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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Travailleurs migrants en Italie : &#171; L'impression d'&#234;tre de la marchandise &#187;</title>
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		<dc:creator>Aboubakar Soumahoro</dc:creator>


		<dc:subject>j'ai</dc:subject>
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		<dc:subject>journ&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Villa Literno</dc:subject>
		<dc:subject>Melito</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ivoirien arriv&#233; en Italie &#224; l'&#226;ge de 19 ans pour travailler comme bracciante, ces travailleurs agricoles journaliers du sud du pays, Aboubakar Soumahoro est aujourd'hui devenu un syndicaliste de premier plan et une voix qui compte en Italie. En 2019, il y publiait Umanit&#224; in rivolta, r&#233;cit de son parcours individuel et r&#233;flexion sur le sort des travailleurs migrants et leurs aspirations &#224; l'&#233;mancipation. Un livre traduit en fran&#231;ais par Marie Causse et publi&#233; le 28 janvier aux &#233;ditions Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no206-fevrier-2022" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;206 (f&#233;vrier 2022)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/j-ai" rel="tag"&gt;j'ai&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/travail" rel="tag"&gt;travail&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marche" rel="tag"&gt;Marche&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Naples" rel="tag"&gt;Naples&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/journee" rel="tag"&gt;journ&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Villa-Literno" rel="tag"&gt;Villa Literno&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Melito" rel="tag"&gt;Melito&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ivoirien arriv&#233; en Italie &#224; l'&#226;ge de 19 ans pour travailler comme &lt;i&gt;bracciante&lt;/i&gt;, ces travailleurs agricoles journaliers du sud du pays, Aboubakar Soumahoro est aujourd'hui devenu un syndicaliste de premier plan et une voix qui compte en Italie. En 2019, il y publiait &lt;i&gt;Umanit&#224; in rivolta&lt;/i&gt;, r&#233;cit de son parcours individuel et r&#233;flexion sur le sort des travailleurs migrants et leurs aspirations &#224; l'&#233;mancipation. Un livre traduit en fran&#231;ais par Marie Causse et publi&#233; le 28 janvier aux &#233;ditions Les &#201;taques sous le titre &lt;i&gt;L'Humanit&#233; en r&#233;volte &#8211; Notre lutte pour le travail et le droit au bonheur&lt;/i&gt;. Extrait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_4335 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;58&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/1200bonnesfeuilles_resultat-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH670/1200bonnesfeuilles_resultat-2-a52ae.jpg?1782924314' width='500' height='670' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Illustration d'Albert Foolmoon (d&#233;tail de la couverture)
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;J'&lt;/span&gt;ai d'abord fait &#233;tape &#224; Aversa, une petite ville &#224; mi-chemin entre Naples et Caserte, &#224; quelques kilom&#232;tres de Villa Literno. C'est une ville dens&#233;ment peupl&#233;e en grande banlieue de Naples. C'est
l&#224; que, dans un premier temps, je devais &#234;tre h&#233;berg&#233; par un lointain parent. Mais en arrivant dans l'appartement, j'ai d&#233;couvert que nous &#233;tions quinze. Je suis entr&#233;, j'ai essay&#233; d'allumer, mais il n'y avait
pas d'&#233;lectricit&#233;. Pas mal, comme entr&#233;e en mati&#232;re ! Jamais je n'aurais imagin&#233; trouver une habitation sans
&#233;lectricit&#233; dans un des pays les plus riches du monde. Le lendemain, quand j'ai d&#233;cid&#233; d'aller chercher du travail, j'ai fait de nouvelles d&#233;couvertes.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le march&#233; aux bras&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les intertitres sont de CQFD&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;J'ai su par ceux avec qui je partageais mon logement qu'il fallait se lever &#224; cinq heures chaque matin pour se rendre sur le rond-point de Melito, dans l'arri&#232;re-pays de Naples. On y arrive &#224; pied ou &#224; v&#233;lo et on attend que quelqu'un passe &#224; la recherche de bras, pour travailler comme d&#233;m&#233;nageur, ma&#231;on ou ouvrier agricole. Voil&#224; comment &#231;a fonctionne : celui qui a du boulot &#224; proposer s'arr&#234;te, il jette un &#339;il aux hommes pr&#233;sents et fait son choix, sans d&#233;finir ni horaires, ni paye, ni lieu de travail. On a la sensation d'&#234;tre de la marchandise expos&#233;e au march&#233; aux bras, d&#233;pouill&#233;e de toute humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re fois que je suis arriv&#233; au rond-point, il y avait des Asiatiques et des migrants de toute l'Afrique en train d'attendre. La sc&#232;ne &#233;tait irr&#233;elle : des centaines de personnes &#233;taient l&#224;, pr&#234;tes &#224; accepter n'importe quel job, &#224; n'importe quelles conditions. Quand on ne trouvait pas de travail, il n'y avait d'autre choix que de rester debout pendant des heures &#224; attendre, apr&#232;s s'&#234;tre lev&#233; &#224; l'aube, avant de finalement rentrer chez soi le ventre vide et sans un sou en poche.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Patrons racistes&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quand on subit la pr&#233;carit&#233; de petits boulots occasionnels, on vit au jour le jour, impossible de faire le moindre projet. Quand j'entends des discours sur la paresse des migrants, qui voudraient vivre aux crochets des Italiens sans rien faire, je pense &#224; tous ces gens qui chaque matin se l&#232;vent &#224; cinq heures pour se rendre au rond-point de Melito, dans l'espoir de d&#233;crocher pour une journ&#233;e au moins un travail harassant pour un salaire de mis&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Quand j'entends des discours sur la paresse des migrants, qui voudraient vivre aux crochets des Italiens sans rien faire, je pense &#224; tous ces gens qui chaque matin se l&#232;vent &#224; cinq heures pour se rendre au rond-point de Melito, dans l'espoir de d&#233;crocher pour une journ&#233;e au moins un travail harassant pour un salaire de mis&#232;re.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Bien vite, j'ai moi aussi commenc&#233; &#224; travailler sans rel&#226;che. Je passais d'un travail &#224; un autre : la pr&#233;carit&#233; m'interdisait de refuser la moindre proposition. Je pla&#231;ais tous mes espoirs dans l'employeur du moment, ou peut-&#234;tre serait-il plus juste de l'appeler &#171; patron &#187;, bien que le mot aujourd'hui ne semble plus &#224; la mode&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En italien, le mot &#171; padrone &#187; pr&#233;sente un sens plus fort qu'en fran&#231;ais, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Pour beaucoup, parler d'exploitation signifie glisser vers un discours id&#233;ologique. Au contraire, je crains qu'il ne soit &#171; id&#233;ologique &#187; de refuser de voir les formes d'organisations sociales et du march&#233; qui permettent &#224; une poign&#233;e de gens de disposer de la vie des autres. Souvent, je me demande combien d'hommes qui exploitent en priv&#233; les personnes migrantes affirment en public que &#171; &lt;i&gt;les Noirs doivent partir d'ici&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Horreur ordinaire...&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; mes conditions de vie difficiles, j'avais l'espoir que quelque chose changerait, et que t&#244;t ou tard je parviendrais &#224; revenir au centre du ring. Je me souviens de ce jour o&#249; un vieil homme s'est arr&#234;t&#233; au feu rouge et m'a &#171; choisi &#187;. C'&#233;tait un mardi, jour de march&#233; &#224; Palma Campania, une petite ville &#224; une trentaine de kilom&#232;tres d'Aversa. Les journ&#233;es de travail y &#233;taient &#233;reintantes, &#224; charger et d&#233;charger la marchandise d'un fourgon. Je ne sais pour quelle raison il avait d&#233;cid&#233; de m'appeler Davide, peut-&#234;tre qu'Aboubakar c'&#233;tait trop compliqu&#233;. &#192; la fin de la journ&#233;e, le &#171; patron &#187; &#233;tait content de moi et de mon travail, alors sur le chemin du retour, je lui ai demand&#233; de me payer. Il m'a r&#233;pondu qu'il &#233;tait tr&#232;s satisfait et que d&#232;s le lendemain je travaillerais pour lui, pour toujours. Puis il a ajout&#233; en dialecte napolitain que je ne devais pas m'inqui&#233;ter pour le salaire du jour, qu'il r&#233;glerait tout en m&#234;me temps. Cette journ&#233;e avait &#233;t&#233; une sorte d'essai, pour tout le reste, m'a-t-il assur&#233;, toujours en dialecte, &#171; &lt;i&gt;m' 'o vvech' je&lt;/i&gt; &#187; : je m'occupe de tout. Puis il a conclu par ces mots : &#171; &lt;i&gt;Ne t'inqui&#232;te pas, on se retrouve ici demain &#224; la m&#234;me heure.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'en revenais pas, j'&#233;tais fou de joie. De retour chez moi, j'ai dit &#224; mes amis qu'on venait de m'embaucher et j'ai offert une tourn&#233;e de pizza. Le lendemain, je me suis r&#233;veill&#233; &#224; l'aube, je ne voulais pas arriver en retard &#224; mon rendez-vous. J'ai enfourch&#233; mon v&#233;lo et j'ai p&#233;dal&#233; de bon c&#339;ur. Je suis arriv&#233; sur place avant six heures, j'&#233;tais parmi les premiers. J'ai attendu jusqu'&#224; sept heures, rien. Huit heures, neuf heures, dix heures, toujours rien. Je refusais de croire que &#171; le patron &#187; s'&#233;tait moqu&#233; de moi, sans me payer ma journ&#233;e et en me faisant miroiter un travail. Pour quelle raison aurait-il fait cela ? &#201;conomiser si peu d'argent ne risquait pas de le rendre plus riche. Et pourtant il n'est plus jamais revenu, ni ce jour-l&#224;, ni un autre.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;... Et absurde normalit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses ann&#233;es ont pass&#233; depuis cet &#233;pisode, mais le rond-point de Melito est aujourd'hui encore un
endroit o&#249; on attend une chance de d&#233;crocher un travail, ou plut&#244;t, &#171; &lt;i&gt;a fatica&lt;/i&gt; &#187;, comme on dit en napolitain. Tous ces hommes qui attendent, tous ces bras pleins d'espoir, sont devenus une pr&#233;sence &#224; laquelle tout le monde est habitu&#233;, une partie int&#233;grante du paysage. Tout comme, &#224; quelques kilom&#232;tres de l&#224;, le long des routes qui m&#232;nent d'Aversa &#224; Caserte ou &#224; Lago Patria, des dizaines de femmes migrantes attendent des hommes qui les paieront pour se servir de leur corps. Je me suis toujours demand&#233; quel &#233;tait le prix de cette absurde normalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'absence de rapport de travail formel et de protection syndicale est une pratique tr&#232;s r&#233;pandue, surtout dans les secteurs du b&#226;timent, de l'agriculture, de la logistique et du travail domestique. L'exp&#233;rience syndicale m'a fait conna&#238;tre des contextes de production vari&#233;s et des dynamiques plus complexes par rapport au mod&#232;le d'exploitation qui se perp&#233;tue dans certaines zones. Ce mod&#232;le semble d&#233;couler d'un principe qui est devenu la norme : les immigr&#233;s ne sont que des bras, le moindre de leurs droits est subordonn&#233; &#224; leur capacit&#233; de travail et &#224; la loi du march&#233;. Voil&#224; l'engrenage qui broie les vies des personnes. Un travailleur, du simple fait qu'il est migrant, per&#231;oit g&#233;n&#233;ralement pour la m&#234;me t&#226;che un salaire inf&#233;rieur &#224; son coll&#232;gue italien. En plus de cette in&#233;galit&#233; salariale, le travailleur &#233;tranger est plus expos&#233; aux licenciements et soumis &#224; un ensemble de pressions. Si cette diff&#233;rence de traitement &#233;chappe &#224; notre attention, tout discours sur les droits des migrants devient un solidarisme st&#233;rile n'ayant d'autre but que le tourisme politique.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Par Aboubakar Soumahoro (extrait de &lt;i&gt;L'Humanit&#233; en r&#233;volte&lt;/i&gt;)&lt;br class='manualbr' /&gt;Traduit de l'italien par Marie Causse&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_4336 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L333xH500/9782490205127-475x500-1-b6231.jpg?1782727127' width='333' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les intertitres sont de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En italien, le mot &#171; padrone &#187; pr&#233;sente un sens plus fort qu'en fran&#231;ais, car c'est le m&#234;me mot que l'on utilise pour le propri&#233;taire d'un animal. Dans le langage courant, on lui pr&#233;f&#232;re donc souvent celui d'&#171; employeur &#187;. [&lt;i&gt;Ndlt.&lt;/i&gt;]&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>La batucada des migrants fait guincher les grincheux</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-batucada-des-migrants-fait</link>
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		<dc:date>2018-04-03T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aristide Bostan</dc:creator>


		<dc:subject>Ma cabane pas au Canada</dc:subject>
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		<dc:subject>d'une</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Et si l'hospitalit&#233; et l'ancrage passaient aussi par le groove d'un samba-reggae bien senti ? &#192; rebours des fatalismes de bon ton, les Marseillais de la batucada Met&#234;ket&#250; viennent faire mentir les v&#233;rit&#233;s toutes faites, n'en d&#233;plaise &#224; la flicaille embusqu&#233;e et aux craintifs renfrogn&#233;s. Musique, ritmistas ! Un vent l&#233;ger mais r&#233;gulier att&#233;nue la chaleur du soleil hivernal. Comme tous les samedis de beau temps, le Vieux-Port fourmille de promeneurs : familles, cyclistes, touristes ou (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no141-mars-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;141 (mars 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ma-cabane-pas-au-Canada" rel="tag"&gt;Ma cabane pas au Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-une" rel="tag"&gt;d'une&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/journee" rel="tag"&gt;journ&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Et si l'hospitalit&#233; et l'ancrage passaient aussi par le groove d'un samba-reggae bien senti ? &#192; rebours des fatalismes de bon ton, les Marseillais de la batucada Met&#234;ket&#250; viennent faire mentir les v&#233;rit&#233;s toutes faites, n'en d&#233;plaise &#224; la flicaille embusqu&#233;e et aux craintifs renfrogn&#233;s. Musique, &lt;i&gt;ritmistas&lt;/i&gt; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un vent l&#233;ger mais r&#233;gulier att&#233;nue la chaleur du soleil hivernal. Comme tous les samedis de beau temps, le Vieux-Port fourmille de promeneurs : familles, cyclistes, touristes ou vendeurs de pacotille, chacun savoure &#224; sa mani&#232;re la douceur d'une d&#233;licieuse journ&#233;e de f&#233;vrier. Sous l'ombri&#232;re, &#224; deux pas de l'embarcad&#232;re pour les &#238;les du Frioul, une animation particuli&#232;re r&#232;gne : &#224; en juger par les t-shirts et les percussions s&#233;rigraphi&#233;es, une fanfare en ordre de bataille semble pr&#234;te &#224; bousculer un peu l'apathie de ce d&#233;but d'apr&#232;s-midi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2281 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH375/-554-15ca8.jpg?1782676050' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Aristide Bostan.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En fait de fanfare, c'est la batucada Mul&#234;ket&#250; &#8211; &#171; l'enfant qui est en toi &#187; &#8211; qui se pr&#233;pare, et si ses participant-e-s sont rompu-e-s &#224; faire danser le badaud au son de leurs percussions br&#233;siliennes, pour le coup, l'exercice est un peu particulier : pour la premi&#232;re fois, ce ne sera pas tout &#224; fait Mul&#234;ket&#250; qui assurera le show mais plut&#244;t Met&#234;ket&#250; &#8211; &#171; le m&#233;t&#232;que qui est en toi &#187; &#8211;, une formation compos&#233;e de membres de Mul&#234;ket&#250; et de migrants essentiellement Soudanais install&#233;s &#224; Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concentr&#233;e et attentive, Laura t&#226;che de r&#233;pondre aux derni&#232;res sollicitations des uns et des autres avant d'attaquer. Membre r&#233;guli&#232;re de Mul&#234;ket&#250;, c'est elle qui a tricot&#233; cette formation in&#233;dite au cours des deux derniers mois, comme l'aboutissement &#233;vident d'un fil personnel et collectif. &#171; &lt;i&gt;Il y a eu plusieurs choses en m&#234;me temps. D'abord un gros sentiment de r&#233;volte par rapport au traitement m&#233;diatique et politique de la question migratoire, qui m'a pouss&#233;e &#224; me rapprocher &#224; l'automne du collectif Soutien Migrants 13. Et puis d&#233;but octobre, j'ai vu &#224; Aubervilliers la pi&#232;ce &#8220;81 rue Victor-Hugo (pi&#232;ce d'actualit&#233;)&#8221;, mont&#233;e et interpr&#233;t&#233;e par des immigr&#233;s, avec une &#233;quipe de professionnels du th&#233;&#226;tre.&lt;/i&gt; &#187; La d&#233;marche lui parle : au-del&#224; de la victimisation ou d'une posture passive, cette anthropologue de profession y voit l'occasion de cr&#233;er quelque chose de collectif avec des hommes en transit permanent, d&#233;j&#224; revenus de Calais sans avoir r&#233;ussi &#224; passer en Angleterre, et dont les journ&#233;es pass&#233;es &#224; dormir racontaient la d&#233;prime du d&#233;racinement. &#171; &lt;i&gt;Un des sens de cet atelier, c'&#233;tait de faire une proposition d'hospitalit&#233;, ici.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;v&#233;nement d&#233;clencheur sera une manifestation partie du centre-ville et en direction du centre de r&#233;tention administrative du Canet, le 21 novembre. Mul&#234;ket&#250; propose d'accompagner le cort&#232;ge. La rencontre est imm&#233;diate, et pas que du c&#244;t&#233; des migrants. Si ces derniers d&#233;couvrent, pour beaucoup, une musique absente du Soudan, les musiciens et les militants exp&#233;rimentent eux aussi un pas de c&#244;t&#233;, chacun &#224; leur mani&#232;re. Au retour, la proposition de monter un atelier de percussion fait l'unanimit&#233; et trois semaines plus tard, la premi&#232;re r&#233;p&#233;tition a lieu. &#171; &lt;i&gt;On est tomb&#233;s d'accord sur quelques r&#232;gles simples : laisser les probl&#232;mes &#224; la porte, ne pas se juger les uns les autres, et circonscrire les rapports au corps dans le cadre de l'enseignement et de la pratique, en dehors de toute question de s&#233;duction.&lt;/i&gt; &#187; La question de l'intimit&#233; et du rapport entre une femme professeure et un groupe d'hommes &#233;l&#232;ves est l'occasion, en passant, d'une discussion autour d'un caf&#233;, sold&#233;e par quelques mots prononc&#233;s par Hassan et imm&#233;diatement approuv&#233;s par le collectif : &#171; &lt;i&gt;Laura, tu es notre s&#339;ur !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but janvier 2016, Mul&#234;ket&#250; lance une cagnotte en ligne pour financer l'achat d'un minimum de mat&#233;riel et la location du studio. L'atelier se compose d&#233;sormais d'une dizaine de participants fixes et tr&#232;s assidus, auxquels se joignent une autre dizaine de membres &#171; flottants &#187; au gr&#233; des r&#233;p&#233;titions. L'occasion d'une premi&#232;re repr&#233;sentation publique tombe sans trop de concertation : le 20 f&#233;vrier, &#224; l'occasion du d&#233;part du bateau &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Les-vagues-comme-des-barbeles&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Aquarius&lt;/i&gt; de l'association &#171; SOS M&#233;diterran&#233;e &#187;&lt;/a&gt;, Met&#234;ket&#250; est invit&#233; &#224; se produire plusieurs fois dans la journ&#233;e. Laura s'inqui&#232;te un peu de cette pr&#233;cipitation, compte tenu de la vie d&#233;j&#224; mouvement&#233;e et impr&#233;visible des musiciens de Met&#234;ket&#250;, mais entre deux r&#233;p&#233;titions, un &lt;i&gt;ritmista&lt;/i&gt; &#8211; percussionniste &#8211; soudanais lui envoie un message &#233;loquent : &#171; &lt;i&gt;Don't worry madame Laura, to get all that music to an end we must all work hard with full power&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Ne vous inqui&#233;tez pas madame Laura, pour faire aboutir ce projet musical, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. &#187; Dont acte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le Vieux-Port, les applaudissements tonnent. Si la prestation a &#233;t&#233; courte, la fra&#238;che batucada s'en est sortie avec brio. Pas question pour autant de se reposer sur ce premier moment de gloire : les musiciens remettent rapidement le couvert au pied de la mairie, 500 m&#232;tres plus loin. Ce sera une apr&#232;s-midi marathon, conclue avec &#233;motion par un po&#232;me &#233;crit et lu par El Manba&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pseudonyme choisi par le po&#232;te, en hommage au nom du lieu collectif (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;ritmista&lt;/i&gt; Soudanais de 33 ans. Extrait : &#171; &lt;i&gt;Pouss&#233; par mon espoir et mes r&#234;ves, / J'ai en t&#234;te l'image d'un nouveau pays. / Et puis, j'arrive dans une nouvelle patrie que je fais mienne. / Je suis enlac&#233; dans les bras d'un fr&#232;re que je ne connais pas, / Enlac&#233; dans les bras d'une s&#339;ur que je ne connais pas, / Comme un berceau chaleureux que je reconnais, un berceau sinc&#232;re et maternel.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; propos de cette journ&#233;e, Jafar commentera simplement, quelques jours plus tard : &#171; &lt;i&gt;Ce fut une belle journ&#233;e pour nous, car nous sommes entr&#233;s en France.&lt;/i&gt; &#187; Une formule qui rappelle la parabole d'un g&#233;ant du jazz am&#233;ricain, Albert Ayler : &#171; &lt;i&gt;Music is the healing force of the universe.&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;La musique est la puissance de gu&#233;rison de l'univers.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;i&gt;Ne vous inqui&#233;tez pas madame Laura, pour faire aboutir ce projet musical, nous devons tous travailler dur avec beaucoup d'&#233;nergie.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pseudonyme choisi par le po&#232;te, en hommage au nom du lieu collectif marseillais o&#249; se retrouvent les migrants.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La bourse et la belle vie</title>
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		<dc:date>2018-04-01T08:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roger Petit-Roger</dc:creator>


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&lt;p&gt;Bilan de la premi&#232;re journ&#233;e de cotation, valorisation record, fonds lev&#233;s, actionnaires, le Chien rouge... Tout ce qu'il faut retenir de l'Initial Public Offering (IPO, Introduction en bourse in french) de la d&#233;mesure... La douche froide du premier jour Contrairement &#224; ce que certains analystes annon&#231;aient, la premi&#232;re journ&#233;e de cotation de CQFD Limited n'aura pas &#233;t&#233; une marche triomphale. Au contraire, sa toute nouvelle action aura fait du yo-yo toute la journ&#233;e. Apr&#232;s avoir ouvert (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Actualites" rel="tag"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bilan de la premi&#232;re journ&#233;e de cotation, valorisation record, fonds lev&#233;s, actionnaires, le Chien rouge... Tout ce qu'il faut retenir de l'&lt;i&gt;Initial Public Offering&lt;/i&gt; (IPO, Introduction en bourse &lt;i&gt;in french&lt;/i&gt;) de la d&#233;mesure...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2270 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH267/-543-91250.jpg?1783080864' width='500' height='267' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La douche froide du premier jour&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce que certains analystes annon&#231;aient, la premi&#232;re journ&#233;e de cotation de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited n'aura pas &#233;t&#233; une marche triomphale. Au contraire, sa toute nouvelle action aura fait du yo-yo toute la journ&#233;e. Apr&#232;s avoir ouvert en forte hausse de 13%, elle est revenu rapidement aux alentours de son cours d'introduction, puis est repartie tester la zone des + 7 &#224; 8% avant de finir la s&#233;ance &#224; nouveau tout pr&#232;s de son point de d&#233;part de 4 euros, &#224; 4,27 euros exactement. Seule l'intervention des plus fid&#232;les lecteurs et lectrices a permis d'&#233;viter l'humiliation de terminer cette premi&#232;re s&#233;ance au dessous du cours d'introduction. Autant dire qu'il s'agit d'un &#233;chec pour cette op&#233;ration cens&#233;e battre tous les records. D'autant que le risque de voir quand m&#234;me l'action tomber sous les 4 euros dans les prochains jours n'est pas &#224; &#233;carter. Compar&#233; &#224; d'autres IPO r&#233;centes ou c&#233;l&#232;bres, cette premi&#232;re journ&#233;e est vraiment rat&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une valorisation record de plus de 100 milliards&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En retenant un prix de 4 euros pour pour l'introduction en bourse de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited, le Chien rouge et ses plus fid&#232;les lecteurs et lectrices ont pourtant choisi le plus bas de la fourchette indicative de 4 &#224; 238 euros. Fourchette qui avait d'ailleurs &#233;t&#233; relev&#233;e de m&#234;me que le nombre d'actions mises sur le march&#233; (+25%) afin de r&#233;pondre &#224; la tr&#232;s forte demande des investisseurs. Un tel prix valorise &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited &#224; 104 euros pour son entr&#233;e en bourse, vendredi 30 mars 2017. Par comparaison, quand &lt;i&gt;Le Ravi&lt;/i&gt; est entr&#233;e en Bourse, en 2015, l'entreprise n'&#233;tait valoris&#233;e qu'&#224; 23 euros et 40 centimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la survalorisation de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited est donc pos&#233;e : 99% des deux analystes et traders interrog&#233;s par &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt; jugent d'ailleurs ce chiffre de 104 euros excessif. Et ce n'est pas la premi&#232;re journ&#233;e de cotation qui va les faire changer d'avis. Car cette valorisation repose sur un pari extr&#234;mement risqu&#233; en terme de performances financi&#232;res pour les 10 ans &#224; venir, nous explique Robert, pilier de comptoir au Bar de la Plaine. Et pourtant, la demande &#233;tait si importante que le titre aurait pu &#234;tre mis &#224; prix beaucoup plus cher, estime Paulette, analyste financier au m&#234;me comptoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;16 euros lev&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2271 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L259xH194/-544-042ac.jpg?1782691094' width='259' height='194' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la d&#233;ception de la premi&#232;re journ&#233;e de cotation, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited n'en a pas moins r&#233;alis&#233; la plus grosse introduction en Bourse pour une valeur de presse papier marseillo-gauchiste. Il s'agit de plus de la deuxi&#232;me plus grosse op&#233;ration toutes entreprises marseillaises confondues (juste apr&#232;s Marseille-Provence Capitale Europ&#233;enne du D&#233;tournement de subvention &#224; des fins client&#233;listes 1950-2030&#169;). En mettant 421 actions sur le march&#233;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited a en effet lev&#233; 16 euros, dont 6 iront alimenter les caisses du journal d'enqu&#234;te et d'exp&#233;rimentation social via l'&#233;mission d'actions nouvelles. Les 10 autres euros correspondent &#224; des actions vendues par les fonds d'investissement (comme le fonds brestois &#034;PMU Le Balto&#034; qui va r&#233;cup&#233;rer 1,70 euros), les premiers investisseurs (comme Bruno Le Dantec et Iffik Leguen), et les fondateurs du journal (comme Olivier Cyran et Herv&#233;) ainsi que quelques profiteurs (comme JBB et Julien Tewfiq) . L'argent r&#233;colt&#233; par &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited ira alimenter un tr&#233;sor de guerre pl&#233;thorique. De quoi financer un ap&#233;ro ou deux ou de faire des acquisitions, comme une paire de ciseaux, pour laquel il n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; d&#233;bourser 1,79 euros cash. Le mensuel a &#233;galement promis pour les ann&#233;es 2019 et 2020 &#034; &lt;i&gt;des d'embauches &#224; condition que les contrats aid&#233;s reviennent&lt;/i&gt; &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui peut &#234;tre actionnaire de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acheter des actions &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; &#224; l'occasion de l'introduction en bourse n'&#233;tait pas possible pour le commun des mortels... ni souhaitable, dans le fond. D&#233;j&#224; parce que la part des titres disponibles hors du quartier de La Plaine &#233;tait limit&#233;e &#224; 20%. Ensuite, parce que les investisseurs institutionnels et les fonds d'investissement parisiens auraient r&#233;serv&#233; 80% des titres pour &#034;&lt;i&gt;faire chier ces connards de marseillais gauchistes&lt;/i&gt;&#034; comme nous le confiait sous le sceau du secret le directeur d'une banque centrale lamda. Les particuliers se seraient donc content&#233;s des 20% restants. Et encore, ne s'agissait-il pas de monsieur et madame tout le monde. Il fallait disposer de 500 &#224; 700 euros sur son compte et avoir pass&#233; l'aspirateur dans l'ann&#233;e pour envisager de faire partie des &lt;i&gt;happy few&lt;/i&gt;, nous a expliqu&#233; Sam, g&#233;rante de la soci&#233;t&#233; de communication &#034;Le Bar du Peuple&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des possibilit&#233;s s'ouvrent en revanche dans un second temps. &#034;Les particuliers fran&#231;ais ou m&#234;me de Marseille pourront acheter des titres une fois l'introduction en Bourse r&#233;alis&#233;e&#034;, note Mathieu, responsable Gla&#231;on-touillette au Chiquito. Mais ce sont des op&#233;rations qui, pour des petits porteurs, pourraient s'av&#233;rer risqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2269 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH335/-542-c9404.jpg?1782675362' width='500' height='335' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Chien rouge, multi-milliardaire &#224; 15 ans ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est le visage, la figure embl&#233;matique de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited. A bient&#244;t 15 ans, il est devenu un personnage intrigant, qui suscite la pol&#233;mique et dont l'avis est &#233;cout&#233; par les plus puissants. Surtout, le Chien rouge se gave de croquette. Le prix d'introduction de 4 euros valorise sa participation dans &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited &#224; 19,10 euros, ce qui le rend plus riche que Le Ravi (de la cr&#232;che), mascotte de &lt;i&gt;Le Ravi&lt;/i&gt; (le journal). Il est en fait le 29&#232;me cl&#233;bard le plus riche du monde selon Ahmed, maitre k&#233;babier et habitu&#233; du Bar de la Plaine. Et les actions qu'il a effectivement vendu &#224; l'occasion de l'IPO vont lui rapporter plus d'un euros de plus. Une somme qui sera enti&#232;rement d&#233;di&#233;e &#224; rembourser des dettes chez l'&#233;picier du coin. Il devrait encore conserver 18,4% du capital de son entreprise, mais 55% des droits de vote et une gamelle &#224; son nom. Ses proches &#233;galement vont s'enrichir, ceux qui ont cofond&#233; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited ou les premiers employ&#233;s de la bo&#238;te qui pr&#233;f&#233;raient, bien leur en a pris, &#234;tre pay&#233;s en actions. On estime &#224; quatre ou cinq le nombre de salari&#233;s de CQFD Limited qui sont devenus aujourd'hui un peu moins pauvre qu'avant !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La journ&#233;e d'action</title>
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		<dc:date>2014-03-04T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
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&lt;p&gt;Le matin, il p&#232;le comme c'est pas permis et je dois gratter mon pare-brise. De chez moi, j'entends le ronronnement des turbines et les crachements de vapeur de l'usine o&#249; je bosse, situ&#233;e pourtant &#224; huit kilom&#232;tres. Un autre signe du froid. En plus, je me suis lev&#233; plus t&#244;t, car avant d'aller au turbin, je veux passer voir le piquet de gr&#232;ve des copains cheminots des ateliers Quatre Mares situ&#233;s &#224; St-&#233;tienne-du-Rouvray (76). Aujourd'hui, c'est journ&#233;e de gr&#232;ve &#224; la SNCF, &#224; cause du nouveau (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no118-janvier-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;118 (janvier 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Je-vous-ecris-de-l-usine" rel="tag"&gt;Je vous &#233;cris de l'usine&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-il" rel="tag"&gt;qu'il&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/journee" rel="tag"&gt;journ&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_934 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH306/p13-efix-cqfd47-c2042.jpg?1782775475' width='500' height='306' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Efix.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le matin, il p&#232;le comme c'est pas permis et je dois gratter mon pare-brise. De chez moi, j'entends le ronronnement des turbines et les crachements de vapeur de l'usine o&#249; je bosse, situ&#233;e pourtant &#224; huit kilom&#232;tres. Un autre signe du froid. En plus, je me suis lev&#233; plus t&#244;t, car avant d'aller au turbin, je veux passer voir le piquet de gr&#232;ve des copains cheminots des ateliers &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/D-un-atelier-l-autre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quatre Mares&lt;/a&gt;&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le livre Quatre Mares, que j'ai fait avec le photographe Alain Lefebvre, est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; situ&#233;s &#224; St-&#233;tienne-du-Rouvray (76). Aujourd'hui, c'est journ&#233;e de gr&#232;ve &#224; la SNCF, &#224; cause du nouveau projet de d&#233;mant&#232;lement. La SNCF qui a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; coup&#233;e en deux organismes (la circulation des trains d'un c&#244;t&#233; et la maintenance des voies de l'autre) va &#234;tre encore divis&#233;e, avec l'apparition d'une troisi&#232;me entit&#233;. Les cheminots craignent pour leurs emplois et leurs statuts. On sait aussi que la r&#233;gionalisation des rames (les Intercit&#233;s remplac&#233;s par des TER) va faciliter la privatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'autoradio, lorsque la gr&#232;ve est &#233;voqu&#233;e, c'est juste pour comptabiliser les trains en circulation. C'est aussi pour dire que la gr&#232;ve des cheminots tombe mal avec toutes ces alertes &#224; la pollution. Comme toujours, aucune info digne de ce nom sur le pourquoi du mouvement. J'arrive devant les portes des ateliers o&#249; une quarantaine de gr&#233;vistes tentent de se r&#233;chauffer autour de feux de palettes. Toujours spectaculaires surtout qu'il fait encore nuit et que la brume donne &#224; la sc&#232;ne un aspect fantomatique. Ici, et depuis le mouvement de 1995 contre les lois Jupp&#233;, ils ont gard&#233; le r&#233;flexe de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale et du piquet de gr&#232;ve pour chaque journ&#233;e d'action. Ce n'est pas la foule des grands soirs car le froid tr&#232;s vif en a dissuad&#233; plus d'un. Pourtant, ici, aux Ateliers, le pourcentage de ceux qui ont cess&#233; le travail d&#233;passe de tr&#232;s loin le niveau national estim&#233; &#224; 50 % de gr&#233;vistes. Quelques jaunes rentrent presque en douce. &#171; &lt;i&gt;Ceux des bureaux&lt;/i&gt; &#187;, me dit-on. Je me faufile parmi les silhouettes rassembl&#233;es autour des feux, quelques-uns me reconnaissent et me disent que j'aurais d&#251; parler aussi de cette gr&#232;ve-l&#224; dans mon livre. Mais au-del&#224; de l'instantan&#233; d'un livre et de la photographie, la vie continue. Je cherche quelques grandes gueules mais ils sont partis chercher d'autres palettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je tombe alors sur Thierry. &#171; &lt;i&gt;C'est mon dernier piquet de gr&#232;ve en tant que cheminot. Bient&#244;t je n'aurai plus besoin de me lever &#224; 4 heures du mat'. Dans 15 jours, je serai en retraite&lt;/i&gt; &#187;, me dit-il en souriant. &#171; &lt;i&gt;Je fais partie des derniers &#224; pouvoir partir &#224; 55 ans. Mais faut dire que j'en ai fait des horaires d&#233;cal&#233;s et des d&#233;couch&#233;s.&lt;/i&gt; &#187; On sent qu'il est content d'&#234;tre l&#224;. Ces moments de bagarre sont toujours jouissifs. Il me confie aussi qu'il attend avec impatience la manif du midi devant le si&#232;ge de la direction r&#233;gionale : &#171; &lt;i&gt;On rentrera tous dans les locaux, c'est toujours marrant.&lt;/i&gt; &#187; Les ateliers de Quatre Mares sont directement impact&#233;s par le d&#233;mant&#232;lement. Outre le fait qu'on n'y construit quasiment plus de locomotives et qu'on les ferraille plut&#244;t, le p&#244;le Recherche et ing&#233;nierie est supprim&#233;. &#171; &lt;i&gt;Et quand on supprime la recherche, la fin n'est pas loin.&lt;/i&gt; &#187; La directrice du site a d&#233;clar&#233; que les Ateliers sont en train de tourner une page, &#171; &lt;i&gt; mais c'est le livre entier qu'on est en train de fermer&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;agit Thierry. Un non-gr&#233;viste passe, Thierry me dit : &#171; &lt;i&gt;Tu vois ce mec, il n'a rien compris. Son boulot est supprim&#233;, il va &#234;tre mut&#233; &#224; Oullins ou ailleurs, mais il ne fait pas gr&#232;ve. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre Mares a toujours &#233;t&#233; un bastion combatif et pour ces cheminots ce n'est pas une journ&#233;e d'action qui fera changer les choses. &#171; &lt;i&gt;C'est la gr&#232;ve reconductible qu'il faut voter&lt;/i&gt; &#187;, disent la plupart des gens rassembl&#233;s ce matin. Sauf que ce n'est pas ce qui se dessine. En juin dernier, d&#233;j&#224;, une premi&#232;re journ&#233;e de gr&#232;ve, pourtant tr&#232;s suivie, n'avait pas abouti. L&#224; c'est pareil. Seul Sud a convoqu&#233; le lendemain une r&#233;union intersyndicale pour choisir les modalit&#233;s de la suite &#224; donner rapidement. Les autres syndicats n'ont pas r&#233;agi. La CGT a dit, elle, qu'il fallait attendre quelques jours pour voir les retomb&#233;es du mouvement. &#171; &lt;i&gt; Tu parles, avec la p&#233;riode des F&#234;tes, c'est cuit.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour va bient&#244;t se lever et je vais encore arriver en retard &#224; mon boulot. Tant pis. Je reste &#224; discuter avec ces cheminots parce que c'est toujours agr&#233;able d'&#234;tre avec des salari&#233;s qui ne se laissent pas faire, m&#234;me quand le combat est difficile. Avant de partir, Thierry m'interpelle : &#171; &lt;i&gt; Tu sais pas la derni&#232;re ? Je viens de recevoir une lettre d'avertissement de la direction, parce que je refuse de faire des heures suppl&#233;mentaires. Ma premi&#232;re lettre d'avertissement et &#224; 15 jours de la retraite ! J'vais la faire encadrer.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le livre &lt;i&gt;Quatre Mares&lt;/i&gt;, que j'ai fait avec le photographe Alain Lefebvre, est disponible &#224; la librairie l'Insoumise 128, rue St-Hilaire, 76000 Rouen, contre un ch&#232;que de 10 euros, port compris.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230; La e-sant&#233;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Mais-qu-est-ce-qu-on-va-faire-de-1002</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Mais-qu-est-ce-qu-on-va-faire-de-1002</guid>
		<dc:date>2013-07-22T05:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


		<dc:subject>Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230;</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>mars dernier</dc:subject>
		<dc:subject>journ&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Journ&#233;e T&#233;l&#233;sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Marisol Touraine</dc:subject>
		<dc:subject>Affaires sociales</dc:subject>
		<dc:subject>E-sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>t&#233;l&#233;m&#233;decine</dc:subject>
		<dc:subject>T&#233;l&#233;sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;chapper</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cela n'aura pas manqu&#233; de vous &#233;chapper, mais le jeudi 28 mars dernier &#233;tait d&#233;di&#233; &#224; la &#171; Journ&#233;e T&#233;l&#233;sant&#233; 2013 &#187;. Ce jour-l&#224;, notre ministre des Affaires sociales et de la Sant&#233;, Marisol Touraine, r&#233;it&#233;ra sa foi dans l'avenir radieux promu et promis par les nouvelles technologies en mati&#232;re de sant&#233;. Mise en bouche : &#171; Demain, nous pourrons op&#233;rer &#224; distance au quotidien. Les personnes atteintes de maladies chroniques pourront acc&#233;der &#224; une consultation personnalis&#233;e sur leur Smartphone. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no112-Juin-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;112 (Juin 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mais-qu-est-ce-qu-on-va-faire-de-76" rel="tag"&gt;Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sante" rel="tag"&gt;Sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mars-dernier" rel="tag"&gt;mars dernier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/journee" rel="tag"&gt;journ&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Journee-Telesante" rel="tag"&gt;Journ&#233;e T&#233;l&#233;sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marisol-Touraine" rel="tag"&gt;Marisol Touraine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Affaires-sociales" rel="tag"&gt;Affaires sociales&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/E-sante" rel="tag"&gt;E-sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/telemedecine" rel="tag"&gt;t&#233;l&#233;m&#233;decine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Telesante" rel="tag"&gt;T&#233;l&#233;sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/echapper" rel="tag"&gt;&#233;chapper&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cela n'aura pas manqu&#233; de vous &#233;chapper, mais le jeudi 28 mars dernier &#233;tait d&#233;di&#233; &#224; la &#171; Journ&#233;e T&#233;l&#233;sant&#233; 2013 &#187;. Ce jour-l&#224;, notre ministre des Affaires sociales et de la Sant&#233;, Marisol Touraine, r&#233;it&#233;ra sa foi dans l'avenir radieux promu et promis par les nouvelles technologies en mati&#232;re de sant&#233;. Mise en bouche : &#171; &lt;i&gt;Demain, nous pourrons op&#233;rer &#224; distance au quotidien. Les personnes atteintes de maladies chroniques pourront acc&#233;der &#224; une consultation personnalis&#233;e sur leur Smartphone. Les jeux vid&#233;o seront utilis&#233;s pour l'&#233;ducation th&#233;rapeutique.&lt;/i&gt; &#187; En d&#233;cembre 2012, notre m&#234;me ministre avait d&#233;j&#224; pos&#233; les jalons de son ambitieux &#171; Pacte territoire-sant&#233; &#187; cens&#233; fertiliser, &#224; coup de semence num&#233;rique entre autres, ces d&#233;serts m&#233;dicaux qui affectent deux millions de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;E-sant&#233;, t&#233;l&#233;m&#233;decine ou t&#233;l&#233;sant&#233;, mais de quoi parle-t-on exactement ? Entre la mise en place du Dossier m&#233;dical personnalis&#233;&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dossier m&#233;dical informatis&#233; en phase de d&#233;ploiement&#8230; depuis 2004. V&#233;ritable (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; et les forums m&#233;dicaux en ligne du style &#171; doctissimo &#187;, le carnet de vaccination &#233;lectronique intelligent et la chirurgie &#224; distance, le domaine est tellement vaste, les int&#233;r&#234;ts en pr&#233;sence tellement &#233;clat&#233;s, que les v&#233;ritables enjeux de cette &#171; r&#233;volution &#187; sont facilement escamotables par des d&#233;clarations de principe autour de la r&#233;duction de la &#171; fracture sanitaire &#187; et d'une plus grande efficience de notre syst&#232;me de soins. Car si l'e-sant&#233; se veut une r&#233;volution, elle s'annonce avant tout comme un business. On estime que les b&#233;n&#233;fices de ce march&#233; porteur se montent &#224; la bagatelle de 2,4 milliards d'euros pour 2012, avec une progression de 4 &#224; 7 % &lt;a href=&#034;http://frenchweb.fr/e-sante-le-virus-se-repand-en-france/103482&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pr&#233;vue&lt;/a&gt; jusqu'en 2017. Ce n'est pas par hasard si le groupe de conseil aux entreprises Altera vient d'investir dans une tablette tactile pour les personnes &#226;g&#233;es souffrant de troubles cognitifs : 4,8 millions d'euros de chiffre d'affaires sont attendus en 2014 avec ce dispositif&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les &#233;chos, 29/05/2013.&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. On comprend donc pourquoi les quelque 300 op&#233;rateurs priv&#233;s pr&#233;sents sur ce segment poussent &#224; la roue pour que notre secteur de sant&#233; fasse son &lt;i&gt;aggiornamento&lt;/i&gt;. Exemple r&#233;cent avec le livre blanc &lt;i&gt;T&#233;l&#233;m&#233;decine 2020, mod&#232;les &#233;conomiques pour le t&#233;l&#233; suivi des malades chroniques&lt;/i&gt;, pondu par le Syndicat national de l'industrie des technologies m&#233;dicales et le Syntec num&#233;rique&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Syntec num&#233;rique : syndicat professionnel de l'industrie du num&#233;rique.&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; afin que les pouvoirs publics se penchent s&#233;rieusement sur l'organisation et le financement &#171; &lt;i&gt;de cette nouvelle fili&#232;re industrielle de croissance&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour stimuler ce joyeux bouillonnement techno-sanitaire, rien de tels que des s&#233;minaires et autres salons professionnels. En 2012, la r&#233;gion Midi-Pyr&#233;n&#233;es recevait la 5e &#233;dition du Grand Prix des Troph&#233;es 2012 de la e-sant&#233; au cours de laquelle &#233;taient r&#233;compens&#233;s les professionnels les plus innovants dans le domaine. Anecdotique ou signe des temps, le coup de c&#339;ur de la c&#233;r&#233;monie fut attribu&#233; &#224; l'association Ikare pour le d&#233;veloppement de son &lt;i&gt;serious game MucoPlay&lt;/i&gt;, destin&#233; &#171; &lt;i&gt;aux patients atteints par la mucoviscidose afin d'allier l'apprentissage au plaisir du jeu, aux fins d'&#233;ducation th&#233;rapeutique en s&#233;curit&#233; vis-&#224;-vis du risque de contamination entre patients&lt;/i&gt; &#187; (sic). La m&#234;me ann&#233;e, c'est l'Union des m&#233;decins lib&#233;raux d'Aquitaine qui organisait &#224; Bordeaux ses premi&#232;res Rencontres e-sant&#233; avec l&#224; encore remises de prix par un comit&#233; scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sant&#233; une industrie comme les autres ? Il y a longtemps que le refrain est connu, sachant que l'immixtion du num&#233;rique dans le secteur ne fait qu'accentuer et concentrer les fringales actionnariales. &#171; &lt;i&gt;La t&#233;l&#233;m&#233;decine n'est pas un besoin exprim&#233; ou ressenti par le terrain, c'est un eldorado qui attire les chercheurs d'or&lt;/i&gt; &#187;, s'indignait sur son &lt;a href=&#034;http://www.atoute.org/n/Strategie-d-influence.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;blog&lt;/a&gt; le docteur Dominique Dupagne en novembre 2012. L'&#233;l&#233;ment d&#233;clencheur de sa col&#232;re ? Une conf&#233;rence parlementaire sur la e-sant&#233; pilot&#233;e par le cabinet Rivington, bo&#238;te sp&#233;cialis&#233;e dans le lobbying. Et Doc Dupagne d'ajouter : &#171; &lt;i&gt;Nous sommes typiquement dans une strat&#233;gie d'influence de type Servier, et nous savons o&#249; cela conduit.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Triplement de la dette de nos h&#244;pitaux publics, part grandissante d'une population renon&#231;ant aux soins, sabordage de la S&#233;cu, tandis que la fr&#233;n&#233;sie num&#233;rique &#233;miette notre syst&#232;me de sant&#233; solidaire, la gal&#232;re pour se soigner dignement reste le quotidien du populo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Dossier m&#233;dical informatis&#233; en phase de d&#233;ploiement&#8230; depuis 2004. V&#233;ritable fiasco de politique sanitaire et gouffre &#224; pognon public (200 millions d'euros d&#233;j&#224; engloutis).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Les &#233;chos&lt;/i&gt;, 29/05/2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Syntec num&#233;rique : syndicat professionnel de l'industrie du num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Tous d&#233;linquants !</title>
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		<dc:date>2013-02-05T06:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


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&lt;p&gt;S'il est une date que la mairie de Marseille respecte avec obs&#233;quiosit&#233;, c'est bien celle du 17 octobre qui chaque ann&#233;e marque la &#171; journ&#233;e mondiale du refus de la mis&#232;re &#187;. En 2011 et en 2012, c'est donc pour c&#233;l&#233;brer, sans aucune hypocrisie, cette opposition farouche et d&#233;termin&#233;e au malheur et au d&#233;nuement qu'elle a choisi de publier, puis d'affiner, un arr&#234;t&#233; municipal &#171; destin&#233; &#224; ramener la tranquillit&#233; dans l'espace public en r&#233;primant la mendicit&#233; agressive &#187;. Aux forces de l'ordre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no106-decembre-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;106 (d&#233;cembre 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Billets" rel="tag"&gt;Billets&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/journee-mondiale" rel="tag"&gt;journ&#233;e mondiale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/journee" rel="tag"&gt;journ&#233;e&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille-respecte" rel="tag"&gt;Marseille respecte&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/puis-d-affiner" rel="tag"&gt;puis d'affiner&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/obsequiosite" rel="tag"&gt;obs&#233;quiosit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il est une date que la mairie de Marseille respecte avec obs&#233;quiosit&#233;, c'est bien celle du 17 octobre qui chaque ann&#233;e marque la &#171; journ&#233;e mondiale du refus de la mis&#232;re &#187;. En 2011 et en 2012, c'est donc pour c&#233;l&#233;brer, sans aucune hypocrisie, cette opposition farouche et d&#233;termin&#233;e au malheur et au d&#233;nuement qu'elle a choisi de publier, puis d'affiner, un arr&#234;t&#233; municipal &lt;i&gt;&#171; destin&#233; &#224; ramener la tranquillit&#233; dans l'espace public en r&#233;primant la mendicit&#233; agressive &#187;&lt;/i&gt;. Aux forces de l'ordre donc de faire appliquer cette loi municipale lorsqu'elles croisent un dangereux contrevenant, le plus souvent d&#233;muni et frigorifi&#233;. Ainsi, en cette fin novembre, la dame, chaque jour assise-l&#224; avec son gobelet &#224; la main, &#224; l'angle de la rue, depuis des mois, voire des ann&#233;es, est une d&#233;linquante de choix. Et un pandore de s'abattre sur elle. Mais elle ne comprend pas, parle mal le fran&#231;ais, s'effraie et pleure. Qu'importe. Un proc&#232;s verbal est dress&#233;. La dame n'ayant pu produire un papier d'identit&#233;, le gardien de l'ordre la baptise du nom de &#171; Pi&#233;ton &#187; et lui d&#233;livre une contravention de 135 euros. Z&#232;le ou ironie ? Reste qu'une telle qualification ouvre des potentialit&#233;s jusqu'alors ignor&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_505 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/png/106_pv_madame_pieton.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH540/106_pv_madame_pieton-ddc06.png?1782901588' width='500' height='540' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ndlr : nous avons effac&#233; les indications trop pr&#233;cises qui d&#233;signeraient le jour et le lieu et risqueraient de mettre en difficult&#233;s la contrevenante, et peut-&#234;tre aussi le policier&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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