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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title> Argentine : Vont-ils (enfin) prendre le Macri ?</title>
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		<dc:creator>J&#233;r&#233;my Rubenstein</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;R&#233;gime sec. Depuis qu'il a pris ses fonctions en d&#233;cembre 2015, le gouvernement dirig&#233; par Mauricio Macri a mis l'Argentine &#224; la di&#232;te. Les salaires stagnent, les prix s'envolent et la d&#233;pense publique se r&#233;duit comme peau de chagrin. Une politique gouvernementale qui s'appuie sur la complaisance des m&#233;dias et une faible contestation. Point de situation. L'&#233;num&#233;ration a de quoi faire fr&#233;mir. Factures des services multipli&#233;es par dix (chez moi, celle d'&#233;lectricit&#233; est pass&#233; de 100 pesos (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no162-fevrier-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;162 (f&#233;vrier 2018)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Juliette-Iturralde" rel="tag"&gt;Juliette Iturralde&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/annees" rel="tag"&gt;ann&#233;es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/gouvernement" rel="tag"&gt;gouvernement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/pays-904" rel="tag"&gt;pays&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rue" rel="tag"&gt;rue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/gouvernement-precedent" rel="tag"&gt;gouvernement pr&#233;c&#233;dent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire-fremir" rel="tag"&gt;faire fr&#233;mir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/gouvernement-d-un" rel="tag"&gt;gouvernement d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mediatique" rel="tag"&gt;m&#233;diatique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/pesos-fin" rel="tag"&gt;pesos fin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;gime sec. Depuis qu'il a pris ses fonctions en d&#233;cembre 2015, le gouvernement dirig&#233; par Mauricio Macri a mis l'Argentine &#224; la di&#232;te. Les salaires stagnent, les prix s'envolent et la d&#233;pense publique se r&#233;duit comme peau de chagrin. Une politique gouvernementale qui s'appuie sur la complaisance des m&#233;dias et une faible contestation. Point de situation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;num&#233;ration a de quoi faire fr&#233;mir. Factures des services multipli&#233;es par dix (chez moi, celle d'&#233;lectricit&#233; est pass&#233; de 100 pesos fin 2016 &#224; 1 300 fin 2017). Licenciements massifs. Larges coupes budg&#233;taires dans le secteur public (&#224; l'exception des forces de l'ordre et de l'arm&#233;e). Et recours d&#233;complex&#233; &#224; l'endettement&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'Argentine fait d&#233;sormais partie du petit club des &#233;metteurs de dettes &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. En clair, les raisons de se r&#233;volter ne manquent pas depuis l'entr&#233;e en fonction, en d&#233;cembre 2015, du gouvernement dirig&#233; par l'h&#233;ritier multimillionnaire Mauricio Macri.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2195 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH558/-468-5e63a.jpg?1768660372' width='500' height='558' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Juliette Iturralde.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les coud&#233;es franches&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le gouvernement pr&#233;c&#233;dent, celui de Cristina Kirchner, ne faisait d&#233;j&#224; pas r&#234;ver. Mais l'actuel, pour le coup, a carr&#233;ment de quoi susciter de vifs cauchemars. Du moins, si la population daignait r&#233;agir. Pour l'instant, ce n'est pas le cas : rien ne semble &#233;branler la tranquille mise &#224; sac du pays au profit des plus riches et de multinationales en goguette. Entre les sourires de jet-setteurs des ministres, la m&#233;diocrit&#233; m&#233;diatique et l'attentisme complice de la principale centrale syndicale, la CGT (gr&#226;ce &#224; un accord sur la question de la gestion des tr&#232;s juteuses &#339;uvres sociales), les protestations n'ont pas d&#233;pass&#233; le cercle des gens directement concern&#233;s par les mesures gouvernementales et des organisations de gauche tr&#232;s minoritaires. &#192; en croire les sondages, le reste de la population voit l'action du gouvernement d'un &#339;il favorable. Et celui-ci a d'autant plus les coud&#233;es franches que son principal adversaire, le kirchn&#233;risme, d&#233;fait en 2015, peine &#224; s'imposer au sein d'un mouvement p&#233;roniste dont les principales figures n'h&#233;sitent pas &#224; se rallier au pouvoir. Rien de nouveau sous le soleil : depuis les ann&#233;es 1940, le p&#233;ronisme est toujours all&#233; l&#224; o&#249; le guidait son int&#233;r&#234;t le plus v&#233;nal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux ans, donc, de saccage du pays, sans que rien ne laisse entrevoir les pr&#233;mices d'une r&#233;sistance un peu consistante. Sinon en d&#233;cembre dernier, quand la r&#233;forme des retraites&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Provoquant une perte s&#232;che, d&#232;s janvier, pour les pensions des retrait&#233;s.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; a d&#233;clench&#233; un inattendu ras-le-bol. D'un seul coup : manifestations, affrontements avec la police et &lt;i&gt;cacerolazos&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Concerts de casseroles.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; dans les quartiers. &#192; tel point que certains ont esp&#233;r&#233; le retour de la grande r&#233;bellion populaire de 2001. On n'a pas manqu&#233; de souligner que s'attaquer aux personnes &#226;g&#233;es rappelait fortement les violentes restructurations n&#233;olib&#233;rales des ann&#233;es 1990. &#192; l'&#233;poque, l'embl&#233;matique ministre de l'&#201;conomie, Domingo Cavallo, avait os&#233; verser une petite larme m&#233;diatique sur le sort des retrait&#233;s dont il vidait pourtant les poches. Ce n'est sans doute pas un hasard si, un temps banni, le m&#234;me triste individu vient de r&#233;appara&#238;tre dans les m&#233;dias pour encourager le gouvernement dans ses r&#233;formes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Complaisance m&#233;diatique &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; nouvelle &#187; droite au pouvoir cherche cependant &#224; se d&#233;marquer de cette tapageuse filiation avec les ann&#233;es 1990. Elle se claironne pragmatique, refusant tout positionnement id&#233;ologique ou d&#233;bat de fond. Et si elle n'a pas de mots assez durs &#224; l'&#233;gard du gouvernement pr&#233;c&#233;dent, selon elle responsable de tous les maux, elle s'emploie sans rel&#226;che &#224; euph&#233;miser sa propre politique. Allant jusqu'&#224; pr&#233;senter la vertigineuse augmentation du co&#251;t de la vie comme une simple &#171; sinc&#233;rit&#233; des prix &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rejet de la faute sur ceux qui &#233;taient avant aux manettes a fonctionn&#233; pendant au moins un an et demi &#8211; l'opinion publique semblait convaincue. Il faut dire que la complicit&#233; m&#233;diatique a jou&#233; &#224; plein. Quand le pr&#233;sident argentin fut mis en cause dans les Panama Papers (r&#233;v&#233;lations sur des pratiques massives d'&#233;vasion fiscale), les m&#233;dias ont pr&#233;f&#233;r&#233; titrer sur une affaire de corruption concernant le pr&#233;c&#233;dent gouvernement. Et le journal argentin de r&#233;f&#233;rence, &lt;i&gt;La Naci&#243;n&lt;/i&gt;, directement associ&#233; au scoop mondial, est all&#233; jusqu'&#224; mettre en place un astucieux syst&#232;me de pagination pour diffuser ces informations sans qu'elles n'apparaissent sur sa page d'accueil (elles n'ont pas fait non plus les gros titres de sa version papier).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De vilaines taches brunes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la r&#233;action populaire de d&#233;cembre a peut-&#234;tre chang&#233; la donne. Le gouvernement sait d&#233;sormais que la rue peut lui &#233;chapper. Et le r&#233;cent achat de 15 millions de balles de caoutchouc indique clairement la mani&#232;re dont il compte, si n&#233;cessaire, imposer son train de r&#233;formes &#8211; celle des retraites ne faisant qu'annoncer celle du travail pr&#233;vue bient&#244;t. Des deux c&#244;t&#233;s, rue et gouvernement, on s'attend &#224; un automne (austral) social chaud. Mais ce qui se profile vraiment reste incertain. Seule certitude, la r&#233;f&#233;rence &#224; 2001 et &#224; son &#171; &lt;i&gt;Que se vayan todos !&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Soit &#171; Qu'ils s'en aillent tous ! &#187;, formule partout reprise lors du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; ne permet pas de comprendre le rapport de force actuel, bien plus favorable aux institutions. Et si un mouvement aussi massif se d&#233;clenchait aujourd'hui, rien ne permet d'affirmer que les assembl&#233;es populaires de quartier refleuriraient. Au contraire, m&#234;me : l'autoritarisme en sortirait peut-&#234;tre renforc&#233; &#8211; l'extr&#234;me droite guette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abandonnant l'apolitisme entrepreneurial qui vernissait sa campagne &#233;lectorale, le gouvernement de Macri agr&#233;mente en effet son lib&#233;ralisme &#233;conomique de vilaines taches brunes. Un m&#233;lange des genres symbolis&#233; par l'attelage constitu&#233; par les ministres des Finances et de la S&#233;curit&#233;. Le premier, Luis Caputo, a &#233;mis des bons du Tr&#233;sor &#224; cent ans en partie achet&#233;s par une entreprise offshore qu'il a dirig&#233;e par le pass&#233;. Voil&#224; pour le lib&#233;ralisme. Et la seconde, Patricia Bullrich, issue d'une famille oligarchique du pays, fait partie de ces politiques pass&#233;s de la gauche de la gauche (elle &#233;tait dans la gu&#233;rilla Montoneros dans les ann&#233;es 1970) &#224; la droite tr&#232;s dure. D&#233;sormais &#224; la t&#234;te d'un grand minist&#232;re de l'ordre, la dame encha&#238;ne les d&#233;clarations outranci&#232;res, en mode Marine Le Pen. Pour derni&#232;re saillie : &#171; &lt;i&gt;Les P&#233;ruviens et Paraguayens qui viennent ici ne sont bons qu'&#224; s'entre-tuer pour contr&#244;ler le trafic de drogues !&lt;/i&gt; &#187; Une phrase qui jure &#224; l'oreille dans un pays &#224; la tradition d'accueil bien ancr&#233;e, majoritairement compos&#233; de migrants de troisi&#232;me ou quatri&#232;me g&#233;n&#233;ration. Voil&#224; pour le haut de l'iceberg extr&#234;me-droitier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mamours des grands argentiers&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, la droite ne cache plus son jeu. Et sait jouer de la faiblesse de la contestation &#8211; elle est ainsi pass&#233;e ma&#238;tresse dans l'art du recrutement des opposants les plus remuants. Pour faire voter sa r&#233;forme des retraites &#224; l'Assembl&#233;e, il lui a suffi de faire pression sur les gouverneurs des provinces (l'Argentine est un &#201;tat f&#233;d&#233;ral), lesquels ont su persuader les &#233;lus p&#233;ronistes de se montrer conciliants. Plus surprenant, elle parvient aussi &#224; obtenir de semblables r&#233;sultats avec les organisations sociales de base, en particulier dans les quartiers populaires. Le client&#233;lisme paye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las, sans la mobilisation de ces quartiers, la contestation se r&#233;sume &#224; des manifestants issus de la classe moyenne faisant du bruit avec des casseroles &#8211; pas de quoi effrayer les forces de l'ordre. Les deux grandes manifestations &#224; venir, celle f&#233;ministe du 8 mars (qui avait &#233;t&#233; r&#233;prim&#233;e l'an pass&#233; &#224; Buenos Aires) et celle du 24 mars, en souvenir des victimes de la dictature, vaudront ainsi test de la capacit&#233; de la rue &#224; r&#233;sister &#224; l'offensive lib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, le gouvernement ne boude pas son plaisir, savourant les louanges que lui adressent les grands organismes internationaux (FMI, Banque mondiale et G20, dont l'Argentine occupe cette ann&#233;e la pr&#233;sidence). Des satisfecit sur lesquels il s'appuie pour garantir aux Argentins que les licenciements massifs (plus de 200 000 emplois d&#233;truits en 2017) allaient bient&#244;t se transformer en cr&#233;ations d'emplois &#8211; via l'&#233;trange formule &#171; &lt;i&gt; pluie d'inversion&lt;/i&gt; &#187;, en guise de promesse de lendemains radieux. Mais il n'est pas certain que les mamours des grands argentiers et les audaces lexicales du gouvernement convainquent les Argentins de ne pas descendre dans la rue r&#233;cup&#233;rer du pouvoir d'achat. Et un peu de dignit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'Argentine fait d&#233;sormais partie du petit club des &#233;metteurs de dettes &#224; cent ans, op&#233;ration qui inqui&#232;te m&#234;me les partisans les plus convaincus de la finance.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Provoquant une perte s&#232;che, d&#232;s janvier, pour les pensions des retrait&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Concerts de casseroles.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Soit &#171; Qu'ils s'en aillent tous ! &#187;, formule partout reprise lors du mouvement de 2001.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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