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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Piquets de gr&#232;ve : Essence Ouvri&#232;re</title>
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		<dc:creator>Bruno Le Dantec</dc:creator>


		<dc:subject>Soulci&#233;</dc:subject>
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&lt;p&gt;Il y avait une chaude ambiance sur le blocage intersyndical du rond-point Saint-Gervais, &#224; Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rh&#244;ne). Une fraternit&#233; ouvri&#232;re qui a fait resurgir le fant&#244;me de la lutte des classes. La brutalit&#233; de l'intervention polici&#232;re lanc&#233;e &#224; l'aube, aussi. Lundi 23 mai 2016. Une fum&#233;e charbonneuse, &#226;cre et dense, balafre l'horizon entre terminaux p&#233;troliers, raffineries et d&#233;sert de La Crau. Des monticules de pneus sont en flammes sur la rotonde. &#192; quelques encablures, sur un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no144-juin-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;144 (juin 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/raffinerie" rel="tag"&gt;raffinerie&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y avait une chaude ambiance sur le blocage intersyndical
du rond-point Saint-Gervais, &#224; Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rh&#244;ne).
Une fraternit&#233; ouvri&#232;re qui a fait resurgir le fant&#244;me de la lutte des classes.
La brutalit&#233; de l'intervention polici&#232;re lanc&#233;e &#224; l'aube, aussi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2260 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH599/-533-fa87d.jpg?1768652939' width='400' height='599' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Soulci&#233;.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lundi 23 mai 2016. Une fum&#233;e charbonneuse, &#226;cre et dense, balafre l'horizon entre terminaux p&#233;troliers, raffineries et d&#233;sert de La Crau. Des monticules de pneus sont en flammes sur la rotonde. &#192; quelques encablures, sur un promontoire rocheux, l'ancien village de p&#234;cheurs de Fos-sur-Mer pointe son clocher. Dans un tel paysage, l'apparition de don Quichotte et Sancho Pan&#231;a ne surprendrait gu&#232;re, avec ces chemin&#233;es g&#233;antes et leurs fumerolles blanches en guise de moulins&#8230; Mais foin de litt&#233;rature, on est ici sur un piquet de gr&#232;ve. On d&#233;couvre d'abord des files de voitures gar&#233;es sur le bas-c&#244;t&#233;, puis des barricades de pneus, de palettes, de madriers. Derri&#232;re elles, une tente abrite des tables charg&#233;es de victuailles et de cartons de bi&#232;re. Quelque deux cents gaillards sont rassembl&#233;s l&#224;, arborant pour la plupart des gilets rouges. Des dockers de Fos, Port-de-Bouc, Marseille, des portuaires et des retrait&#233;s CGT, avec le Che en devanture, mais aussi une forte minorit&#233; de militants Sud avec leurs drapeaux mauves. &#192; cet instant, cinq raffineries fran&#231;aises sur huit sont &#224; l'arr&#234;t. Au Havre, qui absorbe 40% des importations p&#233;troli&#232;res, 95% des salari&#233;s viennent de voter oui &#224; la gr&#232;ve. &#192; quelques kilom&#232;tres d'ici, la plus grande raffinerie du pays, Provence-La M&#232;de (Total), est paralys&#233;e depuis une semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le vent d'ouest, l'&#233;pais nuage noir se rabat sur la route. Les v&#233;hicules en transit doivent n&#233;gocier la courbe de l'immense rotonde &#224; l'aveuglette, toute vitre remont&#233;e, et beaucoup, malgr&#233; le d&#233;sagr&#233;ment, klaxonnent pour marquer leur soutien &#8211; particuli&#232;rement les camionneurs, furax contre El Khomri. Jos&#233; fait signe aux camions-citernes pour qu'ils ralentissent. &#171; &lt;i&gt;Si les essieux sont baiss&#233;s, c'est que la citerne est pleine. Mais m&#234;me lev&#233;s, je veux en avoir le c&#339;ur net&lt;/i&gt; &#187;, dit-il en grimpant sur l'&#233;chelle m&#233;tallique qui m&#232;ne &#224; la jauge. La raffinerie Exxon-Mobil tourne encore, avec ses flamm&#232;ches l&#233;chant le ciel qui s'assombrit. Dans cette ville-usine aux illuminations f&#233;eriques &#8211; si on les contemple de loin&#8230; &#8211;, il para&#238;t que seuls sept salari&#233;s sont affili&#233;s &#224; la CGT. &#171; &lt;i&gt;Depuis quelques jours, Exxon rafle toutes les parts de march&#233; sur la r&#233;gion ! Mais les gars devraient voter la gr&#232;ve demain.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En deuxi&#232;me ligne, des tonneaux bleus de chez Total (95% de gr&#233;vistes) compl&#232;tent les barricades de pneus. &#171; &lt;i&gt;&#199;a ferait joli dans mon jardin&lt;/i&gt; &#187;, plaisante Marie-Jo, de Sud-&#201;ducation. Un grand gaillard lui fait non avec l'index. D'un air exag&#233;r&#233;ment s&#233;rieux, il lui montre deux bonbonnes de butane, une batterie de camion et des c&#226;bles de mise &#224; feu. Esbroufe ? &#171; &lt;i&gt;Si on vous le disait, la menace ferait pschiiit ! &lt;/i&gt; &#187; Jovial, un jeune lance &#224; la cantonade : &#171; &lt;i&gt;Quelqu'un peut me dire pourquoi, dans ce pays, y a que la FNSEA qui a le droit d'utiliser la violence ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christian, fringant retrait&#233; Sud-PTT, et Ga&#233;tan, d&#233;l&#233;gu&#233; Sud-Chimie &#224; la raffinerie Petroineos de Lav&#233;ra, discutent culture syndicale. &#171; &lt;i&gt;J'&#233;tais d&#233;l&#233;gu&#233; CGT au Comit&#233; d'hygi&#232;ne et s&#233;curit&#233; de la bo&#238;te&lt;/i&gt;, raconte Ga&#233;tan. &lt;i&gt;Les dirigeants ont voulu qu'on s'associe &#224; la CFDT par pur calcul &#233;lectoral, alors que leurs positions sont devenues largement antagoniques aux n&#244;tres. Du coup, on est sorti et on a mont&#233; une section Sud-Chimie. C'&#233;tait en mars et, aux &#233;lections professionnelles de novembre, on a fait un joli score, plus de 12%. Je te dis pas : les anciens copains ne me saluaient plus ! L&#224;, &#231;a va mieux, l'intersyndicale fonctionne bien et, gr&#226;ce &#224; la gr&#232;ve, les liens se renouent.&lt;/i&gt; &#187; D'origine normande, ce trentenaire raconte le lien fort qu'il avait avec son ancien syndicat : &#171; &lt;i&gt;La fid&#233;lit&#233; &#224; la CGT, je l'avais ancr&#233;e en moi. C'&#233;tait comme un lien familial &#8211; d'ailleurs mon fr&#232;re y &#233;tait aussi. Qui en sort est vu comme un tra&#238;tre. Aujourd'hui, peut-&#234;tre parce que j'en suis &#224; mon deuxi&#232;me syndicat, je suis capable de dire qu'avant d'appartenir &#224; telle ou telle organisation, on appartient &#224; la classe ouvri&#232;re.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christian se souvient des d&#233;buts &#233;piques de Sud. &#171; &lt;i&gt; Dans ce pays, ils se gaussent de la faible repr&#233;sentativit&#233; syndicale, mais il faut voir, surtout dans le priv&#233;, la mise en danger que suppose une quelconque affiliation.&lt;/i&gt; &#187; Ga&#233;tan confirme : &#171; &lt;i&gt;Dans le coll&#232;ge &#233;lectoral des ouvriers, on avait quelques jeunes tr&#232;s combatifs, mais on les a dissuad&#233;s de se pr&#233;senter aux &#233;lections, pour pas flinguer leur carri&#232;re.&lt;/i&gt; &#187; Christian en remet une couche : &#171; &lt;i&gt;Tu d&#233;voiles ta liste au dernier moment, pour &#233;viter les repr&#233;sailles. Une fois &#233;lu, tu seras relativement prot&#233;g&#233;.&lt;/i&gt; &#187; Il se souvient de la bagarre pour faire reconna&#238;tre l&#233;galement le syndicat : &#171; &lt;i&gt;Apr&#232;s le mouvement de d&#233;cembre 1995, quand on est sorti de la CFDT, il fallait qu'on prouve qu'on &#233;tait un syndicat de fait. &#199;a veut dire avoir des affili&#233;s (on ne montrait la liste qu'au juge&#8230;), tracter aux portes de la bo&#238;te, etc. On a fait l'exp&#233;rience de la semi-clandestinit&#233;, c'&#233;tait un peu comme prendre le maquis !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autocollant &#171; On bloque tout &#187; fait l'unanimit&#233; et les gilets se c&#244;toient avec bonhomie autour des tables. Pas besoin d'annoncer la couleur pour se servir un verre au cubi. Pourtant, rouges et mauves ont failli en venir aux mains lors de la derni&#232;re journ&#233;e d'action, &#224; propos d'un autre autocollant qui, entre les mots &#171; S&#233;curit&#233; &#187; et &#171; Accueil &#187;, affichait les sigles de l'intersyndicale. &#171; &lt;i&gt;Nous, &#224; Sud, on n'&#233;tait pas d'accord pour ce S.O. unitaire. Pas question de se friter avec les jeunes qui partent en manif sauvage.&lt;/i&gt; &#187; Plus facilement en phase avec les lyc&#233;ens et les &#233;tudiants, comme avec les collectifs f&#233;ministes ou antifascistes, Sud se d&#233;marque d'une CGT encore habit&#233;e par des r&#233;flexes h&#233;rit&#233;s de l'ancienne h&#233;g&#233;monie PCF et d'un vieux fond de virilisme prol&#233;taire. Ce soir, il y a peu de femmes dans les cercles qui se pressent autour des feux de camp. Des mecs en rouge font du gringue &#224; trois nanas en mauve. Un beau gosse d'&#226;ge m&#251;r propose &#224; l'une d'elles, qui frissonne, de s'abriter sous son anorak. Elle d&#233;cline l'invitation en riant, avant d'aiguiller la conversation sur la poursuite du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'horizon, les chemin&#233;es d'Arkema l&#226;chent leur dernier pet fumeux. &#171; &lt;i&gt;La mise en veille de la production, m&#234;me si une partie du personnel est tenue de rester en poste pour assurer la s&#233;curit&#233; des installations, &#231;a implique dix jours de latence avant une remise en route&lt;/i&gt; &#187;, explique un gars de la chimie. &#171; &lt;i&gt;C'est ici que &#231;a va se jouer. Les manifs sur le Vieux-Port, m&#234;me si on y br&#251;lait des palettes et des pneus, &#231;a sert pas &#224; grand-chose. Si on tient dix jours comme &#231;a, le gouvernement est &#224; genoux.&lt;/i&gt; &#187; Ga&#233;tan pr&#233;cise : &#171; &lt;i&gt;On bloque le &#8220;blanc&#8221; &#8211; k&#233;ros&#232;ne, gasoil&#8230; &#8211;, c'est le nerf de la guerre !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi 24 mai &#224; 4h15 du matin, les gardes mobiles ont lanc&#233; leur op&#233;ration de d&#233;blocage sans sommations, &#224; coups de FlashBall, de lacrymo et de canon &#224; eau. La r&#233;sistance a dur&#233; pr&#232;s de deux heures, puis les copains du piquet Saint-Gervais se sont repli&#233;s dans la ville. Les flics les ont poursuivis jusqu'au local de l'UL-CGT, tirant m&#234;me une grenade lacrymog&#232;ne &#224; l'int&#233;rieur. Un tir tendu &#224; travers une fen&#234;tre, que le pr&#233;fet qualifiera de &#171; &lt;i&gt;m&#233;prise&lt;/i&gt; &#187;&#8230; Manuel Valls a d&#233;clar&#233; : &#171; &lt;i&gt;La CGT est dans une impasse. Le seul chemin qu'il faut prendre, c'est celui du dialogue.&lt;/i&gt; &#187; L'&#233;nerv&#233; du 49.3 peut toujours causer, blocages et ralentissement de l'&#233;conomie sont plus que jamais d'actualit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D'une fermeture l'autre</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
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		<dc:subject>n'est</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Le 16 avril dernier, &#224; Rouen, devant le tribunal de commerce, et devant une flop&#233;e de journalistes, cam&#233;ras et appareils photos en joue, 300 manifestants apprennent que les repreneurs de P&#233;troplus ne font pas le taf. Ce n'est m&#234;me pas la col&#232;re. Juste comme un abattement. Une nouvelle annonce de liquidation de bo&#238;te. Dans l'assembl&#233;e, il n'y a pas que des salari&#233;s de la raffinerie et ils semblent presque plus d&#233;&#231;us que les raffineurs eux-m&#234;mes. Bien s&#251;r, on pourrait se demander quelle est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no111-Mai-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;111 (Mai 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Je-vous-ecris-de-l-usine" rel="tag"&gt;Je vous &#233;cris de l'usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Efix" rel="tag"&gt;Efix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/n-est" rel="tag"&gt;n'est&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Petroplus" rel="tag"&gt;Petroplus&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/appareils-photos" rel="tag"&gt;appareils photos&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-air" rel="tag"&gt;l'air&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 16 avril dernier, &#224; Rouen, devant le tribunal de commerce, et devant une flop&#233;e de journalistes, cam&#233;ras et appareils photos en joue, 300 manifestants apprennent que les repreneurs de P&#233;troplus ne font pas le taf. Ce n'est m&#234;me pas la col&#232;re. Juste comme un abattement. Une nouvelle annonce de liquidation de bo&#238;te. Dans l'assembl&#233;e, il n'y a pas que des salari&#233;s de la raffinerie et ils semblent presque plus d&#233;&#231;us que les raffineurs eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, on pourrait se demander quelle est la l&#233;gitimit&#233; de ces juges du tribunal de commerce qui sont des patrons qu'on a plac&#233;s l&#224;. Leur d&#233;cision est obligatoirement biais&#233;e par leurs int&#233;r&#234;ts. Mais les pseudo-repreneurs libanais, panam&#233;ens ou &#233;gyptiens (m&#234;me avec le soutien de Montebourg) avaient l'air tout sauf fiables. Pas plus cr&#233;dibles qu'un Gary Klesh qui a rachet&#233; les usines d'Arkema, pour les fermer au bout de huit mois apr&#232;s avoir empoch&#233; le pactole. De toute fa&#231;on, malgr&#233; les promesses, quel repreneur aurait investi 450 millions d'euros minimum, rien que dans les r&#233;parations de machines avant le red&#233;marrage ? Seule l'intersyndicale avait l'air d'y croire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_672 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH729/p13-cqfd40-ecf63.png?1768659022' width='400' height='729' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Efix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;P&#233;troplus, c'&#233;tait un conflit bizarre (voir &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Un-drole-de-conflit'&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; de janvier 2013&lt;/a&gt;), avec des actions m&#233;diatiques et peu de mobilisation. Avec une &#171; intersyndicale &#187; qui a fait le show pendant que les salari&#233;s d&#233;l&#233;guaient, sans savoir si cette d&#233;l&#233;gation de pouvoir &#233;tait due &#224; l'inertie de la bureaucratie syndicale ou au peu de &lt;i&gt;fighting spirit&lt;/i&gt; des salari&#233;s. Un peu des deux sans doute. R&#233;sultats des courses : dans les salons feutr&#233;s, o&#249; se pressaient ministres, &#233;lus locaux et industriels plus ou moins v&#233;reux, les prolos se sont fait avoir avec ou sans leur consentement. On leur a fait miroiter des choses qui ne se feront pas, on leur a fait croire que tout se joue entre gens responsables. Et quel sentiment d'importance, tout &#224; coup, de se retrouver dans les salons minist&#233;riels ! Idem, quand on joue le jeu de la m&#233;diatisation &#224; outrance, il arrive que certains prennent la grosse t&#234;te devant un micro ou une cam&#233;ra. Je ne leur jette pas la pierre. Quand on se trouve face &#224; une fermeture de bo&#238;te, avec des coll&#232;gues qui n'ont pas trop envie de lutter, ce n'est pas simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'annonce du 16 avril, les salari&#233;s de P&#233;troplus ont re&#231;u leur lettre de licenciement, sauf une centaine d'entre eux qui doivent rester pour le d&#233;mant&#232;lement. Il y a toujours des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales &#224; l'entr&#233;e de l'usine, o&#249; il est question d'autres pistes de reprise ou de nationalisation, mais avec beaucoup moins de monde. Pire m&#234;me, ceux qui tiennent les AG ne peuvent plus rentrer sur le site puisqu'ils se sont fait virer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et encore, les raffineurs ne vont pas s'en tirer trop mal. Avec les stocks de brut, avec les soutiens locaux et gouvernementaux, leur plan de licenciement ne va pas &#234;tre trop mauvais. Le gros de la casse sociale, comme souvent, ce sera pour les entreprises partenaires et pour les emplois induits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la d&#233;pollution d'un site gorg&#233; d'hydrocarbures, qui va s'en charger et qui va le financer ? P&#233;troplus ne peut pas payer, quant &#224; l'ancien propri&#233;taire (Shell), il ne veut pas payer. Du coup, cette d&#233;pollution, qui va s'&#233;taler sur plusieurs ann&#233;es, sera sans doute &#224; la charge des pouvoirs publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que va-t-il y avoir &#224; la place de la raffinerie ? Le port autonome de Rouen a des projets de stockage et de logistique (encore davantage de camions pour transporter&#8230; du carburant). Il est aussi question, comme &#224; chaque fermeture de site polluant, d'une fabrique fant&#244;me de panneaux photovolta&#239;ques (tr&#232;s polluants, le silicium est canc&#233;rig&#232;ne). Tout est possible, surtout le plus absurde. Certes, dans un bel &#233;lan d'optimisme, on peut se dire que la fin de la raffinerie signifiera, &#224; moyen terme, moins de pollution dans la r&#233;gion, peut-&#234;tre moins d'asthmatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, cette fermeture n'est pas li&#233;e &#224; un combat d'&#233;cologistes ou de d&#233;croissants. Ce sont les patrons des trusts p&#233;troliers qui ont fourbi cette strat&#233;gie. Non pas parce qu'il y a surcapacit&#233; de raffinage en Europe, mais pour &#233;couler les fabrications des raffineries construites derni&#232;rement en Asie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article, juste pour dire qu'on ne peut se satisfaire de ce type de fermeture. Si les Total, Shell, Exxon et autres poussent &#224; la fermeture des raffineries ici, ce n'est pas pour la puret&#233; de l'air, c'est seulement pour augmenter leurs b&#233;n&#233;fices.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>R&#233;industrialisation &#233;lectorale</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Reindustrialisation-electorale</link>
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		<dc:date>2012-04-09T04:48:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
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&lt;p&gt;En ce moment, dans l'agglom&#233;ration rouennaise, nous vivons au rythme de la fermeture annonc&#233;e de la raffinerie P&#233;troplus, &#224; Petit-Couronne. Il faut dire que cette grosse usine fait partie de l'histoire de l'agglom&#233;ration. Premi&#232;re raffinerie fran&#231;aise lors de sa construction en 1929, elle fut sabot&#233;e pour ne pas tomber aux mains des troupes allemandes en 1940. Les anciens se souviennent encore de ces gigantesques nuages noirs qui ont pollu&#233; la r&#233;gion pendant plusieurs jours. Reconstruite (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no97-fevrier-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;97 (f&#233;vrier 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Je-vous-ecris-de-l-usine" rel="tag"&gt;Je vous &#233;cris de l'usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Efix" rel="tag"&gt;Efix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En ce moment&lt;/strong&gt;, dans l'agglom&#233;ration rouennaise, nous vivons au rythme de la fermeture annonc&#233;e de la raffinerie P&#233;troplus, &#224; Petit-Couronne. Il faut dire que cette grosse usine fait partie de l'histoire de l'agglom&#233;ration. Premi&#232;re raffinerie fran&#231;aise lors de sa construction en 1929, elle fut sabot&#233;e pour ne pas tomber aux mains des troupes allemandes en 1940. Les anciens se souviennent encore de ces&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_274 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L393xH548/97_efix-74b02.png?1768649471' width='393' height='548' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Efix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;gigantesques nuages noirs qui ont pollu&#233; la r&#233;gion pendant plusieurs jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reconstruite apr&#232;s guerre, la raffinerie a &#233;t&#233; jusqu'en 2008 propri&#233;t&#233; de la Shell. Les milliers d'emplois g&#233;n&#233;r&#233;s par cette bo&#238;te ont permis aux communes environnantes de conna&#238;tre un bel essor. D'un autre c&#244;t&#233;, si l'usine a particip&#233; &#224; l'histoire de la r&#233;gion, elle participe aussi &#224; son environnement parce que, certains matins, &#231;a pue sur une bonne dizaine de kilom&#232;tres alentour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; le topo. Reste qu'en d&#233;cembre dernier, la soci&#233;t&#233; P&#233;troplus (propri&#233;taire actuelle de la raffinerie) a d&#233;clar&#233; ne plus pouvoir payer ses cr&#233;anciers et se trouve depuis en redressement judiciaire avant mise en faillite. Apr&#232;s avoir ferm&#233; la raffinerie de Reischett il y a plus d'un an, c'est au tour de celle de Petit Couronne. C'est-&#224;-dire 550 salari&#233;s et presque autant de sous-traitants qui se retrouvent &#224; la lourde. On le savait que &#231;a ne durerait pas&#8230; Et ce d&#232;s le d&#233;but des fermetures des raffineries fran&#231;aises orchestr&#233;es par Shell. Plus encore lorsque la direction, il y a un an, a rogn&#233; sur les acquis : dur&#233;e de travail, d&#233;part en pr&#233;retraite, cong&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#233;troplus n'est pas une bo&#238;te d'industriels, c'est juste un fonds d'investissement bas&#233; en Suisse. Ils ont fait du fric tant qu'ils ont pu, et puis basta. Il semblerait d'ailleurs que ce groupe se tra&#238;ne pas mal de casseroles financi&#232;res, et qu'il ait d&#233;tourn&#233; du pognon des raffineries.
&#199;a se passe toujours pareil : les multinationales, pour se d&#233;sengager de leurs usines, les bradent &#224; des bo&#238;tes aux reins moins solides. Au bout de quelques ann&#233;es, les sites se trouvent ferm&#233;s sans que &#231;a touche l'image de marque du trust, et sans que ce dernier ne doive s'occuper des licenciements ni des travaux de d&#233;pollution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, au niveau des gros groupes p&#233;troliers, la strat&#233;gie est la m&#234;me : raffiner le p&#233;trole brut directement dans les pays producteurs, le co&#251;t social et environnemental &#233;tant avantageux, et acheminer le carburant vers l'Europe par supertankers. Il ne s'agit pas de surcapacit&#233; de fabrication en Europe parce que &lt;i&gt;&#171; les automobiles consomment moins &#187;&lt;/i&gt;, comme l'ont dit pas mal de journalistes, mais bien parce que les nouvelles raffineries de Duba&#239;, ou ailleurs dans ce coin-l&#224;, fabriquent de tr&#232;s gros tonnages que le continent asiatique ne consomme pas aussi vite que pr&#233;vu. Il n'y a pas surcapacit&#233; en France puisqu'elle importe pr&#232;s de la moiti&#233; de sa consommation via les super stockages de Marseille et du Havre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; j'&#233;cris ces lignes, le ministre de l'Industrie &#201;ric Besson vient de promettre qu'une solution &#233;tait en vue pour la raffinerie P&#233;troplus. Sans doute avec le groupe Klesh. Encore un requin de la finance ! Cela se fera sans doute au prix d'une casse sociale et retardera de quelque temps les &#233;ch&#233;ances. &#192; voir apr&#232;s les &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, depuis janvier, les salari&#233;s bloquent l'usine de Petit-Couronne et emp&#234;chent la sortie d&#233;finitive de milliers de tonnes de carburant, comme un tr&#233;sor de guerre. Des actions quasi quotidiennes ont lieu &#8211; blocages de circulation, manifs &#8211; auxquelles se joignent de nombreux salari&#233;s de bo&#238;tes locales. Tous les jours, &#224; partir de midi, ont lieu des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales o&#249; les salari&#233;s viennent en nombre pour s'informer et voter la poursuite du blocage. Le conflit est tr&#232;s suivi et tr&#232;s m&#233;diatis&#233;, les salari&#233;s &#233;tant victimes d'un fonds d'investissement voyou, et les politicards s'y pressent. Les deux repr&#233;sentants de la CGT, Yvon et Jean-Luc, que je connais depuis longtemps, semblent se pr&#234;ter au jeu et font quasiment un show (plut&#244;t Front de Gauche que CGT, d'ailleurs) pour motiver les troupes et int&#233;resser les journalistes. Cela fonctionne, mais lorsque je vois que, dans l'assembl&#233;e, personne ne prend la parole, je me dis que la d&#233;l&#233;gation de pouvoir a encore de beaux jours devant elle&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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