nettoyage, m&#234;me si &lt;i&gt;&#171; on n'a plus de produits m&#233;nagers ! &#187;&lt;/i&gt;&#8230; et chaque nuit un tour de ronde pour &#234;tre s&#251;r qu'aucun marin n'ait d&#233;couch&#233; ; il serait consid&#233;r&#233; comme un d&#233;serteur et pourrait alors dire adieu &#224; ses potentiels mois de salaires. Le climat est tendu : &lt;i&gt;&#171; on ne sait rien. On &#233;conomise l'&#233;lectricit&#233; si on doit repartir, &#231;a veut dire plus de chasse d'eau, plus de chauffage&#8230; L&#224; &#231;a va mieux, il fait meilleur, mais pendant la p&#233;riode o&#249; il faisait si froid, on ne dormait m&#234;me pas &#187;&lt;/i&gt;, confie un jeune officier charg&#233; de l'entretien des machines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si tous font preuve d'une patience exemplaire et que certains continuent d'affirmer que les conditions de vie &#224; bord restent bonnes, le temps est long. &lt;i&gt;&#171; Quand j'appelle la famille, je dois &#234;tre le plus calme possible, mais on parle de cette situation toute la journ&#233;e, on n'en peut plus. Des fois, je m'isole pour penser &#224; autre chose &#187;&lt;/i&gt;, dit un p&#232;re de famille embarqu&#233; depuis deux ans sur Le Marrakech. &lt;i&gt;&#171; Pour moi &#231;a va, dit un jeune, mais je n'ai pas de famille, pas de cr&#233;dit et mes parents peuvent m'aider&#8230; c'est moins dur que pour d'autres. &#187; &lt;/i&gt; Mais la mobilisation est moindre, &#233;clat&#233;e, et, dans les caf&#233;s et les bars de S&#232;te, les discussions sont ailleurs. Seules traces visibles, ces quatre inscriptions murales :&lt;i&gt; &#171; et quel soutien avec les marins abandonn&#233;s ? &#187;&lt;/i&gt; Seuls &#224; briser le silence m&#233;diatique, les journaux locaux rapportent les r&#233;sultats d'une r&#233;union de la derni&#232;re chance avec le directeur de cabinet du pr&#233;fet le 7 mai dernier. L'&#201;tat fran&#231;ais prendra en charge le billet d'avion et une modeste aide financi&#232;re en vue d'&lt;i&gt;&#171; un rapatriement digne et acceptable des marins. &#187;&lt;/i&gt; Pour le reste, on est dans l'hypoth&#233;tique : priorit&#233; au versement des salaires &#224; l'issue de l'&#233;ventuelle vente des ferries saisis, n&#233;gociations avec GNV concernant une &#233;ventuelle reprise d'une partie des &#233;quipages sur la future ligne. C'est une histoire italo-marocaine d&#233;sormais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lieux associatifs pr&#233;sents dans la majorit&#233; des ports pr&#233;vus pour l'accueil des marins mettant &#224; disposition des boissons, des postes Internet, et dans le cas de S&#232;te une ligne t&#233;l&#233;phonique vers le Maroc.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;International Transport Workers F&#233;d&#233;ration : association internationale qui d&#233;fend les marins et les gens de mer.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La saisie conservatoire est une fa&#231;on de proc&#233;der en pr&#233;vision de, en attente d'un jugement, en prenant les biens du d&#233;biteur (les bateaux) et en les conservant au chaud, pour &#233;viter leur disparition (insolvabilit&#233; organis&#233;e par exemple) et &#234;tre s&#251;r de se payer sur quelque chose quand on obtiendra le jugement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Correspondant local : un vrai m&#233;tier</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#192; Lescar (Pyr&#233;n&#233;es-Atlantiques), la compagnie de nouveau cirque [Mauvais Esprit-&gt;http://www.mauvais-esprits.com est tricarde, accus&#233;e dans la presse locale d'avoir souill&#233; la main qui la nourrit. Des visc&#232;res volant vers le public, il n'en fallait pas plus pour exciter la truffe du Chien rouge. L'article paru dans Sud-Ouest, ce 5 juillet 2010, avait pour titre : &#171; Le cirque qui fait scandale &#224; Lescar &#187;. Rendant compte d'une repr&#233;sentation de la compagnie de nouveau cirque Mauvais Esprit, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no84-decembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;84 (d&#233;cembre 2010)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Medias-8" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Christian-Laine" rel="tag"&gt;Christian Laine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Lescar (Pyr&#233;n&#233;es-Atlantiques), la compagnie de nouveau cirque &lt;a href=&#034;http://www.mauvais-esprits.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mauvais Esprit&lt;/a&gt; est tricarde, accus&#233;e dans la presse locale d'avoir souill&#233; la main qui la nourrit. Des visc&#232;res volant vers le public, il n'en fallait pas plus pour exciter la truffe du Chien rouge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'article paru dans &lt;i&gt;Sud-Ouest&lt;/i&gt;, ce 5 juillet 2010, avait pour titre : &lt;i&gt;&#171; Le cirque qui fait scandale &#224; Lescar &#187;&lt;/i&gt;. Rendant compte d'une repr&#233;sentation de la compagnie de nouveau cirque Mauvais Esprit, C&#233;cile van Espen, auteur du papier, d&#233;clinait la soir&#233;e sur un mode tour &#224; tour fun&#232;bre, pornographique et gore. Gore, puisque le dernier artiste, en plein exercice de style autour du mythe du Minotaure, aurait &lt;i&gt;&#171; men&#233; le spectateur non averti dans un guet-apens empreint de sang, de visc&#232;res d'animaux, poussant l'extr&#234;me jusqu'&#224; tenter de jongler avec des c&#339;urs de mammif&#232;res, et &#224; en jeter un dans le public ou &#224; s'enduire le corps de sang. &#187;&lt;/i&gt; Et le maire de Lescar, Christian Laine (PS), de crier son indignation : &lt;i&gt;&#171; Nous tenions les Mauvais Esprits &#224; bout de bras. C'est fini ! Je ne peux pas proposer &#224; mes coll&#232;gues un contrat pi&#232;ge. Hier soir, nous avons &#233;t&#233; pris en otages ! &#187;&lt;/i&gt; Le sort de la compagnie Mauvais Esprit &#233;tait scell&#233; : adieu terrain et subventions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alix Bouyssi&#233;, directeur artistique de la troupe, raconte : &lt;i&gt;&#171; Cela fait 15 ans que l'on est implant&#233;s &#224; Lescar. Avec l'ancienne mairie, on avait r&#233;ussi &#224; avoir un terrain am&#233;nag&#233; et des subventions. Puis, &#231;a s'est g&#226;t&#233;. Un jour, le maire de l'&#233;poque nous sort : &#8220;Je ne vais pas d&#233;velopper un fief de gauche.&#8221; Sentant le vent tourner, on est all&#233;s voir justement du c&#244;t&#233; de l'opposition socialiste. Et l&#224; tout se passe bien. En 2007, Laine est &#233;lu. Il vient f&#234;ter sa victoire sous notre chapiteau. On nous promet un terrain &#224; c&#244;t&#233; de la nouvelle autoroute, &#224; c&#244;t&#233; d'Emma&#252;s. &#187;&lt;/i&gt; Sauf que l'idylle va rapidement tourner court. Respectant l'adage selon lequel les promesses n'engagent que ceux qui les &#233;coutent, l'&#233;dile coupe le robinet des subventions en 2008. Cependant il ne s'agit pas l&#224; d'un complet retournement de veste : &#224; l'avenir la compagnie sera soutenue par la communaut&#233; d'agglo. Seulement, pour que le transfert soit effectif, la commune de Lescar doit quand m&#234;me mettre la main &#224; la poche et filer 20 000 euros au pot commun. D&#233;cembre 2009, contexte &#233;conomique oblige, Laine annonce qu'il ne peut pas d&#233;bloquer le pognon. Chez les Mauvais Esprits, cette d&#233;cision fait l'effet d'une douche froide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi 2 juillet 2010, ultime repr&#233;sentation de la compagnie, laquelle est donc pass&#233;e au vitriol par la pisse-copie de &lt;i&gt;Sud-Ouest&lt;/i&gt;. Commentaire d'Alix : &lt;i&gt;&#171; L'article parle de musique fun&#232;bre alors que c'&#233;tait les Pink Floyd. On nous a reproch&#233; que la seconde partie &#233;tait pornographique, mais le seul truc porno, c'est l'artiste jouant avec un bilboquet ! La derni&#232;re partie sur le Minotaure &#233;tait plus dure mais j'avais pr&#233;venu le public. Le gars jonglait avec des c&#339;urs d'animaux. Mais le sang qu'il s'est vers&#233; dessus &#233;tait du sang synth&#233;tique et jamais des visc&#232;res n'ont &#233;t&#233; envoy&#233;s sur le public. C'&#233;tait juste une chaussure. En outre, &#224; la sortie, les gens &#233;taient plut&#244;t enjou&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; En clair, on est en pr&#233;sence d'un article visant &lt;i&gt;&#171; &#224; massacrer leur r&#233;putation &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, par d&#233;s&#339;uvrement, on s'amuse &#224; d&#233;cortiquer le CV de Mademoiselle van Espen, on apprend tr&#232;s vite que cette derni&#232;re a longuement offici&#233; &#224; la mairie de Lescar en tant qu'animatrice du patrimoine. Devenue correspondante locale pour le journal &lt;i&gt;Sud-Ouest&lt;/i&gt;, elle aurait fait passer son article dans des conditions assez cavali&#232;res. Une journaliste de &lt;i&gt;Sud-Ouest&lt;/i&gt; ayant tenu &#224; garder l'anonymat t&#233;moigne : &lt;i&gt;&#171; Elle a fait passer son papier un dimanche alors que seul le r&#233;dacteur en chef &#233;tait pr&#233;sent. J'aurais &#233;t&#233; pr&#233;sente, je m'y serais oppos&#233;e. &#187;&lt;/i&gt; Sauf que bien &#233;videmment, la question de la publication d'un d&#233;menti ne s'est jamais pos&#233;e, au risque de remettre en cause la cr&#233;dibilit&#233; du journal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la petite troupe, la mairie avait juste besoin d'un argument massue pour se lib&#233;rer de tout engagement avec les Mauvais Esprits. Rien de plus efficace qu'une campagne de d&#233;nigrement. Depuis, le conseil municipal de Lescar a vot&#233; la vente de la parcelle promise aux Mauvais Esprits au tr&#232;s friqu&#233; Emma&#252;s Pau-Lescar&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La R&#233;publique des Pyr&#233;n&#233;es, 19 novembre 2010.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Et comme un fait expr&#232;s, la d&#233;cid&#233;ment multicarte van Espen est aussi charg&#233;e de com' chez Emma&#252;s&#8230;
Entre-temps l'affaire a &#233;mu jusqu'au minist&#232;re de la Culture. Le 9 novembre, le d&#233;l&#233;gu&#233; au th&#233;&#226;tre a r&#233;uni l'agglo, la ville de Bill&#232;re (pr&#234;te &#224; accueillir la compagnie), le conseil g&#233;n&#233;ral, le conseil r&#233;gional et la DRAC Aquitaine pour exprimer &lt;i&gt;&#171; son indignation par rapport &#224; la censure d'une compagnie et de ses choix artistiques &#187;&lt;/i&gt;. Quelques pistes de financement ont &#233;t&#233; envisag&#233;es. Mais les Mauvais Esprits attendent de voir pour croire. &#192; trop avoir &#233;t&#233; pris pour des clowns, ils sont devenus m&#233;fiants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La R&#233;publique des Pyr&#233;n&#233;es&lt;/i&gt;, 19 novembre 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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