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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Gauche coloniale : Le bon vieux vote des colonies</title>
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		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;L'enjeu du vote pied-noir a parfois jet&#233; des passerelles entre parti socialiste et extr&#234;me droite, mais Gaston Defferre, Georges Fr&#234;che et Fran&#231;ois Mitterrand ne sont plus l&#224; pour en t&#233;moigner. Alors, pures man&#339;uvres politiciennes ou vieux fond colonialiste ? Dr&#244;le d'oiseau que ce Th&#233;o Balalas ! Dans le CQFD de juillet 2006, notre camarade Olivier Cyran r&#233;v&#233;lait le parcours politique atypique du pr&#233;sident de la commission des adh&#233;sions de la f&#233;d&#233;ration du PS des Bouches-du-Rh&#244;ne. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Olivier-Cyran-7344" rel="tag"&gt;Olivier Cyran&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Balalas-s-etait" rel="tag"&gt;Balalas s'&#233;tait&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'enjeu du vote pied-noir a parfois jet&#233; des passerelles entre parti socialiste et extr&#234;me droite, mais Gaston Defferre, Georges Fr&#234;che et Fran&#231;ois Mitterrand ne sont plus l&#224; pour en t&#233;moigner. Alors, pures man&#339;uvres politiciennes ou vieux fond colonialiste ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dr&#244;le d'oiseau que ce Th&#233;o Balalas ! Dans le &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; de juillet 2006, notre camarade Olivier Cyran r&#233;v&#233;lait le parcours politique atypique du pr&#233;sident de la commission des adh&#233;sions de la f&#233;d&#233;ration du PS des Bouches-du-Rh&#244;ne. D&#233;sormais 80 ans au compteur, il a toujours souhait&#233; rester un &#171; &lt;i&gt;homme de l'ombre&lt;/i&gt; &#187;&#8230; et pour cause : &#171; &lt;i&gt;Ancien membre de l'OAS, o&#249; il a fait le coup de poing avant de s'exiler quatre ans dans l'Espagne franquiste, Th&#233;o Balalas s'&#233;tait fait conna&#238;tre au d&#233;but des ann&#233;es 1970 en participant &#224; la cr&#233;ation d'Ordre nouveau, un groupuscule &#224; cr&#226;ne ras farci de culottes de peau. En 1972, il &#339;uvre &#224; l'implantation marseillaise d'un tout jeune parti, le Front national, dont il rejoint aussi sec le bureau.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;En 1973, tandis que la propagande d'extr&#234;me droite invite le bon peuple aux ratonnades et que les locaux du FN marseillais sentent encore la peinture fra&#238;che, Balalas fait donc son entr&#233;e au PS, o&#249; il entreprend de draguer les voix&lt;/i&gt; [des pieds-noirs] &lt;i&gt;pour le compte de Gaston.&lt;/i&gt; &#187; Balalas expliquait &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; que &#171; &lt;i&gt;Defferre&lt;/i&gt; [avait] &lt;i&gt;su f&#233;d&#233;rer des personnes de toutes tendances. Il faut avoir des amis partout. Au moins cent mille expatri&#233;s se sont install&#233;s &#224; Marseille, &#231;a fait autant d'&#233;lecteurs&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vote des rapatri&#233;s est effectivement, dans certaines r&#233;gions, l'objet de toutes les convoitises, tandis que le mouvement gaulliste s'est grill&#233; pour des lustres aupr&#232;s des Fran&#231;ais d'Alg&#233;rie &#224; cause de sa &#171; trahison &#187; de 1962. Outre le fait qu'il existe ind&#233;niablement une sensibilit&#233; de gauche tr&#232;s ancienne chez le petit peuple pied-noir, les &#233;diles socialistes savent &#233;galement caresser la fibre &#171; Alg&#233;rie fran&#231;aise &#187; la plus radicale. Dans son fief du Languedoc, feu Georges Fr&#234;che promettait la cr&#233;ation d'un mus&#233;e de la Pr&#233;sence fran&#231;aise en Alg&#233;rie, d&#233;clarant : &#171; &lt;i&gt;On va rendre hommage &#224; ce que les Fran&#231;ais ont fait l&#224;-bas&lt;/i&gt;. [&#8230;] &lt;i&gt;Ces imb&#233;ciles d'anticolonisateurs&lt;/i&gt; (sic), &lt;i&gt;ces professeurs d'histoire, ne savent pas de quoi ils parlent.&lt;/i&gt; &#187; Fr&#234;che, convaincu qu'&#224; Montpellier &#171; &lt;i&gt;ce sont les rapatri&#233;s qui font les &#233;lections&lt;/i&gt; &#187;, poussa m&#234;me la d&#233;magogie jusqu'&#224; soutenir l'article de la loi de f&#233;vrier 2005 &#8211; finalement recal&#233;e &#8211; reconnaissant &#171; &lt;i&gt;le r&#244;le positif de la pr&#233;sence fran&#231;aise en Alg&#233;rie&lt;/i&gt; &#187;. En 1973, pour obtenir sa premi&#232;re l&#233;gislature &#224; l'Assembl&#233;e &#8211; alors qu'il obtient 23 % des voix au premier tour derri&#232;re le d&#233;put&#233; RPR sortant Ren&#233; Couveinhes &#224; 36 % &#8211;, Fr&#234;che n'avait pas h&#233;sit&#233; &#224; rencontrer Andr&#233; Troise, le candidat du FN, qui avait fait 5 %, afin de trouver un arrangement pour siphonner le r&#233;servoir de voix des rapatri&#233;s : &#171; &lt;i&gt;J'ai rencontr&#233; une association de pieds-noirs antigaullistes qui ont appel&#233; &#224; voter pour moi. Des voix que j'ai accept&#233;es, sans &#233;tat d'&#226;me&lt;/i&gt; &#187;, reconnaissait-il (&#224; moiti&#233;) dans &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt; du 29 novembre 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la sensibilit&#233; &#171; &lt;i&gt;tatata-tata&lt;/i&gt; &#187;ne se r&#233;duit pas &#224; quelques potentats locaux. En 1982, Tonton fait voter l'amnistie totale des g&#233;n&#233;raux putschistes d'Alger. D&#233;sir de concorde nationale ? Opportunisme &#233;lectoral ? Si on consid&#232;re la guerre d'Alg&#233;rie comme un marqueur politique important, le geste a tout d'un cadeau &#224; l'extr&#234;me droite revancharde et aux bons souvenirs de l'Organisation arm&#233;e secr&#232;te (OAS). Mais cela s'inscrit dans une certaine coh&#233;rence de l'homme politique Fran&#231;ois Mitterrand, qui officiait en 1956 comme garde des Sceaux en pleine guerre d'Alg&#233;rie. &#192; l'&#233;poque, la d&#233;termination martiale de Mitterrand et du gouvernement Guy Mollet de contrer les revendications ind&#233;pendantistes &#233;tait nette et tranchante : &#171; &lt;i&gt;Sans l'Afrique du Nord, il n'y a pas de perspective historique pour la France&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;clarait Mitterrand &#224; &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;, le 22 janvier 1954. Ce qui n'emp&#234;cha pas cette talentueuse girouette politique de refaire l'histoire de mani&#232;re &#233;hont&#233;e par la suite : &#171; &lt;i&gt;En 1954, j'appartenais &#224; un petit groupe qui se trouvait &#224; l'extr&#234;me pointe de l'expression politique en mati&#232;re de d&#233;colonisation&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;clarait-il en 1977. Dans ses souvenirs al&#233;atoires, il se pensait sans doute aussi &#224; l'extr&#234;me pointe de la lutte contre la peine de mort. Le communiste anticolonialiste alg&#233;rois Fernand Iveton, guillotin&#233; le 7 d&#233;cembre 1957, en sait quelque chose. Mitterrand avait refus&#233; de signer son recours en gr&#226;ce&#8230; ainsi que celui de quarante-cinq ind&#233;pendantistes alg&#233;riens raccourcis pendant la p&#233;riode de son mandat. Net et tranchant.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une Internationale r&#233;actionnaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Soudain, vous vous prenez &#224; imaginer une organisation de masse qui fasse la jonction des luttes des travailleurs et travailleuses &#224; travers le monde ? Eh non, c'est pas pour cette fois ! &#192; y regarder de plus pr&#232;s, l'Internationale socialiste (IS), cette organisation de liaison des partis sociaux-d&#233;mocrates fond&#233;e en 1951, peut ressembler par certains aspects &#224; un gang d'ennemis du peuple. Aux c&#244;t&#233;s de quelques prix Nobel de la paix, comme Nelson Mandela, on constate la pr&#233;sence dans l'IS de dirigeants dont la caution d&#233;mocratique est plus que douteuse. Ainsi, on y trouvait le Rassemblement constitutionnel d&#233;mocratique tunisien de Zine el-Abidine Ben Ali et le Parti national d&#233;mocratique &#233;gyptien de Hosni Moubarak, jusqu'aux r&#233;volutions arabes de 2011, date &#224; laquelle on d&#233;cida de les juger infr&#233;quentables. Le Parti r&#233;volutionnaire institutionnel mexicain, responsable des massacres des &#233;tudiants de Tlatelolco en 1968 et de la &lt;i&gt;guerra sucia&lt;/i&gt; contre les paysans du Guerrero dans les ann&#233;es 1970-1980 (600 &#171; disparus &#187;), est toujours membre de plein droit. Bien s&#251;r, pour obtenir sa carte du club des &#171; &lt;i&gt;partis progressistes pour un monde plus juste&lt;/i&gt; &#187;, il faut en principe partager les valeurs de sa charte &#233;thique, qui implique le respect des droits fondamentaux et du pluralisme. Cela n'emp&#234;che pas la pr&#233;sence de quelques partis peu partageurs du pouvoir, comme l'Union sociale-d&#233;mocrate de Mac&#233;doine, le Parti r&#233;volutionnaire du peuple mongol ou le Frelimo au Mozambique&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire Quentin Girard, &#171; L'Internationale socialiste et ses amis dictateurs &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. En 2011, pour les soixante ans de l'IS, S&#233;gol&#232;ne Royal, alors vice-pr&#233;sidente, jura que les choses avaient chang&#233; : &#171; &lt;i&gt;On a enfin compris que le monde d'aujourd'hui ne pouvait plus &#234;tre gouvern&#233; comme avant.&lt;/i&gt; &#187; Soixante ans d'erreurs politiques, ce n'est rien, finalement, &#224; l'&#233;chelle de l'histoire de l'humanit&#233; ! Merci pour le moment&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire Quentin Girard, &#171; L'Internationale socialiste et ses amis dictateurs &#187;, slate.fr, 10 f&#233;vrier 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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