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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Les jardins ouvriers d'Aubervilliers : un &#233;den menac&#233;</title>
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		<dc:creator>Lily la Fronde</dc:creator>


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&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;s en 1935 sur l'une des terres mara&#238;ch&#232;res les plus vastes d'&#206;le-de-France, les jardins ouvriers des Vertus s'&#233;talent sur 26 000 m2. Aujourd'hui, 4 000 m2 sont menac&#233;s de dispara&#238;tre sous le b&#233;ton pour faire place &#224; une piscine d'entra&#238;nement, un spa et un solarium, dans le cadre des Jeux olympiques de Paris 2024. Le 23 mai dernier, le Collectif de d&#233;fense des jardins des Vertus lan&#231;ait un appel &#224; l'occupation des lieux. En sortant de la station de m&#233;tro Fort d'Aubervilliers, on (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;s en 1935 sur l'une des terres mara&#238;ch&#232;res les plus vastes d'&#206;le-de-France, les jardins ouvriers des Vertus s'&#233;talent sur 26 000 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;. Aujourd'hui, 4 000 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; sont menac&#233;s de dispara&#238;tre sous le b&#233;ton pour faire place &#224; une piscine d'entra&#238;nement, un spa et un solarium, dans le cadre des Jeux olympiques de Paris 2024. Le 23 mai dernier, le Collectif de d&#233;fense des jardins des Vertus lan&#231;ait un appel &#224; l'occupation des lieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3652 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/-1792-289ae.jpg?1782663193' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo Lily La Fronde
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En sortant de la station de m&#233;tro Fort d'Aubervilliers, on aper&#231;oit au loin un empilement de bottes de paille carr&#233;es en bordure d'un grand parking cl&#244;tur&#233; et d&#233;sert. Sur ce petit rempart improvis&#233;, recouvert de banderoles et surmont&#233; d'un drapeau rouge, des enfants grimpent et jouent &#224; la vigie, comme pour guetter l'arriv&#233;e imminente des bulldozers. Surplomb&#233;s par les tours d'immeubles de la cit&#233; des Courtilli&#232;res, les jardins ouvriers des Vertus d'Aubervilliers, accol&#233;s aux jardins familiaux de Pantin, forment un incroyable &#233;crin de verdure de 7 hectares o&#249; se c&#244;toient des centaines de jardiniers et jardini&#232;res habitant les alentours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le portail m&#233;tallique franchi, on se croirait &#224; la campagne avec ses effluves florales et printani&#232;res. On se faufile dans ce d&#233;cor champ&#234;tre o&#249; serpentent les chemins de terre bord&#233;s d'arbres fruitiers, de roses et d'orties blanches. Pas moins de vingt-deux esp&#232;ces prot&#233;g&#233;es d'oiseaux sont recens&#233;es dans ce petit coin de paradis o&#249; l'on croise aussi des h&#233;rissons, des poules, des grillons et des abeilles en plein ballet pollinisateur. Des terres vivantes, nourries au fumier et au compost depuis pr&#232;s de cent ans, o&#249; seul l'horizon festonn&#233; d'immeubles rappelle que l'on se trouve au c&#339;ur de la Seine-Saint-Denis, l'un des d&#233;partements les plus b&#233;tonn&#233;s de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus qu'un loisir, le jardin est ici un mode de vie. &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait notre lieu de confinement il y a un an, on y passait nos journ&#233;es&lt;/i&gt; &#187;, confie un septuag&#233;naire. Pour Anna, le travail de la terre est une n&#233;cessit&#233; &#233;conomique, mais pas seulement : la jardini&#232;re de 68 ans se r&#233;jouit d'apprendre aux coll&#233;giens en visite les noms de ses l&#233;gumes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le lieu sert aussi &#224; cultiver du lien social : &#171; &lt;i&gt;Si vous saviez tout le bon temps qu'on a pass&#233; ici, les f&#234;tes et les repas qu'on a faits... On se conna&#238;t tous&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187; Cheveux blancs, blouse bleue et sabots aux pieds, cela fait quarante-huit ans qu'&#201;liane, Parisienne d'adoption, cultive son jardin &#224; Aubervilliers. Et son jardin, c'est sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Des m&#232;tres cubes d'eau dans un cube de b&#233;ton&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ces espaces ont beau &#234;tre vus ici comme essentiels, des dizaines de lopins de terre sont menac&#233;s. Jardiniers et jardini&#232;res l'ont appris en juin 2020. Alors que la construction d'un bassin d'entra&#238;nement olympique est pr&#233;vue sur le parking attenant, dix-neuf parcelles seraient vou&#233;es &#224; la destruction pour laisser place &#224; &#171; &lt;i&gt;un espace de fitness et de cardio-training ainsi qu'un village finlandais comportant saunas et hammams&lt;/i&gt; &#187;. Un projet &#224; 33,6 millions d'euros non concert&#233;, port&#233; par l'ancienne maire PCF d'Aubervilliers, Meriem Derkaoui, mais que ne remet pas en cause Karine Franclet, l'actuelle maire UDI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez Grand Paris Am&#233;nagement (GPA), propri&#233;taire des terrains, on promet de &#171; reloger &#187; tout le monde et de d&#233;placer &#224; terme l'hectare b&#233;tonn&#233; sur un ancien stade de la ville. Comme si l'on pouvait d&#233;placer un patrimoine centenaire comme une brique de Lego !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Somm&#233;s de lib&#233;rer leur cabanon pour le 30 avril 2021, certains jardiniers, comme Jean-Michel, se sont pr&#233;cipit&#233;s pour transplanter leurs l&#233;gumes et petits arbres fruitiers dans une nouvelle parcelle situ&#233;e dans les jardins de Pantin. Une &#171; solution &#187; propos&#233;e dans l'urgence par GPA. Mais combien de temps y resteront-ils ? L&#224; aussi, plusieurs hectares de terres sont menac&#233;s, cette fois par le chantier de la gare de m&#233;tro du Grand Paris Express.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;C'est un scandale,&lt;/i&gt; fulmine un &#233;lu municipal de l'opposition se revendiquant de droite, &lt;i&gt;cette piscine va co&#251;ter &#224; la Ville 2,5 millions d'euros annuels d'entretien. Sans compter les travaux compl&#233;mentaires &#224; faire, pour adapter la piscine aux enfants.&lt;/i&gt; &#187; Gonfl&#233; par le spa et le solarium pour rendre la piscine &#171; rentable &#187;, le tarif d'entr&#233;e du complexe aquatique devrait en outre avoisiner les 20 &#8364;... Carr&#233;ment ind&#233;cent pour une commune qui affiche un taux de pauvret&#233; de 44 % &lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Insee, 2018.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Dolores, membre du Collectif de d&#233;fense des jardins des Vertus, &#171; &lt;i&gt;c'est un cheval de Troie. S'ils entrent sur les jardins pour le solarium, on ne les arr&#234;tera pas pour la gare&lt;/i&gt; &#187;. En phase finale du projet : la destruction d'une partie de la couronne bois&#233;e du Fort pour construire un &#171; &#233;coquartier &#187;, dont la m&#233;gapiscine ne serait en fait qu'un &#171; &lt;i&gt;produit d'appel, pour faire venir des populations qui vont quitter Paris&lt;/i&gt; &#187;, se d&#233;sole Dolores. En tout, ce sont 10 180 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; de jardins et 37 000 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; de bois qui sont menac&#233;s de destruction.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Une oasis dans la ville&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Affair&#233;e &#224; planter des melons, &#201;lise fait aussi partie du collectif. Cette Parisienne du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement cultive son jardin pour la troisi&#232;me saison. &#171; &lt;i&gt;C'est ce qui m'avait toujours manqu&#233; &#224; Paris. Je cherchais tout le temps &#224; d&#233;m&#233;nager mais j'ai arr&#234;t&#233; de casser les pieds &#224; mon mari : plus besoin, j'ai un jardin&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187; &#201;lise tient &#224; entretenir son potager jusqu'au bout, que l'on puisse dire : &#171; &lt;i&gt;Regardez ce qu'on d&#233;truit&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187; Aux beaux jours, elle s'installe dans les branches de son cerisier trentenaire pour la sieste mais, quand les travaux commenceront, elle a pr&#233;venu qu'elle s'y encha&#238;nerait : &#171; &lt;i&gt;Ma cha&#238;ne et mon cadenas sont pr&#234;ts.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quinze derni&#232;res ann&#233;es, Michel, 64 ans, les a davantage pass&#233;es dans son jardin que chez lui. Contre une cotisation annuelle de 47 &#8364; vers&#233;e &#224; l'association des Jardins ouvriers des Vertus, il cultive cette parcelle de 400 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;, &#171; h&#233;rit&#233;e &#187; d'un ami. Depuis peu, il la partage avec un voisin dont le jardin est menac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis qu'une perruche verte atterrit derri&#232;re lui, Claude, 73 ans, s'insurge contre le battage m&#233;diatique autour de l'&#233;cologie : &#171; &lt;i&gt;O&#249; est-elle dans ce projet&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ? Aubervilliers compte seulement 1,42 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; d'espaces verts par habitant&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ! Apr&#232;s les travaux, il y en aura encore moins&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#192; la JAD, comme &#224; la ZAD&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Depuis fin avril, des militants ont rejoint les jardins en lutte, occupant un cabanon sur les parcelles menac&#233;es, ouvrant les jardins au public, organisant des assembl&#233;es et des ateliers. Quant au chantier, sit&#244;t amorc&#233;, il a &#233;t&#233; stopp&#233;, &#171; &lt;i&gt;parce qu'on a fait venir des inspecteurs du travail, quand on a vu que les ouvriers venus d&#233;monter les cabanes des jardiniers transportaient de l'amiante sans protection&lt;/i&gt; &#187;, souffle Ulo, membre du collectif Saccage 2024 &lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Qui d&#233;nonce les saccages &#233;cologiques et sociaux provoqu&#233;s par les Jeux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. &#171; &lt;i&gt;Ce qui me fait mal au c&#339;ur,&lt;/i&gt; poursuit-il,&lt;i&gt; c'est quand on me dit : &#8220;C'est un peu absurde de lutter pour un truc dont vous savez tr&#232;s bien que vous allez &#234;tre d&#233;log&#233;s.&#8221; Mais qu'est-ce qui est absurde&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ? Que des gens d&#233;fendent la terre&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ? Ou qu'au nom des JO on ait des sortes de mafias qui se forment, avec des n&#233;buleuses de sp&#233;culateurs immobiliers et des politiciens qui vont d&#233;truire des espaces ultras fertiles, pour construire un solarium&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand l'architecte du collectif pr&#233;conise une construction piscine/spa/solarium sur plusieurs &#233;tages, qui limiterait la surface au sol &#224; celle du parking existant, l'option est refus&#233;e par les instances. On pr&#233;texte &#171; l'urgence &#187; des JO : pas le temps de refaire les plans. Quant &#224; la construction d'un &#171; &#233;coquartier &#187; &#224; la place d'arbres centenaires&#8230; Vous reprendrez bien une dose de &lt;i&gt;greenwashing&lt;/i&gt; et de gentrification ? Topinambour, occupant de &#171; la JAD &#187; (pour Jardins &#224; d&#233;fendre), en est conscient : &#171; &lt;i&gt;Avec l'&#233;coquartier on veut attirer une nouvelle cat&#233;gorie de population ; les classes moyennes, moyennes sup&#233;rieures. Cela me para&#238;t d'autant plus important d'&#234;tre ici que moi, je suis la cible de ce projet. Mais &#231;a ne m'int&#233;resse pas. Je ne veux pas remplacer trente ans de vie d'ouvriers.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de la mairie d'Aubervilliers, on argue que si le projet prend du retard ou n'est pas pr&#234;t pour les Jeux olympiques, les p&#233;nalit&#233;s s'&#233;l&#232;veront &#224; 4,7 millions d'euros. Un montant erron&#233; : la r&#233;alit&#233; avoisinerait plut&#244;t les 840 000 &#8364;. Que repr&#233;sente cette somme face au pr&#233;judice annonc&#233; pour la communaut&#233; &#224; qui l'on arrache un poumon vert pour la plomber d'une proth&#232;se de b&#233;ton ? Tout &#231;a pour des &#233;quipements inabordables pour la population. L'implantation de cette structure parasite a de quoi sonner comme une provocation pour de nombreux habitants d'Aubervilliers. Gageons que ce printemps verra fleurir assez de sacs de couchage et de courage pour repousser les bulldozers.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Lily La Fronde&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Insee, 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Qui d&#233;nonce les saccages &#233;cologiques et sociaux provoqu&#233;s par les Jeux olympiques en pr&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Au sommaire du n&#176; 199</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-no-199</link>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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&lt;p&gt;En couverture : &#171; Dirty dancing ! &#187;, par Etienne Savoye Quelques articles seront mis en ligne au cours du mois. Les autres seront archiv&#233;s sur notre site progressivement, apr&#232;s la parution du prochain num&#233;ro. Ce qui vous laisse tout le temps d'aller saluer votre marchand de journaux ou de vous abonner... Actualit&#233;s d'ici &amp; d'ailleurs Les jardins ouvriers d'Aubervilliers : un &#233;den menac&#233; &#8211; Cr&#233;&#233;s en 1935 sur l'une des terres mara&#238;ch&#232;res les plus vastes d'&#206;le-de-France, les jardins (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fin" rel="tag"&gt;fin&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L106xH150/arton3341-c4927.jpg?1783332068' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En couverture : &#171; Dirty dancing ! &#187;, par &lt;a href=&#034;http://savoye-gravures.blogspot.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Etienne Savoye&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_4048 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH567/400pxxxxune199_resultat-3d19a.jpg?1782644158' width='400' height='567' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Quelques articles seront mis en ligne &lt;a href='https://cqfd-journal.org/CQFD-no188-juin-2020' class=&#034;spip_in&#034;&gt;au cours du mois&lt;/a&gt;. Les autres seront archiv&#233;s sur notre site progressivement, apr&#232;s la parution du prochain num&#233;ro. Ce qui vous laisse tout le temps d'aller saluer &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Ou-nous-trouver' class=&#034;spip_in&#034;&gt;votre marchand de journaux&lt;/a&gt; ou de &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Abonnement-don' class=&#034;spip_in&#034;&gt;vous abonner&lt;/a&gt;...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Actualit&#233;s d'ici &amp; d'ailleurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Les jardins ouvriers d'Aubervilliers : un &#233;den menac&#233;&lt;/strong&gt; &#8211; Cr&#233;&#233;s en 1935 sur l'une des terres mara&#238;ch&#232;res les plus vastes d'&#206;le-de-France, les jardins ouvriers des Vertus s'&#233;talent sur 26 000 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;. Aujourd'hui, 4 000 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; sont menac&#233;s de dispara&#238;tre sous le b&#233;ton pour faire place &#224; une piscine d'entra&#238;nement, un spa et un solarium, dans le cadre des Jeux olympiques de Paris 2024. Le 23 mai dernier, le Collectif de d&#233;fense des jardins des Vertus lan&#231;ait un appel &#224; l'occupation des lieux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3645 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;39&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH511/-1786-cd8ea.jpg?1782954926' width='500' height='511' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Illustration de J&#233;r&#233;my Boulard Le Fur
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&#171; Le fascisme a mut&#233; &#187;&lt;/strong&gt; &#8211; Dans &lt;i&gt;La Possibilit&#233; du fascisme &#8211; France, la trajectoire du d&#233;sastre&lt;/i&gt;, publi&#233; en 2018 &#224; La D&#233;couverte, Ugo Palheta dressait un tableau alarmant de la situation politique hexagonale, sonnant l'alerte brune. Depuis, c'est peu de dire que les choses ont empir&#233;. Entretien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Proc&#232;s Terra Fecundis : le travail d&#233;tach&#233; &#224; la barre&lt;/strong&gt; &#8211; Mi-mai, Terra Fecundis, entreprise d'int&#233;rim espagnole sp&#233;cialis&#233;e dans le secteur agricole, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Marseille pour des faits de travail dissimul&#233;, marchandage de main-d'&#339;uvre et fraude &#224; la S&#233;curit&#233; sociale en bande organis&#233;e. Un proc&#232;s qui ouvrira peut-&#234;tre la voie &#224; d'autres. R&#233;cit d'une audience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Cryptomonnaies &amp; r&#233;chauffement climatique : le bitcoin, ou comment acc&#233;l&#233;rer face &#224; un mur&lt;/strong&gt; &#8211; C'est une monnaie virtuelle qui a l'avantage d'exister ind&#233;pendamment des &#201;tats et des banques. Mais, victime de son succ&#232;s, le bitcoin est devenu un produit de sp&#233;culation comme un autre. Surtout, son fonctionnement n&#233;cessite de d&#233;lirantes quantit&#233;s d'&#233;nergie : &#224; l'ann&#233;e, le syst&#232;me bitcoin consomme plus d'&#233;lectricit&#233; que la Belgique. Explications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Inceste : silence, on &#233;crabouille&lt;/strong&gt; &#8211; Souvent rel&#233;gu&#233; au rang de fait divers sordide, longtemps prot&#233;g&#233; par un silence de plomb, l'inceste est pour l'anthropologue Doroth&#233;e Dussy &lt;i&gt;le Berceau des dominations&lt;/i&gt;, titre de l'enqu&#234;te percutante qu'elle a consacr&#233;e au sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt; La mode, l'industrie textile et la prison&lt;/strong&gt; &#8211; On conna&#238;t tous l'expression &#171; apporter des oranges en prison &#187;. Elle appara&#238;t aujourd'hui bien incongrue : si dans le pass&#233; les prisonnier&#183;es ont pu d&#233;pendre des colis alimentaires de leurs proches, c'est &#224; pr&#233;sent surtout des sacs de linge qui sont amen&#233;s lors des parloirs. Ironie de l'histoire, la couleur orange est aujourd'hui associ&#233;e aux prisons en raison de la teinte des uniformes dont ont &#233;t&#233; affubl&#233;s certains prisonniers de guerre &#224; Guant&#225;namo. De la commercialisation de d&#233;guisements de prisonnier&#183;es aux d&#233;fil&#233;s de mode entre les murs, en passant par la mode &#171; Made in Prison &#187;, d&#233;tricotons les liens qui se sont tiss&#233;s entre l'industrie textile et les prisons !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3647 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/-1788-3ef1a.jpg?1783332068' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Patxi Beltzaiz
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Les zapatistes &#224; la conqu&#234;te de l'Europe&lt;/strong&gt; &#8211; Partie en bateau du Mexique le 2 mai dernier, une d&#233;l&#233;gation zapatiste est en route pour le Vieux Continent. Elle y passera l'&#233;t&#233; &#224; tisser des liens avec les acteurs et actrices des luttes qui animent l'Europe. Un &#233;v&#233;nement in&#233;dit : d'ordinaire, c'est chez eux, au c&#339;ur de leurs territoires autonomes du Chiapas, que les zapatistes rencontrent et accueillent des activistes du monde entier. Portfolio souvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Urbanisme &#224; la marseillaise : comme une plaine ouverte&lt;/strong&gt; &#8211; Coup sur coup, &#231;'a &#233;t&#233; la fin de l'hiver, du confinement et des travaux. Apr&#232;s de longs mois sous l'&#233;touffoir, les plan&#232;tes se sont align&#233;es, impulsant le retour de la vie sur la place Jean-Jaur&#232;s, au c&#339;ur du quartier marseillais de la Plaine. Les barri&#232;res retir&#233;es, une foule curieuse s'est engouffr&#233;e dans le vide laiss&#233; par la requalification urbaine. Premier constat : tout est &#224; r&#233;inventer.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dossier &#171; Apr&#232;s l'usine &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Quand-l-usine-a-ferme-que-reste-t' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Quand l'usine a ferm&#233;, que reste-t-il ?&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Introduction &#224; ce dossier consacr&#233; aux lourds lendemains de l'&#232;re industrielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&#171; Il y a une fin dans le travail salari&#233;, mais le travail de subsistance ne s'arr&#234;te jamais &#187;&lt;/strong&gt; &#8211; Que se passe-t-il quand les usines s'en vont ? Que deviennent les villes, les gens, les liens ? Pour r&#233;pondre &#224; ces questions, les six membres du collectif Rosa Bonheur ont arpent&#233; pendant quatre ans un ancien bastion de l'industrie textile : Roubaix. Dans leur livre &lt;i&gt;La Ville vue d'en bas&lt;/i&gt;, ces chercheurs en sciences sociales racontent la pr&#233;carit&#233;, la d&#233;brouille, la nostalgie et les solidarit&#233;s des anciens ouvriers ; mais aussi la lutte des classes pour l'espace urbain.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3646 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH345/-1787-3a23a.jpg?1783332069' width='500' height='345' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Illustration de Pirrik
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Apr&#232;s l'abattoir&lt;/strong&gt; &#8211; Fin 2013, l'abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau (Finist&#232;re) fermait ses portes, laissant sur le carreau 889 salari&#233;s. Comment r&#233;inventer sa vie apr&#232;s plus de quinze ans d'usine et huit mois de lutte pour conserver son emploi ? C'est la question que le r&#233;alisateur Philippe Guilloux a pos&#233;e, cinq ans plus tard, &#224; sept anciens salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Licencier tue&lt;/strong&gt; &#8211; Quatre mois apr&#232;s l'annonce de la liquidation de l'usine qui l'employait, Slatko s'est suicid&#233;. Pour des raisons intimes ? &#192; cause de la violence d'un syst&#232;me qui d&#233;l&#232;gue l'accompagnement des ch&#244;meurs &#224; des entreprises ? Parce qu'il n'a pas support&#233; l'injustice de voir fermer une usine qui tournait ? Certainement un peu des trois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La fin du monde industriel ?&lt;/strong&gt; &#8211; Pendant dix ans, de 2005 &#224; 2015, Jean-Pierre Levaray a tenu dans les pages de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; une chronique corrosive intitul&#233;e &#171; Je vous &#233;cris de l'usine &#187;. Il a repris la plume pour ce dossier, posant son regard aiguis&#233; sur l'impact des restructurations et des fermetures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Carte : la Cordill&#232;re sociale&lt;/strong&gt; &#8211; Un d&#233;tail de la Cordill&#232;re sociale : ses volcans-usines (actifs ou d&#233;j&#224; &#233;teints), avec leur masse de magma ouvrier en cours d'expulsion, les petites villes qui d&#233;pendent depuis longtemps de leur activit&#233; et des m&#233;tropoles lointaines qui ont un jour d&#233;cid&#233; d'exploiter ces montagnes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les chroniques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Je vous &#233;cris de l 'Ehpad (&#233;pisode 8) : &#171; Elle a pas fini de vous emmerder, celle-l&#224; ! &#187;&lt;/strong&gt; &#8211; Huiti&#232;me &#233;pisode de la chronique de Denis L., qui nous livre chaque mois un r&#233;cit sensible de son quotidien d'auxiliaire de vie dans un Ehpad (&#233;tablissement d'h&#233;bergement pour personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes) public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Cap sur l'utopie : &#171; Les loups sont &#224; bout &#187;&lt;/strong&gt; &#8211; Les t&#233;m&#233;raires &#201;ditions Libertaires ont os&#233; sortir en juin 2018 un &#233;pastrouillant monstre de 952 pages : le coffret cartonn&#233; des &lt;i&gt;&#338;uvres compl&#232;tes&lt;/i&gt; de Gaston Cout&#233;, l'un des plus chouagas po&#232;tes chansonniers s&#233;ditieux d&#233;cha&#238;n&#233;s de La Belle &#201;poque, surnomm&#233; &#171; l'enfant perdu de la r&#233;volte &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Du c&#244;t&#233; des bouquins&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;S'il vous pla&#238;t, dessine-moi un horizon&lt;/strong&gt; &#8211; Avec son roman &lt;i&gt;L&#224; o&#249; le feu et l'ours&lt;/i&gt; (Libertalia, 2021), Corinne Morel Darleux, famili&#232;re de nos colonnes, fait feu imaginatif de tout bois, entre Alice aux trousses du lapin blanc et Petit Prince libertaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Et aussi...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'&#233;dito&lt;/strong&gt; : &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Qui-sera-interdit-a-la-Liberation' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Qui sera interdit &#224; la lib&#233;ration&lt;/a&gt; / &lt;strong&gt;&#199;a br&#251;le !&lt;/strong&gt; : Le fute &#224; Nadine. / &lt;strong&gt;Les bonnes nouvelles du mois&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Horoscope&lt;/strong&gt; / &lt;strong&gt;Abonnement&lt;/strong&gt; (&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Abonnement-don' class=&#034;spip_in&#034;&gt;par ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_3642 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L106xH150/-1783-fa116.jpg?1782644158' width='106' height='150' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; Ce texte est l'introduction du dossier du num&#233;ro 199 de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, en kiosque du 4 juin au 2 juillet.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Ce num&#233;ro est disponible chez pr&#232;s de 3 000 marchands de journaux partout en France. Pour retrouver les points de vente pr&#232;s de chez vous, &lt;a href=&#034;http://web2store.mlp.fr/produit.aspx?edi_code=H0o7caSytkE%3d&amp;tit_code=UCrTkuIne3o%3d&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pour recevoir les prochains num&#233;ros dans votre bo&#238;te aux lettres, vous avez la possibilit&#233; de &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Abonnement-don' class=&#034;spip_in&#034;&gt;vous abonner&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La terre rend libre</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-terre-rend-libre</link>
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		<dc:date>2011-02-10T07:49:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Iffik Le Guen</dc:creator>


		<dc:subject>Les vieux dossiers</dc:subject>
		<dc:subject>jardins</dc:subject>
		<dc:subject>jardin</dc:subject>
		<dc:subject>jardins ouvriers</dc:subject>
		<dc:subject>si&#232;cle</dc:subject>
		<dc:subject>XIXe si&#232;cle</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution fran&#231;aise</dc:subject>
		<dc:subject>marqu&#233;e ultra-r&#233;ac</dc:subject>
		<dc:subject>civilisation rurale</dc:subject>
		<dc:subject>terre nourrici&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>jusqu'&#224; P&#233;tain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La culture de la terre nourrici&#232;re et la civilisation rurale ont gard&#233; une image plut&#244;t marqu&#233;e ultra-r&#233;ac. Avec Barr&#232;s, et sa terre-patrie fertilis&#233;e par les poilus de 1914-1918, ou Maurras et sa pelouse sanctifi&#233;e par le sang des martyrs aristocrates de la R&#233;volution fran&#231;aise, jusqu'&#224; P&#233;tain, sans compter le lobbying de la FNSEA en faveur de l'agriculture industrielle, la cambrousse aurait quelques raisons de nous flanquer la naus&#233;e. Cependant, il existe une autre filiation historique, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no85-janvier-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;85 (janvier 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Les-vieux-dossiers" rel="tag"&gt;Les vieux dossiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jardins" rel="tag"&gt;jardins&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jardin" rel="tag"&gt;jardin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jardins-ouvriers" rel="tag"&gt;jardins ouvriers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/siecle" rel="tag"&gt;si&#232;cle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/XIXe-siecle" rel="tag"&gt;XIXe si&#232;cle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Revolution-francaise" rel="tag"&gt;R&#233;volution fran&#231;aise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/marquee-ultra-reac" rel="tag"&gt;marqu&#233;e ultra-r&#233;ac&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jusqu-a-Petain" rel="tag"&gt;jusqu'&#224; P&#233;tain&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La culture de la terre nourrici&#232;re&lt;/strong&gt; et la civilisation rurale ont gard&#233; une image plut&#244;t marqu&#233;e ultra-r&#233;ac. Avec Barr&#232;s, et sa terre-patrie fertilis&#233;e par les poilus de 1914-1918, ou Maurras et sa pelouse sanctifi&#233;e par le sang des martyrs aristocrates de la R&#233;volution fran&#231;aise, jusqu'&#224; P&#233;tain, sans compter le lobbying de la FNSEA en faveur de l'agriculture industrielle, la cambrousse aurait quelques raisons de nous flanquer la naus&#233;e. Cependant, il existe une autre filiation historique, carr&#233;ment &#233;clips&#233;e par l'industrialisation et le mouvement ouvrier : l'all&#233;gorie du jardin d'&#201;den et les exp&#233;riences de communaut&#233;s villageoises de paysans libres &#8211; effleur&#233;es en France au XVIe et XVIIe si&#232;cles, puis au XIXe si&#232;cle en Russie avec le &lt;i&gt;mir&lt;/i&gt; ou dans la &lt;i&gt;zadruga&lt;/i&gt; slave &#8211;, ou, plus commun&#233;ment, le r&#234;ve d'une vie rurale harmonieuse o&#249; le paysage est model&#233; par des ploucs associ&#233;s. Tout cela a aussi nourri les imaginaires r&#233;volutionnaires, notamment dans l'Ukraine de Makhno et l'Espagne en 1936. Aujourd'hui, c'est dans nos &#171; m&#233;galo-monstres &#187; m&#233;tropolitains que pourraient s'immiscer de douces gu&#233;rillas potag&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En Europe&lt;/strong&gt;, l'irruption de la main verte au sein des villes passe par les jardins ouvriers &#224; la fin du xixe si&#232;cle. Ce sont les chantres du catholicisme social puis les militants du Front populaire qui ont essaim&#233; l'exp&#233;rience de la parcelle individuelle destin&#233;e &#224; am&#233;liorer l'ordinaire du prolo et, par la m&#234;me occasion, son autonomie face aux forces pr&#233;datrices du march&#233;. Dans les ann&#233;es 1950, on ne compte pas moins de 300 000 jardins ouvriers en France, g&#233;r&#233;s par des associations loi 1901, sur un principe de mixit&#233; sociale et avec l'interdiction absolue de tout usage commercial. En 1952, ils prennent le nom de jardins familiaux. M&#234;me si l'extension tentaculaire des p&#233;riph&#233;ries urbaines et la sp&#233;culation immobili&#232;re les ont depuis consid&#233;rablement dig&#233;r&#233;s, ils pourraient revenir plus gaillardement que jamais &#224; la faveur de la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans le nouveau monde&lt;/strong&gt;, &#224; la fin des ann&#233;es 1960, les Diggers de San Francisco ne s'y sont pas tromp&#233;s, ils ont repris l'h&#233;ritage des communistes agraires anglais du xviie si&#232;cle se battant contre la mainmise des grands propri&#233;taires terriens sur les terres collectives. Leurs activit&#233;s n'avaient qu'en partie &#224; voir avec celles de gentils cultivateurs urbains donnant &#224; manger des l&#233;gumes sains aux pauvres puisqu'ils chapardaient une bonne part des produits qu'ils offraient en partage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Puis au d&#233;but des ann&#233;es 1970&lt;/strong&gt;, Liz Christy lance les Green Guerillas dans le Lower East Side &#224; New York. Avec ses bombes &#224; graines lanc&#233;es au-dessus des grillages, elle v&#233;g&#233;talise sauvagement les terrains vagues et autres friches pour le plus grand bonheur des cam&#233;s (&#231;a d&#233;tourne l'attention des flics) et des autorit&#233;s municipales (&#231;a revigore un quartier tout pourri). Avec tr&#232;s peu de moyens et beaucoup d'&#233;nergie, le premier jardin devient un espace de rencontres et d'exp&#233;rimentations en tout genre. Ainsi naissent les community gardens, pr&#232;s de 1 000 aujourd'hui dans la seule Big Apple, qui produisent quelques dizaines de tonnes de l&#233;gumes &#233;coul&#233;s sur les march&#233;s. Ici aussi, le binage est un pr&#233;texte pour nouer des liens sociaux, &#171; communautaires &#187; disent les Ricains, &#171; conviviaux &#187; disent les bobos d'ici. Mais la sp&#233;culation immobili&#232;re veille, avec la complicit&#233; de la mairie qui ne peut laisser des espaces vacants, si socialement utiles soient-ils, et ce sont des dizaines de ces jardins qui sont d&#233;truits chaque ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette tendance au jardin partag&#233;&lt;/strong&gt; ou collectif constitue-
t-elle une alternative &#224; la Grande Catastrophe ? &#192; Detroit, Motor City, ancienne capitale de l'automobile made in America, le tiers de la ville est aujourd'hui convoit&#233; non par des promoteurs immobiliers mais par des associations d&#233;veloppant l'agriculture urbaine. En pleine crise, collectifs et individus tentent de r&#233;cup&#233;rer les milliers de terrains inoccup&#233;s pour b&#234;cher quelques dizaines de dollars. Sous l'&#339;il envieux de financiers et de politiques d&#251;ment avertis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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