<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=7571&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1768648935</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Royaume-Uni : Strike !</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Royaume-Uni-Strike</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Royaume-Uni-Strike</guid>
		<dc:date>2018-03-12T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emmanuel Sans&#233;au</dc:creator>


		<dc:subject>Emilie Seto</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>syndicat</dc:subject>
		<dc:subject>dernier</dc:subject>
		<dc:subject>syndicats</dc:subject>
		<dc:subject>Lorsqu'en septembre</dc:subject>
		<dc:subject>Trade Union</dc:subject>
		<dc:subject>propri&#233;taires tha&#239;landais</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;gion s'appr&#234;taient</dc:subject>
		<dc:subject>Martin Foster</dc:subject>
		<dc:subject>gouvernement Cameron</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le droit syndical britannique compte d&#233;j&#224; parmi les plus restrictifs d'Europe. Et alors ? La Chambre des communes a adopt&#233; en novembre dernier la &#171; pire attaque contre les syndicats depuis les trente derni&#232;res ann&#233;es. &#187; Lorsqu'en septembre dernier, les propri&#233;taires tha&#239;landais de l'aci&#233;rie de Redcar (nord-est de l'Angleterre) d&#233;cidaient de liquider leur affaire, les agences pour l'emploi de la r&#233;gion s'appr&#234;taient &#224; recevoir 2 200 &#171; clients &#187; suppl&#233;mentaires. Dans le Nord vermoulu par 30 (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no139-janvier-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;139 (janvier 2016)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Emilie-Seto" rel="tag"&gt;Emilie Seto&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/syndicat" rel="tag"&gt;syndicat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/dernier" rel="tag"&gt;dernier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/syndicats" rel="tag"&gt;syndicats&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lorsqu-en-septembre" rel="tag"&gt;Lorsqu'en septembre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Trade-Union" rel="tag"&gt;Trade Union&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/proprietaires-thailandais" rel="tag"&gt;propri&#233;taires tha&#239;landais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/region-s-appretaient" rel="tag"&gt;r&#233;gion s'appr&#234;taient&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Martin-Foster" rel="tag"&gt;Martin Foster&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/gouvernement-Cameron" rel="tag"&gt;gouvernement Cameron&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le droit syndical britannique compte d&#233;j&#224; parmi les plus restrictifs d'Europe. Et alors ? La Chambre des communes a adopt&#233; en novembre dernier la &#171; &lt;i&gt;pire attaque contre les syndicats depuis les trente derni&#232;res ann&#233;es&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2227 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH598/-500-060ee.jpg?1768658907' width='400' height='598' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Emilie Seto.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'en septembre dernier, les propri&#233;taires tha&#239;landais de l'aci&#233;rie de Redcar (nord-est de l'Angleterre) d&#233;cidaient de liquider leur affaire, les agences pour l'emploi de la r&#233;gion s'appr&#234;taient &#224; recevoir 2 200 &#171; clients &#187; suppl&#233;mentaires. Dans le Nord vermoulu par 30 ans de thatch&#233;risme, c'est la colonne vert&#233;brale d'une longue histoire industrielle qui dispara&#238;t peu &#224; peu. Ici, les communaut&#233;s sont soud&#233;es dans l'acier. R&#233;unis en ce 21 novembre &#224; l'h&#244;tel de ville de Sheffield, ville pionni&#232;re des aci&#233;ries, quelques centaines de travailleurs licenci&#233;s ont &#233;cout&#233; ce que les leaders syndicaux avaient &#224; dire. La conf&#233;d&#233;ration syndicale Trade Union Congress (TUC), le syndicat g&#233;n&#233;ral Unite, le syndicat des industries GMB, le syndicat de l'acier Community ; tous dress&#233;s comme &#224; la parade devant un parterre de travailleurs h&#233;b&#233;t&#233;s, attendant vainement une intervention du gouvernement Cameron pour voler &#224; leur secours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils se sont assis, ont &#233;cout&#233; des discours qui r&#233;sonnaient comme autant d'aveux d'impuissance, puis sont repartis. De la conf&#233;rence de plusieurs heures, on retiendra qu'une &#171; &lt;i&gt;gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale tout de suite&lt;/i&gt; &#187;, bien que r&#233;clam&#233;e sous de modestes acclamations, n'a pas &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e. &#192; la fin, sur les marches de l'h&#244;tel de ville, Mark James, repr&#233;sentant du syndicat de l'acier, enroulait son drapeau rouge p&#233;tant. &#171; &lt;i&gt;&#192; Scunthorpe&lt;/i&gt; [sur la c&#244;te est, ndlr],&lt;i&gt; il y a trente ans, c'est l'industrie mini&#232;re qui a &#233;t&#233; d&#233;truite,&lt;/i&gt; explique-t-il. &lt;i&gt;Et les communaut&#233;s locales avec. Aujourd'hui, on se retrouve face &#224; la m&#234;me situation avec la destruction de l'industrie de l'acier. Mais cette fois-ci, on dirait que le gouvernement d&#233;truit d&#233;lib&#233;r&#233;ment notre capacit&#233; &#224; combattre.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mi-novembre, la Chambre des communes adoptait en effet une loi consid&#233;r&#233;e comme la &#171; &lt;i&gt; pire attaque contre les syndicats depuis les 30 derni&#232;res ann&#233;es&lt;/i&gt; &#187;. Propos&#233;e en juillet dernier par le ministre aux Entreprises Sajid Javid, la Trade Union Bill, visant essentiellement &#224; mettre les syndicats &#224; genoux, n'attend plus que l'approbation des Lords, &#233;quivalent du S&#233;nat en France, pour &#234;tre promulgu&#233;e. La loi pr&#233;voit une r&#233;duction drastique du droit de gr&#232;ve, restreint les modalit&#233;s de financement des syndicats et impose davantage de contr&#244;le sur les piquets de gr&#232;ve. Dans le secteur public particuli&#232;rement vis&#233;, les employeurs pourront contr&#244;ler le temps consacr&#233; &#224; la repr&#233;sentation syndicale par les fonctionnaires. Les entreprises seront m&#234;me autoris&#233;es &#224; recruter des int&#233;rimaires pour remplacer leurs travailleurs gr&#233;vistes, officialisant ainsi une bonne vieille strat&#233;gie patronale destin&#233;e &#224; casser les mouvements de gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;David Cameron l'a affirm&#233; lui-m&#234;me : les gr&#232;ves ne doivent plus &#234;tre que des &#171; &lt;i&gt;derniers recours&lt;/i&gt; &#187;&#8230; alors m&#234;me que leur nombre est au plus bas depuis une vingtaine d'ann&#233;es. Le gouvernement britannique, chien de garde des grandes fortunes, poursuit son travail de sape &#224; l'encontre des derni&#232;res poches de r&#233;sistance et prolonge sa politique de matraquage social. &#171; &lt;i&gt;C'est une attaque sauvage contre les syndicats, c'est vrai. Tr&#232;s brutale. Il va falloir se d&#233;fendre. Mais de la part des Tories, &#231;a ne me choque pas !&lt;/i&gt; &#187;, assure Martin Foster, repr&#233;sentant syndical de Unite (pr&#232;s de 1,3 million d'adh&#233;rents) venu soutenir ses camarades de Sheffield. N'oublions pas qu'ici, la conf&#233;d&#233;ration syndicale TUC a perdu la moiti&#233; de ses membres depuis les ann&#233;es 1970, avec pr&#232;s de 6 millions d'adh&#233;rents aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s les premiers jours de sa r&#233;&#233;lection, le Premier ministre avait donn&#233; le ton de son second (et dernier) mandat : le grand bond en arri&#232;re prend un nouvel &#233;lan. Lib&#233;r&#233; d'encombrants partenaires de coalition lib&#233;raux-d&#233;mocrates et galvanis&#233; par la d&#233;faite &#233;crasante des travaillistes aux &#233;lections de mai dernier (2015), le gouvernement conservateur souffle vigoureusement sur les braises du thatch&#233;risme tout en louant la &#171; &lt;i&gt;fi&#232;re histoire de justice sociale&lt;/i&gt; &#187; (sic) de son parti. Tout cela pendant qu'une &#233;ditocratie carburant au m&#233;pris de classe se d&#233;cha&#238;ne all&#232;grement contre toute protestation &#224; l'ordre &#233;tabli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Les syndicats ne sont pas vaincus pour autant&lt;/i&gt;, affirme Martin Foster. &lt;i&gt;Ce que les conservateurs n'ont pas compris, c'est que s'ils s'en prennent aux syndicats, ces derniers trouveront un moyen de r&#233;sister. Cinq ann&#233;es suppl&#233;mentaires de gouvernement Cameron, &#231;a veut seulement dire encore plus d'opposition. Un peu comme au temps de Thatcher, mais en moins direct, moins frontal. Je crois que Cameron est plus subtil, plus malin.&lt;/i&gt; &#187; Et Mark James de rappeler que &#171; &lt;i&gt;l'humeur g&#233;n&#233;rale n'est pas si mauvaise que &#231;a. Il y a besoin de plus de coh&#233;rence, de leadership. Il y a de la col&#232;re, et cette &#233;nergie doit &#234;tre dirig&#233;e, canalis&#233;e.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Habitu&#233;s au parti travailliste qui, sous la direction d'Edward Miliband, fustigeait encore les &#171; &lt;i&gt;gr&#232;ves irresponsables&lt;/i&gt; &#187; et les &#171; &lt;i&gt;d&#233;faites historiques des syndicats&lt;/i&gt; &#187;, ces derniers &#233;taient r&#233;duits &#224; la fonction d'arri&#232;re base &#233;lectorale. Or, apr&#232;s l'&#233;lection de Jeremy Corbyn &#224; la t&#234;te du Labour, le monde syndical aurait-il pris un nouveau souffle ? &#171; &lt;i&gt;Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que le Labour Party, c'est nous&lt;/i&gt;, insiste Martin Foster. &lt;i&gt;S'il n'y avait pas eu de syndicats, il n'y aurait pas eu de Labour : c'est nous qui l'avons cr&#233;&#233; ! C'est vrai que le parti s'est perdu en chemin dans les ann&#233;es 1990&lt;/i&gt; [avec Tony Blair et Gordon Brown, ndlr], &lt;i&gt;mais je crois qu'avec Corbyn, il redevient ce qu'il devrait &#234;tre. Il a r&#233;ussi &#224; galvaniser les gens ordinaires.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; Le Labour Party a &#233;t&#233; revigor&#233; par Corbyn&lt;/i&gt;, ajoute-t-il. &lt;i&gt;Mais on peut avoir certaines inqui&#233;tudes. C'est encore t&#244;t, on ne sait pas vraiment comment nouer des relations avec la nouvelle direction. La sensation de renouveau est l&#224;, mais il ne prend pas assez de risques. Dans la communaut&#233; dont je m'occupe&lt;/i&gt; [il est repr&#233;sentant syndical &#224; Scunthorpe, ndlr]&lt;i&gt;, je travaille principalement avec des personnes brutalement pr&#233;caris&#233;es, instables ou incapacit&#233;es &#224; cause de longues maladies. Avec notre gouvernement, ces personnes sont forc&#233;es &#224; trouver du travail pour survivre et finissent par &#8220;retourner des hamburgers&#8221; pour un salaire de mis&#232;re. Voil&#224; les personnes &#224; qui Jeremy Corbyn et les syndicats doivent s'adresser.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Prol&#233;taires de tous les pays&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En ao&#251;t dernier, les Londoniens ont v&#233;cu un &#233;v&#233;nement doublement extraordinaire. Une manifestation. D'immigr&#233;s polonais. Venant d'une des plus grandes communaut&#233;s d'immigr&#233;s du Royaume-Uni (environ 700 000 personnes) &#8211; une premi&#232;re. &#171; &lt;i&gt;Migrants de tous pays, unissons-nous !&lt;/i&gt; &#187;, enjoignaient leurs affiches. Rassembl&#233;s devant Westminster, ils n'&#233;taient pas l&#224; pour r&#233;clamer des droits sociaux, mais pour protester contre la x&#233;nophobie de plus en plus malodorante dans le fond de l'air britannique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, depuis l'int&#233;gration de leur pays &#224; l'Union europ&#233;enne en 2004, les immigr&#233;s polonais ont autant &#233;t&#233; le carburant de la machine d'exploitation &#224; bas salaires que le fonds de commerce de l'Ukip (parti eurosceptique et x&#233;nophobe). Voil&#224; donc un hommage rendu aux travailleurs britanniques qui, depuis trente ans, sont lentement d&#233;poss&#233;d&#233;s de leur droit de manifester : en 2008, les deux principales conf&#233;d&#233;rations syndicales de Pologne, Solidarnosc et OPZZ, signaient un accord avec le Trade Union Congress pour inviter les immigr&#233;s polonais &#224; rejoindre ce dernier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
